Category: Droit

  • 2 films sur GAZA disponibles en ligne

    2 films sur GAZA disponibles en ligne

    Le premier des deux films a été fait après le 7 octobre 2024. C’est un montage d’images tournées à Gaza. Réalisé par le député et journaliste Aymeric Caron, il peux être visionnée gratuitement sur la page de cette plateforme :

    Le second est un film documentaire qui a été projeté cette année au théâtre de la Chelidoine à St Angel et au cinéma Rex à Brive (annoncé dans Citoyliens), la production nous informe que le film est maintenant disponible sur deux plateformes françaises de vidéo à la demande.

    https://www.cinemutins.com/yallah-gaza

    https://boutique.arte.tv/detail/yallah-gaza

    Lien vers la bande annonce de YALLAH GAZA https://youtu.be/7hb431iB7E8

    Le futur DVD avec 1 H 30 de bonus (dont longue interview de Ken Loach + AFPS + paroles juives antisionistes + intervenants du film, etc …) sera disponible en Septembre 2025.

    yalla gaza CHELIDOINE 22 mars 2024

    Le documentaire Yallah Gaza tente de comprendre comment l’on fait pour vivre dans la bande de Gaza, territoire occupé, maintenu sous blocus, avec un taux de chômage de plus de 50%. Des Gazaouis se livrent sans réserve face caméra.

    ( tourné avant octobre 2023 ) 

    La bande de Gaza est un territoire palestinien de 360 km2 où s’entassent plus de deux millions de personnes. Elle est régulièrement l’objet de bombardements, et maintenue sous blocus terrestre, maritime et aérien imposés par Israël. Gaza se sent abandonné du monde mais n’abandonne pas.

    Le film Yallah Gaza de Roland Nurier témoigne de « cette rage de vivre » par une plongée dans la société gazaouie et tente de comprendre comment on en est arrivé là. Yallah Gaza aborde les aspects historiques, géopolitiques, parle de politique interne palestinienne, de droit International, et des motifs d’espoir gazaouis.

    « Bien que sous perfusion d’aides internationales, malgré une pauvreté importante, un taux de chômage de plus de 50 %, les palestiniens de Gaza continuent de vivre ou de survivre grâce à un courage et une abnégation qui force le respect des observateurs, souligne le réalisateur Roland Nurier. La société y est encore structurée et organisée mais pour combien de temps ? Les Palestiniens de Gaza vivent sous administration du Hamas. Ils subissent les tensions intra-palestiniennes, et continuent cependant de faire société. »

    Ce film s’inscrit dans le prolongement du précédent documentaire de Roland Nurier, Le char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine.

    « Il faut du cinéma pour penser l’autre, tous les autres. Des images, mais des images montées et travaillées, pour donner à voir, à entendre. À réfléchir, comme ce petit miroir au fond de la caméra, qui renvoie le réel, le retourne et l’imprime… pour mieux le partager. « (Association ACID)

    « Ce que vous décrivez dans le film est très important. Je suis plein d’admiration pour ce projet. » Entretien avec Ken Loach. Londres. Octobre 2023.

    Suivre les évènements sur la page FB du film et instagram : https://instagram.com/roherisson?igshid=MzRlODBiNWFlZA==

    https://herissonrebelle.wixsite.com/lecharetlolivier

    https://www.facebook.com/lecharetlolivier

  • Agrivoltaïsme : Alpes de Hautes-Provence et Corrèze, même combat !

    Agrivoltaïsme : Alpes de Hautes-Provence et Corrèze, même combat !

    Retour sur la conférence avec Clément Osé, auteur du livre Les Marchands de soleil et l’intervention du collectif “Noailles – Non à l’agrivoltaïque”

    Lors d’une soirée organisée par Terre de Liens, Corrèze environnement et la Confédération Paysanne, en présence de plusieurs collectifs corréziens opposés aux projets photovoltaïques industriels en Corrèze, Clément Osé a présenté son livre Les Marchands de soleil (co-écrit avec Sylvie Bitterlin), un journal à deux voix sur la lutte d’une poignée de retraités qui tentent de sauver la montagne bleue de Jean Giono, la montagne de Lure accaparée par les frénétiques industriels du photovoltaïsme. Un récit qui interroge : la transition peut-elle être écologique lorsqu’elle rase des forêts, détruit les milieux naturels et menace la biodiversité ?

    Voici l’entrée en matière de Clément Osé dont vous trouverez la conférence dans sa totalité au fil des audio ci-après.

    Merci beaucoup à Terre de Liens et à toutes les organisations […] qui m’ont invité. Je suis en train de faire une tournée de présentation du livre que j’ai écrit avec Sylvie Bitterlin […] qui s’appelle *Les Marchands de soleil- face à la machine photovoltaïque*. À titre personnel, ça nous fait très plaisir (enfin, je dis “nous” mais aujourd’hui je suis tout seul) de voir qu’il y a des gens qui s’intéressent à ce thème, des gens qui se réveillent, qui se soulèvent aussi contre des projets industriels qui apparaissent à côté de chez eux.

    Souvent, ces gens-là, les industriels aiment bien les faire passer pour des râleurs, des râleuses qui consomment de l’électricité mais ne seraient pas prêts à assumer les conséquences de leur choix, qui ne veulent pas “avoir la centrale dans leur jardin”, etc. Un procès culpabilisateur. Moi, je trouve au contraire que c’est une réaction profondément légitime, une réaction écologique : des gens liés à leur habitat, à leur environnement de manière vitale et affective qui se retrouvent menacés de destruction. C’est normal de se mobiliser.

    Merci à vous pour votre engagement – ou votre début d’engagement, si c’est un début. Je m’appelle Clément, j’écris sur l’écologie et le monde paysan depuis une dizaine d’années. Ce livre est né d’une rencontre avec Sylvie Bitterlin, qui a une double casquette : co-autrice, mais aussi protagoniste principale de l’histoire. On s’est basé sur ses carnets intimes et son récit de la lutte dans la montagne de Lure (Alpes-de-Haute-Provence), un lieu magnifique classé Réserve de biosphère par l’UNESCO, aujourd’hui menacé par 30 projets photovoltaïques (déjà 1 000 hectares concernés).

    1. Vulgariser : Pour que les enjeux liés à ces projets puissent être appréhendés par tous.
    2. Donner des outils : Aider les collectifs en lutte à penser ces projets de manière systémique (extraction minière, recyclage, biodiversité).
    3. Raconter une résistance : Celle de Sylvie, une sexagénaire qui est passée sans transition de la méditation au blocage de bulldozers.
    • Pas si renouvelables : Les panneaux sont constitués de métaux, principalement de silicium, plomb, argent, cadmium et de cuivre dont les réserves s’épuisent (40 ans au rythme actuel, selon l’ingénieure Célia Izoard).
    • Pas si vertes : L’extraction minière ravage des régions entières (pollution, déforestation, violations des droits humains). Bilan carbone élevé pour l’obtention du silicium métal (1 tonne de silicium = 6 tonnes de charbon) et les opérations de raffinage utilisent de nombreux produits toxiques très polluants pour l’atmosphère et les cours d’eau.
    • Pas si utiles : Ces centrales ne remplacent ni le nucléaire ni les fossiles – elles s’y ajoutent.

    Concept inventé par Christian Dupraz (INRAe) pour justifier l’installation de panneaux sur des terres cultivables, avec des subventions publiques. Ce terme marketing surfe sur la précarité des paysans :

    • Les agriculteurs perdent leur statut et leur autonomie.
    • Des loyers 20 à 30 fois supérieurs à un fermage… mais qui sont des “miettes” comparés aux profits des industriels (1 million d’euros/hectare en 30 ans).
    • Une couverture légale pour artificialiser les sols : à Cruis, la mairie touche 170 000 €/an pour 17 hectares de panneaux.

    Dans la montagne de Lure, le collectif Elzéard-Lure-en-Résistance a :

    1. Documenté les illégalités : Contre-expertises naturalistes pour identifier les espèces protégées “oubliées” par les industriels.
    2. Bloqué les chantiers : Un mois et demi d’actions directes pour retarder les travaux.
    3. Gagné en justice : Le tribunal a annulé les dérogations pour destruction d’espèces – même si la centrale illégale fonctionne encore en appel.

    En Corrèze, on recense 6 sites actifs d’installation photovoltaïques au sol en 2023

    contre 182 projets photovoltaïques en 2025

    • À Noailles, le projet de centrale sur sol agricole de 30 ha vient d’être abandonné grâce à une mobilisation exemplaire du collectif Noailles – Non à l’agrivoltaïsme.
    • À Viam, sous la pression de la municipalité et de la communauté de communes Vézère-Monédières-Millesources opposées à ce projet et du collectif de défense de la Buffatière, la SAFER a renoncé à attribuer l’achat de 47ha à la Foncière Rurale de la Corrèze pour une installation photovoltaïque.
    • À Pompadour, la propriétaire des terres a refusé la dérogation qui permettait de supprimer des haies classées par la commune et la vente à la Foncière Rurale ne s’est pas faite.
    • À Beaumont, la mairie soutenue par le conseil communautaire de l’agglomération de Tulle est en attente de jugement au tribunal administratif contre la Foncière Rurale
    • À Varetz, une déclaration préalable a été validée pour une centrale agrivoltaïque au sol de 2,5ha au milieu d’une zone pavillonaire (inférieure à 6ha le projet échappe à l’étude d’impact). Un télérecours a été réalisé par le collectif de riverains ainsi qu’un recours administratif représenté par un avocat.
    • À Vigeois, suite à un rapport d’enquête publique défavorable, le préfet a refusé le projet d’une centrale de 19 ha au motif qu’il impacte des cultures sur des terres arables, qu’il contribue à la destruction d’habitats naturels et perturbe le fonctionnement global des zones humides.
    • À Alleyrat, sur le territoire du Parc naturel régional de Millevaches, la lutte continue pour l’Association pour la préservation de la nature et de l’environnement d’Alleyrat. Le projet porté par la société RP Global s’étendrait sur 70 ha avec 42 000 panneaux trackers à 3,16 m de haut.

    Un collectif départemental a été créé pour fédérer les nombreux collectifs locaux d’opposition. Ceux-ci mettent en commun leurs informations, leur expérience et l’expertise acquise dans le cadre de leur mobilisation.

    “Ce n’est pas inutile. Chaque lutte crée du lien, ralentit la machine… et fait bouger les lignes.”

    Clément Osé et les collectifs insistent sur :

    1. L’unité : Trouver un dénominateur commun (“Ni ici, ni ailleurs”) malgré les divergences tactiques.
    2. L’action juridique : Contester les études d’impact biaisées et les dérogations préfectorales.
    3. La désobéissance civile : Comme à Cruis où des blocages ont retardé les travaux illégaux.

    Pour aller plus loin :

    Lire ce récit sensible et captivant, extrêmement documenté, qui adopte les codes du roman pour dire le réel: LES MARCHANDS DE SOLEIL. FACE À LA MACHINE PHOTOVOLTAÏQUE de Clément Osé & Sylvie Bitterlin, Tana Éditions, collection Nouveaux récits.

    “Ce n’est pas une fatalité. En résistant, on peut sauver des milliers d’hectares.” — Clément Osé

  • ELLES, Femmes d’Argentat-sur-Dordogne avec “Les Simones Veillent” (vidéo)

    ELLES, Femmes d’Argentat-sur-Dordogne avec “Les Simones Veillent” (vidéo)

    En ce mois de mars 2025, la ville d’Argentat-sur-Dordogne a vibré au rythme des animations organisées par le collectif Les Simone Veillent, en partenariat avec la mairie. Sous le thème “ELLES, Femmes d’Argentat-sur-Dordogne”, cette programmation riche et variée a mis à l’honneur les droits des femmes, la culture féministe et la sororité à travers des débats, des spectacles, des projections et des événements participatifs.

    Parmi les temps forts, le dimanche 23 mars a marqué les esprits avec une journée animée à la salle des Confluences :

    • Un espace débat et discussion pour échanger sur les enjeux féministes.
    • Un marché artisanal et une librairie militante, mettant en avant des créatrices et autrices engagées.
    • L’exposition “En avant les femmes”, célébrant les parcours inspirants.

    La journée s’est clôturée en beauté avec la Parade des Sorcières, déambulation haute en couleurs dans les rues d’Argentat, suivie d’un feu de joie symbolique, où les idées reçues et les textes soumis par le public ont été “sacrifiés” pour marquer une rupture avec les stéréotypes.

    Cette journée s’inscrivait dans une programmation plus large, comprenant notamment :

    • Une pièce de théâtre sur Camille Claudel (8 mars).
    • Une conférence sur la vie des femmes à Argentat (19 mars).
    • La projection du documentaire “Olympe de Gouges, une femme dans la révolution” (20 mars).
    • Un spectacle et une conférence gesticulée (22 mars).
    • Un quizz sur les droits des femmes (28 mars).

    Découvrez en vidéo l’ambiance chaleureuse et militante de cette journée du 23 mars, où art, engagement et convivialité se sont mêlés pour un féminisme joyeux et combatif !

    Merci à Sam, Marguerite, Laurence, Jérémy
    et toute l’équipe des Simones Veillent !

  • Autoroute A69: un rebondissement tardif

    Autoroute A69: un rebondissement tardif

    7 mars 2025 par Caroline Erhardt – article publié sur Gignac-Ensemble, association citoyenne

    Joie pour les opposants, sidération pour les défenseurs, le 27 février, le tribunal administratif de Toulouse a rendu son verdict : le chantier de l’autoroute A69, devant relier Toulouse à Castres, est illégal et doit être arrêté sans délai. C’est une première car aucune juridiction n’avait encore annulé à mi-chemin un projet d’infrastructure d’une telle envergure.

    Après 14 recours en référé rejetés, les magistrats ont en définitive décidé de suivre les conclusions de la rapporteuse publique – Mona Rousseau – requérant une « annulation totale » de l’autorisation environnementale. Nonobstant, l’État va faire appel de cette décision.

    Pour la petite histoire

    Depuis plus de trente ans le projet d’autoroute Castres-Toulouse est un « serpent de mer » qui ressurgit régulièrement sur le terrain politique. En 1989, il était tout d’abord question d’élargir la RN 126.

    Puis en 1990, changement de cap, l’État décide de construire une autoroute, ce sera l’A 69. Mais neuf ans plus tard, comme rien ne bouge, les élus, en majorité favorables au projet s’impatientent et manifestent pour faire accélérer le dossier.

    Il faudra attendre 2006 pour que l’autoroute soit actée sous l’influence du groupe  Pierre Fabre. Son PDG affirmait à l’antenne : « C‘est la seule réponse pour garantir la pérennité de l’entreprise Pierre Fabre à Castres ». C’est d’ailleurs en visitant les laboratoires Fabre en 2013 que François Hollande donnera l’impulsion décisive.

    En 2018, Le Premier ministre Edouard Philippe prend un décret qui déclare le projet d’utilité publique ; le recours des opposants est perdu en Conseil d’État.

    L’enquête publique qui se déroule du 28 novembre 2022 au 11 janvier 2023, montre une forte contribution avec une grosse majorité d’avis opposés.

    Le 1er et 2 mars 2023, les préfets de la Haute-Garonne et du Tarn attribuent des autorisations environnementales pour la réalisation de l’autoroute A69 comprenant des dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées et à leurs habitats. Le chantier débute, les 53 km sont concédés à la société Atosca.

    Une longue bataille juridique s’ouvre le 19 juin : une coalition de 14 organisations dépose un recours sur le fond au tribunal administratif de Toulouse, contestant la validité de l’étude d’impact et l’argument selon lequel l’autoroute répondrait à « une raison impérative d’intérêt public majeur ».

    En 2024,  plusieurs référés suspensions se sont succédés sans aboutir.

    Coup de théâtre, le 25 novembre, la rapporteuse publique — un magistrat dont l’avis est souvent suivi par le juge — a émis un avis défavorable sur la légalité des autorisations environnementales du projet.  Au lieu de la suivre, les juges rouvrent l’instruction, permettant aux travaux de se poursuivre pendant que la justice enquête.

    Malgré les nombreux recours en justice des opposants et actions sur le tracé, le concessionnaire aurait réalisé 300 millions de travaux (soit 65% du budget total du chantier) sur un budget prévisionnel de 450 millions d’euros.

    Le 27 février 2025, c’est le recours principal, déposé le 19 juin 2023 qui a tranché, mettant un terme aux travaux.

    Qu’est-ce qui a motivé le tribunal ?

    Tout d’abord celui-ci rappelle que la dérogation en matière d’atteinte à l’environnement accordée par les préfets au projet de l’A69 n’est possible qu’à trois conditions : si le maintien des espèces protégées n’est pas menacé, s’il n’existe pas de solution alternative et si le projet répond à une raison impérative d’intérêt public majeur. Or, ce n’est pas le cas car les bénéfices économiques, sociaux et de sécurité publique du projet sont de portée limitée.

    Par conséquent, le tribunal administratif déclare illégale l’autorisation environnementale : « Au vu des bénéfices très limités qu’auront ces projets pour le territoire et ses habitants, il n’est pas possible de déroger aux règles de protection de l’environnement et des espèces protégées ». Et données de l’INSEE à l’appui, le tribunal rejette ainsi l’argument du désenclavement : « Le territoire ne présente ni un décrochage démographique, en comparaison des autres bassins situés aux alentours de Toulouse, ni un décrochage économique ».

    De plus le prix annoncé du péage ferait de l’A69 l’une des autoroutes les plus chères de France. « Le coût élevé du péage du projet A69 est de nature à en minorer significativement l’intérêt pour les usagers et les entreprises » selon le tribunal.

    Encore trois ans de procédure ?

    Le ministère des Transports a d’ores et déjà indiqué que l’Etat allait faire appel. Si la cour administrative d’appel rejette la demande de l’Etat, un ultime recours pourra être déposé devant le Conseil d’Etat.

    Mais l’appel ne suspend pas la décision du tribunal administratif donc le chantier doit s’arrêter durant toute la procédure, sauf si l’Etat dépose un sursis à l’exécution du jugement. Ce qu’il a bien l’intention de faire. Si ce sursis est accordé, alors le chantier peut reprendre pendant l’examen sur le fond du dossier par la cour administrative d’appel de Toulouse. Dans quel délai ? « On ne le sait pas, la cour peut l’examiner quand elle le souhaite, dans quelques mois comme dans plusieurs années, voire jamais », indique l’avocat Arnaud Gossement.

    Mais lorsque tous les recours seront épuisés, si l’arrêt du chantier est maintenu, que deviendront les kilomètres de route déjà terrassés, les terres agricoles dévastées, le paysage défiguré et les écosystèmes détruits ? Rappelons l’impact de ce projet en quelques chiffres : 820 personnes expulsées de leur terres et de leur maison, 366 hectares de terres agricoles détruites, 13 hectares de zones boisées, 200 arbres d’alignement centenaires abattus…

    En délivrant une autorisation environnementale illégale, il semble que c’est l’État qui soit tenu pour responsable. C’est donc lui qui devra élaborer un plan pour démanteler les ouvrages et restaurer les espaces.

    Un jugement qui fera date

    En général, les grands projets d’infrastructure, une fois passé le cap de la déclaration d’utilité publique, arrivent habituellement à leur terme. Pour l’A69, le fait que le juge décide d’arrêter les travaux déjà réalisés à 70%, représente une victoire du droit environnemental ; du jamais vu dans la jurisprudence.

    Malgré tout, on peut déplorer que le droit environnemental se soit construit après la procédure de déclaration d’utilité publique, permettant ainsi de commencer le chantier en bafouant ce droit. En jouant la politique du fait accompli, l’État prenait le risque que l’autorisation soit annulée.

    Le dossier de l’A69 et la décision judiciaire historique nous incitent à envisager le droit de l’environnement dans le sens de la démocratie environnementale*.

    A découvrir aussi ICI, un projet alternatif à celui de l’A69, projet innovant porté par le paysagiste et urbaniste, Karim Lahiani, accompagné par les opposants réunis au sein du collectif « La voie est libre ». Ce projet pionnier est basé sur une mobilité douce et interconnectée.

    *La démocratie environnementale regroupe l’ensemble des processus permettant aux citoyen·ne·s, regroupé·es en associations ou non, d’accéder aux informations sur l’environnement, de participer à l’élaboration des décisions publiques impactant l’environnement et d’accéder à la justice pour défendre l’environnement.

    Pour approfondir, voici un podcast de la série « Secrets d’Info » de France Inter dont le titre est « A69 : l’ombre de Pierre Fabre derrière l’autoroute » : cliquez ICI 

  • Journée internationale du droit des femmes – 5 Événements en Corrèze …

    Journée internationale du droit des femmes – 5 Événements en Corrèze …

    Stand Amnesty International de 14h à 17h30 à Brive…

    Aller directement sur l’événement : https://citoyliens.fr/%C3%A9v%C3%A8nement/stand-amnesty-international/

    Conférence de Françoise Vouillot de 14h à 16h30 à Tulle…

    Aller directement sur l’événement : https://citoyliens.fr/%C3%A9v%C3%A8nement/conference-de-francoise-vouillot/

    Débat public “l’avénement du droit des femmes ?” à 10h00 à Brive…

    Aller directement sur l’événement : https://citoyliens.fr/%C3%A9v%C3%A8nement/debat-public-lavenement-du-droit-des-femmes/

    Droit des femmes

    Conférence débat “Le cerveau a t-il un sexe ?” à 18h00 à Brive

    Aller directement sur l’événement : https://citoyliens.fr/%C3%A9v%C3%A8nement/conference-le-cerveau-a-t-il-un-sexe-egalite-femme-homme/?instance_id=2560

    Une semaine d’événements à Argentat-sur-Dordogne

    Aller directement sur l’événement : https://citoyliens.fr/%C3%A9v%C3%A8nement/droit-des-femmes-a-argentat-une-semaine-devenements/

    journée internationale du droit des femmes à Argentat
  • Antisionisme et antisémitisme : comprendre et déconstruire l’amalgame – Conférence avec Béatrice Ores

    Antisionisme et antisémitisme : comprendre et déconstruire l’amalgame – Conférence avec Béatrice Ores

    Le débat sur l’antisionisme est au cœur de l’actualité. Il est souvent amalgamé à l’antisémitisme, notamment par des responsables politiques et certains médias. Mais que signifie réellement l’antisionisme ? Quels sont ses fondements historiques et comment s’est construite cette confusion avec l’antisémitisme ?

    Pour répondre à ces questions, Béatrice Ores, co-autrice du livre “Antisionisme, une histoire juive” et porte-parole de l’Union des Juifs pour la Paix (UJFP), a animé une conférence organisée par le Mouvement de la Paix et plusieurs organisations partenaires.

    📖 Une conférence pour comprendre

    Béatrice Ores rappelle que l’antisionisme est une critique d’un projet politique, celui du sionisme, qui vise la création et le maintien d’un État juif en Palestine. Contrairement à l’antisémitisme, qui est un délit fondé sur la haine des Juifs en tant que personnes, l’antisionisme est un positionnement politique, souvent porté par des juifs eux-mêmes, et défendant une alternative fondée sur l’égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens.

    Dans son intervention, Béatrice Ores revient sur l’histoire de l’antisionisme juif à travers une anthologie de textes datant de 1885 à 2020. Ce travail met en lumière l’existence d’une opposition juive historique au sionisme, souvent ignorée du grand public.

    🏛️ Histoire et enjeux actuels

    L’amalgame entre antisionisme et antisémitisme n’est pas récent. Dès les années 1970, des intellectuels et responsables politiques ont cherché à criminaliser l’antisionisme, une démarche qui s’est accélérée avec les années 2000 et la montée de la critique internationale contre la politique israélienne. Aujourd’hui, ce débat atteint un point critique avec des propositions de lois visant à assimiler toute critique d’Israël à une forme d’antisémitisme.

    Béatrice Ores explique que cette instrumentalisation a un double objectif :

    • Délégitimer toute critique d’Israël et de son régime politique
    • Faire taire les voix qui dénoncent les violations des droits humains des Palestiniens

    Elle rappelle également que le sionisme lui-même a entretenu des relations ambivalentes avec l’antisémitisme. Des figures historiques comme Theodor Herzl voyaient en l’antisémitisme un moteur pour la création d’un État juif, tandis que des gouvernements, hier comme aujourd’hui, ont parfois instrumentalisé ces préjugés à des fins politiques.

    🤔 Qu’est-ce qu’un antisionisme égalitaire ?

    Loin des caricatures, Béatrice Ores défend un antisionisme égalitaire, qui ne remet pas en cause l’existence des populations juives en Israël/Palestine, mais qui s’oppose au modèle colonial et discriminatoire instauré par l’État d’Israël. Cet antisionisme repose sur des principes d’égalité, d’émancipation et d’antiracisme, en opposition avec certaines formes d’antisionisme qui peuvent être teintées d’antisémitisme.

    📢 Un débat essentiel pour la liberté d’expression

    Cette conférence a permis de donner des outils et des arguments pour déconstruire l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Alors que de nouvelles lois cherchent à criminaliser l’antisionisme, cette distinction est plus essentielle que jamais pour préserver la liberté d’expression et permettre un véritable débat sur l’avenir du peuple palestinien et des citoyens israéliens.

    📖 Pour aller plus loin, découvrez le livre “Antisionisme, une histoire juive” 📖
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    #Antisionisme #Histoire #Conférence #UJFP #DroitsHumains #IsraëlPalestine

  • 2 appels à pétition en Corrèze

    2 appels à pétition en Corrèze

    Résumé de l’appel à pétitionner contre la porcherie industrielle de Liginiac (Corrèze)

    L’Association A.D.C.H.C. s’oppose au projet de construction d’une porcherie industrielle à Liginiac, approuvé par le maire le 23 octobre 2024. Ce projet prévoit l’élevage de 1 284 porcs et l’épandage de 9 100 unités d’azote sur 217 hectares dans 5 communes environnantes.

    Les principaux motifs d’opposition :

    1. Pollution et nuisances
      • Odeurs pestilentielles dues à l’épandage massif de lisier.
      • Risque de pollution des cours d’eau et du lac de la Triouzoune par les nitrates.
      • Consommation excessive d’eau, problématique en période de sécheresse.
    2. Impact sur la qualité de vie et le tourisme
      • Risque pour les labels Natura 2000 et Pavillon Bleu, essentiels à l’attractivité touristique.
      • Dévalorisation des biens immobiliers dans la région.
      • Augmentation du trafic de camions et de tracteurs, source de bruit et de danger sur les routes locales.
    3. Conséquences sanitaires et écologiques
      • Utilisation d’antibiotiques, cuivre et zinc dans l’élevage, se retrouvant dans les sols et l’eau.
      • Risque de prolifération d’algues toxiques, comme observé en Bretagne.
      • Contribution au réchauffement climatique et à la pollution de l’air.
    4. Opposition à l’élevage intensif
      • Ce modèle agricole est jugé économiquement fragile, dépendant des fluctuations des marchés.
      • 84 % des Français seraient favorables à l’interdiction de l’élevage intensif.
      • L’association défend une agriculture locale, respectueuse de l’environnement et des consommateurs.

    Actions proposées

    • Consultation publique du 17/02/2025 au 17/03/2025 :
      Le public peut exprimer son avis en mairie de Liginiac.
    • Participation par courrier ou mail auprès du préfet de la Corrèze avant le 17 mars 2025 pref-environnement@correze.gouv.fr ( mentionner dans l’objet du courriel Consultation du public sur le projet de Monsieur Jérôme SIRIEIX).

    Mots d’ordre :
    ✔ Oui à une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.
    ❌ Non aux élevages industriels nuisibles à la santé, au tourisme et à la qualité de vie.

    Signer cette pétition

    Seconde pétition Change.org pour la Corrèze

    Les éléments qui suivent résument une pétition opposée à un projet agrivoltaïque (installation de panneaux solaires sur des terres agricoles) à Noailles (19600), au lieu-dit Le Coutinard.

    Principaux arguments contre le projet :

    • Artificialisation des terres agricoles : 30 hectares de terres seraient détruits, menaçant la souveraineté alimentaire. L’auteur estime que les agriculteurs devraient se consacrer à la production alimentaire plutôt qu’à l’exploitation de panneaux solaires.
    • Impact paysager négatif : La présence de clôtures, blocs de béton, câbles et panneaux solaires nuirait au cadre naturel et au patrimoine architectural local.
    • Atteinte à la biodiversité : Le site est classé ZNIEFF de type 2, abritant une faune et une flore remarquables (orchidées, ancolies, abeilles, chevreuils, sangliers, etc.).
    • Alternative possible : L’auteur suggère d’installer des panneaux solaires sur les toitures existantes (hangars, habitations, etc.) au lieu d’occuper des terres agricoles et naturelles.
    • Surproduction d’électricité en France : L’article mentionne un excédent de production électrique en France (89 TWh en 2025), ce qui remet en question la nécessité de nouveaux projets photovoltaïques.
    • Conséquences économiques négatives :
      • Tourisme : La proximité avec des sentiers de randonnée et des gîtes pourrait affecter l’attractivité de la région.
      • Immobilier : Une dévaluation estimée à 40 % des biens immobiliers environnants.
    • Dépendance des agriculteurs aux entreprises privées : Le projet engagerait l’exploitant sur 30 à 40 ans avec des contrats potentiellement désavantageux et un risque de spéculation. De plus, des questions sont soulevées sur la gestion du démantèlement des infrastructures en fin de contrat.

    L’auteur précise qu’il ne s’oppose pas aux panneaux solaires en général, mais à leur implantation sur des terres agricoles et naturelles.

    📌 Conclusion : Cette pétition appelle à préserver le monde rural, agricole et naturel en refusant le projet agrivoltaïque de Noailles.

    Signer cette pétition

  • Les manifestations “Gaza” continuent à Tulle, Brive, Ussel … vidéo

    Les manifestations “Gaza” continuent à Tulle, Brive, Ussel … vidéo

    Manifestations Tulle, Brive, Ussel soutien à Gaza Liban Cisjordanie

    Tous les samedis matins, à Tulle, Brive et Ussel en Corrèze, un ensemble d’organisations citoyennes se réunissent depuis Octobre 2024 pour manifester leur indignation à propos de la situation à Gaza. (Ligue des Droits de l’Homme, Libre Pensée, LFI, Mouvement de la Paix …)

    Voici la vidéo de deux prises de parole de ce samedi matin du 22 février, ainsi que le texte des prises de parole.

    L’une des prises de parole a consisté en une lecture publique d’une des chroniques extraites du livre de Rami Abou Jamous “Journal de bord de Gaza” par Hélène devant le théâtre de Brive. “Journal de bord de Gaza” est un livre qui a reçu le Prix Bayeux 2024 Edition Libertalia – ORIENT 21

  • Des assos qui se tiennent sages – reportage Télé Millevaches

    Des assos qui se tiennent sages – reportage Télé Millevaches

    Voici un reportage suivi d’un débat qui a été diffusé dans le cadre de la journée de soutien au journal citoyen “La Trousse Corrézienne” à Tulle samedi 15 février – Salle Marie Laurent à Tulle (notre article) – La Trousse Corrézienne est une association mentionnée dans ce reportage et qui subit les chantages au financement. Nous relayons donc cette info en solidarité.

    Témoignages, analyses et ripostes face au contrat d’engagement républicain et son monde

    39′ // Reportage Télé Millevaches, février 2025

    Pour Télé Millevaches, l’histoire commence en 2022 quand elle apprend qu’une aide financière majeure a failli lui échapper. C’est un fonds de soutien aux médias de proximité qui approche les 20 000 € et dont elle bénéficie depuis sa mise en place par le ministère de la Culture en 2016. « Nous avons dû contourner la préfecture de région pour le versement, apprend-elle d’une fonctionnaire, mais en 2023 ce sera plus difficile. »

    Au-delà de la bizarrerie de l’opération, ce sont les motifs de la préfecture qui interrogent : qu’a-t-on fait de mal ? On découvre bientôt que plus d’une dizaine d’associations de Creuse et de Corrèze se voient refuser des subventions qu’elles obtenaient les années précédentes. Point commun : les préfectures opposent leur veto malgré les avis favorables des services de l’État qui instruisent les dossiers, notamment la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).

    Au-delà du Limousin, ce sont des associations du Tarn-et-Garonne, des Bouches-du-Rhône ou du Pas-de-Calais qui sont touchées. On croyait le sujet local, il est national. Refus de subventions, d’agrément ministériel, d’autorisation pour accueillir des services civiques : les vexations sont nombreuses pour les associations prises dans le collimateur des préfectures. Le journal Le Monde mentionne une « liste rouge » dans un article du 9 août 2023.

    Selon l’Observatoire des libertés associatives, une chose est sûre : les attaques se multiplient en France depuis 2020 et particulièrement depuis 2022. Chercheurs, avocats, collectifs d’associations, tous s’accordent sur un point : la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, dite « loi séparatisme », constitue un point de rupture entre l’État et les associations. Depuis, l’ambiance est à la suspicion. Votée au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, cette loi prétend lutter contre le séparatisme religieux. Mais elle vise aujourd’hui tous types d’associations.

    Les libertés associatives sont menacées, avec les valeurs de la République en cache-nez pour couper l’herbe sous le pied de militants politiques réels ou fantasmés. Les associations sont-elles vouées à courber l’échine ? Peuvent-elles se défendre ? Témoignages, analyses et ripostes avec notamment :

    MARION OGIER
    Avocate au barreau de Paris

    THIERRY LE ROY
    Ancien membre du Conseil d’État et ancien préfet de la Dordogne

    ÉRIC CORREIA
    Président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret

    LÉONORE MONCOND’HUY
    Maire de Poitiers

    PABLO CORROYER
    Chercheur en science politique à l’université de Lille et membre de l’Observatoire des libertés associatives

    JEAN-BAPTISTE JOBARD
    Du Collectif des associations citoyennes et co-fondateur de l’Observatoire des libertés associatives

    MARIE GARMADI
    De l’institut Alinsky et membre de l’Observatoire des libertés associatives

    Un tri politique des associations par les préfectures

    Les préfectures de Creuse et de Corrèze ostracisent des associations en les privant de financements sur des critères politiques inavoués. C’est le premier diagnostic d’une étude réalisée entre 2023 et 2024 par Pablo Corroyer, chercheur en science politique de l’université de Lille.

    Cette ostracisation est rendue possible par une réorganisation profonde de l’État, une mise sous tutelle de l’administration par le ministère de l’Intérieur que le chercheur détaille et dont la loi « séparatisme » et son contrat d’engagement républicain sont le dernier épisode. Pablo Corroyer qualifie ce mouvement de sécuritisation : une montée du prisme sécuritaire dans l’action publique au détriment des prismes sociaux, démocratiques ou culturels. Le phénomène n’est donc pas local, mais le plateau de Millevaches, jugé trop contestataire, serait particulièrement touché. Les motifs précis d’ostracisation pour chaque association ne sont pas établis.

  • Pétition de soutien aux familles menacées d’expulsion en pays de Tulle

    Pétition de soutien aux familles menacées d’expulsion en pays de Tulle

    Lancée par Parrains et marraines des familles HARUTYUNYAN, SETTOUF ET SOUMAHORO

    Garejin, Meri, Arkadi et Rada HARUTYUNYAN, Mohamed, Wahiba, Imad, Randa, Chifa et Ismaël SETTOUF, Mariam et Koro SOUMAHORO.

    Ces familles sont parmi nous depuis plusieurs années en Pays de Tulle, avec l’intention sincère de s’y installer durablement. Cela se traduit notamment par la recherche d’emploi, l’apprentissage de la langue, le bénévolat au sein d’associations d’entraide, la scolarisation des enfants, l’engagement dans des activités sportives.

    Les parents sont jeunes et souhaitent contribuer au bien commun, les enfants sont âgés de quelques mois à 12 ans, certains sont nés en France et d’autres ne parlent plus la langue de leur pays d’origine. Au moment où nous désespérons du vieillissement et du dépeuplement de nos territoires, elles et ils représentent une vraie chance.

    Ces familles, qui ont souvent fui le danger dans leurs pays d’origine, aspirent à une intégration paisible et active, et elles respectent avec dignité les règles qui leurs sont appliquées. Malgré les difficultés, elles ont bâti petit à petit des équilibres, tissé des liens, attiré la sympathie de ceux et celles qui les fréquentent.

    Pourtant, depuis quelques semaines, elles sont confrontées à des décisions brutales d’expulsion du territoire français et d’assignation à résidence, prises sans tenir compte de leurs parcours et qui risquent de les séparer ou de les soumettre à l’arbitraire.

    Face à cette situation, nous, citoyen.nes de Tulle, nous nous sommes mobilisé·es pour les accompagner et les soutenir, veiller à ce que leurs droits, leur intégrité et leur humanité soient respecté·es.

    Nous, parrains et marraines de ces personnes, sommes les premiers signataires de cette pétition

    NOUS VOUS INVITONS A NOUS REJOINDRE POUR SOUTENIR LES FAMILLES

    signer sur change.org

    Pétition adressée à M. le Préfet de la Corrèze

    Pour la levée des mesures d’expulsion du territoire et d’atteinte à la liberté et à la sécurité des familles Harutyunyan, Settouf, Soumahoro