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  • Pétition contre l’expulsion de la famille Altaf

    Pétition contre l’expulsion de la famille Altaf

    Communiqué reçu de l’Amicale des parents d’élèves d’Uzerche et de personnes qui accompagnent cette famille depuis Octobre 2023 :

    En mars 2023, la famille Altaf a quitté le Bangladesh, leur pays d’origine à destination de la France. Après avoir subi des pressions physique et morale en tant qu’opposant politique ainsi qu’une atteinte à la vie et la dignité de la mère de famille, ces membres sont arrivés à Uzerche au printemps 2023. 

    Pétition-contre-l-expulsion-de-la-famille-altaf
    ( sur change.org )

    Depuis lors, leurs deux enfants ainées sont scolarisées à l’école primaire et leur petit frère doit rentrer à en petite section en janvier. La grande fragilité dans laquelle se trouve la mère de famille justifie depuis plus d’un an d’un accompagnement médical adapté. Par ailleurs, le père de famille a une promesse d’embauche dans un Fast Food de Brive qui serait immédiatement effective en cas d’obtention du droit d’asile. Cette famille est volontaire et s’intègre parfaitement dans la vie locale.

    A ce jour, toutes leurs demandes d’obtention du statut de réfugiés auprès des autorités Française (OFPRA,CNDA) ont été rejetées. Une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) avec assignation à résidence leur est imposée.

    Le jugement (qui était prévu le 21 janvier 2025) aura lieu le 24/12 à 9h30 au tribunal administratif 2 cours Bujeaud, en face la gare de Limoges Bénédictins.
    Des gens vont s’y rendre en soutien.

    Nous, citoyens et citoyennes d’Uzerche, refusons que la famille Altaf qui fait partie de notre ville et notre vie, soit renvoyée dans son pays d’origine et nous signons cette pétition afin qu’elle reçoive le statut de réfugiée ou l’asile politique. 

    Partagez cette pétition en personne ou ajoutez le code QR aux supports que vous imprimez.

  • Célébration de l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme

    Célébration de l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme

    Le 10 décembre 2024, à Brive, s’est tenue comme tous les ans la célébration de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, en présence des représentants des associations composant le collectif du 10 décembre en Corrèze, et de Mr Lescure, Adjoint Culture de la Mairie de Brive.

    Voici les textes des prises de parole prononcées au micro ce soir là :

    Nous avons choisi de centrer la commémoration de la Déclaration des Droits de l’Homme sur les articles 13 et 14 de la DUDH qui proclament notamment ”Toute personne a le droit de circuler librement et le droit de quitter tout pays y compris le sien” ou encore ”Devant la persécution toute personne a le droit de chercher asile et bénéficier de l’asile en d’autres pays”. Or ce droit n’a jamais été autant remis en cause en Europe même.

    En effet 2024 a été ”l’année de tous les dangers” au sud de l’ Europe occidentale pour les migrants qui arrivent par la mer (97%). Sans vous abreuver de chiffres, il faut savoir que le nombre de noyades de migrants en Méditerranée et dans la Manche depuis le début de l’année a battu des records : 3100 connues en Méditerranée mais combien sont cachées ou ignorées, 65 dans la Manche à ce jour ! C’est plus de la moitié des morts civils causés par la terrible guerre en Ukraine depuis le début de l’année !

    Le pape lui-même s’en est ému en déclarant ”Il y a un cri de douleur qui résonne plus que tout autre et qui transforme la Mare Nostrum en Mare Mortum”

    Intéressons -nous un peu au vocabulaire car vous verrez qu’il en dit long sur une certaine presse ou des medias qui n’ont qu’un seul mot ”immigrés” pour nous parler des migrants et nous inculquer des idées toutes faites !

    Qu’est-ce qu’un migrant pour l’ONU ? C’est une personne qui quitte son lieu de résidence pour s’établir à titre provisoire ou définitif dans une autre région de son pays ou dans un autre pays. Un ”migrant économique” est un migrant qui fui son pays pour tenter d’améliorer sa situaton économique devenue intenable pour différentes raisons quenous évoquerons plus tard.

    Un demandeur d’asile est un migrant qui sollicite la protection d’un état contre les persécutions subies dans son pays et sur laquelle le pays où il se trouve n’a pas encore statué . S’il se voit accorder l’asile il devient réfugié ; il obtient une carte de résident. Sinon il devient un migrant en situation irrégulière comme celui dont le visa a expiré ou celui qui entre illégalement sur le territoire.

    Avant de parler de la France , il faut savoir que la majorité de ces migrations dans le monde s’effectue à l’intérieur d’un même continent (Afrique, Asie, Amérique latine)ou d’un pays : la part de la population mondiale vivant dans un autre pays que le sien est environ de 185 millions de personnes soit 2,5 % de la population mondiale et près de la moitié vivent dans des pays dits à faibles revenus ou revenus intermédiaires (chiffres de la Banque Mondiale) donc bien loin de l’Europe occidentale ! Car pour venir dans nos pays il faut de l’argent, il faut payer des passeurs, ce sont donc souvent les plus fortunés parmi ces malheureux qui arrivent.

    En 2023, 267000 environ arrivées de migrants et réfugiés (dont 97% par voie maritime) dans les pays du Sud de l’Europe : Grèce, Chypre, Italie, Espagne, Malte selon le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.

    Qu’en est-il de ceux , peu nombreux, qui sont arrivés jusqu’en en France ? Très peu sont clandestins ; un grand nombre sont demandeurs d’asile et n’ont pas de réponse à leur demande ; certains sont retenus dans les 12 centres d’enfermement français ; quelques-uns ont obtenu un visa. La France a délivré en 2023, 323260 titres de séjour . Ce chiffre est en hausse par rapport à 2021 et 2022 car après leCOVID, la reprise économique pour des besoins de main d’oeuvre nécessitait d’ accroitre légalement ”l’mmigration de travail” d’où que viennent les migrants ; dans ce cas c’est l’économie et non le droit qui fait la loi ! Pour le reste, 100000 titres de séjour étaient destinés à des étudiants. 17000 reconduites dans les pays d’origine ont été prononcées.

    Nous sommes bien loin d’une invasion par les migrants !

    Mais malgré les 2000 kms de murs et clôtures ”antimigrants’‘ aux frontières de l’UE (contre 214 en 2014) et la politique ”d’externalisation du contrôle des frontières” : depuis une vingtaine d’années (comme la Grande Bretagne nous paie pour ”garder les migrants dont elle ne veut pas), nous payons la Grèce, la Turquie pour ”garder” les migrants du Moyen Orient et maintenant des pays du nord de l’Afrique pour ”garder” les migrants d’Afrique centrale dans des conditions de plus en plus terribles) ; malgré cela, les tentatives souvent mortelles de traverser la Méditerranée par exemple sont en hausse car les causes de ces migrations ne cessent de s’aggraver.

    J’ai des éléments pour les autres parties qui pourraient vous intéresser par exemple pour la partie sur la violation des droits des migrants par les politiques migratoires le phénomène d’externalisation de la gestion des frontières entraine un engorgement des centres de rétention qui sont de véritables prisons sans contrôle dans la plupart des pays d’Afrique en particulier : un rapport de Médecins sans Frontières (où l’ONG a eu tout le mal du monde à entrer) fait état de maltraitances, les hommes sont battus (cas d’électrocution), les femmes agressées sexuellement.. Les gardiens tirent même sur des migrants qui essaient de s’échapper ”Nous sommes horrifiés par ce que nous avons vu !” Une demande de Libération des migrants n’a jamais abouti …L’UNHCR explique que les sommes allouées à la rétention des migrants ne servent qu’à renforcer la politique répressive .

    Pire encore : Londres sous-traite les demandes d’asile au Rwanda en toute violation du droit international ; or ce pays est déjà submergé de demandes d’asile et accueille des centaines de milliers de réfugiés !

    Dans les solutions : combattre les idées fausses ”les immigrés coûtent cher”. L’OCDE a établi en 2021 que les contributions sous forme d’impôt, de cotisations diverses des immigrés étrangers étaient supérieures aux dépenses que nous consacront à leur santé ou à leur éducation. Autre idée ”l’aide médicale d’état encourage l’immigration illégale” ; or cette aide aux immigrés a représenté 0,5% de l’assurance maladie ; En 2020 les Hôpitaux de Marseille ont accueilli 2600 bénéficiaires de cette aide et les Hospices civils de Lyon 905 soit un tous les 5 jours : pas vraiment un état de siège des services !

    Il faut combattre l’approche anxiogène d’une certaine presse et de médias nourrissant des arrière-pensées xénophobes.

    Défenseurs des droits humains. Partout dans le monde, et tout le temps ; chaque article de la DUDH est violé, un nombre incalculable de fois. (cliquez pour voir la suite)

    Un nombre incalculable de fois des défenseurs des droits humains se dressent en prenant des risques plus ou moins grands et jusqu’au risque de mourir .

    Nous savons que, depuis la Déclaration du 10 décembre 1998, les états ont obligation de les protéger ; hélas, c’est souvent le contraire qui se passe.

    Voyons en France, 4e pays accueillant en Europe, comment les deux articles que nous avons choisis sont respectés. Certes, l’Etat français prend certaines mesures positives pour accompagner les migrants ; mais il y a des situations vraiment désastreuses qui doivent se qualifier de « violations des droits humains ».

    Alors dans notre pays, des associations, de simples citoyens prennent la relève.

    Tout le monde a suivi à partir de 2015 l’engagement de Cédric Herrou pour porter secours à ses frères humains en grand danger, en traversant les Alpes, souvent de nuit. Une évidence pour cet enfant du pays et ses camarades. Ils fondèrent l’association « Roya Solidaire ».

    Le 8 août 2015 Cédric Herrou fut condamné par la Cour d’Appel d’Aix en Provence à 4 mois de prison avec sursis. Y aurait-il un délit de solidarité ? Heureusement, l’accusation fut annulée par le Conseil constitutionnel.

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    Au niveau européen, SOS Méditerranée association de citoyens indignés et déterminés a réussi ce que les états ensemble ne sont pas parvenus à construire : sauver de la noyade 41 000 migrants ; trop d’autres, hélas ont péri faute de moyens.

    Chaque sauvetage est un grand moment où professionnalisme, chaleur,fraternité, réconfort, espoir et même joie et beauté se conjuguent pour un maximum d’humanité.

    Sur le plan juridique, SOS Méditerranée vient également de saisir la Cour constitutionnelle pour l’examen du décret Piantedosi qui leur semble abusif.

    Ainsi, SOS Méditerranée applique sa devise : SAUVER PROTEGER TEMOIGNER

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    Hommage à tous les migrants qui tentent de défendre leur droit à la vie dans les centres de rétention où ils sont enfermés dans les pires conditions. C’est le cas de Aliou Kandé un jeune migrant de Guinée Bissau enfermé à Tripoli et qui après avoir réclamé en vain de la nourriture pour ses camarades et lui-même a tenté de s’enfuir pour échapper à la famine ; il a été abattu par les gardes du camp.

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    La réaction indignée de 5 grandes organisations après la condamnation de Cédric Herrou , indique la juste attitude. Ce sont Amnesty International, la Cimade, Médecins du Monde, Médecins sans frontières, Secours catholique-Caritas-France . Voici leur déclaration :

    «  Ni trafiquants, ni délinquants, ces personnes inquiétées, intimidées, poursuivies et désormais condamnées sont avant tout des DEFENSEURS des DROITS HUMAINS. L’Etat doit prendre toutes les mesures pour protéger les personnes et associations qui oeuvrent à la protection des droits humains et en dénoncent les violations . »

    Qu’est-ce qui pousse ces personnes à migrer ? Rester ce serait risquer une vie indigne, la prison, des violences, la mort. Les causes des migrations sont diverses et souvent se superposent et convergent (pauvreté, persécutions, guerres …) (cliquez)

    Qu’est-ce qui pousse ces personnes à migrer ? Rester ce serait risquer une vie indigne, la prison, des violences, la mort. Les causes des migrations sont diverses et souvent se superposent et convergent (par exemple la raréfaction de terres cultivables à cause de la sécheresse, des inondations ou des pollutions va entraîner des conflits armés).

    -la pauvreté : inégalité d’accès à l’eau potable, à la nourriture, à l’habitat, à la santé… L’extrême pauvreté (- de 1,7euros par personne et par jour) est concentrée en Afrique et en Asie, mais existe aussi par endroits dans d’autres parties du monde.

    Les pays de l’OCDE donnent moins de 1% de leur PIB au développement des pays pauvres et la moitié de cette aide sert à enrichir les grosses entreprises de l’OCDE implantées dans ces pays.

    Pourtant les pays d’Afrique sont immensément riches de leurs ressources minières, mais par exemple en Guinée Conakry et au Congo 85% de ces richesses sont exportées et profitent aux multinationales et aux pouvoirs corrompus, tandis que 4 habitants sur 5 vivent en-dessous du seuil de pauvreté. De plus le maintien du franc CFA empêche les états d’exercer une politique financière autonome et crédible.

    Dans de nombreuses régions l’agriculture locale de subsistance a été remplacée par des monocultures d’exportation (arachide, huile de palme, bananes, avocats…) qui polluent et appauvrissent les sols et de plus les paysans dépendent des prix d’achat fixés à la bourse de New York ou de Londres

    -les persécutions :

    Les femmes victimes de violences (mutilations sexuelles, mariages forcés…)

    Contrairement à ce qui est souvent dit, les femmes migrent de plus en plus nombreuses, et sont sans doute à présent plus nombreuses que les hommes à migrer, mais surtout dans les zones ou les pays proches.

    Les atteintes à la liberté de conscience pour les minorités religieuses : musulmans au Myanmar (la majorité des Rohingyas, minorité musulmane vit maintenant dans des camps au Bangladesh) et en Chine, chrétiens dans les pays sous menace djihadiste ( Irak, Syrie…). Dans 11 pays du monde on peut être condamné à mort pour avoir exprimé son athéisme.

    La violence des mafias présentes dans toutes les branches de l’économie mondiale : en Albanie, l’antique code d’honneur du kanun, instrumentalisé par la mafia, oblige des familles entières à fuir, surtout si elles sont Roms.

    Les minorités sexuelles : en 2020 dans 6 pays l’homosexualité entre adultes est passible officiellement de la peine de mort, dans de nombreux pays elle est passible de peines de prison. Même dans des pays où il n’y a pas de lois répressives, comme en Russie, dans les faits les homosexuels peuvent être soumis à des discriminations. Cependant les principaux pays connus pour une émigration LGBTQI sont l’Iran, l’Irak, la Jamaïque, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Mexique…

    Atteintes à la liberté d’opinion : des militants (pour les droits humains, pour la défense de l’environnement…), des journalistes, ou de simples utilisateurs de réseaux sociaux exprimant leur opinion peuvent être obligés de fuir leur pays pour échapper à des persécutions de la part de l’Etat ou de représentants d’intérêts privés puissants.

    -Les différentes formes modernes d’esclavage : exploitation sexuelle, par le travail, par la mendicité, par les dettes… les femmes et les enfants sont les principales victimes d’esclavage (esclavage domestique, enfants soldats…). Les esclavagistes modernes peuvent être des organisations criminelles , des personnes quelconques (esclavage domestique) ou des états (pratiquement tous les produits chinois bon marché viennent d’un camp de travail). Les moyens de pression empêchant les victimes de fuir sont nombreux : menaces sur les familles, rétention de papiers d’identité, dettes etc

    –les guerres : à l’été 2024 la croix-rouge a recensé plus de 100 conflits armés dans le monde dont les civils sont les principales victimes..

    Conflits entre chefs de guerre qui se disputent le pouvoir (Soudan),

    groupes armés qui se disputent l’exploitation d’une ressource naturelle convoitée par les grands groupes industriels (le coltan au Congo, 20 ans de guerres),

    conflits ethniques et historiques attisés par les intérêts financiers des vendeurs d’armes (15% de la population yéménite a fui les conflits, la France a vendu des milliards d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, 2 états impliqués dans le conflit au Yemen), conflits pour la subsistance sur des terres dégradées (au Mali éleveurs Peuls et agriculteurs Dogon se disputent des sols menacés par la sécheresse).

    -les atteintes à l’environnement : 150 millions de personnes ne pourront plus vivre sur leurs terres d’ici 2050 à cause des changements climatiques et des dégradations de l’environnement. Mais pourront-elles migrer dignement et dans de bonnes conditions ? Et vers quelles zones de la planète ?

    Les plus pauvres, les premiers touchés, ne peuvent que se déplacer dans des régions ou des pays très proches, souvent très pauvres. En 2023, les pluies torrentielles et les inondations liées notamment au débordement du lac Tanganyika ont entraîné le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de personnes et amputé les moyens de subsistance de plus de 10 % de la population, en grande majorité rurale.

    Les pays riches, ceux qui sont responsables du dérèglement climatique et des dégâts environnementaux disposent des infrastructures les plus solides pour faire face et leurs populations sont les moins concernées par les migrations.

    De tels bouleversements, inéluctables et qui ne vont que s’aggraver, conduisent à des conflits, à des persécutions, à des atteintes graves et des déplacements forcés. Plus de la moitié des conflits déclenchés depuis 1995 se sont produits dans les pays les plus exposés au réchauffement et les moins en mesure de s’y adapter 

    En 1985, dans un rapport de l’ONU, il y a eu une définition de « réfugié de l’environnement « :  « Ceux qui sont forcés de quitter leur lieu de vie, temporairement ou de façon permanente à cause d’une rupture environnementale (naturelle ou humaine) qui a mis en péril ou sérieusement affecté leurs conditions de vie .»

    Mais il ne s’en est suivi aucun droit d’être protégé, aucun statut, aucun régime de protection légale pour ce type de réfugiés : c’est un vide juridique. De Cop en Cop, les réfugiés environnementaux sont les éternels oubliés des conférences sur le climat.  

    Quels sont les obstacles des personnes voulant quitter leur pays, qu’ils soient réfugiés, demandeurs d’asile ou migrants économique ? (cliquez)

    Obtention de passeport, de titre de séjours sont devenus très difficiles, ce qui fait que ces personnes ne peuvent pas travailler et sont dans une grande précarité, dans une zone grise à la merci de profiteurs et de mafia.

    Il y a aussi l’externalisation des demandes d’asiles, par exemple dernièrement le Royaume Uni qui a voulu sous-traiter les demandes d’asile avec le Rwanda en violation du droit international. Or ce pays est déjà submergé de demande et accueille des centaines de milliers de réfugiés. En Italie, les personnes arrivées illégalement dans les pays seraient envoyés dans des centres de rétention en l’Albanie. Ces mêmes méthodes existent aussi aux USA. Les méthodes d’externalisation de la gestion des frontières entrainent un engorgement des centres de rétention qui sont de véritables prisons sans contrôle dans la plupart des pays d’Afrique en particulier. : Le rapport de Médecin sans frontière a fait état de maltraitance, les hommes sont battus (des cas d’électrocution) les femmes agressées sexuellement … Les gardiens tirent même sur des migrants qui essaient de s’échapper « Nous sommes horrifiés par ce que nous avons vu ! Une demande de libération des migrants a été faite mais n’a jamais abouti. L’UNHCR explique que les sommes allouées à la rétention des migrants ne servent qu’a renforcer la politique répressive.

    Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, dont le rôle officiel est d’aider les pays de l’UE et de l’espace Schengen à gérer les frontières extérieures de l’Union et à lutter contre la criminalité transfrontière. Son Budget est passé de 6 millions € en 2005 à 845 millions d’euros en 2023. Certaines controverses entachent fortement Frontex : le refoulement et le non-respect des demandeurs d’asile qui peut être considéré comme une violation de la législation européenne en matière de droits de l’homme, et surtout comme une violation de la Convention de Genève de 1951, qui se place comme force de loi en matière de politique migratoire européenne, il y a aussi le manque de transparence en matière de données personnelles.

    En Italie Giorgia Meloni a utilisé l’outil législatif en promulguant le “décret Piantedosi” du nom du ministre de l’Intérieur, entré en vigueur en décembre 2022.

    Devenue la bête noire des ONG, la loi a introduit toute une série de nouvelles mesures pour régir les activités des navires humanitaires en Méditerranée. Elle oblige par exemple les ONG à se rendre “sans délai” au port de débarquement assigné par les autorités italiennes juste après un premier sauvetage. Impossible donc pour les bateaux de procéder à une autre opération de secours – sauf accord exceptionnel de Rome. En cas de désobéissance, les navires humanitaires font face à des risques d’amendes et immobilisations de leur bateau.

    Il existe les accords entre les pays de refoulements de personne, par exemple France reçoit du royaume uni 72.2 millions €, en contrepartie elle doit lutter et s’équiper (force de l’ordre, drones) pour empêcher les migrants de traverser la Manche. Le résultat de ces politiques c’est 26000 traversées sur des embarcations de fortunes (taux de remplissage des bateaux avant de 11 personnes maintenant de 53). Pour ces traversées on compte 64 décès depuis le début de l’année qui auraient pu être évitées et pour la méditerranée au 12 novembre au moins 1350 décès

    En France en 2020, 24000 personnes ont été renvoyés en Italie dont des femmes des enfants. En avril 2024, au terme de deux ans d’instruction, la Défenseure des droits Mme Claire Hédon, dénonce des violations « systématiques » des droits des personnes par les autorités françaises, en particulier des demandeurs d’asile et des mineurs isolés. Des privations de liberté « arbitraires » et « indignes » sont aussi épinglées.

    Pour les gens du voyage, le juriste et chercheur William Acker a recensé 1358 aires d’accueil, il met en lumière une population assignée à résidence sur une base ethnique dans des lieux parfois pollués voire hautement toxique. Les lois Besson donne l’obligation de toutes les communes de plus de 5000 habitants à disposer d’une aire ce qui en 2020 n’est respectée que dans 25 départements sur 95. Ce qui à l’origine, ces lois devait être un système de vivre ensemble, et s’est transformé en un système de gestion de l’humain et de mise à l’écart.

    51 % des aires sont à proximité de déchèteries, de stations d’épurations, d’autoroutes, 70 % sont très isolées. Il y a un caractère non pas systématique, car certaines aires sont bien localisées, mais systémique, dans le sens où le mécanisme de décision publique aboutit à des localisations éloignées et proches des nuisances environnementales.

    En conclusion, c’est beaucoup d’argent qui est investi dans des politiques migratoires qui ne respectent pas les droits énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Au Honduras. Quittons l’hexagone et ses défenseurs des droits des migrants. (cliquez)

    Et allons, grâce à une de nos associations, dans un village du Honduras en Amérique du SUD ; non pas faire du tourisme en avion mais juste par une pensée et une action très solidaires pour des défenseurs.

    Nous sommes dans un parc national, le parc Carlos Escaleras. Les habitants de la municipalité de Tocoa apprécient cette région et en particulier l’eau propre des sources et des rivières Guapinol et San Pedro qui leur permet de vivre . Mais un permis d’exploitation a été délivré à une entreprise minière dont la légalité est contestable dans cette zone protégée.

    Ces habitants sont devenus des défenseurs de leur environnement, sans violences, s’appuyant sur le droit, mais sans soutien de l’Etat. Tracasseries, procès et emprisonnements injustes se succèdent  . Mais surtout, en 2023, 3 militants ont été assassinés ; et cette année, le 14 septembre Juan Lopez,un des défenseurs du fleuve Guapinol a été assassiné . Les coupables tardent à être identifiés.

    Ces sages habitants attachés à leur environnement, devront-ils un jour rejoindre les cohortes des réfugiés environnementaux ; pour aller où ?

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    Les instances de l’ONU et les associations qui enquêtent sur les défenseurs, de par le monde, s’accordent sur un constat désolant : Ces militants non-violents sont soumis de manière croissante à des intimidations et à des représailles. Ils sont victimes d’enlèvements, de disparitions forcées, d’arrestations et détentions arbitraires, d’ actes de torture, de mauvais traitements et même d’ assassinats . 196 d’entre eux en 2023 ont été tués dans le cadre de la défense de l’environnement surtout en Amérique du Sud.

    Face à ces constats, que pouvons-nous faire ? Beaucoup. Agir en amont sur les causes et agir en France pour permettre aux migrants de vivre dignement et de ne plus être réduits à de simples statistiques. (cliquez)

    En amont ? en soutenant ceux qui luttent pour préserver l’environnement, en réclamant l’annulation sans conditions de la dette des pays pauvres ainsi que le paiement de dettes écologiques en réparation des exploitations et du rejet des déchets par les pays dits développés.

    En Europe en luttant contre les préjugés, y compris les nôtres, et la xénophobie, en exigeant que le budget alloué à la répression et à l’externalisation des politiques migratoires soit donné pour un accueil digne, en dénonçant comme SOS Méditerranée l’action des garde-côtes libyens et tunisiens au service de l’Union européenne et inspirons-nous des différentes initiatives de par le monde où sont impliquées les autorités locales afin de promouvoir un autre modèle de société.

    Au Brésil par ex, à Sao Paulo, la municipalité a développé depuis 2012 une politique reposant sur la citoyenneté et l’intégration des migrants avec quatre axes de travail :

    • L’assistance sociale
    • Les besoins de formation liés au travail
    • La valorisation des migrants
    • Et leur participation à la vie citoyenne

    Un conseil municipal des migrants a été créé, puis un conseil national qui leur a donné visibilité et confiance, a légitimé leur présence et a mis en place une législation garantissant leur accès aux services publics et aux droits sociaux quelle que soit leur situation administrative< ;

    Et en France ?

    La ville qui vient tout de suite à l’esprit est Briançon et son refuge solidaire qui garantissait un accueil inconditionnel à tous ceux qui arrivaient d’Italie en passant de nuit des cols à plus de 1800 mètres. Mais depuis les dernières élections municipales de 2020 l’accueil s’est dégradé, avec non-renouvellement du bail, poursuites en justice…

    En 2015 à Grande Synthe près de Dunkerque, une « jungle » de migrants venus surtout d’Irak s’est installée dans les bois. Les conditions de survie sont épouvantables. Le maire, Damien Carême, n’obtenant rien du gouvernement pour une solution digne afin d’accueillir ces personnes, fait construire, financé par sa propre commune et avec la collaboration de Médecins sans frontières, un camp humanitaire.

    Dans la foulée il fonde l’Avinta, l’Association Nationale des Villes et Territoires accueillants, qui œuvre pour des politiques d’accueil inconditionnelles et pour l’hospitalité sur leur territoire.

    Villeurbanne en fait partie depuis 2019 et est un exemple emblématique de ces communes qui mettent en œuvre des initiatives concrètes pour mieux accueillir, avec une carte de citoyenneté locale qui permet à tous ceux qui vivent sur leur territoire d’avoir les mêmes droits.

    Aujourd’hui cette association regroupe plus de 80 collectivités territoriales. La ville de Périgueux en est adhérente depuis 2022.

    Pourquoi pas la ville de Brive ? avec l’aide des nombreuses associations corréziennes qui assurent la solidarité dans tous ses aspects (hébergement, cours de français, parrainages), car cette mobilité internationale, quel qu’en soit le motif, ne s’arrêtera pas, on n’arrête pas les désespérés avec des murs et des armes. II s’agit donc d’y répondre le plus efficacement et le plus humainement possible.

    Parmi de belles initiatives, l’association Front Line Defenders construit sur internet un Mémorial des défenseurs, un projet unique de portée mondiale : Commémorer des personnes tuées pour avoir défendu les droits humains .Notre modeste cérémonie ne rejoint-elle pas ce grand projet ?

    Dépôt de gerbe devant la stèle de la déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948

    Ce soir, comme tous les 10 décembre, nous déposerons une gerbe et nous respecterons une minute de silence pour les défenseurs non violents du monde entier et en particulier ceux qui sont morts en 2024 .

  • Les Centrales Villageoises de Naves nous aident à passer à l’énergie solaire individuelle autonome 🌞

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    Pourquoi choisir l’autoconsommation solaire ?

    Les kits proposés, commercialisés par Solarcoop, sont composés de 1 à 4 panneaux photovoltaïques fabriqués par des marques françaises reconnues : DUAL SUN et VOLTEC, cette dernière étant 100% française. Ces kits sont conçus pour être installés facilement par vos soins, soit au sol, en façade, soit sur une toiture basse (comme un garage ou un abri de jardin).

    Raccordés directement à une prise de courant classique dans votre habitation, ces panneaux fourniront principalement de l’électricité aux appareils qui fonctionnent en permanence pendant la journée (réfrigérateur, congélateur, VMC, box internet, etc.). Le but est de vous permettre de consommer directement l’énergie produite, plutôt que de la renvoyer vers le réseau.

    Une commande groupée pour un prix avantageux

    Cette commande groupée permet de réduire le tarif d’achat et d’alléger l’empreinte carbone associée à la production des panneaux. Elle s’inscrit dans une démarche collective et locale, à destination des habitants de Naves et des environs. La première campagne de commande se déroulera de décembre 2024 à février 2025, avec une livraison prévue fin mars 2025.

    Webinaire d’information : tout savoir sur les kits solaires

    Vous êtes intéressé(e) mais vous avez des questions sur les produits ou sur l’installation ? Ne manquez pas :

    webinaire d’information qui se tiendra le mercredi 18 décembre 2024 à 19h00

    (durée : environ 1h, plus si nécessaire en fonction des questions). Ce webinaire vous permettra de découvrir les kits et de poser toutes vos questions.

    Le webinaire sera animé en visioconférence via Zoom, et vous pouvez vous inscrire en cliquant [ici] ou sur le logo Zoom ci-dessous :

    Pas de matériel informatique ? Pas de problème ! Si vous n’avez pas accès à un ordinateur ou si vous avez des difficultés avec la plateforme, le webinaire sera retransmis dans plusieurs mairies locales. Nous vous indiquerons les lieux les plus proches et, si besoin, nous organiserons un covoiturage pour vous faciliter l’accès.

    Une démarche sans engagement

    L’objectif de ce webinaire est de vous fournir toutes les informations nécessaires pour vous permettre de prendre une décision éclairée. Aucune obligation d’achat n’est imposée, et même si vous n’avez pas l’intention d’acquérir un kit, vous êtes le bienvenu pour participer et vous informer.

    Les kits proposés sont destinés à une consommation individuelle (1 à 4 panneaux), mais si vous souhaitez une installation plus grande, il vous est conseillé de vous rapprocher des installateurs locaux. La coopérative ne souhaite pas entrer en concurrence avec les professionnels du territoire, mais encourage tout un chacun à choisir la solution la plus adaptée à son domicile.

    Quelques détails sur les kits Solarcoop :

    • 1 à 4 panneaux photovoltaïques par kit
    • Installation : au sol, façade ou toiture basse (garage, abri, etc.)
    • Premier prix : 540€
    • Puissance d’un panneau : 400 Wc (Voltec) ou 425 Wc (DualSun)
    • Dimensions : 1,722m x 1,134m (DualSun) / 1,835m x 1,042m (Voltec)
    • Structures : aluminium ou bois (option plus coûteuse)
    • Raccordement : sur une prise de courant classique
    • Garanties : 25 ans pour la production des panneaux et pour l’onduleur
    kit panneaux solaires solarcoop installé à St Salvadour en Corrèze

    Une opération ouverte à tous !

    Il n’est pas nécessaire d’être sociétaire pour bénéficier de cette offre groupée. N’hésitez pas à partager cette information autour de vous, l’objectif étant de sensibiliser le plus grand nombre à cette démarche collective pour l’autoconsommation solaire.

    Les livraisons se feront à Naves ou à Tulle (le lieu exact sera précisé ultérieurement). En janvier 2025, une réunion publique sera également organisée à Tulle pour répondre à toutes vos questions et vous informer davantage sur cette initiative.


    Centrales Villageoises – Énergies Cœur de Corrèze


    Passez à l’énergie solaire individuelle et autonome avec l’aide des Centrales Villageoises de Naves et produisez votre propre électricité de manière simple, économique et écologique ! 🌞🌱

  • L’association des Croqueurs de pomme de Corrèze [vidéo]

    L’association des Croqueurs de pomme de Corrèze [vidéo]

    Les Croqueurs de Pommes à “L’Arbre en Fête” : Biodiversité et Tradition au Rendez-vous

    Ce week-end, le centre agroécologique “Le Battement d’Ailes” à Cornil a vibré au rythme de la seconde édition de “L’Arbre en Fête”, un événement consacré à l’arboriculture et à la préservation des variétés fruitières locales. Parmi les stands qui ont marqué ces deux journées ensoleillées, celui des Croqueurs de Pommes de la Corrèze a attiré de nombreux visiteurs curieux et passionnés.

    Un stand riche en découvertes et partages

    Les Croqueurs de Pommes, association fondée en 2003 et dédiée à la préservation de la biodiversité fruitière en Corrèze, avaient préparé un espace mêlant pédagogie et passion. Reconnus pour leur engagement dans la sauvegarde des variétés anciennes de pommes, poires, châtaignes et autres fruitiers locaux, les membres de l’association ont proposé un atelier de pomologie.

    Les visiteurs ont pu y apprendre à identifier des variétés anciennes, découvrir leurs usages traditionnels (cuisine, jus, cidre) et obtenir des conseils pour cultiver et greffer ces arbres. Cet atelier a non seulement permis de mettre en lumière le patrimoine arboricole de la Corrèze, mais aussi de transmettre des savoir-faire souvent oubliés.

    Une association au service de la biodiversité

    Depuis sa création, l’association des Croqueurs de Pommes de la Corrèze s’est donné pour mission de protéger et valoriser les variétés fruitières locales. À travers la gestion de vergers de sauvegarde, comme celui de Saint-Clément, l’association préserve plus de 100 variétés anciennes recensées. Ces arbres sont étudiés, greffés et partagés pour assurer leur transmission aux générations futures.

    Leur travail dépasse la simple conservation : il s’agit également de valoriser les pratiques agricoles durables et de sensibiliser un large public à l’importance de la biodiversité dans nos vergers. Des événements comme “L’Arbre en Fête” s’inscrivent dans cette démarche, offrant à l’association une plateforme idéale pour partager son engagement.

    Vidéo de présentation des Croqueurs de Pommes

    L’un des moments forts du week-end fut l’interview de Daniel G., membre actif des Croqueurs de Pommes, passionné par les variétés anciennes et leur histoire. Présent sur le stand avec plusieurs autres membres de l’association, il a partagé son enthousiasme et ses connaissances avec les visiteurs.

    « Nous avons ici un patrimoine fruitier exceptionnel, qui mérite d’être sauvegardé non seulement pour sa valeur historique, mais aussi pour ses qualités gustatives et sa contribution à la biodiversité », a-t-il expliqué avec conviction dans notre vidéo.

    Un événement convivial et inspirant

    “L’Arbre en Fête” a également rassemblé sept pépiniéristes proposant des arbres de variétés locales et traditionnelles. Ce cadre convivial et ensoleillé a permis aux visiteurs d’échanger avec des passionnés et de repartir avec des plants adaptés à leur terroir, renforçant ainsi le lien entre les générations et la nature.

    Le stand des Croqueurs de Pommes s’est parfaitement inscrit dans cette dynamique, en mettant l’accent sur la transmission des savoir-faire et la découverte de la richesse arboricole de la région.

    L’arbre et l’avenir

    Avec des initiatives comme celles des Croqueurs de Pommes, la Corrèze se positionne comme un territoire engagé pour la sauvegarde de son patrimoine fruitier. Leur présence à “L’Arbre en Fête” témoigne de leur volonté de partager leur passion et d’encourager chacun à participer à la préservation de la biodiversité.

    Un événement comme celui-ci montre que la sauvegarde des variétés anciennes n’est pas seulement un enjeu environnemental, mais aussi une aventure humaine riche en partage et en inspiration. Rendez-vous est pris pour une prochaine édition, où les Croqueurs de Pommes continueront à cultiver l’avenir, une pomme à la fois. 🍎

    Les Croqueurs de Pommes du Limousin : Une Passion pour la Biodiversité Fruitée

    Une association engagée pour le patrimoine fruitier
    Au cœur du Limousin, dans la région Nouvelle-Aquitaine, les Croqueurs de Pommes de la Corrèze, fondés en 2003, sont une association dynamique et passionnée. Ils œuvrent pour préserver la biodiversité et mettre en valeur les espèces et variétés fruitières locales, avec une attention particulière portée aux richesses du terroir corrézien.

    Des objectifs clairs et des actions concrètes
    Les missions de l’association s’inscrivent dans la charte nationale des Croqueurs de Pommes. Depuis 2005, leurs actions s’organisent principalement autour de vergers de sauvegarde, notamment ceux de Saint-Clément, où le verger du plan d’eau et le verger J. Valade servent de terrains d’expérimentation et de préservation.

    Un patrimoine fruitier exceptionnel

    Le verger de collection de Saint-Clément
    Depuis 2007, les Croqueurs de Pommes de la Corrèze ont implanté un verger de collections fruitières sur un hectare à Saint-Clément. Ce verger rassemble 288 arbres fruitiers, dont 194 pommiers greffés, ainsi que des poiriers, cerisiers, pruniers, pêchers, châtaigniers et d’autres espèces. Ces arbres témoignent de la diversité variétale exceptionnelle du territoire.

    Les trésors de la pomme corrézienne
    Les Croqueurs ont recensé une centaine de variétés anciennes de pommes originaires de Corrèze, comme la pomme Banane au parfum unique, la Reinette dorée idéale pour la cuisine, et la Sainte Germaine, remarquable pour son goût et son arôme. Ces variétés font l’objet d’une traçabilité pomologique rigoureuse, assurant la préservation de leur identité et de leurs usages pour les générations futures.

    Une histoire de traditions et de diversité

    Hommage aux savoir-faire des paysans corréziens
    Les Croqueurs rendent hommage aux générations de paysans qui ont façonné le patrimoine fruitier local, en cultivant des variétés adaptées aux différents usages : couteau, jus, cidre ou cuisine. Parmi elles, des variétés résistantes aux maladies comme la Rochetaude et la Beurrière, ou encore des fruits emblématiques comme la châtaigne, avec le Marron de la Piale ou la Bourrue de Juillac.

    Un melting-pot arboricole
    Grâce aux déplacements des Corréziens dans les régions voisines, de nouvelles variétés ont enrichi le terroir : la Bardine, la Vernajoux, la Vigneronne ou encore des variétés tardives comme la Servant et la Pradale. Les Croqueurs poursuivent ce travail en valorisant d’autres espèces locales comme les noix, les prunes, les pêches et les cerises.

    Transmission et sensibilisation

    Des activités tout au long de l’année
    Les Croqueurs de Pommes de la Corrèze organisent des événements variés : séances de greffe, tailles d’arbres, ateliers pomologiques, expositions, rencontres et dégustations. Ils proposent aussi des greffons pour encourager la diffusion et la préservation des variétés locales.

    Un conservatoire vivant
    L’association a également créé un conservatoire de la vigne à Saint-Chamant, où 35 variétés de cépages sont actuellement cultivées, avec l’objectif d’en représenter une centaine à terme. Ce projet inclut des expérimentations sur des “variétés du futur”, naturellement résistantes aux maladies, et ambitionne de raconter l’histoire et les traditions de la viticulture locale à travers un parcours pédagogique.

    Une présence active dans la vie locale

    Les Croqueurs de Pommes de la Corrèze participent régulièrement à des événements et rencontres régionales, comme la Fête du Verger Familial ou des conférences sur l’origine des variétés locales. Ils mènent aussi des projets mémoriels, comme la plantation de pommiers en hommage aux soldats de Meilhards, et collaborent avec d’autres associations pour promouvoir la biodiversité fruitière dans toute la région.

    Un avenir tourné vers la valorisation et la transmission

    Les Croqueurs de Pommes du Limousin continuent de travailler pour préserver un patrimoine fruitier unique, tout en sensibilisant le public à l’importance de la biodiversité et des savoir-faire traditionnels. Grâce à leurs actions, la richesse des terroirs corréziens reste vivante et accessible aux générations futures.

    Où trouver “Les Croqueurs de Pomme de Corrèze” ?

    suivre le balisage à partir du rond point du centre bourg de St Clément

    contact informations RDV…: voir ci-dessus
    voir aussi sur le site “calendrier des activités en Corrèze” 

  • Projet extension méga-scierie Farges Egletons : revers juridique

    Projet extension méga-scierie Farges Egletons : revers juridique

    Tribunal administratif : Double décision en faveur des opposants au projet d’extension de Farges Bois à Égletons

    Le tribunal administratif a tranché en faveur des opposants au projet d’extension de la zone d’activités de Tra-le-Bos à Moustier-Ventadour, en Corrèze, visant à bénéficier à la scierie Farges Bois. Deux décisions majeures ont été rendues le 3 décembre : l’annulation de la déclaration d’utilité publique (DUP) et l’invalidation de la vente d’une maison appartenant à une riveraine.

    Une bataille longue et complexe

    Pour Jacqueline Monjanel, riveraine et l’une des requérantes, cette décision est une véritable victoire. « Elle est bien méritée après un long combat qui n’était pas à armes égales », a-t-elle déclaré. Aux côtés de sa fille Brigitte Mangeon et d’une association citoyenne, elle s’est opposée à ce projet controversé, qui aurait entraîné des expropriations et de potentielles atteintes environnementales. Leur combat a été marqué par plusieurs recours et audiences, la dernière en date ayant eu lieu le 19 novembre.

    L’annulation de la déclaration d’utilité publique (DUP)

    La première décision du tribunal porte sur l’annulation de la DUP, prise par un arrêté préfectoral en février 2022. Cette DUP visait à déclarer d’intérêt public l’extension de la zone d’activités pour permettre le développement de la scierie Farges Bois. Cependant, le tribunal a pointé plusieurs irrégularités. Selon Me Gwendoline Paul, avocate des requérantes, « la procédure souffrait de graves manquements, tant sur la forme que sur le fond ».

    Sur la forme, le tribunal a relevé une irrégularité procédurale : l’autorité préfectorale n’a pas utilisé les bases juridiques du Code de l’environnement, mais celles relatives à l’expropriation. Cette erreur a empêché une évaluation complète des impacts environnementaux réels, notamment sur les zones humides, les terres agricoles et les espèces protégées.

    Sur le fond, le tribunal a estimé qu’il n’existait pas d’éléments concrets et précis démontrant la portée réelle du développement économique attendu. Le nombre et la nature des emplois promis par le projet n’étaient pas suffisamment étayés, ce qui a contribué à l’annulation de la DUP.

    lutte et mobilisation citoyenne contre l'extension de la méga-scierie FARGES à Egletons - associtra

    La vente de la maison invalidée

    La deuxième décision concerne la vente d’une parcelle appartenant à Brigitte Mangeon et Jacqueline Monjanel. La communauté de communes Ventadour-Égletons-Monédières avait approuvé en mai 2024 la cession de ce terrain, comprenant leur maison, à la scierie Farges Bois pour un montant de 400 000 euros. Là encore, le tribunal a relevé des irrégularités : l’avis du service des Domaines, qui avait servi de fondement à la délibération, était devenu caduc en raison de l’annulation préalable du Plan Local d’Urbanisme (PLUI). Le tribunal a conclu que cette vente s’inscrivait dans une procédure irrégulière.

    Un contexte favorable aux opposants

    Ces deux décisions renforcent la série de victoires judiciaires obtenues par les opposants au projet. Dès janvier 2024, le tribunal avait déjà annulé une disposition du PLUI qui classait une parcelle en zone urbanisable en raison de la présence d’une zone humide.

    Pour les requérants, cette nouvelle annulation marque une avancée majeure. « Ces décisions montrent que le projet souffre de nombreuses lacunes juridiques et environnementales », a expliqué Me Paul, satisfaite des résultats obtenus. La mobilisation des riverains et des associations locales a clairement pesé dans la balance.

    Un avenir incertain pour le projet

    Du côté de la scierie Farges Bois, le projet semble désormais suspendu. En mai dernier, Damien Larue, directeur du site, avait déjà admis que le projet était « entre parenthèses » en raison des nombreux recours en cours. Avec ces nouvelles décisions, la situation se complique encore davantage.

    Les perdants disposent maintenant de deux mois pour faire appel des jugements rendus. Cependant, les arguments des opposants, soutenus par ces décisions judiciaires, rendent toute reprise du projet plus incertaine que jamais.

    Voir tous nos articles concernant le projet d’extension de la scierie Farges à Egletons (cliquez)

    lutte et mobilisation citoyenne contre l'extension de la méga-scierie FARGES à Egletons - associtra
  • Fêtes de fin d’années et cadeaux venus de Palestine …

    Fêtes de fin d’années et cadeaux venus de Palestine …

    Fipsouk est un projet de France Import Palestine ; il s’agit du site à vocation commerciale de distribution de produits exclusivement consacrés à l’artisanat palestinien.

    France Import Palestine est né suite au développement des échanges économiques avec une organisation d’agriculteurs et des petites entreprises artisanales palestiniennes avec l’association Le Philistin.
    Le premier objectif de FIP (France Import Palestine) est de répondre à la demande des acteurs économiques palestiniens. 



    Considérant la situation dans les territoires palestiniens occupés par les colonies et l’armée israélienne, ce commerce alternatif a pensé primordial de promouvoir les exportations de la production agricole et artisanale de ce peuple qui réclame l’application du droit international, et en particulier la liberté de circulation des personnes et des marchandises.
    Ce commerce alternatif a pour conséquence, outre l’apport financier à la société familiale palestinienne, la connaissance de sa culture .
    Fipsouk met un point d’honneur dans le maintien des relations très proches avec ces résistants pacifistes qui malgré leurs difficultés, participent au maintien des ressources naturelles rémunérant le travail d’hommes et de femmes, leur donnant accès à la dignité; l’aumône et la charité étant la dernière solution avant la famine .Afin d’entretenir ces relations, des équipiers Fipsouk se rendent régulièrement en Palestine et dans les Camps de Réfugiés avec lesquels ils travaillent.
    Ainsi ils proposent au consommateurs de leurs produits de les accompagner dans ces déplacements afin d’acquérir la connaissance « des gens » de Palestine ainsi que de leur situation.

    En réalisant cette action commerciale traditionnelle dans la proximité, Fipsouk participe à la reconnaissance d’un état palestinien promis par la résolution de l’O.N.U. depuis 1947.

    https://fipsouk.fr

    La boutique en ligne / les catégories de produits

    TOURNÉE FIPSOUK en Corrèze

    Mardi 10 décembre➜ Brive ➜ Poitiers ➜ Le Mans
    Mercredi 11 décembre ➜ Chartres ➜ Paris / Région Parisienne

    Pour savoir où nous trouver, demandez à être ajouter à notre newsletter en envoyant un mail à boutiquefipsouk@gmail.com Nous annonçons tous nos évènements en France ainsi qu’en Europe.

    Vous pouvez également nous suivre sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram sous le nom de Fipsouk.

    La boutique Fipsouk Ya Baladi à Marseille 12 place Alexandre Labadié (13001) vous accueille du mardi au samedi de 11h à 13h et de 15h à 19h.

    Pour toutes questions, contactez : 06 69 16 30 86

  • Adhérent à Citoyliens, utilisez votre compte, c’est très simple !

    Adhérent à Citoyliens, utilisez votre compte, c’est très simple !

    Nous faisons le constat que les adhérents à Citoyliens ne profitent pas beaucoup des contenus qui leur sont réservés (de plus en plus de vidéos, de bonus, de publications à accès réservé …)

    Citoyliens a besoin d’adhérents, et vous êtes nombreux à nous apporter ce type de soutien. Vous pouvez le faire en ligne via HelloAsso (cliquez) ou en nous envoyant un chèque à notre adresse : Association Citoyliens, 71 chemin de Lapeyre, Le Sirieix, 19380 Neuville (en nous rappelant votre adresse email et/ou téléphone afin de pouvoir vous confirmer la réception et vous envoyer un reçu.

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    Quels avantages pour les adhérents ?

    • Les adhérents sont invités aux assemblées générales, et prennent part à la vie de l’association, votent les décisions importantes pour la vie de l’association
    • Dans le site Citoyliens, les adhérents pourront trouver des contenus à accès réservé (des conférences, des bonus … )
    • En 2025, les adhérents pourront vivre des journées et sorties organisées pour eux !

    Grand merci pour votre adhésion présente ou à venir, merci pour votre soutien et votre participation à l’association.

    Nous espérons que vous apprécierez l’ensemble des offres que nous vous réservons.

  • Biodiversité, un outil pour le futur, conférence de Marc-André Selosse

    Biodiversité, un outil pour le futur, conférence de Marc-André Selosse

    Vidéo de la conférence “Biodiversité” de Marc-André Selosse à Naves le 1er Octobre 2024

    Mardi 1er Octobre 2024, la ville de Naves invitait Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris et aux universités de Gdansk (Pologne) et Kunming (Chine). ( événement )

    Dans cette conférence passionnante, Marc-André Selosse explore la biodiversité sous un angle à la fois scientifique et profondément humain. De manière captivante et accessible, il nous emmène dans un voyage au cœur de l’invisible : microbes, champignons, diversité génétique, et leurs rôles essentiels dans nos écosystèmes et dans nos vies quotidiennes. À travers des exemples concrets et des anecdotes, Selosse démontre que la biodiversité ne se limite pas à une simple liste d’espèces, mais est un processus vital, dynamique et fonctionnel, façonné par l’évolution.

    Il met en lumière la crise actuelle non seulement comme une crise de la biodiversité, mais comme une crise de la viabilité de la Terre pour l’homme, tout en soulignant les solutions que la biodiversité elle-même peut offrir. Enrichir nos sols, protéger nos ressources alimentaires, et même soigner nos corps, la biodiversité est un levier puissant que nous devons réapprendre à utiliser.

    Ce discours nous invite à réviser notre relation avec le monde vivant, en nous rappelant que préserver la biodiversité, c’est également préserver notre propre avenir et celui de nos enfants.

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    💬 Laissez un commentaire si vous avez des questions ou des réactions après la conférence.
    👍 N’oubliez pas de liker si vous avez apprécié cette vidéo !

    Marc-André Selosse préside depuis sa création en 2019 la Fédération BioGée qui réunit des Académies et des sociétés scientifiques pour remettre les savoirs et les démarches de la biologie au cœur des questions sociétales et au service du citoyen.

    𝐋’𝐚𝐠𝐫𝐨𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐬𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 – Non seulement c’est possible mais c’est aussi vertueux, pour l’environnement, pour le vivant, pour la santé des salariés et celle des consommateurs !

    Échanges avec le public

    La suite de l’article est réservé aux bénévoles / adhérents / partenaires —– identifiez-vous sur cette page (cliquez).

    [s2If current_user_can(access_s2member_level1)]

    Liste de livres de Marc André Selosse

    Marc André Selosse dédicaçait ses livres à l’issue de la conférence.

    [/s2If]

  • Appel à commémorer la Déclaration Universelle des Droits Humains

    Appel à commémorer la Déclaration Universelle des Droits Humains

    Appel du collectif du 10 décembre à Brive

    Voici un communiqué transmis par le Collectif du 10 décembre à Brive. Le Collectif du 10 décembre est composé des associations suivantes :

    Actionaid-Peuples solidaires — Amnesty International groupe de Brive — CCFD-Terre Solidaires — Fraternité Edmond Michelet — Ligue des Droits de l’Homme section Brive Corrèze — Mouvement de la Paix 19 — Secours catholique de Corrèze

    A Brive la Gaillarde, dans le Jardin éclairé du Musée de la Résistance Michelet, ce 10 décembre 2024 à 18h, comme tous les ans, ces 7 associations se rassemblent et invitent à célébrer un anniversaire ; l’anniversaire de la publication de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par l’Assemblée Générale des Nations Unies.

    Le 10 décembre 1948, après les massacres des deux guerres mondiales, le nazisme, l’holocauste, des personnalités de l’Assemblée de Générale des Nations Unies proposent à l’humanité meurtrie, un texte fondateur en 30 articles pour se remettre debout coûte que coûte.

    En 1948, il leur en avait fallu du courage et de la foi en l’avenir pour oser, après les massacres des deux guerres mondiales, le nazisme, l’holocauste, proposer à l’humanité meurtrie, un texte fondateur en 30 articles pour se remettre debout coûte que coûte.

    Ils étaient une dizaine, des 4 coins du monde : Eleanor Roosevelt, le Docteur Chang, le français René Cassin et quelques autres à avoir osé proposer un pacte universel de liberté, d’égalité, de fraternité.

    Le 10 décembre ? une date qui devrait faire battre le cœur de tous les humains, mais tellement discrète, presque invisible.

    Le Collectif du 10 décembre, vous invite à venir nombreux partager ce geste annuel symbolique qui doit rappeler à tous la nécessité de s’engager selon ses possibilités, à défendre la vie, la dignité, la justice et la protection de la planète.

    Rendez-vous le 10 décembre à 18H, Musée Michelet, à Brive-la-Gaillarde

  • Appel de la LDH19, la Libre Pensée et le Mouvement de la Paix

    Appel de la LDH19, la Libre Pensée et le Mouvement de la Paix

    Voici l’appel commun des trois associations LDH, LP, Mvt de la Paix de la Corrèze pour le cessez le feu permanent en Palestine et au Liban.

    Ces trois associations étaient bien sûr présentes au 37eme rassemblement pacifiste à Gentioux le 11 novembre dernier pour maudire toutes les guerres celles d’hier comme celles d’aujourd’hui.

    C’est en ce sens qu’elles ont décidé de lancer cet appel commun en Corrèze.

    Ces rassemblements se déroulent depuis 10 mois devant le théâtre à Brive (déplacé devant l’arbre de la Paix (parc de la Guierle) à compter du 30 novembre jusqu’au 10 janvier.

    En Palestine et au Liban c’est l’humanité que l’on assassine !

    L’urgence est là depuis des mois, alors que les statistiques morbides s’égrènent comme une
    terreur sans fin. Le pire serait l’oubli et la banalisation des bombardements et des massacres
    d’une population majoritairement composée de femmes et d’enfants. Depuis des mois, en plus des
    victimes directes des bombardements, se développent des maladies infectieuses et une famine
    infantile insoutenable.

    Il n’y a aucune accalmie à Gaza, au contraire. L’armée israélienne bombarde régulièrement les
    hôpitaux, les écoles où se réfugie la population civile : de nombreuses personnes déplacées sont
    brûlées vives dans leur sommeil sous leurs tentes.

    Le nord de la bande de Gaza est totalement isolé. Les camps de réfugiés sont régulièrement
    pilonnés. Environ 400 000 personnes sont restées dans le nord, sans abris, sans nourriture et sans
    soins, elles sont menacées de mort. L’armée israélienne a détruit la majorité des infrastructures
    d’eau, d’assainissement, de communication, d’énergie et de transport de Gaza, ainsi que ses écoles
    et ses hôpitaux. Les vergers, les champs et les serres ont été systématiquement rasés.

    L’ensemble du Liban est attaqué par l’armée israélienne qui rêve de dépecer cet état pourtant
    souverain. Selon le ministère de la santé libanais, plus de 3 480 personnes ont été tuées au Liban
    dont une majorité depuis l’intense campagne de bombardements israéliens menée depuis fin
    septembre, assortie d’une offensive terrestre dans le sud du pays. Plus de 1,2 million de Libanais
    ont été déplacés.

    L’ONG de défense des droits humains (Human Rights Watch) montre qu’Israël a non
    seulement procédé à des déplacements forcés multiples à Gaza – un crime de guerre – mais que
    ceux-ci sont « généralisés et systématiques » et résultent d’une volonté politique de l’Etat israélien.
    Ils constituent ainsi un crime contre l’humanité.

    Le comité spécial des Nations unies estime dans son dernier rapport que les méthodes de
    guerre employées par Israël « correspondent aux caractéristiques d’un génocide ».

    La qualification par la Cour Internationale de Justice (CIJ) de « risque de génocide », est bien
    réel, et pourtant le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou (lui même visé par Cour
    Pénale Internationale-CPI) bénéficie du silence et surtout de la complicité des pays qui se disent
    occidentaux.

    La politique génocidaire du gouvernement israélien s’appuie allègrement sur la honteuse
    campagne qui en France accuse d’antisémitisme toute personne osant déclarer son empathie
    pour le peuple palestinien.

    Nous le disons haut et fort :

    Rien ne peut justifier ces massacres, ces destructions, ce génocide.

    Sans la complicité des « grandes puissances », qui continuent d’armer et de soutenir
    politiquement et économiquement les auteurs du génocide en cours, Netanyahou ne pourrait
    pas poursuivre sa politique génocidaire !

    C’est pourquoi nous appelons à nouveau l’ensemble de la population, les organisations syndicales, les associations et les partis politiques à participer aux rassemblements et manifestations qui se déroulent tous les samedis matin à 10h30 à Tulle (place Gambetta à coté de la Cathédrale)
    à Brive (Place de la Guierle devant le Théâtre)

    pour exiger :

    • le cessez-le-feu en Palestine et au Liban,
    • l’arrêt de la livraison de matériels militaires,
    • l’arrêt du soutien politique et financier à l’Etat génocidaire israélien,
    • le jugement des criminels de guerre devant les juridictions internationales.

    Contacts : Ligue des Droits Humains, Libre Pensée, Mouvement de la Paix

    Martial Roufy Co-président de la Ligue des Droits de l’Homme
    brive@ldh-France.org

    Ivan Trime – Président de la Libre Pensée librepensee19@aol.com

    Henri Vacher – Président du Mouvement de la Paix mouvementdelapa