Les 12, 13 et 14 juin, neuf organisations accueillent à Cajarc (Lot) trois jours de rencontres, de débats et de fête autour des résistances à l’implantation de centrales photovoltaïques sur les terres agricoles, naturelles et forestières. La Corrèze y sera présente — et concernée.
« Ce n’est pas le problème du cadre de vie. Ce phénomène de l’accaparement des terres par les industriels va bien au-delà. » Dans un entretien vidéo que nous publions aujourd’hui, Caroline Erhardt, du collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac et membre du comité de pilotage du festival, pose le cadre. Derrière les panneaux, ce sont des questions d’agriculture productiviste, d’extractivisme, de numérisation du monde agricole et de souveraineté sur les communs qui se jouent.
Le festival — première édition, aboutissement de près d’un an de travail collectif entre huit structures lotoises et la Coordination Nationale Photorévoltée — se veut à la fois lieu de réflexion et moment militant joyeux, ouvert à toutes et tous, enfants compris.
Au programme : du fond et du vivant
Les tables rondes aborderont l’agriculture paysanne (avec Laurence Marandola, ancienne porte-parole nationale de la Confédération Paysanne, et l’historien Jean-Philippe Martin), les stratégies de lutte contre les centrales en milieu forestier, l’électromagnétisme en élevage (avec François Dufour, co-fondateur d’ATTAC), ou encore l’écoféminisme, à travers l’œuvre de Françoise d’Eaubonne présentée par David Dufresne et le témoignage de paysannes engagées.
Un débat citoyen sur la démocratie énergétique réunira notamment Philippe Revel, de la Confédération Paysanne de la Corrèze, aux côtés du Syndicat de la Montagne Limousine et du réseau Centrales Villageoises Cœur de Corrèze — un fil direct avec nos territoires.
Côté projections, on notera L’usage du monde d’Agnès Fouilleux, documentaire sur notre rapport de domination au vivant, et L’ombre des miroirs d’Isabelle Haelvoët, consacré aux luttes contre les centrales sur terres agricoles.
Du jazz manouche au rock alternatif, de la marionnette au cirque, en passant par un « carnaval du vivant » costumé et une chorale explosive, le programme tient sa promesse festive. Un village associatif et un marché artisanal accueilleront collectifs et associations — du Lot, de la Corrèze, du Tarn et d’ailleurs.
➡️ Voir notre entretien vidéo avec Caroline Erhardt
Festival Photorévoltée — 12, 13 et 14 juin 2026 — Cajarc (Lot). Programme détaillé à venir.
Soirée projection-débat à Chenailler-Mascheix : après un film d’alerte sur les coupes rases, l’ancien secrétaire général de l’ONF Jacques Descargues a décrit le basculement de nos forêts vers la « biomasse-carburant ». Compte rendu.
On les voit s’ouvrir dans le paysage depuis quelques années, sur les hauteurs du haut Limousin puis, désormais, jusqu’autour de Chenailler-Mascheix : les coupes rases. Cette pratique, qui consiste à abattre la totalité des arbres d’une parcelle d’un seul coup, était au cœur de la soirée organisée localement, autour d’un film réalisé par le réseau de la forêt limousine et l’association Carduelis, avec le soutien de l’association Canopée. Devant une salle bien remplie, l’invité avait de quoi parler en connaissance de cause : Jacques Descargues (ancien maire de Beaulieu sur Dordogne) a dirigé l’Office national des forêts comme secrétaire général pendant près de vingt ans, avant de rejoindre les rangs des collectifs qui défendent aujourd’hui les forêts au pays basque en particulier.
Son constat tient en une phrase : la forêt change de statut. Longtemps exploitée pour le bois de construction, le papier ou le chauffage domestique, elle est désormais regardée comme un gisement de carbone à extraire pour remplacer le pétrole et le gaz. « Dans les arbres, il y a du carbone, donc il suffit de l’extraire », résume-t-il pour décrire la logique à l’œuvre — qu’il juge à la fois simpliste et lourde de conséquences.
Des chiffres qui interpellent
En France, rappelle Jacques Descargues, les coupes rases représentent 50 à 60 000 hectares par an, soit déjà environ un dixième de l’exploitation réelle des bois. Or chaque hectare rasé libère environ 80 tonnes de carbone ; et lorsqu’on dessouche et travaille le sol pour replanter, on en relâche le double, le carbone étant davantage stocké dans le sol que dans les arbres eux-mêmes. À cela s’ajoutent la destruction brutale de la biodiversité — y compris, déplore-t-il, en pleine période de nidification — l’érosion des sols sur les pentes et la dégradation des paysages.
Le tableau est d’autant plus préoccupant que la forêt est elle-même fragilisée. L’intervenant cite l’effondrement récent du « puits de carbone » forestier français et une mortalité des arbres en forte hausse : les forêts, pourtant parmi les écosystèmes les plus résilients de la planète, ne parviennent pas à s’adapter à la vitesse du réchauffement climatique. Certaines régions sont déjà passées en bilan carbone négatif — leurs forêts émettent davantage de CO₂ qu’elles n’en captent — alors même que la politique nationale compte sur elles pour atteindre la neutralité carbone.
Du chauffage… au kérosène
Pourquoi ces coupes, alors ? D’abord, observe Descargues, parce qu’il n’y a presque plus de bûcherons : faute de main-d’œuvre, on exploite à la machine, et ces engins « ne font pas dans la dentelle ». Ensuite parce que la demande explose. Au chauffage par granulés industriels s’ajoutent désormais des usages inédits : carburant pour l’aviation, éthanol pour la route, charbon de bois industriel pour la sidérurgie ou les revêtements routiers.
Le territoire est directement concerné. À Guéret, en Creuse, le projet d’usine de granulés Biosyl prévoit de produire 85 000 tonnes de pellets — au prix, redoutent ses opposants, d’un prélèvement massif de feuillus. Plus au sud, dans les Pyrénées-Atlantiques où l’ancien forestier s’est aussi engagé, plusieurs projets industriels s’additionnent : E-CHO et son usine BioTjet à Lacq (bio-kérosène, 2 milliards d’euros), le projet Nacre (éthanol produit à l’aide de champignons et de levures génétiquement modifiés) et un projet de biochar à Garlin. Au total, plusieurs centaines de milliers de tonnes de bois par an seraient nécessaires.
Une politique nationale assumée
Ce n’est pas un hasard de calendrier, souligne Jacques Descargues : la Programmation pluriannuelle de l’énergie et la Stratégie nationale bas-carbone font explicitement de la biomasse forestière un pilier de la substitution aux énergies fossiles. Juridiquement, la forêt y est traitée comme une énergie renouvelable — alors que, rappelle-t-il, replacer dans le sol le carbone d’un arbre coupé demande plusieurs décennies. Brûler du bois aujourd’hui pour « décarboner » à l’horizon 2050 relève donc, à ses yeux, d’une contradiction de fond.
D’où son appel, en conclusion : face à un rapport de force très déséquilibré au niveau local, la mobilisation doit aussi se construire à l’échelle nationale. Les collectifs préparent une grande manifestation à Paris à l’automne, dans l’espoir de faire émerger ces enjeux dans le débat public.
Une chose est sûre, prévient-il : « les coupes rases ne font que commencer. » Raison de plus, pour les habitants de notre territoire qui les voient s’ouvrir sous leurs fenêtres, de s’informer et de prendre part au débat.
Un collectif d’habitants d’Aubazine a lancé une pétition pour s’opposer à un projet d’élevage intensif de veaux, prévu à proximité du lieu-dit Pauliac. Le bâtiment agricole envisagé — 1 477 m² — accueillerait quelque 400 veaux élevés en bâtiment fermé, sans accès extérieur, à environ 100 mètres de la première habitation. Les animaux, nés dans l’Union européenne, seraient acheminés par camions pour une phase d’engraissement de quatre mois avant transfert vers des abattoirs.
Le collectif pointe plusieurs sources d’inquiétude : nuisances olfactives et sonores pour les plus de trente habitations situées à moins de 500 mètres, augmentation du trafic poids lourds sur des voies communales passant notamment à proximité d’une école, risques pour une source alimentant un cours d’eau présente sur le terrain, et atteinte au patrimoine — le Cromlech du Puy de Pauliat, classé monument historique depuis 1889, se trouve à 350 mètres du site.
Les signataires demandent le refus du permis de construire actuellement en instruction, la réalisation d’une étude d’impact indépendante rendue publique, et l’organisation d’une réunion de concertation avec les riverains. Ils tiennent à distinguer leur démarche d’une opposition à l’agriculture en général : le texte affirme explicitement le soutien aux exploitations locales à taille humaine, respectueuses du territoire et du bien-être animal.
La demande de permis de construire est consultable sur le site de la commune d’Aubazine. Les informations relayées ici sont issues d’échanges avec la mairie et d’éléments disponibles à ce jour, susceptibles d’être précisées dans le cadre des procédures officielles.
Sur initiatives d’associations naturalistes, voici une information au sujet d’un projet de comblement d’environ 8ha de zones humides à Saint Pantaleon de Larche.
Ce projet est soumis à autorisation environnementale et la participation du public via enquète en ligne est en cours (voir lien ci-dessous).
Il y a déjà 5 contributions, toutes defavorables au projet, notamment par les pecheurs locaux.
Elle reste ouverte jusque mi-mai.
Pour prendre connaissance du dossier et émettre un avis, c’est ici :
L’emprise du projet (telle que décrite), induit la destruction d’habitats, utilisés ou utilisables, de repos ou de reproduction d’espèces protégées (ex : Martin-pêcheur sur les berges, chauves-souris arboricoles, amphibiens, reptiles et cortège des oiseaux liés aux zones boisées), du fait du comblement des quatre gravières (sur 8 ha) et de la destruction de 3 150 m² de zones boisées ou ripisylve comprenant des arbres gîtes potentiels à chauves-souris (potentialité évaluée modérée). Ceci constitue un impact caractérisé.
La réalisation du projet relève d’une demande dérogation espèces protégées.
Pour rappel, le dossier de demande de dérogation, doit notamment, sur la base d’un diagnostic écologique complet et d’une analyse qualifiant et quantifiant les impacts bruts et résiduels (après évitement et réduction) du projet :
démontrer qu’il n’existe pas de solution alternative satisfaisante ;
démontrer la raison impérative d’intérêt public majeur du projet ;
présenter les mesures appropriées d’évitement, de réduction d’impacts et, le cas échéant, de compensation, permettant de démontrer que la dérogation ne nuit pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle. Le contenu du dossier est précisé par l’arrêté interministériel du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction de dérogations.
Tout autour de nos maisons, dans nos jardins, se cachent des pièges mortels pour la petite faune sauvage.
Heureusement ! Sur ce coup-là, nous ne sommes pas renvoyés à notre impuissance immédiate. Comme avec le réchauffement climatique, le commerce mondialisé ou la difficulté à influer sur les politiques publiques. Supprimer TOUS ces pièges pour la faune est à notre portée !
En premier lieu il s’agit d’identifier ce qui, laissé accessible à des espèces qui cherchent une cavité pour se protéger ou élever leurs petits, se révèle être un piège mortel.
L’ASPAS, l’Association de Protection des Animaux Sauvages, et la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux, se sont associées pour nous sensibiliser. Ces drames qu’engendrent notre manque d’information ou notre inattention sont évitables. Les deux associations nous donnent tous les outils pour remédier individuellement aux cavités pièges. Elle est pas belle la vie !
Un inventaire non exhaustif de ces pièges.
Poteau creux, c’est à dire dont l’ouverture supérieure n’a pas été obturée : poteau de boîte aux lettres, de téléphone, publicitaire, de clôture. Les regards : de compteur d’eau, d’égout, vides sanitaires, fosses diverses, compost ouvert. Les chantiers : stockage de parpaings, plots de circulation, étais. Les piscines, les abreuvoirs, les fûts de récupération d’eau de pluie. Les gouttières et les cheminées.
Et tous ceux qui vous viennent maintenant à l’esprit à la lecture de cette énumération.
Quelques-unes des vies menacées ?
Ce sont notamment tous les oiseaux cavernicoles : chevêche d’Athéna, effraie des clochers, mésange bleue, mésange charbonnière, hulotte, choucas des tours, rouge-gorge familier, rouge-queue noir. Des oiseaux des zones agricoles et des prairies qui utilisent les clôtures comme perchoir : alouette des champs, tarier pâtre, bruant proyer (vous savez celui qui a avalé une crécelle), bergeronnettes, faucon. Et quantité de petits mammifères : écureuil, loir, lérot, muscardin. Même des reptiles et des amphibiens : serpent, lézard, crapaud, salamandre.
Supprimer tous ces pièges pour la petite faune sauvage est à notre portée, il n’y a plus qu’à s’y mettre, voici tous les outils.
Dans ce guide ASPAS -LPO, à télécharger, les deux associations exposent clairement ce que sont les cavités pièges et comment les empêcher de nuire à la faune sauvage.
Des solutions pragmatiques, bien souvent à double bénéfice.
Par exemple, sur le fût de récupération d’eau de pluie, qui est aussi un nid à moustiques, et le moustique tigre ne nous veut pas que du bien, une moustiquaire est immédiatement efficace. Et d’une pierre, deux coups ! Les crapaudines à l’entrée de la gouttières d’évacuation de l’eau, c’est bien pour les mésanges et pour les feuilles mortes aussi. Le chapeau de cheminée empêche l’oiseau qui cherche une cavité pour nicher de tomber dans le conduit et l’édification du nid d’un oiseau qui cherche juste un point de vue remarquable.
Même Orange s’y est mis !
Sensibilisé par les deux association, Orange s’est engagé à obturer le haut de tous les poteaux téléphoniques. L’action est toujours en cours, et en consultant le dépliant ASPAS, ou en visionnant la vidéo de présentation de la LPO, vous serez en mesure de repérer les poteaux en cause et de les signaler sur cette page du site Orange.
Dans l’immédiat. Récupérer les contenants qui traînent à portée de main, les bouteilles en verre ou en plastique, les boîtes de conserve, retourner l’arrosoir, le seau, la vieille paire de botte qui sert une fois quand il nous tombe un œil, bref donner de l’attention, prendre soin de ces autres qu’humains qui vivent autour de nous, mais aussi chez eux.
Réduire le volume de ses déchets, c’est possible… et même ultra-simple ! Aujourd’hui, on vous présente un outil malin pour gagner de la place dans vos poubelles (et dans votre vie) : le compacteur de canettes et bouteilles plastiques. Et pour vous montrer à quel point c’est facile, Rodolf, passionné d’écologie et animateur d’ateliers de sensibilisation, nous en fait la démonstration en vidéo.
👉 Regardez la démo ci-dessous (et découvrez comment fabriquer le vôtre ou où en trouver un) !
Pourquoi compacter ses déchets ? Les 5 avantages qui changent tout
Vous vous dites peut-être : “Pourquoi s’embêter à compacter mes bouteilles ? Elles finissent à la poubelle de toute façon…” Détrompez-vous ! Voici pourquoi cette petite habitude peut faire une grande différence :
1️⃣ Moins de place = moins de sacs poubelles (et moins de dépenses !)
Une bouteille en plastique écrasée prend jusqu’à 80% de volume en moins qu’une bouteille pleine. Résultat :
Vos sacs poubelles se remplissent 2 à 3 fois moins vite.
Vous achetez moins de sacs (et économisez de l’argent).
Moins de trajets à la déchetterie = moins de carburant et moins de temps perdu.
💡 Exemple concret : Une famille de 4 personnes peut réduire ses déchets plastiques de plus de 50 litres par mois en compactant ses bouteilles !
2️⃣ Un geste anti-gaspi pour la planète
Le plastique met 400 à 1000 ans à se dégrader. En réduisant son volume :
Vous optimisez le transport des déchets (moins de camions sur les routes = moins de CO₂).
Vous facilitez le recyclage : les centres de tri préfèrent les matériaux compactés, qui prennent moins de place dans les machines.
Vous limitez la pollution : moins de déchets qui s’envolent dans la nature (un fléau en Corrèze, où les paysages sont précieux !).
3️⃣ Un rangement malin pour les petits espaces
Vous habitez en appartement ou avez un garage encombré ? Un compacteur permet de :
Stocker vos bouteilles et canettes sans qu’elles envahissent votre cuisine ou votre cave.
Éviter les odeurs (les résidus de soda ou de bière attirent les insectes… et les voisins pas contents !).
4️⃣ Un outil pédagogique pour les enfants (et les adultes !)
Compacter ses déchets, c’est visible et concret :
Les enfants adorent appuyer sur la pédale (ou tourner la manivelle) et voient immédiatement le résultat.
C’est l’occasion d’aborder des sujets comme le recyclage, la pollution plastique ou l’économie circulaire en famille.
👉 Rodolf le confirme : “Dans mes ateliers, les participants sont toujours surpris de voir à quel point c’est simple. Et ça donne envie d’aller plus loin !”
5️⃣ Un premier pas vers le zéro déchet
Le compacteur, c’est la porte d’entrée idéale pour adopter d’autres éco-gestes :
Trier mieux (et éviter les erreurs qui envoient des déchets à l’incinération).
Réutiliser (certaines bouteilles compactées peuvent servir de pots de rangement, par exemple).
Réduire à la source (en privilégiant les contenants consignés ou les gourdes).
Comment compacter ses déchets ? 3 méthodes testées et approuvées
Dans sa vidéo, Rodolf vous montre une version DIY (à faire soi-même) et une version toute prête. Voici un récap’ :
🔨 Option 1 : Le compacteur DIY (à moins de 10€)
Matériel nécessaire :
Un seau en plastique solide (type seau de chantier).
Une planche de bois ou un couvercle en métal.
Une charnière (pour faire un couvercle basculant).
Une pédale ou une poignée (pour appuyer).
Avantages : ✅ Économique (coût quasi nul si vous avez déjà les matériaux). ✅ Personnalisable (vous pouvez l’adapter à la taille de vos bouteilles). ✅ Écologique (réutilisation de matériaux).
Inconvénients : ❌ Moins solide qu’un modèle industriel (à réserver aux bouteilles légères). ❌ Un peu de bricolage requis.
🛒 Option 2 : Le compacteur manuel (à acheter)
Exemples de modèles :
Compacteur à pédale (type “Can Crusher” – environ 30-50€).
Compacteur mural (fixé au mur, idéal pour les petits espaces – 20-40€).
Avantages : ✅ Robuste et durable. ✅ Rapide et efficace (certains écrasent même les canettes en aluminium !). ✅ Design (certains modèles sont très esthétiques).
Inconvénients : ❌ Coût initial (mais rentabilisé en quelques mois grâce aux économies de sacs poubelles). ❌ Encombrement (même si certains se rangent sous un meuble).
💡 Où en trouver ?
En magasin de bricolage (Leroy Merlin, Castorama).
Sur Amazon ou sites spécialisés
En occasion (Leboncoin, Emmaüs).
🤖 Option 3 : Le compacteur électrique (pour les pros du recyclage)
Pour qui ? Les familles nombreuses, les bars, les collectivités… Prix : 100-300€.
Avantages : ✅ Ultra-rapide (écrase plusieurs bouteilles en quelques secondes). ✅ Puissant (gère les gros volumes).
Inconvénients : ❌ Cher et encombrant. ❌ Consommation électrique (même si minime).
Et après ? Que faire de ses déchets compactés ?
Une fois vos bouteilles et canettes écrasées, ne les jetez pas n’importe où ! Voici les bonnes pratiques :
Canettes en aluminium → Poubelle jaune ou point de collecte spécifique (certaines déchetteries les récupèrent pour les recycler en vélos, par exemple !).
Bouteilles en verre → Conteneur à verre (ne les compactez pas, elles risquent de casser !).
Vérifier les consignes locales : En Corrèze, les règles de tri peuvent varier selon les communes. Renseignez-vous auprès de votre Syndicat de traitement des déchets (ex : [lien vers le site du SYDED 19]).
Aller plus loin :
Recycler en objets utiles : Certaines bouteilles compactées peuvent servir de pots à crayons, de mini-serres pour semis, etc.
Participer à des ateliers : Comme ceux proposés par Rodolf (voir ci-dessous !).
Rodolf, l’ambassadeur du zéro déchet en Sud-Corrèze
Vous avez aimé sa démo ? Rodolf propose des ateliers gratuits pour sensibiliser aux éco-gestes du quotidien : réduction des déchets, compostage, réparation d’objets, etc.
📢 Comment en profiter ?
Où ? Partout en Sud-Corrèze et alentours (écoles, mairies, entreprises, associations…).
Combien ?Gratuit (Rodolf demande seulement la prise en charge de ses frais de déplacement).
Pour qui ? Tout le monde : particuliers, collectivités, entreprises…
“L’idée, c’est de montrer que le zéro déchet, ce n’est pas compliqué. Un compacteur, un composteur, une gourde… Ce sont des petits pas qui, mis bout à bout, changent tout !” – Rodolf.
Et vous, prêt·e à compacter ?
💬 Dites-nous en commentaire :
Avez-vous déjà un compacteur à la maison ?
Quel est votre éco-geste préféré pour réduire vos déchets ?
Souhaitez-vous participer à un atelier avec Rodolf ?
📢 Partagez cet article à vos proches pour les motiver à essayer ! Et n’oubliez pas de regarder la vidéo pour voir à quel point c’est simple.
👉 Bonus : Si vous fabriquez votre propre compacteur, envoyez-nous une photo ! On les partagera sur nos réseaux.
L’Europe s’apprête à ouvrir grand la porte aux NGT (New Genomic Techniques), ces techniques de modification génétique présentées comme une révolution agricole. Pourtant, derrière les promesses de rendements accrus et de résistance au climat, se cache une réalité bien plus sombre : une nouvelle offensive de l’agro-industrie pour verrouiller notre alimentation, asservir les paysans et menacer la biodiversité. Kokopelli, en première ligne depuis 30 ans contre les OGM, lance un cri d’alarme. Voici pourquoi.
🔍 Les NGT, ou l’art de vendre des OGM sous un nouveau nom
Les New Genomic Techniques (NGT) sont des outils de modification génétique, comme CRISPR-Cas9, qui permettent d’éditer l’ADN des plantes avec une précision inédite. Leurs promoteurs – multinationales de l’agrochimie en tête – les présentent comme une solution miracle : ✔ Résistance à la sécheresse et aux maladies (pour s’adapter au changement climatique). ✔ Rendements boostés (pour nourrir la planète). ✔ Moins de pesticides (grâce à des plantes génétiquement “améliorées”).
Mais derrière ce discours séduisant, Kokopelli dénonce une opération de greenwashing. Car les NGT ne sont rien d’autre que des OGM 2.0, avec les mêmes risques – voire pire.
La différence avec les OGM classiques ?
Moins de traces détectables : Difficiles à identifier, donc impossibles à réguler ou à étiqueter.
Un lobbying agressif : L’industrie pousse pour les exempter des règles strictes qui encadrent les OGM depuis 20 ans.
Un argument choc : “C’est naturel !” (alors qu’il s’agit de manipulations génétiques en laboratoire).
Résultat ? Si l’Europe cède, ces plantes génétiquement modifiées n’auront plus besoin d’évaluation rigoureuse, d’étiquetage, ni de traçabilité. Une aubaine pour Bayer, Syngenta et consorts… et un désastre pour les consommateurs et les paysans.
🚨 Les 5 dangers majeurs des NGT selon Kokopelli
1️⃣ Une menace pour la souveraineté alimentaire européenne
L’argument de la “souveraineté agricole” est un leurre. 90% des brevets sur les NGT sont détenus par des multinationales américaines (Bayer, Corteva, Syngenta). Autoriser ces techniques, c’est : ❌ Livrer nos semences à des géants étrangers, qui imposeront leurs prix et leurs conditions. ❌ Détruire l’autonomie des paysans, contraints d’acheter des semences brevetées chaque année. ❌ Affaiblir l’agriculture paysanne, déjà en crise, au profit d’un modèle industriel.
Kokopelli rappelle : “La souveraineté ne se décrète pas, elle se construit. Avec des semences libres, reproductibles et adaptées aux territoires – pas avec des brevets détenus par des actionnaires de Wall Street.”
2️⃣ Un risque écologique incontrôlé
Les NGT sont présentées comme “précises et sûres”, mais :
Aucune étude à long terme sur leurs impacts sur les sols, les pollinisateurs ou la biodiversité sauvage.
Risque de contamination : Comme pour les OGM classiques, ces plantes modifiées pourraient se croiser avec des variétés traditionnelles, détruisant des siècles de sélection paysanne.
Effets imprévisibles : Modifier un gène peut en perturber d’autres, avec des conséquences inconnues (ex. : apparition de toxines, résistance accrue aux herbicides).
Exemple concret : En 2016, une étude a montré que des maïs OGM “insecticides” (Bt) avaient favorisé l’émergence de super-ravageurs résistants. Avec les NGT, le scénario pourrait se répéter… en pire.
3️⃣ La fin du droit de choisir “sans OGM”
Aujourd’hui, les produits OGM doivent être étiquetés en Europe. Demain, avec les NGT, plus de traçabilité :
Plus d’étiquetage obligatoire → Les consommateurs ne sauront plus ce qu’ils mangent.
Plus de contrôle → Impossible de vérifier si une plante est naturelle ou modifiée.
Un coup dur pour le bio : Les NGT seront-elles autorisées en agriculture biologique ? La question reste en suspens, mais le risque est réel.
Pour Kokopelli, c’est une atteinte à la liberté fondamentale : “Le droit de savoir ce que l’on mange est un pilier de la démocratie alimentaire. Les NGT le balayent d’un revers de main.”
4️⃣ Les paysans pris au piège des brevets
Avec les NGT, les semences deviennent des produits brevetés :
Interdiction de ressemer : Les paysans devront racheter leurs semences chaque année (comme avec les hybrides F1).
Risque de poursuites : Si une plante NGT contamine un champ voisin, le paysan “victime” pourrait être accusé de contrefaçon (comme aux États-Unis, où des agriculteurs ont été condamnés pour avoir cultivé du soja OGM… sans le savoir).
Dépendance totale : Plus de place pour les semences paysannes, adaptées aux terroirs et reproductibles.
Un système déjà en place : En Inde, Monsanto a poursuivi des paysans pour avoir utilisé des semences de coton Bt sans payer de royalties. Les NGT généraliseraient ce modèle en Europe.
5️⃣ Un coup de force législatif en catimini
Le processus d’adoption des NGT est ultra-rapide et opaque :
Décembre 2025 : Accord en trilogue (Parlement, Conseil, Commission).
28 janvier 2026 : Vote favorable de la commission ENVI (47 voix pour, 31 contre).
Février-mars 2026 : Validation par le Conseil européen.
Avril 2026 : Adoption définitive prévue.
Problème : Ce texte a été négocié sans véritable débat démocratique, sous la pression des lobbies. Kokopelli dénonce une “dérégulation express”, où les risques sont minimisés et les promesses exagérées.
💪 Que faire ? Agir avant qu’il ne soit trop tard !
La fenêtre d’action est étroite, mais pas fermée. Kokopelli appelle à une mobilisation massive pour bloquer cette réforme. Voici comment participer :
1️⃣ Signez et partagez la lettre ouverte aux eurodéputés
→ [Lien vers la pétition](à insérer)Objectif : Faire pression sur les députés européens pour qu’ils rejettent le texte.
2️⃣ Relayez l’alerte sur les réseaux
Partagez cet article avec le hashtag #StopNGT.
Interpellez vos élus (eurodéputés, maires, conseillers régionaux).
Soutenez les associations comme Kokopelli, qui mènent ce combat depuis des décennies.
3️⃣ Boycottez les produits des multinationales pro-NGT
Bayer (Monsanto), Syngenta, Corteva : Ces géants sont les principaux bénéficiaires de la dérégulation.
Privilégiez les semences paysannes et le bio : Un acte politique pour soutenir une agriculture libre.
4️⃣ Devenez ambassadeur de la cause
Vous êtes une personnalité publique, un scientifique, un journaliste ? Kokopelli cherche des relais pour amplifier le message.
Le 18 avril 2026, en fin de matinée, l’association corrézienne des Croqueurs de Pommes a baptisé sa vigne conservatoire en hommage à Roger Pouget, ingénieur agronome qui a accompagné le projet depuis ses débuts. Une cérémonie suivie d’un repas convivial entre adhérents.
Sur une parcelle d’une trentaine d’ares, quelque 600 pieds de vigne et 56 variétés racontent une histoire à la fois locale et universelle : celle de la biodiversité viticole, des cépages oubliés et de l’avenir d’une viticulture moins dépendante des traitements. C’est cet espace, créé il y a près de neuf ans à l’initiative de la section Corréze des Croqueurs de Pommes, qui porte désormais le nom de Roger Pouget (voir ci dessous, ses livres à commander en ligne)
Une mémoire vivante de l’agriculture corrézienne
Né en 1929, diplômé de Supagro Montpellier puis docteur en sciences, Roger Pouget a mené sa carrière à l’INRAE de Bordeaux tout en consacrant une part essentielle de son énergie à documenter le monde agricole de son territoire. Ses ouvrages — sur l’agriculture traditionnelle corrézienne, l’histoire de la vigne, le phylloxéra ou les châtaigniers en Limousin — constituent aujourd’hui un véritable puits de connaissance pour qui veut comprendre l’évolution de la région, de ses cultures et de ses paysages.
Lors de la création du conservatoire, il a apporté son expertise et fourni du matériel génétique issu de ses recherches, notamment des cépages résistants aux maladies, dans une exigence permanente de protection de la nature.
Un conservatoire en trois temps
Comme l’a expliqué Jean-Louis Vieillemaringe, responsable de la vigne, la parcelle s’organise en trois espaces. Une collection patrimoniale d’une cinquantaine de variétés, dont les fameux six cépages interdits en 1934 (Noah, Isabelle, Othello, Jacquez, Herbemont, Clinton) — interdiction tombée mais plantation toujours non autorisée. Un espace production où l’association s’essaie au rouge, au blanc et au rosé. Et enfin, un espace dédié aux cépages d’avenir (Voltis, Vidoc, Floréal), ces variétés résistantes autorisées en 2018 qui dessinent une viticulture plus sobre.
Un pied historique de Noah, sauvé lors du débroussaillage initial, témoigne du passé viticole du canton d’Argentat, qui comptait 700 à 800 hectares de vigne il y a un siècle.
Une transmission qui continue
« Une très belle personne, généreuse, qui savait se mettre au niveau de ses interlocuteurs, jamais en surplomb », a salué l’association. Le baptême du lieu prolonge ce que Roger Pouget incarnait avant tout : la volonté de partager le savoir.
A Cressensac-Sarrazac, commune Lotoise frontalière de la Corrèze, une méga-centrale photovoltaïque sur terres forestières et agricoles de 24 ha exploitée par Photosol (groupe RUBIS) est déjà en fonctionnement depuis 2014.
Aujourd’hui, c’est un projet de centrale agrivoltaïque de 7,5 ha sur élevage ovin, porté par la multinationaleallemandeEnergieKontor qui est encours d’instruction par les services de la préfecture du Lot depuis le 23 février 2026 !
Leprojet est situéau lieu-dit Le Colombier à proximité du château de Tersac,au seind’unetrame verte(corridor de biodiversité)établie par le Pland’aménagement et de développementdurabledelaCommunauté de communesCAUVALDOR,en bordure d’un chemin de randonnée.
Et ce n’est pas tout !
3 autres projets d’installation photovoltaïque sur sols vivants sont en marche sur la commune :
Au sud de l’aéroport Brive-Vallée-de-la-Dordogne, une zone de 45 ha, propriété du Syndicat mixte de l’aéroport, a été classée en zone Ner (zone naturelle définie pour accueillir la production d’énergie renouvelable) dans le nouveau PLUI-H. Un projet de centrale photovoltaïque sur sol naturel est à l’étude par le groupe Générale du Solaire.
Sur une ancienne aire de repos de la D820 en grande partie boisée, un projet de 3 ha est étudié par Leencoop.
Au lieu-dit Pech Montat, une autorisation a été délivrée à Solarvia (filiale du groupe Vinci) pour une centrale de 0,8 ha sur une prairie.
STOP !Cressensac-Sarrazacne doit pas être sacrifiépour les intérêts privés desindustriels du photovoltaïque !Leurs projets menacent terres agricoles, paysages et biodiversité.
Le collectif citoyen Stop Agrivoltaïque Cressensac lance une pétition contre le projet agrivoltaïque du Colombier et pour alerter la population et les élus sur l’accaparement des terres agricoles, naturelles et forestières par l’industrie photovoltaïque.
Qu’il s’agisse du Lot où de la Corrèze, les projets se multiplient et la pression de développeurs met durement à l’épreuve la population locale. Derrière la promesse d’une transition énergétique, nous dénonçons le concept d’agrivoltaïsme, outil marketing visant à légitimer l’opportunisme financier de l’industrie solaire au détriment du vivant et aux dépens du monde paysan en difficulté.
Dans le Lot, on dénombre 141 projets de centrale photovoltaïque au sol, visualiser la carte ICI.
Vous ne vous vous opposez pas aux panneaux photovoltaïques sur les zones artificialisées (toitures, parkings, friches industrielles…).
Vous vous opposez à l’artificialisation des terres agricoles au détriment de la souveraineté alimentaire.
Vous plaidez pour que les terres agricoles se maintiennent au service d’une agriculture nourricière durable. En effet, la terre est avant tout un bien commun et un titre de propriété engage une responsabilité, celle d’en prendre soin pour les générations futures.
Vous défendez la biodiversité et la protection des espaces naturels qui contribuent à l’atténuation du changement climatique.
Vous vous opposez à une nouvelle « mer noire » sur les pâturages de la commune, à la dépréciation immobilière des biens alentours et au préjudice en matière de tourisme.
Vous contribuez à préserver le site naturel du lieu-dit Le Colombier, le cadre de vie des habitants du village, les paysages et l’environnement.
Moi, c’est Rodolf. Je vis près d’Argentat, en Dordogne, et je me passionne pour une chose : animer des ateliers ‘impact écologique des objets qui nous entourent‘. Canettes, polaires, mégots, cartouches de chasse, récupérateurs d’eau… (cette liste évolue dans le temps et selon vos demandes, la proposition reste souple … et CONVIVIALE !
Tous ces objets ont à la fois un itinéraire de fabrication invisible et une durée de vie longue, et cela pèse lourd sur notre planète.
Pourquoi je fais ça ?
Parce que je crois que la sensibilisation passe par la compréhension. Quand on sait qu’un mégot de cigarette pollue 800 litres d’eau, ou qu’une polaire libère des microplastiques à chaque lavage, on regarde ces objets différemment. Mon but ? Vous donner les clés pour agir, que ce soit en réduisant vos déchets, en recyclant mieux, ou en organisant des initiatives locales.
À qui s’adressent mes ateliers ?
À tout le monde ! Écoles, associations, familles, groupes d’amis… Peu importe votre âge ou votre niveau de connaissance, l’important est d’échanger et d’apprendre ensemble. Je m’adapte à votre public et à vos besoins.
Comment ça se passe ?
Je me déplace CHEZ VOUS (en Sud-Corrèze et alentours).
J’apporte des objets du quotidien pour montrer, toucher et discuter.
On parle SOLUTIONS : comment recycler, réutiliser, ou éviter certains produits.
Je ne demande rien en échange, sauf le remboursement de mes frais de déplacement.
Ce que j’aimerais vous transmettre :
Pour moi, quatre mots sont essentiels : intention, sensibilisation, motivation et réparation.
Ce n’est pas une question de culpabiliser, mais de comprendre et agir ensemble.