Category: Droit

  • Actu nationale : asso. ANTICOR, non renouvellement d’agrément

    Actu nationale : asso. ANTICOR, non renouvellement d’agrément

    ANTICOR est une association fondée en juin 2002 par Éric Halphen et Séverine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique. Son ambition est de réhabiliter le rapport de confiance qui doit exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et administratifs. L’association regroupe des citoyens et des élus de toutes tendances politiques engagés pour faire respecter les exigences démocratiques non partisanes.

    Non-renouvellement d’agrément : le silence du gouvernement

    ANTICOR traverse une période difficile après le non-renouvellement de son agrément par le gouvernement. Cette décision, ou plutôt ce silence du Premier ministre, met en péril l’action citoyenne qui vise à garantir la transparence et la probité des élus et des institutions publiques en France.

    Le 9 août dernier, la justice administrative a pourtant enjoint au gouvernement de réexaminer la demande d’agrément d’ANTICOR dans un délai de quinze jours. Cette décision faisait suite à une série de refus implicites de la part de l’exécutif, qui, par son inaction, a laissé planer un doute sérieux sur la légalité de ses décisions. Malheureusement, malgré cette injonction judiciaire, le gouvernement est resté silencieux, ignorant ainsi l’ordre du Tribunal administratif et plongeant la lutte contre la corruption dans une incertitude inquiétante.

    Ce refus de renouveler l’agrément d’ANTICOR n’est pas sans conséquence. ANTICOR est un acteur central dans la lutte contre la corruption en France, offrant aux citoyens des outils concrets pour exercer leur vigilance. Le site de l’association, accessible sur anticor.org, constitue une ressource inestimable pour toute personne souhaitant s’engager contre la corruption. Il propose notamment un observatoire des affaires de corruption en France et à l’international, ainsi qu’une multitude de fiches citoyennes. Ces documents fournissent des conseils pratiques pour contrôler les actions des élus et des administrations, qu’il s’agisse de vérifier les opérations immobilières, de déposer une plainte en cas de délit ou de contester les indemnités versées aux élus locaux.

    L’absence de renouvellement de l’agrément pose également une question fondamentale sur l’engagement du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Anticor, par ses actions et son rôle de contre-pouvoir, dérange visiblement un exécutif qui préfère le silence à la transparence. Comme le souligne Paul Cassia, président d’ANTICOR, le gouvernement franchit une ligne rouge en ignorant une décision de justice, ce qui constitue une violation grave de l’état de droit.

    Anticor ne compte pas rester passive face à cette situation. L’association a déjà déposé plusieurs recours devant le Tribunal administratif de Paris, afin de contester ce refus implicite et de défendre son droit à exister et à agir pour le bien commun. Cette résistance judiciaire est essentielle non seulement pour ANTICOR, mais aussi pour tous les citoyens qui croient en une France transparente et intègre.

    La situation actuelle met en lumière la nécessité de renforcer les institutions et les règles garantissant la probité publique. ANTICOR, par ses propositions et ses actions, continue de plaider pour une réforme en profondeur des pratiques politiques et économiques en France. Il est crucial que le législateur prenne conscience de l’importance de ces enjeux et agisse en conséquence pour protéger la République contre les dérives de la corruption.

    Pour en savoir plus sur les actions d’ANTICOR et accéder à leurs ressources, rendez-vous sur anticor.org.

  • Lutte “anti-cabanisation” contre “Désobéissance Fertile” : la justice relaxe le propriétaire des cabanes de Chasteaux

    Lutte “anti-cabanisation” contre “Désobéissance Fertile” : la justice relaxe le propriétaire des cabanes de Chasteaux

    Justice et Urbanisme en Corrèze

    Ce jeudi 4 juillet, le tribunal correctionnel de Brive, en Corrèze, a rendu un verdict qui fait écho à une problématique plus large concernant les habitats légers illégaux dans la région. François Fleury, propriétaire du terrain sur lequel sont construites des cabanes à Chasteaux, a été relaxé des poursuites engagées contre lui. Ce jugement intervient alors que le département de la Corrèze a récemment adopté une charte pour lutter contre la prolifération de ces habitations illégales, phénomène connu sous le nom de “cabanisation”.

    La Relaxe de François Fleury

    Les habitants des cabanes du Sorpt, à Chasteaux, peuvent enfin souffler. Depuis plusieurs années, ils étaient au cœur d’un conflit avec la municipalité concernant la légalité de leurs habitats. François Fleury, défenseur du principe de la désobéissance fertile, qui prône un mode de vie sobre et proche de la nature, a été accusé d’avoir réalisé des travaux non autorisés entre 2019 et 2023 et d’avoir aménagé un terrain dans une zone interdite par le plan de prévention des risques. La mairie de Chasteaux, partie civile dans cette affaire, a subi un sérieux revers avec cette décision.

    Le tribunal a estimé que les faits reprochés à François Fleury étaient prescrits, entraînant ainsi sa relaxe. Par conséquent, les cabanes n’ont pas à être démantelées, une décision qui a provoqué la colère et l’incompréhension du maire de Chasteaux, Jean-Paul Fronty. “On officialise une zone de non-droit à Chasteaux, où les règles en matière d’urbanisme ne sont pas les mêmes qu’ailleurs,” a-t-il déclaré.

    La Désobéissance Fertile : Un Mouvement National

    C’est dans ces mêmes cabanes de François Fleury qu’a été lancé le mouvement “désobéissance fertile”, un courant qui prône la vie en harmonie avec la nature, devenir “gardien du vivant”, développer une plateforme de prêt de terrains, dans une pédagogie large et fouillée, des plans de maison …

    Consultez les nombreux articles sur : Désobéissance Fertile (desobeissancefertile.com)

    Ce mouvement a depuis pris une envergure nationale, avec un livre écrit par Jonathan Attias et une mobilisation bien ancrée dans divers canaux d’information alternatifs. La “désobéissance fertile” s’est ainsi érigée en symbole de résistance écologique, attirant de nombreux adeptes à travers le pays.

    La Charte contre la Cabanisation

    Face à la multiplication d’habitats légers illégaux, le département de la Corrèze a décidé d’agir pour endiguer ce phénomène. Le 29 novembre, des maires du département ont signé une charte pour les aider à faire respecter le droit. Cette initiative, soutenue par le procureur, le préfet de la Corrèze, les forces de l’ordre et l’association des maires de la Corrèze, vise à rappeler aux élus les leviers dont ils disposent pour combattre ces installations illégales.

    Le préfet de la Corrèze, Étienne Desplanques, a souligné l’importance de cette charte : “On ne peut pas accepter que 99% des gens respectent le droit et ceux qui ne le respectent pas ne soient pas sanctionnés. Cette charte est un appel aux maires : vous n’êtes pas seuls face à ce phénomène de construction illégale, vous avez des pouvoirs et vous pouvez compter sur les services de l’État pour vous aider.”

    Les outils anti-cabanes fournis par la préfecture (Page du site de la Préfecture de Corrèze)

    Deux modèles de société ?

    La décision de justice relaxant François Fleury met en lumière les tensions entre les aspirations écologiques de certains citoyens et les efforts des autorités pour maintenir l’ordre urbanistique. Tandis que les défenseurs de la Désobéissance Fertile revendiquent un mode de vie en harmonie avec la nature, sans autorisations officielles, les autorités locales, appuyées par l’État, cherchent à réguler ces pratiques pour assurer la sécurité et le respect des lois.

    Pour en savoir plus, consultez nos autres publications sur la “désobéissance fertile” et sur le décret contre la cabanisation en Corrèze en cliquant ici et ici.

    Recherche “désobeissance” sur Citoyliens.fr

  • Julian ASSANGE est libre

    Julian ASSANGE est libre

    🚨 BREAKING❗️JULIAN ASSANGE EST LIBRE ! JULIAN IS FREE (🇬🇧 : see screenshot) ! 

    Julian Assange est libre. Il a quitté la prison de haute sécurité de Belmarsh le 24 juin au matin, après y avoir passé 1901 jours. La Haute Cour de Londres lui a accordé une caution et il a été libéré dans l’après-midi à l’aéroport de Stansted, où il a pris un avion et quitté le Royaume-Uni (direction Australie)

    C’est le résultat d’une campagne mondiale qui a rassemblé des organisateurs locaux, des militants de la liberté de la presse, des législateurs et des dirigeants de tout l’échiquier politique, jusqu’aux Nations unies. Cette campagne a ouvert la voie à une longue période de négociations avec le ministère américain de la justice, qui a débouché sur un accord qui n’a pas encore été formellement finalisé. Nous fournirons de plus amples informations dès que possible.

    Après plus de cinq ans passés dans une cellule de 2 mètres sur 3, isolé 23 heures par jour, il retrouvera bientôt sa femme Stella Assange et leurs enfants, qui n’ont connu leur père que derrière les barreaux.

    WikiLeaks a publié des informations inédites sur la corruption des gouvernements et les violations des droits de l’homme, obligeant les puissants à rendre compte de leurs actes. En tant que rédacteur en chef, Julian a payé sévèrement pour ces principes et pour le droit du peuple à savoir.

    Alors qu’il rentre en Australie, nous remercions tous ceux qui nous ont soutenus, qui se sont battus pour nous et qui sont restés totalement engagés dans la lutte pour sa liberté.

    La liberté de Julian est notre liberté.

    [Plus d’informations à venir]

    Julian Assange doit comparaître mercredi 26 juin devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique. Poursuivi pour « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale », il devrait plaider coupable de ce seul chef et être condamné à 62 mois de prison. Cette peine étant déjà purgée en détention provisoire à Londres, il pourrait regagner libre l’Australie.

    L’affaire Assange a « traîné en longueur depuis trop longtemps » et son maintien en détention ne présentait plus aucun intérêt, a commenté le gouvernement de son pays d’origine. « Julian est libre !!! », a exulté son épouse Stella Assange, exprimant une « immense gratitude » envers ceux qui se sont mobilisés « depuis des années » pour que sa libération devienne « réalité ». « Je suis reconnaissante que le calvaire de mon fils touche enfin à sa fin. Cela montre l’importance et le pouvoir de la diplomatie discrète », a de son côté déclaré sa mère, Christine Assange, dans un communiqué diffusé par les médias australiens.

    🕊 Stella Assange :

    “Julian est libre !!!!

    Les mots ne suffisent pas à exprimer notre immense gratitude envers VOUS – oui VOUS, qui vous êtes tous mobilisés pendant des années et des années pour faire de ce projet une réalité. MERCI. MERCI. MERCI.”

    ……❌ FREE PRESS ❎ FREE ASSANGE ❎ FREE WORLD ❌……

    12 ans sans

    la sensation de la terre douce

    sous pied

    et la capacité

    pour errer

    12 ans sans

    Entendre la brillance

    du chant d’oiseau

    à travers les mosaïques de feuillage

    qui vivifient l’esprit

    12 ans sans

    une étreinte de vert

    l’interaction visuelle

    de lumière et d’ombre

    12 ans sans

    inhalant des parfums terreux

    dérive sur une brume

    de fraîcheur

    12 ans sans

    la purification

    et renouveler l’effet

    du silence

    12 ans sans

    la liberté

    d’espaces ouverts

    océans ouverts

    rivières et vallées

    ils essaient

    pour lui faire oublier

    comment être humain.

  • Amnesty International Brive et Antenne Jeune du Lycée D’Arsonval

    Amnesty International Brive et Antenne Jeune du Lycée D’Arsonval

    Le mercredi 12 juin 2024, un pique-nique convivial a réuni les membres du groupe Amnesty International de Brive et les jeunes de l’antenne Amnesty du lycée D’Arsonval.

    Michel Delagne, un des membres “clef” du groupe Amnesty International en Corrèze, a partagé son émotion et son point de vue sur la transmission entre les anciens militants et cette nouvelle génération de jeunes, dynamiques et engagés.

    Sacha, un des piliers de cette antenne jeune de 2021 à cette année, a félicité les nouveaux membres du bureau de l’antenne jeune. Quittant Brive pour des études supérieures, il transmet sa co-présidence à la nouvelle équipe du Lycée d’Arsonval.

    Historique de l’Antenne Jeune

    Fondée en 2018 au lycée D’Arsonval, l’antenne jeune d’Amnesty International a connu un ralentissement durant la période Covid, mais a repris ses activités dès 2022. Elle compte une dizaine de membres actifs et est structurée comme une association avec trois coprésidents.

    Ils échangent régulièrement avec le groupe Amnesty International d’adultes de Brive et, leurs calendrier d’actions est coordonné de façon à se soutenir et agir de façon plus visible et des moyens logistiques à la hauteur de leurs ambitions.

    Activités de l’Antenne Jeune

    L’antenne mène diverses activités, dont :

    1. Tenue de Stands : Présentation de prisonniers d’opinion dans le monde, collecte de signatures pour des pétitions, et rédaction de courriers de soutien.
    2. Manifestations : Organisation d’événements devant le lycée avec sensibilisation, porte-voix, musique, distribution de tracts et supports de communication.
    3. Happenings : Réalisation de performances devant le théâtre ou sur les places piétonnes de Brive, avec photos et vidéos publiées sur leur canal Instagram et dans le journal Citoyliens.
    4. Projections-Débats : Organisation de projections et de débats dans le lycée, des cinémas ou salles associatives de Brive-la-Gaillarde.

    Chaque année, l’antenne participe à la campagne internationale des “10 Jours pour Signer” qui met en lumière 10 prisonniers d’opinion à travers le monde.

    Actions Récentes

    En 2022, l’antenne a mené une campagne de sensibilisation sur les conditions de travail des travailleurs étrangers au Qatar pendant la Coupe du Monde. Elle a également organisé une conférence-débat réunissant 100 personnes sur les conséquences du retour au pouvoir des Talibans, notamment les impacts inhumains sur les femmes.

    Les membres ont mené une campagne contre le projet de loi sur l’immigration, en organisant une mise en scène avec des gilets de sauvetage sur la place publique de Brive.

    Une après midi concerts, lectures de textes, et animations avec Sos Violences conjugales de Corrèze

    L’antenne a établi un partenariat avec l’association d’AMNA, un centre d’hébergement pour jeunes migrants, incluant matches de foot, plantation d’arbres au lycée, gouters et soirées conviviales.

    Enfin, ils ont tenu un stand et organisé une matinée de sensibilisation lors de la Journée nationale Stop Homophobie, soutenant les luttes LGBTQI+ en France.

    Ils ont organisé une projection débat en présence de 100 personnes à propos des questions liées à l’immigration

    Tous les ans, ils ont participé à la convention nationale des Antennes Jeunes Amnesty International.

    On gagne ensemble … pas qu’un slogan !

    Comme tous les membres d’Amnesty dans le monde, ils ont pu vivre la joie de savoir que certains des prisonniers d’opinion ou des personnes dont les droits sont bafoués dans le monde et pour lesquels ils écrivent des courriers et envoient des lettres … sont libérés, retrouvent un sort plus humain …

    ils ont eu l’émotion immense et la JOIE de le vivre ENSEMBLE ! …

    Projets Futurs

    La nouvelle équipe de l’antenne jeune Amnesty recevra prochainement une formation pour utiliser la plateforme Citoyliens, comme une quarantaine d’autres entités partenaires.

    Vous pouvez suivre les actualités, appels à solidarité et financements participatifs de l’antenne via Citoyliens. Ceux qui possèdent un compte Instagram peuvent également suivre directement les publications hebdomadaires de ces jeunes engagés à Brive-la-Gaillarde sur :

    instagram.com/ajarsonval

  • Éoliennes en Corrèze : projet de Champagnac la Prune

    Éoliennes en Corrèze : projet de Champagnac la Prune

    Le 24 février 2023, le conseil municipal de Champagnac-la-Prune a réaffirmé son opposition au projet éolien en présence du Président de la Communauté de communes Tulle-Agglo.

    Michel Breuilh, président de Tulle-Agglo, a déclaré : « Tulle Agglo n’appuiera aucun projet éolien si la commune concernée y est défavorable », propos confirmés par courrier le 27 février.

    Le 1er décembre 2023, le conseil municipal a réitéré sa position : “c’est non pour les éoliennes”.

    Ce projet, qui prévoit l’implantation de quatre éoliennes et d’un poste de livraison sur les communes de Champagnac-la-Prune et Saint-Paul, ne respecte pas les positions des communes concernées, montrant ainsi un mépris pour les processus démocratiques.

    De plus, il entraînerait des dommages irréversibles sur les plans écologique, culturel, touristique, sanitaire et économique.

    Enquête publique en ligne

    Une enquête publique est ouverte du 21 mai au 21 juin 2024, et cette pétition vise à sensibiliser et alerter sur les enjeux liés à l’éolien industriel et à l’utilisation spéculative des questions environnementales et énergétiques.

    🔥 Lien vers la pétition en ligne : cliquez ici

    🔥 Lien vers l’enquête publique (vous avez jusqu’au 21 juin) cliquez ici

    🔥 Le lien vers l’association éditrice de la pétition en ligne (cliquez ici)

    Points de désaccord sur ce projet éoliennes à Champagnac la Prune

    • Absence d’intérêts économiques pour le territoire : Le projet est porté par la SAS Éoliennes de Champagnac, filiale de la société allemande VSB, rachetée en 2020 par Partners Group, une société de capital-investissement belge avec 1,003 milliard de francs suisses de bénéfice en 2023, dont le principal gestionnaire d’actifs est BlackRock. Partners Group est spécialisée dans le capital-investissement, les dettes privées, l’immobilier privé et les infrastructures privées.
    • Contrairement à des projets de micro-éoliennes publiques, démocratiques et locales, comme celui de Bréhain-la-Ville, ce projet ne semble pas apporter de bénéfices économiques au territoire, étant plutôt orienté vers des enjeux de spéculation verte.
    • Il impactera durablement et négativement le paysage, le tissu social, culturel, écologique et touristique.
    • De plus, le démantèlement des éoliennes et la remise en état des sites coûtent en moyenne 400 000€ par éolienne (selon des devis de sociétés comme CARDEM).
    • La société ne prévoit qu’un budget de 75 000€ par éolienne à cet effet, alors que la durée de vie de ces installations est d’environ 30 ans. Rien n’indique qui paiera la différence, et rien ne mentionne les 22 kilomètres de raccordement, l’élargissement des petites routes de campagne, et les coupes rases nécessaires dans les bois pour l’installation de ces éoliennes.

    Prenez le temps de consulter l’article lié à la pétition en ligne, car il est explicatif et bien documenté.

  • Projection débat “Yallah Gaza” au cinéma REX jeudi

    Projection débat “Yallah Gaza” au cinéma REX jeudi

    Yallah Gaza : Un Documentaire Immersif sur la Vie en Palestine

    Gaza, une étroite bande de terre de 40 km par 12 km, abrite plus de 2 millions de Palestiniens. Depuis 2007, cette région est sous un blocus imposé par Israël, rendant la vie quotidienne extrêmement difficile et souvent marquée par des bombardements réguliers. Le documentaire “Yallah Gaza” de Roland Nurier, connu pour son œuvre “Le char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine”, offre une plongée profonde dans cette réalité complexe et bouleversante.

    Dans “Yallah Gaza”, les témoignages poignants des habitants de Gaza sont mis en lumière. Ces récits sont enrichis par les analyses d’experts locaux, dont des responsables politiques, des historiens, des journalistes, et des juristes spécialistes de la question israélo-palestinienne. Ces perspectives variées offrent un tableau nuancé et riche des défis quotidiens et des aspirations des Gazaouis.

    Les habitants de Gaza abordent des sujets variés allant de la géopolitique à la religion, en passant par le sionisme et le droit international. Ces discussions révèlent les multiples dimensions de la vie à Gaza, où chaque aspect du quotidien est influencé par un environnement géopolitique tendu et souvent hostile. Le documentaire ne se contente pas de dépeindre les souffrances, il montre aussi la résilience et la vitalité d’une société qui tente de maintenir une structure et une organisation malgré les conditions extrêmes.

    “Yallah Gaza” cherche à déconstruire les préjugés et à combattre les idées reçues. En présentant Gaza comme une société normale dans un contexte anormal, le film offre une vision humanisée de ses habitants, souvent réduits à des statistiques dans les médias internationaux. Le documentaire insiste sur le fait que, malgré les défis énormes, les Gazaouis continuent à vivre, à rêver et à lutter pour un avenir meilleur.

    En fin de compte, “Yallah Gaza” est un appel à la compréhension et à la solidarité. Il incite les spectateurs à regarder au-delà des titres sensationnalistes et à se connecter avec la réalité humaine de Gaza. Ce documentaire est un témoignage crucial de la vie sous blocus, offrant une voix à ceux qui sont souvent réduits au silence par les politiques et les conflits. En regardant “Yallah Gaza”, le public est invité à reconsidérer ses perceptions et à reconnaître la dignité et la résilience d’une population qui refuse de se laisser détruire par l’adversité.

    1h41 minutes – Documentaire de Roland mûrier

    Cinéma Rex, 3 boulevard Koenig 19100 Brive-la-gaillarde – voir tous les événements du Rex

    Tickets en vente auprès des militants de mouvement de la Paix et à l’entrée du cinéma

    Une soirée organisée par : le mouvement de la Paix de Corrèze et la LDH19 Ligue des Droits de l’Homme de Brive Corrèze

  • Journée “Transmettre une Terre habitable et viable” à Tulle le sam. 9 mars 2024

    Journée “Transmettre une Terre habitable et viable” à Tulle le sam. 9 mars 2024

    Vous avez certainement déjà entendu parler de l’ONG “CCFD Terre Solidaire”. Le “Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement”, a été fondée en France en 1961.🤝🌍

    Tous les ans, le CCFD organise la tournée dans plusieurs villes de France du représentant d’une association d’un pays du Sud, une des 625 partenaires du CCFD dans le monde.

    Les grands combats du CCFD Terre solidaire

    Les grands combats du CCFD Terre solidaire sont au nombre de 4 :

    • Souveraineté alimentaire,
    • Justice économique avec un axe Justice climatique,
    • Migrations internationales,
    • et puis le Vivre ensemble.

    Ces quatre grands grands axes sont défendus par le CCFD Terre Solidaire et ce sont les combats que portent les associations partenaires dans les pays du Sud.

    Dans le Limousin, les équipes de bénévoles sont réparties de Objat-Lubersac à Brive, Tulle, sans oublier les initiatives dans le Lot. Ces équipes s’impliquent dans des projets variés, allant de la sensibilisation à la solidarité internationale, jusqu’aux ventes de galettes pour collecter des fonds. 🎉💡

    Présentation de la journée par la chargée de développement Auvergne / Limousin

    🌱💼 Astrid Berge, chargée de développement associatif pour le CCFD-Terre Solidaire présente l’événement du samedi 9 mars.
    Elle explique la présence de Daleba, représentant de l’association Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) de Côte d’Ivoire, un des 625 partenaires du CCFD-Terre Solidaire.
    Dalaleba présente et argumente les projets vitaux menés en Côte d’Ivoire, axés sur la souveraineté alimentaire et la justice économique, illustrant l’impact global de notre consommation et de nos actions ici en France. 🌿📈

    Interview de Nahounou Daleba, représentant des JVE en Côte d’Ivoire

    🌿🌍 Écoutons Mr Nahounou Dalaleba, représentant de l’organisation Jeunes Volontaires pour l’Environnement en Côte d’Ivoire.
    Fondée en 2008, cette organisation se consacre à la lutte pour le développement durable, la justice sociale, économique et climatique.
    À travers le prisme de l’agroécologie paysanne et des initiatives de formation telles que le “Yalitia Boot Camp”, Nahounou Daleba conduit les actions pour promouvoir la souveraineté alimentaire et combattre les projets qui nuisent aux communautés locales. 🚜💪

    En visite en France à l’invitation du CCFD dans le cadre de la campagne Carême, Nahounou Daleba met en lumière la collaboration fructueuse entre les Jeunes Volontaires pour l’Environnement et le CCFD pour adresser des enjeux cruciaux touchant des millions de personnes.
    De la lutte contre les exploitations des énergies fossiles en Côte d’Ivoire à la préservation de la semence paysanne, découvrez comment ces actions conjointes contribuent à un monde plus juste et durable. 🌱🌏

    Rencontre avec la chargée de développement CCFD du Limousin

    Alice Dubarry, chargée de développement de l’action associative, nous présente les réalités des mobilisations des équipes bénévoles réparties en Corrèze et alentours.

    Ces équipes s’impliquent dans des projets variés, allant de la sensibilisation à la solidarité internationale, jusqu’aux ventes de galettes pour collecter des fonds. 🎉💡
    Ce 9 mars, et tout au long de l’année, ces équipes se mobilisent autour d’actions concrètes, illustrant l’esprit de solidarité nationale et internationale cher au CCFD.

    Que ce soit à travers des soirées jeux, des interventions scolaires, ou même des randonnées, chaque initiative est une opportunité de réfléchir sur notre place dans le monde et l’importance de préserver notre écosystème global. 🌳🌐

  • Ligue des Droits de l’Homme : Stop au massacre et à la famine à Gaza

    Ligue des Droits de l’Homme : Stop au massacre et à la famine à Gaza

    Stop au massacre et à la famine à Gaza : ne laissons pas le pouvoir israélien affamer tout un
    peuple ! Alors que 30 000 Palestiniennes et Palestiniens de Gaza, majoritairement des femmes et des enfants, ont été tués par des bombardements israéliens, la famine s’installe à Gaza.

    Au moins 576 000 personnes – un quart de la population – souffriraient déjà de sous-alimentation tandis que la totalité des 2,2 millions d’habitants dépend d’une aide humanitaire qui ne parvient qu’au compte-goutte.

    Selon l’ONU qui dénonce les entraves des autorités israéliennes, aucun convoi n’a pu se rendre dans le Nord de Gaza depuis fin janvier ; et le Sud du territoire, où sont entassées 1,5 million de personnes, n’est pas épargné avec le danger accru d’une nouvelle offensive terrestre à Rafah annoncée par Benyamin Netanyahou.

    Les informations faisant état de centaines de personnes tuées ou blessées, victimes de tirs de soldats israéliens, à l’occasion d’une distribution d’aide alimentaire enfin parvenue dans la ville de Gaza, illustrent le caractère dramatique de la situation.

    Pourtant cela fait plus d’un mois que la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné à Israël de prendre toutes les mesures pour protéger les Palestiniennes et les Palestiniens de la bande de Gaza contre le risque de génocide, et notamment pour permettre la fourniture des services de base et l’aide humanitaire requises de toute urgence. Loin de se plier à cette décision contraignante, Israël continue, dans sa logique destructrice, de bloquer l’acheminement des biens de première nécessité et de rendre impossible le fonctionnement des hôpitaux dans lesquels des enfants meurent de faim et de déshydratation.

    Il s’agit ni plus ni moins d’une politique délibérée visant à affamer une population entière. L’extrême gravité des crimes commis et la violation de toutes les règles élémentaires du droit international imposent une réaction immédiate et forte de la communauté internationale pour contraindre Israël à respecter les décisions de la CIJ et à permettre l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire massive dont a besoin la population de Gaza pour enrayer la famine.

    Paris, le 1er mars 2024

    Lire le communiqué sur le site e la LDH

    Section Brive Corrèze de la LDH

    Vous pouvez trouver les coordonnées et permanences de la Ligue des Droits de l’Homme Brive Corrèze sur la page Citoyliens (cliquez) ainsi que sur leur page Facebook :

    https://www.facebook.com/ldhbrivecorreze

  • Manifestations “Cessez le feu à Gaza” TULLE / BRIVE chaque samedi à 10h30

    Manifestations “Cessez le feu à Gaza” TULLE / BRIVE chaque samedi à 10h30

    ( reportage Vidéo ci-dessous )

    Les organisations syndicales rappellent qu’elle ont toujours combattu le racisme, le
    sexisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la lgbtphobie et l’antisyndicalisme.

    Depuis presque le mois d’Octobre 2023, l’armée israélienne soumet la Bande de Gaza à des bombardements d’une violence inouïe et à un blocus total qui prive la population d’eau, de nourriture, de médicaments… Les hôpitaux restants sont surchargés lorsqu’ils fonctionnent et deviennent des cibles, tout comme les écoles. Plus de 18 000 palestiniens sont morts (dont presque 7 000 enfants) sans compter ceux qui sont sous les décombres.

    Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et la VL de la
    Corrèze expriment leur plus grande inquiétude face à la dégradation de la situation dans les
    territoires palestiniens et en Israël et craignent toujours l’embrasement de tout le Moyen Orient. Horrifiées par les actes guerriers et le nombre de morts qui ne cesse d’augmenter, elles
    appellent au cessez-le-feu total et immédiat, à la levée du blocus contre Gaza et au respect du
    droit humanitaire international.

    Une très grande majorité des victimes sont des civils, qui ne trouvent absolument aucun endroit
    où se réfugier et on compte aujourd’hui presque 2 millions de déplacés. Rien ne peut justifier ces
    attaques qui frappent à l’aveugle. Répondre au massacre de civils israéliens par le massacre de
    populations palestiniennes ne peut qu’entrainer une spirale infernale dont seront victimes, d’abord
    et avant tout, les travailleurs et leur famille dans le monde.

    Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et la VL de
    Corrèze apportent leur soutien aux victimes civiles israéliennes et palestiniennes, à leur famille ainsi
    qu’aux organisations syndicales avec qui elles travaillent.

    Pour le cessez-le-feu total et immédiat et pour la paix, les organisations syndicales et de jeunesse CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et la VL de Corrèze appellent à rejoindre les manifestations qui sont organisées chaque semaine à TULLE et BRIVE (sièges de la préfecture et de la ss-préfecture).

  • 25 novembre : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

    25 novembre : journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

    Le 25 novembre 1960, Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabal, sont assassinées en République Dominicaine sur ordre du dictateur Trujillo. 
    Les trois Hermanas Mariposas (soeurs papillon), étaient des dissidentes et militantes opposées à la dictature.
    C’est en ce jour du 25 novembre que l’Organisation des Nations Unies a choisi de mettre en lumière toutes les violences faites aux femmes depuis 1999.

    Ce 25 novembre 2023 est l’occasion de rappeler que les faits de violences à l’égard des femmes sont toujours en augmentation et que les droits des femmes sont, partout dans le monde, sujets à des remises en causes et des régressions. L’ONU constate que

    “la violence à l’égard des femmes et des filles reste la violation des droits humains la plus répandue dans le monde.

    Déjà accentuée par la pandémie de Covid-19, sa prévalence est maintenant encore accrue par les crises croisées du changement climatique, des conflits mondiaux et de l’instabilité économique”.

    1 féminicide tous les 3 jours en france,
    3 viols par heure (+20% en 2021 et 22)

    Et les mots de Simone de Beauvoir résonnent à nouveau :

    “N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.”

    Cette vigilance est indispensable et elle est aussi l’affaire de tous pour lutter contre les déterminismes de genre et promouvoir une société plus juste, inclusive, empathique, apaisée et égalitaire.

    Ressources d’information en ligne

    En ce 25 novembre 2023, je vous propose donc des outils et des ressources pour alimenter votre vigilance, développer ou approfondir vos connaissances en matière de :

    Dans les documents joints, vous découvrirez des outils du Centre Hubertine Auclert sur :

    ainsi qu’un guide sur la prévention des violences sexistes et sexuelles dans les transports: https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/sites/efh/files/2023-11/sig-levonslesyeux.pdf

    Une série à regarder en ligne

    Avec le lien suivant: https://www.arte.tv/fr/videos/RC-021432/h24/ , vous pourrez découvrir, sur ArteTV, la série “24h dans la vie d’une femme”, 24 films courts d’après les textes de 24 autrices européennes. Passionnant et éclairant.

    Culture de la virilité, ses conséquences …

    “Un jour, je suis tombée sur cette donnée de la population carcérale masculine, qui représente 96,3 % des détenus. Je me suis demandé ce que l’implication des hommes, qui sont surreprésentés dans tous les types d’infraction, voulait dire de la violence dans notre société”. “Si tous les hommes ne sont pas des criminels et des délinquants, la quasi-totalité des criminels et des délinquants sont des hommes. » C’est le constat dressé par l’historienne et chercheuse Lucile Peytavin.

    Selon elle, “la culture de la virilité” coûte chaque année plusieurs milliards à l’Etat. Loin de pointer les hommes du doigt, elle s’interroge dans “Le coût de la virilité” sur l’origine de ces comportements et a calculé leur coût pour la société. Vous trouverez avec ce lien https://www.20minutes.fr/societe/2993807-20210308-journee-droits-femmes-france-culture-virilite-coute-chaque-annee-pres-100-milliards-euros un article et une interview de l’autrice.

    Dessin d’artiste

    Vous trouverez enfin ci-dessous et ci-joint une magnifique planche originale de l’illustratrice Olivia Lafond qui a composé ce dessin spécialement dédié aux violences faites aux femmes en ce 25 novembre 2023. Nous vous encourageons à aller chercher dans les détails de l’image les actes et les paroles qui matérialisent les violences conjugales.

    “Fille au béret” (cliquez pour agrandir)

    —
    M. R.
    Déléguée aux droits des femmes et à l’égalité / préfecture de la Corrèze