Julian Assange a déposé aujourd’hui une plainte pénale en Suède contre 30 personnes associées à la Fondation Nobel, y compris ses dirigeants, pour des crimes graves présumés, notamment le détournement de fonds, la facilitation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et le financement du crime d’agression.
La plainte montre que le testament d’Alfred Nobel de 1895 stipule explicitement que le prix de la paix doit être décerné à la personne qui, au cours de l’année écoulée, « aura apporté le plus grand bénéfice à l’humanité » en accomplissant « le plus ou le meilleur travail pour la fraternité entre les nations, pour l’abolition ou la réduction des armées permanentes et pour la tenue et la promotion de congrès de paix ».
Assange fait valoir que « la décision politique du comité de sélection norvégien ne suspend pas l’obligation fiduciaire des administrateurs des fonds suédois ». « Tout versement contraire à ce mandat constitue un détournement de fonds ».
La plainte, déposée simultanément auprès de l’Autorité suédoise chargée de la criminalité économique (Ekobrottsmyndigheten) et de l’Unité suédoise chargée des crimes de guerre (Krigsbrottsenheten), affirme que les suspects, notamment la présidente de la Fondation Nobel, Astrid Söderbergh Widding, et la directrice exécutive, Hanna Stjärne, ont …
transformé « un instrument de paix en un instrument de guerre » par le biais de « crimes graves » présumés, notamment :
1) Abus de confiance, détournement de fonds et complot en relation avec le versement en attente de 11 millions de couronnes suédoises (1,18 million de dollars) du prix Nobel de la paix à Maria Corina Machado, dont les actions passées et présentes l’excluent catégoriquement des critères énoncés dans le testament d’Alfred Nobel ;
2) Facilitation de crimes de guerre, y compris le crime…
« Cette plainte vise à obtenir le gel immédiat de tous les fonds restants et l’ouverture d’une enquête pénale approfondie afin d’éviter que le prix Nobel de la paix ne soit définitivement transformé d’un instrument de paix en un instrument de guerre », conclut Assange.
JULIAN ASSANGE FILES CRIMINAL COMPLAINT AGAINST NOBEL FOUNDATION OVER “INSTRUMENT OF WAR” PEACE PRIZE
WikiLeaks Founder Alleges 2025 Award to María Corina Machado Constitutes Misappropriation, Facilitation of War Crimes Under Swedish Law, Seeks Freeze of 11 million SEK ($1.18… pic.twitter.com/OAH4mmvsph
Suite à nos précédents articles liés au sujet du loup et aux projections du film “La part du loup” en présence des réalisateurs, nous vous partageons des informations diffusées par l’association Carduelis fondée par deux naturalistes de la partie Creusoise du plateau de Millevaches.
Il nous semble important et urgent de rappeler les points suivants :
Une pétition a été lancée contre le projet d’abattage du couple de loups et sa porté de 4 louveteaux en Corrèze (croisement exceptionnel de deux lignées du nord et du sud) voir notre article
une consultation nationale sur un projet de réduction de classement et donc de protection est disponible en ligne
les chasseurs souhaitent que la date d’autorisation de chasser soit avancée à l’été afin de pouvoir “réguler” plus largement la prolifération de chevreuils et sangliers, mais il veulent aussi avoir le droit de tuer le loup qui est le principal régulateur de ces mêmes animaux (concurrence ?)
il faut signaler que l’OFB, office français de la biodiversité qui était un organisme indépendant a maintenant été placé sous l’autorité des préfectures qui ont le pouvoir de déroger aux mesures de protection des espèces en danger comme le loup …
Quand on compare les statistiques d’attaque de Loup en France avec celles des autres pays, on constate un phénomène troublant : il est souvent uniquement déclaré “hypothèse loup non écartée” et, parallèlement, les indemnisations suite à attaque de loup sont les plus fortes du monde … y aurait-il un lien de cause à effet avec pour conséquence la facilitation pour les préfets à user de leur droit à promulguer des décrets dérogatoires à la protection de cette espèce écologiquement “sensible” ?
Protection du loup en Corrèze
En Corrèze, un premier loup s’était implanté en 2013, et il a été abattu sur ordre de la préfecture et le soutient des syndicats agricoles majoritaires. L’association de naturalistes défenseur de toutes les formes du vivant en Creuse “Carduelis” s’est alors mobilisée pour défendre sa cause.
Elle a réalisée le film “La part du loup” qui a été présenté dans de nombreux festivals et pour lequel les réalisateurs se déplacent pour en assurer les débats avec le public.
Le film a été tourné dans la région des Abruzzes en Italie, où une dizaine de meutes de loups cohabitent avec les humains dans une région où des troupeaux sont présents. Les habitants sont fiers de recevoir des touristes qui se déplacent pour voir les ours et les loups (très discrets), et les éleveurs ont gardé les habitudes traditionnelles d’employer des bergers et des chiens de défense.
La “part du loup” est aussi un film qui souligne bien que le loup est un animal extrêmement discret qui n’attaque pas l’homme, mais au contraire le fuit. On sait que statistiquement, il se nourrit de 85 à 100% de proies sauvages. L’Italie et l’Espagne ont des populations de loup deux fois plus importantes qu’en France. Pour y arriver, ce qui est resté en place dans ces pays, c’est le recours aux bergers pour protéger les troupeaux, ni les autres mesures de protection comme les clôtures électriques et les chiens de défense.
La majorité des loups de France vivent dans les Alpes où les éleveurs ont les mêmes pratiques. Pourquoi pas en Limousin-Creuse-Corrèze ?
Cette interview nous fait rencontrer Carmen Munoz et Vincent Primault, naturalistes et défenseurs du vivant sous toutes ses formes, qui ont été consternés par l’abattage du loup de Corrèze en 2013.
Ils se sont donc organisés pour aller filmer de l’autre côté des Alpes, dans les Abruzzes, en Italie, la présence des ours et des loups aux côtés des hommes, où cela ne provoque pas tant de polémiques… pourquoi la cohabitation avec les grands prédateurs en Limousin apparaît si difficile, sujet ? et pourquoi les syndicats agricoles majoritaires en font-ils un sujet ne pouvant donner lieu à aucune approche scientifique, démocratique, apaisée, ayant seul accès à l’attention des préfets, à l’exclusion de toute association naturaliste ?
Si vous souhaitez programmer une séance de ciné-débat avec le documentaire “La Part du Loup”
Communiqué de presse Corrèze Environnement du 12 oct 2025
La fête de la Science 2025 prévue au collège d’Ussel
le 16 octobre a été la cible d’une contestation incongrue qui a abouti à son annulation. Un courrier envoyé au Préfet par la présidente de la Coordination Rurale (CR) de la Corrèze a ouvert la voie à une campagne organisée visant à dénigrer cette initiative et, de facto, à la faire annuler.
En prévenant l’Etat d’un “risque de trouble à l’ordre public” (façon de faire savoir que des agriculteurs iraient perturber la fête), cette organisation a réussi à empêcher une initiative parfaitement légitime, pacifique et légale.
Il ne s’agissait en effet que de la tenue d’un simple stand de l’association Férus, dont le but était de donner des informations objectives et documentées sur le rôle des grands prédateurs dans la biodiversité.
CORRÈZE ENVIRONNEMENT apporte tout son soutien aux équipes pédagogiques qui ont construit ce projet, en accord avec leur hiérarchie et pour le bien des élèves, dans le respect de la Charte* « Manifestation Fête de la science ».
Nous affirmons que les associations telles que Férus, sans but lucratif, agréées pour l’étude et la protection de la nature et habilitées à participer au débat public, ont toute leur place au sein de ces événements scientifiques.
Dans une démocratie, l’intelligence collective des situations et des problèmes ne peut émerger que d’un débat pluraliste et apaisé.
(suite du communiqué dans le PDF ci-dessous)
L’intégralité du communiqué de presse de Corrèze Environnement
Depuis plusieurs années les financements baissent, comme si les services immenses qu’elles rendent à la population ne comptaient plus.
Tout type d’association est touché. Les licenciements se succèdent car elles ne peuvent plus payer les salaires de personnes pourtant passionnées par leur métier.
Le CER, le contrat d’engagement dit républicain, dévoyé par rapport à son objectif 1er (lutter contre le terrorisme islamique) sert aujourd’hui à mener à la baguette des associations culturelles, artistiques, ou d’expression écrite et audiovisuelle et pire : les censurer en les privant de moyens financiers ! Le tout dans une grande opacité…
RV À Tulle le 11 octobre pour en parler, pour se mobiliser. Soyons à leurs côtés !
« L’association est l’expression d’une liberté publique » (article 2 de la loi de 1901)
À L’ASSO ! – Ce n’est pas un secteur qu’on défend – C’est une vision du monde
ICI ON TUE DES ASSOCIATIONS (À PETIT FEU)
Mobilisation SAMEDI 11 OCTOBRE
🕓 17H–20H – Temps d’échange inter-associatif
🎶 20H30 – CONCERTS – (ouvert à tou.te.s, GRATUIT)
📍 SALLE LATREILLE – BAS TULLE
LES ASSOCIATIONS EN FRANCE
Nous sommes 20 millions de bénévoles, 1,8 million de salarié.e.s. Nous nous engageons pour permettre à 67 millions de Français.e.s d’accéder aux soins, au sport, à l’éducation, à la culture, aux droits. Nous luttons contre la précarité, contre l’isolement. Nous défendons l’environnement, l’entraide, des arts libres. Nous sommes partout et agissons dans tous les territoires, dans toutes les sphères du quotidien.
UN SECTEUR EN PÉRIL !
La situation du monde associatif se dégrade, dans un silence assourdissant. Alors que les besoins ne cessent d’augmenter (2,4 millions de personnes concernées par l’aide alimentaire ; 2159 enfants à la rue ; taux de pauvreté en augmentation pour la première fois depuis 30 ans), nous traversons une crise sans précédent. En 15 ans, la part des subventions a baissé de 41% dans nos budgets. Beaucoup de petites associations mettent la clef sous la porte. Diminution des financements, suppression des emplois aidés, menaces sur les libertés associatives… Affaiblir les associations n’a pas de sens. Elles changent au quotidien la vie des gens. Elles offrent du pouvoir d’agir et construisent des solutions concrètes, directement pensées par les populations. Elles renforcent les liens sociaux, donnent du sens, permettent de faire collectif. Elles sont un remède à la crise démocratique actuelle et méritent mieux que du mépris ou de la défiance.
ET EN CORRÈZE ?
En Corrèze, le secteur associatif est particulièrement menacé : enveloppes financières faibles, manque d’engagement des élu.e.s, injonctions à se plier au climat politique et à limiter sa liberté d’expression… Les associations corréziennes se joignent donc à l’appel national du Mouvement Associatif et invitent à se réunir SAMEDI 11 OCTOBRE, pour discuter de la situation en local, se mobiliser et informer le grand public sur les difficultés du secteur.
Le Collectif Stop agrivoltaïque Cressensac organise une réunion publique pour répondre à toutes les questions de fond que posent les centrales photovoltaïques dans les espaces naturels et détailler les nombreux enjeux autour du phénomène d’accaparement des terres agricoles par les industriels de l’énergie. La réunion se déroulera le samedi 11 octobre à 11h à la salle de fêtes de Cressensac.
Cette réunion publique, prévue de longue date avait été annoncée dans un article paru le 29 août dans actuLot. Suite à cette parution, la mairie de Cressensac a enfin décidé de communiquer le 24 septembre en réunion publique sur deux des quatre projets prévus sur la commune. Mais celle-ci n’a pas “calmé les esprits”, bien au contraire. Peu satisfait des exposés des porteurs de projets et de leurs arguments, et compte tenu de l’intérêt du public venu en nombre, le collectif citoyen a décidé de maintenir son rendez-vous avec tous les habitants intéressés.
Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac informera sur l’ensemble des projets photovoltaïques à Cressensac-Sarrazac et fera un bref état des lieux des projets des communes voisines et du département du Lot. En s’appuyant sur des rapports d’experts et de scientifiques, sur des retours d’expérience, le collectif exposera les problématiques suscitées par ces installations industrielles dans nos campagnes. Des représentants de la Confédération Paysanne du Lot et de la Corrèze parleront des menaces que fait peser l’agrivoltaïsme sur l’avenir du monde paysan. D’autres associations et collectifs locaux viendront également témoigner des luttes en cours sur leur territoire.
Cette rencontre accordera une large part au débat. Il sera aussi l’occasion de permettre au public d’entamer une réflexion collective sur la pertinence d’une implication citoyenne dans les choix qui concernent notre avenir énergétique. Pour que l’intérêt général prime sur la logique opportuniste du capitalisme vert, ne faut-il pas envisager que cet avenir soit sobre, juste et efficace ?
Centrale photovolatïque Photosol de Sarrazac de 24 ha en service depuis 2014
L’équipe du festival de cinéma “Changer la fin” nous présente le programme de cette seconde édition en l’accompagnant du texte suivant :
“Cette année jusqu’où allons-nous pour affûter nos désirs, tenaces face aux écrous, et nous laisser enseigner ? À Gaza et en Cisjordanie, sous une cabane en bois devant le Centre Administratif de Paris, à bord du bateau de SOS Méditerranée, en haute montagne entre loup et agneaux, en plein champ aux corbeaux, aux portes du futur, au pays de la famille, de l’enfance, de la vieillesse, dans le quartier du Pont-Rompu à Tourcoing, dans une cité ouvrière de Grande-Synthe, au coeur du scandale sanitaire du chlordécone en Martinique, dans la méditation sur la colonialité de l’image… Sans oublier :
l’expo “l’art de résister”, un bazar collectif ;
le DJ set “gants de boxe et graines de Sumud”,
la table ronde “décolonisons nos regards”,
le ciné-concert à la (re)découverte de Maya Deren…
En résumé, venez ! Retrouvons-nous ensemble. Programmation détaillée ci-dessous”…
Le festival de cinéma “Changer la fin” ce sont des projections À PRIX LIBRE … au profit du fonds Masharawi (cinéastes de Gaza), de Corrèze Solidarité (collectif de soutien aux personnes exilées) et pour couvrir les frais logistiques
Buvette et restauration sur place (locale et végétarienne)
Séances du vendredi 3 octobre
14h00 : DEVANT – Contrechamp de la rétention, d’Annick Redolfi – 1h18 suivie d’un échange avec la réalisatrice animé par les élèves de terminale MELEC &AGOrA du lycée professionnel René Cassin de Tulle en partenariat avec l’OCCE19 (Office Central de la Coopération à l’École de la Corrèze) et Peuple et Culture Corrèze Pauline, Norah, Kristina attendent pendant des heures, assises sous une cabane en bois perdue au fond du bois de Vincennes. Devant le Centre de rétention administrative (CRA) de Paris, toutes sont venues voir leur proche enfermé. Des vies suspendues à l’attente de leur expulsion ou de leur libération. Sur cette scène, ces femmes se racontent, échangent entre elles, partagent avec les nouveaux visiteurs leur expérience, leur révolte, leurs rêves. Elles sont le miroir de la rétention, son contrechamp. Leurs mots dessinent le paysage d’une zone de non-droit en France, où la violence, l’arbitraire et l’injustice règnent en maîtres.
16h00 : goûter partagé
18h00 : Save Our Souls, de Jean-Baptiste Bonnet – 1h31
suivie d’un échange avec avec Corrèze Solidarité (séance au profit du collectif) Après un sauvetage à hauts risques au large de la Libye, naufragés et sauveteurs vivent ensemble sur le bateau de l’ONG SOS Méditerranée, dans l’attente d’un port d’accueil. Ce temps à bord est le premier refuge des rescapés. Avec les sauveteurs, se tisse une relation faite d’écoute, de soin et de présence.
21h00 : Un pasteur, de Louis Hanquet – 1h10 – suivie d’un échange
Félix, jeune berger mélancolique et secret, mène une vie atemporelle, dans un monde minéral et inaccessible où rôde une menace invisible : le loup. La solitude nimbe ses journées dans la montagne faites de soins aux agneaux, de clôtures à poser et de poésie.
Séances du samedi 4 octobre
10h00 : Nuisibles, de Paolo Jacob – 37 min
suivie d’un échange avec le réalisateur Pour les corbeaux, les champs de maïs sont comme d’immenses mangeoires à ciel ouvert. Les futures récoltes s’envoleraient en quelques heures si Fanny ne faisait pas acte de présence du lever au coucher du soleil, tel un épouvantail vivant.
11h15 : Les Portes du Futur, docufiction de Lisa Di Giovanni, 2022, 38 min, vf
suivie d’un échange avec la réalisatrice – Aux abords du Futuroscope se trouve la zone commerciale la plus étendue de Poitiers : Les Portes du futur. Derrière les routes et les bâtiments en tôle blanche se cachent des chemins, des terrains laissés en friche et de petites habitations. Les Portes du Futur ouvre une brèche vers des vies effacées par la périphérie de la ville où le quotidien combine adversité sociale et liberté.
12h00 : Parfum foncé film de Lisa Di Giovanni, 2024, 27 min, vf
Mandoo est vagabonde et explosive. Elle se fond difficilement dans la société, ce qui lui offre une grande liberté mais lui pose aussi des obstacles. Elle parcourt les villages et campagnes de Charente-Maritime pour découvrir comment nos déchets sont traités.
14h00 : Qu’est-ce qu’on va penser de nous ?, un documentaire de Lucile Coda, 2023, 1h09, vf
“Il a été ouvrier, cantonnier, balayeur. Elle a toujours été secrétaire. Mes parents s’inquiètent. Pourquoi n’ai-je pas de travail après de longues études si chères ? En mêlant le récit autobiographique à des instants de vie familiale, je tente de retranscrire le chemin parcouru entre rêves d’ascension sociale et désillusion”.
16h00 : Pont rompu (souvenirs d’une rénovation urbaine), de Leïla Habchi et Benoît Prin – 1h03 –
suivie d’un échange avec la réalisatrice Dans le quartier du Pont Rompu à Tourcoing, un projet de rénovation urbaine bouleverse la vie des familles arrivées ici depuis parfois plus de cinquante ans. Pendant 10 ans, au rythme des travaux de démolition, du départ forcé de certains et de la transformation du paysage urbain, le film tente de tisser avec ses habitants un lien entre le passé et l’avenir d’un quartier populaire.
18h00 : Women From Ground Zero, de Rashid Masharawi – 40 min – vostf
suivie d’un échange avec l’AFPS Corrèze – Collection de sept courts-métrages réalisés par des femmes, issues du projet From Ground Zero initié par Rashid Masharawi, (réalisateur palestinien originaire de Gaza) pour donner la parole à celles et ceux qui y vivent. À travers leurs courts métrages, ces réalisatrices offrent un regard intime sur le quotidien de leurs vies à Gaza pendant le génocide.
20h00 : No other land, documentaire palestino-norvégien de Basel Adra, Hamdam Ballal, Yuval Abraham et Rachel Szor, 2024, 1h35, vostf
suivie d’un échange avec André Rosevègue (membre de l’Association France Palestine Solidarité et de l’Union Juive Française pour la Paix) Depuis plus de 5 ans, Basel Adra, activiste palestinien, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages de Cisjordanie et en chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour. Ce film réalisé par un collectif palestino-israélien se pose comme un acte de résistance et de justice
22h30 : DJ Sneksnarc, “gants de boxe et graines de Sumud” – 1h
Séances du dimanche 5 octobre
10h00 : Le Festival des enfants
Sélection de 10 courts-métrages aux formes et aux sujets variés pour faire rire et réfléchir les enfants (suivi d’un atelier jeune public salle Latreille bas).
11h00 : L’art de vieillir de Jean-Luc Raynaud – 1h16
suivie d’un échange déchaîné avec Frédérique Perrin L’Art de vieillir se propose de balayer les idées reçues qui nous bouchent l’horizon. Ils existent, ces vieux sans vieillesse, ces vieux fous, ces vieilles folles, ces vieux amoureux, comme des funambules sur le fil du temps. La vieillesse est humaine. Peut-être n’y a t- il rien de plus humain. Il y a tout un art à trouver pour cette humanité-là. Elle est la nôtre. Elle le sera, tôt ou tard. Ce film conjure l’image d’Épinal qui fait de la vieillesse un naufrage.
Basé sur l’analyse de Malcolm Ferdinand dans le livre “Une écologie décoloniale – Penser l’écologie depuis le monde caribéen”, le documentaire va à la rencontre des acteurs sociaux, écologiques, culturels et agricoles de Martinique pour interroger le patrimoine écologique de l’île au regard de la crise du chlordécone. Les trois réalisateur.ices livrent un film édifiant qui, en filigrane, tente de répondre à la question : “Pourquoi les luttes écologistes sont indissociables des luttes antiracistes ?”.
15h30 : Exil à domicile, de Leïla Habchi et Benoît Prin – 52 min
Alors jeunes mères de famille algériennes, Baktha, Houriaet Messaouda émigrent en France au début des années 60. Trente années ont passé, la majeure partie de leur vie s’est déroulée à Grande-Synthe, une cité ouvrière du Nord de la France. Leurs témoignages font resurgir l’Histoire et dépasse les discours simplistes sur l’intégration ou l’Islam en les replaçant dans une réalité complexe et multiforme.16h30 : Qu’il regarde, court métrage de Michaëla Danjé, 2025, 22 min, vf
16h30 : Qu’il regarde, de Michaëla Danjé – 22 min
Qu’il regarde est une méditation sur la colonialité de l’image et de la position de filmeur,à partir d’archives de films amateurs, entre le nord de la France et les caraïbes dites françaises.
17h00 : Table Ronde “ Décolonisons nos regards ” (à la lumière des trois films de l’après-midi)
L’idéologie coloniale n’a jamais pris fin. À voir comment ses logiques se déploient aujourd’hui en France aussi bien à travers les politiques migratoires, les représentations médiatiques et culturelles, les instruments de contrôle étatique (police, justice), les activités économiques de type extractiviste. À voir aussi quelles relations la France entretient avec l’Algérie, les Antilles, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie Kanaky, Haïti…
À voir encore son niveau de complicité de génocide à Gaza et de répression des voix qui le condamnent. À voir, mais que nous donne-ton à voir justement ? À part le fait colonial tel qu’il est pensé et raconté dans notre grand récit national, en perpétuel adaptation. Comment porter un regard sans complaisance sur notre histoire si ce n’est en acceptant de se décentrer et de se laisser enseigner grâce au miroir tendu par ceux et celles qui subissent le colonialisme et le racisme ?
Une table ronde animée par Ménal Kerkoub et Caroline Cranskens, en présence de :
Leïla Habchi : alterne les casquettes d’auteure-réalisatrice/cadreuse/productrice/éducation à l’image. Avec Benoît Prin, elle co-fonde le collectif Vidéorème en 1991 à Roubaix. S’inspirant de la méthodologie et de l’éthique des Ateliers Varan, il-elle mettront en place des ateliers de réalisation documentaire dans les quartiers populaires de la métropole lilloise et poursuivront ce travail de transmission au sein de l’association Étouchane.
Michaëla Danjé : née dans le Nord de la France, et d’origine guadeloupéenne. Cofondatrice et membre du collectif noir militant Cases Rebelles. Chercheuse indépendante, écrivaine, essayiste et artiste multidisciplinaire, elle travaille sur les questions queer noires et sur les enjeux d’image,de visualité et de contre-visualité. Elle a écrit au sein du collectif Cases Rebelles 100 portraits contre l’état policier, Le Feu qui craque,contribué au livre AfroTrans et co-réalisé le documentaire Dire à Lamine.
André Rosevègue est retraité de l’enseignement public, membre de la coordination nationale de l’Union Juive française pour la paix et de Palestine 33, groupe AFPS de Gironde. Il participe au groupe inter-assos AFPS-AURDIP-UJFP sur les manuels scolaires. Il a coordonné le “Guide du Bordeaux colonial” et contribué à plusieurs livres, dont Parcours de Juifs antisionistes en France
20h00 : Ciné-Concert “ à la (re)découverte de Maya Deren, femme libre, artiste radicale – 40 min
(collectif corrézien KinetoniK) – Maya Deren dans Ritual in transfigured time
Maya Deren naît au printemps1917 à Kiev, ville faisant alors partie de l’Empire russe, dans une famille juive, avant d’émigrer aux États-Unis en 1922 où elle deviendra une personnalité majeure du cinéma expérimental des années 1940. Ses nombreux courts-métrages,marqués par le surréalisme, la danse, l’ethnologie et la psychanalyse, ont influencé des générations de cinéastes, notamment David Lynch, et des générations de musiciens, dont le collectif corrézien KinetoniK, tombé sous le charme de ses images hallucinantes. Plongez dans son univers avec Meshes of the afternoon (1943, 14 min) et At land (1944, 15 min) ou comment finir le festival en transe visuelle et sonore !
FESTIVAL DE FILMS ‘Changer la Fin” – 3, 4 et 5 octobre 2025 – Salle Latreille – Impasse Latreille, Tulle
Sondage national mobilisation 10 septembre en Corrèze
Des mobilisations semblent en cours d’organisation pour le 10 septembre en Corrèze – repassez sur Citoyliens pour en savoir plus dans les heures et jours qui viennent.
Sondage réalisé par les groupes locaux ATTAC de Bordeaux et du Puy-de-Dôme.
Bravo @Tepee pour cet excellent outil !
En consultant nos groupes locaux respectifs, nous avons sélectionné 26 parmi les revendications les plus récurrentes et représentatives du mouvement. Nota bene : Ce vote n’a pas pour but d’adopter des revendications officielles, mais de mettre en avant les principales revendications du mouvement du 10 septembre.
Les stratégies électorales : la démission de Bayrou, celle de Macron, la prise en compte des votes blancs et/ou des abstentions (???!!!… aucune mention de vote ouvert aux personnes immigrées adultes travaillant et vivant en France)…
Les impératifs démocratiques : la sécurité sociale alimentaire, la lutte contre la concentration des medias, la renationalisation des services essentiels, l’abolition des discriminations structurelles…
La vie économique : l’indexation du Smic à l’inflation, la réquisition des immeubles vacants pour les sans-abris, le plafonnement des salaires, la retraite à 60 ans, la suppression des allègements d’impôts sur les cotisations employeurs, le gel des loyers, la réquisition des logements vides et vacants pour les sans abris…
Les mesures sur le travail : la représentativité syndicale des salariés dans les entreprises, la réduction de la durée horaire/hebdomadaire du travail…
Note des auteurs du sondage en ligne
IMPORTANT ! Dans ces 26 rubriques, celle intitulée « Revenu d’existence » fait l’impasse du « Salaire à vie », alors que ce dernier concept est pourtant en nette progression dans les discussions entre les mouvances militantes et activistes. Défendu par Bernard Friot et Réseau salariat, le “salaire” est une notion nettement moins libérale et ambiguë, beaucoup plus sociale et marxisante que “revenu”, surtout si l’on pense en termes d’équité économique entre les personnes dans nos pays, et de prise en considération des modes de production des richesses en société. => Voir au sujet de ces distinctions entre “travail”, “emploi” et “activités”, les excellents débats entre différents économistes atterrés comme Henri Sterdyniak, Jean-Claude Loewenstein ou Jean-Marie Harribey…
Revenu d’existence, salaire à vie: de la complémentarité des approches…
Site web : INDIGNONS NOUS
un seul site Internet, c’est fragile, ça peut se faire pirater, c’est à la merci de pressions du pouvoir sur le propriétaire du nom de domaine (l’adresse du site que vous tapez dans votre explorateur), et c’est du centralisme numérique : ce n’est pas démocratique.
Nous avons donc mis en place une équipe d’informaticiennes et d’informaticiens bénévoles pour construire un réseau résilient que chaque groupe local ou thématique peut s’approprier et personnaliser, tout en partageant un travail effectué en commun au service du collectif, et une identité visuelle commune.
Ce réseau de sites constitue une nouvelle forme d’action, inédite, une véritable manifestation numérique !
Sur la fédération de sites web du mouvement, vous trouverez des visuels téléchargeables comme :
Voir aussi le site générateur de visuels :
La carte du mouvement
Une carte des groupes locaux et thématiques a été crée (avec OpenStreetMap, une alternative libre et efficace à celles des GAFAM). Elle est mise à jour automatiquement avec la liste des groupes sur les sites, sans double-saisie des données. (cliquez pour l’ouvrir)
Le canal contient de nombreux sous-groupes dédiés à certains département ainsi qu’à des fonctions spécifiques : organisation, visuels, propositions d’action, revendications, juridique, matériel, étudiants, débat, grèves et caisses de grêve
Dans la cadre de la fête de “La Baze”…(Qui a lieu toute la journée😜)
Atelier sur la Biomimétisme Social.
Face aux crises écologiques, énergétiques, sociaux et économiques; comment pourrions nous nous inspirer des motifs et des stratégies déployés par la nature, pour stimuler la coopération, renforcer la résilience, et distribuer les resources avec plus d’égalité.
Pour s’inscrire ou pour plus d’informations contactez l’équipe de la Bazelabaze.chamboulive@gmail.com
Débats, films Intervenant : Office International de l’Eau Apéro – grillades « tiré du sac »
14 H 30
Projection des extraits de films
Projection des extraits de films sur l’aspect environnemental, sur la place occupée par les multinationales, sur les barrages construits par les castors de Baptiste Morizot, maîtrise de l’eau…
Conférence
Nous aurons la chance d’accueillir le directeur adjoint de l’O.I.Eau (Office Internationale de l’Eau) association qui met en relation des spécialistes sur l’eau, des scientifiques et des associations, très impliqués et présents dans 19 pays dont plusieurs sur le continent africain.
Le sujet : La gestion de l’eau dans le massif central
17h
A G : rapport moral, financier, projets 2025, élections du collège. Adhésions
Au cours de l’année, la Comcom a reporté toute décision sur une usine de captage et de traitement de l’eau de la Dordogne à janvier 2026, en attendant le transfert de compétences et les élections municipales. Le projet revoit les interconnexions entre communes, avec de nouvelles stations de pompage et réservoirs, et des recherches d’eau. Ce projet, examiné par le cabinet Dejante, doit être finalisé en mai 2025. Parallèlement, le SIEPB, gérant désormais «l’entente » après l’incorporation de nouvelles communes, avance rapidement dans la construction d’un tuyau pour alimenter le plateau en eau depuis le Longour. Le coût du projet, estimé entre 7 et 11 millions d’euros, a vu les travaux commencer après le vote des subventions. L’association Eaux Actes a tenté d’attirer l’attention des élus, des médias, avec un entretien diffusé sur BramFM, et a signé un partenariat avec Citoyliens. Elle a également interrogé les maires sur leurs intentions.
18h
apéro-grillades, ‘tiré du sac’. Apportez vos victuailles, barbecue à disposition.
Comment concilier émerveillement devant la nature sauvage et luttes écologistes de terrain ? C’est la question centrale du nouveau film documentaire « Le Vivant qui se défend », réalisé par Vincent Verzat (fondateur / animateur de Partager c’est Sympa – 310k abonnés en 10 ans).
Ce long-métrage de 90 minutes nous emmène sur les routes de France, entre forêts, zones humides et territoires menacés, pour raconter un cheminement personnel et collectif : celui d’un militant écologiste qui se reconnecte au monde animal et naturaliste, et qui, de ce lien retrouvé, tire la force de continuer à agir.
Une tournée de lancement est organisée en France et dans la francophonie (dates ci-dessous), porté par l’auto-organisation d’associations locales. Après le département du Lot, le documentaire est projeté en Corrèze :
Un documentaire incarné, entre lutte et contemplation
Partant de son propre parcours, Vincent Verzat relie la fragilité des animaux sauvages à la fragilité de leurs habitats menacés par des projets industriels et routiers.
On y croise les cerfs du Vercors, une famille de blaireaux, une renarde suivie dans son quotidien, mais aussi les grands mouvements citoyens : les Soulèvements de la Terre contre l’autoroute A69, la mobilisation de Sainte-Soline, ou encore les luttes locales en Limousin.
« Le vivant qui se défend trace un chemin pour vivre dignement et affronter ce qui vient » – Vincent Verzat
Sont aussi impliqués les Naturalistes de Terres (des naturalistes qui mettent leurs connaissances au service des luttes locales contre les projets destructeurs, inutiles et imposées) : leur carte
Le documentaire mettra en valeur aussi le réseau de luttes écologiques cartographié ici : VOIR
Les associations porteuses de la projection en Corrèze
Ces séances “Le Vivant qui se défend” seront suivies d’un échange avec les associations partenaires pour prolonger la réflexion en mode local, humain et concret. Ces associations locales sont :
LPO, France Nature Environnement, Zéro Déchet Brive, Citoyliens, Jardin Sauvage, Fridays for Future, Cap à Gauche, Stop Agrivoltaïsme Cressensac.
Ces associations se côtoient et s’épaulent régulièrement ; elle promeuvent chacune à sa manière, une écologie lucide, reliante et humaine, exactement comme le film nous y invite.