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  • Prolongation de dates d’entretien de haies par syndicats agri = réponse LPO

    Prolongation de dates d’entretien de haies par syndicats agri = réponse LPO

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    À Aixe-Sur-Vienne, le 19 février 2026

    Objet : La LPO Limousin déplore que les demandes de prolongation des dates d’entretien des haies deviennent l’usage !

    Dans la Politique Agricole Commune (PAC), au titre de la conditionnalité des aides (BCAE 8), les agriculteurs bénéficiaires des aides européennes, c’est -à-dire presque l’ensemble d’entre eux, ont l’interdiction de tailler les haies et les arbres du 16 mars au 15 août sous peine de pénalités financières. Cette interdiction vise simplement à préserver les espèces sauvages , notamment les oiseaux durant leur période de nidification, comme rappelé dans le dernier alinéa de l’ Article D. 614- 52 du Code rural et de la pêche maritime .

    Par ailleurs, la PAC ne prévoit pas de pénalisation financière en cas de non -entretien des haies, ces dernières pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres de large au pied. La LPO Limousin, se demande si une absence d’entretien pour une année est vraiment dommageable pour les exploitations agricoles. De plus, un système de demande de dérogations individuelles existe déjà, et permet de faire face aux situations localisées et aux cas particuliers qui justifieraient un report de date limite.

    En 2024, le territoire national avait été touché par de fortes intempéries durant tout l’hiver, ayant entrainé une impossibilité d’accès aux parcelles par les agriculteurs, notamment pour les travaux d’entretien des haies. A la suite de cela, une procédure de force majeure généralisée sur l’ensemble des territoires touchés avait alors permis aux agriculteurs d’effectuer les entretiens des ligneux jusqu’au 15 avril dans les parcelles concernées par les cartographies arrêtées par les DDT, sans demande de déro gation individuelle.

    Depuis, en 2025 et en 2026, des syndicats agricoles (FDSEA, JA et Coordination Rurale) demandent des dérogations collectives préfectorales pour repousser la date limite d’entretien des haies, justifiant cette demande par les hivers pluvieux. L’année dernière, en 2025, les demandes n’ont pas abouti favorablement, sauf en Creuse où les agriculteurs ont pu entretenir leurs haies jusqu’au 31 mars. Les raisons évoquées par les services de l’Etat pour justifier le refus étant que la pluviométrie sur la période concernée ne présentait pas un caractère exceptionnel sur l’ensemble du territoire. Les conditions exceptionnelles d’intempéries de 2024 ne peuvent pas motiver des demandes de reports généralisées chaque année.

    La LPO Limousin déplore que ces demandes de dérogations deviennent l’usage.

    Cette année, les FDSEA 19 et 23 demandent une dérogation d’un mois, soit jusqu’au 15 avril comme les années précédentes. En Haute -Vienne, la demande des syndicats (FDSEA 87 et Coordination rurale 87) s’étend jusqu’au 1er mai : une date limite demandée de plus en plus tardive d’année en année !

    Depuis le 15 août 2025, date de début d’autorisation d’entretien des haies, la pluviométrie n’a pas été excédentaire et exceptionnelle de manière continue en Limousin. Par exemple, les mois de septembre, décembre et janvier ont été dans les normales voire fortement déficitaires (source : Bulletins mensuels de Situation Hydrologique en Nouvelle -Aquitaine )

    Entretenir les haies après le 15 mars est absolument délétère pour beaucoup d’espèces animales. La période de reproduction commence à partir de fin février/début mars pour certaines, et mi-mars pour la majorité. Dans le cadre des dérogations obtenues les années précédentes, il était demandé aux agriculteurs de faire cet entretien en évitant la destr uction des nids d’espèces protégées, afin de respecter la loi (Article L.411 -1 du Code de l’Environnement). Dans la réalité des faits, il est impossible de faire du cas par cas dans le cadre d’un entretien majoritairement fait à l’épareuse. Eviter les nids de Chardonnerets élégants ou de Tariers pâtres, ou même différencier le nid d’une espèce protégée d’une qui ne l’est pas, parait inapplicable. De toutes façons, tous les petits oiseaux des haies sont protégés à cette période de l’année.

    Ainsi, la seule solution pour éviter la destruction de nids d’espèces protégées est d’appliquer la réglementation initiale de non-intervention à partir du 15 mars.

    Un rapport de la LPO France , publié le 18 février 2026 montre que les espèces d’oiseaux spécialistes des milieux agricoles sont celles qui déclinent le plus lourdement. Si les populations d’oiseaux, toutes espèces confondues, déclinent de 18%, les espèces des milieux agricoles voient leurs effectifs diminuer de 32% (tendances 2001 -2025). Les raisons évoquées sont notamment l’augmentation de 7% de l’utilisation de pesticides entre 2009 et 2023, la disparition de 70% des linéaires de haies depuis 1945 ou encore la perte de 50% des zones humides entre 1960 et 1990. La disparition des haies n’est pas seulement due à l’arrachage, c’est également du fait d’un entretien inadapté à la santé de l’arbre et de ses habitants.

    Une haie en bon état de fonctionnement écologique rempli de nombreuses fonctions agronomiques : effet brise -vent, rétention de l’eau, diminution de l’érosion des sols, lieu de vie pour nombre d’espèces auxiliaires de l’agriculture, etc. La haie, en bon état, participe à rendre les exploitations agricoles plus résilientes face aux aléas climatiques , notamment lors de périodes de fortes précipitations.

    C’est bien pour cela que cet hiver encore, et depuis plusieurs années, la LPO Limousin accompagne des agriculteurs volontaires à planter des haies !

    A la suite de la demande de report de la date limite de taille des haies faite par des syndicats agricoles (FDSEA et Coordination rurale) en Corrèze, Creuse et Haute -Vienne, la LPO Limousin s’engage de son côté à demander aux oiseaux, aux lièvres, aux lézards et à tous les animaux des haies de bien vouloir différer leurs projets de reproduction de quelques semaines afin de permettre la poursuite de la destruction du bocage jusqu’au 1e mai 2026.

    Contacts : limousin@lpo.fr

  • Ciné-débat Attac 46 – “Howard Zinn : Une histoire populaire américaine 2”

    Ciné-débat Attac 46 – “Howard Zinn : Une histoire populaire américaine 2”

    Vendredi 20 FEVRIER à 20h00 au Cinéma Le Paris à Souillac
    “Howard Zinn: Une histoire populaire américaine 2”
    Olivier Azam et Daniel Mermet

    Zinn redonne une place dans l’histoire aux Amérindien-ne-s, aux Noir-e-s, aux ouvrièr-e-s pris dans la grande fabrique du rêve américain. Son travail s’est opposé aux mythes fondateurs depuis Christophe Colomb et s’impose aujourd’hui comme un contre-feu à la guerre idéologique menée par Donald Trump, qui en a fait sa bête noire en histoire.
    La projection sera suivie d’un moment convivial.

    Plus d’infos : https://lot.site.attac.org/

  • Projection-Débat “Vies non renouvelables: nature ou misère” – En Espagne, la transition écologique au péril des territoires ruraux

    Projection-Débat “Vies non renouvelables: nature ou misère” – En Espagne, la transition écologique au péril des territoires ruraux

    Le vendredi 6 février 2026 à 20h à GIGNAC (Lot), première projection en France du film remarquable Vies non renouvelables: nature ou misère

    L’association Gignac Ensemble, le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac et le collectif citoyen Nespoulois vous invitent à cette projection exceptionnelle – entrée libre. Elle sera suivie d’un temps d’échange avec le public animé par des membres de la Coordination nationale photorévoltée, de la Confédération paysanne du Lot et des associations organisatrices.

    Ce long métrage, réalisé par Francisco José Vaquero en 2024, est devenu le film documentaire de référence dans le débat sur la transition énergétique et le monde rural. À travers des images saisissantes et des témoignages poignants, ce film est un appel à l’action. Bien plus qu’un simple documentaire, c’est un miroir qui nous interpelle tous.

    Il a déjà été projeté dans plus de 350 villes et villages en Espagne.

    Vies non renouvelables : nature ou misère nous plonge dans l’Espagne rurale où la transition vers les énergies renouvelables est présentée comme une réponse urgente à la crise climatique. Mais l’arrivée massive de parcs solaires et éoliens transforme les paysages, fragilise les économies locales et menace la survie de nombreux villages. Tourné à travers différents territoires ruraux, le film donne la parole aux habitants – agriculteurs, artisans, acteurs du tourisme, militants – qui racontent comment un modèle de transition énergétique imposé d’en haut bouleverse leur quotidien. Car l’absence de planification et la mauvaise gestion des autorités mettent en péril leur mode de vie et leur bien le plus précieux: l’environnement.

    Sans rejeter les énergies renouvelables, le film questionne la manière dont elles sont implantées, dénonce le mépris des administrations et des grandes entreprises pour le monde rural et pose une question simple : peut-on vraiment protéger la nature en la détruisant ?

    Un temps d’échange permettra aux spectateurs de partager ce que le film a fait vivre en eux et les réflexions qu’il a suscitées. Ce sera aussi l’occasion d’évoquer ce qui se passe sur nos territoires. Les intervenants dresseront un bref état des lieux de la situation d’accaparement des terres par les industriels de l’énergie dans le département du Lot et répondront aux interrogations du public. Des représentants d’associations et de collectifs viendront témoigner de leur lutte contre des projets éoliens et photovoltaïques dans leur village.

    LIEU: Salle des Fêtes, rue de la Pierre des Trois Évêques, 46600 GIGNAC

    ENTRÉE LIBRE

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  • Jeu des traces

    Merci d’avoir cliqué … rendez-vous ici …

  • Historique : Fin des corridas, des cages et des marchés d’animaux au Mexique

    Historique : Fin des corridas, des cages et des marchés d’animaux au Mexique.

    Le Mexique vient de marquer l’histoire : les animaux y sont désormais reconnus par la Constitution comme des « êtres sentants ». Ce n’est plus seulement un mot, c’est une loi. 

    Qu’est-ce que cela change ? Tout. Ils ne sont plus des « objets » ou des propriétés, mais des êtres capables de ressentir, d’éprouver de la douleur, de la joie et du bien-être. L’État a désormais l’obligation légale de les protéger et de sanctionner toute forme de maltraitance.

    Pour moi, c’est le signe que le « Nouveau Monde » dont nous parlons tant est déjà en train de s’ancrer. Reconnaître la sensibilité de ceux qui n’ont pas de voix, c’est guérir une part de notre propre humanité. 

    L’éducation au respect animal va entrer dans les écoles. On ne prépare plus seulement des citoyens, on éveille des cœurs souverains et conscients du vivant.

    Concrètement, cette loi interdit les corridas et les combats de coqs, les spectacles de cétacés(delphinariums), les marchés d’animaux vivants ainsi que la détention d’animaux en cage.

    Et vous, quel est votre lien avec le monde animal ? Ressentez-vous ce changement de fréquence ? 

    #BienEtreAnimal #NouveauParadigme #DroitDesAnimaux

  • Nos voeux en vidéo et sous le signe du castor …

    Nos voeux en vidéo et sous le signe du castor …

    Les vœux de Citoyliens en vidéo ✨

    Sous le signe du castor 🦫, soigneur de l’environnement, qui vient de réapparaître dans notre département.

    👉 Découvrez notre vidéo de vœux ici :

    Consultez l’article sur le retour du castor en Corrèze repéré par Hervé Covès ici

    Merci aux artistes Nicolas, Jérome, Sophie, Anne, Fred

    Citoyliens #TransitionÉcologique #Corrèze #Biodiversité