
Samedi matin 10h30 rassemblement pour le cessez-le-feu à Gaza et au Liban devant le Théâtre de Brive


Samedi matin 10h30 rassemblement pour le cessez-le-feu à Gaza et au Liban devant le Théâtre de Brive

Dans les vallées verdoyantes et les villages pittoresques de la Corrèze, on parle un français qui intrigue et enchante les visiteurs. Ce parler si particulier, riche en expressions locales et en tournures inattendues, trouve ses racines dans l’histoire linguistique de la région. Le livre “Le français parlé en Corrèze” de Jean-Pierre Lacombe, illustré par Christian Faure, se propose de décrypter ces termes insolites qui colorent le quotidien des Corréziens.
Pourquoi donc les habitants de cette région parlent-ils de “fadard” au lieu de “fou” ou emploient-ils le verbe “bouérer” pour dire “mélanger” ? Ces particularités linguistiques trouvent leur origine dans l’occitan, une langue millénaire qui a longtemps été parlée dans tout le Limousin. Au fil des siècles, des mots et expressions issus de cet idiome se sont mêlés au français, donnant naissance à un parler local à la fois authentique et poétique.
Ainsi, le français corrézien s’illustre par une richesse lexicale surprenante. “Cantou”, par exemple, désigne l’espace autour du foyer, symbole de convivialité. “Rapiette” est le nom donné au lézard gris, tandis que lorsque l’on dit avoir “un bon peu”, c’est pour exprimer une satisfaction face à la quantité.
L’ouvrage de Jean-Pierre Lacombe part d’une sélection initiale de 200 entrées pour explorer finalement plus de 1 000 mots et expressions régionales. Classées par ordre alphabétique, ces entrées sont illustrées par des exemples concrets tirés de la vie quotidienne, permettant au lecteur de se familiariser avec un vocabulaire qui semble tout droit venu d’un autre temps.
Mais ce livre n’est pas qu’un simple dictionnaire de régionalismes. Chaque terme est accompagné d’une explication sur ses origines et son évolution, offrant un voyage linguistique fascinant à travers l’histoire de la langue. Les références étymologiques précises permettent également de mieux comprendre comment certains mots du français standard trouvent leur source dans l’occitan.
L’originalité de l’ouvrage réside également dans sa présentation. Les mots et expressions sont accompagnés de dessins humoristiques réalisés par Christian Faure, ainsi que de photographies, de cartes linguistiques et de documents historiques variés. Ce travail visuel renforce le caractère ludique et didactique de l’ouvrage.
Le livre s’adresse à un public large : les amateurs de langue et de culture régionale y trouveront une mine d’informations, tandis que les habitants de la Corrèze pourront redécouvrir un patrimoine linguistique qu’ils côtoient au quotidien sans toujours le connaître en profondeur.
En valorisant le français parlé en Corrèze, Jean-Pierre Lacombe rend hommage au patrimoine immatériel de cette région. Il rappelle que la langue n’est pas figée mais vivante, en perpétuelle évolution, témoin des influences historiques et culturelles qui marquent un territoire.
Pour les Corréziens, ce livre est une invitation à se réapproprier leur langue, à redécouvrir des mots oubliés ou éclipsés par le français standard. Pour les visiteurs, il constitue une porte d’entrée dans l’âme même de la Corrèze, à travers des mots qui révèlent une manière unique de penser et de voir le monde.
Alors, comme le dit une expression Corrézienne : “Finissez d’entrer !” Plongez dans cet ouvrage savoureux, à la découverte d’une langue qui raconte l’histoire et les traditions d’une région attachante. Vous en ressortirez enrichi, avec l’envie de partager ces expressions singulières qui font tout le charme du parler corrézien.

La commune de Soudeilles, située en Corrèze, lance un appel à candidature pour attirer un maraîcher ou une maraîchère en agriculture biologique. Avec cette initiative, la municipalité espère privilégier les circuits courts et renforcer l’autonomie alimentaire de son territoire.
Depuis décembre, la mairie de ce village de 294 habitants propose à un maraîcher de s’installer sur un terrain communal de 8,5 hectares, dont 3,5 hectares de terres agricoles. « Nous avons choisi le maraîchage car cette activité nécessite peu de surface tout en favorisant les liens locaux et l’installation de nouveaux actifs », explique Thomas Mignaut, adjoint au maire et porteur du projet.

( La photo de la parcelle pour le maraichage )
L’un des objectifs de la municipalité est d’approvisionner la cantine de l’école primaire avec des légumes frais et bio. Pour cela, la commune propose un bail rural avec clause environnementale pour la location du terrain. Le loyer sera fixé à 150 euros la première année, avant de passer à environ 400 euros mensuels. Cependant, la mairie se montre flexible : « Selon le projet présenté, nous pourrions même offrir la première année gratuitement », précise Thomas Mignaut.
Le terrain mis à disposition sera équipé des infrastructures nécessaires à la production maraîchère : bitunnels, bassin de récupération d’eau de pluie, chambre froide et serre de stockage. Le raccordement à l’eau potable et à l’électricité est déjà en place, et un chemin d’accès a été aménagé.
En plus du maraîchage bio, la commune souhaite ouvrir la porte à d’autres projets agricoles complémentaires. « L’acquisition de ce terrain nous permet d’accueillir plusieurs porteurs de projets, pas seulement un seul exploitant », précise l’adjoint.
Les débouchés envisagés incluent la vente locale aux habitants et la fourniture de la restauration scolaire, notamment au regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Soudeilles, Darnets et Moustier-Ventadour, qui accueille une soixantaine d’enfants.
Les personnes intéressées peuvent contacter directement Thomas Mignaut au 07.81.07.82.89 ou se renseigner auprès de la mairie de Soudeilles en appelant le 05.55.93.08.38.

L’association “L’Ouvre Boîte” d’Argentat a été fondée pour organiser des débats publics. Le 22-11-2024, elle organisait une soirée-débat autour des principes de la collecte des déchets avec redevance incitative, puisque la communauté d’agglomération de Xaintrie Val Dordogne ainsi que celle d’Egletons projettent ce type de mise en place.
Voici le compte rendu de cette soirée rencontre-débat.
( le 12 Novembre 2024 )
Salle Saintangel Argentat-sur-Dordogne – Organisation de la réunion : association l’Ouvre Boîte
Compte rendu : association Citoyliens
Le temps de réunion a été en grande partie consacré à découvrir l’historique du déploiement de la collecte des déchets en Dordogne par le SMD3, relaté par la présidente de l’Amcodd (Association des Mécontents de la Collecte des Déchets en Dordogne). Mme Poumarède a exposé les défis, critiques et initiatives relatives à cette mise en place de la Redevance Incitative (RI) et ses profondes conséquences.
Le système de RI implique de distribuer des badges magnétiques pour chaque foyer – les Points d’ Apport Volontaires (PAV) contiennent une batterie et un système de lecture de puce RFID qui s’activent lorsque posées sur le lecteur. Le code unique (FFI fichier fiduciaire informatisé) est comparé aux données enregistrées dans le système (identité de l’utilisateur) et autorise/refuse l’accès
L’ADEME veut accentuer l’implantation des PAV surtout en zone rurale mais ne cherche pas à généraliser à toute la France ! d’ailleurs beaucoup de collectivités ont opté pour d’autres systèmes.
En 2026, ce sont les élections municipales donc rien ne bougera sans doute sur cette question pour ne pas réduire les chances de réélection des municipalités en place.
En tout cas, en Xaintrie Val Dordogne, le matériel a néanmoins déjà été commandé.
Il s’avère que les villes de Paris, Lyon, Toulouse, Limoges (…) resteront au principe de ramassage au porte-à-porte. Les municipalités de ces cités vitrines semblent avoir bien compris que la RI génère automatiquement des dépôts sauvages, une explosion des coûts et la colère des habitants. La ville de Paris avait engagé un cabinet d’audit (Optea) dont la conclusion a été absolument négative en ce qui concerne le RI. On peut parfaitement être en PAP et en RI, ou l’inverse, ou les 2, les métropoles ont pour certaines des PAV mais aucune n’est passée à la RI
Entre la TEOM, la REOM et la RI, des façons différentes de considérer le citoyen et son quotidien sont en jeu.
1 – La TEOM, créée en 1974, est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale, et s’ajoute aux impôts fonciers des propriétaires. Elle finance exclusivement le ramassage et le traitement des déchets. Cependant, ce modèle est critiqué car il ne dépend pas du volume de déchets produit, ce qui limite l’incitation à réduire les déchets. La TEOM est une taxe, donc raccrochée au calcul du patrimoine foncier du foyer = approche solidaire / effort financier équitablement réparti entre les habitants.
2 – En 1990, est instaurée la REOM. C’est une redevance qui est fixée en fonction du service rendu et de la quantité de déchets collectés. Elle est censée encourager les usagers à trier et à réduire leur production de déchets, car elle peut inclure des critères de poids ou de fréquence de collecte.
| Retour du cas de la Dordogne : Pour l’usager, passer au nouveau système, et quels que soient ses efforts en matière de tri, le coût est supérieur à l’ancien système, et croît chaque année. |
Elle est adoptée par seulement 5% des collectivités en raison de sa complexité de mise en œuvre.
En parallèle, la pratique “traditionnelle’ de ramassage des poubelles devant la porte où dans les bacs à roulettes de quartier (PAV : points d’apport volontaire), incluent d’ailleurs une notion d’exonéra-tion de taxe quand la notion de proximité du bac (moins de 500m) ne peut pas être mise en place.
3 – La RI (redevance incitative), échappe au principe national de taxe. Elle est décrochée de la valeur foncière calculée pour l’habitation et ses habitants. Elle applique le même tarif à tout le monde, de façon individuelle, et pour un service absolument identique à tous, appliquant un certain nombre de levées ou de dépôt par mois. (dépôts supplémentaires en Dordogne : 5,2 € pour un sac de 60 l.). CELA PEUX DONC IMPOSER DE STOCKER SES DÉCHETS. Tout passage de badge est décompté du forfait, même si la porte ne fonctionne pas et qu’il n’y a pas de dépôt d’ordure.
Un des aspects qui différencie le principe de la TEOM et de la RI c’est qu’on remplace une taxe basée sur le foncier, donc sur une base sociale de patrimoine, par une redevance, décrochée d’aspect « équité / social ».
| Nb de personnes | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| Nb de dépots / an | 16 | 26 | 34 | 40 | 44 | 48 | 52 |
| Coût annuel : | 192,5 € | 244,7 € | 286,5 € | 317,8€ | 338,7 € | 359,6 € | 380,4 € |
AMCODD a vu le jour sous la forme d’un collectif en 2019, auto-transformé en association en 2020. (Association des Mécontents de la Collecte des Dechets en Dordogne) Elle rassemble dans un groupe Facebook 15600 périgourdins. Elle a édité une page Facebook et un site Internet. (La structure associative a été constituée afin de pouvoir ester en justice)
L’association a commandé un film documentaire sur la redevance incitative et les PAV.
C’est un documentaire d’enquête dans divers départements de France et en Dordogne afin de d’offrir une information citoyenne objective sur les réalités de cette mesure.
En 2020 l’association a fait des suggestions d’évolution technique auprès du SMD3 (le département n’ayant que très peu de compétences dans ce domaine).
Un refus lui a été notifié, mais de façon non argumentée.
L’association Amcodd à demandé la communication des données de volumes et de coûts entre ancien / nouveau système, mais cela ne lui a pas été communiqué.
L’association Amcodd attaque le SMD3 sur deux axes, aussi bien au tribunal pénal qu’au tribunal administratif. On nous informe que les chances de succès juridiques sont très probables.
Les deux axes de l’action sont :
1 – selon la définition du service public, le changement du mode de collecte ne peut être que de qualité équivalente ou supérieure. Or, comme listés dans une autre partie de cet article, il y a un certain nombre de points sur lequel le service rendu est fortement altéré pour le citoyen.
2 – Vu la rupture d’égalité à laquelle sont confrontés un grand nombre de personnes, il ne s’agit plus d’un service public (personnes âgées, malade, handicapés, familles d’accueils, touristes… cf liste des inconvénients)
Conclusion: La situation en Dordogne révèle les tensions inhérentes à la mise en place de nouveaux modèles de gestion des déchets. L’AMCODD et les citoyens mobilisés dénoncent les failles de la RI et des PAV et réclament un système plus juste, plus efficace et plus respectueux du service public. La mobilisation citoyenne et les actions en justice pourraient contraindre les autorités à reconsidérer leurs choix et à privilégier une approche plus collaborative et transparente.
( voir aussi le flyer de l’Amcodd plus loin )
Consulter la chronique de la mise en place de la redevance incitative en Xaintrie Val-Dordogne portée par le “Collectif Transition Locale du Pays d’Argentat” (cliquez)

Rudologia – Pôle de Compétences Déchets – est un organisme national fédérant les principaux acteurs de la filière, basé à Lons-le-Saunier (Jura). Il possède le statut d’association, régie par la Loi du 1er juillet 1901, relative au contrat d’association, et par le décret du 16 août 1901.
S’appuyant sur le savoir-faire technique du SYDOM et des industriels du Jura, Rudologia est né sous l’impulsion commune du Conseil Régional de Franche-Comté, du Conseil Général du Jura, de la ville de Lons-le-Saunier, du SYDOM du Jura et de l’ADEME. Dès son origine, il a reçu le soutien du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE), aujourd’hui Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

Réunir l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine des déchets et de les fédérer autour de projets communs et structurants pour la filière, dans une optique de développement durable :
Consulter le travail fait par l’association RUDOLOGIA en cliquant ici

Cher.e visiteu.r.se, toute l’équipe de Citoyliens t’adresse ses vœux de bonne année 2025 riche en liens, en solidarités et en valeurs de cœur …

Coucou et bonjour !
Chez Citoyliens, on travaille à référencer et mettre en avant ce qui concerne les initiatives des Corréziens dans leur (notre) société, grâce à notre plateforme citoyliens.fr.
Tu fais partie des personnes riches en liens avec ce genre d’initiatives, de projets solidaires ou d’actions militantes qui gagneraient à avoir plus de visibilité. Si tu as quelques minutes, on serait ravis que tu nous partages :
Ces infos sont espérées, attendues, scrutées dans l’agenda Citoyliens … la diffusion de ces annonces constructives et chaleureuses est une bonne nouvelle pour des visiteurs et abonnés sensibilisés …
Faisons notre part pour aider les organisateurs locaux, soutenir les créateurs, développer nos liens, donner du sens …
Merci pour ton engagement et ton aide précieuse !


Cher visiteu.r.se,
C’est la trêve hivernale pour les associations, et le calendrier des événements n’est pas très rempli. Cependant, cette période nous invite à célébrer des moments empreints de sens et de lumière.
Le solstice d’hiver, qui a eu lieu le 21 décembre, marque le jour le plus court et la nuit la plus longue de l’année. À partir de ce moment, la course du soleil vers le sud s’inverse, et il commence à remonter vers le nord.
Bien que ce soit la journée la plus courte et la plus sombre, le solstice symbolise également la renaissance du soleil, le retour progressif de la lumière. Peut-être que ce retour marquera aussi le début d’une bonne année à venir.
C’est pourquoi nous aimons honorer le solstice d’hiver. Il célèbre notre lien avec le monde naturel, l’obscurité et la lumière.
Les traditions de fêtes incluent souvent des lumières pour repousser l’obscurité. Nous espérons que votre saison des fêtes sera remplie de lumière et de joie, de confort et de gaieté.
Peut-être souhaiterez-vous aussi prendre un moment pour réfléchir à votre lien avec le soleil et son mouvement éternel, ainsi qu’à votre relation avec la planète. Vous pourriez penser à ce pour quoi vous êtes reconnaissant, à ce que vous aimeriez laisser dans l’obscurité et à ce que vous aimeriez amener vers la lumière.
Profitons du solstice pour définir nos objectifs et intentions pour l’année à venir !


“Les chansons que nous allons vous interpréter sont chargées de détermination, de courage et d’abnégation comme les femmes et les hommes qui font face à la nuit infâme de l’oppression, quelle que soit la guerre qui les frappe.
La lutte des Palestiniens pour le respect de leurs droits légitimes, préambule à leur liberté, et leur dignité, est inscrite dans les paroles des chansons choisies pour vous ce soir.
Ces textes colorés d’espoir, évoquent un monde meilleur ou l’être redécouvre sa dimension fraternelle.”
Caméra : Gwen
Montage : Anne R.
(La conférence de Georges A. Bertrand sera prochainement diffusée sur ce site et sur notre chaîne Youtube Citoyliens)

Le 24 décembre à 19h à partir de 19h, salle Saint-Angel à Argentat sur Dordogne
( jeux pour enfants )

Apéritif partagé
Tarte au Maroille
Carbonade flamande
(option végétarienne possible)
Fromage
Bûche
Réserver au 07.49.09.05.66

Participer à un atelier d’affûtage, c’est bien plus qu’apprendre une technique. C’est aussi l’occasion de se connecter à un savoir-faire ancestral et de rencontrer des personnes partageant les mêmes valeurs. Alors, à vos pierres !
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