Une jeune louve d’exception en sursis sur le plateau de Millevaches
Dans le cadre de la protection des troupeaux, et sous autorisations préfectorales, des tirs de défense contre les loups sont mis en place en France.
Ainsi, depuis quelques nuits, cette démarche est déployée en Corrèze où des lieutenants de louveterie sont postés sur le plateau de Millevaches.
L’issue pourrait être fatale de manière imminente pour les deux loups officiellement présents en Limousin.
Des naturalistes suivent ces loups depuis des mois, en toute discrétion, pour ne pas ajouter de tension au contexte local et pour ne pas mettre en péril leur existence. Ils souhaitent aujourd’hui alerter et informer sur la situation.
Ces loups sont en grand danger de mort, et c’est pourquoi nous dévoilons ces informations.
En plus d’être probablement l’une des très rares données de reproduction hors des Alpes, un individu issu d’un brassage génétique de 2 lignées européennes serait une première en France.
La présence du loup en Limousin, et d’un potentiel croisement de lignées, est une opportunité sans précédent offerte à notre région de pouvoir suivre l’espèce dans un nouveau contexte, et d’étudier des moyens techniques et humains de protection des troupeaux, adaptés aux conditions locales.
Avec pour objectif de parvenir à préserver la pérennité des élevages et du pastoralisme tout autant qu’une faune sauvage, riche et diversifiée.
Toutes les études scientifiques montrent que tuer systématiquement des loups ne résout en rien les problèmes d’attaques sur les troupeaux.
Nous avons reçu le communiqué ci-après, annonçant la création du RRAL, le …
Réseau des Résistances et Alternatives Lotoises.
Le réseau RRAL est né des suites de la réunion de Prayssac destinée à décrire le saccage du Lot, le 4 octobre 2024, le RRAL est un réseau constitué d’associations et de collectifs complètement autonomes ayant pour objectif commun de s’opposer aux projets destructeurs en cours dans le département et de chercher à construire des futurs désirables.
Chaque groupe constituant le RRAL conserve son autonomie, son approche et ses modes d’action. L’Appel de Montfaucon, présenté ci-dessous, est l’acte de naissance symbolique de ce groupe.
Première assemblée constituante du Gadel est le 15 mars à Cahors – Longue vie au RRAL !
L’appel de Montfaucon
Le 4 octobre 2024, lors d’une réunion d’information à Prayssac, des associations et collectifs lotois ont dressé le triste tableau des projets délétères en cours dans le département. Cette soirée fut l’occasion pour les 200 personnes présentes de prendre conscience de l’étendue du désastre en cours et à venir.
Pour beaucoup d’entre nous, le département du Lot semblait encore un territoire relativement préservé de ce type de projets, mais il n’en est rien : champs de panneaux solaires en zones naturelles, agricoles et forestières, jusque dans le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy où 7000 arbres pourraient être abattus et des dolmens disparaître ; méthaniseurs et leur plan d’épandage aussi inefficaces que polluants ou coûteux ; déforestation massive en Bouriane et dans le Ségala ; tourisme de masse et de luxe inadapté aux enjeux environnementaux du territoire; agrandissement des carrières au détriment des riverains et des rivières, gestion catastrophique des ordures ménagères avec la mise en place de la Tarification Incitative, etc. Et que dire des projets éoliens dans le Ségala ?
Aux sites existants se rajouteraient 20 zones qualifiées de « zones à potentiel éolien » sans se préoccuper de la faiblesse du vent, de la présence de zones humides, de sources à préserver (Tolerme), de la biodiversité et encore moins de la proximité des habitations. Bref, le Lot change de peau, une vilaine surprise à chaque pas.
Celles et ceux présents ce soir-là ont remarqué les similitudes de tous ces projets : saccage environnemental, projets occultés, population ignorée, argent public dilapidé, intérêt privé primant sur l’intérêt général , greenwashing systématique (projets ripolinés en vert), etc… La diagonale du vide devient celle du profit pour ces quelques multinationales ou multimillionnaires.
Alors que ce sombre constat aurait pu paralyser les participants, il impulsa au contraire une envie collective de se revoir, de s’organiser et de faire face. Tel fut l’objet d’une deuxième rencontre début décembre à Montfaucon, qui vit la création du Réseau des Résistances et Alternatives Lotoises. Celui-ci, composé d’associations, de collectifs autonomes, et de citoyens inquiets s’est donné pour buts de s’opposer plus activement encore aux projets écocides, d’informer la population pour qu’elle s’implique dans la politique locale et décide collectivement des choix concernant sa vie quotidienne, son environnement et la gestion des communs: le Vivant, l’Eau, l’Air, la Terre et son sous-sol.
Constatant que le modèle de production imposé actuellement détruit la qualité des communs nécessaires à la vie, ici comme ailleurs; que les décisions politiciennes tant nationales que locales nous enchaînent toujours plus à des choix irresponsables et ne tiennent pas compte des réels besoins de la population;
Nous Invitons les habitants et les habitantes à se réapproprier leurs conditions de vie pour ne plus dépendre de ce modèle mortifère;
Nous appelons celles et ceux qui partagent ce constat à rejoindre nos associations et collectifs pour s’opposer aux projets destructeurs en cours et décider ensemble comment vivre ici et maintenant pour un futur désirable.
Signé : le Réseau des Résistances et Alternatives Lotoises
Signataires de l’appel de Monfaucon
Assemblée Citoyenne Émancipée
Assemblée Citoyenne Figeacoise
Association Pour la Préservation des Sites Menacés en Bouriane
Association Vent du Haut Ségala
Collectif L’Appel de la forêt
Collectif Citoyens Lotois
Collectif Écran Total Occitanie
Collectif des habitants de Montcuq, Bouloc, Lauzerte et des environs
Collectif Trie, paie et tais-toi
La Libraithèque : le droit à la paresse
Tolerme Nature
Vigilance OGM 46
Si l’existence du RRal vous intéresse, et si vous souhaitez renforcer sa jeune dynamique, vous pouvez diffuser ce mail et L’Appel de Montfaucon, ou rejoindre un collectif local qui fait partie du réseau ; vous pouvez aussi contacter le réseau à l’adresse reseau-rral@riseup.net
Association organisateur de ce salon – organisateurs aussi de la foire bio – on se connaît et travaille ensemble depuis 4 ans pour les 2 événements – n’ont pas encore tranché/décidé de formaliser le partenariat, suite à un malentendu à propos d’une vidéo d’interview faite par moi en toute fin de WE (ils étaient fatigués, mais se sont prétés au jeu) et
Assoc. Les jardiniers du possible (Beynat)
On se connaît entre Citoyliens et leur assoc depuis 3 ans. Maintenant, c’est plus affirmé, ils veulent utiliser Citoyliens et devenir partenaires – peut être composer un mini site dans Citoyliens
Sont ok pour devenir partenaires payants, il faut les recontacter secrétaire ne travaille pas le lundi, j’ai pu lui expliquer succinctement Citoyliens : Isabelle
Le Cabaret du Coeur
J’ai croisé un membre clef sde leur collectif, il me dit que leur assoc n’a plus vraiment de vie hors le cabaret en hiver … ok pour récupérer l’adresse de la vidéo en ligne. (on a pas finit le montage des interviews)
menuisiers Tuffery
Video tiny house (extension de maison) – chouette vidéo, en cours de montage.
CPIE
Echange constructif autour de leur possibilité d’adhésion.
Twizza
Vidéo interview – formidable réseau national pour les chantiers participatifs en Corrèze + forums d’entraide.
Electriciens
Interview vidéo – ils avaient fait une table ronde sur l’électro-sensibilité pendant 2 heures, puis on accueilli de nombreux futurs clients sur leur stand = trop crevés, on annule l’interview
3 personnes pour tenir le stand Citoyliens
Maria et Fred ont tenu le stand toute la journée. Grand table ronde pour poser nos supports de communication. Une grande grille pour afficher notre grande enseigne … très bon emplacement ; Equipe organisatrice Meyssac-eco-bio au top !
Une troisième personne est venue aider à tenir le stand – Elle nous annonce une conférence gesticulée + une formation sur la justice restaurative (candidate pour intégrer l’équipe (Uzerchoise, 45 minutes de route, covoiturage brivistes …)
Annonce des 2 soirées « Alchimie »
Une quarantaine de personnes ont pris l’affiche en photo et se sont dites intéressées. Beaucoup d’adhérents / bénévoles / amis proches de Citoyliens sont intéressés aussi …
Le vendredi 28 février 2025, le café associatif Le Tsopelo a accueilli une conférence fascinante sur la génétique, les OGM et le clonage, présentée par Marie Dutreix, chercheur au CNRS et à l’Institut Curie. Une soirée riche en savoirs et en discussions sur l’avenir de la science et de la biotechnologie.
Comprendre la génétique : héritage et évolution
Marie Dutreix a commencé par rappeler les bases de la génétique, expliquant comment les caractères héréditaires se transmettent de génération en génération. Elle a présenté la distinction entre l’inné (le patrimoine génétique) et l’acquis (l’influence de l’environnement), avec un focus sur l’épigénétique, cette discipline qui démontre que notre mode de vie peut influencer l’expression de nos gènes.
L’évolution des espèces a également été abordée à travers des exemples concrets, tels que le cou de la girafe ou la sélection naturelle dans les cultures agricoles.
OGM : entre espoirs et controverses
Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont constitué une grande partie de la discussion. Si les OGM sont présentés comme une solution pour améliorer la productivité agricole, résister aux maladies ou produire des médicaments, ils suscitent de nombreuses questions éthiques et environnementales.
Marie Dutreix a détaillé les techniques de modification génétique, notamment les transferts de gènes entre espèces et l’utilisation de gènes de résistance aux pesticides, avec un focus sur l’impact des OGM sur la biodiversité et l’agriculture mondiale. Elle a également souligné les risques de la dissémination incontrôlée des gènes modifiés et les stratégies industrielles, comme la brevetabilité des semences, qui posent des problèmes économiques et sociaux.
Le clonage : réalité et science-fiction
En abordant le clonage, la conférencière a rappelé que cette technique existe déjà dans la nature (bactéries, bouturage des plantes, jumeaux monozygotes). Mais le clonage artificiel, rendu célèbre par la brebis Dolly, soulève des questions sur la santé des clones, leur espérance de vie et les enjeux éthiques d’une éventuelle application à l’humain.
La génétique au service de la médecine
Si la conférence a mis en avant les débats autour des OGM et du clonage, Marie Dutreix a également expliqué les aspects positifs de la génétique. En médecine, les recherches permettent désormais de diagnostiquer et de traiter certaines maladies génétiques, d’améliorer les thérapies ciblées contre le cancer ou encore d’avancer dans la médecine personnalisée.
Regarder la conférence en ligne
Si vous avez manqué cette conférence passionnante, vous pouvez la revoir en intégralité sur notre chaîne YouTube :
N’hésitez pas à partager vos impressions et vos questions en commentaire !
Y a-t-il des artisans, des artistes, des créateurs de tout poils et de tout genre, intéressés pour se réunir au SILO, un jour de printemps à venir, pour vendre à « petits prix » leur production qui prend la poussière au fond d’un tiroir, des pseudos ratés (qui plaisent toujours à quelqu’un) des moitiés réussis, des fêlés, baveux, raccommodés mais tous extraordinaires dans leur création originale !!! et bien inscrivez-vous ; votre nom, tel, mail, types de créations.
On vous contacte pour date (après sondage auprès des intéressés) et organisations.
Joie pour les opposants, sidération pour les défenseurs, le 27 février, le tribunal administratif de Toulouse a rendu son verdict : le chantier de l’autoroute A69, devant relier Toulouse à Castres, est illégal et doit être arrêté sans délai. C’est une première car aucune juridiction n’avait encore annulé à mi-chemin un projet d’infrastructure d’une telle envergure.
Après 14 recours en référé rejetés, les magistrats ont en définitive décidé de suivre les conclusions de la rapporteuse publique – Mona Rousseau – requérant une « annulation totale » de l’autorisation environnementale. Nonobstant, l’État va faire appel de cette décision.
Pour la petite histoire
Depuis plus de trente ans le projet d’autoroute Castres-Toulouse est un « serpent de mer » qui ressurgit régulièrement sur le terrain politique. En 1989, il était tout d’abord question d’élargir la RN 126.
Puis en 1990, changement de cap, l’État décide de construire une autoroute, ce sera l’A 69. Mais neuf ans plus tard, comme rien ne bouge, les élus, en majorité favorables au projet s’impatientent et manifestent pour faire accélérer le dossier.
Il faudra attendre 2006 pour que l’autoroute soit actée sous l’influence du groupe Pierre Fabre. Son PDG affirmait à l’antenne : « C‘est la seule réponse pour garantir la pérennité de l’entreprise Pierre Fabre à Castres ». C’est d’ailleurs en visitant les laboratoires Fabre en 2013 que François Hollande donnera l’impulsion décisive.
En 2018, Le Premier ministre Edouard Philippe prend un décret qui déclare le projet d’utilité publique ; le recours des opposants est perdu en Conseil d’État.
L’enquête publique qui se déroule du 28 novembre 2022 au 11 janvier 2023, montre une forte contribution avec une grosse majorité d’avis opposés.
Le 1er et 2 mars 2023, les préfets de la Haute-Garonne et du Tarn attribuent des autorisations environnementales pour la réalisation de l’autoroute A69 comprenant des dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées et à leurs habitats. Le chantier débute, les 53 km sont concédés à la société Atosca.
Une longue bataille juridique s’ouvre le 19 juin : une coalition de 14 organisations dépose un recours sur le fond au tribunal administratif de Toulouse, contestant la validité de l’étude d’impact et l’argument selon lequel l’autoroute répondrait à « une raison impérative d’intérêt public majeur ».
En 2024, plusieurs référés suspensions se sont succédés sans aboutir.
Coup de théâtre, le 25 novembre, la rapporteuse publique — un magistrat dont l’avis est souvent suivi par le juge — a émis un avis défavorable sur la légalité des autorisations environnementales du projet. Au lieu de la suivre, les juges rouvrent l’instruction, permettant aux travaux de se poursuivre pendant que la justice enquête.
Malgré les nombreux recours en justice des opposants et actions sur le tracé, le concessionnaire aurait réalisé 300 millions de travaux (soit 65% du budget total du chantier) sur un budget prévisionnel de 450 millions d’euros.
Le 27 février 2025, c’est le recours principal, déposé le 19 juin 2023 qui a tranché, mettant un terme aux travaux.
Qu’est-ce qui a motivé le tribunal ?
Tout d’abord celui-ci rappelle que la dérogation en matière d’atteinte à l’environnement accordée par les préfets au projet de l’A69 n’est possible qu’à trois conditions : si le maintien des espèces protégées n’est pas menacé, s’il n’existe pas de solution alternative et si le projet répond à une raison impérative d’intérêt public majeur. Or, ce n’est pas le cas car les bénéfices économiques, sociaux et de sécurité publique du projet sont de portée limitée.
Par conséquent, le tribunal administratif déclare illégale l’autorisation environnementale : « Au vu des bénéfices très limités qu’auront ces projets pour le territoire et ses habitants, il n’est pas possible de déroger aux règles de protection de l’environnement et des espèces protégées ». Et données de l’INSEE à l’appui, le tribunal rejette ainsi l’argument du désenclavement : « Le territoire ne présente ni un décrochage démographique, en comparaison des autres bassins situés aux alentours de Toulouse, ni un décrochage économique ».
De plus le prix annoncé du péage ferait de l’A69 l’une des autoroutes les plus chères de France. « Le coût élevé du péage du projet A69 est de nature à en minorer significativement l’intérêt pour les usagers et les entreprises » selon le tribunal.
Encore trois ans de procédure ?
Le ministère des Transports a d’ores et déjà indiqué que l’Etat allait faire appel. Si la cour administrative d’appel rejette la demande de l’Etat, un ultime recours pourra être déposé devant le Conseil d’Etat.
Mais l’appel ne suspend pas la décision du tribunal administratif donc le chantier doit s’arrêter durant toute la procédure, sauf si l’Etat dépose un sursis à l’exécution du jugement. Ce qu’il a bien l’intention de faire. Si ce sursis est accordé, alors le chantier peut reprendre pendant l’examen sur le fond du dossier par la cour administrative d’appel de Toulouse. Dans quel délai ? « On ne le sait pas, la cour peut l’examiner quand elle le souhaite, dans quelques mois comme dans plusieurs années, voire jamais », indique l’avocat Arnaud Gossement.
Mais lorsque tous les recours seront épuisés, si l’arrêt du chantier est maintenu, que deviendront les kilomètres de route déjà terrassés, les terres agricoles dévastées, le paysage défiguré et les écosystèmes détruits ? Rappelons l’impact de ce projet en quelques chiffres : 820 personnes expulsées de leur terres et de leur maison, 366 hectares de terres agricoles détruites, 13 hectares de zones boisées, 200 arbres d’alignement centenaires abattus…
En délivrant une autorisation environnementale illégale, il semble que c’est l’État qui soit tenu pour responsable. C’est donc lui qui devra élaborer un plan pour démanteler les ouvrages et restaurer les espaces.
Un jugement qui fera date
En général, les grands projets d’infrastructure, une fois passé le cap de la déclaration d’utilité publique, arrivent habituellement à leur terme. Pour l’A69, le fait que le juge décide d’arrêter les travaux déjà réalisés à 70%, représente une victoire du droit environnemental ; du jamais vu dans la jurisprudence.
Malgré tout, on peut déplorer que le droit environnemental se soit construit après la procédure de déclaration d’utilité publique, permettant ainsi de commencer le chantier en bafouant ce droit. En jouant la politique du fait accompli, l’État prenait le risque que l’autorisation soit annulée.
Le dossier de l’A69 et la décision judiciaire historique nous incitent à envisager le droit de l’environnement dans le sens de la démocratie environnementale*.
A découvrir aussi ICI, un projet alternatif à celui de l’A69, projet innovant porté par le paysagiste et urbaniste, Karim Lahiani, accompagné par les opposants réunis au sein du collectif « La voie est libre ». Ce projet pionnier est basé sur une mobilité douce et interconnectée.
*La démocratie environnementale regroupe l’ensemble des processus permettant aux citoyen·ne·s, regroupé·es en associations ou non, d’accéder aux informations sur l’environnement, de participer à l’élaboration des décisions publiques impactant l’environnement et d’accéder à la justice pour défendre l’environnement.
Pour approfondir, voici un podcast de la série « Secrets d’Info » de France Inter dont le titre est « A69 : l’ombre de Pierre Fabre derrière l’autoroute » : cliquez ICI
Collectif “OPPOSITION AU PROJET D’INSTALLATION D’UNE ANTENNE RELAIS à Maillol, LADORNAC”
CHOIX DU LIEU ARBITRAIRE SANS RESPECT DU SITE ET DE SES RIVERAINS
Dans un cadre préservé, au cœur d’un périmètre de protection, au titre des abords de monuments historiques : l’église Notre-Dame, construite au 12ème s., avec de nombreuses habitations à moins de 100 mètres, le projet d’implantation d’une antenne relais de 30 mètres, entrainera une dégradation environnementale, immobilière, de la qualité de vie et de la santé globale.
La création du collectif et la pétition ont pour but d’organiser la résistance locale, d’informer le plus possible et le plus vite possible, d’alerter les organismes concernés, de freiner les démarches en cours et d’annuler les autorisations d’installation à venir.
SANS CONSULTATION PUBLIQUE, SANS LIBERTÉ D’EXPRESSION
Le dépôt de la déclaration préalable au travaux a eu lieu en mairie :
Nous n’avons pas été informé du projet auparavant, comme la loi l’oblige, prévu par un arrêté du 12 octobre 2016,
Nous pouvons contester la décision d’implantation dans un délai de deux mois, à compter de l’affichage sur le terrain de l’autorisation d’urbanisme,
il est urgent d’agir, ensemble, maintenant, avec confiance, courage et gratitude pour toutes l’aide reçue.
Le maire et le conseil municipal s’opposent à ce projet : bien que d’autres sites municipaux aient été suggérés, sans suites de la part de l’organisme, “Périgord numérique” a prospecté et convaincu un particulier, propriétaire du terrain, à 100m en face de chez nous.
Le débat sur l’antisionisme est au cœur de l’actualité. Il est souvent amalgamé à l’antisémitisme, notamment par des responsables politiques et certains médias. Mais que signifie réellement l’antisionisme ? Quels sont ses fondements historiques et comment s’est construite cette confusion avec l’antisémitisme ?
Pour répondre à ces questions, Béatrice Ores, co-autrice du livre “Antisionisme, une histoire juive” et porte-parole de l’Union des Juifs pour la Paix (UJFP), a animé une conférence organisée par le Mouvement de la Paix et plusieurs organisations partenaires.
📖 Une conférence pour comprendre
Béatrice Ores rappelle que l’antisionisme est une critique d’un projet politique, celui du sionisme, qui vise la création et le maintien d’un État juif en Palestine. Contrairement à l’antisémitisme, qui est un délit fondé sur la haine des Juifs en tant que personnes, l’antisionisme est un positionnement politique, souvent porté par des juifs eux-mêmes, et défendant une alternative fondée sur l’égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens.
Dans son intervention, Béatrice Ores revient sur l’histoire de l’antisionisme juif à travers une anthologie de textes datant de 1885 à 2020. Ce travail met en lumière l’existence d’une opposition juive historique au sionisme, souvent ignorée du grand public.
🏛️ Histoire et enjeux actuels
L’amalgame entre antisionisme et antisémitisme n’est pas récent. Dès les années 1970, des intellectuels et responsables politiques ont cherché à criminaliser l’antisionisme, une démarche qui s’est accélérée avec les années 2000 et la montée de la critique internationale contre la politique israélienne. Aujourd’hui, ce débat atteint un point critique avec des propositions de lois visant à assimiler toute critique d’Israël à une forme d’antisémitisme.
Béatrice Ores explique que cette instrumentalisation a un double objectif :
Délégitimer toute critique d’Israël et de son régime politique
Faire taire les voix qui dénoncent les violations des droits humains des Palestiniens
Elle rappelle également que le sionisme lui-même a entretenu des relations ambivalentes avec l’antisémitisme. Des figures historiques comme Theodor Herzl voyaient en l’antisémitisme un moteur pour la création d’un État juif, tandis que des gouvernements, hier comme aujourd’hui, ont parfois instrumentalisé ces préjugés à des fins politiques.
🤔 Qu’est-ce qu’un antisionisme égalitaire ?
Loin des caricatures, Béatrice Ores défend un antisionisme égalitaire, qui ne remet pas en cause l’existence des populations juives en Israël/Palestine, mais qui s’oppose au modèle colonial et discriminatoire instauré par l’État d’Israël. Cet antisionisme repose sur des principes d’égalité, d’émancipation et d’antiracisme, en opposition avec certaines formes d’antisionisme qui peuvent être teintées d’antisémitisme.
📢 Un débat essentiel pour la liberté d’expression
Cette conférence a permis de donner des outils et des arguments pour déconstruire l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Alors que de nouvelles lois cherchent à criminaliser l’antisionisme, cette distinction est plus essentielle que jamais pour préserver la liberté d’expression et permettre un véritable débat sur l’avenir du peuple palestinien et des citoyens israéliens.
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Résumé de l’appel à pétitionner contre la porcherie industrielle de Liginiac (Corrèze)
L’Association A.D.C.H.C. s’oppose au projet de construction d’une porcherie industrielle à Liginiac, approuvé par le maire le 23 octobre 2024. Ce projet prévoit l’élevage de 1 284 porcs et l’épandage de 9 100 unités d’azote sur 217 hectares dans 5 communes environnantes.
Les principaux motifs d’opposition :
Pollution et nuisances
Odeurs pestilentielles dues à l’épandage massif de lisier.
Risque de pollution des cours d’eau et du lac de la Triouzoune par les nitrates.
Consommation excessive d’eau, problématique en période de sécheresse.
Impact sur la qualité de vie et le tourisme
Risque pour les labels Natura 2000 et Pavillon Bleu, essentiels à l’attractivité touristique.
Dévalorisation des biens immobiliers dans la région.
Augmentation du trafic de camions et de tracteurs, source de bruit et de danger sur les routes locales.
Conséquences sanitaires et écologiques
Utilisation d’antibiotiques, cuivre et zinc dans l’élevage, se retrouvant dans les sols et l’eau.
Risque de prolifération d’algues toxiques, comme observé en Bretagne.
Contribution au réchauffement climatique et à la pollution de l’air.
Opposition à l’élevage intensif
Ce modèle agricole est jugé économiquement fragile, dépendant des fluctuations des marchés.
84 % des Français seraient favorables à l’interdiction de l’élevage intensif.
L’association défend une agriculture locale, respectueuse de l’environnement et des consommateurs.
Actions proposées
Consultation publique du 17/02/2025 au 17/03/2025 : Le public peut exprimer son avis en mairie de Liginiac.
Participation par courrier ou mail auprès du préfet de la Corrèze avant le 17 mars 2025 pref-environnement@correze.gouv.fr ( mentionner dans l’objet du courriel Consultation du public sur le projet de Monsieur Jérôme SIRIEIX).
Mots d’ordre : ✔ Oui à une agriculture durable et respectueuse de l’environnement. ❌ Non aux élevages industriels nuisibles à la santé, au tourisme et à la qualité de vie.
Les éléments qui suivent résument une pétition opposée à un projet agrivoltaïque (installation de panneaux solaires sur des terres agricoles) à Noailles (19600), au lieu-dit Le Coutinard.
Principaux arguments contre le projet :
Artificialisation des terres agricoles : 30 hectares de terres seraient détruits, menaçant la souveraineté alimentaire. L’auteur estime que les agriculteurs devraient se consacrer à la production alimentaire plutôt qu’à l’exploitation de panneaux solaires.
Impact paysager négatif : La présence de clôtures, blocs de béton, câbles et panneaux solaires nuirait au cadre naturel et au patrimoine architectural local.
Atteinte à la biodiversité : Le site est classé ZNIEFF de type 2, abritant une faune et une flore remarquables (orchidées, ancolies, abeilles, chevreuils, sangliers, etc.).
Alternative possible : L’auteur suggère d’installer des panneaux solaires sur les toitures existantes (hangars, habitations, etc.) au lieu d’occuper des terres agricoles et naturelles.
Surproduction d’électricité en France : L’article mentionne un excédent de production électrique en France (89 TWh en 2025), ce qui remet en question la nécessité de nouveaux projets photovoltaïques.
Conséquences économiques négatives :
Tourisme : La proximité avec des sentiers de randonnée et des gîtes pourrait affecter l’attractivité de la région.
Immobilier : Une dévaluation estimée à 40 % des biens immobiliers environnants.
Dépendance des agriculteurs aux entreprises privées : Le projet engagerait l’exploitant sur 30 à 40 ans avec des contrats potentiellement désavantageux et un risque de spéculation. De plus, des questions sont soulevées sur la gestion du démantèlement des infrastructures en fin de contrat.
L’auteur précise qu’il ne s’oppose pas aux panneaux solaires en général, mais à leur implantation sur des terres agricoles et naturelles.
📌 Conclusion : Cette pétition appelle à préserver le monde rural, agricole et naturel en refusant le projet agrivoltaïque de Noailles.