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  • Tribune corrézienne d’un collectif d’associations refusées de subventions

    Tribune corrézienne d’un collectif d’associations refusées de subventions

    Nous publions cette tribune pour exprimer notre solidarité avec un groupe d’associations de Corrèze confrontées à des refus de subventions non justifiés.
    À travers Citoyliens, nous souhaitons offrir un espace de soutien et de diffusion aux collectifs et associations du Sud-Corrèze qui s’efforcent, malgré les difficultés, de construire un monde plus solidaire, juste et respectueux du vivant. Face aux freins qui sont mis à leur activité, nous affirmons notre engagement à leurs côtés pour défendre leurs actions essentielles, leur autonomie et les valeurs qu’elles incarnent.

    Le texte de cette tribune collective d’association refusées de subventions

    Nos associations essayent de bâtir un monde fondé sur la solidarité, Elles visent à soutenir chaque individu, en particulier celles et ceux qui sont marginalisé.e.s ou discriminé.e.s. Pour les femmes, les minorités de genre et les personnes racisées confrontées à une société dominée par le sexisme, l’homophobie et les violences racistes qui se déchaînent, les personnes handicapées face à un système validiste, et les personnes vulnérables dans une économie de concurrence. Nous travaillons à créer des réseaux d’entraide, à développer des liens étroits là où nous vivons et à lutter contre ces injustices sociales. Nous essayons de rendre réel et effectif un monde respectueux du vivant et plus juste, en créant des espaces pour se questionner et expérimenter des alternatives.

    Concrètement, cela se traduit par l’implication dans divers secteurs, en voici un échantillon : l’animation de lieux et d’espaces culturels, l’agriculture biologique, la cuisine végétarienne, la construction écologique, l’éducation, l’autonomisation technique, la recherche, la prévention et la sensibilisation contre les discriminations et violences, l’art, l’information …

    Ces activités ont en commun d’incarner une manière de prendre soin des un.es et des autres, là où nous vivons, contre un monde qui nous pousse à l’individualisme et l’exploitation. Souvent nous sommes la seule proposition locale d’un service public associatif qui répond à des besoins non satisfaits par l’État et l’économie.

    Aujourd’hui, nous, associations Limousines, souhaitons interpeller (les gens d’ici et d’ailleurs, les médias, les élu.es…) sur une situation sans précédent que nous vivons depuis quelques années : ces expériences associatives et solidaires sont empêchées par l’État lui-même, depuis le Ministère de l’Intérieur jusqu’aux préfectures.

    Voici quelques exemples de ce que nous subissons de la part de l’État aujourd’hui :

    • Arrêt des subventions dès lors que l’association ou seulement l’un.e des membres sont identifié.es comme critiques des politiques publiques actuelles.
    • Rupture de conventions de soutien pluriannuelles sans explication, sans préavis.
    • Mesures administratives relevant de la police politique : alors que les commissions composées de la « société civile » valident les dossiers de subvention, que les fonctionnaires en font une instruction positive, les préfectures écartent les dossiers en se basant sur les rapports des Renseignements Territoriaux.
    • Évocation d’une « liste noire » d’association avec lesquelles il n’est plus envisageable de travailler et contre lesquelles s’abattent des mesures discriminatoires

    Cette situation affaiblit nos associations et les menace de disparaître.

    Ce que vivent nos associations s’inscrit dans un contexte plus global de répression qui a débuté avec les associations musulmanes, stigmatisées et considérées comme antirépublicaines. Ensuite, les associations solidaires des exilé.es, les associations antiracistes et antifascistes ont dû faire face au même racisme systémique auquel l’État prend part. Si cette politique répressive, s’est tissée sur un temps long, elle s’accélère et se systématise depuis 2021 avec la mise en place du « Contrat d’Engagement Républicain » (CER). L’Observatoire des Libertés Associatives le confirme via ses investigations en cours. Le CER est implicitement utilisé par les préfectures pour refuser l’octroi de subventions à certaines associations. Cette utilisation implicite rend très difficile les recours légaux. Pour autant, les réponses collectives émergent (lettres ouvertes de 66 associations bretonnes 1, organisation de journées d’échanges sur les atteintes aux libertés associatives, démarche de saisine du Haut Conseil à la Vie Associative, interpellation via les médias nationaux et locaux, etc.).

    Ce que vivent les associations n’est pas sans lien avec les répressions dures des mouvements sociaux (loi travail et retraites, gilets jaunes, méga-bassines…), le harcèlement policier des habitants des quartiers populaires, la mise au pas ou au banc des fonctionnaires contestataires (infirmièr.es, pompièr.es, enseignant.es…). Donc, à l’instar d’autres secteurs et d’autres localités, nous subissons des violences étatiques qui visent à taire la critique des politiques actuelles, à casser nos systèmes de solidarité et nos moyens de subsistance. Ceci ayant des implications individuelles ravageuses.

    Sans ce service public associatif, c’est toute une perspective écologique, sociale et égalitaire qui ne trouve plus à se vivre et qui laisse, par son absence grandissante, encore davantage de place au monde tel qu’il va, c’est-à-dire mal.

    Au delà de ces modalités d’organisation et d’action, ce « nous » des associations est également un « nous » habitant, animé par cette volonté de faire exister et perdurer des liens par delà les tendances à la division et au repli. Ce que cette vivacité associative crée de relai et d’appui par des formes d’entraide et de protections collectives matérialise un commun essentiel là où nous habitons. Porter atteinte à cette ressource que nous construisons, entretenons et essaimons revient à porter atteinte à nos libertés collectives. Par extension, c’est une atteinte à la liberté d’agir et de penser, de s’exprimer, bref, aux libertés de chacun.e. Cette situation est l’affaire de tous et toutes.

    Nous invitons le plus grand nombre à faire circuler cette tribune afin de dénoncer l’étouffement de la vitalité associative et démocratique dont nous avons plus que jamais besoin.

    Il s’agira aussi d’amplifier la force de nos liens de solidarité pour submerger la politique répressive actuelle et faire advenir un quotidien plus désirable.

    1 https://www.vivarmor.fr/2024/04/04/lettre-ouverte-pour-la-liberte-associative-signons-et-partageons/

  • SOLIDARITÉ – Un parrainage de familles d’exilés organisé par Corrèze-Solidarité

    Un soutien moral et citoyen

    (article de La Montagne / Frédéric Rabiller)

    SOLIDARITÉ – Un parrainage de familles d’exilés organisé par le collectif “Corrèze Solidarité”

    Des familles de réfugiés hébergées à Tulle ont été parrainées à l’initiative du collectif Corrèze Solidarité. L’objectif : leur apporter un soutien moral et les aider dans leurs démarches administratives.

    C’est une nouvelle étape dans son combat aux côtés d’exilés que le collectif Corrèze Solidarité a franchie hier, en mairie de Tulle.

    Après s’être opposé avec succès à la décision de la Préfecture de la Corrèze de ne pas renouveler l’hébergement d’urgence d’une quarantaine de personnes (*), le collectif continue de se mobiliser à travers le parrainage de familles.

    Quatorze personnes hébergées à Tulle par l’association Le Roc ont ainsi été « adoptées », chacune par deux parrains ou marraines.


    Des familles vulnérables

    « C’est un peu comme un baptême républicain, mais il n’y a rien d’officiel », a précisé Dominique Grador du Réseau Education Sans Frontières (RESF).

    Concrètement, il s’agit pour chaque parrain et marraine d’apporter à leur filleul un soutien, une attention, et de l’aider dans sa vie quotidienne, de lui faciliter un parcours administratif parfois compliqué pour qu’il puisse acquérir des droits pour se former et travailler.

    « Les familles n’ont pas été choisies au hasard. Elles sont dans une vulnérabilité avérée avec des petits enfants et des jeunes enfants qui peuvent se retrouver en danger », a souligné Sylvie Christophe, une des chevilles ouvrières du collectif, tout en saluant l’engagement du maire, Bernard Combes, lui aussi parrain, et des élus de la ville pour favoriser ces parrainages.

    Habitante de Saint-Clément, Annie Guyot est la marraine de Koro, une fillette de 3 ans.

    « Je la connais ainsi que sa maman Mari depuis janvier 2023. Elles viennent à l’atelier cuisine du Secours catholique. Quand vous connaissez les personnes, vous n’êtes pas insensible. On vit leur situation sur un plan affectif et personnel. Il faudrait que nos élus connaissent les personnes avant de prendre des décisions les concernant », a-t-elle avoué.

    Cette cérémonie de parrainage a été l’occasion pour les parrains et leurs filleuls de faire connaissance et d’entamer un projet de vie dans les pas les uns vers les autres.

    (*) Le tribunal administratif les a autorisés à rester dans les hébergements jusqu’à leur jugement prochain.

    Voir aussi notre article – et “La Montagne” – et aussi ici –

  • L’Arbre en Fête (2) au Battement d’Ailes

    L’Arbre en Fête (2) au Battement d’Ailes

    Au Battement d’ailes à Cornil (19), les 30 novembre et 1er décembre.

    Venez découvrir la 2ème édition de « L’Arbre en Fête » les samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre 2024, au Battement d’ailes à Cornil, en Corrèze (19). Cet évènement est organisé par le CIVAM SAEL, la Pépinière Le Poèmier et le Battement d’ailes.

    Vous trouverez une foire aux arbres mettant à l’honneur des pépiniéristes aux pratiques agricoles respectueuses du sol et du vivant, ainsi qu’un marché de producteur·ices et d’artisan·es œuvrant pour une production locale de qualité.

    Le week-end sera rythmé par des ateliers, des animations, des visites, des conférences et des démonstrations mettant en lumière « l’Arbre » sous toutes ses formes. Des stands d’associations locales seront présents : une belle occasion pour échanger autour des thématiques arboricoles et forestières. Retrouvez également une lecture contée, une conférence, ainsi qu’une soirée jam musicale le samedi soir !

    Tout est prévu pour passer un agréable moment, aussi bien pour les petits que pour les grands.


    Infos pratiques :

    • Horaires : de 9h à 23h le samedi et de 9h à 17h le dimanche.
    • Restauration : les midis et le samedi soir (végétarien).
    • Entrée : prix libre selon vos envies et moyens.
    • Chiens : tenus en laisse sur le site.
    • Ateliers : certaines activités nécessitent une inscription préalable via info@lebattementdailes.org.

    Zoom sur la programmation

    Samedi 30 novembre (à partir de 9h) :

    À la découverte des bourgeons et de la gemmothérapie
    De 10h à 12h – Avec Julien Barataud du Gaec Melilotus
    Une balade botanique pour identifier les bourgeons et découvrir leurs propriétés médicinales.

    Visite découverte des arbres du lieu
    De 10h30 à 12h30 – Avec Pascal Brette de La ferme commune
    Découvrez l’histoire arboricole du site au cours d’une balade enrichissante.

    Un réseau de jardins-forêts en Corrèze
    De 14h à 15h30 – Avec Quentin Ellès du CIVAM SAEL
    Présentation des projets locaux favorisant l’autoconsommation grâce aux vivaces.

    Balade en famille : développer notre lien aux arbres et aux forêts
    De 14h à 16h30 – Avec Sittelle est le lien
    Jeux et pratiques sensorielles pour une meilleure connexion à la nature.

    Lecture performée : « L’Homme qui plantait des arbres » de Jean Giono
    De 17h30 à 18h15 – Avec Aurore Besse et Nicolas Lebar
    Une mise en voix et en musique de cette belle histoire écologique.

    Jam / Bœuf musical
    À partir de 21h
    Clôturez la journée en musique, instruments et créativité bienvenus !

    Dimanche 1er décembre (9h-17h) :

    Grimpe d’arbre, parkour primal, Tarzan movement
    De 10h à 12h30 – Avec le Collectif de grimpe arboricole
    Visionnage de documentaires et initiation aux techniques de grimpe.

    Atelier-conférence : bien choisir ses arbres fruitiers
    De 14h à 15h30 – Avec Vincent Bottois de la pépinière Le chant des sèves
    Apprenez à sélectionner les variétés adaptées à vos besoins.

    Réaliser sa tontine en osier vivant
    De 14h à 15h30 – Avec Vincent Bottois
    Atelier pour concevoir des supports de plantes en osier vivant.


    En continu les deux jours :

    • Foire aux arbres avec des pépiniéristes locaux.
    • Marché d’artisan·es et producteur·ices.
    • Exposition de peinture autour du paysage et des milieux forestiers.
    • Stand de pomologie pour identifier vos variétés de pommes.
    • Jeux en bois et coin chill/lecture.

    Organisateurs :

    Le CIVAM SAEL
    Association d’éducation populaire axée sur la gestion douce des ressources et l’agroforesterie.

    La Pépinière Le Poèmier
    Producteur·ices d’arbres fruitiers biologiques, spécialisés en variétés anciennes et locales.

    Le Battement d’ailes
    Association proposant des ateliers culturels et environnementaux.


    Pour toute question ou pour télécharger le programme, cliquez ici.


  • Spectacle LARZAC à Cornac (Bretenoux)

    Spectacle LARZAC à Cornac (Bretenoux)

    « LARZAC ! », une histoire sociale racontée par Philippe Durand

    Une plongée dans l’intimité des témoignages collectés, qui nous interroge sur notre rapport à la propriété, à l’agriculture paysanne, à la démocratie…

    Le verbe haut, l’esprit vif et la poésie dans la langue. Ainsi nous parlent les habitants du plateau du Larzac, de la vie paysanne, des outils collectifs de production agricole et de leur projet de société : La société civile des terres du Larzac.

    Dans un décor brut et intimiste, un comédien-narrateur nous raconte cette aventure sociale dans toute sa complexité. Avec respect, il retranscrit la parole des paysans, sans langue de bois, au plus près de leur réalité.

    Voilà un spectacle qui entend faire grand bruit sur cette aventure sociale extraordinaire !

    Texte et interprétation Philippe Durand – Cie 13.36

    Tarif 10 € – À partir de 14 ans- Durée : 1h20 – partage du verre de l’amitié après le spectacle

    Présenté dans le cadre du réseau Chainon – organisé par le Lieu Commun

  • Causerie Claude Duneton à Serilhac (audio)

    Causerie Claude Duneton à Serilhac (audio)

    Claude Duneton (1935-2012) était un écrivain, historien du langage et militant fervent des langues régionales, notamment l’occitan, et d’un français enraciné dans le peuple. Né en Corrèze dans une famille modeste, il surmonte une enfance difficile sous l’Occupation pour exceller dans ses études et devenir enseignant d’anglais. Il abandonne cependant cette carrière pour se consacrer à l’écriture, au théâtre, et à la défense du patrimoine linguistique.

    Parmi ses œuvres majeures, Parler croquant (1973) marque un tournant par son immense succès, explorant la richesse populaire de la langue française. Il poursuit avec La Puce à l’oreille (1978), une anthologie des expressions imagées devenue incontournable. En 1990, il publie Le Bouquet des expressions imagées, fruit de onze ans de travail et récompensé par l’Académie française. Son ouvrage Histoire de la chanson française (1998) est une œuvre monumentale en deux volumes. Enfin, Le Monument (2004), un récit poignant autour des noms gravés sur le monument aux morts de son village natal, est salué par la critique.

    Chroniqueur prolifique, acteur de théâtre et de cinéma, il laisse une empreinte marquante dans le paysage culturel français. En hommage à sa personnalité complexe et à sa riche contribution, l’ouvrage collectif Duneton façon puzzle, rédigé par des littérateurs qui l’ont côtoyé et admiré, assemble les fragments de son héritage unique.

    Le livre source de la Causerie : “Duneton façon puzzle”

    Ouvrage coordonné par Catherine Merle, Gisèle Joly et Pierre Chalmin. Voici déjà onze ans que Claude Duneton a tiré sa révérence.
    Figure originale et attachante, il a marqué tous ceux qui l’ont fréquenté.
    L’auteur du Bouquet méritait bien qu’on lui en offrît un à son tour.
    Amis, collègues, partenaires, compagnons de route, tous ont souhaité parler de lui, de lui avec eux.
    Chacun apporte ici sa pièce pour composer le portrait d’un personnage sans doute plus complexe que ce qu’il a pu paraître. Un puzzle, en somme, dans tous les sens du terme.

    La causerie de Mme Prevot à Serilhac

    Voici la causerie qui a été donnée par Mme A.M. Prévot le 17 Novembre à Serilhac ‘Claude Duneton, ce monument”. Cette causerie a été composée à partir du livre collectif “Duneton façon puzzle” dont A.M. Prévot, Docteur et Agrégée de lettres modernes a été contributrice.

    La suite de l’article est réservé aux bénévoles / adhérents / partenaires —– identifiez-vous sur cette page (cliquez).

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    Merci de votre adhésion et aide, bonne lecture de cette causerie !

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  • Témoignage “retour des quartiers autonomes à Athènes”

    Témoignage “retour des quartiers autonomes à Athènes”

    ( ce témoignage est la suite de l’appel à don lancé le 13 mars ici )

    Rappel : projection du film lundi soir à Objat en présence du réalisateur (cliquez)

    Article témoignage de deux Corréziens partis en convoi d’Objat à Athenes au printemps 2024

    Le film NOUS N’AVONS PAS PEUR DES RUINES ne laisse pas indifférent.
    C’est suite à sa diffusion en début d’année à Limoges que nous avons définitivement penser à rejoindre le convoi solidaire pour la Grèce, initié par l’association ANEPOS animée par Maud et Yannis YOULOUNTAS , le réalisateur du film.

    Solidarité, accueil des migrants, réappropriation des lieux de vie, luttes féministes, anticapitalistes et antifascistes, autogestion, mais aussi partage et convivialité, bienveillance et amitié ; tous les ingrédients étaient réunis pour partir – un peu – à l’aventure, une aventure humaine optimiste et solidaire.

    Nous concernant, le périple a duré 15 jours. Le convoi, c’est d’abord collecter ce que l’on va transporter. Nous avons pu remplir notre voiture principalement de denrées alimentaires, médicaments, jouets et chaussures, grâce aux amis mais aussi avec le soutien financier de Sud Ptt Limousin et du Collectif Citoyen Vigilance et Initiatives basé à Objat.

    Le lieu de départ du convoi et d’accueil des participants est Martigues. C’est aussi l’endroit où sont réorganisés les véhicules en fonction des lieux de distribution : squat de migrants, cantines solidaires, dispensaire de santé, écoles du réseau Freynet ; tous situés dans le quartier d’Exarcheia au centre d’Athènes, tous autogérés où nous avons été superbement accueilli.

    Des collectifs ont pu aussi être soutenus, pour le cinéma indépendant, ou pour les actions contre l’arrivée du métro dans ce quartier populaire et étudiant menacé par une gentrification planifiée. A chaque endroit, l’accueil y a été des plus chaleureux, et bien plus lorsque le film de Yannis était diffusé.

    Une partie du convoi (sans nous) a pu ensuite rejoindre la Crête où les besoin sont tout aussi important et les luttes toutes aussi légitimes : ré-occupation du squat de XANIA après qu’il fut saccagé par la police, récupération du droit d’accès aux plages, opposition à la construction d’un nouvel aéroport …

    Cette expérience fut des plus enrichissantes ; à la fois elle permet une prise de conscience par le réel de ce que le capitalisme peut produire de plus exécrable (misère, injustice, autoritarisme, …) mais elle permet aussi de réaliser la grandeur du champ des possibles ; que réagir, s’indigner, se révolter, s’organiser pour une société meilleure, nous en avons la capacité.

    L’inéluctable n’existe pas parce que NOUS N’AVONS PAS PEUR DES RUINES et QUE NOUS PORTONS UN MONDE NOUVEAU DANS NOS COEURS*.

    Cathy et Didier BOUYSSE

    * paroles attribuées à Buenaventura Durutti

    Petite galerie photo

    N’oubliez pas, lundi 25 novembre à 19h30 à Objat (pot d’accueil à 18h30 ), projection-débat du film “Nous n’avons pas peur des ruines” en présence du réalisateur

  • Mobilisation “Novembre” contre les violences sexistes et sexuelles

    Mobilisation “Novembre” contre les violences sexistes et sexuelles

    Appel national des organisations syndicales et associations féministes, trans-féministe, Lgbtqia+, anti-validiste, antiraciste, anti-grossophobe, afro féministe, pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

    Les femmes, les enfants et les personnes issues de la communauté LGBTQIA+ subissent au quotidien des violences sexistes et sexuelles, verbales et physiques.

    En France, au 28 octobre 2024, nous comptions déjà 111 féminicides.

    • 75 % d’entre eux ont eu lieu au sein d’un couple, laissant des enfants orphelins.

    Chaque année :

    • 220 000 femmes sont victimes des violences de leur conjoint ou ex-conjoint.
    • Chaque jour, 250 viols ou tentatives de viols sont commis, et une justice qui refuse toujours de croire la parole des victimes.
    • 8 femmes sur 10 en situation de handicap sont victimes de violences sexistes et sexuelles.
    • 8 personnes transgenres sur 10 subissent des agressions.

    Le 23 novembre 2024 nous serons dans la rue :

    • Pour rappeler qu’être une femme, et d’autant plus une femme racisée, trans, non valide, ou une personne LGBTQIA+, c’est vivre en étant partout exposé.e aux violences.
    • Pour rappeler que les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles. Tous les jours, 450 enfants en sont victimes. Des enfants qui parlent, mais qui ne sont pas écoutés.
    • Pour dénoncer l’absence de politiques publiques efficaces de lutte contre les violences faites aux femmes, aux enfants, aux personnes LGBTQIA+ et aux minorités de genre.

    Ces violences de genre s’inscrivent dans un contexte social et politique d’inégalités, d’injustices et de racisme. Dès aujourd’hui, organisons-nous pour construire un monde libéré de l’exploitation, des oppressions et des discriminations !

    Nous appelons les associations, organisations politiques, syndicats, et toute la société à nous rejoindre pour un mouvement de masse.

    Manifestation le 23 novembre 2024 à Tulle 14h place Brigouleix ! (cliquez)

    Le programme des événements du mois contre les violences sexistes et sexuelles en Corrèze

    Événements et rencontres des organisations et associations féministes, transféministes, LGBTQIA+, antivalidistes, antiracistes et antigrossophobes de Corrèze.

    Atelier parents-enfants

    • Meymac
      Atelier “Mon corps m’appartient” au Clau del Pais et à l’Espace Jeunes de Meymac, organisé par le Planning Familial 19 et La Maison Sur la Place.

    Journée de sensibilisation

    • Brive-la-Gaillarde – 9h30 à 17h
      Ateliers et échanges sur la déconstruction des stéréotypes de genre au Centre Culturel de Brive. Cette journée est organisée par Les Yeux Verts et Le Centre Culturel. Sur inscription uniquement.

    Ciné-débat

    • UGC Brive-la-Gaillarde – 19h
      Débat et projection du film “Les Chatouilles” d’Andréa Bescond, organisé par le Cinéma CGR de Brive, les associations Arc-En-Corrèze et SFENDO, ainsi que par le Comité local NousToutes19 & Limousin. Tarif unique : 7€ la place.

    Cercle de Parole

    • Brive-la-Gaillarde – 10h à 12h
      Cercle de parole sur “Violences sexistes, sexuelles, obstétricales, gynécologiques et violences médicales”, chez Mlle Libellule, 14 rue Saint-Martin à Brive. Cet événement est organisé par l’association SFENDO (Sororifemme-Endométriose). Sur inscription uniquement.

    Atelier & Soirée Féministe

    • Chartrier-Ferrière – 14h à 01h
      Ateliers sur le consentement, ateliers d’écriture et temps d’échange sur les VSS, suivis d’une Soirée Rap Féministe, à l’Oasis des Âges. Cet événement est organisé par En Corps 19.

    Une Cérémonie publique à la mémoire des femmes victimes de violences sera organisée le dimanche 24 novembre à Brive-la-Gaillarde (Stèle square municipal “La Roseraie”) par SOS Violences Conjugales 19.

  • La Scierie mobile de Faite et Racines Réinvente une filière bois locale 🌳

    La Scierie mobile de Faite et Racines Réinvente une filière bois locale 🌳

    L’association Faite et Racines travaille à réinventer la gestion forestière grâce à une scierie mobile. Cet outil innovant permet de transformer directement le bois en produits finis, là où les arbres sont abattus, réduisant ainsi les coûts logistiques et l’impact environnemental. Mais cette machine ne se contente pas d’être pratique : elle symbolise une nouvelle façon de valoriser le bois localement, tout en fédérant les acteurs d’une filière souvent cloisonnée.

    Une Scierie Mobile : Comment ça fonctionne ?
    La scierie mobile est une machine impressionnante. Transportable en voiture, elle peut être installée directement sur les parcelles forestières. Elle permet de scier des grumes allant jusqu’à 7 mètres de long et 1 mètre de diamètre, répondant ainsi aux besoins de projets ambitieux comme la réalisation de pièces de charpente ou de planches pour la construction.

    Quelques points techniques :

    • Conditions climatiques : Fonctionne même sous la pluie, tant que l’humain supporte les intempéries !
    • Rendement : Jusqu’à 5-6 m³ de bois scié par jour, suffisant pour une activité rentable.
    • Flexibilité : Idéale pour produire aussi bien des pièces de charpente que des planches brutes.

    Un Projet de Mutualisation et de Transmission
    Au-delà de la performance technique, Faite et Racines imagine un modèle de partage inspiré des CUMA agricoles (Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole). L’idée : mettre la scierie mobile à disposition d’artisans, bûcherons ou gestionnaires forestiers qui n’ont pas les moyens d’acquérir un tel équipement.

    Objectifs du projet :

    1. Former les utilisateurs à l’exploitation de la scierie et des autres matériels forestiers.
    2. Faciliter l’accès à des outils performants pour des projets collectifs ou individuels.
    3. Renforcer l’économie locale en valorisant le bois directement dans les territoires.

    Réflexion sur la Filière Bois Durable
    Actuellement, la filière bois est souvent segmentée : abattage, débardage, transformation. L’association propose une vision intégrée : permettre aux acteurs forestiers d’aller de l’abattage à la transformation, générant ainsi une valeur ajoutée locale tout en réduisant la pression sur les forêts.

    Pourquoi c’est important ?

    • 🌍 Environnement : Réduction des coupes rases et des pratiques intensives.
    • 🤝 Économie solidaire : Création d’opportunités pour de petites structures indépendantes.
    • 🌱 Durabilité : Encourager une gestion forestière responsable et éthique.

    Avec leur scierie mobile, Faite et Racines ne se contentent pas de transformer le bois, mais aussi la manière dont on le perçoit et l’exploite. Ce projet est un bel exemple de ce que peut accomplir une association passionnée par l’écologie et l’économie locale.

  • 🍄 Le village de Sarran (19) recherche ses repreneurs pour son Café-épicerie-restaurant !

    🍄 Le village de Sarran (19) recherche ses repreneurs pour son Café-épicerie-restaurant !

    Il y a 3 ans, la mairie du village de Sarran en corrèze a activement participé à l’ouverture d’un « café-restaurant-épicerie » pour créer du lien, animer la vie locale, contribuer au réseau paysan/artisanal local et participer à l’attractivité touristique du coin 😎 C’est ainsi qu’est né le PATATI PATATA 🤓

    Malheureusement, Pablo et Lise – les actuels gérants – s’en vont pour de nouvelles aventures 😔

    Sarran – ses habitants, ses associations, ses entreprises et ses voyageurs – recherche donc son/sa/ses nouveaux repreneurs pour le Patati Patata 📣

    1️⃣ L’ANNONCE :

    📣 Le village de Sarran recherche son/sa/ses nouveaux gérants pour le Patati Patata 📣

    🎯 Sarran – charmant et dynamique village situé en terres corréziennes – recherche des personnes envieuses de s’investir dans la vie du village en créant un lieu convivial où se côtoient habitants, associations, entreprises locales et voyageurs.

    🔥 Après 3 ans d’existence, le Patati Patata c’est :

    🍽️ une restauration chaleureuse

    🥖 une petite épicerie

    🍄 un lieu ouvert à la vie culturelle et associative locale.

    🎈 La restauration représentera l’essentiel de votre chiffre d’affaires, à vous d’imaginer et d’expérimenter d’autres activités qui permettront d’enrichir et de faire vivre ce lieu !

    🌳 Avec sa nature sauvage, son patrimoine, ses producteurs, ses associations et ses nombreux atouts touristiques, Sarran est un village attractif et dynamique vous offrant ainsi une clientèle variée.

    La Mairie propose :

    👉 Un local équipé d’une cuisine, une salle de restauration (40 places), une terrasse (20 places), une épicerie

    👉 Une licence IV

    👉 Un commerce opérationnel et économiquement viable

    👉 Un soutien de la municipalité dans la reprise et le développement de vos activités.

    🤓 Intéressé·e ·s ? Faisons connaissance et échangeons !

    📆 Dépôt des candidatures : jusqu’au 21 novembre 2024

    👥 Premiers entretiens : la semaine suivante

    ℹ️ Pour candidater ou obtenir plus d’informations, contactez la Mairie :

    05 55 21 33 05

    contact@villagedesarran.fr

    ℹ️ Pour consulter l’annonce complète : c’est ICI !

  • Manifeste pour des organisations politiques plus joyeuses

    Manifeste pour des organisations politiques plus joyeuses

    Conférence gesticulée : Je t’aime mon camarade, manifeste pour des organisations politiques joyeuses

    Mais pourquoi, trop souvent, les organisations politiques de gauche n’appliquent pas en interne ce qu’elles défendent pour changer le monde ?

    Argentat – Le Silo – Samedi 16 novembre 2024 à 18h30

    Intimidations, autoritarisme, violences sexistes, mise au ban, après des années de militantisme, Florence ne se résout pas à trouver ça normal. Parce qu’elle tient très fort à ses idéaux, elle a écrit cette conférence gesticulée pour comprendre les mécanismes qui se cachent derrière.

    Elle nous raconte avec sincérité ses premiers pas de jeune militante, puis les échelons qu’elle a gravis. La colère et la tristesse se mêlent à son enthousiasme de rendre nos luttes plus fortes. Une lettre d’amour à toutes les militantes et les militants, baignée des rythmes inspirants des luttes féministes et populaires d’Amérique Latine.

    Illustration issue de la première rencontre mondiale des femmes du Mouvement des travailleurs et travailleuses Sans Terre, en 2020 à Brasília (Brésil)

    Principaux thèmes abordés :

    • – oppressions systémiques et radicalisme rigide
    • – joie militante
    • – pureté militante et emprises collectives
    • – violences sexistes et sexuelles
    • – management/patrons de gauche
    • – éthique / affects
    • – luttes féministes
    • – mouvements émancipateurs latino américains