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  • On peu cogner, chef ?

    On peu cogner, chef ?

    Moi, Président, grâce à l’action résolue des forces de l’ordre, je ferai tomber les masques.

    – Ça veut dire quoi, chef, on peut cogner ?

    Ça veut dire qu’en tant que dépositaire assermenté de la force publique, tu dois agir de façon proportionnée pour que les masques tombent. Masque de livreur ou autre subalterne, tu cognes. Masque mis à l’envers comme une casquette, tu cognes. Masque avec support pour Gopro, tu cognes. Masque d’allocataire, tu cognes. Masque où tu sens qu’en dessous ça fomente, ou même simplement cogite, tu cognes. Masque bonnet et bretelle de soutard, la salope, tu cognes. Masque porté d’une façon provocante, ou au contraire trop humble, ou inconsciente du danger imminent que représente le maintient de sa propre sécurité, tu cognes.

    De temps en temps oins ta matraque avec du gel hydroalcoolique et insère-la dans un anus pour protéger les muqueuses de l’individu dans le cadre strict du maintient de l’ordre, puis remets-toi à ta tâche qui consiste à faire tomber les masques.

    Masque qui t’empêche de comprendre les explications de l’individu, tu cognes.

    Masque avec de grosses lèvres peintes qui semblent t’aspirer vers elles, tu cognes.

    Masque aux relents d’huile essentielle de ravintsara, tu cognes.

    Masque en non tissé issu de plastique recyclé, conçu par un collectif, fabriqué localement base 35 heures, distribué en circuit court au juste prix, lavable à 60 ° et donc réutilisable, non mais je rêve, tu cognes.

    Oins, cogite, allocataire, subalterne, relents, dépositaire, fomente, muqueuses, immunisé, s’il y a des mots que tu ne comprends pas, et un masque, tu cognes.

    Masque que le type dessous pourrait bien se foutre de ta gueule, tu cognes.

    Masque qui ne ferait pas partie de cette liste, c’est suspect, tu cognes.

    De façon suffisamment proportionnée pour que les corps s’affaissent et que tombent les masques car que deviendrait sinon le droit pour chacun d’être pleinement reconnu par les caméras qui assurent sa protection ?

    Ainsi je suis, Moi, Président, et toi tu cognes.

    (Texte extrait de Moi, Président, de Bernard Deglet, éditions gros textes https://grostextes.fr/publication/moi-president/

  • Réunion publique avec le repreneur des papeteries de Condat

    Réunion publique avec le repreneur des papeteries de Condat

    Bravo et merci à tous,

    Grâce à vous et votre mobilisation nous avons réussi à obtenir une réunion publique organisée par SPB (société propriétaire du site des anciennes papeteries), le 30 septembre à 18h30 à la salle des fêtes du Lardin-Saint-Lazare.

    Faites passer l’information au plus grand nombre et surtout venez nombreux !!

    L’avenir de condat ne se fera pas sans nous.

    Collectif vigilance condat.

    Une réunion est prévue pour préparer la réunion publique. 
    Si vous voulez y participer, rejoignez le groupe signal : https://signal.group/#CjQKIDxoGqryBIN9i6s7ZYXYJGyug_QlAUh21vBB5bDeeXgpEhAh-dagV-Pjr7MwNFLrYqyH

    papeteries condat datacenter

    Vous recevez ce message car vous avez signé la pétition “Des emplois pas des IA (un supercalculateur à CONDAT)“.

    Vous pouvez contacter le gérant de la pétition en répondant directement à cet email. Notez cependant que dans ce cas votre message et email adresse lui seront partagé.

  • [PUB] “nouveau métier” : jardinier de potagers non exploités …

    [PUB] “nouveau métier” : jardinier de potagers non exploités …

    Le savoir faire pour entretenir un potager ne tombe pas du ciel sur le propriétaire qui en hérite. Surtout quand les conditions climatiques évoluent si profondément.

    Le goût des légumes du jardin est tellement meilleur que ceux du supermarché !

    Il y a donc une opportunité de nouveau métier : JARDINAGE A DOMICILE. Un métier d’extérieur, en abonnement mensuel : vous installez et entretenez les potagers de familles proches de chez vous.

    Le besoin en alternative et en résilience alimentaire nous semble si urgent, que nous vous relayons une publicité … qui pourra donner des idées à certains …

    Cliquez sur l’offre ci-dessous =

    LIEN vers le site HOME FARMER

  • Appel national à MARCHES Climat PAIX Justice sociale

    Appel national à MARCHES Climat PAIX Justice sociale

    Samedi 26 septembre, marchons partout en France

    pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale

    📍 Lettre ouverte auprésident de la République

    Monsieur le Président de la République,

    Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.

    Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule cet été, sans que rien ne s’arrête ?

    Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?

    Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?

    Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?

    Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?

    Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?

    Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?

    Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit.

    • Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute.
    • Le GIEC (Groupe d’expertes et d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
    • À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.

    Nous nous sommes mobilisé·es

    Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.

    Un mouvement né des canicules de l’été

    Après les canicules de cet été, le mouvement a été lancé, puis très vite rejoint par des citoyen·nes, des volontaires et des militant·es du climat et de l’environnement.

    Huit rendez-vous à ne pas manquer

    L’appel du 26 septembre s’inscrit dans un automne de mobilisation unitaire, contre les violences policières, pour l’écologie, le vivant, la paix et la justice sociale. Se mobiliser le 20 septembre contre le droit de tuer, c’est défendre la possibilité de manifester, comme se réunir devant le ministère de l’Économie le 15, de marcher le 26 et de converger le 3 octobre.

    Cet appel est porté par un collectif de signataires, membres ou non d’organisations. Le site est édité par le Mouvement du 26 septembre, collectif de citoyens et citoyennes.

    13

    août

    Grève nationale des sapeurs-pompiersToute la journée, à l’appel des neuf syndicats des services d’incendie et de secours. Conférence de presse devant le ministère de l’Intérieur, place Beauvau.

    15

    sept.

    Pour exiger des moyens pour s’adapter et atténuer le changement climatiqueÀ Paris, de 19h30 à 21h devant le ministère de l’Économie, pour que la prochaine loi de finances marque une rupture et permette de faire réellement face à la crise climatique et ses conséquences sociales, sanitaires et environnementales. Pour que les canicules, incendies et sécheresses cessent d’abîmer nos corps de travailleurs·euses, d’élèves, de parents, de patient·es.

    20 sept.

    Contre le permis de tuer Partout en France, contre la présomption de légitime défense.

    26 sept.

    Pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale La marche nationale — objet de cet appel.

    27‑29 sept.

    Mobilisation nationale des sapeurs-pompiers Trois jours d’action et campement au Champ de Mars, à Paris, à l’appel de l’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés : pour leurs missions, leurs moyens, leur avenir, et pour la défense de la sécurité civile.

    29 sept.

    Grève de la fonction publique Journée de grève dans la fonction publique.

    3 oct.

    Convergence à Saint-Pierre-la-Garenne Devant le site de Syngenta, contre les pesticides et pour les vivant·es.

    10‑11 oct.

    Contre l’Omnibus pesticides Rassemblements bruyants et casserolades partout en France, contre la réforme européenne qui donnerait des approbations illimitées aux pesticides de synthèse, comme le glyphosate ou l’acétamipride.

    Signez l’appel

  • Expulsion(s) en cours à TULLE

    Expulsion(s) en cours à TULLE

    Expulsion en cours de Mohammed S. qui est au commissariat de tulle actuellement. père de famille de 4 enfants, sans histoire, ouvrier qualifié agricole qui avait trouvé du travail chez un paysan correzien des monedieres, d’origine algérienne sa famille est parfaitement intégrée à tulle depuis des années.

    Rdv devant le commissariat de Tulle pour empêcher son expulsion commencée à 6h ce mardi matin 15 septembre à son domicile devant ses enfants.

    Faites passer le message. soyons nombreux et mobilisé.e.s.

    Corrèze Solidarité

  • Un fond documentaire Nuage Vert : 2000 affiches politiques [vidéo]

    Un fond documentaire Nuage Vert : 2000 affiches politiques [vidéo]

    Que racontent les affiches politiques de notre histoire ? Et que peuvent-elles encore nous apprendre à l’heure où la bataille des images et des récits s’est largement déplacée vers Internet et les réseaux sociaux ?

    À travers une sélection de pièces rares conservées par l’association d’Argentat Nuage Vert, Laurent Gervereau propose un voyage dans plusieurs siècles d’histoire politique française.

    Un fonds de plus de 2 000 affiches

    Nuage Vert a constitué au fil du temps un fonds de plus de 2 000 affiches, provenant principalement de dons, mais aussi d’acquisitions rendues possibles par un patient travail de recherche.

    Une première campagne de numérisation a permis de traiter environ 200 affiches.

    Le travail ne consiste pas seulement à les photographier. Chaque document est mesuré, son état de conservation est évalué, puis il est décrit et indexé avec des mots-clés permettant d’effectuer des recherches par thème. Le contexte historique de chaque affiche est également documenté.

    L’objectif est double : préserver des pièces parfois fragiles et rendre progressivement ce patrimoine accessible à la recherche, à la transmission et à de futurs projets d’exposition.

    De l’affiche-texte à la propagande par l’image

    Laurent Gervereau rappelle que les premières affiches politiques sont d’abord des textes.

    Sous l’Ancien Régime, les décisions sont affichées sous forme de « placards ». Une grande partie de la population ne sachant pas lire, elles sont aussi proclamées publiquement par des crieurs.

    Avec le développement de l’imprimerie puis de la lithographie, l’affiche change progressivement de nature.

    La Première Guerre mondiale constitue un tournant majeur : l’image devient un puissant instrument de mobilisation et de propagande.

    Les partis politiques reprendront ensuite ces procédés. L’entre-deux-guerres, la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide, Mai 68 ou encore les campagnes présidentielles françaises donnent naissance à des formes graphiques très différentes.

    Mai 68 : quand une rupture politique devient aussi une rupture graphique

    Les affiches sérigraphiées de Mai 68 constituent l’un des exemples les plus frappants présentés dans la vidéo.

    Produites collectivement dans les écoles d’art, souvent anonymes, elles utilisent une technique rapide permettant de fabriquer des images simples, immédiatement compréhensibles et reproductibles.

    Pour Laurent Gervereau, Mai 68 est ainsi l’un de ces rares moments où un événement historique et une nouvelle forme visuelle apparaissent simultanément.

    Quand la publicité entre en politique

    À partir des années 1960 et 1970, une autre évolution apparaît : les techniques publicitaires entrent directement dans les campagnes électorales.

    Photographie, télévision, mise en scène du candidat, slogans, recours aux agences de communication : l’affiche politique devient progressivement un élément d’une stratégie médiatique beaucoup plus large.

    Laurent Gervereau revient notamment sur les campagnes de De Gaulle, Giscard d’Estaing, François Mitterrand ou Jacques Chirac.

    L’affiche raconte alors autant l’évolution politique du pays que celle de nos manières de communiquer.

    Aujourd’hui, la bataille des images a changé de terrain

    L’affiche politique existe toujours, mais elle n’occupe plus la position centrale qu’elle avait autrefois dans l’espace public.

    La communication politique circule désormais massivement sur Internet et dans les réseaux sociaux, dans ce que Laurent Gervereau décrit comme une véritable « guerre mondiale médiatique ».

    Regarder les anciennes affiches ne relève donc pas seulement de la nostalgie ou de la conservation patrimoniale.

    Cela permet de comprendre comment une image est construite, à qui elle s’adresse, quel récit elle cherche à imposer et dans quel contexte elle apparaît.

    Retrouver des repères

    C’est peut-être là que se trouve l’enjeu principal de cette démarche.

    Face au flot continu d’informations et d’images auquel nous sommes aujourd’hui confrontés, Laurent Gervereau insiste sur la nécessité de retrouver de la profondeur historique.

    Non pas pour prétendre que l’histoire empêcherait de répéter les erreurs du passé, mais parce qu’elle fournit des repères pour juger, comprendre et analyser le présent.

    Il distingue également le travail historique des affrontements de mémoires : rechercher les faits, contextualiser les documents, comparer les sources et accepter que la connaissance évolue au fil des découvertes.

    Conserver ces affiches, les documenter et les montrer devient alors bien davantage qu’un travail patrimonial.

    C’est aussi un travail citoyen.

    Le livre “VISITEZ L’HISTOIRE” sort en septembre 2026 et sera disponible le 3 octobre pour le festival CAUVALDOR dans le Lot où Nuage Vert prête une expo sur les affiches politiques.

    Conférence le 19 novembre à Saint-Céré en clôture du festival CAUVALDOR

    Le livre accompagnera de janvier à juin 2027 la grande expo à Nuage Vert (sur tout le rez-de-chaussée) : VISITEZ L’HISTOIRE à travers les affiches politiques en France depuis le XVIIIe siècle

  • Fabriquez votre douche brumisante au Battement d’Ailes

    Fabriquez votre douche brumisante au Battement d’Ailes

    Et si une douche pouvait fonctionner avec moins d’un litre d’eau par minute ?

    Le dimanche 20 septembre, le Battement d’Ailes accueille un atelier animé par l’Atelier Lowtech de Tulle autour de la douche brumisante. Le principe : remplacer le jet d’eau classique par une brume composée de fines gouttelettes afin de réduire fortement la consommation d’eau.

    Durant cette journée, les participantes et participants pourront découvrir et tester le système, puis fabriquer leur propre douche. Aucune compétence particulière en bricolage n’est nécessaire. Chacun repartira avec une douche prête à être testée chez soi.

    Informations pratiques

    Dimanche 20 septembre, de 9 h à 17 h
    Au Battement d’Ailes
    Atelier à prix libre
    Inscription obligatoire — 8 places maximum

    Inscriptions :
    info@lebattementdailes.org
    07 89 86 21 25

  • 17ème Foire bio de Meyssac

    17ème Foire bio de Meyssac

    Déjà notre 17ème Foire bio de Meyssac. Qu’il vente ou qu’il pleuve, les exposant(e)s et le public sont toujours présent(e)s.

    Vous trouverez comme d’habitude plein de produits biologiques et artisanaux venus de nos exposant(e)s proches ou locaux.

    Cette année nous vous avons concocté des animations qui méritent le détour, mais psssttt… je n’en dirai pas plus. Venez découvrir cette nouvelle mouture et préparez vous pour participer au concours de chapeaux végétaux

    On vous attend nombreu(x)ses. À DIMANCHE 13 septembre

    Programme 17èmé Foire Bio de Meyssac
  • L’association Airelle racontée par son créateur Luc Duquenne

    L’association Airelle racontée par son créateur Luc Duquenne

    Airelle : 40 ans d’accompagnement des personnes et des initiatives

    Fondateur et aujourd’hui trésorier de l’association Airelle, Luc Duquenne revient dans cette interview sur quarante années d’engagement en faveur des personnes qui entreprennent, des associations et du développement des territoires ruraux. Une histoire profondément humaine, dans laquelle la création d’entreprise n’est jamais considérée comme une fin en soi.

    Airelle, association partenaire de Citoyliens, accompagne depuis 1985 les femmes et les hommes qui souhaitent créer, reprendre ou développer une activité. Implantée à Saint-Germain-les-Vergnes et présente dans différents points d’accueil corréziens, elle intervient au plus près des personnes et des territoires.

    Dans cet entretien, son fondateur Luc Duquenne raconte comment une initiative bénévole, née de quelques rencontres en Dordogne, est progressivement devenue un acteur reconnu de l’accompagnement à l’entrepreneuriat, de l’insertion et de l’économie sociale et solidaire.

    Aux origines d’Airelle : ne pas laisser les créateurs seuls

    À la fin des années 1970, Luc Duquenne quitte la région parisienne et s’installe en Dordogne. Il travaille alors comme conseiller en gestion d’entreprise.

    Il rencontre rapidement des personnes au chômage qui ont tenté de créer leur propre activité, mais qui se retrouvent seules face aux questions administratives, économiques et humaines que cette démarche soulève.

    Avec quelques amis, il décide d’organiser de premières permanences bénévoles afin de les aider à comprendre le fonctionnement d’une entreprise et à structurer leur projet.

    Ce qui ne devait être qu’une aide ponctuelle révèle rapidement un besoin beaucoup plus important. Une association est créée, une première salariée est recrutée, puis l’équipe s’agrandit.

    Airelle est née.

    L’initiative essaime ensuite vers la Charente, la Corrèze et le Limousin. À son apogée, l’ensemble des structures issues de cette dynamique comptera jusqu’à 45 salariés.

    « Nous accompagnons des personnes, pas seulement des projets »

    Cette phrase résume probablement le mieux la conception défendue par Luc Duquenne.

    Derrière une création d’activité se trouve toujours une personne, mais aussi parfois un couple, une famille, un parcours professionnel interrompu ou un projet complet de changement de vie.

    Pour Airelle, la création d’entreprise ne doit donc pas devenir une obligation ni un indicateur de réussite imposé à chaque personne accompagnée.

    Une personne peut renoncer à créer son entreprise tout en ayant progressé grâce à l’accompagnement. Elle peut retrouver un emploi, entrer en formation, réorienter son projet ou simplement acquérir une meilleure connaissance de ses compétences.

    Le résultat ne se mesure pas uniquement au nombre d’entreprises immatriculées.

    L’accompagnement permet également de reprendre confiance, de mieux se présenter, de rencontrer d’autres personnes et de retrouver une capacité à agir.

    Entreprendre et s’installer en milieu rural

    L’histoire d’Airelle est étroitement liée aux politiques d’accueil développées autrefois par la Région Limousin.

    Des personnes venant notamment de la région parisienne ou du nord de la France souhaitaient s’installer dans un territoire rural, attirées par un immobilier plus accessible et par une autre qualité de vie.

    Mais acheter une maison à la campagne ne suffisait pas à construire un projet de vie durable.

    Les nouveaux habitants devaient découvrir le territoire, comprendre son fonctionnement, développer une activité et créer des relations locales. Certains découvraient également que la vie rurale en hiver était très différente de celle qu’ils avaient imaginée pendant l’été.

    L’accompagnement devait donc prendre en compte à la fois le projet professionnel, l’installation personnelle et l’intégration dans le territoire.

    Cette approche demeure au cœur de l’identité d’Airelle : favoriser des activités capables de durer, mais aussi permettre aux personnes de trouver leur place dans leur nouvel environnement.

    Les associations, moteurs indispensables des territoires

    L’entretien dépasse largement la seule question de la création d’entreprise.

    Luc Duquenne rappelle que les associations constituent l’un des principaux moteurs de la vie locale :

    « Sans les associations, il ne se passe rien. »

    Alors que les entreprises commerciales et artisanales disposent de leurs chambres consulaires, les associations ont longtemps manqué d’un lieu équivalent vers lequel se tourner pour être accueillies, conseillées et accompagnées.

    Airelle a ainsi joué, de manière informelle, le rôle d’une « chambre des associations » et de l’économie sociale.

    Ce travail s’inscrit aujourd’hui dans le champ reconnu de l’économie sociale et solidaire. Airelle porte notamment en Corrèze l’incubateur Rhizome, destiné aux projets d’utilité sociale ou d’intérêt collectif.

    L’association est également labellisée Guid’Asso pour l’accompagnement spécialisé dans la construction de projets associatifs et relevant de l’ESS.

    Un territoire existe aussi par les rencontres

    Le développement local ne repose pas seulement sur des entreprises, des dispositifs ou des financements. Il dépend aussi de la capacité des habitants à se rencontrer, à échanger et à construire des projets ensemble.

    Luc Duquenne évoque le temps où les bals des villages permettaient aux habitants de se retrouver. Avec l’évolution des modes de vie, ces occasions se sont progressivement raréfiées.

    Or, parmi les premières attentes exprimées par les personnes accueillies par Airelle figurent le besoin d’être écoutées et l’envie de rencontrer d’autres personnes.

    C’est notamment de ce constat qu’est né Le Chaudron, la communauté des entrepreneurs et entrepreneuses proches d’Airelle. Il propose des temps de rencontre, de coopération et de partage d’expériences dans un esprit de solidarité et de bienveillance.

    Une ancienne ferme pour accueillir les initiatives

    Le choix d’installer Airelle dans une ancienne ferme à Saint-Germain-les-Vergnes n’est pas anodin.

    Pour Luc Duquenne, une association qui affirme travailler sur l’entrepreneuriat rural doit elle-même être présente dans le territoire rural.

    Le lieu offre un environnement calme et accessible, entouré de champs, où les personnes peuvent se garer, respirer et prendre le temps d’échanger.

    Cette implantation traduit une volonté ancienne d’Airelle. En Dordogne, l’association avait notamment occupé l’école d’un village d’environ 500 habitants. L’objectif a toujours été de rester proche des personnes et de ne pas concentrer tous les services dans les grandes villes.

    Les membres de l’équipe continuent également de se déplacer dans l’ensemble du département afin d’aller vers les porteurs de projets.

    Le projet d’une grange consacrée aux échanges et aux coopérations

    Airelle porte désormais un important projet autour de la restauration d’une grange située sur son site de Saint-Germain-les-Vergnes.

    L’objectif est à la fois de préserver un élément du patrimoine rural et de créer un lieu destiné aux rencontres, aux formations et aux projets collectifs.

    La grange pourrait accueillir :

    – des salles de réunion et de formation ;
    – des bureaux partagés ;
    – des ateliers partagés ;
    – des rencontres entre entrepreneurs, associations et habitants ;
    – des activités autour du four à pain existant ;
    – éventuellement un espace de présentation ou de vente de produits locaux.

    Airelle a déjà pu acquérir l’ensemble immobilier, mais doit maintenant réunir les financements nécessaires à la restauration et à l’aménagement de la grange.

    Au-delà du bâtiment, ce projet prolonge la vision défendue depuis les origines de l’association : offrir aux personnes un lieu pour être accueillies, écoutées et mises en relation.

    Quarante ans d’utilité territoriale en quête de reconnaissance

    Après quatre décennies d’activité, Airelle demeure confrontée à la fragilité des financements associatifs.

    L’association s’appuie sur plusieurs partenaires : Région, État, collectivités territoriales, services publics et communautés de communes. Cette diversité limite la dépendance envers un financeur unique.

    Pour Luc Duquenne, chaque participation, même modeste, représente aussi une reconnaissance de l’utilité de l’association.

    Mais la reconnaissance financière ne suffit pas. Airelle souhaite également être davantage associée aux réunions, aux réflexions et aux décisions institutionnelles qui concernent les sujets sur lesquels elle travaille quotidiennement.

    Les chambres consulaires sont naturellement invitées dans de nombreuses instances. Les associations spécialisées dans l’accompagnement, l’économie sociale et solidaire ou le développement rural le sont moins systématiquement.

    Pourtant, comme le souligne son fondateur, si Airelle est toujours présente après 40 ans, c’est qu’elle répond durablement à une réalité du territoire.

    Airelle, association partenaire de Citoyliens

    Airelle est une association partenaire de Citoyliens et utilise la plateforme associative pour relayer ses initiatives, ses rencontres, ses ateliers et ses actions en faveur des personnes qui entreprennent.

    Ce partenariat contribue à faire circuler localement une information utile, sans publicité, sans algorithme de captation et sans obligation de créer un compte pour la consulter.

    À travers le témoignage de Luc Duquenne se dessine une conception profondément humaine de l’entrepreneuriat : entreprendre ne consiste pas uniquement à créer une structure économique. C’est aussi trouver sa place, acquérir de l’autonomie, rejoindre un territoire et rencontrer les personnes avec lesquelles il devient possible d’agir.

    En savoir plus

    Site de l’association Airelle :
    https://airelle.org

    Retrouver les publications d’Airelle sur Citoyliens

    Adresse :
    155 route de Lagraulière
    19330 Saint-Germain-les-Vergnes

    Téléphone : 05 55 29 00 50
    Courriel : airelle@airelle.org

  • Brive Solidarité Famille Shtika suite entretien préfecture

    Brive Solidarité Famille Shtika suite entretien préfecture

    Suite à l’appel à manifester lancé par Brive Solidarité, ce sont 250 personnes qui étaient réunis devant la préfecture à Tulle hier.

    Corrèze Solidarité famille Shitka manifestation

    Communiqué de Brive Solidarité suite à la mobilisation pour la famille Shtika

    Le préfet a choisi de ne pas nous recevoir et son directeur de cabinet nous a opposé sans cesse le droit. Nous on sait que le droit des étrangers a sans cesse régressé en France et que l’administration fabrique en masse des sans-papiers.

    La famille Shtika est en danger en rentrant dans son pays.
    La famille Shtika est jeune et a 2 enfants qui vont à l’école.

    La famille Shtika, comme les 3 autres familles que le collectif Corrèze Solidarité accompagne, représente une force de travail dans 1 Corrèze vieillissante et en déclin démographique, où les patrons, les artisans, ne trouvent pas à recruter.

    Les enfants de ces familles sont nés ici ou ont grandis ici. Les arracher à leur école, leurs ami-es, leur quartier pour les envoyer dans un pays que leurs parents ont fui, c’est s’asseoir sur la notion d’humanité.

    Mais l’Etat refuse de prendre ces éléments en considération. C’est terrible !

    La mobilisation pour la famille Sithka continue.

    RV demain vendredi à 10h dans le local des syndicats du bâtiment des association dit “Turgot” à Tulle pour celles et ceux qui se sentent concerné-es et qui peuvent être là.

    Un article explicatif de la situation de la famille

    Article original (cliquez)

    À Tulle, la population se mobilise contre l’expulsion inhumaine d’une famille vers l’Albanie.

    C’est par un courrier remis lors d’une convocation au commissariat, la semaine dernière, que la famille Shtika – Xhuliana et Mario, les parents, et leurs enfants de 4 et 9 ans, Elia et Michael – a appris que quatre places d’avion avaient été réservées pour ce mercredi 19 août, afin de les expulser vers l’Albanie.

    Pourtant, la famille Shtika participe à la vie de Tulle depuis plusieurs années et s’investit dans plusieurs associations locales. Xhuliana et Mario, qui disposent de plusieurs formations, n’attendent qu’une autorisation de travail pour pouvoir s’intégrer davantage. Ils s’efforcent également d’assurer la meilleure éducation possible à leurs enfants, en les faisant participer à de nombreuses activités culturelles et sportives. Mickael et Elia, qui sont nés en France, ont quant à eux parfaitement trouvé leur place et sont appréciés de leurs camarades.

    La famille est en danger en cas de retour en Albanie et risquerait d’y être arrêté pour des raisons politiques et familiales, notamment après que Mario, le père, a créé un syndicat de travailleurs. Il a été agressé et menacé à plusieurs reprises pour cette raison. Pourtant, après plusieurs assignations à résidence et une OQTF, la famille est sommée, par une décision brutale de la préfecture, de repartir en Albanie, au mépris des risques qu’elle encourt et sans tenir compte de son histoire ni de la situation du pays.

    Cette situation est symptomatique du durcissement de la politique migratoire française, obsédée par les expulsions, au mépris d’un héritage historique de défense des droits et des libertés et de toute logique humaniste. Selon La Cimade, plusieurs personnes expulsées se retrouvent en danger dans leur pays d’origine, parfois menacées de mort ou de torture. Cette politique cynique font d’elles les victimes d’une politique du chiffre dictée par le gouvernement français.

    L’Albanie en est un exemple concret puisque la France a mis en place un système d’expulsions particulièrement systématique vis-à-vis de ses ressortissants. L’Albanie, qui a pour objectif d’intégrer l’Union européenne, a assuré une pleine collaboration à ces expulsions. Les Albanais représentent, selon La Cimade, « une manne pour l’État français, un moyen de faire du chiffre à moindre coût », au mépris, donc, de toute logique et des principes que devrait respecter un État de droit.

    Xhuliana a décidé de ne pas se laisser faire et d’interpeller le député de la Corrèze afin de faire pression sur la préfecture. La famille peut également compter sur une mobilisation spontanée et combative de la population corrézienne, notamment du collectif Corrèze Solidarités, créé l’année dernière pour défendre les exilés et soutenu par les partis de gauche, mais aussi par des citoyens de tous horizons : voisins, amis ou connaissances de la famille, ou tout simplement des personnes indignées par cette décision qu’elles jugent inhumaine.

    Ils se donnent rendez-vous ce mercredi 19 août, jour prévu de l’expulsion, devant la préfecture, à partir de 16h30.

    Comme quoi, la fable selon laquelle les surenchères migratoires et sécuritaires qui ont conduit à cette politique trouveraient leur légitimité dans une prétendue demande populaire est contredite par cette mobilisation, qui se veut large et déterminée pour s’y opposer.

    Soyons nombreux.

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