Author: admin

  • 82 ans après la Libération, la présence politique du RN ravive une vieille question

    82 ans après la Libération, la présence politique du RN ravive une vieille question

    ( article original de E.D. sur Facebook )

    🔶 Michel Trésallet, fils de déporté et président du comité tulliste de l’ANACR, interpelle deux élus RN : « Vous insultez nos morts ! »

    ▪️L’ANACR de Tulle avait déjà refusé la présence du RN aux commémorations du 9 juin 1944.

    ▪️Elle cite parmi des figures des origines du Front national Pierre Bousquet, Jean Castrillo et Léon Gaultier, présentés comme anciens Waffen-SS.

    ▪️Elle rappelle aussi François Duprat, qu’elle associe à la diffusion du négationnisme en France.

    On peut changer un logo. On ne change pas les archives.

    🇫🇷🇪🇺🕊️ Il faut saluer avec respect, et même avec gratitude, la parole forte du président de l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR) de Tulle, qui, lors des commémorations du 82e anniversaire de la Libération de Tulle, a eu le courage de rappeler ce que certains voudraient parfois oublier.

    ▪️Le courage, car il en faut pour parler ainsi lorsque le débat public préfère trop souvent les accommodements, les silences et les amnésies commodes.

    ▪️Et il faut saluer plus largement celles et ceux de l’ANACR qui, depuis des décennies, portent cette mémoire. Leur engagement n’est pas seulement mémoriel : il consiste à transmettre les valeurs démocratiques, humanistes et antifascistes de la Résistance et à rappeler ce que leur abandon peut produire.

    🟥 À Tulle, cette parole n’a rien d’anodin.

    ▪️Car ici, l’Histoire n’est pas une abstraction. Elle est inscrite dans les rues, dans les noms, dans les pierres et dans les familles. Les 7 et 8 juin 1944, les Résistants attaquent Tulle et contraignent la garnison allemande à se replier. Le 9 juin, la division SS Das Reich reprend la ville. 99 hommes sont pendus aux balcons et aux réverbères de Tulle. 149 autres sont déportés. Le lendemain, la même division massacre les habitants d’Oradour-sur-Glane.

    🔥 Tulle est ainsi devenue l’une des villes martyres de la France occupée.

    ▪️Et quelques semaines seulement séparent ces journées de sang de celles de la Libération. Voilà ce que l’on commémore. Pas une photographie en noir et blanc. Pas une cérémonie protocolaire. Pas un moment où l’on dépose une gerbe avant de repartir vers les préoccupations ordinaires. On commémore une France qui, après quatre années d’occupation, de répression, de persécution et de collaboration, retrouva sa liberté grâce à celles et ceux qui avaient refusé de se résigner.

    ▪️Alors oui, nous devons continuer à nous étonner — et surtout à le dire — lorsque des représentants du Rassemblement national viennent aujourd’hui célébrer les valeurs de la Résistance et de la Libération. Non par procès d’intention. Mais parce que l’histoire politique de leur formation appartient, elle aussi, à notre mémoire nationale.

    📌 Le Front national a été créé le 5 octobre 1972, à l’initiative de plusieurs courants de l’extrême droite française, avec Ordre nouveau comme principale force à l’origine de sa création.

    ▪️Jean-Marie Le Pen en devient le président et incarne rapidement le nouveau parti sur la scène électorale. Parmi les premiers cadres figurent notamment Pierre Bousquet, ancien membre de la Waffen-SS française, et Léon Gaultier, lui aussi ancien Waffen-SS. François Duprat, figure de l’extrême droite radicale et ancien militant d’Ordre nouveau, joue également un rôle important dans la structuration du parti. Ce ne sont pas des insultes. Ce sont des faits historiques.

    👍 Alors oui, une formation politique peut évoluer.

    ▪️Ses dirigeants peuvent changer. Son électorat peut évoluer. Mais l’évolution d’un parti ne permet pas l’effacement de son histoire.

    ▪️Changer le nom du Front national en Rassemblement national ne change ni les archives, ni les filiations, ni les combats politiques qui ont marqué ses origines.

    ♦️ Et c’est précisément pourquoi les cérémonies de Tulle devraient imposer une forme de gravité.

    ▪️Car la Résistance n’est pas un mot magique que l’on peut prononcer pour se donner une légitimité républicaine. Elle ne se résume pas à des drapeaux, à une Marseillaise et à quelques gerbes déposées devant un monument.

    💪 La Résistance, c’est le refus.

    ▪️Le refus de l’occupation. Le refus de la collaboration. Le refus de l’antisémitisme d’État. Le refus du fascisme. Le refus de la dictature. Le refus de la déshumanisation. Et derrière ces mots, il y eut des femmes et des hommes qui savaient parfaitement ce qu’ils risquaient : l’arrestation, la torture, la déportation, les camps, la mort. Certains ne sont jamais revenus.

    [19/08/2026 08:33] Marie Claude Marlin Marie Claude Marlin: C’est pourquoi Jean Moulin n’est pas un symbole disponible pour toutes les récupérations. Lucie Aubrac n’est pas une icône que l’on convoque sans accepter ce qu’elle combattait. Les maquisards ne sont pas des silhouettes héroïques sorties des livres d’histoire : ils étaient des hommes et des femmes qui avaient choisi la liberté alors même que la liberté pouvait leur coûter la vie.

    🙏 À Tulle, les morts sont encore là.

    ▪️Dans les noms. Dans les familles. Dans les mémoires. Dans cette ville qui porte encore les traces de ce que fut la barbarie nazie et de ce que furent les crimes commis avec la complicité du régime de Pétain.

    ▪️Les morts ne peuvent plus répondre lorsque les vivants parlent à leur place. Mais les pierres, elles, demeurent. Et elles nous rappellent qu’une démocratie peut vaciller, qu’une République peut être vaincue, qu’un pays peut être livré à l’occupation, à la haine et à la persécution. Elles nous rappellent aussi qu’il existe toujours, dans les heures les plus sombres, des femmes et des hommes capables de dire non.

    ✅ C’est pour cela que la parole de l’ANACR mérite notre respect.

    ▪️Et que le courage de celles et ceux qui continuent de la porter mérite d’être salué. Ils ne défendent pas une mémoire partisane. Ils défendent une mémoire nationale. Ils ne cherchent pas à confisquer la Résistance. Ils refusent qu’on la vide de son sens. Car la mémoire de la Résistance appartient à la Nation tout entière. Mais précisément pour cette raison, elle ne peut être transformée en patrimoine électoral.

    📍 La République, la Résistance et la Libération ne sont pas des costumes que l’on revêt le temps d’une cérémonie.

    ▪️Et l’Histoire n’est pas une page blanche sur laquelle chacun pourrait réécrire ce qui l’arrange. À Tulle, comme à Oradour, les pierres ont une mémoire. Elles nous disent ce que la France a subi. Elles nous disent aussi ce que des Français ont refusé.

    ▪️Et elles nous demandent, aujourd’hui encore, ce que nous sommes prêts à défendre. Commémorer la Résistance, ce n’est donc pas seulement honorer ceux qui sont morts pour la liberté.

    👉 C’est avoir le courage de défendre, aujourd’hui, ce pour quoi ils sont morts.

    Voir aussi article de La Montagne – second article –

  • Brive Solidarité Famille Shtika suite entretien préfecture

    Brive Solidarité Famille Shtika suite entretien préfecture

    Suite à l’appel à manifester lancé par Brive Solidarité, ce sont 250 personnes qui étaient réunis devant la préfecture à Tulle hier.

    Corrèze Solidarité famille Shitka manifestation

    Communiqué de Brive Solidarité suite à la mobilisation pour la famille Shtika

    Le préfet a choisi de ne pas nous recevoir et son directeur de cabinet nous a opposé sans cesse le droit. Nous on sait que le droit des étrangers a sans cesse régressé en France et que l’administration fabrique en masse des sans-papiers.

    La famille Shtika est en danger en rentrant dans son pays.
    La famille Shtika est jeune et a 2 enfants qui vont à l’école.

    La famille Shtika, comme les 3 autres familles que le collectif Corrèze Solidarité accompagne, représente une force de travail dans 1 Corrèze vieillissante et en déclin démographique, où les patrons, les artisans, ne trouvent pas à recruter.

    Les enfants de ces familles sont nés ici ou ont grandis ici. Les arracher à leur école, leurs ami-es, leur quartier pour les envoyer dans un pays que leurs parents ont fui, c’est s’asseoir sur la notion d’humanité.

    Mais l’Etat refuse de prendre ces éléments en considération. C’est terrible !

    La mobilisation pour la famille Sithka continue.

    RV demain vendredi à 10h dans le local des syndicats du bâtiment des association dit “Turgot” à Tulle pour celles et ceux qui se sentent concerné-es et qui peuvent être là.

    Un article explicatif de la situation de la famille

    Article original (cliquez)

    À Tulle, la population se mobilise contre l’expulsion inhumaine d’une famille vers l’Albanie.

    C’est par un courrier remis lors d’une convocation au commissariat, la semaine dernière, que la famille Shtika – Xhuliana et Mario, les parents, et leurs enfants de 4 et 9 ans, Elia et Michael – a appris que quatre places d’avion avaient été réservées pour ce mercredi 19 août, afin de les expulser vers l’Albanie.

    Pourtant, la famille Shtika participe à la vie de Tulle depuis plusieurs années et s’investit dans plusieurs associations locales. Xhuliana et Mario, qui disposent de plusieurs formations, n’attendent qu’une autorisation de travail pour pouvoir s’intégrer davantage. Ils s’efforcent également d’assurer la meilleure éducation possible à leurs enfants, en les faisant participer à de nombreuses activités culturelles et sportives. Mickael et Elia, qui sont nés en France, ont quant à eux parfaitement trouvé leur place et sont appréciés de leurs camarades.

    La famille est en danger en cas de retour en Albanie et risquerait d’y être arrêté pour des raisons politiques et familiales, notamment après que Mario, le père, a créé un syndicat de travailleurs. Il a été agressé et menacé à plusieurs reprises pour cette raison. Pourtant, après plusieurs assignations à résidence et une OQTF, la famille est sommée, par une décision brutale de la préfecture, de repartir en Albanie, au mépris des risques qu’elle encourt et sans tenir compte de son histoire ni de la situation du pays.

    Cette situation est symptomatique du durcissement de la politique migratoire française, obsédée par les expulsions, au mépris d’un héritage historique de défense des droits et des libertés et de toute logique humaniste. Selon La Cimade, plusieurs personnes expulsées se retrouvent en danger dans leur pays d’origine, parfois menacées de mort ou de torture. Cette politique cynique font d’elles les victimes d’une politique du chiffre dictée par le gouvernement français.

    L’Albanie en est un exemple concret puisque la France a mis en place un système d’expulsions particulièrement systématique vis-à-vis de ses ressortissants. L’Albanie, qui a pour objectif d’intégrer l’Union européenne, a assuré une pleine collaboration à ces expulsions. Les Albanais représentent, selon La Cimade, « une manne pour l’État français, un moyen de faire du chiffre à moindre coût », au mépris, donc, de toute logique et des principes que devrait respecter un État de droit.

    Xhuliana a décidé de ne pas se laisser faire et d’interpeller le député de la Corrèze afin de faire pression sur la préfecture. La famille peut également compter sur une mobilisation spontanée et combative de la population corrézienne, notamment du collectif Corrèze Solidarités, créé l’année dernière pour défendre les exilés et soutenu par les partis de gauche, mais aussi par des citoyens de tous horizons : voisins, amis ou connaissances de la famille, ou tout simplement des personnes indignées par cette décision qu’elles jugent inhumaine.

    Ils se donnent rendez-vous ce mercredi 19 août, jour prévu de l’expulsion, devant la préfecture, à partir de 16h30.

    Comme quoi, la fable selon laquelle les surenchères migratoires et sécuritaires qui ont conduit à cette politique trouveraient leur légitimité dans une prétendue demande populaire est contredite par cette mobilisation, qui se veut large et déterminée pour s’y opposer.

    Soyons nombreux.

    Corrèze Solidarité famille Shitka Tulle préfecture
  • URGENT : Appel à mobilisation RESF ⚠️

    URGENT : Appel à mobilisation RESF ⚠️

    Communiqué reçu de RESF (Réseau éducation sans Frontière de Corrèze),

    Une des familles sous OQTF que nous accompagnons dans le collectif Corrèze Solidarité, la famille Shtika, est convoquée à l’aéroport de Paris mercredi 19 août (mois d’août : c’est top pour les expulsions) pour renvoi en Albanie.

    Ce couple avec 2 enfants, est pourtant en grave danger, dejà menacé et tabassé dans leur pays pour des raisons politiques et familiales.

    Ils savent qu’à leur arrivée là bas, ils seront arrêtés et que leurs enfants, surtout la petite fille, seront en danger.

    Une des personnes de la famille a déjà tentée de la kidnapper.
    Leur beau frère est un chef de la police locale corrompu et violent.

    Manifestation devant la préfecture
    mercredi 19 aout à 16h30

    Entretien au préfet demandé

    Nous sommes tou-tes terriblement inquiets pour Xhuliana et Mario et leurs enfants.

    Faites suivre à vos réseaux svp. 🖐️
    Merci pour votre solidarité. 🤝

    RESF Corrèze et Solidarité Corrèze manifestation
  • Un cercle d’hommes sur la Gaillarde : cinq ans de paroles posées

    Un cercle d’hommes sur la Gaillarde : cinq ans de paroles posées

    Depuis cinq ans, un jeudi par mois vers 18h30, une huitaine d’hommes s’assoient en cercle au nord de Brive. Un bâton passe de main en main. Celui qui le tient parle, les autres écoutent. Certaines séances ont un thème. Il y a peu de formalisme. C’est au contraire un espace de confiance, d’accueil et de bienveillance. Ces temps de parole libre s’enchaînent avec un repas partagé en fin de soirée.

    Né pendant les confinements

    Le cercle est né dans la période des confinements, à un moment où les occasions de se réunir avaient à peu près toutes disparu. Il s’est formé au sein d’un groupe Colibris de Corrèze — le mouvement lancé par Pierre Rabhi — qui pratiquait alors un jeûne pour la planète.

    Le principe était simple : jeûner ensemble, chacun chez soi, comme geste de sobriété et de solidarité. La pratique fait écho au « jeûne pour le climat » lancé en France en 2014 par un collectif d’organisations laïques et religieuses, qui invitait à jeûner le premier jour de chaque mois. Le jeudi soir, ceux qui le souhaitaient se retrouvaient pour rompre le jeûne. Ce moment de partage, d’abord informel, a pris une place croissante. Les échanges y étaient plus lents, plus attentifs, plus tournés vers ce que chacun vivait réellement que vers les opinions des uns et des autres.

    Le jeûne collectif a cessé. Le rendez-vous du jeudi est resté.

    Une intuition venue d’ailleurs

    L’initiateur du cercle est art-thérapeute. Il fréquentait depuis longtemps des ateliers de chant et de danse, et il y faisait un constat récurrent : il y était très souvent le seul homme. Non pas exclu, mais seul de son genre dans des espaces où l’on travaille la connaissance de soi, l’expression, l’émotion.

    C’est une des animatrices de ces ateliers qui lui a suggéré l’idée. Le besoin existe aussi du côté des hommes, lui a-t-elle dit en substance ; mais il serait sans doute plus juste de proposer quelque chose qui se fasse spécifiquement avec des hommes, et entre hommes.

    Le cercle s’est construit sur cette intuition. Non pas contre quelque chose, ni en réaction à quoi que ce soit : simplement en réponse à un manque identifié.

    Ce qui se passe dans le cercle

    Le fonctionnement tient en quelques règles, énoncées à chaque séance.

    Le bâton de parole. Un objet circule. Celui qui le tient a la parole ; les autres écoutent sans intervenir. Personne n’est coupé, personne n’est commenté, personne ne reçoit de conseil qu’il n’a pas demandé.

    Le temps est libre. Chacun parle aussi longtemps qu’il en a besoin — ou passe son tour.

    Parler en « je ». C’est le principe le plus exigeant, et il est directement emprunté à la communication non violente. On ne dit pas « on », « les gens », « c’est comme ça ». On dit « je ». Ce déplacement de langage fait basculer la nature de la soirée : on ne débat plus d’un sujet, on témoigne d’une expérience.

    Poser le mental. L’invitation est de parler depuis ce que l’on ressent plutôt que depuis ce que l’on pense de ce que l’on ressent. En pratique, cela demande de renoncer à la belle formule et à l’analyse.

    Confidentialité. Ce qui se dit dans le cercle ne sort pas du cercle. Sans cette règle, rien de ce qui précède ne fonctionne.

    Le groupe réunit environ une dizaine de personnes à chaque séance sur une cinquantaine qui l’ont pratiqué. Au bout de cinq ans, la plupart se connaissent, ce qui change la qualité de ce qui peut se dire : on n’a plus à se présenter, ni à décrire le contexte.

    Ce que les participants en retirent

    Les hommes qui viennent depuis longtemps évoquent trois choses, à peu près toujours les mêmes : une confiance en soi qui s’installe, une meilleure connaissance de leurs propres fonctionnements, et une forme d’humanité — la découverte que les autres traversent des choses très proches de ce qu’on croyait être seul à traverser.

    Il ne s’agit ni d’une thérapie de groupe, ni d’un groupe de parole encadré par un professionnel, ni d’un stage. Il n’y a pas de programme, pas d’objectif de développement personnel, pas de progression. Il y a un rendez-vous mensuel qui tient depuis cinq ans, ce qui, en matière d’engagement collectif, n’est pas rien.

    Quelques repères, pour qui veut creuser

    Les cercles d’hommes ne sont pas une invention récente, et le sujet mérite qu’on distingue les choses.

    Les cercles de parole eux-mêmes puisent dans les traditions autochtones d’Amérique du Nord, où le conseil et le bâton de parole servaient à la décision collective autant qu’au récit. La transmission vers l’Occident s’est faite notamment par la pratique dite du Council, formalisée par Jack Zimmerman et Virginia Coyle dans The Way of Council (peu diffusé en français). On y retrouve les principes du cercle briviste : parler avec le cœur, écouter avec le cœur, dire l’essentiel, garder pour soi ce qui a été confié.

    Marshall Rosenberg, avec la communication non violente, a donné le socle de langage : l’observation plutôt que le jugement, le « je » plutôt que l’impersonnel, le besoin plutôt que le reproche. Ses ouvrages sont largement disponibles en français.

    Guy Corneau, psychanalyste jungien québécois, a publié en 1989 Père manquant, fils manqué, devenu une référence pour beaucoup de cercles d’hommes francophones. Il y interroge le silence entre les pères et les fils, et la difficulté qui en découle à habiter l’intimité.

    Robert Bly, poète américain, est l’auteur du livre qui a lancé le « mouvement mythopoétique » masculin aux États-Unis : Iron John (1990), traduit au Seuil en 1992 sous le titre L’homme sauvage et l’enfant. Le livre part d’un conte des frères Grimm pour parler d’initiation et d’absence de mentors. C’est une lecture stimulante, mais il faut la situer : Bly est aussi lu, en France, comme une figure du masculinisme, et certaines de ses formulations sur les hommes « adoucis » ont mal vieilli.

    bell hooks, écrivaine et théoricienne féministe américaine, apporte un autre repère particulièrement éclairant avec La volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l’amour, publié aux États-Unis en 2004 et traduit en français en 2021. Elle y montre comment la culture patriarcale, tout en accordant aux hommes une position dominante, leur apprend aussi à réprimer leur vulnérabilité, leurs émotions et leur besoin d’intimité. Elle invite ainsi à penser une transformation du masculin qui ne s’oppose pas au féminisme mais s’inscrit pleinement dans son projet : permettre aussi aux hommes de sortir des rôles qui les enferment et de retrouver une capacité à aimer, à exprimer et à partager leur vie intérieure.

    Précision : un cercle d’hommes n’est pas un groupe masculiniste. On n’y défend pas une cause, on n’y désigne pas d’adversaire, on est en harmonie avec le féminisme, en quête de comprendre et d’apaiser. On y parle de soi, à voix haute, devant d’autres qui écoutent. La non-mixité y est un outil de parole, pas un drapeau.

    Pierre Rabhi et les Colibris, enfin, pour la matrice locale : sobriété, petits groupes, changement à hauteur d’homme. Le cercle en garde l’échelle et la gratuité.

    Infos pratiques

    • Quand : le premier jeudi de chaque mois
    • Où : au nord de Brive-la-Gaillarde (lieu précis communiqué lors de la prise de contact)
    • Qui : des hommes, sans condition d’âge ni d’expérience
    • Combien : gratuit, apporter un mets et une boisson à partager
    • Comment : prendre contact au préalable avec …

    Henri, au 06 01 17 54 37

    Pour obtenir l’adresse du rendez-vous et avoir des précisions, passer un coup de fil.

    Essaimage, échanges …

    Le cercle est également ouvert à aller à la rencontre d’autres groupes autour de Brive et dans les environs, pour partager l’expérience acquise au cours de ces cinq années. À la demande de personnes intéressées, certains de ses membres peuvent se déplacer pour échanger, aider à poser un cadre et accompagner les premiers pas d’un nouveau cercle, qu’il s’agisse d’un cercle d’hommes, d’un cercle de femmes ou d’un cercle mixte. Il ne s’agit pas de reproduire un modèle à l’identique, mais de transmettre quelques repères et de soutenir celles et ceux qui souhaiteraient faire naître leur propre espace de parole.

    Partenariat

    Le cercle d’hommes de Brive est partenaire de Citoyliens

  • Agir Autrement pour la Xaintrie rejoint les associations partenaires de Citoyliens

    Agir Autrement pour la Xaintrie rejoint les associations partenaires de Citoyliens

    L’association Agir Autrement pour la Xaintrie – AAPLX devient partenaire de Citoyliens.fr. Elle utilise désormais la plateforme associative corrézienne pour publier et relayer ses informations, ses rendez-vous, ses campagnes et ses appels à mobilisation.

    Ce partenariat permet de mieux faire connaître une association engagée depuis plus de douze ans dans la défense de la Xaintrie, de ses paysages, de ses ressources naturelles, de son patrimoine et de ses habitants.

    Une association née en 2013 pour défendre la Xaintrie

    Agir Autrement pour la Xaintrie a été créée en juin 2013. Son siège social est établi à Goulles, dans le sud-est de la Corrèze.

    La naissance de l’association est étroitement liée à la découverte du projet de parc éolien industriel du Deyroux. Dès 2010, le promoteur Eolfi envisageait l’installation d’un important ensemble d’éoliennes sur les communes de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel, Mercœur et Sexcles. Le démarchage des propriétaires fonciers avait commencé avant qu’une grande partie de la population ne mesure réellement l’ampleur du projet.

    En 2013, une réunion d’information organisée à Goulles réunit environ 200 personnes. La mobilisation qui suit conduit à la création d’AAPLX. À cette époque, le projet a compté jusqu’à vingt machines envisagées avant d’être ramené à dix éoliennes pouvant atteindre 200 mètres de hauteur.

    L’association ne se définit cependant pas par son opposition à un seul projet. Ses statuts lui donnent une mission plus large : protéger les espaces naturels, les paysages, les écosystèmes, le patrimoine local et les habitants de la Xaintrie, de la Corrèze et des départements limitrophes.

    AAPLX souhaite également informer la population, défendre les biens communs, prévenir la dégradation des ressources naturelles et soutenir des projets réellement durables, innovants et non destructeurs. L’association prévoit aussi de pouvoir agir en justice lorsque l’environnement, la santé publique, les paysages ou le patrimoine sont menacés. Elle est reconnue d’intérêt général.

    Le projet éolien du Deyroux : douze années de mobilisation

    Le combat contre le parc éolien du Deyroux constitue l’action la plus longue et la plus emblématique menée par AAPLX.

    Pendant plus de douze ans, ses membres ont étudié les dossiers, informé les habitants et rencontré les élus. Ils ont organisé ou participé à des réunions publiques, distribué des tracts dans les boîtes aux lettres, réalisé du porte-à-porte, tenu des stands sur les foires et les marchés, collé des affiches et fait circuler des pétitions.

    L’association a également produit des communiqués de presse, répondu à des interviews radiophoniques, mobilisé la population lors de l’enquête publique et travaillé avec d’autres associations de défense de l’environnement.

    Cette présence constante sur le terrain s’est accompagnée d’un important travail documentaire. Les membres d’AAPLX ont étudié les effets du projet sur les paysages, la biodiversité, les oiseaux, le cadre de vie et l’économie locale. Ils ont également interrogé les dimensions techniques et financières du dossier, notamment la hauteur des machines, les conditions de démantèlement et les données relatives au potentiel éolien du site.

    L’enquête publique menée au début de l’année 2019 s’est conclue par un avis défavorable. La commission d’enquête a notamment relevé la qualité et la précision des nombreuses contributions déposées par les opposants au projet. Elle a constaté que la population mobilisée avait sérieusement étudié le dossier et produit des éléments d’analyse méritant d’être pris en considération.

    Le 10 décembre 2020, la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites a également rendu un avis défavorable. Le 29 décembre 2020, la préfète de la Corrèze a refusé l’autorisation d’exploiter le parc éolien du Deyroux.

    Une victoire confirmée devant la justice

    Le refus préfectoral n’a pas immédiatement clos le dossier. En mars 2021, la société porteuse du projet, liée à Eolfi et Shell, a contesté la décision devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux.

    AAPLX a alors choisi de poursuivre son engagement sur le terrain juridique. En novembre 2021, l’association a déposé un mémoire en intervention volontaire afin de soutenir la décision de la préfecture. Elle a mandaté un cabinet d’avocats et participé à la préparation des arguments présentés devant la juridiction administrative.

    Le 28 novembre 2023, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté la requête du promoteur et confirmé le refus d’autorisation.

    Un dernier pourvoi a été déposé devant le Conseil d’État. Le 31 décembre 2024, celui-ci a rejeté la demande de la société Parc Éolien Corrèze 1. Cette décision a mis un terme définitif au projet.

    Cette victoire ne repose pas sur une action isolée, mais sur la continuité d’une mobilisation associant habitants, adhérents, élus, associations, contributeurs à l’enquête publique et défenseurs du territoire. AAPLX en a constitué l’un des points d’appui les plus constants, depuis les premières réunions de 2013 jusqu’à l’issue judiciaire de 2024.

    Informer, documenter et rendre les habitants acteurs

    L’une des caractéristiques d’AAPLX est de ne pas limiter son action à la protestation.

    L’association cherche à rendre accessibles des dossiers souvent très techniques. Elle rassemble des documents administratifs, suit les enquêtes publiques, consulte les décisions préfectorales et judiciaires, sollicite les collectivités et interpelle les responsables publics.

    Sa méthode repose sur plusieurs formes d’action complémentaires :

    • l’étude approfondie des projets et des documents officiels ;
    • l’information directe des habitants ;
    • l’organisation de réunions publiques et de formations ;
    • les pétitions et les contributions aux enquêtes publiques ;
    • les rencontres avec les élus et les administrations ;
    • le travail avec des scientifiques, des juristes et des associations spécialisées ;
    • la publication de communiqués et les relations avec la presse ;
    • le recours à la justice lorsque les autres moyens ne suffisent plus.

    AAPLX agit également au sein de collectifs. Elle a participé à la création d’un regroupement départemental d’associations mobilisées sur les projets éoliens en Corrèze. Avec plusieurs associations corréziennes, elle a par exemple interpellé les candidats aux élections législatives de 2022 sur la politique énergétique, la consultation des populations et la protection des territoires ruraux.

    L’eau potable : défendre une gestion locale et transparente

    L’action d’AAPLX concerne également la gestion de l’eau potable en Xaintrie Val’Dordogne.

    Face aux projets de réorganisation et de centralisation de l’alimentation en eau, l’association a demandé que les habitants puissent disposer des études et des documents utilisés par les décideurs. Elle a défendu l’organisation de réunions publiques permettant à chacun de comprendre les scénarios proposés et leurs conséquences.

    En janvier 2022, AAPLX et le Collectif Transition Locale du Pays d’Argentat ont notamment demandé à la communauté de communes la communication des études réalisées sur le schéma directeur de l’eau potable. Leur démarche revendiquait une participation citoyenne fondée sur l’accès aux informations, afin de construire un regard commun plutôt que de laisser s’installer l’incompréhension ou la division.

    Cette mobilisation a contribué à ouvrir publiquement le débat sur la préservation des ressources locales, leur interconnexion, les consommations, la qualité de l’eau et la manière dont les décisions sont prises.

    Le sujet a rencontré un écho important dans la population et dans la presse régionale, notamment lors d’une réunion publique organisée à Argentat en septembre 2022, consacrée au devenir de l’alimentation en eau du territoire.

    Mines d’uranium, radioactivité et radon

    La Xaintrie porte également les traces de l’ancienne exploitation de l’uranium. Plusieurs mines ont été exploitées dans le secteur de Saint-Privat, notamment à Auriac, Saint-Julien-aux-Bois et Darazac.

    AAPLX suit la situation de ces anciens sites et demande le nettoyage ainsi que la réhabilitation des zones polluées par des déchets radioactifs. Elle relaie des informations sur les conséquences possibles de ces anciennes activités minières pour les sols, les cours d’eau et la santé publique.

    L’association s’intéresse aussi à la présence du radon, un gaz radioactif naturel particulièrement surveillé dans certains territoires granitiques. Elle a obtenu auprès de l’Agence régionale de santé des données concernant plusieurs ressources en eau de la Xaintrie blanche.

    En octobre 2025, elle a organisé à Goulles une formation ouverte au public avec un ingénieur géologue et le soutien de la CRIIRAD, afin de mieux comprendre le radon, ses risques potentiels et les moyens de prévention. Cette initiative a fait l’objet d’un article dans le journal La Montagne.

    Une association présente dans la presse et le débat public

    Depuis sa création, AAPLX utilise la presse locale et régionale comme un moyen d’information et de mise en débat.

    Ses réunions publiques, ses prises de position, ses formations et ses mobilisations ont été relayées par différents médias. L’association a publié de nombreux communiqués, donné des interviews radiophoniques et participé à des dossiers consacrés à l’éolien, à l’eau potable, aux mines d’uranium et au radon.

    En 2018, La Trousse corrézienne avait consacré une longue rencontre à Marie Maugein et Christine Guérin, alors présidente et secrétaire de l’association. L’article retraçait la naissance d’AAPLX et décrivait les méthodes employées par les promoteurs avant que la population ne soit pleinement informée. Il exposait également la position de l’association : non pas le refus de toute transition énergétique, mais la contestation de projets industriels conduits sans véritable participation des habitants et sans prise en compte suffisante du territoire.

    Cette relation avec les médias fait partie intégrante de la méthode d’AAPLX : rendre visibles des dossiers qui pourraient rester réservés aux administrations, aux bureaux d’études et aux entreprises concernées. D’où son partenariat avec Citoyliens décidé ce 1er Aout 2026 !

    Une vigilance qui se poursuit

    La victoire définitive obtenue sur le projet du Deyroux ne marque pas la fin de l’action d’AAPLX.

    L’association continue de suivre les projets susceptibles d’affecter la Xaintrie et les territoires voisins. Elle soutient les habitants qui cherchent à s’informer et poursuit ses actions sur l’eau, la radioactivité, le radon, les paysages et la biodiversité.

    De nouveaux projets éoliens apparaissant dans le secteur, notamment autour de Saint-Julien-aux-Bois, l’association mobilise à nouveau son expérience : information des habitants, réunions publiques, diffusion de documents, pétitions et interpellation des élus et des autorités.

    Douze années de mobilisation ont montré qu’un groupe d’habitants organisé peut étudier des dossiers complexes, faire circuler l’information, participer aux procédures publiques et peser durablement sur les décisions qui concernent son territoire.

    AAPLX devient partenaire de Citoyliens

    En devenant partenaire de Citoyliens, Agir Autrement pour la Xaintrie dispose d’un espace supplémentaire pour partager ses informations avec les habitants de la Corrèze.

    L’association pourra utiliser la plateforme pour annoncer ses réunions, ses formations et ses mobilisations, publier ses communiqués, rendre compte de ses actions et orienter les lecteurs vers les dossiers plus complets disponibles sur son propre site.

    Ce partenariat s’inscrit dans la raison d’être de Citoyliens : proposer aux associations et aux collectifs locaux un canal de publication et d’affichage en commun, indépendant des grandes plateformes commerciales, sans publicité, sans captation des données personnelles et sans algorithme décidant à la place des lecteurs quelles informations méritent d’être vues.

    En rejoignant les associations partenaires de Citoyliens, AAPLX partage son expérience avec un réseau plus large d’acteurs engagés pour l’écologie, la solidarité, les droits, l’information indépendante et la participation citoyenne.

    Bienvenue à Agir Autrement pour la Xaintrie parmi les associations partenaires de Citoyliens.

    Pour aller plus loin

    Retrouvez les dossiers, les archives et les actualités de l’association sur aaplx.com.

    Découvrez toutes les publications d’AAPLX accessibles sur Citoyliens.fr.

  • Données climat à Brive depuis 2010 : basculement ?

    Données climat à Brive depuis 2010 : basculement ?

    Article rédigé à partir des relevés et observations de Dominique Gaudefroy, naturaliste et fondateur de l’association Le Jardin sauvage

    Deux images contradictoires de l’été 2026 à Brive : la promesse de fraîcheur et la réalité d’une chaleur record.

    Article pédagogique et critique – août 2026

    À Brive-la-Gaillarde, l’année 2026 accumule les températures exceptionnelles. À partir des relevés de la station météorologique de Brive-La Roche, Dominique Gaudefroy a étudié près de quarante années de mesures. Son constat est préoccupant : au-delà des variations d’une année à l’autre, le climat local semble être entré dans une période sensiblement plus chaude et plus sèche.

    Les habitants du bassin de Brive n’ont pas eu besoin de consulter un thermomètre pour comprendre que l’été 2026 sortait de l’ordinaire. Les journées à plus de 40 °C se sont multipliées, les sols se sont rapidement desséchés et les fumées des incendies de Gironde ont atteint le sud de la Corrèze.

    Mais un été particulièrement éprouvant suffit-il à démontrer que le climat change ? Pour répondre sérieusement, il faut dépasser les impressions et observer les données sur plusieurs décennies. C’est le travail entrepris par Dominique Gaudefroy à partir des relevés de la station de Brive-La Roche, dont les archives commencent en septembre 1987.

    Météo et climat : deux échelles différentes

    La météo décrit ce qui se passe pendant quelques heures, quelques jours ou une saison. Le climat correspond à l’ensemble des conditions météorologiques observées sur une longue période.

    Les climatologues utilisent généralement des périodes de trente ans pour calculer les « normales climatiques ». La période de référence utilisée ici est 1991-2020. Une journée à 43 °C constitue donc un événement météorologique. En revanche, l’accumulation d’années chaudes, l’augmentation durable des moyennes et la répétition des sécheresses renseignent sur une transformation du climat.

    Une année 2026 presque constamment au-dessus des normales

    D’après les relevés examinés par Dominique Gaudefroy, presque toutes les températures mensuelles enregistrées à Brive depuis le début de 2026 se situent au-dessus des normales 1991-2020. La seule exception relevée concerne la moyenne des températures minimales du mois de mars.

    Tableau mensuel 2026 de la station de Brive-La Roche, arrêté au début du mois d’août. Source : Infoclimat, reprise par Dominique Gaudefroy.

    Le printemps avait déjà donné le ton. À Brive, le mois d’avril aurait dépassé les normales d’environ 5,2 °C. Après un hiver très humide, la sécheresse s’est ainsi installée rapidement dès le printemps.

    Ce contraste est important : un hiver pluvieux n’empêche pas nécessairement une sécheresse quelques mois plus tard. Lorsque les températures sont très élevées, l’eau s’évapore plus rapidement, la végétation transpire davantage et les sols perdent leur humidité.

    43 °C en juin : un nouveau record à Brive

    La station de Brive-La Roche a enregistré 43 °C le 22 juin 2026. D’autres valeurs remarquables ont suivi : 42 °C les 23 et 24 juin, 40,4 °C les 10 et 12 juillet, puis 42,2 °C le 29 juillet.

    Ces chiffres correspondent aux températures maximales atteintes pendant certaines journées. Pour mesurer l’intensité générale d’un mois, il faut observer la moyenne de toutes les températures maximales quotidiennes, appelée TXM. En juillet 2026, cette moyenne aurait atteint 35,2 °C.

    Autrement dit, les après-midi du mois de juillet ont atteint en moyenne plus de 35 °C. Le précédent record mensuel était de 33,3 °C en août 2003. Le record aurait donc été dépassé de près de 2 °C sur la moyenne d’un mois entier : un écart beaucoup plus significatif qu’un pic isolé.

    Repères issus des relevés de Brive-La Roche

    IndicateurValeurLecture
    Température maximale journalière43 °C – 22 juin 2026Plus haute valeur citée dans les archives étudiées
    Deuxième valeur de 202642,2 °C – 29 juillet 2026Record de chaleur pour un mois de juillet à Brive
    Moyenne des maximales de juillet35,2 °CNouveau mois le plus chaud de la série
    Ancien record mensuel33,3 °C – août 2003Référence historique de la canicule de 2003
    Début des archives1er septembre 1987Environ quarante ans de recul

    Les années les plus chaudes se concentrent dans la période récente

    L’un des éléments les plus parlants apparaît dans le classement des années selon la moyenne de leurs températures maximales. Parmi les cinq années les plus chaudes relevées à Brive-La Roche, toutes se situent à partir de 2020 : 2022, 2025, 2020, 2023 et 2024.

    L’année 2026 apparaît provisoirement en tête de certains classements, mais elle n’est pas terminée. Ses résultats annuels doivent donc être considérés comme provisoires. Même sans retenir 2026, la concentration des années les plus chaudes dans la période récente constitue un signal particulièrement net.

    Près de 2 °C supplémentaires dans la moyenne locale

    Dominique Gaudefroy a recalculé une température moyenne annuelle à partir des moyennes minimales et maximales disponibles. Pour rendre la tendance plus visible, il a regroupé les années par périodes de cinq ans. Ce lissage atténue les variations ponctuelles liées à une année froide ou exceptionnellement chaude.

    Période ou groupe d’annéesMoyenne lissée indiquée
    1987-198912,62 °C
    Autour de 1990-199412,50 °C
    Autour de 1995-199912,82 °C
    Autour de 2000-200412,96 °C
    Autour de 2005-200912,70 °C
    Autour de 2010-201413,10 °C
    Autour de 2015-201913,86 °C
    Années les plus récentes14,70 °C

    Reconstitution simplifiée du tableau de Dominique Gaudefroy. Les groupes ne comportent pas tous exactement le même nombre d’années.

    La méthode mériterait d’être vérifiée et homogénéisée par un climatologue, notamment parce que certaines périodes ne comprennent pas exactement le même nombre d’années. Néanmoins, l’ordre de grandeur est clair : les températures moyennes locales récentes se situent environ 2 °C au-dessus de celles de la fin des années 1980.

    Peut-on parler d’un basculement climatique autour de 2010 ?

    Les données montrent des fluctuations importantes entre 1987 et le début des années 2010. Certaines années sont chaudes, d’autres plus fraîches, sans progression parfaitement régulière. À partir des années 2010, et plus nettement encore depuis 2018, les années très chaudes deviennent toutefois beaucoup plus fréquentes.

    Il ne s’agit pas d’un basculement survenu à une date précise, comme si le climat avait changé du jour au lendemain. Il est plus juste de parler d’une accélération visible du réchauffement local, devenue particulièrement manifeste au cours des quinze dernières années.

    Le climat reste variable. Des hivers froids, des journées de gel et des périodes pluvieuses continueront d’exister. Mais ils prennent place dans un environnement général plus chaud. Le réchauffement ne supprime pas les variations météorologiques : il déplace progressivement le niveau autour duquel elles se produisent.

    Après les pluies hivernales, un déficit rapide de précipitations

    Précipitations mensuelles à Brive-La Roche en 2026. Après les pluies hivernales, le déficit s’installe à partir de mars.

    Le graphique étudié par Dominique Gaudefroy montre qu’après les fortes pluies de l’hiver, les précipitations sont devenues largement déficitaires à partir de mars. Le déficit atteindrait environ 190 millimètres en cinq mois.

    Ce phénomène illustre une évolution plus complexe qu’une simple diminution annuelle des pluies : fortes précipitations concentrées pendant certaines périodes, longues séquences sèches, sols qui perdent rapidement leur humidité et augmentation simultanée des risques d’inondation et de sécheresse.

    Des paysages locaux soumis à des extrêmes successifs

    Crue de la Vézère en février 2026, en amont de Brive, vers Varetz. Photo : Dominique Gaudefroy.

    L’hiver 2026 a été particulièrement pluvieux. Quelques mois plus tard, la chaleur et le manque de pluie ont pourtant installé la sécheresse. Cette succession rapide d’excès d’eau puis de dessèchement rend l’adaptation des sols, des cultures et des milieux naturels beaucoup plus difficile.

    Quand les incendies lointains atteignent le bassin de Brive

    À Estivaux, le 26 juillet 2026, les fumées d’incendies situés à plus de 200 km masquent le soleil. Photo : Dominique Gaudefroy.

    Le 26 juillet 2026, à proximité d’Estivaux, le ciel est dépourvu de nuages, mais le soleil reste presque invisible. Les fumées provenant d’incendies de Gironde recouvrent la région d’un voile opaque. Dominique décrit une atmosphère cotonneuse, une odeur âcre et des difficultés respiratoires.

    Cette scène montre que les conséquences des incendies dépassent largement les secteurs directement touchés par les flammes. Les fumées peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres, dégrader la qualité de l’air et affecter la santé de populations éloignées.

    Une végétation locale de plus en plus vulnérable

    Prairies desséchées vers Labrousse, au sud-ouest de Brive, le 29 mai 2011. Photo : Dominique Gaudefroy.

    Pour un naturaliste, les effets du réchauffement se lisent aussi dans les paysages. Dès mai 2011, certaines prairies étaient presque entièrement desséchées après deux mois particulièrement chauds et un déficit de pluie de 66 % en mai.

    Traditionnellement, le mois de mai était pourtant l’une des périodes où les prairies atteignaient leur plus grande luxuriance. Ces sécheresses précoces fragilisent particulièrement les terrains sableux du Trias, au sud de Brive. Ces sols abritent des espèces végétales remarquables, mais retiennent peu l’eau.

    Lorsque les épisodes secs se répètent, les espèces les plus sensibles peuvent régresser ou disparaître. Elles sont progressivement remplacées par des végétaux mieux adaptés à la chaleur et au manque d’eau. Le changement climatique transforme ainsi silencieusement la composition des paysages et la biodiversité locale.

    Brive est-elle devenue aussi chaude que des villes méditerranéennes ?

    Station citéeMoyenne maximale du mois le plus chaud
    Brive-La Roche, juillet 202635,2 °C
    Montélimar35,3 °C
    Albi34,8 °C
    Malaga34,5 °C
    Toulouse34,2 °C
    Argentat34,1 °C
    Bordeaux33,1 °C
    Montpellier32,9 °C
    Nice31,2 °C
    Paris-Montsouris30,3 °C
    Amiens28,3 °C

    Sélection comparative proposée par Dominique Gaudefroy. Les stations et périodes d’archives ne sont pas directement équivalentes.

    Ces comparaisons doivent être maniées avec prudence. Les stations ne se trouvent pas toutes dans les mêmes conditions : altitude, distance à la mer, humidité, urbanisation, durée des archives et période du record varient fortement.

    Elles ne signifient donc pas que Brive possède désormais le même climat que Malaga ou la Méditerranée. Elles montrent en revanche qu’un mois d’été à Brive peut désormais atteindre ponctuellement des niveaux de chaleur autrefois associés à des régions beaucoup plus méridionales.

    S’adapter, mais sans renoncer à agir sur les causes

    Face à ces transformations, le mot « adaptation » revient constamment : isoler les logements, créer des espaces ombragés, végétaliser les villes, économiser l’eau ou installer des systèmes de rafraîchissement. Ces mesures deviennent indispensables.

    Dominique Gaudefroy en propose cependant une lecture critique : l’adaptation ne doit pas devenir un prétexte pour accepter sans discussion une dégradation continue de nos conditions de vie. Planter des arbres, désimperméabiliser les sols et restaurer les zones humides permet réellement de rafraîchir les espaces habités. Encore faut-il leur réserver de la place.

    Il pousse volontairement le raisonnement jusqu’à la satire : pourquoi ne pas planter des arbres au milieu des terrains de football ou de rugby et demander aux joueurs de les contourner ? Derrière l’humour se trouve une question politique sérieuse : quelles activités, quels usages du sol et quels intérêts économiques sommes-nous réellement prêts à modifier pour rendre nos territoires habitables ?

    L’effort ne peut pas reposer uniquement sur les particuliers, sommés d’acheter une climatisation, de mieux supporter la chaleur ou d’adapter leurs horaires. Il suppose des décisions collectives concernant l’aménagement, les transports, l’agriculture, l’énergie, la consommation des ressources et la protection de la végétation.

    Des chiffres locaux qui rendent le changement climatique concret

    Les relevés de Brive-La Roche ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer chaque canicule ni d’attribuer chaque sécheresse au changement climatique. Ils apportent cependant quelque chose d’essentiel : une mesure locale et concrète d’un phénomène souvent présenté à travers des moyennes mondiales.

    • une majorité de mois au-dessus des normales en 2026 ;
    • plusieurs journées dépassant 40 °C ;
    • un nouveau record mensuel très supérieur à celui de 2003 ;
    • une concentration des années les plus chaudes depuis 2020 ;
    • une hausse proche de 2 °C entre les premières et les dernières années de relevés ;
    • des sécheresses plus précoces et une végétation fragilisée.

    Les données recueillies par Dominique Gaudefroy ne décrivent donc pas seulement un été exceptionnel. Elles interrogent la transformation durable du bassin de Brive. La question n’est plus seulement de savoir si le climat local change. Elle consiste désormais à déterminer jusqu’où nous le laisserons changer, comment protéger les habitants et les milieux naturels, et quelles transformations collectives nous sommes prêts à engager.

    Sources et précautions de lecture

    Article rédigé à partir du travail publié par Dominique Gaudefroy le 2 août 2026 sur Correzitude.fr : « Le climat en question… Cette fois en Sud Corrèze et encore plus à Brive-la-Gaillarde ». Les tableaux et graphiques originaux proviennent principalement des données de la station Brive-La Roche consultées sur Infoclimat.

    Les chiffres de l’année 2026 sont provisoires, l’année n’étant pas terminée. Les comparaisons entre villes ont une valeur illustrative, mais ne constituent pas une comparaison climatologique homogène. La reconstitution des moyennes par périodes de cinq ans reprend le travail de Dominique et doit être lue comme une mise en évidence de tendance, non comme une expertise climatologique officielle.

    Source principale : https://www.correzitude.fr/26-CLIMAT-BRIVE.html

    Voir toutes les publications liées à Dominique Gaudefroy sur Citoyliens (cliquez)

  • Festival des Turennales – Partenaire de Citoyliens

    Festival des Turennales – Partenaire de Citoyliens

    Les Turennales 2026 : du 9 au 22 août 2026 à Turenne, Curemonte et Meyssac

    Du 9 au 22 août 2026, le festival Les Turennales célèbre sa vingtième édition à Turenne, Curemonte et Meyssac. Porté par l’association Les Estéales et par une équipe entièrement bénévole, il réunit concerts, lectures, cinéma, exposition, ateliers et créations participatives dans plusieurs lieux patrimoniaux du Midi corrézien. Son ouverture solidaire vers Haïti et la quantité d’acteurs locaux associés à sa réalisation donnent tout son sens au premier partenariat noué cette année entre Les Estéales, Les Turennales et Citoyliens.

    Une aventure culturelle née en Corrèze

    L’histoire commence en 2007 dans l’église d’Estivals. Un groupe d’amis, chanteurs et musiciens passionnés, y organise un premier concert. Le succès de cette rencontre donne envie de poursuivre l’aventure et conduit, en 2008, à la création de l’association Les Estéales. Son projet reste volontairement simple dans son principe : faire vivre une proposition culturelle exigeante, accessible et conviviale, grâce à l’engagement de bénévoles et à la rencontre directe entre artistes et publics.

    En près de vingt ans, le festival a accueilli près de cent artistes et présenté quarante-cinq spectacles. D’abord centré sur la chanson française, il s’est progressivement ouvert aux musiques classiques et anciennes, aux musiques du monde, au jazz, à la poésie, au théâtre, au cinéma et aux créations originales. Cette diversité n’est pas un empilement de disciplines : elle traduit une volonté constante de faire dialoguer les formes artistiques et les sensibilités.

    Installé à Turenne depuis 2021, le festival adopte en 2026 le nom Les Turennales. Ce changement affirme plus clairement son ancrage territorial. Il est rendu possible par le soutien de la mairie de Turenne, qui accompagne le développement de la manifestation. Pour son vingtième anniversaire, le festival franchit une nouvelle étape : sa programmation s’étend sur deux semaines et se déploie également à Curemonte et Meyssac.

    Une association entièrement portée par des bénévoles

    Les Estéales reposent sur une gouvernance bénévole. Plus de quarante personnes participent à l’organisation de l’édition 2026 : préparation des lieux, accueil du public, communication, billetterie, logistique, hébergement, accompagnement des artistes et coordination des partenariats. Cette mobilisation permet au festival de conserver une identité chaleureuse et participative.

    L’association poursuit plusieurs objectifs complémentaires : proposer une offre culturelle de qualité en milieu rural, favoriser les rencontres entre artistes et habitants, valoriser le patrimoine de Turenne et des communes partenaires, encourager la participation locale et contribuer au rayonnement culturel et touristique du territoire. Le festival se construit ainsi moins comme un événement isolé que comme une réalisation collective, enracinée dans les liens déjà présents sur le territoire.

    Les habitants ne sont pas seulement spectateurs. Ils peuvent prendre part aux ateliers vocaux, rejoindre le chœur participatif de l’opéra-bouffe du 20 août, rencontrer les artistes ou s’impliquer dans l’organisation. Autour de la mairie de Turenne, dont le soutien accompagne le nouveau nom et le développement du festival, se mobilisent également les communes et lieux d’accueil, les associations de Curemonte, la Librairie Modestine, le Château de Turenne, les commerçants, le cinéma Uxello, Reflets d’ardoises et d’autres structures culturelles locales. Cette diversité d’engagements constitue l’une des forces des Turennales.

    2026 : un premier partenariat avec Citoyliens

    Pour cette vingtième édition, un partenariat se met en place pour la première année entre l’association Les Estéales, le festival Les Turennales et Citoyliens. Il repose d’abord sur des valeurs communes : la solidarité, illustrée par la place accordée à Haïti et au dialogue entre cultures, et le lien local, rendu concret par la mobilisation de nombreux bénévoles, associations, lieux culturels, commerçants et collectivités autour du festival. Cette coopération rejoint naturellement la vocation de Citoyliens : offrir aux associations et aux porteurs d’initiatives de Corrèze un canal d’affichage en commun, indépendant, sans publicité ni captation de données.

    Citoyliens accompagnera la diffusion des informations du festival, de ses rendez-vous et de ses actualités. Les Turennales rejoignent ainsi un réseau local où les acteurs publient et partagent leurs informations. Le partenariat doit permettre de faire circuler plus largement la programmation, mais aussi de rendre visibles les coopérations humaines et territoriales qui la rendent possible.

    Ce partenariat ne se limite donc pas à une opération de communication. Les Estéales apportent près de vingt ans d’expérience dans l’organisation artistique bénévole ; Citoyliens met à disposition son réseau, ses outils de publication et son travail de mise en relation. Leur socle commun est celui d’une culture qui relie : entre les habitants et les artistes, entre les communes et les associations, mais aussi entre le Midi corrézien, Haïti, l’Afrique et les Caraïbes. Ensemble, les partenaires souhaitent rendre l’information culturelle plus accessible et encourager de nouvelles solidarités locales.

    Focus Haïti : Néhémie Bastien, artiste invitée

    L’un des fils forts de cette édition est consacré à Haïti et à Néhémie Bastien. Ce choix donne au festival une dimension d’ouverture et de solidarité culturelle : faire entendre des œuvres, des voix et des réalités haïtiennes, puis créer des espaces de rencontre avec le public corrézien. Actrice, chanteuse et comédienne, Néhémie Bastien s’est fait connaître grâce à son rôle principal dans Freda, le film de Gessica Généus sélectionné au Festival de Cannes 2021 dans la section Un Certain Regard. Son parcours se développe à la croisée du cinéma, de la musique, du théâtre et de la littérature.

    Le 9 août à Curemonte, elle présentera son expérience d’actrice avant la projection en plein air de Freda dans le parc du château. Le 10 août à la Librairie Modestine de Meyssac, elle proposera des lectures autour de René Depestre, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain haïtien. Enfin, le 15 août, elle participera à Traversées, une création musicale originale avec la chanteuse gabonaise Pamela Badjogo. Ces trois rendez-vous composent un véritable parcours, du cinéma à la littérature puis à la création musicale, et font du dialogue entre Haïti, l’Afrique, les Caraïbes et la Corrèze l’un des gestes forts de cette édition.

    Liens et coordonnées des Turennales / les Estéales

    Consultez le site web de l’association “Les Estéales“

    Evénements des Turennales dans l’agenda Citoyliens (cliquez)

    Téléchargez les programme complet (+agenda Citoyliens)

    Les partenaires du festival “Les Turennales”

  • Appel à don d’outils pour sinistrés Gironde

    Appel à don d’outils pour sinistrés Gironde

    DON DE MATÉRIEL POUR LES SINISTRÉS DU PORGE

    Bonjour à toutes et à tous,

    Mon frère habite au Porge et a perdu sa maison, comme beaucoup d’autres habitants.

    Je lance une collecte de matériel pour les sinistrés du Porge, où environ 150 maisons ont brûlé et où les dégâts dans le village sont considérables.

    Je livrerai moi-même l’ensemble du matériel à la mairie du Porge dans les prochains jours, dès que celle-ci m’aura donné son feu vert.

    Les besoins les plus importants :

    Masques à poussière, gants, seaux, pelles, râteaux, pioches, balais de cantonnier, manches d’outils, brouettes, sacs-poubelle, échelles, escabeaux, scies et sécateurs. rallonges électriques, multiprises, matériel électrique, visseuses, meuleuses, marteaux, pinces, tournevis, jeux de clés, pointes, vis et bois.

    Le matériel doit être en état de fonctionner et ne pas nécessiter de réparation importante.

    Vous pouvez apporter vos dons à Tulle, à une adresse que je vous communiquerai. Je peux également faire un détour par chez vous pour venir les récupérer.

    N’hésitez pas à m’appeler.

    Merci pour eux.

    Cyrille Lallement
    06 56 79 26 26

    maison sinsitré PORGE Gironde
  • APPEL À LA SOLIDARITÉ – SINISTRÉS DES INCENDIES EN GIRONDE / LANDES

    APPEL À LA SOLIDARITÉ – SINISTRÉS DES INCENDIES EN GIRONDE / LANDES

    Nous vous présentons une synthèse des informations pratiques de l’action de solidarité avec les sinistrés des incendies de forêt dans le Sud-Ouest

    ( cette publication évolue heure par heure – vous pouvez faire des suggestions en commentaire ou à bonjour@citoyliens.fr )

    Merci de partager vos informations en COMMENTAIRE de cette publication.

    Liste de dons généralement recherchés lorsqu’ils sont expressément demandés : vêtements propres et triés par taille, sous-vêtements neufs, linge de toilette, draps et couvertures propres, savon, dentifrice, brosses à dents, couches, protections périodiques, bouteilles d’eau et aliments non périssables faciles à distribuer.

    Contacter les mairies de : USSAC, COSNAC, BRIVE, USSEL, VAYRAC, ARGENTAT, USSEL (liste non exhaustive).

    Le site Preventraide permet de proposer son aide aux sinistrés des incendies

    La Région Nouvelle-Aquitaine a activé un numéro vert permettant de proposer une aide ou un don : 09 70 80 90 40.

    Le Secours populaire indique que les dons matériels sont déjà nombreux sur certaines zones et recommande de suivre les consignes locales afin d’éviter l’accumulation de vêtements ou de produits difficiles à trier.
    Les DONS FINANCIERS (cliquez) restent actuellement privilégiés par cette organisation.

    APPEL À LA SOLIDARITÉ – CUBLAC SE MOBILISE POUR LES SINISTRÉS DES INCENDIES EN GIRONDE ET DANS LES LANDES

    Suite aux dramatiques incendies qui touchent la Gironde et les Landes, de nombreuses familles ont dû quitter leur domicile et ont tout perdu.

    Face à cette situation exceptionnelle, la commune de Cublac souhaite apporter son soutien en organisant une collecte de produits de première nécessité.

    Nous faisons appel à la générosité de chacun.

    Nous recherchons notamment :

    • 💧 Eau en bouteilles
    • 🥫 Aliments non périssables
    • 🧼 Produits d’hygiène (savon, shampoing, dentifrice, couches, protections hygiéniques…)
    • couvertures, plaids, sacs de couchage
    • 🐶 Nourriture pour animaux

    📍 Les dons sont à déposer à la salle des mariages de la Mairie de Cublac

    📅 Dates : à partir de mardi 28 juillet jusqu’au jeudi 30 juillet midi

    🕘 Horaires : de 9h à 12h et de 14h à 17h

    Pour tout renseignement, téléphoner UNIQUEMENT au

    06 81 36 10 65 ou au 06 45 48 27 67

    Chaque geste compte. Même un petit don peut faire une grande différence pour les personnes sinistrées. Un paquet de pâtes, quelques bouteilles d’eau, une couverture… Ces gestes simples peuvent apporter un immense réconfort à celles et ceux qui ont tout perdu.

    Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui participeront à cette chaîne de solidarité.

    Ensemble, montrons que Cublac est une commune solidaire. ❤️

    ‼️Message de dernière minute du Secours Populaire: PLUS DE VÊTEMENTS

    https://www.sudouest.fr/sudouest-solidarite/incendies

  • Revue de presse “feux de forêts” (article long)

    Revue de presse “feux de forêts” (article long)

    Lettre hors série de Fabrice Midal

    Lettre hors-série, à l’occasion des incendies qui frappent l’Europe

    Frappé par la catastrophe qui s’abat sur l’Europe, j’ai décidé d’écrire ces quelques lignes à la place des trois soleils habituels – et d’abord comme une façon de dire à tous ceux qui sont dans la souffrance et l’angoisse que je suis de tout cœur avec eux.

    Depuis plusieurs jours, les habitants de la Gironde (et de tous les endroits aujourd’hui touchés par les flammes) vivent avec les yeux tournés vers la forêt.
    Les Canadair passent au-dessus des maisons.
    Des communes sont évacuées les unes après les autres.
    Des familles partent en laissant derrière elles leur maison sans savoir si elles la retrouveront.
    Les pins explosent sous l’effet de la résine enflammée, des animaux traversent les routes dans la panique et, en de nombreux endroits, le ciel reste obscurci par la fumée en plein jour. Comme beaucoup d’entre vous, je me surprends à pleurer devant ces images.
    Nous pleurons d’abord pour ces femmes, ces hommes, ces enfants brutalement arrachés à leur vie, pour leur désarroi, leur angoisse, pour les pompiers qui luttent sans relâche, pour les animaux pris au piège des flammes.

    Une part de nous-mêmes est atteinte

    Mais il y a aussi une autre source de souffrance.
    Une forêt qui brûle, c’est une part de nous-mêmes qui est atteinte. Une forêt n’est pas un simple décor. Elle est un lieu où nous faisons l’expérience d’une vie qui ne dépend pas de nous.
    Les arbres étaient là avant notre naissance ; ils auraient dû nous survivre.
    Leur présence silencieuse nous rappelait qu’il existe quelque chose de plus vaste que nos projets, nos urgences et nos écrans.
    Lorsqu’une forêt disparaît, ce n’est pas seulement un paysage qui s’efface, c’est une certaine confiance dans la continuité du monde qui vacille.
    C’est peut-être cela aussi qui nous bouleverse tant.
    Une forêt n’est pas un objet parmi d’autres. Elle est l’une des formes les plus anciennes de la vie.
    Elle nous précède, nous accueille, nous survivra peut-être. Ou du moins, nous le croyions.
    La voir brûler, c’est voir vaciller cette évidence, et sentir que quelque chose de plus grand que nous est blessé.
    Dans cette blessure, nous découvrons que notre cœur ne peut pas rester à distance.

    Quand la compassion surgit

    Nous nous imaginons souvent séparés du monde vivant. Mais lorsque la forêt souffre, quelque chose souffre en nous parce que nous appartenons, elle et nous, à une même vie.

    Voilà ce qu’est la compassion véritable. Elle n’a rien d’un effort moral, elle est une évidence. Elle est cette capacité profondément humaine d’être atteint par une souffrance qui n’est pas la nôtre et de découvrir, à travers nos larmes, que notre cœur est plus vaste que notre personne.

    Nous croyons parfois que la compassion est un sentiment exceptionnel, réservé à quelques êtres particulièrement généreux. C’est l’inverse. Elle est ce qu’il y a de plus ordinaire en nous. Si ces incendies nous bouleversent, ce n’est pas seulement parce que nous sommes effrayés ou attristés, c’est parce qu’au plus profond de nous existe un élan irrépressible qui veut protéger la vie lorsqu’elle est menacée.

    C’est pourquoi je crois que derrière nos larmes se cache un amour plus ancien que nos idées, plus profond que nos opinions.

    La compassion ne consiste donc pas à ajouter un peu de bonté à notre existence. Elle est le moment où disparaît l’illusion que nous sommes des êtres séparés.

    Elle nous rappelle que vivre, c’est toujours être exposé à ce qui arrive au monde.

    Nous découvrons alors quelque chose d’essentiel : nous ne sommes pas seulement des êtres capables de penser ou de produire, nous sommes des êtres capables d’être atteints par ce qui arrive à plus grand que nous.

    Nous passons une grande partie de notre existence à nous protéger, à nous refermer, à réduire le monde à nos préoccupations. Une forêt brûle, et tout cela vole en éclats.

    Pendant un instant, nous cessons d’être le centre de notre propre histoire. Nous redevenons simplement des êtres humains.

    De tout coeur – Fabrice Midal

    Coup de gueule d’un forestier résistant

    Compte Facebook

    Tout d’abord, je voudrais apporter tout mon soutien sans réserve aux anonymes passés sous silence, qui œuvrent jour après jour au péril de leur vie, en combattant ces monstres de feux que nous avons collectivement engendrés et qui n’ont malheureusement guère la possibilité de s’exprimer !

    Ce matin, la Dordogne, comme beaucoup d’autres départements je présume, se réveille sous un épais brouillard de cendres et de fumées, accompagné d’une odeur de mort, pour nous rappeler à toutes et tous, à travers ces méga feux pour certains hors de contrôle, qui ont déjà parcourus plus de 45 000 hectares à travers l’hexagone, notre responsabilité individuelle et/ou collective, concernant le changement ou le dérèglement climatique. Des phénomènes que certains ne manqueront pas de qualifier « d’exceptionnels », histoire de se déculpabiliser et de rester fidèle à l’adage selon lequel les responsables ne sont pas les coupables ! Des incendies qui brulent vifs des milliers, voire des millions d’êtres vivants parmi la faune et la flore et dont personnes ne dit mot, ce qui nous éclaire sur le regard sélectif que portent nos élites sur le vivant ! Des phénomènes climatiques qui vont, sans aucun doute possible, se banaliser pour devenir la norme, car en réalité ils ne sont rien d’autres que la réponse d’une nature meurtrie, face aux agressions et aux comportements irraisonnés et irresponsables que nous lui infligeons, pour mener à bien une politique ultra libérale qui nous est dictée par le seul profit à court terme. Une idéologie qui ne voit dans la nature qu’une ressource minière et qui considère nos forêts comme de simples usines à fabriquer du bois et nos arbres comme de vulgaires planches à billets, occultant de fait ses rôles environnementaux, sociaux et sociétaux. Ne perdons pas de vue que les Eaux et les forêts sont nos deux compagnes vie, sans elles que serions-nous ?

    Les terres agricoles et les forêts, principales composantes de nos espaces naturels, sont les premières à faire les frais de nos mauvais choix politiques en termes d’aménagement du territoire et de gestion des espaces, car sous emprise des lobbies productivistes agricoles et forestiers, mais aussi des élus qui ont pris la compétence en matière d’urbanisme et d’aménagement !

    • Que penser de ces coupes à blanc réalisées dans des peuplements feuillus. Sinon qu’elles sont faites pour alimenter en matière première une filière bois énergie, et qu’ensuite ces parcelles nues sont reboisées en monocultures résineuses ? Actuellement en Aquitaine plus de 80% des reboisements subventionnés, sont effectués en résineux et principalement en pins maritime ! A qui le système profite-t-il ?

    • Que penser des services de l’Etat qui, dans certains départements comme la Dordogne, refusent catégoriquement d’abaisser le seuil d’autorisation des coupes de 4 à 1 hectare (notamment pour les peuplements feuillus) alors que cela permettrait de mieux les réglementer et donc de mieux les gérer ? Le rôle de l’Etat, dans une démocratie, n’est-il pas de protéger les plus faibles ?

    • Que penser de cette volonté de construire en milieu naturel et notamment en forêt, au mépris des règles élémentaires de sécurité comme l’obligations de débroussaillement ou de la réglementation en matière de défrichement comme l’autorisation préalable obligatoire pour l’obtention des permis de construire ? Il ne suffit pas de les annoncer, encore faut-il les appliquer !

    • Que penser des remembrements forestiers et des créations de réseaux DFCI, présentés comme une avancé sécuritaire, quand on sait qu’en forêts privées, ils servent principalement les intérêts de la filière, en regroupant les parcelles, en ouvrant les massifs et en permettant une meilleure accessibilité aux engins au plus profond des bois ?

    Autant d’exemples parmi tant d’autres qui montrent la complexité du problème et cette envie de dérèglementer ou de détricoter les acquis afin de satisfaire aux demandes d’une minorité au service de l’intérêt privé et ce au détriment de l’intérêt général et du bien commun. Un lien de causalité selon lequel tout évènement a une origine et qui part du principe que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Une politique qui, à n’en pas douter, met gravement en péril l’humanité !

    Podcast France Culture

    Publication d’origine

    Près de 98 000 hectares partis en fumée depuis le début de l’année, un niveau inédit : ce week-end, les flammes ont menacé la métropole bordelaise et près de 200 000 personnes ont été évacuées. Des incendies que le changement climatique rend toujours plus violents — et auxquels nos choix collectifs nous ont laissés désarmés : une forêt plantée par l’État, des villes gagnées sur les pins, et des politiques environnementales incapables de tenir la durée, quand tout ici se joue sur le temps long.

    Pour en parler, Bérengère Bonte reçoit Philippe Grandcolas, écologue, directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS, auteur de La biodiversité en 30 questions paru en mai à la Documentation française, et Christine Bouisset, géographe, professeure à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, spécialiste des questions environnementales, territoriales et de gestion des risques d’incendies.

    Un dérèglement climatique qui aggrave tous les risques

    Le dérèglement climatique transforme profondément le risque d’incendie en France. Philippe Grandcolas rappelle que si “90% des incendies sont causés par des humains incendiaires ou pyromanes”, cette réalité ne doit pas occulter le rôle du climat : “sans dérèglement climatique, il y aurait des risques de feux qui seraient infiniment moins forts”. Il détaille les effets physiologiques de la canicule sur la végétation : “la colonne d’eau dans le sol, présente sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur, disparaît” jusqu’à créer “des phénomènes de mortalité” des plantes dont le fonctionnement n’est plus “compatible” avec les températures. Il insiste particulièrement sur l’inflammabilité des pins, capables de “se mettre à flamber de la tête au pied en un temps extraordinairement court”.

    Christine Bouisset pointe la responsabilité de l’établissement humain dans les incendies. Elle explique que l’urbanisation a été “extrêmement forte” entre “Bordeaux et le bassin d’Arcachon”, causant une “imbrication” entre les zones habitées et les forêts. Elle rappelle, par ailleurs, que les deux tiers des incendies sont causés par “des activités du quotidien” et dresse le constat que plus les populations sont installées à proximité des forêts, plus il y a de départ de feu.

    Un recul des politiques climatiques depuis 20 ans

    En écho à un extrait d’archive de 2007 où Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie, présentait le Grenelle de l’environnement, Philippe Grandcolas dresse un constat amer : le ministère de la Transition écologique “n’est plus le deuxième ministère” et a été “rétrogradé très loin derrière”, ayant perdu certaines de ses compétences comme l’énergie. Il dénonce également des choix politiques récents contraires à la prévention, citant la loi d’urgence agricole qui va “contre les comités de bassin pour la gestion de l’eau”. Pour lui, une bonne gouvernance doit être “le compromis et la prévision”. Il appelle à gérer la production agricole et énergétique, ainsi que la question de l’habitat en “relation avec l’environnement”.

    Pour Christine Bouisset, l’absence de planification révèle avant tout un manque de volonté : “Les grandes solutions sont connues. La question est celle de la volonté politique, mais aussi sociale, de les mettre en œuvre.” Elle constate qu’en période de catastrophe, notamment lors des incendies, des questions pourtant secondaires finissent par occulter les véritables enjeux de fond. Elle donne l’exemple des Canadair qui ne permettent pas d’agir directement sur notre rapport à l’environnement.

    La forêt n’est pas que du bois

    Publication d’origine

    Incendies, sécheresses, dépérissements, coupes rases : une proposition de loi ouvre une voie salutaire pour sortir du productivisme forestier. Il faut la soutenir, mais aussi prolonger sa logique pour construire une véritable planification écosocialiste de la forêt et du bois.

    La forêt française est un bien commun menacé.

    Elle l’est par le dérèglement climatique, les sécheresses, les parasites, les tempêtes et des incendies qui gagnent désormais des territoires jusque-là relativement épargnés. Mais elle est aussi fragilisée par un modèle économique qui la réduit trop souvent à un stock de bois, une réserve de biomasse ou un actif financier dont il faudrait accélérer la rentabilité.

    Nous lui demandons pourtant de stocker du carbone, de retenir l’eau, de protéger les sols, d’abriter la biodiversité et de fournir des matériaux durables, au moment même où le dérèglement climatique et certaines pratiques industrielles diminuent sa capacité à le faire.

    L’été 2026 donne la mesure de l’urgence. Au 23 juillet, environ 46 000 hectares avaient déjà brûlé en France, davantage que durant toute l’année 2025. Près de 5 000 hectares ont été parcourus par les flammes dans les Pyrénées-Orientales, plus de 2 000 à Fontainebleau et 2 400 autour du bassin d’Arcachon, tandis que des dizaines de milliers de personnes étaient évacuées. Le risque ne se limite plus au pourtour méditerranéen : il gagne les montagnes et le bassin parisien.

    Un incendie peut naître d’un mégot, d’un engin, de la foudre ou d’un acte criminel. Mais les températures extrêmes, la sécheresse de la végétation, la faiblesse de l’humidité et les vents transforment de plus en plus souvent l’étincelle en catastrophe territoriale.

    Une proposition de loi qui rompt avec le productivisme forestier

    C’est dans ce contexte qu’a été déposée la “proposition de loi portant modification de la politique forestière pour répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique.”

    Ce texte va franchement dans le bon sens.

    Il prévoit la création d’un fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie. Celui-ci financerait les moyens terrestres et aériens, l’équipement des services d’incendie et de secours, mais aussi la prévention : pistes, points d’eau, coupures de combustible, sylvo-pastoralisme, adaptation des peuplements et formation. Face à des feux plus nombreux et plus intenses, il ne suffit pas d’intervenir une fois les flammes parties : il faut préparer les territoires toute l’année.

    Le texte fixe aussi l’objectif de développer une sylviculture mélangée préservant la continuité du couvert sur 30 % des forêts en 2030 et 70 % en 2050. Les pratiques favorisant la diversité, le couvert continu et la restauration des peuplements pourraient être rémunérées.

    (lire la suite sur le site d’origine)

    Le 1er juillet, le Parlement a approuvé la loi de programmation militaire qui dote les armées d’un budget de 436 milliards d’euros pour la période 2024-2030, soit une rallonge de 36 milliards.

    Alors que des incendies monstrueux font rage, dopés par la sécheresse et les canicules qu’attise le réchauffement climatique, la France ne peut compter que sur cinq pauvres Canadairs opérationnels, sur les douze qu’elle possède.

    C’est une honte. De brasiers en brasiers, où sont l’anticipation, la préparation ? Quels sont ces gouvernements qui, de crise en crise, ne savent jamais rien prévoir, ne connaissent que l’improvisation, les coups de com et les effets d’annonce jamais suivis d’effets ?

    Le budget total des SDIS – 6,2 milliards d’euros pour l’ensemble des Services départementaux d’incendie et de secours – est essentiellement supporté par des départements et des communes financièrement lessivés par le désengagement de l’Etat dans tous les domaines. Les effectifs de sapeurs pompiers stagnent, malgré la multiplication des missions héroïquement assumées par des troupes épuisées.

    Quant à l’Office national des forêts, dont le rôle est essentiel pour préserver les espaces boisés dans un contexte de désordres climatiques et pour œuvrer à leur adaptation, ses effectifs ont connu une chute vertigineuse, de 12 500 agents au début des années 2000 à environ 8 000 aujourd’hui, avec un budget en forte tension. Au point que même la Cour des comptes s’en alarme : « Les moyens humains de l’établissement apparaissent désormais insuffisants pour répondre aux missions croissantes qui lui sont assignées. »

    Le choix d’investir massivement dans la guerre et dans la mort plutôt que dans la préservation du vivant et dans l’adaptation au chaos climatique est irrationnel et criminel.

    Renverser l’ordre des priorités est désormais une question de survie.

    Entre les années 1990 et 2000 de nombreux chercheurs Américains et Canadiens, mais pas seulement puisque le CNRS et le GIEC ont prédit les grands incendies de forêt 🔥🔥 liées au dérèglement climatique.

    Ils ont produit des analyses documentées sur l’évolution de ces catastrophes et comment la ralentir voire l’éviter.

    Il y a presque 40 ans !

    Ils ont alors remis leurs travaux aux politiques de tous pays.

    On connaît la suite…

    Mais quel gâchis, quelle irresponsabilité !

    La flotte en France de Canadairs spécialisés c’est 12 avions en service. Qui ont 30 ans de moyenne d’âge. Une vétusté qui rend leur disponibilité incertaine.

    “Sur les douze Canadair que la France possède, nous n’en avons que cinq disponibles, c’est juste scandaleux”, déplore sur franceinfo samedi 25 juillet Grégory Prats, commandant de bord Canadair et chef de noria (nom donné à un groupement de Canadair).

    “L’industriel privé qui s’occupe de la maintenance n’arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n’arrivent pas en temps et en heure” pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers.

    « On a perdu 1 000 camions-citernes contre les feux de forêt en 16 ans »

    Interview de Sébastien Delavoux, animateur du collectif CGT des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).

    https://petitions.bloomassociation.org/fr/loi-urgence-climatique