Sur initiatives d’associations naturalistes, voici une information au sujet d’un projet de comblement d’environ 8ha de zones humides à Saint Pantaleon de Larche.
Ce projet est soumis à autorisation environnementale et la participation du public via enquète en ligne est en cours (voir lien ci-dessous).
Il y a déjà 5 contributions, toutes defavorables au projet, notamment par les pecheurs locaux.
Elle reste ouverte jusque mi-mai.
Pour prendre connaissance du dossier et émettre un avis, c’est ici :
L’emprise du projet (telle que décrite), induit la destruction d’habitats, utilisés ou utilisables, de repos ou de reproduction d’espèces protégées (ex : Martin-pêcheur sur les berges, chauves-souris arboricoles, amphibiens, reptiles et cortège des oiseaux liés aux zones boisées), du fait du comblement des quatre gravières (sur 8 ha) et de la destruction de 3 150 m² de zones boisées ou ripisylve comprenant des arbres gîtes potentiels à chauves-souris (potentialité évaluée modérée). Ceci constitue un impact caractérisé.
La réalisation du projet relève d’une demande dérogation espèces protégées.
Pour rappel, le dossier de demande de dérogation, doit notamment, sur la base d’un diagnostic écologique complet et d’une analyse qualifiant et quantifiant les impacts bruts et résiduels (après évitement et réduction) du projet :
démontrer qu’il n’existe pas de solution alternative satisfaisante ;
démontrer la raison impérative d’intérêt public majeur du projet ;
présenter les mesures appropriées d’évitement, de réduction d’impacts et, le cas échéant, de compensation, permettant de démontrer que la dérogation ne nuit pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle. Le contenu du dossier est précisé par l’arrêté interministériel du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction de dérogations.
“Orwell 2+2=5” : le dernier projet de Raoul Peck qui explore la vie et surtout la pensée d’un George Orwell précurseur au regard des enjeux actuels d’information et de vérité ou encore de surveillance sociale que véhicule le dévoiement du discours politique et médiatique.
Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les personnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie (véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.
Préambule : une grande tournée de soutien qui a touché des centaines de personnes
Depuis l’interpellation en 2021, le comité de soutien a évolué de la défense de camarades vers la critique des technologies imposées. Il s’est beaucoup activé ces derniers mois avec une quinzaine d’actions de solidarité dans diverses villes et villages, des Pyrénées Orientales à Amiens et de Bordeaux à Grenoble.
Ces événements ont pris des formes diverses suivant les capacités des groupes locaux organisateurs. Deux réseaux ont favorisé l’organisation : les groupes critiques des technologies imposées (Écran Total, Stop Micro, Stop 5G…) et les chorales révolutionnaires. En fonction des lieux, des groupes très divers ont pu s’associer à ces soirées : OCL, FA, CNT, Union Étudiante, Amnesty International, comités anti répression, groupes antimilitaristes (CRAAM) ou écologistes de terrain…
La forme de ces évènements a pu aller d’une simple rencontre-débat avec une douzaine de personnes à des événements regroupant plus de 200 personnes. Plusieurs cantines solidaires se sont mobilisées. Des projections de films : Woman at war, If a tree falls et des animations musicales très diversifiées ont rameuté du monde.
Tout cela a permis de faire connaître cette affaire, rassembler des fonds pour aider à financer la défense, informer et échanger sur les technologies imposées ainsi que sur les moyens utilisés pour la répression. Cela a remonté le moral des accusé·es et favorisé la mobilisation du 18 au 21 mars.
Mobilisation pendant le procès
Environ 200 personnes ont participé à ces journées. La salle d’audience, de capacité limitée, n’a pas permis que toutes assistent à un moment du procès. Les places debout étaient préemptées par les forces de police, en effectifs croissants la seconde journée.
En avant-première, un témoignage d’Anat Even où elle documente les effets de la colonisation israëlienne avec la destruction induite des lieux et des personnes, des deux côtés de la frontière d’un conflit séculaire qui semble ne jamais connaître ni de limite ni de fin …
Synopsis : Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique.
Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.
👊🔥*Dimanche 8 mars à 20h45 au Véo de Tulle (autres séances prévues les 5, 6 et 9 mars) – SEANCE suivie d’une discussion dans le hall avec le public.
👊🔥*Lundi 9 mars à 20h au cinéma L’Esplanade à Égletons (séance suivie d’un débat en présence des SDLT 19)
Tout est parti d’un épisode devenu banal : un compte sur un réseau social se retrouve soudain bloqué tant que son titulaire n’a pas “prouvé son âge”. Présentée comme une procédure de routine et de protection des mineurs, cette demande ouvre en réalité une question beaucoup plus large : sommes-nous en train de transformer l’accès à internet en un accès sous contrôle d’identité ?
De “l’âge” à “l’identité” : l’angle mort du débat
La mécanique est simple : pour continuer à consulter, publier ou interagir, il faut désormais scanner un visage ou transmettre une pièce d’identité. Or, ce qui est appelé “vérification d’âge” ressemble, dans les faits, à une vérification d’identité.
Car vérifier l’âge ne nécessite pas, techniquement, de connaître un nom, une adresse, un visage biométrique. L’objectif initial est binaire : majeur ou mineur. Pourquoi exiger bien plus que cette information ? Pourquoi imposer des dispositifs qui lient l’existence numérique à l’identité civile, alors même qu’on a longtemps expliqué aux internautes de ne jamais exposer leur identité réelle en ligne ?
Une intrusion massive au nom d’un objectif limité
Le point le plus dérangeant n’est pas seulement le principe, mais l’ampleur : ces mesures finissent par concerner tout le monde, pas uniquement les jeunes. Et elles reposent sur des méthodes intrusives :
scan facial (biométrie)
pièce d’identité transmise à un prestataire tiers
Avec les outils modernes de reconnaissance faciale, lier un individu à son identité devient facile dès lors que le visage est “enregistré” comme preuve d’accès. On déplace donc la discussion : il ne s’agit plus d’empêcher un mineur de voir un contenu, mais d’habituer des populations entières à présenter leurs papiers (ou leur biométrie) pour des actes ordinaires : lire, regarder, commenter, partager.
Stockage, prestataires tiers et dérives d’usage
Autre point critique : ces vérifications passent souvent par des tiers. Les utilisateurs remettent des informations extrêmement personnelles à des entités qu’ils connaissent mal, avec une promesse de conservation “limitée”. Sauf qu’en pratique, qui garantit réellement la finalité ? Qui garantit que la durée n’évoluera pas ? Qui garantit que les données ne seront pas réutilisées, recoupées, revendues, ou exploitées à d’autres fins ?
Ce n’est pas de la science-fiction : dès lors qu’un identifiant biométrique ou un document officiel existe dans un circuit industriel, la tentation du “glissement” est structurelle : on collecte pour A (l’âge) et l’on réutilise pour B (profilage, scoring, recoupement avec des données financières, etc.). Le risque n’est pas un “grand complot”, c’est une pente technico-économique : ce qui est possible finit par être fait, parce que c’est rentable, pratique, ou politiquement utile.
Une société de surveillance douce : l’effet panoptique
Le cœur du problème est culturel : on construit une société où il faut demander la permission.
C’est le principe du panoptique : quand on se sait potentiellement observable, on ajuste son comportement. Une identité attachée à chaque accès et chaque prise de parole produit un effet direct : autocensure, prudence excessive, retrait du débat public. Et cela touche particulièrement :
journalistes
lanceurs d’alerte
opposants et dissidents politiques
personnes exposées à des pressions (milieu professionnel, familial, communautaire)
Un internet qui avait ouvert des espaces d’expression se transforme alors en internet “domestiqué”, où la parole existe moins “par défaut”, et plus “sous condition”.
“Protéger les mineurs” : une efficacité contestable
Même en restant sur l’objectif affiché (protéger les jeunes), le dispositif pose problème.
Déplacement des usages : lorsqu’une plateforme est restreinte, d’autres apparaissent, ou les pratiques migrent.
Risque de radicalisation des espaces : à force de fermer des canaux “grand public”, on pousse vers des zones plus opaques, moins modérées, moins protectrices.
La conséquence paradoxale est possible : au lieu de protéger, on déporte les usages vers des endroits où les risques sont plus grands. Et pendant ce temps, on impose aux adultes une collecte d’identité généralisée.
Contenus floutés : le périmètre s’élargit
On constate aussi des effets collatéraux : au nom de la protection, des contenus peuvent être rendus inaccessibles alors qu’ils dépassent largement le cadre initial (culture, histoire, prévention, discussions d’entraide sur des sujets sensibles, etc.). Ce glissement est dangereux : la frontière entre “protéger” et “normaliser” devient floue, et l’outil de “vérification” se double d’un outil de filtrage dont le périmètre peut s’étendre.
Le VPN, “échappatoire” fragile
Pour l’instant, certains contournent en se localisant hors des zones d’application via des VPN. Mais cette échappatoire est fragile : les États savent que ce contournement existe et peuvent chercher à le limiter, tandis que les plateformes peuvent, de leur côté, dégrader volontairement le trafic VPN (CAPTCHA en boucle, suspicion d’automatisation, blocages).
Autrement dit : même les solutions de protection et de confidentialité, utilisées aussi par les entreprises et les journalistes, pourraient se retrouver ciblées au nom du contrôle.
L’enjeu réel : lier le monde virtuel au monde réel
Le véritable basculement est là : lier l’identité numérique à l’identité civile.
Or, plus on connaît les individus, plus ils deviennent prédictibles : ciblage marketing, influence, manipulation, pressions, intimidation. Les tendances et opinions deviennent observables, quantifiables, pilotables. Il ne s’agit pas seulement de “données”, mais d’un changement de régime : d’une société où l’on peut circuler et s’exprimer anonymement, vers une société où l’on doit s’identifier pour accéder aux espaces de conversation.
Quelles alternatives ?
Si la protection des jeunes est l’objectif sincère, il existe des voies plus proportionnées et plus efficaces :
application des lois existantes contre harcèlement, menaces, contenus illégaux
Le verrouillage par l’identité est une réponse lourde, politiquement tentante, mais techniquement contestable et socialement risquée. À court terme, il donne l’illusion du contrôle. À long terme, il installe une norme : l’accès sous identité, et la surveillance comme condition de la vie numérique.
Le ciné-débat du vendredi 6 février à Gignac organisé par le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac, le collectif Citoyen Nespoulois et l’association Gignac Ensemble a été un franc succès. Principalement des lotois mais également de nombreux Corréziens et des voisins de Dordogne ont répondu à l’invitation des organisateurs.
La réussite de cette soirée prouve que le sujet interpelle les citoyens. La colonisation des terres agricoles, naturelles et forestières par les industriels des énergies renouvelables préoccupe sérieusement les ruraux. Le film “Vies non renouvelables: nature ou misère” est devenu le documentaire de référence en Espagne où les paysages, les villages et l’équilibre des économies locales sont menacés par une transition énergétique débridée. Ce film réussit à soulever avec une incroyable efficacité tous les enjeux autour de ce phénomène d’industrialisation des espaces naturels.
Bien sûr, l’histoire de l’Espagne et le contexte législatif qui permet l’expropriation des paysans sont différents des nôtres. Cependant la pression des industriels du renouvelable sur nos campagnes ne cesse de croître. Et dans tous les départements ruraux on assiste à une véritable déferlante des projets photovoltaïques sur sols naturels comme en témoigne la carte des projets dans le Lot ci-dessous.
Un débat foisonnant
La richesse du débat qui a animé la salle après le film et la qualité des interventions ont été remarquées. Car au delà de la crainte de l’industrialisation de nos campagnes et la dégradation de notre cadre de vie, c’est une réflexion bien plus profonde qui s’est engagée collectivement lors de cette soirée. Il a été souligné que le marché de l’électricité est dévolu aux entreprises et aux intérêts privés. Les porteurs de projets sont en grande partie des filières de multinationales du pétrole qui étendent leurs activités aux énergies renouvelables pour obtenir des crédits carbone et pouvoir ainsi continuer leurs activités pétrolières. Pour des participants cela va à contresens de l’intérêt général.
Une “transition” sans planification
Il en découle que ces installations se font en dépit de toute planification. En amont la loi indique qu’il faut privilégier le développement du photovoltaïque sur terrains artificialisés. Les communes ont été sollicitées pour définir des zones d’accélération des énergies renouvelables mais que sont devenues aujourd’hui ces contributions ? Il est remarqué de fortes inégalités entre les territoires en terme de production d’électricité au sein d’un même département. Par exemple, si tous les projets voyaient le jour à Cressensac-Sarrazac, cette commune produirait à elle seule 15% de l’énergie produite par le département.
Il a été rappelé que pour répondre aux objectifs de 2030, selon les données de l’Observatoire des énergies dans le Lot*, il faudra produire 260 Gwh supplémentaires par an, soit d’installer moins de 110 ha de panneaux sur toitures ou sur parkings, c’est à dire 3500 m² par commune et pour 2050, moins de 1,5 ha !
De plus, l’expérience montre l’absence complète de transparence sur les projets en cours. Les habitants ne sont pas informés des études entreprises par les énergéticiens pour des projets qui se trouvent à proximité de leur habitation et parfois les mairies elles-mêmes ne sont pas au courant de ce qui se prépare sur leur commune.
Surproduction et surconsommation
Selon le rapport de décembre 2025 de RTE (Réseau de transport de l’électricité) la France produit 20% d’électricité de plus que ce qu’elle en consomme. Tandis qu’on assiste au développement sans cesse croissant de la numérisation de la société et celui de l’intelligence artificielle, il a été question de l’extractivisme et des limites planétaires. L’exemple du passage du quartz au silicium métal utilisé dans les panneaux photovoltaïques a été cité. Une opération qui nécessite une quantité phénoménale d’énergies fossiles et qui est ultra polluante pour l’environnement (280kg de produit chimique par kg de silicium produit). Jusqu’à quand pourra-t-on poursuivre cette logique de surproduction et de surconsommation ?
Vers une gestion collective ?
L’énergie est un bien commun au même titre que les ressources naturelles et les citoyens sont tout à fait légitimes de se réapproprier la question énergétique. On doit envisager la mise en place de projets à taille humaine sur des surfaces anthropisées, projets co-construits avec les habitants et autogérés localement.
Ce débat fut donc un beau moment d’intelligence collective qui s’est terminé autour d’un verre. Il encourage les organisateurs à réitérer ces rendez-vous autour de sujets aussi déterminants pour notre avenir et celui de nos enfants.
Rappelons qu’un recours contentieux est en cours contre CAUVADOR qui a classé 717 ha en zone Ner (zones naturelles définies pour accueillir la production d’énergies renouvelables) dans son nouveau PLUIH. Une cagnotte pour financer les frais d’avocat a été mise en place, vous pouvez la retrouver en cliquant ICI
*Selon l’Observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, n°2, “Le Photovoltaique”, en date de février 2024, https://www.lot.gouv.fr/contenu/telechargement/18547/140820/file/Obs-ENR_n%C2%B02_vfinale.pdf
Voici un sujet quine parle pas d’une initiative corrézienne ni d’un événement local. Pourtant, il nous concerne : cette vidéo propose une analyse particulièrement claire de la manière dont l’intelligence artificielle transforme notre rapport à l’apprentissage, et met en garde contre certains usages qui pourraient appauvrir nos capacités à comprendre et à réfléchir. Même global, ce questionnement rejoint très concrètement les familles, les écoles et des domaines professionnels concernant la Corrèze aussi !
Impact de l’I.A. : une question pour nos enfants… et pour beaucoup de professionnel.le.s à venir
Apprendre à l’ère de l’IA : ce qui est en train de changer sous nos yeux. On parle beaucoup d’intelligence artificielle depuis quelques années. Souvent à propos d’emplois, d’économie ou de technologies. Mais son effet le plus profond est peut-être ailleurs : dans notre manière d’apprendre. Car l’IA n’est pas seulement un nouvel outil informatique. C’est le premier outil capable de produire directement ce que l’on était auparavant obligé de comprendre. Et cela change silencieusement la relation entre effort et connaissance.
Une révolution discrète : l’accès immédiat au résultat
Jusqu’ici, pour obtenir un texte, une synthèse, une traduction ou une explication, il fallait passer par une série d’étapes : chercher, trier, formuler, corriger. Aujourd’hui, quelques mots suffisent. La question n’est donc plus “sait-on faire ?” mais souvent “sait-on demander ?”.
Ce déplacement paraît anodin. Pourtant il touche le cœur même de l’apprentissage. Car apprendre n’a jamais consisté seulement à obtenir une bonne réponse.
Comment le cerveau apprend réellement
On résume parfois l’apprentissage à la compréhension. En réalité, il repose sur trois moments complémentaires.
Comprendre d’abord. Une information est découverte, expliquée, lue ou observée. Le cerveau commence à construire une représentation.
S’exercer ensuite. On tente de réutiliser seul cette information. C’est l’effort actif qui transforme la connaissance fragile en compétence.
Corriger enfin. Comparer, se tromper, ajuster : cette phase permet d’ancrer durablement l’apprentissage.
Ces trois étapes demandent du temps. Et surtout, elles demandent une part d’inconfort.
Ce que l’IA modifie
L’intelligence artificielle est conçue pour simplifier. Elle réduit l’effort nécessaire pour parvenir au résultat. C’est précisément sa force… et sa singularité. Pour la première fois, un outil peut :
rédiger à notre place
expliquer instantanément
corriger immédiatement
proposer directement la version finale
Autrement dit, il devient possible d’obtenir un travail abouti sans passer par toutes les étapes qui permettent normalement d’apprendre. Le résultat existe. Mais le chemin disparaît.
Le précédent d’Internet… amplifié
Nous avons déjà vécu une évolution comparable. Avec Internet, nous avons progressivement cessé de mémoriser certaines informations : il suffisait de savoir où les trouver. Avec l’IA, le changement est plus profond : ce n’est plus seulement la mémoire qui peut être externalisée, mais aussi une partie du raisonnement. On ne cherche plus seulement l’information. On délègue parfois la formulation elle-même.
Deux usages possibles
Pourtant, la conclusion n’est pas simple. Car l’IA peut aussi devenir un outil pédagogique puissant. Tout dépend de la manière dont elle est utilisée. Elle peut être :
une béquille qui évite l’effort
ou un guide qui accompagne l’apprentissage
Par exemple, elle peut donner directement la solution… ou proposer des exercices, poser des questions, guider la réflexion. Dans un cas elle remplace l’activité mentale. Dans l’autre elle la stimule.
Un enjeu collectif
Cette question dépasse l’école. Elle concerne aussi :
la formation professionnelle
l’apprentissage autonome
la transmission des savoirs
la vie associative et citoyenne
Car une société repose moins sur la quantité d’informations disponible que sur la capacité de ses membres à comprendre, relier et juger. L’intelligence artificielle ne retire pas ces capacités. Mais elle peut modifier les habitudes qui les entretiennent.
Une question ouverte
Nous sommes au début de cette transition. Personne ne sait encore exactement quelles pratiques s’installeront durablement. Mais une chose apparaît déjà : l’IA ne remplace pas seulement certaines tâches — elle transforme le rapport entre effort et connaissance. C’est pourquoi le sujet mérite d’être discuté collectivement, calmement, sans fascination ni rejet.
👉 La vidéo proposée ci-dessous constitue un point d’entrée pour réfléchir à ces évolutions et à leurs implications concrètes dans nos apprentissages quotidiens.
Le vendredi 6 février 2026 à 20h à GIGNAC (Lot), première projection en France du film remarquable Vies non renouvelables: nature ou misère
L’association Gignac Ensemble, le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac et le collectif citoyen Nespoulois vous invitent à cette projection exceptionnelle – entrée libre. Elle sera suivie d’un temps d’échange avec le public animé par des membres de la Coordination nationale photorévoltée, de la Confédération paysanne du Lot et des associations organisatrices.
A propos du film
Ce long métrage, réalisé par Francisco José Vaquero en 2024, est devenu le film documentaire de référence dans le débat sur la transition énergétique et le monde rural. À travers des images saisissantes et des témoignages poignants, ce film est un appel à l’action. Bien plus qu’un simple documentaire, c’est un miroir qui nous interpelle tous.
Il a déjà été projeté dans plus de 350 villes et villages en Espagne.
Synopsis
Vies non renouvelables : nature ou misère nous plonge dans l’Espagne rurale où la transition vers les énergies renouvelables est présentée comme une réponse urgente à la crise climatique. Mais l’arrivée massive de parcs solaires et éoliens transforme les paysages, fragilise les économies locales et menace la survie de nombreux villages. Tourné à travers différents territoires ruraux, le film donne la parole aux habitants – agriculteurs, artisans, acteurs du tourisme, militants – qui racontent comment un modèle de transition énergétique imposé d’en haut bouleverse leur quotidien. Car l’absence de planification et la mauvaise gestion des autorités mettent en péril leur mode de vie et leur bien le plus précieux: l’environnement.
Sans rejeter les énergies renouvelables, le film questionne la manière dont elles sont implantées, dénonce le mépris des administrations et des grandes entreprises pour le monde rural et pose une question simple : peut-on vraiment protéger la nature en la détruisant ?
Après la projection
Un temps d’échange permettra aux spectateurs de partager ce que le film a fait vivre en eux et les réflexions qu’il a suscitées. Ce sera aussi l’occasion d’évoquer ce qui se passe sur nos territoires. Les intervenants dresseront un bref état des lieux de la situation d’accaparement des terres par les industriels de l’énergie dans le département du Lot et répondront aux interrogations du public. Des représentants d’associations et de collectifs viendront témoigner de leur lutte contre des projets éoliens et photovoltaïques dans leur village.
Infos pratiques
LIEU: Salle des Fêtes, rue de la Pierre des Trois Évêques, 46600 GIGNAC
Vendredi 16 JANVIER 2026 à 20h00 au Cinéma Le Paris à Souillac C’est le dernier rond-point occupé de France, au Sud de l’île de La Réunion, par une communauté de militant-e-s. Encerclées par le flux incessant des voitures, iels débattent d’écologie, de la question décoloniale et agissent pour la souveraineté et l’autonomie alimentaire. La projection sera suivie d’une rencontre avec les réalisateur•rices.