Rendez-vous jeudi 23 mai 18h à la Dépaysante à Tulle pour parler des luttes en forêts du Limousin !
Présentation par les collectifs pour la défense du massif
Un collectif organise une réunion d’information sur l’histoire sociale de la forêt en Limousin, l’état du massif et la transformation des scieries, et sur les deux projets qui nous concerne : BioSyl à Guéret et Farges à Egletons.
Entrée libre Durée environ 1h30 puis discussions
Auberge espagnole donc ramenez quelque chose à grignoter si vous voulez rester discuter !
À Naves, près de Tulle, la bio se conjugue au présent et au futur ! Ce dernier samedi 17 mai, les élèves de première CGEA et CGH du lycée agricole de Naves ont mis sur pied la 2e édition de la Foire Bio des Jeunes, un événement à la fois pédagogique, festif et militant, organisé en partenariat avec l’association Agrobio 19.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de leur formation en éducation socioculturelle et éducation morale et civique. L’objectif : répondre à une commande concrète d’un acteur du territoire — ici, Agrobio 19 — en organisant un événement de A à Z. Une manière de développer des compétences humaines et citoyennes, tout en favorisant les échanges avec les acteurs locaux de l’agriculture biologique.
Sur place, une trentaine d’exposants, une buvette, des animations et une météo radieuse ont fait de cette journée une belle réussite. Mais au-delà de l’ambiance conviviale, c’est tout un engagement pour l’agriculture bio qui s’exprime. En Corrèze, les installations en bio représentent près de la moitié des nouveaux projets agricoles, même si la conversion des fermes d’élevage reste limitée, souvent par manque de soutien économique.
Agrobio 19 — membre du réseau Bio Nouvelle-Aquitaine et de la FNAB — œuvre pour défendre et promouvoir l’agriculture biologique, en accompagnant producteurs, consommateurs et collectivités. Cette foire, organisée en grande partie par des jeunes, illustre parfaitement l’importance de transmettre ces valeurs et de créer du lien entre citoyens et agriculture locale.
Une belle façon de montrer que la transition écologique peut aussi être joyeuse, collective… et menée par la jeunesse !
Situés dans la Vallée du Célé, nous sommes cinq villages dans le département du Lot, 742 habitants, dans une de ces campagnes très peu peuplées, à l’écart des villes, et NOTRE ÉCOLE EST EN DANGER !!!
Alors que le Ministère de l’Éducation nationale, qui fixe parmi ses priorités pour l’école élémentaire « l’action en faveur de l’égalité des chances et de l’équité territoriale, en préservant l’école rurale, malgré la baisse démographique marquée » ; notre Directrice Académique de l’Éducation Nationale (DASEN), Sophie Sarraute, arrivée dans le Lot l’an dernier depuis un cabinet ministériel, prévoit la fermeture d’une de nos 3 classes. La DASEN, Sophie Sarraute, trouve que nos trois classes pour 37 élèves et 9 niveaux scolaire, c’était beaucoup trop, et que deux classes l’an prochain ce serait beaucoup mieux. C’est à peu près le même effectif qu’en ville, pensez-vous ? Oui, sauf qu’ici ce serait deux classes pour 9 tranches d’âge, de la Très Petite Section de maternelle jusqu’au CM2… Vous confieriez votre enfant à une classe de 20 dans laquelle l’institutrice va s’échiner face à cinq niveaux différents du CP au CM2 ? Non. Donc vous quitteriez l’école, et sans doute que vous déménageriez. Et pfuitt ! en quelques années, par une simple décision bureaucratique, on a assassiné un territoire. Ça, c’est l’effet systémique de l’école primaire pour le développement rural : une école de qualité est la clef de voûte de la vitalité du territoire rural, et elle nécessite une organisation et des moyens adaptés. C’est ce que vous tous, qui lisez ce post, vous avez déjà compris mais que les Services académiques de l’Éducation nationale, eux, pas.
Nous, habitants de la Vallée du Célé, nous sommes tous concernés par ce gâchis annoncé. Nous avons fondé l’Association de Soutien aux Écoles de la vallée du Célé (ASEC), afin de défendre notre école et, plus largement, pour exprimer le lien entre l’école de proximité et la dynamique de ce territoire.
Dans les médias, vous lisez et vous entendez plein de choses sur le monde rural, sur la colère de ceux-ci, le désespoir de ceux-là, les projets de tous les autres.
Restez mobilisés avec nous : nous vous dirons le pouvoir de vie et de mort de l’école sur nos territoires. Signez et republiez nos messages – nous avons besoin de votre soutien, où que vous soyez en France !
Nous vous proposons un chantier isolation chaux/chanvre banché sur les murs en pneus de notre Earthship inspiré. Sylvain, architecte, a été formé à la technique et saura vous guider. Les petits plus du chantier : un repas frais et de saison, des rafraîchissements tout au long de la journée (kefir, eau aromatisé, tisane, thé ou café). Toujours beaucoup de convivialité.
Chantier au coeur d’un hameau collectif en cours de construction et voisin d’un tiers-lieu passionnant dans lequel vous pourrez profiter des animations du moment (s’il y a) et notamment le bar des voisins le mardi, le petit marché du vendredi. Une colline magnifique et un chantier avec ombre ou soleil 🙂 Possibilité de coucher au camping du tiers-lieu ou dans votre véhicule aménagé ou dans notre van ou dans notre tente spacieuse. A très vite ! “
L’association “Maisons Paysannes de Corrèze” (nouveau partenaire Citoyliens) nous invite à participer à une visite-conférences au Moulin de Murel : « L’eau amie ou ennemie »
Samedi 24 mai 2025 de 10h à 18h
Programme de la journée au Moulin de Murel
10h – Conférence animée par Olivier, propriétaire du moulin : « Histoire et techniques des moulins à travers les âges »
12h30 – Repas au Food Truck sur place
14h – Visite guidée et commentée du moulin
15h – Conférence animée par Laurent de Boislorey, expert en bâti ancien spécialisé dans les problèmes d’humidité et de structure : « Gestion de l’eau dans les moulins et les maisons anciennes »
Détails pratiques de la journée au Moulin de Murel
Rendez-vous : au moulin de Murel (19380) à Saint Chamant
NB : les non-adhérents peuvent participer gratuitement au stage ou simplement venir visiter le chantier sous réserve de nous communiquer leurs coordonnées pour des raisons d’assurance
Pour qu’il y ait « conscience », encore faut il qu’il y ait information, éducation critique et historique pour comprendre le drame Palestinien.
L’AFPS (association France Palestine Solidarité) a mené beaucoup d’actions pour interpeler, sensibiliser, informer : c’est incroyable le nombre de personnes qui découvraient les termes de colonisation, d’apartheid, de blocus illégal de Gaza… depuis 77 ans. L’AFPS du Nord a mis en place ce lien utile qui réunit un certain nombre de documents indispensables et nécessaires pour informer, outiller et défendre la cause palestinienne 👉
La Palestine soulève tellement de questions et d’hypocrisie… le droit international (piétiné par Israël depuis 77 ans), les médias, les faits historiques, la démocratie, la solidarité, le racisme… c’est tentaculaire.
Alors, il ne faut rien lâcher : continuer de parler de la Palestine, communiquer sur la campagne internationale BDS (boycott désinvestissement sanctions), ne pas abandonner… on ne mène pas une lutte parce qu’on est sûr de la gagner… mais parce qu’elle est juste.
Palestine vivra, Palestine vaincra ✌️
Mahmoud Darwich, Plus rares sont les roses ( extrait) :
“Quand les martyrs vont dormir, je me réveille et je monte la garde pour éloigner d’eux les amateurs d’éloges funèbres.
Je leur souhaite ” bonne patrie “, de nuages et d’arbres, de mirages et d’eau.
Je les félicite d’avoir échappé à l’accident de l’impossible, à la plus-value de la boucherie.
Je vole du temps afin qu’ils me volent au temps. Sommes-nous tous des martyrs ?
Et je murmure : ô mes amis, laissez un seul mur pour les cordes à linge, une nuit pour les chansons. Je suspendrai vos noms où bon vous semble, mais dormez un peu, dormez sur l’échelle de la vigne acide.
Que je protège vos rêves des poignards de vos gardiens et du revirement du Livre contre les prophètes.
Soyez l’hymne de celui qui n’a pas d’hymne lorsque vous irez dormir ce soir.
Je vous souhaite ” bonne patrie ” montée sur un coursier au galop
Et je murmure : ô mes amis, vous ne serez pas comme nous : corde d’une obscure potence !”
Mahmoud Darwich
Sauver la population de Gaza, une urgence absolue
Le monde entier regarde mais ne fait rien ou trop peu. Depuis octobre 2023, Gaza subit ce qui devrait être impossible si les droits humains les plus élémentaires étaient respectés : Destruction totale, assassinat systématique : enfants, femmes, hommes sans discrimination. L’armée israélienne a ciblé les personnels soignants, les journalistes. Elle a imposé le déplacement forcé de toute la population. Depuis le 2 mars, le gouvernement israélien a bloqué l’entrée de toute aide humanitaire. Il organise la famine. Des images d’enfants squelettiques rappelant les pires moments de l’histoire de l’humanité nous parviennent ainsi que les témoignages quotidiens de celles et ceux qui essaient de survivre. Cette situation est connue de tou.te.s. Ce crime continu serait impossible sans la complicité de fait de la plupart des gouvernements occidentaux. Ils ont repris le discours des meurtriers, ils ont laissé faire tout en criminalisant le soutien à Gaza. Union Juive pour la Paix
Signer la pétition : Laissez entrer l’aide à Gaza
À Deir Yassin et Kafr Qasem (1948), l’assassinat se faisait à bout portant (armes, attentats, … Note de la Rédaction de Désobéissance civile). Aujourd’hui, un pilote largue une bombe d’une tonne sur une zone humanitaire, parfois sans savoir ce qu’il bombarde. En l’espace de huit ans, les États-Unis ont largué plus de cinq millions de tonnes de bombes sur le Vietnam, faisant de ce pays l’endroit le plus bombardé au monde. En janvier de cette année, Israël avait largué au moins 100 000 tonnes de bombes sur Gaza (40km x 8). En d’autres termes, les États-Unis ont largué environ 15 tonnes d’explosifs par kilomètre carré au Vietnam, tandis qu’Israël en a largué 275 tonnes par kilomètre carré à Gaza, soit 18 fois plus.
“Il n’y a ni brouillard ni ombre. La lumière de la vérité brille vivement sur chaque détail du génocide de Gaza, et sur tous – tous – ceux qui sont restés silencieux.” conclut Alon Mizrahi, écrivain israélien qui a renoncé récemment à sa nationalité juive
Avec le blocus total imposé par le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou depuis le 2 mars, la faim est utilisée comme une arme de guerre contre une population déjà exsangue, après dix-neuf mois de bombardements meurtriers.
Si rien n’est fait en urgence pour rétablir l’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne, 470 000 Gazaouis pourraient être considérés comme étant dans une situation de « catastrophe ». « Les Palestiniens ont-ils les mêmes droits humains que les autres peuples ? s’insurge le Dr Mustafa Barghouti président de l’association PMRS (Palestinian Medical Relief Society) devant la longue liste des crimes et atrocités subis par les Gazaouis et les habitants de Cisjordanie. Nous gardons espoir de briser ce blocus afin d’obtenir le passage de convois apportant de la nourriture, de l’eau et des médicaments. Mais les destructions systématiques des centres de soins, de réseaux d’eau et d’égouts, les cadavres et les restrictions provoquent l’apparition de maladies comme l’hépatite causée par la consommation d’eau contaminée. Ces conditions font également resurgir le risque d’épidémies : la polio, le tétanos, la diphtérie. ». Invité par le Secours populaire français (SPF) à Paris, le Dr Barghouti a rappelé que, « depuis soixante-douze jours, pas un seul morceau de pain, pas une seule goutte d’eau, pas un seul médicament n’a pu entrer à Gaza. Pour Netanyahou, la famine est une arme comme une autre. L’objectif reste d’organiser un nettoyage ethnique et de vider la population de l’enclave palestinienne ».
Tu éteindras peut-être toute lumière dans ma vie Tu me priveras peut-être de la tendresse de ma mère Tu falsifieras peut-être mon histoire Tu mettras peut-être des masques pour tromper mes amis Tu élèveras peut-être autour de moi des murs et des murs Tu me crucifieras peut-être un jour devant des spectacles indignes O ennemi du soleil Je jure que je ne marchanderai pas Et jusqu’à la dernière pulsation de mes veines Je résisterai.
Samih al-Qâsim (1939/2014), poète palestinien
« Les Palestiniens ont-ils les mêmes droits humains que les autres peuples ? s’insurge le Dr Mustafa Barghouti président de l’association PMRS (Palestinian Medical Relief Society) devant la longue liste des crimes et atrocités subis par les Gazaouis et les habitants de Cisjordanie. Nous gardons espoir de briser ce blocus afin d’obtenir le passage de convois apportant de la nourriture, de l’eau et des médicaments. Mais les destructions systématiques des centres de soins, de réseaux d’eau et d’égouts, les cadavres et les restrictions provoquent l’apparition de maladies comme l’hépatite causée par la consommation d’eau contaminée. Ces conditions font également resurgir le risque d’épidémies : la polio, le tétanos, la diphtérie. »
Illustration: Zone de mise à mort ou l’Holocauste de Gaza
FORMATION aux systèmes et cercles restauratifs « Apprivoiser » les conflits, restaurer la relation, restaurer l’estime de soi, de l’autre…
Nous sommes tous plus ou moins directement concernés par des situations de conflits, de harcèlement, de violence… sans pour autant savoir comment résoudre durablement le problème et panser les blessures sous-jacentes. L’arbre restauratif *[Cercle Restauratif, Formation & Prévention]s’est penché sur cette question et met en place des systèmes et cercles restauratifs afin de « renouer le dialogue et agir ensemble face au conflit ».
Diverses formations sont ainsi proposées et notamment les 2 & 3 juin à Uzerche.
Pour en savoir plus, Mélanie de Citoyliens (elle même confrontée de près à cette situation et nous livrant ici son témoignage) a interviewé pour nous Philippe Derégel un des fondateur de L’arbre restauratif.
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-Présentation de Philippe Derégel, son parcours et sa motivation à œuvrer pour la reconnexion à soi même, aux autres et à la nature.
-Détails de la formation
–Mélanie témoigne du protocole de réparation de son fils.
…/…
Thèmes abordés dans cet entretien : apprivoiser les conflits, les comprendre, écouter, se comprendre, comprendre les causes, construire un espace d’entente ou système restauratif, justice restaurative, communication non violente ( CNV ), savoirs traditionnels, bienveillance, résilience…
Les associations locales citées lors de l’entretien :
L’arbre restauratif *Intégration de la Nature dans les pratiques Restauratives : Voir sur le site internet un documentaire sur le cercle restauratif, réalisé dans le cadre des assemblées de Loire en incluant des représentants d’éléments non humains de la Nature.
Une chaîne YouTube engagée pour un monde plus fertile, vivant… et joyeux !
Sur YouTube, parmi les milliers de chaînes consacrées au jardinage, à l’écologie ou encore à la permaculture, une se distingue par sa générosité, son ton bienveillant et sa capacité à rendre les choses simples, accessibles et joyeuses : celle de Damien Dekarz, alias « Permaculture, Agroécologie, etc. », aussi connue sous le nom de La Graine Indocile.
Avec plus de 450 vidéos et près d’un demi-million d’abonnés, Damien ne se contente pas de montrer comment cultiver un potager — il nous invite à changer notre regard sur la nature, à réapprendre à observer, expérimenter, transmettre… et surtout, prendre soin du vivant.
Vous pourrez le retrouver lors de la FETE DE LA BIODIVERSITE à Salon-la-Tour en compagnie de Hervé Covès, Andy Williams, Caroline Peres, et CITOYLIENS !
🌍 Une chaîne aux multiples racines
Ce qui fait la richesse de cette chaîne, c’est son éclectisme joyeux. Voici quelques-unes des thématiques abordées :
🔹 Le jardin au fil des mois : Que faire en janvier, février, mars ? Damien vous guide avec humour et précision dans les travaux du potager et du jardin, mois par mois.
🔹 Le potager de A à Z : Des vidéos pas-à-pas sur les buttes, le mulch, l’autonomie, les plantations, la biodiversité… tout y est pour se lancer en toute confiance.
🔹 Les plantes en vedette : Tomate, pomme de terre, courgette, radis, laitue… chaque légume est exploré en profondeur dans une série de vidéos très populaires.
🔹 La forêt comestible et l’agroécosystème : De la haie mellifère à la création de mares en passant par les semis forestiers, Damien ouvre la voie à un jardin plus sauvage, plus autonome, plus résilient.
🔹 L’habitat écologique : De la cabane en terre à la maison à 4000€, en passant par les fours solaires ou les séchoirs faits maison, on explore ici l’autonomie dans toutes ses dimensions.
🔹 Des petits espaces aux grands changements : Même avec un balcon, on peut agir. Damien partage des astuces pour les petits jardins, la culture en pots ou suspendue, et prouve que chaque mètre carré compte.
🌿 La biodiversité, clé de la fertilité – Une vidéo à ne pas manquer !
Dans sa dernière vidéo, Damien nous parle de biodiversité, ce trésor souvent invisible, mais pourtant fondamental pour la santé de nos jardins… et de notre planète. À travers un langage clair, des exemples concrets et sa passion communicative, il nous rappelle que la vie appelle la vie.
👉 Il y explique que plus nos jardins sont riches en espèces (et en individus), plus ils sont résilients, fertiles et agréables à vivre. 👉 Il démontre que la productivité ne s’oppose pas à la biodiversité – au contraire, c’est la biodiversité qui la rend possible. 👉 Il nous montre aussi que chaque jardinier, même sur quelques mètres carrés, peut participer à un grand réseau écologique, à l’échelle nationale… et même mondiale, via les migrations d’oiseaux, d’insectes, de plantes.
C’est une vidéo enthousiasmante, inspirante, et qui donne envie de se retrousser les manches. 🧤
🐞 Pourquoi suivre Damien Dekarz ?
Parce que c’est un passionné authentique, qui cultive avec autant de soin ses idées que ses légumes. Parce qu’il ne prétend pas tout savoir, mais partage ses réussites comme ses galères, dans un style simple, drôle et sincère. Parce qu’il prouve que la transition écologique commence dans nos jardins, nos balcons, nos quartiers, et que chaque geste, aussi petit soit-il, a de l’impact.
Abonnez-vous, explorez, semez… et laissez germer en vous la graine indocile 🌱
La Dépaysante – à partir de 11h, jusqu’au bout de la nuit (ou presque)
Ça y est, le local va fermer, alors on t’invite à passer une journée (et soirée) ensemble pour marquer le coup, partager des souvenirs, et surtout profiter une dernière fois de ce lieu qu’on a tant aimé faire vivre
À manger (midi et soir) Bar ouvert (jusqu’à épuisement des stocks) Vide local Comme un vide-grenier, mais version fin d’aventure, viens fouiller, chiner, et repars avec un bout de La Dépaysante Vente de plants (après-midi) Jeux De la musique (plus d’info à venir)
Samedi 17 mai, on se retrouve une dernière fois à La Dépaysante. Tu viens ?
Nous partageons ce post, une réaction parmi beaucoup d’autres à la démission du maire de St Brévin. En solidarité avec le maire et en lutte contre l’extrême-droite :
Cosignataires : Renaud, Monique Pinçon-Charlot, Yvan le Bolloc’h, Philippe Poutou, Xavier Mathieu, Guillaume Meurice, Laurent Binet, David Hugla, Benoit Delépine, Didier Super, Bruno Solo, Stéphane Brizet, Pierre-Emmanuel Barré, Cédric Herroux, Denis Robert et bien d’autres nous publions ce texte qui sera, sans aucun doute, signé par beaucoup d’autres :
« Quand l’Etat devient laxiste avec la montée du fascisme, que des dirigeants cautionnent par un silence complice des exactions de plus en plus graves, que des élus détournent le regard de la montée de la peste brune, il est du devoir du peuple de résister !
Le 6 mai, deux jours avant la commémoration de résistants et déportés, la célébration de la victoire contre le régime hitlérien, une marche terrifiante de néo-nazis est autorisée par la préfecture de police en plein Paris ! C’est intolérable ! Les autorités ont revendiqué la liberté d’expression mais le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Alors que des cartons rouges ou des casseroles sont interdits ou confisqués, des drapeaux noirs arborant la croix celtique (nostalgie néofasciste d’Occident, d’Ordre Nouveau ou du GUD) sont tolérés. Le soir même, un concert de groupes se revendiquant aryens est organisé dans la salle Simone Veil, ministre rescapée de la Shoah, où furent constatés des saluts nazis. À chaque fois les réactions du gouvernement sont tardives et timides.
Alors que Pétain est scandaleusement réhabilité, que le discours public se fait ambigu, qu’un représentant de la majorité trouve Marine Le Pen trop molle, que l’extrême droite est banalisée et mise dans le même sac que des partis de gauche prônant l’exact contraire des idées racistes, que des tribunes télévisées sont accordées à des militants condamnés pour provocation à la haine raciale, il est du devoir du peuple d’exprimer fortement sa très ferme révolte contre ces très dangereuses dérives qui nous préparent à un avenir extrêmement sombre. N’oublions jamais les leçons de l’Histoire !
Le 10 mai, Yannick Morez, maire de Saint-Brevin-les-Pins, annonce sa démission devant sa maison et ses véhicules incendiés parce qu’il a manifesté un devoir d’accueil humaniste à des étrangers. Il a dénoncé une absence totale de soutien de l’Etat. Inquiet pour sa femme et ses enfants, il va quitter sa commune après 15 ans de service dans sa mairie. Le RN a délibérément refusé d’exprimer la moindre compassion.
Cette accumulation de faits monstrueux nous appelle à hurler notre colère ! Nous sommes là pour Yannick Morez, très touchés par son combat et sa décision, en total soutien et solidarité…
Quand l’État devient faible, qu’il renonce, capitule et s’habitue à l’intolérable, nous demeurons vigilants et responsables à sa place.
Cette année, des antifascistes avaient déposé une demande de contre-manifestation. La justice a confirmé son interdiction, alors qu’elle a autorisé la marche du C9M. Avec une argumentation alambiquée : des personnes appelant à contre-manifester auraient été condamnées pour violences par le passé. Mais pourquoi ce qui vaut pour les uns ne vaut-il pas pour les autres ? L’entourage du C9M regorge de figures emblématiques de l’ultradroite condamnées elles-aussi pour violences, comme l’Angevin Jean-Eudes Gannat ou Gabriel Loustau, qui menait la marche l’an dernier et a été condamné 1 mois plus tard pour une agression homophobe. Et parmi les groupes appelant à se joindre au défilé, on trouve notamment Lyon populaire, un groupuscule néofasciste dont la procédure de dissolution a été entamée le 30 avril, en même temps que celle du mouvement antifasciste la Jeune Garde, organisation antifasciste, et d’Urgence Palestine. « Un poids, deux mesures », s’indignaient des antifas, rencontrés au village antifasciste installé place du Panthéon, en même temps que la déambulation des militants néo-nazis.
Malgré l’interdiction de manifester, les antifas se sont néanmoins rassemblés près de Montparnasse, à quelques centaines de mètres du départ de la manif. « Siamo tutti antifascisti »,« pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans les quartiers » : dès que les premiers slogans ont été scandés, les militants antifas ont été fermement repoussés par les forces de l’ordre. Les CRS et les gendarmes étaient surtout attentifs à éviter toute intervention éventuelle d’antifas.
Déplaisante impression d’une police protégeant de fait un défilé fasciste aux allures paramilitaires contre des trublions antifascistes qui parsèmeront le parcours de slogans hostiles. Et même de tirs de feux d’artifices en direction des manifestants.
L’épisode sème la panique parmi les forces de l’ordre, manifestement plus préoccupées par la protection du cortège néofasciste que par le respect de la loi au sein dudit cortège : de n ombreux manifestants défilent entièrement masqués du début à la fin du parcours, y compris les organisateurs et des membres du service d’ordre. C’est pourtant illégal, et lors du traditionnel défilé du 1er mai dernier, il y a dix jours, le Préfet de Police Laurent Nunez avait donné des strictes consignes d’interpellation immédiate de toute personne qui dissimulerait son visage. Un poids, deux mesures.