Category: Ecologie

Relevant de la thématique Ecologie

  • La Marche du Temps Profond : un voyage immersif en Nature dans l’histoire de la Terre

    La Marche du Temps Profond : un voyage immersif en Nature dans l’histoire de la Terre

    La Marche du Temps Profond : l’histoire de la Terre comme elle ne vous a jamais été racontée !

    La Marche du Temps Profond nous invite à explorer l’extraordinaire histoire de la Terre, à travers une marche contée de 4,6 km au cours de laquelle nous parcourons les 4,6 milliards d’années de la Terre. Une invitation tête-corps-coeur à (re)découvrir les événements les plus significatifs du développement de la vie sur notre planète, à reconnecter à l’émerveillement et à changer de regard sur notre place dans cette grande famille du Vivant.

    Qu’est-ce que la Marche du Temps Profond ?

    La Marche du Temps Profond est une balade guidée et contée de 4,6 km qui retrace les 4,6 milliards d’années de la Terre. Ici, chaque pas représente 500 00 ans ! Pendant 3h30-4h, la marche est ponctuée d’éclairages scientifiques, d’invitations poétiques et contées, d’ateliers et de partages entre participant·es. Les points d’arrêt correspondent aux moments clés d’évolution de la Terre et de la Vie : de la formation de la Terre jusqu’à nos jours, nous (re)découvrons comment la vie s’est développée et comment l’humain s’insère dans cette toile interconnectée. C’est en fin de compte un voyage qui parle de notre propre histoire profonde à travers le temps. Son intention ? Reconnecter à l’émerveillement et changer de regard sur notre place dans cette grande famille du vivant.

    Une pratique issue de l’écologie profonde

    La Marche du Temps Profond, ou DeepTime Walk en anglais, a été créée en 1991 conjointement par Stephan Harding (scientifique, zoologiste et spécialiste de la théorie Gaïa) et le géologue Sergio Maraschin, qui ont tous les deux enseigné au Schumacher College en Angleterre. La Marche du Temps Profond est basée sur une approche d’écologie profonde, qui nous dit que si l’écologie “classique” nous apprend beaucoup de choses importantes sur la nature, elle ne nous dit rien sur la manière dont nous devrions vivre en relation avec elle.

    Cette approche sensible de l’écologie est en résonance avec celle des peuples racines, qui pointent sur le fait que ce n’est pas la Terre qui a été dégradée, mais notre relation à elle. Que c’est cela que nous devons regarder et conscientiser. En cela, l’écologie profonde nous invite à considérer que tous les êtres vivants ont une valeur intrinsèque, indépendamment de leur valeur pour la société humaine. Et que nous sommes tous interdépendants dans la Grande Toile du Vivant.

    Une expérience tête-corps-coeur

    La Marche du Temps Profond n’est ni une randonnée, ni une transmission descendante : elle est une expérience vivante, ludique et apprenante. Ici, on fait un pas de côté, on se reconnecte à nos liens d’interdépendance avec le Vivant et on se questionne sur notre place sur Terre.

    Ce voyage immersif vient nourrir plusieurs dimensions :

      • La tête : la Marche du Temps Profond rassemble des connaissances et des preuves scientifiques issues de nombreuses disciplines (géologie, biologie, cosmologie, génétique, anthropologie, science du système terrestre, sciences humaines de l’environnement…) ;

      • Le corps : nous percevons dans notre corps et au travers des mètres parcourus ce temps long et le riche héritage ancestral de l’humanité… et nous prenons conscience de la place de l’humain dans ce tissage ;

      • Le coeur : à travers différentes propositions ludiques, créatives et d’échanges qui rythment la balade, nous prenons le temps d’aller à la rencontre de soi, de l’autre et du Vivant dans un cadre propice au jeu et à l’émerveillement.

    Prêt·e pour un voyage de 4,6 milliards d’années ?

    Les prochaines marches à l’agenda :

    Dimanche 7 juin, 14H-18H, au Château de Sédières (version longue)
    Dimanche 28 juin, 9H30-12H30, à Saint Paul (version courte)

    Pour être tenu·e informé·e des prochaines dates de marches, balades et expériences en Nature, rejoignez la liste de diffusion en envoyant un mail à semer.veiller@ecomail.fr.

    Ils en parlent mieux que nous :

    “Une expérience très émouvante, à vivre au moins une fois dans sa vie !”

    “Un moment très agréable enrichissant sur tous les plans, intellectuel, sensoriel et humain. Une petite pause de ressourcement personnel au contact du lieu naturel.”

    “Découverte d’une approche originale de la prise de conscience de l’histoire de la terre et de notre place en temps qu’humain”

    “Inspirant et vertigineux”

    “Une expérience nouvelle et inattendue”

    “Une faille spatio-temporelle aussi bienfaisante que questionnante”.

    Pour en savoir plus sur la Marche du Temps Profond

    Le site du DeepTime Walk Project : deeptimewalk.org/

    L’interview d’Olivier Maurel sur la Marche du Temps Profond :

    A propos de SemerVeiller

    SemerVeiller est portée par Sophie Milesi, facilitatrice d’espaces fertiles et engagés dans le prendre soin des individus, du collectif et du Vivant : accompagnements en intelligence collective, rituels d’entreprise, ateliers de mise en récit / storytelling, ateliers thématiques engagés pour sensibiliser aux enjeux de la transition ou retrouver l’élan d’agir. La touche SemerVeiller ? Nourrir le sens et soutenir les transformations par l’approche sensible en Nature.

    Contact pro & collaborations : sophie.milesi@gmail.com

    Inscription événements : semer.veiller@ecomail.fr

     

  • Appel contre l’implantation d’une centrale photovoltaïque Darnets

    Appel contre l’implantation d’une centrale photovoltaïque Darnets

    Bonjour à toutes, à tous,

    Nous faisons appel à votre générosité et à votre implication pour solliciter des dons pour le financement des frais juridiques engagés dans le recours contre le permis de contruire d’un champ photovoltaïque en Corrèze.

    Une requête auprès du tribunal administratif de Limoges a été déposée par 3 habitants de la commune de Darnets et l’association Corrèze Environnement pour s’opposer au permis de construire d’un champ photovoltaïque en Corrèze (19), au Puy de la Bessade (Darnets) et Le Grill (Egletons) sur des surfaces boisées entrainant la coupe rase de 17 ha.

    Afin de financer les frais d’avocat et de procédures, ils nous manquent 1500€, nous faisons appel à vous.”

    Vous pouvez vous rendre sur notre HelloAsso :

    Lien de financement HELLOASSO (cliquez)

    Ou en envoyant vos dons à la boîte postale de l’association : Saint-Hilaire-Foissac Nature BP35 19300 EGLETONS

    Nous vous en remercions.

    I.L Pour Saint-Hilaire-Foissac Nature

    Bonne fin de journée

    image de la foret potentiellement rasée par le projet Photovoltaïque Darnet
    Projet Photovoltaïque Darnet
    Image forets qui sera rasée à Darnets Photovoltaïque Darnets
  • Atelier enfants nichoirs à oiseaux LPO-MAIF VOILCO [vidéo]

    Atelier enfants nichoirs à oiseaux LPO-MAIF VOILCO [vidéo]

    Mercredi 25 février, le Centre culturel de Brive a accueilli un atelier pédagogique consacré à la découverte des oiseaux et à la construction de nichoirs, destiné aux enfants du territoire.

    Organisé avec le concours de 5 acteurs engagés en Corrèze dans l’éducation à l’environnement, l’après-midi a réuni des bénévoles de la LPO Limousin, de MAIF Prévention et de l’association Voilco-Aster (centre de vacances situé en Corrèze), accueillis par le Centre Culturel de Brive et filmés par Citoyliens

    Un atelier pratique et pédagogique

    Pendant près de trois heures, une douzaine d’enfants ont pu s’initier à la fabrication de nichoirs sous la guidance de Damien Lecerf et Marie, animateurs de Voilco-Aster. Munis de planches de bois pré-découpées, de marteaux et de clous, les participants ont assemblé leur propre nichoir destiné à accueillir mésanges et autres petits oiseaux du jardin.

    L’atelier était complété par un espace pédagogique animé par la LPO, où les enfants pouvaient découvrir plumes, supports éducatifs et catalogues d’espèces pour apprendre à reconnaître les oiseaux et comprendre leurs habitats.

    Les bénévoles et salariés des 4 structures organisatrices ont secondé les parents dans les assemblages, vissages, perçages, ponçages …

    Cette approche mêlant pratique manuelle et sensibilisation naturaliste permet d’aborder concrètement la question de la biodiversité locale et du rôle que chacun peut jouer pour la préserver.

    Un succès qui appelle une nouvelle édition

    La rencontre a rencontré un fort succès, au point que les organisateurs ont dû refuser plusieurs inscriptions faute de places disponibles. Une nouvelle session pourrait donc être proposée prochainement, à nouveau un mercredi après-midi.

    Un reportage vidéo réalisé par Citoyliens

    L’événement a été filmé par Citoyliens, partenaire de l’initiative pour la réalisation du reportage vidéo. Le montage a été réalisé par Anne R.

    Cette vidéo restitue l’ambiance conviviale de l’atelier et montre comment, à travers des activités simples et collectives, il est possible de sensibiliser les plus jeunes à la protection des oiseaux et de la biodiversité.

  • Documentaire “Les Soulèvements de la Terre” à Tulle / Egletons /

    Documentaire “Les Soulèvements de la Terre” à Tulle / Egletons /

    Synopsis : Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique.

    Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.

    👊🔥*Dimanche 8 mars à 20h45 au Véo de Tulle (autres séances prévues les 5, 6 et 9 mars) – SEANCE suivie d’une discussion dans le hall avec le public.

    👊🔥*Lundi 9 mars à 20h au cinéma L’Esplanade à Égletons (séance suivie d’un débat en présence des SDLT 19)

  • Nathalie Naulet (RAF & Forêts en Vie) : recréer des communs forestiers en Limousin

    Nathalie Naulet (RAF & Forêts en Vie) : recréer des communs forestiers en Limousin

    Réseau pour les Alternatives Forestières – Forêts en Vie – (vidéo en fin d’article)

    Dans cet entretien approfondi, Nathalie Naullet, salariée du Réseau pour les Alternatives Forestières (RAF) et coordinatrice du fonds de dotation Forêts en Vie, nous ouvre les portes d’un mouvement citoyen qui agit concrètement pour transformer notre rapport à la forêt.

    À travers son expérience de forestière — plus de dix ans à l’ONF — et son engagement actuel, elle décrypte les mutations profondes de la gestion forestière en France, les enjeux du morcellement foncier, et la montée en puissance d’un modèle industriel qui réduit trop souvent la forêt à un simple « champ d’arbres ».

    Acquérir la forêt pour la rendre au commun

    Forêts en Vie est un fonds de dotation citoyen à but non lucratif. Sa mission : acquérir des parcelles forestières par dons ou donations afin de les mettre à disposition d’associations locales porteuses d’alternatives forestières.

    L’objectif est clair :

    • recréer des communs forestiers,
    • relocaliser la filière bois,
    • permettre aux habitants de se réapproprier leur environnement,
    • garantir une gestion écologique et sociale sur le long terme.

    En Corrèze, deux forêts ont déjà été acquises et confiées à des associations locales :

    • une forêt mise à disposition d’une école de charpente traditionnelle (avec une attention particulière à la formation des femmes),
    • une autre portée par une association villageoise développant des activités pédagogiques et de sensibilisation.

    Ces expériences incarnent une conviction forte : la forêt n’est pas qu’une ressource, elle est un écosystème vivant et un bien commun.

    Le morcellement forestier : un défi majeur

    La forêt française est privée à 75 % et extrêmement fragmentée : plus de 3,5 millions de propriétaires, dont la majorité possède moins d’un hectare. Ce morcellement rend la gestion collective complexe et renforce la vulnérabilité face aux logiques industrielles.

    Forêts en Vie pose donc un cadre clair : les acquisitions sont pensées en lien avec des projets locaux portés par des collectifs constitués. Ce n’est pas la forêt seule qui guide l’action, mais le projet de territoire.

    Le bail forestier solidaire et écologique

    Parmi les outils développés : le bail forestier solidaire et écologique, accessible à tout propriétaire (public ou privé).

    Ce bail permet :

    • de rester propriétaire,
    • de confier la gestion à des porteurs d’alternatives forestières,
    • d’encadrer la gestion par un cahier des clauses environnementales et sociales exigeant.

    Respect du sol, préservation des micro-habitats, juste rémunération des intervenants : la forêt est abordée comme un écosystème global, et non comme un simple stock de bois.

    Coupes rases, plantations, désinformation

    Nathalie Naullet alerte sur une tendance lourde : la généralisation des coupes rases et des plantations monospécifiques présentées comme réponse au changement climatique.

    Elle rappelle un point fondamental :
    la forêt est d’abord un sol vivant.

    Mettre brutalement un sol forestier en pleine lumière, arracher les souches, replanter en monoculture — ce sont des pratiques qui fragilisent profondément l’écosystème. Les taux d’échec des plantations, souvent passés sous silence, en témoignent.

    Face à l’incertitude climatique, la seule certitude scientifique solide reste la diversité, facteur clé de résilience.

    Carte des alternatives forestières en France

    Reconstruire une filière bois locale

    L’entretien aborde également la question cruciale des filières courtes. Recréer une économie locale du bois — bûcherons, débardeurs, scieries mobiles, artisans — est possible. Des expériences concrètes, en Limousin comme en Ardèche, montrent qu’une filière à taille humaine peut fonctionner.

    La difficulté n’est pas technique : elle est financière et organisationnelle. Il faut du temps pour qu’une filière s’auto-alimente et atteigne une masse critique.

    Mais c’est vers cette relocalisation que tend le RAF : faire que le bois d’un territoire serve d’abord à ce territoire.

    Une dynamique citoyenne en plein essor

    Deux événements ont accéléré la mobilisation :

    • le documentaire Le Temps des forêts de François-Xavier Drouet,
    • et la période du confinement, durant laquelle de nombreuses coupes ont été réalisées à l’abri des regards.

    Depuis, les collectifs citoyens se multiplient. Cafés-forêts, ciné-débats, mobilisations locales : une prise de conscience est à l’œuvre.

    Pétition en ligne contre les coupes rases

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/il-faut-une-loi-d-urgence-pour-des-forets-vivantes?partner=reseau-foret-limousine

  • Prolongation de dates d’entretien de haies par syndicats agri = réponse LPO

    Prolongation de dates d’entretien de haies par syndicats agri = réponse LPO

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    À Aixe-Sur-Vienne, le 19 février 2026

    Objet : La LPO Limousin déplore que les demandes de prolongation des dates d’entretien des haies deviennent l’usage !

    Dans la Politique Agricole Commune (PAC), au titre de la conditionnalité des aides (BCAE 8), les agriculteurs bénéficiaires des aides européennes, c’est -à-dire presque l’ensemble d’entre eux, ont l’interdiction de tailler les haies et les arbres du 16 mars au 15 août sous peine de pénalités financières. Cette interdiction vise simplement à préserver les espèces sauvages , notamment les oiseaux durant leur période de nidification, comme rappelé dans le dernier alinéa de l’ Article D. 614- 52 du Code rural et de la pêche maritime .

    Par ailleurs, la PAC ne prévoit pas de pénalisation financière en cas de non -entretien des haies, ces dernières pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres de large au pied. La LPO Limousin, se demande si une absence d’entretien pour une année est vraiment dommageable pour les exploitations agricoles. De plus, un système de demande de dérogations individuelles existe déjà, et permet de faire face aux situations localisées et aux cas particuliers qui justifieraient un report de date limite.

    En 2024, le territoire national avait été touché par de fortes intempéries durant tout l’hiver, ayant entrainé une impossibilité d’accès aux parcelles par les agriculteurs, notamment pour les travaux d’entretien des haies. A la suite de cela, une procédure de force majeure généralisée sur l’ensemble des territoires touchés avait alors permis aux agriculteurs d’effectuer les entretiens des ligneux jusqu’au 15 avril dans les parcelles concernées par les cartographies arrêtées par les DDT, sans demande de déro gation individuelle.

    Depuis, en 2025 et en 2026, des syndicats agricoles (FDSEA, JA et Coordination Rurale) demandent des dérogations collectives préfectorales pour repousser la date limite d’entretien des haies, justifiant cette demande par les hivers pluvieux. L’année dernière, en 2025, les demandes n’ont pas abouti favorablement, sauf en Creuse où les agriculteurs ont pu entretenir leurs haies jusqu’au 31 mars. Les raisons évoquées par les services de l’Etat pour justifier le refus étant que la pluviométrie sur la période concernée ne présentait pas un caractère exceptionnel sur l’ensemble du territoire. Les conditions exceptionnelles d’intempéries de 2024 ne peuvent pas motiver des demandes de reports généralisées chaque année.

    La LPO Limousin déplore que ces demandes de dérogations deviennent l’usage.

    Cette année, les FDSEA 19 et 23 demandent une dérogation d’un mois, soit jusqu’au 15 avril comme les années précédentes. En Haute -Vienne, la demande des syndicats (FDSEA 87 et Coordination rurale 87) s’étend jusqu’au 1er mai : une date limite demandée de plus en plus tardive d’année en année !

    Depuis le 15 août 2025, date de début d’autorisation d’entretien des haies, la pluviométrie n’a pas été excédentaire et exceptionnelle de manière continue en Limousin. Par exemple, les mois de septembre, décembre et janvier ont été dans les normales voire fortement déficitaires (source : Bulletins mensuels de Situation Hydrologique en Nouvelle -Aquitaine )

    Entretenir les haies après le 15 mars est absolument délétère pour beaucoup d’espèces animales. La période de reproduction commence à partir de fin février/début mars pour certaines, et mi-mars pour la majorité. Dans le cadre des dérogations obtenues les années précédentes, il était demandé aux agriculteurs de faire cet entretien en évitant la destr uction des nids d’espèces protégées, afin de respecter la loi (Article L.411 -1 du Code de l’Environnement). Dans la réalité des faits, il est impossible de faire du cas par cas dans le cadre d’un entretien majoritairement fait à l’épareuse. Eviter les nids de Chardonnerets élégants ou de Tariers pâtres, ou même différencier le nid d’une espèce protégée d’une qui ne l’est pas, parait inapplicable. De toutes façons, tous les petits oiseaux des haies sont protégés à cette période de l’année.

    Ainsi, la seule solution pour éviter la destruction de nids d’espèces protégées est d’appliquer la réglementation initiale de non-intervention à partir du 15 mars.

    Un rapport de la LPO France , publié le 18 février 2026 montre que les espèces d’oiseaux spécialistes des milieux agricoles sont celles qui déclinent le plus lourdement. Si les populations d’oiseaux, toutes espèces confondues, déclinent de 18%, les espèces des milieux agricoles voient leurs effectifs diminuer de 32% (tendances 2001 -2025). Les raisons évoquées sont notamment l’augmentation de 7% de l’utilisation de pesticides entre 2009 et 2023, la disparition de 70% des linéaires de haies depuis 1945 ou encore la perte de 50% des zones humides entre 1960 et 1990. La disparition des haies n’est pas seulement due à l’arrachage, c’est également du fait d’un entretien inadapté à la santé de l’arbre et de ses habitants.

    Une haie en bon état de fonctionnement écologique rempli de nombreuses fonctions agronomiques : effet brise -vent, rétention de l’eau, diminution de l’érosion des sols, lieu de vie pour nombre d’espèces auxiliaires de l’agriculture, etc. La haie, en bon état, participe à rendre les exploitations agricoles plus résilientes face aux aléas climatiques , notamment lors de périodes de fortes précipitations.

    C’est bien pour cela que cet hiver encore, et depuis plusieurs années, la LPO Limousin accompagne des agriculteurs volontaires à planter des haies !

    A la suite de la demande de report de la date limite de taille des haies faite par des syndicats agricoles (FDSEA et Coordination rurale) en Corrèze, Creuse et Haute -Vienne, la LPO Limousin s’engage de son côté à demander aux oiseaux, aux lièvres, aux lézards et à tous les animaux des haies de bien vouloir différer leurs projets de reproduction de quelques semaines afin de permettre la poursuite de la destruction du bocage jusqu’au 1e mai 2026.

    Contacts : limousin@lpo.fr

  • Salle comble pour le film “Vies non Renouvelables: nature ou misère”

    Salle comble pour le film “Vies non Renouvelables: nature ou misère”

    La réussite de cette soirée prouve que le sujet interpelle les citoyens. La colonisation des terres agricoles, naturelles et forestières par les industriels des énergies renouvelables préoccupe sérieusement les ruraux. Le film “Vies non renouvelables: nature ou misère” est devenu le documentaire de référence en Espagne où les paysages, les villages et l’équilibre des économies locales sont menacés par une transition énergétique débridée. Ce film réussit à soulever avec une incroyable efficacité tous les enjeux autour de ce phénomène d’industrialisation des espaces naturels.

    Bien sûr, l’histoire de l’Espagne et le contexte législatif qui permet l’expropriation des paysans sont différents des nôtres. Cependant la pression des industriels du renouvelable sur nos campagnes ne cesse de croître. Et dans tous les départements ruraux on assiste à une véritable déferlante des projets photovoltaïques sur sols naturels comme en témoigne la carte des projets dans le Lot ci-dessous.

    La richesse du débat qui a animé la salle après le film et la qualité des interventions ont été remarquées. Car au delà de la crainte de l’industrialisation de nos campagnes et la dégradation de notre cadre de vie, c’est une réflexion bien plus profonde qui s’est engagée collectivement lors de cette soirée. Il a été souligné que le marché de l’électricité est dévolu aux entreprises et aux intérêts privés. Les porteurs de projets sont en grande partie des filières de multinationales du pétrole qui étendent leurs activités aux énergies renouvelables pour obtenir des crédits carbone et pouvoir ainsi continuer leurs activités pétrolières. Pour des participants cela va à contresens de l’intérêt général.

    Il en découle que ces installations se font en dépit de toute planification. En amont la loi indique qu’il faut privilégier le développement du photovoltaïque sur terrains artificialisés. Les communes ont été sollicitées pour définir des zones d’accélération des énergies renouvelables mais que sont devenues aujourd’hui ces contributions ? Il est remarqué de fortes inégalités entre les territoires en terme de production d’électricité au sein d’un même département. Par exemple, si tous les projets voyaient le jour à Cressensac-Sarrazac, cette commune produirait à elle seule 15% de l’énergie produite par le département.

    Il a été rappelé que pour répondre aux objectifs de 2030, selon les données de l’Observatoire des énergies dans le Lot*, il faudra produire 260 Gwh supplémentaires par an, soit d’installer moins de 110 ha de panneaux sur toitures ou sur parkings, c’est à dire 3500 m² par commune et pour 2050, moins de 1,5 ha !

    De plus, l’expérience montre l’absence complète de transparence sur les projets en cours. Les habitants ne sont pas informés des études entreprises par les énergéticiens pour des projets qui se trouvent à proximité de leur habitation et parfois les mairies elles-mêmes ne sont pas au courant de ce qui se prépare sur leur commune.

    Selon le rapport de décembre 2025 de RTE (Réseau de transport de l’électricité) la France produit 20% d’électricité de plus que ce qu’elle en consomme. Tandis qu’on assiste au développement sans cesse croissant de la numérisation de la société et celui de l’intelligence artificielle, il a été question de l’extractivisme et des limites planétaires. L’exemple du passage du quartz au silicium métal utilisé dans les panneaux photovoltaïques a été cité. Une opération qui nécessite une quantité phénoménale d’énergies fossiles et qui est ultra polluante pour l’environnement (280kg de produit chimique par kg de silicium produit). Jusqu’à quand pourra-t-on poursuivre cette logique de surproduction et de surconsommation ?

    L’énergie est un bien commun au même titre que les ressources naturelles et les citoyens sont tout à fait légitimes de se réapproprier la question énergétique. On doit envisager la mise en place de projets à taille humaine sur des surfaces anthropisées, projets co-construits avec les habitants et autogérés localement.

    Ce débat fut donc un beau moment d’intelligence collective qui s’est terminé autour d’un verre. Il encourage les organisateurs à réitérer ces rendez-vous autour de sujets aussi déterminants pour notre avenir et celui de nos enfants.

    *Selon l’Observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, n°2, “Le Photovoltaique”, en date de février 2024, https://www.lot.gouv.fr/contenu/telechargement/18547/140820/file/Obs-ENR_n%C2%B02_vfinale.pdf

  • La 15e Copeaux Fèsta à l’écolieu des Dames du 26 février au 1er mars 2026

    La 15e Copeaux Fèsta à l’écolieu des Dames du 26 février au 1er mars 2026

    15e Copeaux Fèsta

    Les Copeaux Fèsta sont des rencontres de passionné·e·s du travail traditionnel sur bois vert, sans électricité (lowtech).
    Trois fois par an, quelques artisans s’y retrouvent pour échanger et partager techniques et savoirs. C’est aussi l’occasion pour les néophytes de venir découvrir comment on fabrique des cuillères, tasses, bol, jeux, sculptures… en bois vert, avec des outils anciens et sans énergie autre que musculaire. La convivialité et la bonne humeur y sont de rigueur 😉

    ••• En pratique •••

    On peut participer pendant toute la durée de la rencontre (possibilité de camper à la ferme ou de garer un véhicule aménagé), venir chaque jour (pour celles et ceux qui n’habitent pas trop loin) ou juste passer pour voir.
    Les initié·es, débutant·es ou simples curieu·x·ses pourront tester les différents outils (haches, couteaux de sculpteur, planes, départoirs, paroirs, herminettes, tarières, gouges cuillères, vilebrequin…) et supports traditionnels (tour à perche, billots, bancs d’âne, banc de chaisier, établi froissart, établi de sculpture…), accompagnés par les artisans présents.
    La rencontre est gratuite, le bois et les outils sont fournis. Mais celles et ceux qui voudront participer aux frais pourront laisser leur obole dans la boîtadons prévue à cet effet 🙂 On peut aussi venir avec ses propres outils.
    Il sera possible d’acheter des objets en bois aux artisans présents et certains outils (couteaux de sculpteurs, en particulier).
    Les repas du midi et du soir sont pris en commun, tirés du sac et partagés. On peut cuisiner sur place. Pour celles et ceux qui dorment sur place, les petits-déjeuners sont laissés à la liberté de chacun·e. Pour simplifier l’organisation, apportez votre vaisselle !
    Samedi soir, on fera un apéro dinatoire / barbecue partagé (venir avec viande et/ou légumes à griller ou autre).
    Les ateliers seront validés à partir de 2 inscriptions. Donc, inscrivez-vous au plus tôt. ‼️ Venir en avance ‼️ L’horaire de fin des ateliers est indicatif et peut varier un peu.
    Travail en extérieur ou sous abri en cas de pluie 🐸

    ••• Programme •••

    Attention, la tenue des ateliers dépendra du nombre d‘inscriptions (ce sera possible d’intervertir les dates si au moins deux personnes sont intéressées).
    Les outils sont fournis (possibilité d’acheter des couteaux) et le bois offert.
    Portes ouvertes permanentes pendant les 4 jours 🙂

    • Jeudi 26, à partir de 14:00 (et tous les autres jours)

    Journées portes ouvertes à l’atelier. Démonstrations, présentations des outils anciens, des techniques et des différents établis spécifiques (tour à perche, billots, bancs d’âne, banc de chaisier, établi froissart, établi de sculpture…). On pourra tester tout ça 🙂

    • Vendredi 27, toute la journée à partir de 10:00

    15:00 > 17:00 – Atelier « initiation à la sculpture au couteau ». Comment utiliser efficacement un couteau de sculpture et règles de sécurités. Partie théorique sur le bois et présentation des outils. Travaux pratiques au couteau : réalisation d’un petit champignon. Cet exercice permet d’aborder toutes les techniques de coupe. Bois et outils sont fournis. PAF : 20 €/pers.

    • Samedi 28

    Atelier spécial cuillères (de vraies cuillères à manger !). Non-débutants
    Le matin, on fera une spatule à cuisiner (profil droit). L’après-midi, après le repas partagé, on se lancera dans la fabrication d’une cuillère à manger (profil ergonomique). Il est conseillé d’avoir déjà participé à un atelier d’initiation à la sculpture au couteau ou de savoir déjà s’en servir. Outils utilisés : hachette, plane, scie japonaise, couteau, couteau croche / billots et bancs à planer. Bois et outils sont fournis. Vous repartirez avec vos créations 🙂 PAF : 50 €/pers.
    👉🏻 Cet atelier est confirmé. Il reste deux places !

    À partir de 19:00, apéro-repas partagé et veillée. Il y aura peut-être quelques musiciens et, bien sûr, des jeux en bois (jeux d’adresse et casse-têtes). Un barbecue sera à disposition.

    • Dimanche 1er

    Matinée libre (matériel et bois à disposition), partage et démos.
    14:30 > 16:30 – Atelier spatule. Pour les débutants, il est conseillé d’avoir déjà participé à l’atelier initiation. PAF : 20 €/pers.

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    L’écolieu est ouvert toute l’année à la visite (prévenir avant). Ateliers possibles toute l’année, sur demande, à partir de 2 participants.

    >>> Prochaine Copeaux Fèsta aux Dames (dates à confirmer) : début août 2026 🙂

  • Projection-Débat “Vies non renouvelables: nature ou misère” – En Espagne, la transition écologique au péril des territoires ruraux

    Projection-Débat “Vies non renouvelables: nature ou misère” – En Espagne, la transition écologique au péril des territoires ruraux

    Le vendredi 6 février 2026 à 20h à GIGNAC (Lot), première projection en France du film remarquable Vies non renouvelables: nature ou misère

    L’association Gignac Ensemble, le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac et le collectif citoyen Nespoulois vous invitent à cette projection exceptionnelle – entrée libre. Elle sera suivie d’un temps d’échange avec le public animé par des membres de la Coordination nationale photorévoltée, de la Confédération paysanne du Lot et des associations organisatrices.

    Ce long métrage, réalisé par Francisco José Vaquero en 2024, est devenu le film documentaire de référence dans le débat sur la transition énergétique et le monde rural. À travers des images saisissantes et des témoignages poignants, ce film est un appel à l’action. Bien plus qu’un simple documentaire, c’est un miroir qui nous interpelle tous.

    Il a déjà été projeté dans plus de 350 villes et villages en Espagne.

    Vies non renouvelables : nature ou misère nous plonge dans l’Espagne rurale où la transition vers les énergies renouvelables est présentée comme une réponse urgente à la crise climatique. Mais l’arrivée massive de parcs solaires et éoliens transforme les paysages, fragilise les économies locales et menace la survie de nombreux villages. Tourné à travers différents territoires ruraux, le film donne la parole aux habitants – agriculteurs, artisans, acteurs du tourisme, militants – qui racontent comment un modèle de transition énergétique imposé d’en haut bouleverse leur quotidien. Car l’absence de planification et la mauvaise gestion des autorités mettent en péril leur mode de vie et leur bien le plus précieux: l’environnement.

    Sans rejeter les énergies renouvelables, le film questionne la manière dont elles sont implantées, dénonce le mépris des administrations et des grandes entreprises pour le monde rural et pose une question simple : peut-on vraiment protéger la nature en la détruisant ?

    Un temps d’échange permettra aux spectateurs de partager ce que le film a fait vivre en eux et les réflexions qu’il a suscitées. Ce sera aussi l’occasion d’évoquer ce qui se passe sur nos territoires. Les intervenants dresseront un bref état des lieux de la situation d’accaparement des terres par les industriels de l’énergie dans le département du Lot et répondront aux interrogations du public. Des représentants d’associations et de collectifs viendront témoigner de leur lutte contre des projets éoliens et photovoltaïques dans leur village.

    LIEU: Salle des Fêtes, rue de la Pierre des Trois Évêques, 46600 GIGNAC

    ENTRÉE LIBRE

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  • Les rendez-vous réguliers du Battement d’Ailes

    Les rendez-vous réguliers du Battement d’Ailes

    > Le bar des voisin-es

    Tous les mardis de 19h à 22h (sauf le mardi 24 février)

    Une buvette tenue par des bénévoles chaque semaine ! De temps à autres
    il y a à manger, des concerts, du théâtre, des rencontres, des ateliers, des jeux… et tout ce qu’on a envie d’y mettre ! Si vous souhaitez faire partie de l’aventure et rejoindre l’équipe, venez donc nous rencontrer ou faites-nous signe à info@lebattementdailes.org !


    • Pas de carte bleue
    • Pour suivre l’actualité et la programmation du bar des voisin-es c’est par ici
    • Si vous souhaitez recevoir les informations chaque semaine vous pouvez faire un sms au 07 89 86 21 25 pour vous inscrire sur la liste

    > Le Club couture

    1 mercredi par mois : le 7 janvier (9h30-12h30) + 4 février (9h-12h)

    Vous souhaitez faire vos premiers pas en couture ? Avancer sur un projet personnel ? Coudre des objets à offrir ? Le club couture organise des temps de pratique libre avec mutualisation des compétences et mise à disposition de matériel de couture (machine à coudre, outils de découpe, tissus). Aucun prérequis n’est nécessaire !


    • Prix libre
    • Renseignement et inscription auprès de Sara au 06 83 47 01 34

    > Les ateliers danses trad-folk

    Les mercredis 14 et 28 janvier + le 11 février à 20h

    Un mercredi sur deux à partir de 20h participez à un atelier de partage et d’apprentissage de musiques et de danses trad-folk.
    Au programme, selon les envies et inspirations, des bourrées, des danses de couple, des rondes, des danses en cortège, des danses régionales (Bretagne, Poitou, Vendée, Basque, Gascogne, Limousin, Béarn…) et des tubes internationaux comme tarentelle, sardane, musiques des Flandres, du Nord et de l’Est…


    • Prix libre et conscient
    • Pour des renseignements vous pouvez contacter Jean (uniquement par message) au 06 13 17 10 46

    > Les jeudis de la danse

    Tous les jeudis de 18h30 à 20h30 (sauf le jeudi 25 février)

    Un rendez-vous régulier autour de la pratique du mouvement dansé,

    pour mobiliser le corps et l’imaginaire, avec autant d’approches que

    d’intervenant-es. Venez goûter à une expérience de la danse créative et différente à chaque fois !
    • Pour les suivre sur les réseaux c’est par ici !
    • Renseignements et inscription au 06 52 66 07 43

    > Le p’tit marché de Lauconie

    Tous les vendredis de 17h20 à 19h (reprise le vendredi 16 janvier)

    Un petit marché de producteur-ices de la colline et alentour où vous retrouverez les produits de :

    • La Ferme Commune vous propose des produits transformés, du jus de pomme aux sirops en passant par la ratatouille !
    • Les fromagers du Gaec des Près Verts (lait de vache – à Saint-Mexant). Réservation nécessaire. Pour recevoir les infos : 06 88 72 65 63.
    • Alice de Graines de Malice avec ses brioches et pains cuits sur place ! Vous pouvez réserver avant le jeudi midi votre commande au 06 19 77 36 11
    • De la ferme Fleur de Carotte, avec Céline qui vous propose ses légumes frais et fruits cultivés en bio et avec amour !

    • Rdv à la grange au 450 village de Lauconie, 19150 Cornil
    • Pour avoir le texto d’info, contactez-les au 06 81 41 18 66
    • Pas de carte bleue sur place

    > L’atelier vocal

    1 fois par mois : les lundis 5 janvier + 2 février de 19h à 20h30

    Marie-Laure vous propose de retrouver et découvrir, à travers des exercices vocaux ludiques, votre voix et le plaisir de chanter. Il n’est pas nécessaire de chanter juste ni d’avoir une belle voix, mais juste l’envie, le besoin, le plaisir !

    • Prix : 45 euros par trimestre

    • Pour des renseignements et s’inscrire vous pouvez contacter Marie-Laure Fraysse au 06 16 29 66 99

    **nouveauté** > Les Lundis Créa

    Les lundis 26 janvier + 9 février de 18h à 22h

    Un temps pour avancer sur ses projets créatifs, seul-e ou à plusieurs, papoter, échanger… crochet, macramé, tissage, dessin, peinture, linogravure… Tout est possible !

    • Infos et inscription à Noémie au 06 77 35 17 48 (par SMS)
    • Prix libre