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  • Revue de presse “feux de forêts” (article long)

    Revue de presse “feux de forêts” (article long)

    Lettre hors série de Fabrice Midal

    Lettre hors-série, à l’occasion des incendies qui frappent l’Europe

    Frappé par la catastrophe qui s’abat sur l’Europe, j’ai décidé d’écrire ces quelques lignes à la place des trois soleils habituels – et d’abord comme une façon de dire à tous ceux qui sont dans la souffrance et l’angoisse que je suis de tout cœur avec eux.

    Depuis plusieurs jours, les habitants de la Gironde (et de tous les endroits aujourd’hui touchés par les flammes) vivent avec les yeux tournés vers la forêt.
    Les Canadair passent au-dessus des maisons.
    Des communes sont évacuées les unes après les autres.
    Des familles partent en laissant derrière elles leur maison sans savoir si elles la retrouveront.
    Les pins explosent sous l’effet de la résine enflammée, des animaux traversent les routes dans la panique et, en de nombreux endroits, le ciel reste obscurci par la fumée en plein jour. Comme beaucoup d’entre vous, je me surprends à pleurer devant ces images.
    Nous pleurons d’abord pour ces femmes, ces hommes, ces enfants brutalement arrachés à leur vie, pour leur désarroi, leur angoisse, pour les pompiers qui luttent sans relâche, pour les animaux pris au piège des flammes.

    Une part de nous-mêmes est atteinte

    Mais il y a aussi une autre source de souffrance.
    Une forêt qui brûle, c’est une part de nous-mêmes qui est atteinte. Une forêt n’est pas un simple décor. Elle est un lieu où nous faisons l’expérience d’une vie qui ne dépend pas de nous.
    Les arbres étaient là avant notre naissance ; ils auraient dû nous survivre.
    Leur présence silencieuse nous rappelait qu’il existe quelque chose de plus vaste que nos projets, nos urgences et nos écrans.
    Lorsqu’une forêt disparaît, ce n’est pas seulement un paysage qui s’efface, c’est une certaine confiance dans la continuité du monde qui vacille.
    C’est peut-être cela aussi qui nous bouleverse tant.
    Une forêt n’est pas un objet parmi d’autres. Elle est l’une des formes les plus anciennes de la vie.
    Elle nous précède, nous accueille, nous survivra peut-être. Ou du moins, nous le croyions.
    La voir brûler, c’est voir vaciller cette évidence, et sentir que quelque chose de plus grand que nous est blessé.
    Dans cette blessure, nous découvrons que notre cœur ne peut pas rester à distance.

    Quand la compassion surgit

    Nous nous imaginons souvent séparés du monde vivant. Mais lorsque la forêt souffre, quelque chose souffre en nous parce que nous appartenons, elle et nous, à une même vie.

    Voilà ce qu’est la compassion véritable. Elle n’a rien d’un effort moral, elle est une évidence. Elle est cette capacité profondément humaine d’être atteint par une souffrance qui n’est pas la nôtre et de découvrir, à travers nos larmes, que notre cœur est plus vaste que notre personne.

    Nous croyons parfois que la compassion est un sentiment exceptionnel, réservé à quelques êtres particulièrement généreux. C’est l’inverse. Elle est ce qu’il y a de plus ordinaire en nous. Si ces incendies nous bouleversent, ce n’est pas seulement parce que nous sommes effrayés ou attristés, c’est parce qu’au plus profond de nous existe un élan irrépressible qui veut protéger la vie lorsqu’elle est menacée.

    C’est pourquoi je crois que derrière nos larmes se cache un amour plus ancien que nos idées, plus profond que nos opinions.

    La compassion ne consiste donc pas à ajouter un peu de bonté à notre existence. Elle est le moment où disparaît l’illusion que nous sommes des êtres séparés.

    Elle nous rappelle que vivre, c’est toujours être exposé à ce qui arrive au monde.

    Nous découvrons alors quelque chose d’essentiel : nous ne sommes pas seulement des êtres capables de penser ou de produire, nous sommes des êtres capables d’être atteints par ce qui arrive à plus grand que nous.

    Nous passons une grande partie de notre existence à nous protéger, à nous refermer, à réduire le monde à nos préoccupations. Une forêt brûle, et tout cela vole en éclats.

    Pendant un instant, nous cessons d’être le centre de notre propre histoire. Nous redevenons simplement des êtres humains.

    De tout coeur – Fabrice Midal

    Coup de gueule d’un forestier résistant

    Compte Facebook

    Tout d’abord, je voudrais apporter tout mon soutien sans réserve aux anonymes passés sous silence, qui œuvrent jour après jour au péril de leur vie, en combattant ces monstres de feux que nous avons collectivement engendrés et qui n’ont malheureusement guère la possibilité de s’exprimer !

    Ce matin, la Dordogne, comme beaucoup d’autres départements je présume, se réveille sous un épais brouillard de cendres et de fumées, accompagné d’une odeur de mort, pour nous rappeler à toutes et tous, à travers ces méga feux pour certains hors de contrôle, qui ont déjà parcourus plus de 45 000 hectares à travers l’hexagone, notre responsabilité individuelle et/ou collective, concernant le changement ou le dérèglement climatique. Des phénomènes que certains ne manqueront pas de qualifier « d’exceptionnels », histoire de se déculpabiliser et de rester fidèle à l’adage selon lequel les responsables ne sont pas les coupables ! Des incendies qui brulent vifs des milliers, voire des millions d’êtres vivants parmi la faune et la flore et dont personnes ne dit mot, ce qui nous éclaire sur le regard sélectif que portent nos élites sur le vivant ! Des phénomènes climatiques qui vont, sans aucun doute possible, se banaliser pour devenir la norme, car en réalité ils ne sont rien d’autres que la réponse d’une nature meurtrie, face aux agressions et aux comportements irraisonnés et irresponsables que nous lui infligeons, pour mener à bien une politique ultra libérale qui nous est dictée par le seul profit à court terme. Une idéologie qui ne voit dans la nature qu’une ressource minière et qui considère nos forêts comme de simples usines à fabriquer du bois et nos arbres comme de vulgaires planches à billets, occultant de fait ses rôles environnementaux, sociaux et sociétaux. Ne perdons pas de vue que les Eaux et les forêts sont nos deux compagnes vie, sans elles que serions-nous ?

    Les terres agricoles et les forêts, principales composantes de nos espaces naturels, sont les premières à faire les frais de nos mauvais choix politiques en termes d’aménagement du territoire et de gestion des espaces, car sous emprise des lobbies productivistes agricoles et forestiers, mais aussi des élus qui ont pris la compétence en matière d’urbanisme et d’aménagement !

    • Que penser de ces coupes à blanc réalisées dans des peuplements feuillus. Sinon qu’elles sont faites pour alimenter en matière première une filière bois énergie, et qu’ensuite ces parcelles nues sont reboisées en monocultures résineuses ? Actuellement en Aquitaine plus de 80% des reboisements subventionnés, sont effectués en résineux et principalement en pins maritime ! A qui le système profite-t-il ?

    • Que penser des services de l’Etat qui, dans certains départements comme la Dordogne, refusent catégoriquement d’abaisser le seuil d’autorisation des coupes de 4 à 1 hectare (notamment pour les peuplements feuillus) alors que cela permettrait de mieux les réglementer et donc de mieux les gérer ? Le rôle de l’Etat, dans une démocratie, n’est-il pas de protéger les plus faibles ?

    • Que penser de cette volonté de construire en milieu naturel et notamment en forêt, au mépris des règles élémentaires de sécurité comme l’obligations de débroussaillement ou de la réglementation en matière de défrichement comme l’autorisation préalable obligatoire pour l’obtention des permis de construire ? Il ne suffit pas de les annoncer, encore faut-il les appliquer !

    • Que penser des remembrements forestiers et des créations de réseaux DFCI, présentés comme une avancé sécuritaire, quand on sait qu’en forêts privées, ils servent principalement les intérêts de la filière, en regroupant les parcelles, en ouvrant les massifs et en permettant une meilleure accessibilité aux engins au plus profond des bois ?

    Autant d’exemples parmi tant d’autres qui montrent la complexité du problème et cette envie de dérèglementer ou de détricoter les acquis afin de satisfaire aux demandes d’une minorité au service de l’intérêt privé et ce au détriment de l’intérêt général et du bien commun. Un lien de causalité selon lequel tout évènement a une origine et qui part du principe que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Une politique qui, à n’en pas douter, met gravement en péril l’humanité !

    Podcast France Culture

    Publication d’origine

    Près de 98 000 hectares partis en fumée depuis le début de l’année, un niveau inédit : ce week-end, les flammes ont menacé la métropole bordelaise et près de 200 000 personnes ont été évacuées. Des incendies que le changement climatique rend toujours plus violents — et auxquels nos choix collectifs nous ont laissés désarmés : une forêt plantée par l’État, des villes gagnées sur les pins, et des politiques environnementales incapables de tenir la durée, quand tout ici se joue sur le temps long.

    Pour en parler, Bérengère Bonte reçoit Philippe Grandcolas, écologue, directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS, auteur de La biodiversité en 30 questions paru en mai à la Documentation française, et Christine Bouisset, géographe, professeure à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, spécialiste des questions environnementales, territoriales et de gestion des risques d’incendies.

    Un dérèglement climatique qui aggrave tous les risques

    Le dérèglement climatique transforme profondément le risque d’incendie en France. Philippe Grandcolas rappelle que si “90% des incendies sont causés par des humains incendiaires ou pyromanes”, cette réalité ne doit pas occulter le rôle du climat : “sans dérèglement climatique, il y aurait des risques de feux qui seraient infiniment moins forts”. Il détaille les effets physiologiques de la canicule sur la végétation : “la colonne d’eau dans le sol, présente sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur, disparaît” jusqu’à créer “des phénomènes de mortalité” des plantes dont le fonctionnement n’est plus “compatible” avec les températures. Il insiste particulièrement sur l’inflammabilité des pins, capables de “se mettre à flamber de la tête au pied en un temps extraordinairement court”.

    Christine Bouisset pointe la responsabilité de l’établissement humain dans les incendies. Elle explique que l’urbanisation a été “extrêmement forte” entre “Bordeaux et le bassin d’Arcachon”, causant une “imbrication” entre les zones habitées et les forêts. Elle rappelle, par ailleurs, que les deux tiers des incendies sont causés par “des activités du quotidien” et dresse le constat que plus les populations sont installées à proximité des forêts, plus il y a de départ de feu.

    Un recul des politiques climatiques depuis 20 ans

    En écho à un extrait d’archive de 2007 où Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie, présentait le Grenelle de l’environnement, Philippe Grandcolas dresse un constat amer : le ministère de la Transition écologique “n’est plus le deuxième ministère” et a été “rétrogradé très loin derrière”, ayant perdu certaines de ses compétences comme l’énergie. Il dénonce également des choix politiques récents contraires à la prévention, citant la loi d’urgence agricole qui va “contre les comités de bassin pour la gestion de l’eau”. Pour lui, une bonne gouvernance doit être “le compromis et la prévision”. Il appelle à gérer la production agricole et énergétique, ainsi que la question de l’habitat en “relation avec l’environnement”.

    Pour Christine Bouisset, l’absence de planification révèle avant tout un manque de volonté : “Les grandes solutions sont connues. La question est celle de la volonté politique, mais aussi sociale, de les mettre en œuvre.” Elle constate qu’en période de catastrophe, notamment lors des incendies, des questions pourtant secondaires finissent par occulter les véritables enjeux de fond. Elle donne l’exemple des Canadair qui ne permettent pas d’agir directement sur notre rapport à l’environnement.

    La forêt n’est pas que du bois

    Publication d’origine

    Incendies, sécheresses, dépérissements, coupes rases : une proposition de loi ouvre une voie salutaire pour sortir du productivisme forestier. Il faut la soutenir, mais aussi prolonger sa logique pour construire une véritable planification écosocialiste de la forêt et du bois.

    La forêt française est un bien commun menacé.

    Elle l’est par le dérèglement climatique, les sécheresses, les parasites, les tempêtes et des incendies qui gagnent désormais des territoires jusque-là relativement épargnés. Mais elle est aussi fragilisée par un modèle économique qui la réduit trop souvent à un stock de bois, une réserve de biomasse ou un actif financier dont il faudrait accélérer la rentabilité.

    Nous lui demandons pourtant de stocker du carbone, de retenir l’eau, de protéger les sols, d’abriter la biodiversité et de fournir des matériaux durables, au moment même où le dérèglement climatique et certaines pratiques industrielles diminuent sa capacité à le faire.

    L’été 2026 donne la mesure de l’urgence. Au 23 juillet, environ 46 000 hectares avaient déjà brûlé en France, davantage que durant toute l’année 2025. Près de 5 000 hectares ont été parcourus par les flammes dans les Pyrénées-Orientales, plus de 2 000 à Fontainebleau et 2 400 autour du bassin d’Arcachon, tandis que des dizaines de milliers de personnes étaient évacuées. Le risque ne se limite plus au pourtour méditerranéen : il gagne les montagnes et le bassin parisien.

    Un incendie peut naître d’un mégot, d’un engin, de la foudre ou d’un acte criminel. Mais les températures extrêmes, la sécheresse de la végétation, la faiblesse de l’humidité et les vents transforment de plus en plus souvent l’étincelle en catastrophe territoriale.

    Une proposition de loi qui rompt avec le productivisme forestier

    C’est dans ce contexte qu’a été déposée la “proposition de loi portant modification de la politique forestière pour répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique.”

    Ce texte va franchement dans le bon sens.

    Il prévoit la création d’un fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie. Celui-ci financerait les moyens terrestres et aériens, l’équipement des services d’incendie et de secours, mais aussi la prévention : pistes, points d’eau, coupures de combustible, sylvo-pastoralisme, adaptation des peuplements et formation. Face à des feux plus nombreux et plus intenses, il ne suffit pas d’intervenir une fois les flammes parties : il faut préparer les territoires toute l’année.

    Le texte fixe aussi l’objectif de développer une sylviculture mélangée préservant la continuité du couvert sur 30 % des forêts en 2030 et 70 % en 2050. Les pratiques favorisant la diversité, le couvert continu et la restauration des peuplements pourraient être rémunérées.

    (lire la suite sur le site d’origine)

    Le 1er juillet, le Parlement a approuvé la loi de programmation militaire qui dote les armées d’un budget de 436 milliards d’euros pour la période 2024-2030, soit une rallonge de 36 milliards.

    Alors que des incendies monstrueux font rage, dopés par la sécheresse et les canicules qu’attise le réchauffement climatique, la France ne peut compter que sur cinq pauvres Canadairs opérationnels, sur les douze qu’elle possède.

    C’est une honte. De brasiers en brasiers, où sont l’anticipation, la préparation ? Quels sont ces gouvernements qui, de crise en crise, ne savent jamais rien prévoir, ne connaissent que l’improvisation, les coups de com et les effets d’annonce jamais suivis d’effets ?

    Le budget total des SDIS – 6,2 milliards d’euros pour l’ensemble des Services départementaux d’incendie et de secours – est essentiellement supporté par des départements et des communes financièrement lessivés par le désengagement de l’Etat dans tous les domaines. Les effectifs de sapeurs pompiers stagnent, malgré la multiplication des missions héroïquement assumées par des troupes épuisées.

    Quant à l’Office national des forêts, dont le rôle est essentiel pour préserver les espaces boisés dans un contexte de désordres climatiques et pour œuvrer à leur adaptation, ses effectifs ont connu une chute vertigineuse, de 12 500 agents au début des années 2000 à environ 8 000 aujourd’hui, avec un budget en forte tension. Au point que même la Cour des comptes s’en alarme : « Les moyens humains de l’établissement apparaissent désormais insuffisants pour répondre aux missions croissantes qui lui sont assignées. »

    Le choix d’investir massivement dans la guerre et dans la mort plutôt que dans la préservation du vivant et dans l’adaptation au chaos climatique est irrationnel et criminel.

    Renverser l’ordre des priorités est désormais une question de survie.

    Entre les années 1990 et 2000 de nombreux chercheurs Américains et Canadiens, mais pas seulement puisque le CNRS et le GIEC ont prédit les grands incendies de forêt 🔥🔥 liées au dérèglement climatique.

    Ils ont produit des analyses documentées sur l’évolution de ces catastrophes et comment la ralentir voire l’éviter.

    Il y a presque 40 ans !

    Ils ont alors remis leurs travaux aux politiques de tous pays.

    On connaît la suite…

    Mais quel gâchis, quelle irresponsabilité !

    La flotte en France de Canadairs spécialisés c’est 12 avions en service. Qui ont 30 ans de moyenne d’âge. Une vétusté qui rend leur disponibilité incertaine.

    “Sur les douze Canadair que la France possède, nous n’en avons que cinq disponibles, c’est juste scandaleux”, déplore sur franceinfo samedi 25 juillet Grégory Prats, commandant de bord Canadair et chef de noria (nom donné à un groupement de Canadair).

    “L’industriel privé qui s’occupe de la maintenance n’arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n’arrivent pas en temps et en heure” pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers.

    « On a perdu 1 000 camions-citernes contre les feux de forêt en 16 ans »

    Interview de Sébastien Delavoux, animateur du collectif CGT des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).

    https://petitions.bloomassociation.org/fr/loi-urgence-climatique

  • Consultation publique “Programme National de la Forêt et du Bois (2027-2036)”

    Consultation publique “Programme National de la Forêt et du Bois (2027-2036)”

    La Corrèze est majoritairement recouverte de forêts. Il est donc logique que nous relayions cet appel à la participation citoyenne, qui concerne directement notre cadre de vie. Cet appel est porté par des acteurs de l’écologie de Corrèze et des médias nationaux.

    Consultation publique sur le Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) : jusqu’au 7 août pour donner votre avis

    L’État a ouvert une consultation publique officielle concernant le décret du Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) pour la décennie 2027-2036. Cette consultation fait suite à l’annulation par le Conseil d’État du précédent plan « 1 milliard d’arbres », jugé insuffisant sur le plan environnemental.

    Un moment clé pour la politique forestière

    Cette consultation est une étape importante dans l’élaboration de la politique forestière française. Elle offre à chaque citoyen la possibilité de s’exprimer sur les grandes orientations des dix prochaines années.

    Participez à la consultation

    Pour faire entendre votre voix et contribuer à une gestion durable de nos forêts, vous pouvez vous rendre sur le site officiel.

    👉 Participez à la consultation publique (cliquez)

    Votre avis compte pour enrichir le débat et orienter les décisions vers une gestion respectueuse des écosystèmes.

    Quelques pistes pour structurer votre contribution

    Pour que votre avis soit pris en compte par l’administration, il est recommandé de rédiger un commentaire personnel, en évitant les copier-coller. Voici quatre axes de réflexion que vous pouvez développer.

    1. La place de la science et des citoyens dans les décisions

    La forêt est un bien commun. Il est essentiel que les décisions du PNFB soient éclairées par une diversité de points de vue :

    • Les experts indépendants (écologues, biologistes) et les associations de protection de la nature, comme Canopée.
    • Les citoyens et habitants, directement concernés par la gestion des territoires.
    • La filière bois industrielle, dont les intérêts économiques, bien que légitimes, ne doivent pas primer sur la préservation des écosystèmes.

    2. Dépasser le clivage entre protection et exploitation

    S’opposer aux pratiques les plus destructrices ne signifie pas vouloir « mettre la forêt sous cloche ».

    Il est possible de défendre une foresterie durable et raisonnée, qui allie prélèvement de bois et respect des écosystèmes. Cela passe par une gestion plus sélective, plutôt que par des coupes rases systématiques, qui ne doivent pas être confondues avec les coupes sanitaires nécessaires ou la gestion traditionnelle des taillis.

    3. Les limites d’une industrialisation intensive

    Certaines pratiques industrielles peuvent avoir des effets négatifs sur la santé des forêts à long terme :

    • Les coupes rases et le tassement des sols libèrent le carbone stocké, contribuant au changement climatique. Une forêt mature et en libre évolution est souvent plus efficace pour stocker le carbone.
    • Les monocultures (comme le Douglas) rendent les forêts plus vulnérables aux maladies, aux parasites (scolytes) et aux aléas climatiques.
    • Une surexploitation peut fragiliser les sols, les assécher et accroître les risques d’incendie.

    4. S’appuyer sur la décision récente du Conseil d’État

    Le Conseil d’État a récemment annulé le décret du plan « 1 milliard d’arbres », pointant du doigt ses lacunes en matière de transparence et d’efficacité écologique. Ce précédent juridique souligne l’importance d’une politique forestière solide, fondée sur des données scientifiques et une réelle concertation.

    Conseil pratique pour la participation

    Le site de la consultation peut rencontrer un afflux important de visiteurs. Si vous rencontrez des difficultés techniques, nous vous invitons à patienter et à réessayer ultérieurement.

    Vous pouvez également consulter les commentaires déjà publiés sur la plateforme pour vous inspirer et enrichir votre propre contribution.

    L’enjeu est de taille, et chaque avis compte pour construire ensemble une politique forestière plus équilibrée.

    Texte inspiré d’une publication de Corrèze à Nu, en partenariat avec Reporterre et Ecotalk Facebook, 17 Juillet 2026.

  • Brochure pour la défense des forêts

    Brochure pour la défense des forêts

    Bonjour,

    Nous sommes régulièrement contactés par des habitantes et habitants désemparés à la découverte d’une coupe rase dévastatrice proche de chez eux, qui nous demandent quoi faire pour les empêcher. Dans de nombreux cas, il est trop tard, car le travail doit se mener bien en amont.

    Il y a de nombreuses façon d’agir, il ne s’agit pas de les détailler toutes ici.

    Nous mettons en ligne sur le site de l’association une brochure qui présente des informations utiles, le cadre légal et les marges de manoeuvre pour répondre à vos questions et pour inciter les élus locaux à se saisir d’outils existants.

    https://www.faite-et-racines.org/

    Ces documents sont l’aboutissement d’un travail mené par le Réseau Forêt Limousine, auquel Faîte et Racines appartient. Il s’agit d’un réseau associatif et citoyen mobilisé pour la défense des forêts.

    Nous avons rendez vous avec des élus de la com’com Xaintrie Val Dordogne fin juillet afin de présenter la brochure.

    D’autres rencontres pourront s’organiser avec des collectivités si le souhait est exprimé.

    Si vous connaissez des élu-es, si vous êtes élu-e, ou en lien avec des collectivités, vous pouvez soutenir les actions du réseau en diffusant ces documents à votre échelle ou solliciter une présentation.

    Bonne journée

    L’équipe Faîte et Racines

  • Meyssac Éco-Bio devient partenaire de Citoyliens

    Meyssac Éco-Bio devient partenaire de Citoyliens

    Citoyliens est heureux d’accueillir parmi ses nouveaux partenaires l’association Meyssac Éco-Bio, dont nous suivons et relayons régulièrement les initiatives depuis 2022.

    Créée en 2017, l’association a pour objectif de favoriser le développement des pratiques écologiques et des produits issus de l’agriculture biologique. Elle agit principalement à Meyssac et dans le Midi corrézien, en s’appuyant sur une équipe de bénévoles et sur un important réseau de producteurs, d’artisans, d’associations et de professionnels locaux.

    La Foire bio et artisanale de Meyssac

    Meyssac Éco-Bio est notamment connue pour l’organisation de la Foire bio et artisanale de Meyssac, devenue au fil des années un rendez-vous important de la rentrée dans le Midi corrézien.

    La foire réunit des producteurs bio, des artisans et de nombreux acteurs engagés dans les circuits courts et l’économie locale. Des conférences, des animations, des ateliers, de la musique et des activités pour les enfants complètent généralement le marché. La seizième édition s’est déroulée en septembre 2025 et la dix-septième est annoncée pour le dimanche 13 septembre 2026.

    Faire connaître l’éco-construction et l’éco-rénovation

    L’association a également organisé deux éditions du Salon de l’Éco-Habitat, rénovation et construction.

    Cet événement permet de rencontrer des artisans, des architectes, des éco-constructeurs, des conseillers et des associations. On peut y découvrir des matériaux biosourcés comme la paille, le bois ou la terre, mais aussi s’informer sur les méthodes de construction, les réglementations, les aides à la rénovation et les économies d’énergie.

    Autour de ces salons, Meyssac Éco-Bio propose également des expositions, des conférences, des ateliers et des projections-débats. En 2026, l’association a notamment présenté l’exposition consacrée à l’architecture frugale et organisé une projection du film documentaire Toucher terre.

    Voir le compte-rendu de ce salon sur Citoyliens (cliquez)

    2 eme salon de l'eco habitat à Meyssac en Corrèze

    Une association qui met les acteurs locaux en relation

    Au-delà de l’organisation de grands rendez-vous, Meyssac Éco-Bio contribue à faire circuler les connaissances et à mettre en relation celles et ceux qui cherchent des solutions concrètes.

    Producteurs, artisans, formateurs, architectes, élus, naturalistes, conférenciers, artistes et porteurs d’initiatives se retrouvent ainsi autour de questions très diverses : alimentation biologique, circuits courts, habitat écologique, énergie, protection de la nature, économie locale ou accompagnement de projets.

    Cette capacité à réunir des personnes et des compétences correspond pleinement à l’esprit de Citoyliens : rendre visibles les initiatives locales, favoriser les rencontres et permettre aux habitants de mieux connaître les ressources présentes près de chez eux.

    Un partenariat qui s’inscrit dans la continuité

    Depuis plusieurs années, Citoyliens annonce et documente les manifestations organisées par Meyssac Éco-Bio. Des articles, des agendas, des entretiens et plusieurs vidéos ont notamment permis de garder une trace des deux salons de l’éco-habitat et des différentes éditions de la Foire bio.

    Ce nouveau partenariat apparaît donc comme l’aboutissement naturel de routes suivies en parallèle depuis 2022.

    La paille, le bois, les matériaux biosourcés, les circuits courts, la préférence donnée à l’économie locale et la transmission des savoir-faire sont quelques-uns des mots qui résument la dynamique portée par cette équipe bénévole.

    Bienvenue à Meyssac Éco-Bio parmi les associations partenaires de Citoyliens !

    → Retrouver toutes les publications consacrées à Meyssac Éco-Bio sur Citoyliens

    Meyssac Eco Bio sur Facebook (cliquez)

  • Renommer les bourgs de Corrèze : action anti-pesticides

    Renommer les bourgs de Corrèze : action anti-pesticides

    (voir article original ICI)

    Dans la nuit de mardi à mercredi, des militants écologistes d’Extinction Rébellion Corrèze ont mené une action symbolique dans le secteur de Lubersac, en Corrèze. Leur objectif : dénoncer l’usage encore massif des pesticides de synthèse dans l’arboriculture limousine, en particulier chez certains pomiculteurs, ainsi que la proposition de loi dite « Duplomb ».

    Plusieurs panneaux d’entrée de communes ont été détournés ou rebaptisés. Lubersac est ainsi devenu « Lubayersac », tandis qu’Arnac-Pompadour a été renommée « Monsantour ». Des affiches ont également été collées dans plusieurs communes, notamment à Lubersac, Juillac et Pompadour.

    Par cette action, le collectif entend alerter sur les risques liés aux pesticides et rappeler que, malgré les engagements déjà pris par la filière, les efforts restent selon lui très insuffisants. Les pomiculteurs limousins avaient signé en 2017 une charte de bonnes pratiques visant à encadrer l’usage des produits phytosanitaires. Une avancée reconnue par certains militants, mais jugée très largement insuffisante face à l’ampleur des enjeux sanitaires et environnementaux.

    « C’est toujours un pas de plus dans le bon sens, mais c’est une goutte d’eau dans un océan face à l’effort qu’il faudrait faire », estime l’un des militants interrogés.

    Extinction Rébellion réclame une réduction beaucoup plus forte de l’usage des pesticides, voire leur interdiction, accompagnée d’un véritable soutien aux agriculteurs pour engager une transition vers d’autres pratiques agricoles.

    Les militants dénoncent également la proposition de loi « Duplomb », qui cristallise de fortes inquiétudes dans les milieux écologistes. Selon eux, ce texte pourrait ouvrir la voie à un recul des protections environnementales, notamment en matière d’usage de certains pesticides issus de la pétrochimie. Ils regrettent aussi que le sujet n’ait pas fait l’objet d’un débat démocratique suffisant.

    « On n’a pas demandé aux gens s’ils étaient d’accord pour que l’on réintroduise des pesticides. Nous demandons plutôt une aide aux agriculteurs pour réduire, voire éliminer, leur usage », explique un autre militant.

    À travers cette action nocturne, Extinction Rébellion Corrèze souhaite donc remettre la question des pesticides au cœur du débat public local, dans un territoire où l’arboriculture occupe une place importante, mais où les inquiétudes sur la santé, l’eau, les sols et la biodiversité demeurent fortes.

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    La commune d’Arnac-Pompadour a été renommée “Monsantour” par Extinction Rébellion. – Extinction Rébellion
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    Extinction Rébellion estime que les pomiculteurs limousins utilisent encore trop de pesticides malgré la charte de bonne conduite signée en 2017. – Extinction Rébellion
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    Les militants écologistes d’Extinction Rébellion en Corrèze ont dénoncé, dans la nuit de mardi à mercredi, l’usage des pesticides en Limousin. – Extinction Rébellion Corrèze
  • Coupe rase en Corrèze : des riverains racontent le choc [vidéo]

    Coupe rase en Corrèze : des riverains racontent le choc [vidéo]

    Que reste-t-il après une coupe rase, lorsque les engins sont repartis ?

    Dans cette vidéo, plusieurs témoignages de riverains donnent à entendre ce que provoque la disparition brutale d’une parcelle boisée, au plus près des maisons, des granges, des chemins et des lieux de vie.

    Il ne s’agit pas seulement d’arbres abattus. Pour les personnes qui parlent ici, ces bois faisaient partie d’un paysage intime. Certains les connaissaient depuis l’enfance. On y avait joué, construit des cabanes, ramassé des champignons, observé les saisons, les animaux, l’humidité des ruisseaux, la fraîcheur des feuillus.

    La coupe rase est décrite comme un choc visuel, mais aussi comme une atteinte à un cadre de vie. Plusieurs témoignages évoquent une absence d’information préalable, un sentiment d’impuissance, parfois des dégâts très concrets : limites de propriété non respectées, canalisations touchées, câbles arrachés, sols ravagés par les engins, profondes ornières dans une terre gorgée d’eau.

    Les mots qui reviennent sont forts : saccage, dévastation, tristesse, rage, incompréhension.

    À travers ces récits, la vidéo pose une question simple : comment des décisions aussi lourdes pour un territoire peuvent-elles être prises sans que les habitants les plus directement concernés soient réellement informés, associés ou même simplement considérés ?

    En Corrèze, la forêt n’est pas seulement une ressource économique. Elle est aussi un milieu vivant, un paysage habité, une mémoire familiale, un refuge pour la biodiversité, un élément essentiel de l’identité rurale.

    Cette vidéo ne prétend pas épuiser le sujet forestier. Elle donne simplement une place à des voix rarement entendues : celles de riverains confrontés, du jour au lendemain, à la disparition d’un environnement qu’ils pensaient durable.

    Les témoignages ont été lus par des donneurs de voix bénévoles afin de préserver l’anonymat des personnes concernées.

  • Incroyable Fête de la Nature Terra Loca(le) Jardin du Taillis [vidéo]

    Incroyable Fête de la Nature Terra Loca(le) Jardin du Taillis [vidéo]

    À l’occasion de la Fête de la Nature, événement national organisé cette année du 20 au 25 mai 2026, l’association Terra Locale, avec La Baraca, proposait le samedi 23 mai une grande journée au Jardin du Taillis, près de Condat-sur-Ganaveix.

    Dans ce jardin-forêt généreux, ombragé et déjà très vivant, le public a pu profiter d’un programme dense : marché d’artisans, pépiniéristes, conférences, balades naturalistes, visites du jardin, animations pour les enfants, démonstrations et temps festifs.

    Sous une chaleur de début d’été — près de 30 degrés à l’ombre — le lieu rappelait immédiatement l’importance des arbres, de la fraîcheur végétale et des espaces vivants. Une première conférence animée par Nathalie Nollet proposait justement de réfléchir à la forêt, à ce qu’elle est, à ce qu’elle apporte, et à la place essentielle des arbres dans nos paysages comme dans nos vies.

    La journée a également permis de partir à la découverte du petit peuple du jardin, avec une balade nature consacrée aux arthropodes, animée par Caroline Perrez. Pendant une heure, les participants ont observé autrement les insectes, araignées et autres habitants discrets de ces milieux foisonnants.

    D’autres rendez-vous étaient proposés autour des herbivores et du choix d’un animal adapté à son terrain, autour de la greffe, mais aussi avec les Croqueurs de pommes, venus présenter leur travail autour des vergers conservatoires, des variétés fruitières et des jus de pomme.

    Le jardin lui-même était au cœur de la journée. Des visites guidées partaient toutes les deux heures pour découvrir ce lieu cultivé depuis plusieurs années par Olivier et Pauline. Fraises, poireaux, plantes vivaces, arbres, légumes et expérimentations y composent un paysage presque anarchique, mais d’une grande beauté : un jardin d’abondance, vivant, libre, où tout semble pousser et dialoguer.

    La fête faisait aussi une belle place aux savoir-faire. Bastien, de Bambus, présentait son travail autour du bambou, tandis que Maï de l’Atelier Nomade proposait une démonstration autour des structures légères, flex-yourtes et habitats nomades. L’occasion de comprendre, par exemple, le rôle essentiel de la corde de tension dans une yourte : ce n’est pas tant le poteau central qui tient l’ensemble que cette tension circulaire qui rend la structure autoportante.

    Autre belle initiative de la journée : un coin des boutous, pensé pour accueillir les enfants pendant que les parents assistaient aux conférences. Une attention très appréciée par les familles présentes.

    En fin de journée, le marché et les conférences laissaient place à une ambiance plus festive : bœuf musical, petite scène, performance live de Bijaman, multi-instrumentaliste français, puis DJ set de Kif Obscur jusqu’à minuit.

    À Condat-sur-Ganaveix, cette Fête de la Nature organisée par Terra Local(le) aura donc été bien plus qu’un simple rendez-vous autour du jardin : une journée de rencontres, de transmission, d’expérimentation et de convivialité, dans un lieu qui incarne déjà une autre manière d’habiter, de cultiver et de faire société avec le vivant.

  • La Biodiversité des Forêts – Reconnaître les espèces associées aux forêts anciennes

    La Biodiversité des Forêts – Reconnaître les espèces associées aux forêts anciennes

    Chacun sait que la forêt est source de Biodiversité. Mais certaines plus que d’autres.

    Comment un promeneur averti peut, avec un peu d’observation repérer des indicateurs de biodiversité?
    Pourquoi les forêts anciennes et matures sont favorables à la diversité biologique?
    Quelles sont les espèces végétales et animales qui sont associées à ces forêts?

    Venez découvrir les réponses à ces questions avec Julien, naturaliste, et Bernard, forestier
    samedi 20 juin à 14h au parking de la mairie de Naves (19).

    Inscriptions auprès de l’Association Les Enforestés 06 65 27 70 43 ou 06 70 20 78 97.

    Evénement des Enforestés de Tulle

    biodiversité des forets anciennes - les enforestes de Tulle
  • AUTOUR DU SAUVAGE

    AUTOUR DU SAUVAGE


    ” Autour du Sauvage ” est une petite association, du côté de St-Paul qui a choisi de mettre en valeur, pas après pas, un secteur géographique restreint.

    les chemins Autour du Sauvage

    L’idée est de faire du lien entre vivants, les humains et les autres qu’humain, grâce aux foultitudes d’opportunités du lieu.

    Avant ” Autour du Sauvage “, on savait bien qu’il existait quelque part dans ce cul de sac inatteignable par la machinerie agricole, les vestiges de lieux de vie, de vergers, que la vieille fontaine coulait encore d’un filet d’eau aux prises avec la végétation et l’oubli, que le chemin empierré barré d’arbres tombés, affleurant là où la pluie le lessivait, menait jusqu’au Sauvage. On savait les vieilles serbes inutilisées quelque part en deçà du chemin.

    le chemin des prés

    ” Autour du Sauvage ” s’est épris de ce centre du monde, comme le sont tous les lieux qui nous sont chers, et a tricoté des liens avec toutes les bonnes volontés alentour pour redonner le goût de conter l’avant ou de confier les souvenirs, et de se retrousser les manches pour carrément lui redonner vie.

    la fontaine restaurée


    La balade joliment panneautée par Elléiah une des artistes de l’association, se parcourt en 35’ ou plus si on est d’humeur à baguenauder. Car la quiétude du coin pousse à prendre son temps.
    Après l’aperçu sur les forêts pentues et feuillues, se déploie des prés où les vaches sont laissées à buller en famille, parce qu’en Corrèze on leur en laisse encore le temps. Sous les noisetiers et les châtaigniers, les hêtres et les charmes, Mesdames et leurs petits ruminent à l’ombre, sous l’œil attentif de gros pépère qui surveille alentour.


    On sera passé sous l’arche de bois mort édifiée en ce lieu effacé des mémoires, pour lui redonner son nom, peint en lettres colorées sur le bois emprisonné dans le muret restauré.

    Dans un arbre en hauteur, très haut, est installé un nichoir pour les rapaces nocturnes. Y étaient attendues les effraies, c’est un couple de hulotte qui l’a intégré, et deux chouettons sont nés ce printemps ! Les chouettes sont en difficulté parce qu’on leur défend l’entrée de nos granges, et qu’on abat les vieux arbres qui leur permettaient de nicher, pire on empoisonne leurs proies… Alors ” Autour du Sauvage ” s’est senti concernée et a pris le problème à bras le corps, comme à chaque fois.


    Il y a aussi Éden et Mira qui bossent.

    Elles entretiennent de leur savoir ancestral d’ânesses, les prés reconquis de broussailles et les abords des habitations dudit Sauvage, autour duquel sillonne le sentier.


    Dans la grange a été installé un second nichoir.

    Les hulottes sont tellement en mal de logement, que contre leurs normes territoriales, un autre couple est venu s’y établir. Hop 2 chouettons de plus ! “Autour du Sauvage “ met en avant les possibilités de partage des biotopes entre humains et autres qu’humains par le biais de conférence sur la chouette effraie, comment favoriser leur accueil et pourquoi elles rendent tant de service à notre espèce et à ses activités.

    À l’issue d’une de ces conférences, la mairie de Saint-Paul a décidé d’installer un nichoir dans le clocher de son église. Pour le moment la caméra automatique dévoile les visites d’effraies…
    À suivre !


    Retour au lieu dit ” Le Sauvage “,

    dans son ombre fraîche ou glougloute l’eau amenée depuis une serbe en contre bas, par un hydraulique et capricieux bélier.
    Les grands arbres tenus en respect par les humains, entourent et ombragent les bâtis d’un temps d’avant. Il s’agit aussi de les restaurer, de laisser son chaume au toit de la grange, d’en changer les portions décaties, de retaper sans ostentation, de se faire discret et efficace.


    C’est un bon pitch pour cette association :
    discrète et efficace.

    Si vous avez envie de filer un coup de main, de venir voir en curieux, de vous régaler les yeux des dessins d’Elleiah, venez ! Vous êtes les bienvenus.

    ” Autour du Sauvage ” organise des journées, ou des demies journées de travail coopératif, comme Samedi 20 juin ou 11 juillet par exemple.
    Pour retrouver Autour du Sauvage sur Instagram, FB ou Youtube, c’est par ici.

    À un de ces jours Autour du Sauvage !

  • On a besoin de vous !!!  Le-bon-sens v.s Biosyl

    On a besoin de vous !!! Le-bon-sens v.s Biosyl



    Suite de la mobilisation du 25 mai 2026 contre le projet Biosyl-Guéret-Creuse

    Bonjour tout le monde,

    Malgré la forte chaleur et le fait que la mobilisation se soit déroulé un jour férié, nous étions encore nombreux et nombreuses à nous élancer pour un convoi vélos et voitures festif.

    Dans divers quartiers riverains de la ville de Guéret et de son agglomération, dans le centre de Guéret comme devant la préfecture, le convoi a dénoncé le chantier d’usine à pellets Biosyl par de la musique, des slogans, des discussions et du tractage, pour que nul ne puisse ignorer le projet, les nuisances qu’il va engendrer pour les habitant.es de la communauté d’agglomération et l’impact qu’il aura sur le massif forestier des 7 départements concernés par le prélèvement en bois de l’usine.

    Arrivé devant le site, le convoi s’est arrêté pour que les manifestant-es plantent des chênes sur les talus et jettent symboliquement des crapauds en origami sur le site. Il s’est clôturé par un pique-nique partagé, accompagné de prise de parole et de chants.

    Nous ne lâcherons rien, ne laisserons pas le béton s’installer et encore moins l’usine Biosyl qui a pour projet de détruire le massif forestier de 7 départements, sans parler des nuisances pour les riverains et des risques d’incendie.

    Nous demandons à Mr Legueult Jean-Philippe, Préfet de la Creuse, de remplir sa mission en suspendant les travaux sur le site Biosyl, tant que les recours juridiques, ne seront pas purgés.

    Nous tenons à rappeler que :

      – La communauté d’agglomération du grand Guéret a vendu les terrains à l’entreprise Biosyl alors que des clauses suspensives avaient été voté afin que la vente n’ait lieu uniquement quand les recours juridiques seraient purgés. Ils sont toujours en cours !

      – La justice a besoin de temps pour faire son travail et ne doit pas être mise au pied du mur, au moment du jugement avec des travaux qui seraient déjà terminés.

      – Les travaux ont débuté malgré la présence d’espèces protégées sur le site et la deuxième phase des travaux s’est déroulé en pleine période de nidification et de reproduction d’espèces alors que Biosyl s’était engagé auprès de la justice à ne reprendre les travaux qu’en Août. Une enquête est d’ailleurs toujours en cours suite à la plainte pour suspscion de destruction d’espèces protégées, déposée par 5 associations.

    – Malgré la forte mobilisation citoyenne, depuis plusieurs années, aucune enquête publique, ni étude d’impact n’ont été réalisé.

    > en envoyant un mail à la préfecture de la Creuse, pour demander à Mr Legueult Jean-Philippe, préfet de la Creuse, de suspendre les travaux tant que les recours juridiques ne seront pas purgés. Vous pouvez vous baser sur les arguments cités, ci-dessus: prefecture@creuse.gouv.fr

    > Faites tourner l’info sur les réseaux et autour de vous.

    Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à ce convoi et à toutes et tous pour votre soutien !

    > On parle de nous :

    https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-creuse/environ-150-manifestants-ont-pedale-et-roule-contre-le-projet-d-usine-a-pellets-biosyl-a-gueret-8013759

    > (journal de 7h)

    https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/programmes/france-3_nouvelle-aquitaine_ici-19-20-limousin

    > (reportage à 8min)

    https://www.ici.fr/emissions/l-invite-d-ici-matin-creuse/informer-sensibiliser-rassembler-jeremie-thomas-du-reseau-foret-limousine-a-manifeste-contre-le-projet-biosyl-1396262