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  • L’héritage esthétique de la culture musulmane au cœur de la France

    L’héritage esthétique de la culture musulmane au cœur de la France

    CitoyLiens a eu le plaisir de capturer une nouvelle conférence passionnante de Georges André Bertrand, docteur en lettres, historien d’art, écrivain et photographe, distingué par l’UNESCO pour son travail sur le rapprochement des cultures. Cette conférence, organisée en partenariat avec Les Compagnons de la Mémoire Vivante et Mattéo Resco, s’est tenue le 14 juin 2025 et explore un pan méconnu de notre patrimoine : l’influence de l’art et de la culture musulmane dans l’art roman et gothique français.

    Une plongée dans l’histoire méconnue des échanges culturels

    Georges André Bertrand nous emmène dans un voyage à travers les siècles, révélant comment les échanges entre les mondes musulman et chrétien ont marqué durablement l’architecture, les motifs décoratifs et même les symboles religieux en France. Contrairement aux récits simplistes opposant ces deux civilisations, il met en lumière une histoire de contacts, d’emprunts et de métissages :

    • La présence arabo-berbère dans le sud de la France pendant plus de 200 ans.
    • Les traces architecturales (arcs outrepassés, motifs géométriques, écriture arabe) dans les églises romanes.
    • Les influences andalouses et orientales dans l’art des troubadours ou les techniques artisanales.

    Des exemples saisissants

    Parmi les révélations fascinantes :

    • Des lettres arabes ornant un Christ en croix dans une église de l’Allier.
    • Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres, dont les 113 crochets correspondent étrangement au nombre de sourates du Coran.
    • Les prothèses médiévales conçues à Cordoue, identiques à celles utilisées aujourd’hui dans les zones de conflit.

    Le lien pour la vidéo des questions-réponses du public est accessible dans le texte accompagnant la vidéo.

    Pourquoi regarder cette conférence ?

    Cette intervention éclaire d’un jour nouveau notre patrimoine, rappelant que les cultures se nourrissent toujours de dialogues, même dans des contextes de rivalités. Un antidote précieux aux idées reçues sur un “choc des civilisations”.

    🔍 À voir aussi sur CitoyLiens : la précédente conférence de Georges André Bertrand sur l’histoire de la bande de Gaza, disponible sur notre plateforme.

    🎥 Captation : Gwen (caméra) / Montage : Anne R.
    📅 Date : 14 juin 2025
    📍 Lieu : En partenariat avec Les Compagnons de la Mémoire Vivante et Mattéo Rezco.

    Rejoignez-nous pour explorer ces héritages cachés et partagez vos impressions en commentaire !

    #Patrimoine #Histoire #ArtRoman #DialogueDesCultures #UNESCO #CitoyLiens

  • Conférence d’Hervé Covès (fête de la biodiversité à Salon la Tour)

    Conférence d’Hervé Covès (fête de la biodiversité à Salon la Tour)

    Conférence de Hervé Covès : “La vie est belle – Leçons de résilience de la forêt de la Massane”

    Ingénieur agronome, moine franciscain et conférencier passionné, Hervé Covès nous invite à repenser notre rapport à la nature à travers l’exemple fascinant de la forêt de la Massane, un écosystème ancestral qui défie les prévisions pessimistes en s’adaptant au changement climatique. Une ode à la diversité, à la coopération et à l’humilité.


    Introduction : La beauté cachée de la forêt de la Massane

    Hervé Covès commence par une affirmation simple mais profonde : “La vie est belle”. Pour illustrer cette idée, il nous emmène dans la forêt de la Massane, située dans les Pyrénées-Orientales. Cette forêt, l’une des plus anciennes de France, est un sanctuaire de biodiversité où les arbres vieux de 300 à 700 ans côtoient un tiers de la flore française et des milliers d’espèces de champignons et d’insectes.

    Pourtant, à première vue, cette forêt semble mourante : bois mort, branches desséchées, canopée réduite. Mais cette apparence est trompeuse. Les chercheurs y ont découvert une adaptation spectaculaire aux canicules répétées depuis 2003 : les arbres réduisent leur taille, épaississent leurs feuilles, et développent des symbioses microbiennes complexes pour survivre.


    Les leçons de la Massane

    1. La diversité comme clé de la résilience
      • La forêt abrite 35 000 espèces de champignons, dont 12 000 rien que sur les racines d’un if vieux de 700 ans. Ces champignons ne se contentent pas de coexister : ils coopèrent. Plus leur diversité est grande, plus ils s’équilibrent, évitant la domination d’une seule espèce.
      • “Dans la nature, la guerre laisse toujours place à la diplomatie”, souligne Covès. Un exemple frappant : le Séneçon du Cap, une plante toxique pour les moutons, est régulée par un papillon local, sans intervention humaine.
    2. L’intelligence collective du vivant
      • Les arbres de la Massane communiquent et s’entraident via les réseaux fongiques (mycorhizes). Un châtaignier attaqué par un insecte développe des défenses immunitaires qui profitent à ses voisins.
      • “Un arbre n’est pas un individu, mais une colonie”, rappelle Covès, citant les travaux de Francis Hallé.
    3. L’humilité face à la nature
      • La forêt est sanctuarisée : les humains n’y pénètrent plus, laissant la nature réparer elle-même les déséquilibres. Résultat ? Une loutre visible en plein jour, des ronces devenues réservoirs d’eau, et une régulation naturelle des “ravageurs”.
      • “Nos critères de beauté – des arbres droits et nets – sont ceux de Colbert, qui voulait du bois pour les navires de guerre. La nature, elle, préfère les vieux arbres creux et tordues.”

    Et nous dans tout ça ?

    Hervé Covès propose une vision radicale pour nos jardins et nos sociétés :

    • Cultiver la diversité : Semer des graines adaptées au climat futur (oliviers, agrumes, mais aussi pommiers locaux).
    • Sanctuariser des zones sauvages (la “zone 5” en permaculture) pour observer et apprendre.
    • Privilégier le temps long : “La réalité l’emporte toujours sur l’idée. Changez le monde en plantant, pas en regardant des vidéos !”

    Conclusion : Un message d’espoir

    La forêt de la Massane montre que la vie trouve toujours un chemin, même là où les scientifiques prédisaient sa disparition. Pour Covès, cette leçon est universelle :

    “La Terre a connu des cataclysmes bien pires que le réchauffement climatique. À chaque fois, la vie a rebondi avec plus de diversité. Travaillons avec elle, pas contre elle.”

    En guise de final, il nous rappelle que “la vie est belle” – non pas comme une évidence, mais comme un choix : celui de semer, de coopérer, et de faire confiance à l’intelligence du vivant.


    Pour aller plus loin :

    • Les travaux de Francis Hallé sur l’intelligence des arbres.
    • Le concept de “forêt-jardin” (Martin Crawford, Damien Dekarz).
    • Le protocole de Nagoya sur la biodiversité.

    “Le monde de demain ne ressemblera pas à celui d’hier. Acceptons-le, et nous y trouverons une beauté inattendue.” – Hervé Covès.

  • Retour en vidéo sur la fête de la biodiversité

    Retour en vidéo sur la fête de la biodiversité

    Le samedi 24 mai, la petite commune de Salon-la-Tour (Corrèze) a accueilli la première édition de la Fête de la biodiversité, portée par l’association La Graine Indocile et son fondateur emblématique Damien Dekarz, figure bien connue du monde de la permaculture.

    Sur la place du village et dans la salle communale, curieux, passionnés et familles ont pu profiter d’un programme riche et accessible : stands associatifs, pépiniéristes engagés, maraîchers bio, mais aussi trois conférences majeures animées par des personnalités reconnues : Damien Dekarz, Hervé Covès, Andy Williams, ou encore Caroline Péres pour une balade naturaliste.

    La Graine Indocile, soutenue par un solide réseau de bénévoles, a su rassembler des acteurs du vivant dans une ambiance à la fois festive, pédagogique et conviviale.

    Nous vous proposons ici de (re)vivre un moment fort de cette journée avec la conférence de Damien Dekarz, diffusée par Ours Bleu production :

    Dans cette intervention, il explore la richesse de la biodiversité au jardin, avec son regard singulier et sa vision profondément enracinée dans l’autonomie, la résilience et la beauté du vivant.

  • La laïcité en 2025 : un principe républicain sous tension

    La laïcité en 2025 : un principe républicain sous tension

    En 2025, la laïcité continue d’occuper une place centrale dans le débat public français. C’est autour de ce principe que se cristallisent des tensions sociales, politiques et culturelles. Le sénateur des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias, en a récemment livré une lecture à la fois historique, critique et engagée, lors d’une conférence organisée par l’association Cap à Gauche lors de son 20ème anniversaire ce samedi 7 juin 2025 à la salle polyvalente d’Uzerche. Retour sur les fondements, les contradictions et les enjeux actuels d’un pilier de la République.


    La loi de 1905 : un acte fondateur toujours vivant

    La loi du 9 décembre 1905, qui consacre la séparation des Églises et de l’État, est souvent considérée comme l’un des grands textes fondateurs de la République moderne. Elle est l’œuvre de personnalités majeures comme Aristide Briand, Jean Jaurès et Georges Clemenceau. Ces trois figures politiques, bien que représentant des courants distincts (socialisme, radicalisme, libéralisme), partageaient un même idéal de progrès, de justice et d’émancipation. Leur combat s’inscrivait dans la dynamique des grandes lois républicaines précédentes : lois Ferry sur l’école gratuite, laïque et obligatoire, liberté de la presse (1881), liberté d’association (1901).

    La loi de 1905 n’est pas née ex nihilo. Elle fait suite à d’autres tentatives historiques de séparation, notamment sous la Révolution française (1794) et par la Commune de Paris (1871), cette dernière allant jusqu’à instaurer le droit de vote des femmes et une première forme de laïcité politique. Ces moments ont contribué à forger un idéal républicain de neutralité de l’État face aux cultes, avec pour but d’assurer à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire.

    Jaurès orateur

    Laïcité et humanisme : le débat fondateur entre Jaurès et Guesde

    Le débat entre Jean Jaurès et Jules Guesde sur la priorité entre laïcité et lutte des classes est emblématique des tensions internes au camp progressiste. Guesde défendait une primauté du combat économique et social, tandis que Jaurès soutenait que l’émancipation des consciences – par l’éducation, la culture, et la laïcité – devait précéder tout projet socialiste. Pour Jaurès, il ne pouvait y avoir de République véritable sans humanisme, et donc sans laïcité.

    Cette position reste d’une étonnante actualité à l’heure où certaines forces politiques tentent de redéfinir la laïcité à des fins identitaires.


    Une application inégale et des tensions persistantes

    La loi de 1905 ne s’applique pas partout de manière uniforme. Dans les territoires d’outre-mer, notamment, l’État continue de salarier les ministres des cultes, un héritage colonial qui trahit une vision utilitaire de la religion comme instrument de domination – comme le soulignait déjà Napoléon Bonaparte. Ce dernier, opportuniste, se serait successivement converti au catholicisme, à l’islam, puis au catholicisme ultramontain pour légitimer ses conquêtes impériales, illustrant bien l’usage politique de la religion.

    Autre inégalité marquante : la situation des cultes face à la loi de 1905. Si les protestants et les juifs s’y sont rapidement adaptés, les catholiques, eux, ont longtemps résisté. Ce refus initial a donné lieu à la création d’associations diocésaines, en 1924, qui permettent aux évêques de continuer à administrer les biens ecclésiastiques, en contradiction avec l’esprit de la loi. Ce traitement différencié a créé une forme d’inégalité entre religions dans la pratique.

    ( voir la vidéo : https://youtu.be/vADqGBIzCCY?si=nU00LvA70-bBYdmZ )


    École publique vs école privée : une guerre asymétrique

    L’école est un terrain privilégié de laïcité, mais aussi un champ de bataille inégal. Aujourd’hui, l’enseignement privé catholique scolarise environ 2 millions d’élèves, emploie 32 000 enseignants, et bénéficie de financements publics massifs, y compris pour des établissements très sélectifs. À Paris, le prestigieux collège Stanislas génère par exemple 2 millions d’euros de bénéfices annuels, tout en étant subventionné par l’État.

    Cette situation pose la question d’une concurrence déloyale avec l’école publique, en particulier dans les zones difficiles, où le service public peine à recruter et à maintenir ses enseignants. Le privé, de son côté, se concentre dans les centres-villes et les zones socialement favorisées, délaissant les territoires ruraux ou défavorisés.

    Comme le rappelait Jaurès, “il n’y a pas de laïcité sans politique sociale”. Or, la fragmentation du territoire scolaire révèle une République à géométrie variable, où les ghettos de riches (Neuilly, 7 % de logements sociaux) côtoient les ghettos de pauvres (Bagneux, 70 %), créant des fractures éducatives, sociales et culturelles profondes.


    Laïcité et dérives idéologiques : une instrumentalisation croissante

    Dans le contexte politique actuel, une partie de la droite radicale tente de réinterpréter la laïcité comme un outil d’exclusion, notamment vis-à-vis de l’islam. Des figures politiques comme Gérard Darmanin ou Bruno Retailleau ont pu assimiler le port du voile à une incompatibilité avec les valeurs républicaines, voire appeler à “faire tomber le voile”, selon des formulations très éloignées de l’esprit de neutralité de la loi de 1905.

    Or, comme le rappelle le sénateur Ouzoulias, l’histoire du port du voile est avant tout chrétienne : dans les campagnes françaises, jusque dans les années 1950, les femmes portaient des foulards comme marqueur de pudeur et de soumission. L’usage du voile a été théorisé dès l’Antiquité, notamment par Clément d’Alexandrie, et n’est donc en rien un marqueur religieux exclusivement musulman.

    Cette récupération politique de la laïcité pour stigmatiser une religion est un contresens historique et juridique. La laïcité ne consiste pas à interdire les signes religieux dans l’espace public, mais à garantir que l’État ne privilégie ni ne discrimine aucun culte.


    Des espaces pour la liberté de culte, dans un cadre républicain

    Enfin, il est bon de rappeler que la laïcité n’est pas l’hostilité à la religion. Elle garantit à chacun le droit de pratiquer sa foi, y compris dans les institutions publiques, dans le respect de la neutralité de l’État. C’est pourquoi la République organise la présence d’aumôniers dans les hôpitaux, les prisons et l’armée.

    Toutefois, certaines pratiques symboliques posent question : comme la célébration systématique de la fin de promotion des élèves gendarmes à la cathédrale de Tulle. Ce type d’événement, dans un cadre public, pourrait être perçu comme une entorse à la stricte neutralité de l’État.


    La laïcité : une singularité française, un principe universel à défendre

    La France est le seul pays au monde où la laïcité est inscrite aussi profondément dans la Constitution et dans l’organisation de l’État. Cette singularité est à la fois une richesse et une responsabilité. À l’heure où certains pays, comme les États-Unis sous Donald Trump, reconnaissent officiellement des comités de défense de la liberté religieuse qui placent le discours religieux au-dessus de toute critique rationnelle, la vigilance s’impose.

    En 2025, alors que la société évolue et que de nouvelles lois d’émancipation sont débattues – comme la loi sur la fin de vie – la laïcité reste un cap, un principe à la fois juridique, politique et moral, qui suppose une exigence permanente de justice, de neutralité et de cohérence.

  • Forêts vivantes : pétition nationale et journée de mobilisation à Pau le 14-06

    Forêts vivantes : pétition nationale et journée de mobilisation à Pau le 14-06

    FLa forêt est un écosystème central et primordial dans nos vies. Elle alimente les sources et les captages d’eau potable, elle contribue au grand cycle de l’eau, elle régule les températures, le CO2 dans l’atmosphère, elle abrite de nombreuses espèces de la faune et de la flore, elle protège les sols, elle nous préserve des aléas climatiques, elle est indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique.

    Nous avons besoin d’une forêt riche, diverse et vivante. Notre lien à la forêt est profond et viscéral, elle nourrit nos inconscients et nos imaginaires dès notre plus tendre enfance. Sans la forêt, nos activités telles que la randonnée, le VTT, la pêche, la chasse, la cueillette de champignons n’ont plus lieu d’être.

    Déjà en 2021, l’Appel pour les forêts vivantes lançait un cri d’alarme : « Les forêts sont vues comme un gisement inépuisable que l’industrie est appelée à exploiter et le bois comme un simple matériau à transformer. Le productivisme gagne nos massifs forestiers et plie le vivant aux règles du marché […]. Les coupes rases et les monocultures se multiplient, des paysages séculaires sont dévastés parfois en quelques heures, les arbres sont moissonnés comme du blé. »

    Toutes les études scientifiques – dont l’expertise « Coupes rases et renouvellement des peuplements forestiers en contexte de changement climatique » menée par l’ECOFOR, et l’étude Carbone 4 conduite par France Forêt Bois – nous montrent que la gestion forestière actuelle et l’augmentation de notre demande en bois menacent nos forêts. Leur capacité de puits carbone sera négative en 2040 si rien ne change.

    Sous couvert d’une adaptation au dérèglement climatique, ces pratiques sont malgré tout soutenues par l’État et le Plan France Relance qui consiste à subventionner 95 % des replantations après coupe rase. Or près de 38 % de ces plantations dépérissent dès la première année car mis dans des sols nus et dévastés.

    L’État ne s’arrête pas là. Il facilite et finance l’installation de projets industriels de biomasse, biocarburant, bois-énergie à partir de la biomasse forestière. Sur le seul Grand Sud-Ouest, ces projets – dont le biokérosène pour les avions – consommeraient plus de 3 millions de m3 de bois par an. Sans compter les usines déjà installées ou à venir dans le reste de la France, comme celle de Gardanne qui engloutit déjà plus de 450 000 tonnes de bois par an pour produire de l’électricité « verte ». Ces projets provoqueront d’inévitables conflits d’usage et exercent une pression insoutenable sur la ressource en bois qui diminue déjà fortement.

    Face à ce champ de bataille qu’est devenue la forêt, nous, acteur·ices de la filière forêt-bois, associations, syndicats, scientifiques, naturalistes, géographes, climatologues, artistes, écrivain·es, philosophes, élu·es, citoyen·nes, appelons à une refonte de la politique publique forestière.

    Il y a urgence à légiférer sur la gestion forestière à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

    Il n’y a aucune fatalité à la situation actuelle. Il ne tient qu’à nous d’en inverser la tendance en choisissant la diversification des essences et la sylviculture mélangée à couvert continu.

    Pour que les forêts françaises soient des forêts vivantes, pour que notre pays et notre planète soient vivables pour nous et pour les générations futures, nous appelons le gouvernement et les parlementaires à agir vite :

    ● en mettant fin à l’attribution des aides du plan de relance qui contribuent à la destruction des forêts et des réserves de biodiversité et qui n’incitent pas au choix prioritaire de la régénération naturelle ;

    ● en abandonnant les usines écocides à partir de biomasse forestière tels qu’Orpinia (1 million de m3 de bois/an), Scierie SIAT (1 million de m3/an), méga scierie dans l’Allier (non chiffré), E-Cho à Lacq (500 000 m3 de bois/an), Biochar à Garlin (130 000 m3 de bois/an), usine à pellets à Guéret (130 000 m3 de bois/an), centrale électrique de Gardanne, etc. ;

    ● en déclarant la forêt, essentielle à notre santé, patrimoine commun. En lui reconnaissant une personnalité juridique afin de défendre sa préservation ;

    ● en augmentant significativement, en budget et en personnel, les moyens des services publics nationaux et territoriaux chargés de la protection de la forêt (ONF, OFB, DDT, CNPF, etc.) ;

    ● en inscrivant dans la future loi sur la gestion forestière les revendications suivantes basées, entre autres, sur deux propositions de loi de la précédente législature 

    Lire la suite du texte intégral ici :

    https://adretmorvan.org/index.php/2025/05/11/tribune-pour-une-loi-urgente-sur-la-politique-publique-de-la-foret/

    Appel à pétition nationale

    Nous, collectifs et associations mobilisés pour des forêts vivantes, demandons l’arrêt de tous les projets industriels écocides, menaçant la pérennité du patrimoine forestier. Aussi, nous appelons – d’une seule voix et avec force – le législateur à adopter une nouvelle loi forestière ambitieuse dès 2025.

    Pour que les forêts restent des forêts vivantes, pour que notre pays et notre planète soient vivables pour nous et les générations futures, nous vous appelons à nous rejoindre et à nous soutenir en signant notre pétition, au nom de votre association, ou en tant que naturaliste, scientifique, élu.e, citoyen.ne [1] ,

    Une loi pourrait être votée prochainement. C’est maintenant que votre signature pèsera en faveur d’une loi forêt ambitieuse.:

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/il-faut-une-loi-d-urgence-pour-des-forets-vivantes

    Nous vous invitons à partager la pétition autour de vous, à la diffuser sur les réseaux sociaux

    Journée de mobilisation nationale pour des forêts vivantes à Pau

    Vous êtes invité.e.s à nous rejoindre lors de la

    Mobilisation Nationale pour des Forêts Vivantes du 14 Juin à Pau !!!

    Pour rejoindre la marche, en covoiturage : covoiturage pau – Framacalc

    Contacts / coordonnées

    Site de l’association organisatrice et page Facebook de l’évènement : https://foretsvivantes-pyrenees.fr/ —- https://fb.me/e/8Hlrm9ovd

    Merci à toutes et tous —- Unissons-nous pour des Forêts Vivantes !! — Adret Morvan, Collectif Forêts Vivantes Pyrénées, Réseau Forêt Limousine

    Messagerie de l’Aubraie, https://aubraie.org, contact: aubraie@aubraie.org

  • Dernière soirée de la Dépaysante à Tulle !

    Dernière soirée de la Dépaysante à Tulle !

    📍 La Dépaysante – à partir de 11h, jusqu’au bout de la nuit (ou presque)

    Ça y est, le local va fermer, alors on t’invite à passer une journée (et soirée) ensemble pour marquer le coup, partager des souvenirs, et surtout profiter une dernière fois de ce lieu qu’on a tant aimé faire vivre🧡

    🍽 À manger (midi et soir)
    🍹 Bar ouvert
    (jusqu’à épuisement des stocks)
    🛍 Vide local
    Comme un vide-grenier, mais version fin d’aventure, viens fouiller, chiner, et repars avec un bout de La Dépaysante
    🪴 Vente de plants (après-midi)
    🎲 Jeux
    🎶De la musique (plus d’info à venir)

    📅 Samedi 17 mai, on se retrouve une dernière fois à La Dépaysante. Tu viens ?🧡

  • Prise de parole anti-fachiste

    Prise de parole anti-fachiste

    Nous partageons ce post, une réaction parmi beaucoup d’autres à la démission du maire de St Brévin. En solidarité avec le maire et en lutte contre l’extrême-droite :

    Cosignataires : Renaud, Monique Pinçon-Charlot, Yvan le Bolloc’h, Philippe Poutou, Xavier Mathieu, Guillaume Meurice, Laurent Binet, David Hugla, Benoit Delépine, Didier Super, Bruno Solo, Stéphane Brizet, Pierre-Emmanuel Barré, Cédric Herroux, Denis Robert et bien d’autres nous publions ce texte qui sera, sans aucun doute, signé par beaucoup d’autres :

    « Quand l’Etat devient laxiste avec la montée du fascisme, que des dirigeants cautionnent par un silence complice des exactions de plus en plus graves, que des élus détournent le regard de la montée de la peste brune, il est du devoir du peuple de résister !

    Le 6 mai, deux jours avant la commémoration de résistants et déportés, la célébration de la victoire contre le régime hitlérien, une marche terrifiante de néo-nazis est autorisée par la préfecture de police en plein Paris ! C’est intolérable ! Les autorités ont revendiqué la liberté d’expression mais le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Alors que des cartons rouges ou des casseroles sont interdits ou confisqués, des drapeaux noirs arborant la croix celtique (nostalgie néofasciste d’Occident, d’Ordre Nouveau ou du GUD) sont tolérés. Le soir même, un concert de groupes se revendiquant aryens est organisé dans la salle Simone Veil, ministre rescapée de la Shoah, où furent constatés des saluts nazis. À chaque fois les réactions du gouvernement sont tardives et timides.

    Alors que Pétain est scandaleusement réhabilité, que le discours public se fait ambigu, qu’un représentant de la majorité trouve Marine Le Pen trop molle, que l’extrême droite est banalisée et mise dans le même sac que des partis de gauche prônant l’exact contraire des idées racistes, que des tribunes télévisées sont accordées à des militants condamnés pour provocation à la haine raciale, il est du devoir du peuple d’exprimer fortement sa très ferme révolte contre ces très dangereuses dérives qui nous préparent à un avenir extrêmement sombre. N’oublions jamais les leçons de l’Histoire !

    Le 10 mai, Yannick Morez, maire de Saint-Brevin-les-Pins, annonce sa démission devant sa maison et ses véhicules incendiés parce qu’il a manifesté un devoir d’accueil humaniste à des étrangers. Il a dénoncé une absence totale de soutien de l’Etat. Inquiet pour sa femme et ses enfants, il va quitter sa commune après 15 ans de service dans sa mairie. Le RN a délibérément refusé d’exprimer la moindre compassion.

    Cette accumulation de faits monstrueux nous appelle à hurler notre colère ! Nous sommes là pour Yannick Morez, très touchés par son combat et sa décision, en total soutien et solidarité…

    Quand l’État devient faible, qu’il renonce, capitule et s’habitue à l’intolérable, nous demeurons vigilants et responsables à sa place.

    Le fascisme ne passera pas !

    Pétition à signer : https://chng.it/WHhTjNFpj2

    Voir l’article Mediapart ici

    La contre manifestation antifachiste interdite

    Article original “Blast Info”

    Cette année, des antifascistes avaient déposé une demande de contre-manifestation. La justice a confirmé son interdiction, alors qu’elle a autorisé la marche du C9M. Avec une argumentation alambiquée : des personnes appelant à contre-manifester auraient été condamnées pour violences par le passé. Mais pourquoi ce qui vaut pour les uns ne vaut-il pas pour les autres ? L’entourage du C9M regorge de figures emblématiques de l’ultradroite condamnées elles-aussi pour violences, comme l’Angevin Jean-Eudes Gannat ou Gabriel Loustau, qui menait la marche l’an dernier et a été condamné 1 mois plus tard pour une agression homophobe. Et parmi les groupes appelant à se joindre au défilé, on trouve notamment Lyon populaire, un groupuscule néofasciste dont la procédure de dissolution a été entamée le 30 avril, en même temps que celle du mouvement antifasciste la Jeune Garde, organisation antifasciste, et d’Urgence Palestine. « Un poids, deux mesures », s’indignaient des antifas, rencontrés au village antifasciste installé place du Panthéon, en même temps que la déambulation des militants néo-nazis.

    https://video.blast-info.fr/videos/embed/wB2T9cXTA5pZDNAXNHtxCa

    Tirs de feux d’artifice sur les manifestants

    Malgré l’interdiction de manifester, les antifas se sont néanmoins rassemblés près de Montparnasse, à quelques centaines de mètres du départ de la manif. « Siamo tutti antifascisti », « pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans les quartiers » : dès que les premiers slogans ont été scandés, les militants antifas ont été fermement repoussés par les forces de l’ordre.
    Les CRS et les gendarmes étaient surtout attentifs à éviter toute intervention éventuelle d’antifas.

    Déplaisante impression d’une police protégeant de fait un défilé fasciste aux allures paramilitaires contre des trublions antifascistes qui parsèmeront le parcours de slogans hostiles. Et même de tirs de feux d’artifices en direction des manifestants.

    L’épisode sème la panique parmi les forces de l’ordre, manifestement plus préoccupées par la protection du cortège néofasciste que par le respect de la loi au sein dudit cortège : de n
    ombreux manifestants défilent entièrement masqués du début à la fin du parcours, y compris les organisateurs et des membres du service d’ordre. C’est pourtant illégal, et lors du traditionnel défilé du 1er mai dernier, il y a dix jours, le Préfet de Police Laurent Nunez avait donné des strictes consignes d’interpellation immédiate de toute personne qui dissimulerait son visage. Un poids, deux mesures.

    ( lire la suite sur Blast … )

  • Préparer et inaugurer le potager collaboratif du Chastang

    Préparer et inaugurer le potager collaboratif du Chastang

    L’association libre commune du Chastang organise sur trois après-midi consécutives une préparation à l’inauguration de leur potager collaboratif.

    Tout va se passer à l’ancienne école du Chastang et cette joyeuse proposition s’adresse à tous et tous petits et grands.

    Première idée : lancer une fanfare improvisée avec des instruments à vent qui sont prêtés même à des personnes qui n’ont jamais soufflé dans un instrument !
    Le but c’est de pouvoir faire jouer et enregistrer cette champêtre fanfare le samedi le jour de l’inauguration.

    Seconde idée : des textes seront écrits au nom des légumes, pour faire parler les légumes…

    Les sons seront enregistrés par un professionnel créatif…

    nous ferons de la cuisine…

    nous planterons le potager…

    mardi 6 mai : premier rendez-vous à 18h

    Jeudi, vendredi 8 et 9 mai, à partir de 18h, suite des ateliers…

    Samedi 10 mai : à partir de 15h : inauguration officielle…

  • « Dans chaque transmission se joue aujourd’hui l’agriculture de demain. »

    « Dans chaque transmission se joue aujourd’hui l’agriculture de demain. »

    Les chiffres du dernier rapport de Terre de Liens sur le renouvellement des agriculteurs et agricultrices sont alarmants. En janvier 2023, on comptait en France 442 100 actifs non-salariés agricoles. Seulement, les départs en retraite massifs entraînent une chute libre de ce nombre, puisque seuls six agriculteurs sur dix sont remplacés*. Ainsi, les projections pour 2030 tombent à 300 000 agriculteurs, soit 1 actif agricole non-salarié pour 200 personnes.

    Pour comprendre toute la complexité de la transmission des fermes et les leviers pour favoriser l’installation de jeunes, Terre de Liens Limousin vous invite à une projection du film Transmettre le lundi 12 mai à 20h30 au cinéma Louis Jouvet à Uzerche. Ce film a été produit par Jérôme Zindy et co-réalisé avec Marie Balthazard, animatrice à Terre de Liens Alsace. La projection sera suivie d’un débat, avec des représentants de la Chambre d’agriculture de Corrèze et de l’ADEAR Limousin.

    Retrouvez cet événement sur l’agenda Citoyliens en cliquant ici.

    Pour covoiturer, rendez-vous sur cette page.

    Synopsis du film

    Au cœur d’une vallée vosgienne d’Alsace, la ferme du Runtzenbach incarne un modèle d’agriculture paysanne, biologique et citoyenne. Ce refuge face au monde consumériste est l’œuvre de Monique et Francis Schirck. Elle leur aura apporté, mais aussi beaucoup pris, parfois jusqu’au plus profond de leur chair. De cette vie de labeur, un équilibre, fragile, est enfin trouvé.
    Mais Francis a 67 ans : l’heure de la retraite a sonné.
    Il faut donc “transmettre” pour éviter que la ferme et ses valeurs ne disparaissent.

    Leur fille unique ne sera pas agricultrice. Alors, à qui “transmettre” ? Comment s’assurer que le combat d’une vie perdure ? Du désarroi des agriculteurs face au modèle classique de transmission jusqu’à la mise en perspective d’un avenir possible, nous allons suivre sur plusieurs mois, de l’intérieur, l’évolution de la question complexe de la transmission.

    Une histoire singulière et universelle à la fois.
    Un moment crucial où se construisent les systèmes agricoles de demain, et avec lui, notre vision du monde.

    *Moyenne entre 2010 et 2020.

  • 🌿 Le Hérisson Blanc : un projet écologique à soutenir dès maintenant ! 🌿

    🌿 Le Hérisson Blanc : un projet écologique à soutenir dès maintenant ! 🌿

    Bonjour à toutes et tous,

    Un grand merci aux premiers contributeurs pour leur soutien précieux ! La campagne de financement participatif du Hérisson Blanc est lancée depuis une semaine sur Blue Bees, et chaque jour compte pour atteindre l’objectif de 5 000 €. Lionel Langlade, porteur de ce projet inspirant, a plus que jamais besoin de votre aide pour concrétiser son rêve : créer un nouveau lieu dédié à la nature et à la culture, avec une pépinière, un séchoir à plantes, et bien plus encore.


    🌱 Découvrez le projet en détail

    Le Hérisson Blanc est bien plus qu’un simple jardin : c’est une oasis de biodiversité où nature et culture se rencontrent. À travers des ateliers pédagogiques, des projets audiovisuels et des animations ludiques, Lionel souhaite :

    • Sensibiliser les enfants et adultes aux enjeux climatiques et à la permaculture,
    • Créer des jardins-forêts résilients, véritables refuges pour la biodiversité,
    • Promouvoir une agriculture durable via des circuits courts et des produits bio locaux,
    • Animer le territoire rural avec des escape games, des ciné-débats et des ateliers artistiques.

    📥 Pour en savoir plus, téléchargez le dossier de présentation complet :
    👉 Dossier de présentation Le Hérisson Blanc (PDF)


    💚 Pourquoi soutenir ce projet ?

    • Un engagement local et concret : Lionel intervient déjà dans les écoles, les centres de loisirs et les communes pour partager son savoir-faire.
    • Une vision collective : À terme, le Hérisson Blanc deviendra une SCOP (Société Coopérative), impliquant la communauté dans sa gouvernance.
    • Des contreparties uniques : Plantes, visites du jardin-forêt, ateliers découverte… Votre don se transforme en expériences enrichissantes !

    ⏳ Le temps presse ! Aidez Lionel à atteindre son premier palier et à donner vie à ce projet résilient et inspirant.

    👉 Contribuez dès maintenant sur Blue Bees :
    https://bluebees.fr/fr/project/1353-le-herisson-blanc

    Un immense merci pour votre soutien. Ensemble, cultivons un avenir plus vert et solidaire !

    Avec toute sa gratitude,
    Lionel Langlade – Le Hérisson Blanc

    #Biodiversité #Permaculture #FinancementParticipatif #Écologie #NatureEtCulture