Créée en 2020, cette association rassemble des professionnels du soin issus de différents horizons autour de la réflexion collective, de l’analyse des pratiques et du partage d’expériences. Elle propose un espace permettant de prendre du recul sur les situations rencontrées dans l’exercice professionnel, de croiser les regards et de favoriser l’enrichissement personnel et professionnel.
Citoyliens souhaite la bienvenue au GRP et invite à découvrir plus largement son histoire, ses objectifs et son fonctionnement sur sa page de présentation :
Les éco-délégués du collège Léon-Dautrement de Meyssac lancent un appel au soutien pour restaurer la zone humide des Cils, un espace naturel remarquable, riche en biodiversité.
Ce projet pédagogique et environnemental vise à préserver la biodiversité locale, à améliorer la qualité de l’eau et à sensibiliser les jeunes à la protection des milieux naturels. Il ne s’agit pas seulement d’une action ponctuelle : la restauration de cette zone humide donnera lieu à un suivi sur plusieurs années, permettant aux élèves d’observer l’évolution du milieu, de mesurer les effets des aménagements réalisés et de mieux comprendre, dans la durée, le rôle essentiel des zones humides.
Pour mener à bien cette restauration, les élèves et l’équipe éducative souhaitent financer différents travaux et actions : entretien de la végétation, plantations, aménagements écologiques, mais aussi temps de formation et d’accompagnement autour des enjeux liés à l’eau, aux sols, aux espèces vivantes et aux équilibres naturels.
Une collecte de dons est donc lancée sur La Trousse à projets, la plateforme de financement participatif dédiée aux projets pédagogiques et éducatifs. Elle s’adresse aux entreprises, associations, mairies, collectivités, partenaires locaux et habitants sensibles à la préservation du patrimoine naturel.
La collecte se déroule du 12 au 28 juin 2026.
Chaque don compte. Ensemble, soutenons l’engagement des jeunes et agissons pour préserver les milieux naturels de notre territoire.
Pour découvrir le projet, faire un don et suivre son avancement :
” Autour du Sauvage ” est une petite association, du côté de St-Paul qui a choisi de mettre en valeur, pas après pas, un secteur géographique restreint.
les chemins Autour du Sauvage
L’idée est de faire du lien entre vivants, les humains et les autres qu’humain, grâce aux foultitudes d’opportunités du lieu.
Avant ” Autour du Sauvage “, on savait bien qu’il existait quelque part dans ce cul de sac inatteignable par la machinerie agricole, les vestiges de lieux de vie, de vergers, que la vieille fontaine coulait encore d’un filet d’eau aux prises avec la végétation et l’oubli, que le chemin empierré barré d’arbres tombés, affleurant là où la pluie le lessivait, menait jusqu’au Sauvage. On savait les vieilles serbes inutilisées quelque part en deçà du chemin.
” Autour du Sauvage ” s’est épris de ce centre du monde, comme le sont tous les lieux qui nous sont chers, et a tricoté des liens avec toutes les bonnes volontés alentour pour redonner le goût de conter l’avant ou de confier les souvenirs, et de se retrousser les manches pour carrément lui redonner vie.
La balade joliment panneautée par Elléiah une des artistes de l’association, se parcourt en 35’ ou plus si on est d’humeur à baguenauder. Car la quiétude du coin pousse à prendre son temps. Après l’aperçu sur les forêts pentues et feuillues, se déploie des prés où les vaches sont laissées à buller en famille, parce qu’en Corrèze on leur en laisse encore le temps. Sous les noisetiers et les châtaigniers, les hêtres et les charmes, Mesdames et leurs petits ruminent à l’ombre, sous l’œil attentif de gros pépère qui surveille alentour.
On sera passé sous l’arche de bois mort édifiée en ce lieu effacé des mémoires, pour lui redonner son nom, peint en lettres colorées sur le bois emprisonné dans le muret restauré.
Dans un arbre en hauteur, très haut, est installé un nichoir pour les rapaces nocturnes. Y étaient attendues les effraies, c’est un couple de hulotte qui l’a intégré, et deux chouettons sont nés ce printemps ! Les chouettes sont en difficulté parce qu’on leur défend l’entrée de nos granges, et qu’on abat les vieux arbres qui leur permettaient de nicher, pire on empoisonne leurs proies… Alors ” Autour du Sauvage ” s’est senti concernée et a pris le problème à bras le corps, comme à chaque fois.
Il y a aussi Éden et Mira qui bossent.
Elles entretiennent de leur savoir ancestral d’ânesses, les prés reconquis de broussailles et les abords des habitations dudit Sauvage, autour duquel sillonne le sentier.
Dans la grange a été installé un second nichoir.
Les hulottes sont tellement en mal de logement, que contre leurs normes territoriales, un autre couple est venu s’y établir. Hop 2 chouettons de plus ! “Autour du Sauvage “ met en avant les possibilités de partage des biotopes entre humains et autres qu’humains par le biais de conférence sur la chouette effraie, comment favoriser leur accueil et pourquoi elles rendent tant de service à notre espèce et à ses activités.
À l’issue d’une de ces conférences, la mairie de Saint-Paul a décidé d’installer un nichoir dans le clocher de son église. Pour le moment la caméra automatique dévoile les visites d’effraies… À suivre !
Retour au lieu dit ” Le Sauvage “,
dans son ombre fraîche ou glougloute l’eau amenée depuis une serbe en contre bas, par un hydraulique et capricieux bélier. Les grands arbres tenus en respect par les humains, entourent et ombragent les bâtis d’un temps d’avant. Il s’agit aussi de les restaurer, de laisser son chaume au toit de la grange, d’en changer les portions décaties, de retaper sans ostentation, de se faire discret et efficace.
C’est un bon pitch pour cette association : discrète et efficace.
Si vous avez envie de filer un coup de main, de venir voir en curieux, de vous régaler les yeux des dessins d’Elleiah, venez ! Vous êtes les bienvenus.
Suite de la mobilisation du 25 mai 2026 contre le projet Biosyl-Guéret-Creuse
Bonjour tout le monde,
Malgré la forte chaleur et le fait que la mobilisation se soit déroulé un jour férié, nous étions encore nombreux et nombreuses à nous élancer pour un convoi vélos et voitures festif.
Dans divers quartiers riverains de la ville de Guéret et de son agglomération, dans le centre de Guéret comme devant la préfecture, le convoi a dénoncé le chantier d’usine à pellets Biosyl par de la musique, des slogans, des discussions et du tractage, pour que nul ne puisse ignorer le projet, les nuisances qu’il va engendrer pour les habitant.es de la communauté d’agglomération et l’impact qu’il aura sur le massif forestier des 7 départements concernés par le prélèvement en bois de l’usine.
Arrivé devant le site, le convoi s’est arrêté pour que les manifestant-es plantent des chênes sur les talus et jettent symboliquement des crapauds en origami sur le site. Il s’est clôturé par un pique-nique partagé, accompagné de prise de parole et de chants.
Nous ne lâcherons rien, ne laisserons pas le béton s’installer et encore moins l’usine Biosyl qui a pour projet de détruire le massif forestier de 7 départements, sans parler des nuisances pour les riverains et des risques d’incendie.
Nous demandons à Mr Legueult Jean-Philippe, Préfet de la Creuse, de remplir sa mission en suspendant les travaux sur le site Biosyl, tant que les recours juridiques, ne seront pas purgés.
Nous tenons à rappeler que :
– La communauté d’agglomération du grand Guéret a vendu les terrains à l’entreprise Biosyl alors que des clauses suspensives avaient été voté afin que la vente n’ait lieu uniquement quand les recours juridiques seraient purgés. Ils sont toujours en cours !
– La justice a besoin de temps pour faire son travail et ne doit pas être mise au pied du mur, au moment du jugement avec des travaux qui seraient déjà terminés.
– Les travaux ont débuté malgré la présence d’espèces protégées sur le site et la deuxième phase des travaux s’est déroulé en pleine période de nidification et de reproduction d’espèces alors que Biosyl s’était engagé auprès de la justice à ne reprendre les travaux qu’en Août. Une enquête est d’ailleurs toujours en cours suite à la plainte pour suspscion de destruction d’espèces protégées, déposée par 5 associations.
– Malgré la forte mobilisation citoyenne, depuis plusieurs années, aucune enquête publique, ni étude d’impact n’ont été réalisé.
Nous avons besoin de vous !!Vous pouvez toutes et tous agir !
> en envoyant un mail à la préfecture de la Creuse, pour demander à Mr Legueult Jean-Philippe, préfet de la Creuse, de suspendre les travaux tant que les recours juridiques ne seront pas purgés. Vous pouvez vous baser sur les arguments cités, ci-dessus: prefecture@creuse.gouv.fr
> Faites tourner l’info sur les réseaux et autour de vous.
Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à ce convoi et à toutes et tous pour votre soutien !
Monsieur le Préfet de la Corrèze, Madame et Monsieur les Députés de la Corrèze, Messieurs les Sénateurs de la Corrèze,
Le projet de loi d’actualisation de la LPM 2024-2030 a été adopté le mardi 19 mai par l’Assemblée nationale. Le texte doit être examiné au Sénat début juin. S’il parvenait à être voté par le Parlement, la LPM initiale à 413,3 milliards d’euros, montant jamais égalé, augmenterait encore de 36 milliards d’euros et installerait un régime d’exception au gouvernement qui agirait, par décret, de manière profonde et injuste sur les droits des travailleurs, et au-delà sur l’ensemble de nos concitoyens, sans passer par le débat parlementaire. Cette perspective d’« état d’alerte de sécurité nationale » nous est insupportable. Il est, au contraire, urgent de garantir une transparence totale sur ces sujets sensibles.
Depuis la déclaration d’économie de guerre prononcée par le Président Macron, tout s’organise dans notre pays pour se mettre en capacité de produire plus d’armements. Augmenter les cadences de production, forcément au détriment de la qualité et des conditions de travail, pour fabriquer des munitions destinées à l’export ne peut que nous alerter. Le régime d’exception permettrait de déroger, non seulement à la séparation des pouvoirs, mais aussi aux règles sur le temps de travail, sur la sécurité au travail, sur l’environnement, …
La défense de notre pays, détenteur de l’arme de dissuasion nucléaire, ne nécessite pas d’acheter aux industriels plus d’armements. En revanche, les besoins sont bien réels et immédiats dans l’ensemble de nos services publics comme, entre autres :
à l’hôpital public où la mobilisation actuelle au CH d’Ussel en est une preuve flagrante,
dans l’éducation nationale qui voit arriver une certaine militarisation de la jeunesse avec, à titre d’exemple, la multiplication des « classes défense » dans les collèges de notre département mais aussi avec le service militaire volontaire et, plus récemment, les journées portes ouvertes en régiment d’infanterie.
Pour nos organisations, il est inacceptable qu’un tel projet de loi d’« état d’urgence » puisse voir le jour en réduisant les droits sociaux, environnementaux et en privant, de fait, de moyens importants pour la population. Les droits des travailleurs pour qui seuls comptent le pain, la paix et la liberté, ne sont pas une variable à sacrifier sur l’autel de l’économie de guerre.
Nous demandons au représentant de l’État que ce projet de loi soit immédiatement retiré par le gouvernement et aux parlementaires de notre département que ce projet de loi ne soit pas adopté.
Photovoltaïque au sol : comment la Corrèze et le Lot organisent la résistance
Dans un entretien croisé que nous publions aujourd’hui, Philippe Revel (Confédération Paysanne, Agrivolt19) et Caroline Erhardt (Stop Agrivoltaïque Cressensac, RRAL) racontent la montée en puissance d’un réseau interdépartemental face à la multiplication des projets de centrales photovoltaïques sur sols vivants.
Cressensac-Sarrazac et Noailles ne sont séparés que par une frontière départementale. C’est cette proximité géographique, et la ressemblance des projets qu’ils combattaient chacun de leur côté, qui a poussé Caroline Erhardt (Lot) et Philippe Revel (Corrèze) à croiser leurs forces. Aujourd’hui, cette synergie de voisinage s’est structurée en réseau : Agrivolt19 en Corrèze, le RRAL (Réseau des Résistances Alternatives Lotoises) dans le Lot, avec des liens actifs vers le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne et le Gers — et, au niveau national, la Coordination Photorévoltée.
En Corrèze, un moment charnière
Philippe Revel ne cache pas que le département entre dans une phase critique. Longtemps relativement épargnée, la Corrèze voit les dossiers se multiplier dans les CDPNAF (commissions départementales de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers). Le collectif Agrivolt 19 peut déjà compter des résultats : le projet de Noailles a été abandonné, celui de Viam est retardé. Mais d’autres arrivent, et pas des moindres. À Darnet, près d’Egletons, un projet antérieur à la loi APER revient par la voie contentieuse après une décision forcée du tribunal administratif. À Eygurande, 133 hectares sont dans la balance. Sur le plateau de Millevaches et les territoires gérés par le PNR, une cinquantaine de projets seraient dans les tuyaux.
« Les énergéticiens détestent que ça fasse du bruit », rapporte Philippe Revel de ses échanges avec des acteurs de l’administration. Là où la résistance s’organise et se rend visible, les développeurs finissent souvent par se retirer. Encore faut-il que cette résistance existe : « Si un territoire a un problème, il doit créer son collectif. Moi j’apporte ce que je sais, mais il est hors de question qu’on se substitue aux gens. »
Un argument juridique que même les préfectures ignoraient
L’un des points forts de l’entretien concerne un angle juridique peu connu : la loi interdit aujourd’hui de conclure un bail rural sous des panneaux photovoltaïques. Une proposition de loi déposée en février 2025 pour modifier cette situation n’a jamais été discutée à l’Assemblée nationale. Pour un agriculteur, la conséquence est directe : accepter des panneaux, c’est perdre la protection du statut du fermage. Philippe Revel raconte avoir dû l’apprendre lui-même aux services préfectoraux de Corrèze, qui l’ignoraient.
141 projets dans le Lot, et la question de l’usure
Côté lotois, Caroline Erhardt décrit un département où 141 projets sont actuellement recensés — en instruction, autorisés, en fonctionnement ou en étude. Le cas emblématique est celui de Moncuq : 66 hectares, un premier préfet avait refusé le permis de construire, le suivant l’a accordé. Les développeurs reviennent à la charge, adossés à des équipes juridiques que les collectifs citoyens, financés par des cagnottes, peinent à égaler. Mais les failles existent dans les dossiers, et les enquêtes publiques restent un levier. Récemment dans le Gers, un projet a été définitivement refusé par le Conseil d’État après avoir été autorisé en appel.
Les deux interviewés rappellent que cette lutte dépasse la question locale. Derrière l’agrivoltaïsme, ce sont un modèle agricole productiviste, la souveraineté alimentaire et l’avenir de l’agriculture paysanne qui se jouent. Quand le revenu photovoltaïque est cinquante fois supérieur au revenu agricole, l’incitation à cesser de produire devient structurelle.
➡️ Entretien vidéo avec Caroline Erhardt et Philippe Revel
12 au 14 juin à Cajarc dans le Lot : festival du Printemps Photorévolté
Les 12, 13 et 14 juin, le premier festival national Photorévolté se tiendra à Cajarc (Lot). Philippe Revel y interviendra dans le débat citoyen « Énergie : la démocratie en question ».
Écrire à la main transforme le cerveau — taper, non.
La neuroscientifique norvégienne Audrey van der Meer (NTNU, Trondheim) a publié en 2024 dans Frontiers in Psychology une étude décisive : « Handwriting but not typewriting leads to widespread brain connectivity » (frontiersin.org).
Protocole : 36 étudiants, bonnet EEG à 256 capteurs. Ils devaient soit écrire un mot au stylet, soit le taper au clavier, pendant 5 secondes.
Résultats : l’écriture manuscrite active simultanément mémoire, intégration sensorielle et encodage — tout le cortex se synchronise. La frappe, elle, éteint presque tout : même mot, même cerveau, deux événements neurologiques radicalement différents.
Pourquoi ? Chaque lettre manuscrite est un problème spatial unique (micro-mouvements, coordination œil-main). Taper répète le même geste mécanique, sans rien à intégrer. Van der Meer alerte : les enfants apprenant sur tablette peinent à distinguer des lettres comme b et d, faute d’expérience corporelle.
Confirmation antérieure : l’étude classique de Mueller & Oppenheimer (2014), « The Pen Is Mightier Than the Keyboard » (Psychological Science, brucehayes.org), sur 327 étudiants, montrait déjà que les notes manuscrites — plus courtes mais reformulées — produisent une compréhension bien supérieure aux notes tapées quasi verbatim.
En résumé : taper capture plus de mots mais court-circuite le traitement cognitif. L’écriture manuscrite force le cerveau à choisir, synthétiser, encoder. La route lente reste la plus efficace pour apprendre.
Ancien forestier devenu lanceur d’alerte, Jean-Claude Nouard publie « Manifeste pour la forêt », aux Éditions La Plage. Entre analyse technique et cri du cœur, il dénonce la transformation du massif forestier.
Pendant des années le Périgordin Jean-Claude Nouard a arpenté les sentiers forestiers, observant la transformation des pratiques. Avec « Manifeste pour la forêt », il entend dénoncer ce qu’il estime être des dérives de cette gestion.
« Malforestation et surexploitation »
Pour lui, les forêts ne sont plus traitées comme des écosystèmes vivants, mais comme de simples gisements de ressources. Si bien que la biodiversité recule au profit de la productivité. Jean-Claude Nouard propose donc un changement de paradigme à travers son ouvrage.
Cet engagement n’est pas nouveau et s’est déjà concrétisé à travers la co-fondation de l’association SOS forêt Dordogne, qui lutte contre ce que Nouard nomme la « malforestation et la surexploitation des peuplements de feuillus. »
« Manifeste pour la forêt » de Jean-Claude Nouard, préfacé par les microbiologistes Lydia et Claude Bourguignon, postface du militant Thomas Brail. Éditions La Plage – 248 pages – 14,95 €.