Le témoignage du régisseur de l’abbaye d’Aubazine le 16 avril 2025 : En 10 années de présence à l’abbaye je n’aurai jamais pensé assisté à ce triste moment ! Pollution du canal des moines ! Suite à un chantier en amont de l’abbaye du béton à été projeté sans précaution et une grande partie c’est retrouvé dans l’eau du canal ! Nous avons alerté rapidement les autorités compétentes en la matière mais le mal est fait ! Tout est mort … heureusement notre vivier n’est pas riche en poissons mais le peu qui reste n’a pas survécu.. l’eau part ensuite en direction de la corrèze… ce soir encore le lit du canal est de couleur grise et la surface du vivier recouverte de mousse .Nous sommes très en colère a l’abbaye et ce soir j’en pleure de tristesse et de rage ! #abbaye#aubazine#correze#correzetourisme#tulletourisme#brive#brivetourisme#departementcorreze#pollution
L’Office français de la biodiversité d’être venu constaté les dégâts causé par le déversement de béton dans l’eau du canal. Les poissons sont morts mais aussi toute la faune du lit du cours d’eau ( petits crustacés , mollusques … ) . Une plainte va être déposée !
Les pluies torrentielles de ce mois d’avril ont aussi eu des conséquences sur le sentier du canal des moines :
Photo de l’équipe de l’abbaye
Photo de Yann Arthus Bertrand, avec soeur Christophora, la religieuse gérante de l’abbaye.
Chantier à venir = rénovation totale
C’est officiel, la maison de couture Channel va mécéner à 100% la rénovation de l’abbaye. Un chantier qui va évidemment demander de nombreuses années de labeur (toiture …).
Mais l’abbaye restera ouverte et continuera d’offrir des visites, un service de restauration et salon de thé, (éventuel accueil en chambre d’hôtes), et accueil d’événements comme ces journées de projection de documentaires du festival de Biarritz comme le montre l’affiche ci-dessous.
Les chiffres du dernier rapport de Terre de Liens sur le renouvellement des agriculteurs et agricultrices sont alarmants. En janvier 2023, on comptait en France 442 100 actifs non-salariés agricoles. Seulement, les départs en retraite massifs entraînent une chute libre de ce nombre, puisque seuls six agriculteurs sur dix sont remplacés*. Ainsi, les projections pour 2030 tombent à 300 000 agriculteurs, soit 1 actif agricole non-salarié pour 200 personnes.
Pour comprendre toute la complexité de la transmission des fermes et les leviers pour favoriser l’installation de jeunes, Terre de Liens Limousin vous invite à une projection du film Transmettre le lundi 12 mai à 20h30 au cinéma Louis Jouvet à Uzerche. Ce film a été produit par Jérôme Zindy et co-réalisé avec Marie Balthazard, animatrice à Terre de Liens Alsace. La projection sera suivie d’un débat, avec des représentants de la Chambre d’agriculture de Corrèze et de l’ADEAR Limousin.
Retrouvez cet événement sur l’agenda Citoyliens en cliquant ici.
Au cœur d’une vallée vosgienne d’Alsace, la ferme du Runtzenbach incarne un modèle d’agriculture paysanne, biologique et citoyenne. Ce refuge face au monde consumériste est l’œuvre de Monique et Francis Schirck. Elle leur aura apporté, mais aussi beaucoup pris, parfois jusqu’au plus profond de leur chair. De cette vie de labeur, un équilibre, fragile, est enfin trouvé. Mais Francis a 67 ans : l’heure de la retraite a sonné. Il faut donc “transmettre” pour éviter que la ferme et ses valeurs ne disparaissent.
Leur fille unique ne sera pas agricultrice. Alors, à qui “transmettre” ? Comment s’assurer que le combat d’une vie perdure ? Du désarroi des agriculteurs face au modèle classique de transmission jusqu’à la mise en perspective d’un avenir possible, nous allons suivre sur plusieurs mois, de l’intérieur, l’évolution de la question complexe de la transmission.
Une histoire singulière et universelle à la fois. Un moment crucial où se construisent les systèmes agricoles de demain, et avec lui, notre vision du monde.
Le premier des deux films a été fait après le 7 octobre 2024. C’est un montage d’images tournées à Gaza. Réalisé par le député et journaliste Aymeric Caron, il peux être visionnée gratuitement sur la page de cette plateforme :
Le second est un film documentaire qui a été projeté cette année au théâtre de la Chelidoine à St Angel et au cinéma Rex à Brive (annoncé dans Citoyliens), la production nous informe que le film est maintenant disponible sur deux plateformes françaises de vidéo à la demande.
Le futur DVD avec 1 H 30 de bonus (dont longue interview de Ken Loach + AFPS + paroles juives antisionistes + intervenants du film, etc …) sera disponible en Septembre 2025.
Le documentaire Yallah Gaza tente de comprendre comment l’on fait pour vivre dans la bande de Gaza, territoire occupé, maintenu sous blocus, avec un taux de chômage de plus de 50%. Des Gazaouis se livrent sans réserve face caméra.
( tourné avant octobre 2023 )
La bande de Gaza est un territoire palestinien de 360 km2 où s’entassent plus de deux millions de personnes. Elle est régulièrement l’objet de bombardements, et maintenue sous blocus terrestre, maritime et aérien imposés par Israël. Gaza se sent abandonné du monde mais n’abandonne pas.
Le film Yallah Gaza de Roland Nurier témoigne de « cette rage de vivre » par une plongée dans la société gazaouie et tente de comprendre comment on en est arrivé là. Yallah Gaza aborde les aspects historiques, géopolitiques, parle de politique interne palestinienne, de droit International, et des motifs d’espoir gazaouis.
« Bien que sous perfusion d’aides internationales, malgré une pauvreté importante, un taux de chômage de plus de 50 %, les palestiniens de Gaza continuent de vivre ou de survivre grâce à un courage et une abnégation qui force le respect des observateurs, souligne le réalisateur Roland Nurier. La société y est encore structurée et organisée mais pour combien de temps ? Les Palestiniens de Gaza vivent sous administration du Hamas. Ils subissent les tensions intra-palestiniennes, et continuent cependant de faire société. »
Ce film s’inscrit dans le prolongement du précédent documentaire de Roland Nurier, Le char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine.
« Il faut du cinéma pour penser l’autre, tous les autres. Des images, mais des images montées et travaillées, pour donner à voir, à entendre. À réfléchir, comme ce petit miroir au fond de la caméra, qui renvoie le réel, le retourne et l’imprime… pour mieux le partager. « (Association ACID)
« Ce que vous décrivez dans le film est très important. Je suis plein d’admiration pour ce projet. » Entretien avec Ken Loach. Londres. Octobre 2023.
Suivre les évènements sur la page FB du film et instagram : https://instagram.com/roherisson?igshid=MzRlODBiNWFlZA==
Un grand merci aux premiers contributeurs pour leur soutien précieux ! La campagne de financement participatif du Hérisson Blanc est lancée depuis une semaine sur Blue Bees, et chaque jour compte pour atteindre l’objectif de 5 000 €. Lionel Langlade, porteur de ce projet inspirant, a plus que jamais besoin de votre aide pour concrétiser son rêve : créer un nouveau lieu dédié à la nature et à la culture, avec une pépinière, un séchoir à plantes, et bien plus encore.
🌱 Découvrez le projet en détail
Le Hérisson Blanc est bien plus qu’un simple jardin : c’est une oasis de biodiversité où nature et culture se rencontrent. À travers des ateliers pédagogiques, des projets audiovisuels et des animations ludiques, Lionel souhaite :
Sensibiliser les enfants et adultes aux enjeux climatiques et à la permaculture,
Créer des jardins-forêts résilients, véritables refuges pour la biodiversité,
Promouvoir une agriculture durable via des circuits courts et des produits bio locaux,
Animer le territoire rural avec des escape games, des ciné-débats et des ateliers artistiques.
Retour sur la conférence avec Clément Osé, auteur du livre Les Marchands de soleil et l’intervention ducollectif “Noailles – Non à l’agrivoltaïque”
Lors d’une soirée organisée par Terre de Liens, Corrèze environnement et la Confédération Paysanne, en présence de plusieurs collectifs corréziens opposés aux projets photovoltaïques industriels en Corrèze, Clément Osé a présenté son livre Les Marchands de soleil (co-écrit avec Sylvie Bitterlin), un journal à deux voix sur la lutte d’une poignée de retraités qui tentent de sauver la montagne bleue de Jean Giono, la montagne de Lure accaparée par les frénétiques industriels du photovoltaïsme. Un récit qui interroge : la transition peut-elle être écologique lorsqu’elle rase des forêts, détruit les milieux naturels et menace la biodiversité ?
Voici l’entrée en matière de Clément Osé dont vous trouverez la conférence dans sa totalité au fil des audio ci-après.
Merci beaucoup à Terre de Liens et à toutes les organisations […] qui m’ont invité. Je suis en train de faire une tournée de présentation du livre que j’ai écrit avec Sylvie Bitterlin […] qui s’appelle *Les Marchands de soleil- face à la machine photovoltaïque*. À titre personnel, ça nous fait très plaisir (enfin, je dis “nous” mais aujourd’hui je suis tout seul) de voir qu’il y a des gens qui s’intéressent à ce thème, des gens qui se réveillent, qui se soulèvent aussi contre des projets industriels qui apparaissent à côté de chez eux.
Souvent, ces gens-là, les industriels aiment bien les faire passer pour des râleurs, des râleuses qui consomment de l’électricité mais ne seraient pas prêts à assumer les conséquences de leur choix, qui ne veulent pas “avoir la centrale dans leur jardin”, etc. Un procès culpabilisateur. Moi, je trouve au contraire que c’est une réaction profondément légitime, une réaction écologique : des gens liés à leur habitat, à leur environnement de manière vitale et affective qui se retrouvent menacés de destruction. C’est normal de se mobiliser.
Merci à vous pour votre engagement – ou votre début d’engagement, si c’est un début. Je m’appelle Clément, j’écris sur l’écologie et le monde paysan depuis une dizaine d’années. Ce livre est né d’une rencontre avec Sylvie Bitterlin, qui a une double casquette : co-autrice, mais aussi protagoniste principale de l’histoire. On s’est basé sur ses carnets intimes et son récit de la lutte dans la montagne de Lure (Alpes-de-Haute-Provence), un lieu magnifique classé Réserve de biosphère par l’UNESCO, aujourd’hui menacé par 30 projets photovoltaïques (déjà 1 000 hectares concernés).
Le projet de ce livre
Vulgariser : Pour que les enjeux liés à ces projets puissent être appréhendés par tous.
Donner des outils : Aider les collectifs en lutte à penser ces projets de manière systémique (extraction minière, recyclage, biodiversité).
Raconter une résistance : Celle de Sylvie, une sexagénaire qui est passée sans transition de la méditation au blocage de bulldozers.
La duperie des “énergies renouvelables”
Pas si renouvelables : Les panneaux sont constitués de métaux, principalement de silicium, plomb, argent, cadmium et de cuivre dont les réserves s’épuisent (40 ans au rythme actuel, selon l’ingénieure Célia Izoard).
Pas si vertes : L’extraction minière ravage des régions entières (pollution, déforestation, violations des droits humains). Bilan carbone élevé pour l’obtention du silicium métal (1 tonne de silicium = 6 tonnes de charbon) et les opérations de raffinage utilisent de nombreux produits toxiques très polluants pour l’atmosphère et les cours d’eau.
Pas si utiles : Ces centrales ne remplacent ni le nucléaire ni les fossiles – elles s’y ajoutent.
L’agrivoltaïsme, un mirage ?
Concept inventé par Christian Dupraz (INRAe) pour justifier l’installation de panneaux sur des terres cultivables, avec des subventions publiques. Ce terme marketing surfe sur la précarité des paysans :
Les agriculteurs perdent leur statut et leur autonomie.
Des loyers 20 à 30 fois supérieurs à un fermage… mais qui sont des “miettes” comparés aux profits des industriels (1 million d’euros/hectare en 30 ans).
Une couverture légale pour artificialiser les sols : à Cruis, la mairie touche 170 000 €/an pour 17 hectares de panneaux.
Stratégies de lutte
Dans la montagne de Lure, le collectif Elzéard-Lure-en-Résistance a :
Documenté les illégalités : Contre-expertises naturalistes pour identifier les espèces protégées “oubliées” par les industriels.
Bloqué les chantiers : Un mois et demi d’actions directes pour retarder les travaux.
Gagné en justice : Le tribunal a annulé les dérogations pour destruction d’espèces – même si la centrale illégale fonctionne encore en appel.
La rencontre avec l’auteur en sons
Ouverture de la rencontre par Clément Osé avant projection d’une vidéo
Conférence de Clément Osé autour du livresuivie de l’annonce de l’abandon du projet de centrale à Noailles par Delphine Brians
Interventions de Philippe Revel, porte-parole de la Confédération paysanne de Corrèze
et quelques éléments de débat
En Corrèze, on recense 6 sites actifs d’installation photovoltaïques au sol en 2023
contre 182 projets photovoltaïques en 2025
Résistances locales
À Noailles, le projet de centrale sur sol agricole de 30 ha vient d’être abandonné grâce à une mobilisation exemplaire du collectif Noailles – Non à l’agrivoltaïsme.
À Viam, sous la pression de la municipalité et de la communauté de communes Vézère-Monédières-Millesources opposées à ce projet et du collectif de défense de la Buffatière, la SAFER a renoncé à attribuer l’achat de 47ha à la Foncière Rurale de la Corrèze pour une installation photovoltaïque.
À Pompadour, la propriétaire des terres a refusé la dérogation qui permettait de supprimer des haies classées par la commune et la vente à la Foncière Rurale ne s’est pas faite.
À Beaumont, la mairie soutenue par le conseil communautaire de l’agglomération de Tulle est en attente de jugement au tribunal administratif contre la Foncière Rurale
À Varetz, une déclaration préalable a été validée pour une centrale agrivoltaïque au sol de 2,5ha au milieu d’une zone pavillonaire (inférieure à 6ha le projet échappe à l’étude d’impact). Un télérecours a été réalisé par le collectif de riverains ainsi qu’un recours administratif représenté par un avocat.
À Vigeois, suite à un rapport d’enquête publique défavorable, le préfet a refusé le projet d’une centrale de 19 ha au motif qu’il impacte des cultures sur des terres arables, qu’il contribue à la destruction d’habitats naturels et perturbe le fonctionnement global des zones humides.
À Alleyrat, sur le territoire du Parc naturel régional de Millevaches, la lutte continue pour l’Association pour la préservation de la nature et de l’environnement d’Alleyrat. Le projet porté par la société RP Global s’étendrait sur 70 ha avec 42 000 panneaux trackers à 3,16 m de haut.
Un collectif départemental a été créé pour fédérer les nombreux collectifs locaux d’opposition. Ceux-ci mettent en commun leurs informations, leur expérience et l’expertise acquise dans le cadre de leur mobilisation.
“Ce n’est pas inutile. Chaque lutte crée du lien, ralentit la machine… et fait bouger les lignes.”
Comment lutter efficacement ?
Clément Osé et les collectifs insistent sur :
L’unité : Trouver un dénominateur commun (“Ni ici, ni ailleurs”) malgré les divergences tactiques.
L’action juridique : Contester les études d’impact biaisées et les dérogations préfectorales.
La désobéissance civile : Comme à Cruis où des blocages ont retardé les travaux illégaux.
Pour aller plus loin :
Lire ce récit sensible et captivant, extrêmement documenté, qui adopte les codes du roman pour dire le réel: LES MARCHANDS DE SOLEIL. FACE À LA MACHINE PHOTOVOLTAÏQUE de Clément Osé & Sylvie Bitterlin, Tana Éditions, collection Nouveaux récits.
“Ce n’est pas une fatalité. En résistant, on peut sauver des milliers d’hectares.” — Clément Osé
Nous vous avons annoncé un chantier dédié à la restauration d’un four à pain.
Ce chantier est prévu sur plusieurs jours.
Si vous êtes intéressés nous vous proposons de contacter Axel FONTAINE pour élaborer avec lui le calendrier des interventions.
PROPOSITION DE CHANTIER PARTICIPATIF
Il s’agît de se retrouver autour du four à pain situé au lieu-dit “l’Etang du Peuch” sur la commune de Meyrignac l’Eglise (près de Corrèze). Ce chantier est encadré par Axel FONTAINE, architecte dplg qui a plaisir à transmettre les techniques de restauration, concernant la maçonnerie, la taille de pierre et les enduits, qu’il pratique depuis des décennies.
Il est également à votre disposition pour des conseils.
C’est aussi, pour ceux qui ne savent pas s’y prendre pour entamer une restauration dans les règles de l’art, les aider dans la démarche ; mais aussi de mutualiser le matériel ou certains matériaux évitant par exemple de faire livrer un camion de sable alors qu’une brouette pourrait suffire.
L’initiation, au départ basique consisterait en :
– technique du relevé d’un bâtime
– choix du matériel
– choix des matériaux (chaux, sable, pierre)
– initiation à la taille de pierre : le tracé
– utilisation du fil à plomb
– base de la maçonnerie traditionnelle
Les dates restent souples. Vous pouvez le joindre au 06 88 15 62 64 ou axelfontaine@ecomail.fr
Une projection débat est organisée le mardi 15 avril au cinéma le Lido à Limoges autour du film “From Ground Zero”. Cette soirée est organisée par Collectif Limousin Palestine (AFPS). La projection sera ensuite suivie d’un débat en présence du réalisateur Rashid Masharawi, et de la productrice Laura Nikolov. Ce film donne la voix aux palestiniens et palestiniennes enfermés dans la bande de Gaza. Plus de 80 festivals ont déjà sélectionné le film comme aux Oscars et au festival de Cannes.
Guillaume D.s’appelle D. Il ne porte pas le hijab Il ne porte pas le qamis. Il n’est pas islamo-gauchiste Il n’est pas pro LFI Il a une bonne situation sociale dans la vie . Il organise des journées d’études sociales démocrates bon teint . Il y a tous les islamophobes de gauche sur son mur et ils peuvent y insulter des musulmans sans souci . Notamment moi .
C’est pour ça que nous le partageons. Ce n’est pas un monstre, c’est l’Humanite Normale .
L’Humanite vient de dire la même chose que nous, les Monstres . Après un an et demi la vérité éclate à gauche.
A #Gaza c’est bien un #génocide.
J’espère que son avis sera entendu. Merci d’avance.”
Guillaume D. :
“Oui, c’est bien un génocide qui est en cours à Gaza
Jusqu’ici je faisais partie de celles et ceux qui refusaient d’employer le terme de “génocide” pour désigner la sale guerre que mène le gouvernement Netanyahu contre les Palestiniens à Gaza, bien que nombre de responsables israéliens aient exprimé à de multiples reprises des intentions qui étaient clairement génocidaires. Il me semblait que les termes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité étaient suffisants pour caractériser de tels actes. Et il me paraissait important de ne pas prendre le risque de galvauder le mot de génocide.
Mais aujourd’hui il n’est plus possible d’en rester là : c’est bien à un véritable génocide que nous sommes en train d’assister. Le gouvernement israélien a rompu unilatéralement la trêve qu’il avait signé sous les auspices du président Joe Biden pour reprendre la guerre et les bombardements, condamnant ainsi très probablement les otages survivants tout en faisant de nouveau des milliers de morts civils supplémentaires, dont de très nombreux enfants.
Mais il ne s’est pas contenté de ce crime là. Il a aussi instauré depuis plus d’un mois maintenant un blocus complet de l’enclave, ne laissant entrer à Gaza ni nourriture, ni carburant, ni eau, ni électricité, ni médicaments. Ce qui fait que non seulement la famine règne partout à Gaza mais l’eau potable y fait aussi défaut ainsi que l’accès aux soins les plus élémentaires.
Même si, comme c’est le cas depuis un an et demi, personne ne peut rendre compte précisément de la situation sur le terrain puisque le gouvernement israélien bloque également tout accès à la presse, ces derniers développements ne laissent malheureusement plus place au doute au sujet de la nature des intentions et des actions du gouvernement israélien : c’est bien d’un génocide qu’il s’agit, mené avec la bénédiction de l’administration de Donald Trump.
Face à ce saut qualitatif majeur dans l’horreur de la politique du gouvernement israélien, l’inaction de l’Union Européenne, dans la continuité de son inexistence sur ce dossier depuis déjà un an et demi, devient cependant à proprement parler criminelle. Un tel laisser-faire ne peut plus en effet être qualifié désormais autrement que comme de la complicité active de génocide.”
L’association Nuage Vert a récemment présenté une exposition immersive retraçant l’histoire des barrages en Corrèze, en collaboration avec des experts et passionnés tels que Laurent Gervereau, Pierre-Antoine Monediere, Jean-Marc Chirier et Jean-François Beaud. Cet événement a mis en lumière des documents rares, des photographies inédites et des anecdotes fascinantes sur ces ouvrages emblématiques qui ont façonné le paysage et l’économie locale.
Des archives inédites et des témoignages précieux
Parmi les trésors exposés figuraient des clichés historiques des barrages de Chastang et de l’Aigle, récemment redécouverts grâce à un collectionneur local. Ces images, probablement prises dans les années 50-60, offrent un regard unique sur les chantiers pharaoniques de l’après-guerre, marqués par le plan Marshall et la volonté de reconstruire une France moderne.
L’exposition a également révélé une revue clandestine de la Résistance, liée au barrage de l’Aigle, ainsi qu’un dessin de Pinchon, célèbre illustrateur de Bécassine, représentant la vallée de la Dordogne. Ces pièces fragiles, témoins d’une époque révolue, rappellent le lien entre histoire nationale et mémoire locale.
Cinéma, littérature et barrages : une mythologie populaire
Le barrage, symbole de progrès mais aussi de controverses, a inspiré de nombreuses œuvres culturelles. L’exposition présentait des affiches de films cultes comme La Meilleure Part (1956) avec Gérard Philippe, ou Barrage contre le Pacifique de René Clément, adapté du roman de Marguerite Duras. Ces œuvres reflètent l’impact des barrages dans l’imaginaire collectif, entre glorification du génie humain et critiques sociales.
Un focus a été consacré aux “villages engloutis”, avec des cartes postales et des estampes de Tanguy Crovisier, artiste corrézien, évoquant les paysages disparus sous les eaux. Les récits des habitants déplacés, comme ceux du barrage de Bort-les-Orgues, ont aussi été mis en avant, soulignant les tensions entre modernisation et préservation du patrimoine.
Innovations techniques et héritage industriel
Les barrages corréziens ont servi de laboratoire pour des innovations majeures, comme la turbine bulbe testée à Argentat avant d’être utilisée à l’usine marémotrice de la Rance. Les récits des ouvriers – parfois contraints de reconstruire leurs fermes avec les matériaux des chantiers – ont illustré la dimension humaine de ces mégaprojets.
L’exposition s’est close avec une pièce unique : une carotte géante du barrage de l’Aigle, transformée en œuvre d’art et offerte à Nuage Vert. Symbole de la collaboration entre ingénieurs et artisans locaux, elle incarne la persistance de cette histoire dans le paysage corrézien.
En savoir plus :
📅 Exposition à revivre en 2 vidéos sur notre chaîne YouTube (lien ci-dessous).
📚 Ressources : Les livres La Fleur des âges de Pierre Bergounioux et les archives EDF.
Suite : les barrages en Corrèze : une histoire inachevée et ses héritages
L’exposition de Nuage Vert sur les barrages corréziens se poursuit avec des révélations sur des projets abandonnés, des luttes sociales et des transformations profondes du territoire. Voici les temps forts de cette seconde partie.
Un projet avorté dans les années 1920
Saviez-vous que le premier barrage de la région, prévu dès 1924 à la limite de la Corrèze et du Cantal, n’a jamais vu le jour ? Faute de financements, l’État français a interrompu les travaux en 1926, laissant derrière lui des fondations encore visibles aujourd’hui. Pire : les ouvriers, dont certains étaient indochinois (employés pour les prospections), n’ont jamais été payés. Une association locale travaille désormais avec Nuage Vert pour intégrer ce site à l’itinéraire patrimonial, témoignage poignant des espoirs déçus de l’entre-deux-guerres.
La bataille du train et des routes
Le barrage de Bort-les-Orgues a marqué les esprits par une particularité insolite : le train a continué à circuler pendant presque toute la durée des travaux ! Un tunnel provisoire fut creusé pour préserver la ligne, essentielle pour le transport du bétail vers les foires locales. Cette concession, tout comme les promesses (non tenues) d’une nouvelle voie ferrée vers Ussel, révèle les tensions politiques et les stratégies pour “amadouer” une population méfiante.
Les routes, elles aussi, ont suscité des polémiques. L’actuelle route longeant le lac n’existait pas : les projets initiaux de surélévation (comme près du camping actuel) ont été abandonnés, laissant des tronçons fantômes.
Une mixité culturelle inattendue
Les barrages ont transformé la démographie locale. 3 000 à 5 000 travailleurs étrangers (Italiens, Portugais, etc.) sont venus participer aux chantiers, créant une mixité encore visible aujourd’hui. À l’inverse, de nombreux Corréziens ont profité des compétences acquises pour travailler sur d’autres grands projets en France ou à l’étranger.
Un paradoxe écologique
Si les barrages ont englouti villages et terres agricoles, ils ont aussi façonné un écosystème unique. La vallée de la Dordogne est désormais le plus grand couloir forestier de France (passant de 25 % à 75 % de couvert arboré en un siècle) et une réserve de biosphère reconnue. Un héritage complexe, entre artificialisation et renaturation (inscrite au patrimoine mondial de biosphère par l’UNESCO : https://biosphere-bassin-dordogne.fr/ )
Des dons qui enrichissent la collection
L’exposition a inspiré de nouveaux donateurs : menus d’époque, plans de construction des années 50, ou photos d’inauguration rejoignent les archives de Nuage Vert. Autant de pièces qui alimentent la mémoire collective.
À découvrir en vidéo : la seconde partie de notre documentaire, avec des témoignages exclusifs et des images d’archives !
Abonnez-vous à l’infolettre Citoyliens pour explorer d’autres pans de notre patrimoine avec Nuage Vert !
En ce mois de mars 2025, la ville d’Argentat-sur-Dordogne a vibré au rythme des animations organisées par le collectif Les Simone Veillent, en partenariat avec la mairie. Sous le thème “ELLES, Femmes d’Argentat-sur-Dordogne”, cette programmation riche et variée a mis à l’honneur les droits des femmes, la culture féministe et la sororité à travers des débats, des spectacles, des projections et des événements participatifs.
Parmi les temps forts, le dimanche 23 mars a marqué les esprits avec une journée animée à la salle des Confluences :
Un espace débat et discussion pour échanger sur les enjeux féministes.
Un marché artisanal et une librairie militante, mettant en avant des créatrices et autrices engagées.
L’exposition “En avant les femmes”, célébrant les parcours inspirants.
La journée s’est clôturée en beauté avec la Parade des Sorcières, déambulation haute en couleurs dans les rues d’Argentat, suivie d’un feu de joie symbolique, où les idées reçues et les textes soumis par le public ont été “sacrifiés” pour marquer une rupture avec les stéréotypes.
Cette journée s’inscrivait dans une programmation plus large, comprenant notamment :
Une pièce de théâtre sur Camille Claudel (8 mars).
Une conférence sur la vie des femmes à Argentat (19 mars).
La projection du documentaire “Olympe de Gouges, une femme dans la révolution” (20 mars).
Un spectacle et une conférence gesticulée (22 mars).
Un quizz sur les droits des femmes (28 mars).
Découvrez en vidéo l’ambiance chaleureuse et militante de cette journée du 23 mars, où art, engagement et convivialité se sont mêlés pour un féminisme joyeux et combatif !
Merci à Sam, Marguerite, Laurence, Jérémy et toute l’équipe des Simones Veillent !
Canopée publie un “petit manuel de résistance intellectuelle à l’usage de ceux qui s’intéressent à la forêt”.
Qui est Canopée ?
Avec plus de 300 000 sympathisants et 5 500 adhérents, Canopée est la plus grande association française dédiée à la protection des forêts. Depuis sa création en 2018, elle milite pour une gestion forestière durable et juste, souvent en opposition aux pratiques intensives de la filière bois.
La forêt est au cœur des enjeux écologiques actuels, mais elle fait aussi l’objet de nombreux clichés et simplifications. L’association Canopée – Forêts Vivantes propose un éclairage précieux à travers sa brochure “36 idées reçues sur la forêt”, un petit manuel de résistance intellectuelle pour mieux comprendre les défis forestiers.
Les idées reçues passées au crible
Cette brochure est un clin d’œil et notre réponse à la brochure publiée par Fransylva. Elle s’adresse aux citoyennes et aux citoyens, mais aussi aux nombreux acteurs de la filière – propriétaires forestiers, gestionnaires forestiers, entrepreneurs de travaux forestiers, scieurs… qui ne se reconnaissent pas dans certaines dérives et méthodes actuelles de la filière.
La brochure aborde 36 questions clés, classées en “Vrai”, “Plutôt vrai”, “Compliqué…”, “Plutôt faux” et “Faux”. En voici quelques exemples :
“Couper des arbres, c’est tuer la forêt ?” → Faux Tout dépend des pratiques : les coupes rases dégradent les écosystèmes, tandis que les coupes sélectives ou le maintien de vieux arbres morts préservent la biodiversité.
“La forêt française est diversifiée ?” → Plutôt vrai Bien que la France compte 190 espèces d’arbres, 46 % des peuplements sont monospécifiques, souvent en raison de plantations de résineux.
“Brûler du bois est neutre pour le climat ?” → Faux La combustion du bois émet du CO₂ et crée une “dette carbone”, surtout lors des coupes rases.
“Les vieux arbres sont plus sensibles au dérèglement climatique ?” → Compliqué… Les études montrent que les arbres dominants (souvent plus gros) résistent mieux que les jeunes arbres dominés.
“Les certifications forestières garantissent une gestion durable ?” → Faux Même si FSC est plus exigeant que PEFC, aucun label n’est parfait, et certains bois issus de coupes rases sont encore certifiés.
Des solutions pour l’avenir
Canopée plaide pour :
La sylviculture mélangée à couvert continu, moins intrusive et plus résiliente.
La limitation des coupes rases, dont les impacts écologiques sont majeurs.
La transparence des documents de gestion forestière, aujourd’hui trop opaques.
Une fiscalité incitative pour les propriétaires engagés dans des pratiques durables.
Pour aller plus loin
Retrouvez l’intégralité de la brochure ci-dessous et soutenez leur action en vous abonnant à leur newsletter ou en commandant la version imprimée.
Cet article s’inspire de la brochure éditée par Canopée en février 2025. Crédits photos : Sylvain Angerand, Marc Chesneau, et al. Graphisme : Deidamia Pelé.