Category: Droit

  • Agir avec AMNESTY 19 [ deux événements à venir ]

    Agir avec AMNESTY 19 [ deux événements à venir ]

    Nous avons le plaisir de vous annoncer les deux prochaines manifestations de l’AMNESTY INTERNATIONAL dans notre ville de BRIVE. Ces deux manifestations constituent pour nous l’occasion de mettre la main pour agir en faveur du droit humain.

    Vente annuelle d’objets Amnesty, d’artisanat, des livres et CD d’occasion, des confitures

    La vente annuelle de l’Amnesty International aura lieu les Samedi 02 et Dimanche 03 Décembre 2023 à Brive.

    A cette vente vous retrouverez des objets Amnesty et d’artisanat pour vos cadeaux de fin d’année, des livres et CD d’occasion à des petits prix, des confitures…

    Pour plus d’informations sur les créneaux horaires et le lieu, regardez l’événement :

    Voir l’événement vente annuelle de l’Amnesty International

    75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

    L’AMNESTY INTERNATIONAL et LE COLLECTIF DU 10 DÉCEMBRE vous invite à célébrer le 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, toujours à BRIVE.

    Rejoignez-nous le Lundi 11 Décembre 2023 au musée Edmond Michelet et apprenez-en plus sur le droit à l’alimentation.

    Pour plus d’informations sur les créneaux horaires et le lieu, regardez l’événement :

    Voir l’événement 75e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

    AU PLAISIR DE VOUS RETROUVER À CES DEUX ÉVÉNEMENTS !!

  • Dernier jour pour soutenir d’autres médias indépendants

    Dernier jour pour soutenir d’autres médias indépendants

    Les Echos, Le Parisien, La Provence, Europe-1, Paris-Match, et bien sûr Le Journal du Dimanche…

    Cette année, la liste des rédactions mises au pas ou en conflit direct avec un milliardaire est impressionnante. Qu’on se le dise, l’ombre de Vincent Bolloré sur ce triste tableau de chasse n’est que l’expression la plus brutale d’un système qui traite l’information comme une marchandise.

    L’absence de réponse politique à la mesure de cette situation doit nous mettre en garde : s’indigner ne suffit plus.

    Il faut agir.

    Au même titre que : le climat, l’anti-racisme, le féminisme, la précarité, la lutte contre l’extrême droite et les violences policières… L’indépendance de l’information doit devenir l’un des fronts de la mobilisation citoyenne.

    La liberté d’opinion est une farce si l’information n’est pas indépendante des États, des puissances d’argent et des influences étrangères.

    Heureusement, une alternative existe : la presse indépendante et le Fonds pour une Presse Libre (FPL).

    Accéder au site de la campagne de financement

  • Réunion “Soulèvements de la Terre” – Autoroute A69

    Réunion “Soulèvements de la Terre” – Autoroute A69

    Réunion d’information sur le projet de l’autoroute A69, lundi soir 16 octobre à Meyssac place des Halles à 19h30

    Les Soulèvements de la Terre appellent à rejoindre la mobilisation nationale contre la projet de la A69. La bataille de l’A69 sera décisive pour les terres du Tarn et pour toutes celles que le bitume menace. Elle appelle une mobilisation massive les 21 et 22 octobre.

    Le 22-23 avril dernier, nous étions des milliers à confluer dans la région Toulousaine pour « Sortie de route », la première mobilisation hexagonale d’ampleur contre l’A69. A l’appel des Soulèvements de la terre, du collectif local « La voie est libre » et de nombreuses organisations, nous avions muré la 4 voies pour marquer notre détermination à empêcher les travaux et enterrer ce projet d’un autre âge.

    Cette autoroute inutile est en passe de ravager irrémédiablement plus de 400 hectares de terres. Malgré les recours juridiques encore en cours d’examen, l’État refuse d’attendre et donne encore et toujours la priorité aux intérêts privés de NGE, Vinci et de Pierre Fabre. Il a décidé de s’asseoir sur l’avis négatif du Conseil pour la Protection de la Nature, sur les 90 % d’avis négatifs sur 6 266 déposés à l’enquête publique environnementale, sur celui plus de 200 scientifiques dont des membres du Giec, et de déclencher les hostilités.

    Depuis plusieurs semaines, les travaux ont ainsi commencés. 120 paysan.nes refusant de partir sont expropriées. Les pelleteuses ravagent terres arables, collines et zones humides. Les machines détruisent le paysage et l’habitat d’une multitude d’espèces animales et végétales. Elles abattent en quelques secondes des arbres centenaires.

    Sur place la résistance s’organise. Diverses actions de blocage et de désarmement d’engins ont eu lieu ces derniers mois sur les chantiers. Certain·es campent dans les arbres pour ralentir les abattages. D’autres préparent d’arrache-pied la mobilisation des 21 et 22 octobre prochains, dans le cadre d’une suite d’actions de la « déroute des route » au niveau national et à l’appel d’un ensemble de collectifs engagés de longue date dans le combat (lien). D’autres encore font la grève de la faim depuis plusieurs semaines, sont pour ceratines dans une situation physique déjà critique et trois d’entre elle ont annoncé le 4 octobre entrer dans une grève de la soif lundi si les chantiers n’étaient pas suspendus.

    Clément Beaune a récemment annoncé l’abandon imminent de certains projets routiers – sans dire lesquels – tout en maintenant l’un des plus gros : l’A69. Après avoir reçu le 3 octobre des représentant·es de La Voie Est Libre et du GNSA, la présidente de région Carole Delga a affirmé quant à elle qu’il n’ y avait aucune autre alternative que la poursuite des chantiers. Une fois de plus, l’État fonce dans le mur coûte que coûte..

    La bataille de l’A69 sera décisive pour les terres du Tarn et pour toutes celles que le bitume menace. Elle appelle une mobilisation massive les 21 et 22 octobre. Depuis l’interlude et l’intercomité des Soulèvements de la Terre du 30 septembre, nous avons décidé de la rejoindre et de démarrer ainsi la saison 6 des Soulèvements de la Terre.

    Nous le savons, ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de plus de routes, c’est de protéger les terres agricoles, les espaces naturels menacés, et de mettre fin à l’expansion continue du traffic de marchandises. Le bouleversement climatique et l’effondrement de la biodiversité exigent, a minima, un moratoire sur l’ensemble des projets routiers en France et de réfléchir en profondeur à nos besoins réels. Si l’État refuse de nous entendre, nous l’appliquerons nous-mêmes en nous opposant partout physiquement aux chantiers.

  • Cédric Villani (Corrézien) à propos de l’affaire Assange

    Cédric Villani (Corrézien) à propos de l’affaire Assange

    Le Briviste Cédric Villani, mathématicien médaillé Fields (équivalent du prix Nobel en mathématiques), diplomé ENS, agrégé, président de l’institut Poincaré, élu député, chargé de mission sur l’intelligence artificielle par le gouvernement, s’exprime ici sur le fait que Julian Assange vive depuis 13 ans en captivité. (voir nos articles sur Assange dans Citoyliens)

  • Zones d’accélération favorables aux énergies renouvelables (ZAEnR) en Corrèze

    Zones d’accélération favorables aux énergies renouvelables (ZAEnR) en Corrèze

    Communiqué de presse ZAENR Corrèze du Collectif Transition Locale du Pays d’Argentat

    La loi portant sur l’accélération de la production d’énergies renouvelables, promulguée le 10 mars 2023 prévoit un dispositif de planification territoriale pour « faciliter l’approbation locale des projets et assurer leur meilleur équilibre dans les territoires ».

    En Corrèze, les maires ont reçu, daté du 11 juillet, un courriel préfectoral leur enjoignant de définir « en concertation avec les habitants », des Zones d’accélération favorables aux énergies renouvelables (ZAEnR) limité en Corrèze à l’éolien, le photovoltaïque, la méthanisation

    Les communes sont tenues d’accélérer au galop : elles doivent délimiter les zones avant le 15 septembre, organiser une consultation avant le 29 du même mois, un débat au sein des regroupements de communes avant le 13 octobre et valider le tout par un vote municipal avant le 1er novembre. Tout est daté, organisé, et le logiciel de cartographie référencé, expliqué sur quinze pages.

    Les Zones proposées, validées ensuite au niveau Régional, bénéficieront d’incitations financières et les procédures d’examen, dont les durées d’enquête publique, seront raccourcies.

    Notre collectif est choqué de cette précipitation imposée aux collectivités par L’État, en pleine période estivale,

    Il regrette la définition d’un cadre contraignant laissant très peu, pour ne pas dire pas, de marge de manœuvre aux collectivités soucieuses d’adapter au mieux leurs propositions au territoire,

    Il regrette l’utilisation de l’urgence écologique pour justifier et imposer un calendrier en contradiction totale avec une définition réfléchie et réellement concertée avec les habitants des dites zones

    Il dénonce la confusion permanente entretenue entre une véritable concertation nécessaire « pour faciliter l’approbation locale des projets », et une consultation rapide de pure formalité,

    Notre collectif est évidemment favorable au développement de sources d’énergies renouvelables et adaptées à chaque territoire mais cette façon de passer en force va à l’encontre de l’objectif défini et ne respecte pas le temps de la démocratie locale décentralisée.

    Zones d'accélération favorables aux énergies renouvelables en Corrèze
  • Balade citoyenne des Padelles à Argentat [problématiques locales]

    Balade citoyenne des Padelles à Argentat [problématiques locales]

    Salut à vous copains, copines du territoire!

    On organise une balade à Argentat sur les problématiques locales (intercommunal).

    Pour moi ce qui c’est passé à Sainte Soline a été un déclencheurs: On a besoin de s’organiser. Certes on a pas encore de projet de bassines sur le territoire, mais il y a pleins de trucs localement qui ne vont pas du tout sur lesquels on arrive pas trop à faire bouger: l’eau, les déchets, les écoles, les coupes rases, le cinéma… Les collectivités ont des allures de bulldozer et ça nous vient de tous les cotés.

    On a quand même eu une belle mobilisation sur l’eau! On sent que la résistance frémit.

    On est nombreux à être perplexe ou même en colère dans notre coin, ou dans nos assos et on ne sais pas forcément quoi faire.

    Ce qu’on propose c’est de prendre un temps pour se rencontrer, écouter, parler, poser des questions. Il y a tout pleins d’assos qui se battent pour empêcher tel ou tel truc mais on a besoin d’un espace / temps transversale pour se rencontrer, apprendre à se connaitre, à se faire confiance et tisser un réseau local solide. Voilà le fruit de nos réflexions 🙂

    En pj le flyer pour cette balade, qui finira normalement en apéro convivial (sauf si on se fait virer de notre lieu d’arrivée!). A partager largement.

    Balade familial, intergénérationnelle.

    Bises et bonne journée,

  • La jeunesse engagée dans Amnesty se mobilise pour libérer Julian Assange !

    La jeunesse engagée dans Amnesty se mobilise pour libérer Julian Assange !

    Ce samedi 20 mai 2023, 13 ans après ces grandes révélations, nous avons décidé, nous jeunes d’Amnesty International jeunes 19, de se battre pour que toutes les accusations visant Julian Assange tombent!

    Tout d’abord, revenons ensemble sur ce personnage : Julian Assange qui est avant tout un informaticien qui va créer en 2010 un site internet du nom de Wikileaks. C’est avec ce site et ces millions de publications qu’il va atteindre une notoriété immense. Mais, Julian Assange est aussi un cybermilitant et un lanceur d’alerte qui va notamment révéler en 2010 la manière dont les États-Unis mènent leurs sales guerres en Irak et en Afghanistan. Ainsi, c’est à partir de là que le gouvernement américain le poursuit sans répit  pour avoir publié des documents secrets qui pointaient de possibles crimes de guerre commis par l’armée américaine. C’est, ici, une véritable offensive contre le droit à la liberté d’expression.

    La publication de ces documents ne devrait pas être passible de sanctions car il s’agit d’une pratique courante du journalisme d’investigation. Les poursuites engagées contre lui pourraient avoir un effet dissuasif sur le droit à la liberté d’expression et inciter les journalistes à pratiquer l’autocensure de crainte d’être poursuivis.

    Nous savons aujourd’hui que Julian Assange est détenu dans une prison de haute-sécurité au Royaume-Uni uniquement au motif d’une demande d’extradition formulée par les États-Unis.

    Alors voilà notre demande : il faut que les Etats-Unis abandonnent toutes les accusations visant Julien Assange! Si Julian Assange tombe, c’est la mort du journalisme d’investigation et du droit à l’accès à l’information!

    Nous continuerons le combat jusqu’au bout pour que Julian Assange tienne le plus longtemps possible!

    On se bat ensemble, on gagne ensemble

    L’antenne jeune D’amnesty D’arsonval

  • Amnesty 19 groupe de jeunes / Brive

    Amnesty 19 groupe de jeunes / Brive

    Rejoignez Amnesty Internationale et l’antenne jeune D’Arsonval !

    On se bat ensemble, on gagne ensemble.

    Les jeunes d’Amnesty de Brive font signer des pétitions pour préserver le droit de manifester !

    Nous étions dans le centre ville de brive à arpenter les rues pour trouver un maximum de signatures pour une pétition qui concerne un des droits les plus important dans le monde : le droit de manifester. Cependant, les tensions actuelles du monde nous démontrent que ce droit est de plus en plus menacé même dans des pays dits démocratiques.

    Avant de vous parler de cette pétition, nous aimerions revenir sur quelques exemples où le droit de manifester a été oublié, bafoué, et menacé.

    De nombreux cas de personnes dans le monde nous prouvent jour après jour que le droit de manifester est en danger notamment à cause des violences policières. Par exemple, en octobre 2020, des manifestations s’organisent au Nigeria contre les violences policières menées par la brigade spéciale de répression des vols (SARS). Imoleayo Michael se joint au mouvement et relaie les appels à manifester sur Twitter et sur Facebook en utilisant le hashtag #EndSARS.

    Deux semaines plus tard, le 13 novembre 2020, vingt hommes armés investissent son domicile et l’emmènent au siège des services de sécurité de l’État. Imoleayo y reste en détention dans une cellule souterraine pendant 41 jours sans pouvoir consulter un avocat ou contacter sa famille. Il est menotté, avec un bandeau sur les yeux et enchaîné à un meuble de bureau en acier. Ayant souffert d’une pneumonie à la suite des nombreuses nuits passées à même le sol, Imoleayo est finalement libéré sous caution en décembre 2020. Son procès relatif aux accusations sans fondement à son encontre est en cours. On a ici clairement l’exemple d’une personne qui s’organise avec d’autres pour dénoncer des violences policières et finit en prison pour avoir simplement relayé un appel, cette situation est inacceptable pour Amnesty International!

    Nous pouvons aussi penser aussi aux manifestations du mouvement  Black lives matter qui ont été durement réprimées aux Etat-Unis.. En effet, en seulement deux mois, Amnesty a recensé 125 cas de violences policières perpétrées contre des manifestants, des soignants, des journalistes et des observatrices dans 40 États et dans le district de Columbia. Pourtant les Etat-unis se revendiquent comme un état démocratique qui malheureusement aujourd’hui ne respecte pas ce droit de manifester, si crucial dans une démocratie! 

    Nous pouvons finir avec la France qui est loin d’être exempte de ces violences policières qui se sont illustrés dans les nombreuses manifestations pour les retraites à travers des images choquantes. En effet, la France n’est pas épargnée par ces violences puisque depuis des années, Amnesty alerte sur les cas d’usage illégal de la force par les forces de l’ordre en France et les difficultés pour les victimes d’accéder à la justice. Aujourd’hui, il est urgent que les autorités françaises réagissent. Mauvais traitements et torture, décès pendant des interpellations, répression violente pendant des manifestations, contrôles à caractère discriminatoire et propos racistes, les dérives des forces de l’ordre en France sont nombreuses. Que ce soit dans le cadre de contrôles, d’interpellations ou de manifestations, nous dénonçons l’usage non nécessaire ou excessif de la force contre la population, notamment contre les minorités. 

    Ainsi, nous avons bien vu ces pratiques à l’œuvre lors des mobilisations contre la réforme des retraites avec un ministre de l’intérieur de plus en plus clair sur ces intentions pour contrôler les manifestants. Amnesty déplore donc cette situation en France qui devrait être un pays exemplaire parmi les démocraties mais qui aujourd’hui nous a poussé à nous mobiliser en faisant signer cette pétition : Pour un contrôle des armes à létalité réduite en manifestation Amnesty.frpétition . Cette pétition concerne tous les abus de l’utilisation de ces armes en manifestation et dans le monde entier. La demande d’Amnesty est celle-ci : Nous avons besoin, sans attendre, d’un traité mondial fort et juridiquement contraignant qui régirait le commerce des équipements de maintien de l’ordre concernant les armes souvent utilisées pour limiter le droit de manifester pacifiquement. Manifester est un droit fondamental que toute personne doit pouvoir exercer sans peur de représailles. 

    C’est pourquoi le samedi 29 avril, nous étions présent, nous jeunes D’arsonval et de Bossuet dans les rues de Brive pour faire signer cette pétition qui a une chance d’avoir un impact seulement si nous avons 100000 signatures! Alors allez signer sur Amnesty.fr

  • Conférence Gesticulée [+Vidéo] : Je veux décider du travail jusqu’à ma mort [Bernard Friot]

    Conférence Gesticulée [+Vidéo] : Je veux décider du travail jusqu’à ma mort [Bernard Friot]

    En plein coeur de la question de la réforme des retraites en France, le sociologue Bernard Friot présente sa conférence sur la lutte contre la vieillesse à Limoges et à Brive.

    Présentation

    « Plus je suis retraité, plus je suis féministe, car j’éprouve ce qu’a d’humiliant le fait d’être nié comme producteur et exalté comme “très utile”, “bénévole” et autres lots de consolation. Je refuse l’invitation à “me calmer”, “à prednre du temps pour moi après avoir tant travaillé”. Je refuse un hors-travail dont l’aliénation est à la mesure de celle du travail dans le capitalisme. Je milite pour le temps sans âge, je refuse de devenir vieux à force d’être marginalisé sur l’essentiel : la responsabilité économique ».

    Économiste et sociologue du travail, Bernard Friot est l’auteur de travaux passionnants sur la sécurité sociale. Dans cette conférence gesticulée, il explique sa passion de chercheur sur le sujet et ses propositions comme celle du salaire à vie.

    À partir de 14 ans

    Prix CASI : 5€
    Prix extérieurs (agents dépendants des CSE non reversants pour les activités sociales) : 15€

    (infos complètes dans le calendrier, lien après la présentation académique)

    Présentation académique

    La vieillesse est une catégorie d’analyse qui renvoie à l’extériorité du travail aux personnes dans le capitalisme. On doit « s’insérer » dans le travail comme « jeune », on peut « le perdre » comme « chômeur » et en être « libéré » comme « retraité ».

    En effet dans le capitalisme le travail, c’est-à-dire la partie de l’activité réputée productive, est le monopole des détenteurs des moyens de production, qui définissent hors de toute démocratie qui travaille, où, pour quoi faire. Une telle dictature sur l’essentiel de nos existences suppose que les personnes intériorisent comme normal qu’il y ait des temps sans travail, comme jeunes « avant le travail », chômeurs « pendant le travail » ou retraités « après le travail ».

    La forme la plus perverse de cette étrangeté des personnes au travail étant la retraite, puisque les
    retraités, définitivement exclus du travail, sont invités à se réjouir de cette amputation ! (…)

    La lutte contre la vieillesse, une dimension décisive

    Contre ce déni, le communisme en train de se construire a commencé à instituer un droit politique au salaire : les fonctionnaires, les salariés à statut, ont un salaire à la qualification personnelle. C’est leur personne qui est qualifiée, pas leur emploi.

    Sur ce modèle, les trois-quarts des pensions sont depuis 1946 calculées comme la poursuite du salaire et non pas comme la contrepartie de cotisations passées. Un tel droit au salaire déconnecté de l’emploi commence ainsi à définir des personnes reconnues comme productives en tant que personnes et non pas parce qu’elles ont un emploi.

    La retraite avec droit à la poursuite de son salaire libère non pas du travail mais du marché du travail. (…)

    Voir l’évènement dans le calendrier

    Qui est Bernard Friot ?

    Bernard Friot, professeur émérite à l’Université Paris Nanterre, est économiste et sociologue du travail. Ses travaux portent sur la sécurité sociale et plus généralement sur les institutions du salariat nées au 20e siècle en Europe continentale. Chercheur à l’IDHE.S, il y est membre de l’Institut européen du salariat (www.ies-salariat.org), en particulier de son groupe de travail sur la valeur.

    Adhérent à la FSU et au PCF, il participe à deux associations d’éducation populaire politique : Réseau Salariat (www.reseau-salariat.info) où il co-organise un séminaire mensuel à la Bourse du Travail de Paris, et L’Ardeur (www.ardeur.net) avec laquelle il donne deux conférences gesticulées : Oui à la révolution communiste du travail et Je veux décider du travail jusqu’à ma mort.

    Il a récemment publié chez PIE-Peter Lang (Bruxelles), avec Bernadette Clasquin, The Wage under Attack : Employment Policies in Europe (2013), à l’Atelier de création libertaire (Lyon) un débat avec Anselm Jappe : Après l’économie de marché ? Une controverse (2014) et à La Dispute (Paris) L’enjeu du salaire (2012), Puissances du salariat (2012, nouvelle édition augmentée), Émanciper le travail, entretiens avec Patrick Zech (2014, édition revue en 2015), Vaincre Macron (2017), Le travail, enjeu des retraites (2019).

    Vidéo de la conférence