🌲 Deux vidéos sur cette association “achat et gestion de forêts” en Corrèze
Chaque année, Faîte et Racines réunit ses adhérent·es, ami·es et curieux·ses autour d’un moment toujours très attendu : l’AG Faite et Racines (festive). Entre convivialité, transparence, échanges passionnés et ateliers inspirants, ces rencontres sont à l’image de l’association : vivantes, collaboratives et bien sûr liées au bois, à l’approche écologique et durable de la forêt ; l’association Faite et Racines mène aussi une réflexion et des actions en faveur d’une filière bois professionnelle locale viable.
Cette année, notre association Citoyliens a proposé de filmer les deux temps forts de la journée.
🎬 Vidéo 1 : AG Faite et Racines – Bilan, échanges et perspectives
Cette première vidéo vous plonge au cœur de l’Assemblée Générale 2025. On y retrouve les moments clés de la vie associative :
Le bilan financier et les chiffres parlants d’une structure solide et dynamique ;
Les “dimanches en forêt”, véritables temps d’action et de transmission où les bénévoles apprennent, partagent et prennent soin des forêts associatives ;
Les discussions autour de la gestion forestière douce, de l’achat de terrains et des projets en cours ;
Les perspectives 2025–2026, notamment l’épicerie bois, les chantiers sylvicoles et la poursuite du travail sur le terrain.
👉 N’hésitez pas à faire tous commentaires dans le champ en bas de la page
🔨 Vidéo 2 : Le Hangar de la Scierie Mobile – un chantier collectif et humain
La seconde vidéo nous emmène sur le terrain, là où la théorie devient pratique ! Les membres de Faîte et Racines racontent comment ils ont construit ensemble un grand hangar pour abriter leur scierie mobile associative et permettre d’éventuellement scier à l’abri des intempéries.
🪚 Au fil des images et des témoignages, découvrez :
L’origine du projet et la réflexion collective autour de sa conception ;
Le don généreux d’un propriétaire local, qui a offert des Douglas pour la charpente ;
Les étapes de séchage, puis conception-dessin, découpe et montage du bois ;
Et surtout, la belle énergie humaine qui a permis à ce chantier participatif d’aboutir.
C’est un bel exemple d’autonomie, de transmission et de coopération, fidèle à l’esprit de l’association.
🌳 Une dynamique collective autour de la forêt
Ces deux vidéos sont plus qu’un simple compte rendu : elles témoignent d’une culture du faire ensemble, d’un engagement sincère pour une gestion forestière locale et inspirante, et d’un ancrage local fort.
Faîte et Racines, c’est une aventure humaine où chaque adhérent·e, donateur·rice ou bénévole contribue à construire un modèle forestier local, partagé et durable.
Vous pouvez adhérer, faire un don pour aider à la poursuite de cette aventure humaine collective “forêt” tout à fait exemplaire !
Apprends l’art de la restauration et de la mise en valeur des vieux murs dans un cadre exceptionnel.
📅 Du 20 au 21 octobre 2025 • 2 jours découverte à la Ferme de l’Union, Saint-Bazile-de-la-Roche (19320)
Tu rêves de restaurer ce vieux mur de pierre mais tu ne sais pas par où commencer ?
« J’aimerais refaire les joints de ma maison ancienne, mais j’ai peur de faire n’importe quoi. »
Tu regardes ces murs de pierre avec leurs joints dégradés, tu imagines ces beaux enduits à la chaux que tu as vus dans les maisons traditionnelles restaurées. Mais entre l’envie et l’action, il y a ce mur d’incertitudes.
Quelle chaux choisir ? Comment préparer le support ? Et si mes joints ne tiennent pas ?
Tu as peut-être regardé des vidéos, feuilleté des livres, mais les techniques ancestrales demandent plus qu’une simple lecture. Elles nécessitent de comprendre la matière, de sentir le bon dosage, d’apprendre les bons gestes.
Cette formation est faite pour toi qui veux découvrir l’art véritable des enduits à la chaux.
Avec Lucie Nouvel, maçonne passionnée du bâti ancien, tu vas apprendre les techniques qui ont fait leurs preuves pendant des siècles. Dans le cadre exceptionnel de la Ferme de l’Union, ferme permacole et pédagogique, tu découvriras le plaisir de travailler au contact de la pierre et de la chaux.
Tu repartiras avec les bases solides pour entretenir et restaurer tes murs anciens avec respect et savoir-faire.
À qui s’adresse cette formation ?
Cette formation s’adresse à toute personne souhaitant découvrir les techniques traditionnelles des enduits et joints à la chaux.
Tu te reconnais si :
Tu possèdes une maison ancienne à restaurer
Tu veux apprendre les techniques respectueuses du patrimoine
Tu cherches une alternative écologique aux enduits modernes
Tu es passionné·e par les savoir-faire ancestraux
Tu veux comprendre et préserver le bâti traditionnel
Tu rêves de redonner vie à de vieux murs de pierre
Tu veux apprendre dans le respect des matériaux et de l’environnement
Aucune expérience requise — juste la curiosité d’apprendre et l’envie de découvrir ces techniques millénaires.
Ton projet personnel ou professionnel au cœur du dispositif pédagogique
Comme toujours chez Twiza, on part de TON projet pour construire TA formation. Tu pourras présenter ton cas, poser tes questions, et faire avancer ton chantier dès la sortie.
Avant la formation, tu recevras un formulaire détaillé pour que l’on comprenne ton projet et que l’on puisse vraiment t’accompagner.
Tes cas concrets serviront de support à la transmission de compétences. Le but est qu’à l’issue de la formation, en plus d’avoir monté en compétence, ton projet aura été accéléré, ou débloqué.
Ensemble, on se concentre sur ce qui est réellement utile et actionnable pour permettre à chacun·e d’avancer sur son projet personnel rapidement et avec clarté.
Tu veux plus d’informations: Contact nous sur batissonsaunaturel@gmail.com ou sur le site formation de Twiza
Communiqué de de la Fédération Environnement Durable
Hiboux, fric et parasols : la nouvelle biodiversité garantie par la Commission de Régulation de l’électricité (CRE)
Paris le 4 septembre 2025 – La transition énergétique française a enfanté une espèce rare et lucrative : le “Hibou Électrique”, né des courbes d’arrêt d’éoliennes et de panneaux solaires. On les voit pulluler sur les graphiques de RTE, chaque fois que le soleil brille trop fort ou que le vent souffle trop généreusement.
Pourquoi ces arrêts ?Parce que trop d’électricité rend les prix de marché de l’électricité … négatifs. Et dans la grande logique administrative, plutôt que de vendre à perte… on débranche !
Mais attention : pas question que nos chers promoteurs se retrouvent plumés. Grâce aux “filets dorés” de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), ils touchent plus en ne produisant rien, qu’en produisant vraiment : une rentabilité phénoménale !
· 35 % pour l’éolien terrestre,
· 50 % pour le solaire,
· Et le Graal absolu : 70 % pour l’éolien offshore.
Un restaurateur rêve de 8 %, un paysan se bat pour 2 %, un concessionnaire d’autoroutes vit grassement avec 20 %… mais nos seigneurs du vent et du soleil, eux, bronzent aux Maldives pendant que leurs machines dorment au champ : les hiboux veillent, et les gueux que nous sommes paient.
Alors oui, les campagnes françaises se couvrent de « têtes de hiboux » … mais derrière ces jolis dessins sur les courbes de production d’électricité, la réalité est effarante : des promoteurs gavés d’argent public pour ne rien produire, et des Français plumés jusque sur leur facture d’électricité.
En résumé : Eux dorment tranquilles sous les cocotiers, les éoliennes dorment dans les champs, et c’est vous qui payez la sieste.
Note technique –Les têtes de hiboux et les compensations financières de la CRE
Cette note résume les éléments techniques relatifs aux phénomènes dits de « têtes de hiboux » observés sur les courbes de production électrique, ainsi que les mécanismes de compensation financière mis en place par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).
1. Le phénomène des « têtes de hiboux »
Le terme « tête de hibou » a été utilisé par RTE pour décrire la forme particulière des courbes de production lorsque certaines installations d’énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien) sont arrêtées en raison d’un excédent d’électricité sur le réseau.
Concrètement, lors des périodes de forte production (grand soleil ou grand vent), la consommation nationale ne permet pas d’absorber toute l’électricité produite. Les prix de marché deviennent alors nuls, voire négatifs. Afin d’éviter une instabilité du système, une partie du parc est déconnectée, ce qui crée ces fameuses courbes en forme de tête de hibou.
2. Exemples récents
– Le 24 mai 2025 : journée de fort ensoleillement. L’augmentation de la production solaire a entraîné une baisse de la production nucléaire jusqu’à sa limite technique. Malgré cela, l’excédent d’électricité a conduit à des prix négatifs en milieu de journée et à l’arrêt forcé de plusieurs sites solaires.
Le 3 septembre 2025 : journée de grand vent. Une part importante des sites éoliens a été mise à l’arrêt en raison d’une surproduction éolienne, le phénomène des « têtes de hiboux » s’étendant désormais aussi à l’éolien.
3. Le mécanisme de compensation financière
Lorsqu’EDF demande l’arrêt de production (effacement), les exploitants ne subissent aucune perte financière. Au contraire, la CRE a mis en place un système de compensation particulièrement avantageux. Au-delà de 20 heures d’effacement cumulé par an (40 heures pour les sites en mer), les gestionnaires de sites perçoivent une prime calculée comme suit :
• Éoliennes terrestres : 35 % × Puissance du site × Tarif d’achat × Nombre d’heures effacées
• Sites solaires : 50 % × Puissance du site × Tarif d’achat × Nombre d’heures effacées
• Sites en mer : 70 % × Puissance du site × Tarif d’achat × Nombre d’heures effacées
4. Facteurs de charge attribués
Ce système revient à attribuer artificiellement aux exploitants les facteurs de charge suivants :
• 35 % pour les éoliennes terrestres (contre environ 23 % en moyenne réelle en France)
• 50 % pour les sites solaires (contre environ 20 % dans le sud de la France)
• 70 % pour les sites en mer (contre environ 40 % dans les appels d’offres en cours)
Contacts
Michel Faure Administrateur de la FED 06 07 41 68 55
Le 22 septembre 2025, l’Italie a été le théâtre d’une grève générale sans précédent et historique, mobilisant des dizaines de milliers de travailleurs dans plus de 60 villes, de Rome à Milan en passant par Bologne et Gênes. Organisée par des syndicats comme l’USB et la CUB,
Cette mobilisation de 24 heures a paralysé les transports publics, les ports, les écoles et les services, dans un cri de solidarité avec la Palestine.
Les manifestants, brandissant drapeaux palestiniens et pancartes comme « Bloquiamo Tutto » (Bloquons tout), ont exigé un arrêt immédiat de l’offensive israélienne à Gaza, qualifiée de « génocide » par certains, ainsi que la reconnaissance d’un État palestinien. Cette action intervient dans un contexte où le conflit israélo-palestinien, ayant fait plus de 300 000 morts !
À l’ONU, la situation a atteint un point critique. Le 19 septembre 2025, les États-Unis ont une nouvelle fois opposé leur veto à une résolution appelant à un cessez-le-feu permanent à Gaza, marquant leur sixième blocage sur ce sujet. Cette décision, critiquée par les 14 autres membres du Conseil de sécurité, a renforcé l’isolement diplomatique de l’israël et de son allié américain, alors que des pays comme la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont récemment reconnu un État palestinien. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU due ce même 22 septembre, plusieurs nations, dont la France, ont formalisé enfin cette reconnaissance, pressant pour une solution à deux États.
Un rapport de la Commission d’enquête de l’ONU, publié le 16 septembre, a même conclu à des actes de génocide commis par l’entité sioniste à Gaza, alimentant les tensions.
En Italie, la Première ministre Giorgia Meloni s’est retrouvée au centre de la controverse. Si elle a durci son ton envers les politiques israéliennes face à la pression intérieure, elle a fermement rejeté toute reconnaissance précoce d’un État palestinien. En juillet 2025, elle avait déclaré à La Repubblica que cette démarche pourrait être « contre-productive », arguant qu’il fallait d’abord établir concrètement cet État. Cette position, alignée sur celle des États-Unis et de Tel-Aviv, contraste avec les appels croissants de l’opposition italienne et des manifestants. Lors des troubles à Milan, où des affrontements avec la police ont blessé une soixantaine d’agents, Meloni a condamné ces violences, les qualifiant de « honteuses » et déconnectées de la solidarité avec Gaza.
Les événements ont également révélé une fracture sociale et politique. Alors que des dockers bloquaient les ports de Gênes et Livourne pour empêcher les expéditions d’armes vers l’israël, des groupes d’extrême gauche ont été accusés d’avoir attisé les violences. Meloni, alliée traditionnelle de l’israël au sein de l’UE, a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre, tout en évitant de clarifier sa position au Parlement, ce qui a suscité les critiques de la gauche.
"Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie mais son évolution en temps de crise" - B.Brecht
Le samedi 7 septembre 2025, l’Atelier Low Tech Tulle et l’Asso No Tone animaient une journée unique, entièrement dédiée au son, au mix et aux expérimentations visuelles, à seulement 200 mètres de l’esplanade de l’Auzelou – où se déroulait en parallèle le Forum des Associations de Tulle.
👉 Dans cette vidéo, partez à la découverte d’un événement convivial organisé par Vincent, initiateur du lieu, en collaboration avec l’Asso No Tone.
Asso No Tone : sound system home-made
Créée en 2019, l’AssoNo Tone est née dans le Lot d’un groupe d’amis passionnés de musique et de fêtes alternatives. Leur fierté : une sono de 7 kW, montée avec du matériel robuste, parfois ancien mais au rendu sonore unique.
Au programme de cette journée “son Low Tech” à Tulle :
Mix et DJ set avec Vinciane, pour un concert intimiste et participatif.
Découverte de l’histoire et du matériel de l’association (amplis de 120 kg, table de mixage vintage, platines personnelles).
Discussion sur les défis du mixage pour les débutants et l’importance de la transmission (cours de mix possibles …).
🌀 Du Visual DJing et des effets analogiques
Au-delà du son, l’Atelier Low Tech et Asso No Tone ont animé des démonstrations de visual DJing et de feedback vidéo.
Le visual DJing, né à la fin des années 50 et popularisé dans les années 70, utilisait des rétroprojecteurs pour créer des effets psychédéliques sur scène.
Le feedback vidéo fonctionne comme un « larsen visuel » : une caméra filmant sa propre diffusion sur un écran produit des motifs infinis et hypnotiques.
Ces pratiques artistiques montrent qu’il est possible de créer des expériences visuelles immersives sans matériel onéreux, en s’appuyant sur des techniques analogiques ou récupérées.
🛠 L’Atelier Low Tech Tulle : bien plus qu’un lieu de musique
Au quotidien, l’Atelier Low Tech est un espace coopératif d’autoconstruction et de bricolage. On y explore des solutions pratiques et accessibles pour :
l’habitat (isolation, chauffage, cuisson),
le travail du métal et du bois (soudure, menuiserie),
l’électricité, la poterie, la récupération et le réemploi.
👉 Tous les mercredis après-midi, une équipe accueille les curieux et porteurs de projets dans une ambiance chaleureuse et collaborative.
📲 Suivre l’actualité
Retrouvez toutes les actualités, projets et événements de l’Atelier Low Tech Tulle sur Citoyliens
Apprends à bâtir et entretenir ton muret, sans béton ni machines
Et si tu apprenais à bâtir AVEC la pierre…
Comme on l’a toujours fait — à la main, à l’œil, au ressenti ? Pas à pas, pierre après pierre, tu découvriras comment faire tenir un mur sans ciment, sans ferraille… mais avec justesse.
Que tu sois particulier, paysagiste, ou simplement curieux de gestes oubliés, cette formation t’invite à retrouver le lien avec la matière, le rythme du corps et l’intelligence collective du chantier. Ici, pas de grands discours : on regarde, on fait, on ajuste. Tu construis un lien discret entre l’humain, la nature et le temps.
À qui s’adresse cette formation ?
À toi, si tu veux repartir avec un savoir-faire concret, les mains marquées et le regard changé. Tu n’as pas besoin d’être du métier. Il n’y a pas de prérequis techniques — seulement la curiosité et l’envie de faire.
👉 Cette formation est faite pour toi si :
Tu es un particulier qui souhaite bâtir, entretenir ou restaurer un muret chez toi,
Tu es paysagiste ou artisan et tu veux ajouter une compétence rare à ton savoir-faire,
Tu es en reconversion et tu veux goûter à un travail dans lequel on bâtit avec ses mains
Tu aimes la pierre, les gestes simples et les choses qui durent.
C’est une expérience de terrain conviviale, exigeante, mais profondément accessible.
Aucune expérience ou qualification requise.
Tu n’as jamais tenu une massette ? Peu importe. Tu es une femme et tu te demandes si c’est vraiment pour toi ? Demande à ta formatrice ce qu’elle en pense 😉
Ici, on apprend à travailler en finesse et en équipe, avec des gestes adaptés, une écoute de son corps.
Ton projet au coeur du dispositif pédagogique
Viens avec ton projet, il servira aussi de support à la transmission de compétences. Le but est qu’à l’issue de la formation, en plus d’avoir monté en compétence, ton projet aura été accéléré, ou débloqué.
Tu fais d’une pierre (sèche) deux coups !
Ensemble, on se concentre sur ce qui est réellement utile et actionnable pour permettre à chacun·e d’avancer sur son projet personnel rapidement et avec clarté.
Ce que tu deviendras capable d’accomplir, concrètement
À l’issue de cette formation en pierre sèche, tu seras capable de :
Préparer et organiser un chantier sécurisé,
Sélectionner et trier les pierres pour être efficace,
Comprendre les principes de stabilité et de durabilité (emprise, talus, calage…),
Bâtir en respectant ton corps, connaître tes limites,
Connaître et manier les bons outils avec précision et sécurité,
Entretenir et restaurer des ouvrages existants
Repérer les erreurs classiques qui différencient les connaisseurs des bricoleurs.
Ici, on apprend ensemble, en s’entraidant et en confrontant nos idées avec réalisme et bienveillance. La formatrice, Lucie, adapte le déroulé selon les projets personnels ou professionnels des participant·e·s
Qui est ta Formatrice ?
Lucie Nouvel est maçonne spécialisée dans le bâti ancien depuis 2015. Elle s’est rapidement formée auprès d’un maçon fort de 45 ans d’expérience du bâti ancien.
Dans une logique de transmission artisanale directe, elle a appris les gestes au rythme des chantiers. Développant une passion profonde pour le bâti traditionnel et ses matériaux.
Après plusieurs années de pratique, elle crée l’association “Bâtissons au Naturel”, avec laquelle elle réalise des chantiers de rénovation en pierre, terre crue, chaux… avec exigence, humilité et respect de l’existant.
Lieu de la formation “pierres sèches”
La formation se déroule à l’Oasis des Âgesà Chartrier-Ferrière (19600)
🍽️ Espace repas équipé (tables, chaises, micro-ondes, frigo) 🅿️ Stationnement gratuit : 15 places sur site
🦽 Le lieu n’est pas totalement accessible aux personnes à mobilité réduite, mais une aide peut être organisée sur demande. N’hésite pas à nous contacter à l’avance si besoin.
Organisation
Durée 3 jours
Nombre max de stagiaires : 8
Les pré-requis : Aucuns
Logement et petite restauration possible sur place
Tarif
Tarif financé : 900€ (bientôt disponible)
Tarif non financé : 570€
Tarif solidaire : 390€ (sur justificatifs)
Si ça t’interesse, Contacts nous sur batissonsaunaturel@gmail.com
Au milieu des années 90, les adolescents islandais étaient parmi les plus grands buveurs et fumeurs d’Europe.
Aujourd’hui, l’Islande est en tête du classement des pays européens où le mode de vie des adolescents (jeunes âgés de 13 à 19 ans) est le plus sain !
Comment s’est faite cette évolution ?
Les scientifiques islandais ont tenté de découvrir les processus biochimiques à l’origine de la dépendance.
Harvey Milkman, professeur américain de psychologie, aujourd’hui chargé de cours à l’université de Reykjavik, est arrivé à la conclusion que le choix du type d’alcool ou de drogue dépend de la manière dont le corps humain est habitué à faire face au stress.
Il s’est avéré qu’il existe de nombreuses substances différentes qui provoquent des processus biochimiques dans le cerveau, dont le corps devient ensuite dépendant.
Les scientifiques ont alors chercher des actions qui stimulent les mêmes processus dans le cerveau.
Selon Milkman :
« Vous êtes peut-être dépendant du tabac, de l’alcool, du Coca-Cola, des boissons énergisantes et de certains aliments….
Nous avons décidé de proposer aux adolescents quelque chose de mieux.
Nous avons découvert que la danse, la musique, le dessin ou le sport provoquaient eux aussi des processus biochimiques dans le cerveau qui rendaient tout possible, mais étaient aussi une solution inoffensive au stress, et qu’en termes d’effet émotionnel, ces actions devaient avoir le même effet sur les adolescents que les stimulants, l’alcool ou le tabac.
À partir de là, nous leur avons offert des programmes de masterclasses gratuites dans n’importe quel sport ou art qu’ils souhaiteraient étudier. Des heures supplémentaires, trois fois par semaine, ont été spécialement financées par l’État.
Il était demandé à chaque adolescent de participer au programme pendant trois mois… mais finalement, beaucoup d’entre eux ont poursuivi ces programmes pendant plus de cinq ans. »
Pour résoudre les problèmes de dépendance à la nicotine et à l’alcool chez les adolescents, les autorités ont également dû modifier la loi. Ainsi, l’Islande a interdit la publicité pour les cigarettes et les boissons alcoolisées et a créée des organisations spéciales pour les parents qui, en collaboration avec l’école, aident les élèves à résoudre leurs problèmes psychologiques.
Grâce à cela, l’Islande, depuis 20 ans, a réussi à réduire le nombre d’adolescents
qui boivent régulièrement de 48 % à 5 %,
et ceux qui fument de 23 % à 3 %.
Les scientifiques islandais suggèrent d’utiliser des méthodes similaires dans d’autres pays. La question est de savoir : qui permettra que cela se produise ?
Ce sera une perte énorme pour les multinationales. Elles n’ont aucun intérêt à ce que les adolescents prennent conscience d’eux-mêmes et évitent le chemin de la dépendance à l’alcool, aux cigarettes et aux stimulants humains jusqu’à leur mort.
Dans le nord du Lot, un collectif citoyen se lève contre des projets de méga-centrales photovoltaïques qui menacent terres agricoles, paysages et biodiversité.
A Cressensac-Sarrazac, le collectif STOP AGROVOLTAÏQUE CRESSENSAC dénonce plusieurs projets de parcs photovoltaïques sur sols naturels dans la commune qui en possède déjà un de 23 ha en service depuis 2014. Derrière la promesse d’une transition énergétique se profile une nouvelle forme d’accaparement des terres au profit de l’industrie solaire et au détriment du vivant.
Un projet n’arrive jamais seul
Au printemps, quelques riverains s’inquiètent d’un projet d’installation agrivoltaïque de 16 hectares, porté par l’industriel allemand EnergieKontor, qui se profile près de chez eux. Ils commencent à s’organiser en collectif. Alors qu’ils poursuivent des investigations sur ce projet, c’est la surprise ! Ils en découvrent 3 autres sur la commune dont deux gigantesques.
Le premier projet s’étend sur une superficie d’environ 100 ha, sécurisés par une promesse de bail entre un industriel porteur de projet (non identifié à ce jour) et plusieurs agriculteurs. Cette future installation agrivoltaïque devrait s’étendre sur un élevage bovin.
Un deuxième projet s’étend sur une zone de45 ha au sud de l’aéroport Brive-Vallée de la Dordogne. Elle vient justement d’être classée en zone Ner (zone naturelle définie pour accueillir la production d’énergie renouvelable) par le nouveau PLUIH. Ces terres naturelles appartiennent au Syndicat mixte de l’aéroport qui souhaite les industrialiser en installant un parc photovoltaïque. Suite à un appel à manifestation d’intérêt, un comité de sélection de l’opérateur d’énergie est formé, et le collectif citoyen apprend que le maire de Cressensac en fait partie.
Ces deux projets de méga-centrale s’ajoutent à projet de parc photovoltaïque de 0,8 ha porté par Solarvia, une filiale de Vinci, sur un délaissé autoroutier au bord de l’A20.
Que dit la mairie de Cressensac ?
Le maire, Habib Fenni, interpellé par les membres du collectif citoyen, n’a pas souhaité communiquer sur le sujet prétextant que la mairie n’est pas concernée car ce sont des projets privés et que la compétence en matière d’urbanisme revient à la communauté de commune. Cependant, il avait étroitement collaborée avec la société Photosol (propriété du groupe pétrolier Rubis dont Dassault et Bolloré sont actionnaires), pour la création de la centrale de Sarrazac dont il était maire avant la fusion des deux communes. La situation était identique : un contrat passé entre un industriel de l’énergie et des agriculteurs propriétaires des terres.
Concernant le projets de 45 ha au sud de l’aéroport, le collectif découvre aussi que suite à un appel à manifestation d’intérêt, le syndicat mixte qui gère l’aéroport a formé en janvier 2025 un comité de sélection de l’opérateur d’énergie dont Monsieur Habib Fenni fait partie.
L’agriculture paysanne mise à mal
L’agrivoltaïsme, cette nouvelle branche de l’agro-industrie a été portée par la loi d’accélération de la production d’énergie renouvelable (APER), loi qui a ouvert la porte aux intérêts privés de l’industrie solaire au détriment de l’intérêt général. Le collectif dénonce ces projets car il y voit non seulement une menace contre la biodiversité et le cadre de vie mais aussi contre l’autonomie des paysans. Les contrats alléchants en terme de revenus pour les agriculteurs donnent en fait tout pouvoir aux opérateurs d’énergie (dépendance sur les cultures, sur les choix de production, quasi impossibilité de sortir du contrat…). Le prix des loyers entraîne également une hausse du foncier agricole qui rend inaccessible les terres aux jeunes agriculteurs qui souhaitent s’installer. Quant aux collectivités en perte de moyens, elles soutiennent souvent ces projets car les énergéticiens leur garantissent une rente annuelle.
Respect du vivant et de la terre nourricière
Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac défend le maintien des terres agricoles au service d’une agriculture nourricière respectueuse du vivant. Il considère que la terre est un bien commun et qu’un titre de propriété engage une responsabilité, celle d’en prendre soin pour les générations futures. Selon les recherches de l’Office Français de la Biodiversité (OFD): “la création d’un microclimat sous les panneaux en phase d’exploitation a des incidences sur les propriétés des sols. Elles peuvent affecter plusieurs de leurs fonctions écologiques, notamment leur capacité à stocker et à infiltrer l’eau, à héberger de la biodiversité et à séquestrer du carbone”.
Le collectif citoyen rappelle les préconisations du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) qui affirme qu’il n’est pas nécessaire de raser des forêts, d’artificialiser des prairies ou de détruire des zones humides pour implanter des centrales photovoltaïques. Ce qui est confirmé par l’ADEME puisque celle-ci a recensé un potentiel d’installations photovoltaïques sur des surfaces artificialisées (toitures, parkings, zones d’activité, friches industrielles…) quatre fois supérieur aux objectifs que se fixe l’Etat français pour 2050.
D’ailleurs, cette transition n’a en réalité rien d’écologique car l’essentiel de la production de panneaux est réalisée en Chine à partir d’énergies carbonées (le passage du quartz au silicium monocristallin, constitutif de 40% des panneaux, entraîne la consommation de 11 192,5 Kwh /tonne de produit fini). En réalité, il ne semble pas y avoir d’autre impératif écologique et solidaire que de réduire notre consommation énergétique et d’œuvrer pour la sobriété.
Des paroles de bon sens
Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac poursuit son porte-à-porte auprès de la population cressensacoise pour l’informer sur les projets en cours. Les habitants rencontrés ont été surpris de découvrir ces projets et ont exprimé leurs inquiétudes face au sombre tableau. Les membres du collectif ont recueilli beaucoup de propos de bon sens comme ceux-ci: “Nous sommes traversés par l’autoroute A20 et nous avons l’aéroport, avec la multiplication des centrales photovoltaïques notre commune va devenir un territoire sacrifié !” ou encore “A la campagne, on n’a plus de médecin, plus de service publique alors si en plus on nous détruit notre cadre de vie, nos paysages, qu’est-ce qu’il va nous rester ?”.
Ils ont aussi recueilli : “On a déjà la centrale de Sarrazac. Ça suffit ! En ville, on ré-végétalise pour faire baisser la température et ici on industrialise les terres contre le réchauffement climatique, le monde marche sur la tête !” et enfin “Cette électricité produite, elle est pas consommée ici, elle part dans le réseau et elle profite aux grandes villes très consommatrices. Elles s’éclairent sur le dos de nos campagnes qui semblent ne pas avoir beaucoup de valeur aux yeux de l’État et des industriels”. Ce porte-à-porte a été l’occasion pour beaucoup de gens de rejoindre le collectif.
Un collectif citoyen en action
Pour faire connaître sa lutte, le collectif a participé à la tenue de stands lors de plusieurs événements en Corrèze et dans le Lot pendant l’été (Fête des agités à l’Oasis des âges, festival Ecaussystème,La Fête Locale sans Total à Cénevières en soutien à l’AELC).
Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensaca rejoint le Réseau des Résistances et Alternatives Lotoises (RRAL) constitué d’associations et de collectifs indépendants qui s’opposent aux projets délétères dans le Lot et cherchent à construire un futur désirable. Le réseau impulse une dynamique d’entraide et de solidarité entre les groupes répartis à travers tout le département.
Stop Agrivoltaïque Cressensac développe aussi son site web en partenariat avec l’association Citoyliens que la plateforme héberge. Ce site doit permettre au collectif d’informer sur l’évolution des projets auxquels il s’oppose, de communiquer sur ses actions à venir mais également de mettre à disposition des documents ressources sur les effets néfastes du photovoltaïque sur sols naturels. Autant d’initiatives qui ont permis de faire grossir les rangs du collectif citoyen de Cressensac, fier de compter à ce jour plus de 250 membres sympathisants.
Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac est partenaire de la projection en avant-première du film “Le Vivant qui se défend” de Vincent Verzat qui sera diffusé le 9 septembre au cinéma REX de Briveet le 16 septembre au VEO de Tulle à 20h. Il interviendra après la projection lors des échanges ave le public.
En partenariat avec ATTAC 46, le collectif organise également une projection du film au cinéma Le Paris de Souillac le 17 octobre.
Le collectif citoyen proposera une RÉUNION PUBLIQUED’INFORMATION suivie d’un débat démocratique sur les projets de centrales photovoltaïques au sol sur la commune, le 11 octobre à 11 h à la salle des fêtes de Cressensac.
En Corrèze, entre le 7 et le 11 août 2025, va se tenir le camp CHATONS 2025, au battement d’aile, Lauconie 19150 Cornil (entre Tulle et Brive). C’est un moment de convivialité qui rassemble pendant quelques jours les membres du collectif d’hébergeurs internet français nommé C.H.A.T.O.N.S. (Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires).
Ce collectif vise à rassembler des structures proposant des services en ligne libres, éthiques et décentralisés afin de permettre aux utilisateur⋅ices de trouver rapidement des alternatives respectueuses de leurs données et de leur vie privée aux services proposés par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). CHATONS est un collectif initié par l’association Framasoft en 2016 suite au succès de sa campagne Dégooglisons Internet.
Ce moment est ouvert à tous et sans nécessité de maîtriser les techniques du web. Inscription ici, via ce formulaire. Le contenu de ce Camp CHATONS est élaboré par les participant⋅es, sur le principe des BarCamp (autogestion). Possibilités d’hébergement : dortoirs, chambres, yourtes, espace camping et véhicules aménagés. (voir ici).
Qu’est ce que l’hébergement internet alternatif : voir Chatons.org
Vous pouvez retrouver les CR des éditions précédentes : 2021, 2022, 2023 et 2024.
Andy Williams : Réinventer nos villes pour sauver la biodiversité
Lors d’une conférence captivante, Andy Williams, permaculteur et formateur basé en Corrèze, a partagé une vision audacieuse pour réconcilier l’humanité avec la nature. Son message central ? La séparation entre l’humain et la biodiversité est au cœur de la crise écologique, et pour y remédier, il faut repenser radicalement nos espaces urbains.
La séparation, racine du problème
Andy Williams commence par interroger : “Pourquoi la biodiversité disparaît-elle ?” La réponse ne se limite pas au capitalisme ou à l’exploitation des ressources, mais plonge dans une séparation philosophique entre l’humain et la nature. Cette fracture se reflète dans nos villes, conçues comme des cercles concentriques où la nature est reléguée aux marges, souvent dégradée.
L’effet “edge” : la puissance des bordures
Inspiré par les principes de permaculture, Andy met en avant l’importance des bordures (ou “edges”) – ces zones de rencontre entre deux écosystèmes, comme les lisières de forêt ou les berges de rivières. Ces espaces sont les plus riches en biodiversité, car ils accueillent des interactions multiples.
Pourtant, nos villes actuelles, conçues en cercles, minimisent ces bordures. Andy propose une alternative : des villes fractales, organisées en étoiles avec des bras étroits entrelacés de nature. Ainsi, chaque habitant serait à quelques pas d’un espace vert, démocratisant l’accès à la biodiversité et réduisant notre empreinte écologique.
Des exemples concrets
Le rôle clé des espèces : Comme le castor ou le loup, l’humain pourrait redevenir une “espèce clé” en régénérant les écosystèmes. Par exemple, gérer les forêts pour éviter les incendies, comme en Californie.
Le “Big Green Wall” : Ce projet africain de muraille verte montre comment les humains peuvent restaurer les paysages et recréer des liens fonctionnels avec la nature.
Une invitation à agir
Andy Williams appelle à repenser nos modèles urbains et économiques :
Villes fractales : Remplacer les cercles par des étoiles pour multiplier les bordures et intégrer la nature.
Économie circulaire locale : Produire et consommer localement pour réduire l’énergie dépensée dans les transports.
Réintégration culturelle : Cesser de voir la nature comme extérieure à nous, mais comme un partenaire vital.
Conclusion : De l’embryon à l’avenir
Plutôt que de comparer l’humanité à une tumeur, Andy préfère y voir un embryon, capable de grandir et de s’intégrer harmonieusement à la biosphère. Son message est un appel à l’action : “Changeons la forme de nos villes, et nous changerons notre relation au vivant.”