Blog

  • Offre d’emploi animateur cuisinier

    Offre d’emploi animateur cuisinier

    L’association Montagne Accueil Solidarité de Peyrelevade recrute à partir de juillet 2025

    UN.E ANIMATEUR.RICE CUISINIER.ERE (traiteur-restauration)

    L’association créée en 2016 a pour objet de lutter contre les injustices et les diverses formes d’exclusion. Elle déploie une solidarité active avec toutes les personnes dans la grande précarité, et en particulier les étrangers quelle que soit leur situation. Elle a pour objet de leur assurer des conditions de vie dignes et décentes, et de préserver leur dignité et leur intégrité physique et morale par toutes aides. L’association comprend en particulier une communauté affiliée au
    mouvement Emmaüs, qui garantit aux personnes accueillies une plus grande sécurité. La communauté accueille pour le moment cinq personnes (dites compas) en leur offrant un hébergement, un suivi social et administratif.

    Les personnes accueillies participent aux activités de la communauté pour permettre son autonomie financière, en l’occurrence, une activité restauration-traiteur, une conserverie, du maraîchage et à terme un élevage de poules pondeuses.

    Présentation du poste :

    Durée du contrat : à terme, Contrat à Durée Indéterminée, en passant éventuellement par un contrat de professionnalisation dans un premier temps.

    Temps de travail : 26h par semaine, du mardi au samedi avec possibilité d’augmentation d’heures.

    Salaire : Smic

    Lieu de travail : à Tarnac, 10 rue du Champ des Rameaux.

    Déplacements : des déplacements seront nécessaires sur le territoire de la Montagne Limousine en fonction des commandes traiteur.

    Compétences et expériences :

    • Expérience dans le milieu associatif ;
    • expérience dans les projets collectifs, savoir travailler à
    plusieurs ;
    • intérêt pour le projet social et politique de l’association ;
    • compétence en animation de petits groupes, savoir guider des
    personnes dans l’apprentissage de la cuisine collective, savoir
    transmettre et faire preuve de pédagogie ;
    • expérience comme cuisinier.ère ;
    • ouverture aux échanges de pratiques et de savoirs ;
    • envie et compétences pour développer l’activité au fur et à mesure
    des années ;
    • autonomie et responsabilité pour prendre en charge l’activité ;
    • savoir cuisiner avec des produits frais et locaux, s’adapter aux
    saisons dans les produits choisis, s’adapter aux produits proposés par
    l’activité maraîchage ;
    • savoir cuisiner végétarien autant qu’avec viandes et poissons ;

    Missions :

    • Faire fonctionner l’activité de traiteur et de restauration en y
    intégrant les compas : attention et respect envers les personnes
    accueillies, formation et pédagogie le cas échéant, transmission et
    partage de savoirs avec elles.
    • S’occuper des commandes fournisseurs et des courses de l’activité,
    gérer les commandes traiteur.
    • Générer les menus pour la restauration.
    • Générer les plannings de l’activité et participer aux plannings
    hebdomadaires de la communauté.
    • Assurer les conditions d’hygiène et de sécurité dans l’activité.
    • Participer aux réunions d’équipe.
    • Participer aux réunions communautaires mensuelles, et aux réunions
    demandées par la coordination de branche.

    Date limite pour postuler : 30 juin 2025
    Merci d’envoyer votre CV et votre lettre de motivation par e-mail à :
    lemaspeyrelevade@riseup.net
    Contact téléphonique 06 09 58 11 65

  • Retour en vidéo sur la fête de la biodiversité

    Retour en vidéo sur la fête de la biodiversité

    Le samedi 24 mai, la petite commune de Salon-la-Tour (Corrèze) a accueilli la première édition de la Fête de la biodiversité, portée par l’association La Graine Indocile et son fondateur emblématique Damien Dekarz, figure bien connue du monde de la permaculture.

    Sur la place du village et dans la salle communale, curieux, passionnés et familles ont pu profiter d’un programme riche et accessible : stands associatifs, pépiniéristes engagés, maraîchers bio, mais aussi trois conférences majeures animées par des personnalités reconnues : Damien Dekarz, Hervé Covès, Andy Williams, ou encore Caroline Péres pour une balade naturaliste.

    La Graine Indocile, soutenue par un solide réseau de bénévoles, a su rassembler des acteurs du vivant dans une ambiance à la fois festive, pédagogique et conviviale.

    Nous vous proposons ici de (re)vivre un moment fort de cette journée avec la conférence de Damien Dekarz, diffusée par Ours Bleu production :

    Dans cette intervention, il explore la richesse de la biodiversité au jardin, avec son regard singulier et sa vision profondément enracinée dans l’autonomie, la résilience et la beauté du vivant.

  • Suite témoignage en direct du convoi “Soumoud”

    Suite témoignage en direct du convoi “Soumoud”

    Pour mon anniversaire, mon compagnons m’a demandée où je voulais aller.
    Au vue de la situation où j’avais de plus en plus de mal à supporter ce que subissent depuis des mois des milliers d’innocents et où j’avais non seulement l’impression d’être impuissante mais surtout complice de ce massacre.
    Comme j’aime à me répéter : on nous a dit que nos grands parents ne savaient pas, que nos parents étaient trop jeunes mais nous bazar avec toutes les infos tout les réseaux sociaux on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas……
    J’ai essayé d’envoyer des bouteilles à la mer à différentes associations, mais j’ai dû mal m’y prendre, car je n’ai pas eu de réponses.
    Alors après avoir entendu dans l’émission « quelle époque » Raphaël Pitti nous narrant le calvaire que subissait tout un peuple et le « je m’enfoutisme » du monde entier, je lui ai envoyé un message et il m’a répondu assez rapidement et m’a conseillée et de me rapprocher d’élu(e)s et de me rapprocher delà marche mondiale pour Gaza.
    Ce que j’ai fait de suite et c’est pour cela que nous avons embarqué(e)s mercredi 11 juin à 7 h direction Le Caire où nous devions jouer les touristes en attendant les instructions pour le départ vers El Arish le vendredi 13 juin.
    Nous avions auparavant pris contact avec une jeune femme de 39 ans infirmière qui allait elle aussi à la marche avec une amie de 62 ans et sommes donc arrivé(e)s au Caire vers 11 h. Nous n’avons eu cette amie et nous aucun problème pour passer la douane, par contre plus d’une quarantaine de personnes de notre vol, dont la dame de 62 ans ont été mises de côté et ont dû attendre dans une salle sans fenêtres, sans boire plusieurs heures (de 11h30 jusqu’à tard dans la nuit) des explications. On leur avait auparavant retiré et leur passeport et leur téléphone.

    En fait il ne s’agissait en grande majorité que des personnes avec une double nationalité (principalement, des franco/maghrébins !!!!)
    Certain(e)s ont été expulsé(e)s au petit matin, d’autres ont été relâché(e)s sans explications…..ils en ont incité(e)s à prendre des billets de retour dans la journée.
    Le jeudi 12 juin nous avons appris par notre réseau qu’il y avait eu des descentes dans tous les hôtels où nous nous étions inscrit(e)s, que beaucoup avaient été interpellé(e)s qu’on leur avait aussi supprimé leur passeport et qu’ils avaient été expulsé(e)s…..les responsables du groupe qui logeaient dans le même hôtel que nous ont fait passer leur passeport message de quitter immédiatement tous les hôtels et de trouver des solutions.
    Nous: petit couple de septuagénaires avons décider de rester et de jouer les touristes.
    Cela remettait en question notre rendez-vous du vendredi 13 où les bus devaient venir nous chercher devant nos hôtels, nous avons donc dû attendre de nouvelles consignes qui sont arrivées le vendredi 13 nous disant à tous de nous retrouver par nos propres moyens à Ismaïlia devant un hôtel donné.
    Nous étions alors environ 450 de la délégation française mais il y avait avec nous 52 pays participants.
    Nous voilà donc parti(e) tous les deux en taxi vers cette direction. Au premier péage à environ 75 km du Caire, un policier a arrêté notre véhicule et est venu vers nous pour nous demander nos passeports. À alors commencer une attente très longue mais nous n’étions pas les seuls, tous les taxis et mini bus en provenance du Caire subissaient le même sort. Quand nous posions des questions on nous répondait « 5´ »
    Cela a durer plus de cinq heures, et nous avons été parqué(e)s avec des barrières d’un côté la police et de l’autre côté l’armée, en plein soleil sans pouvoir boire ni aller au toilettes. Nous étions environ 350 de toutes nationalités : italiens, anglais, belges, suisses, américains…….
    Les responsables des différentes délégations ont essayé de parlementer, la réponse était « on vous rend vos passeports si repartez au Caire » quelques marcheurs ont eu peur et sont repartis.
    Mais la grande majorité a décidé de rester en faisant un sit in pacifique ✌️.
    Les policiers en civil ou en uniforme ont commencé à s’échauffer et au bout d’un moment ont retiré les barrières et ont demandé de rentrer tous dans les bus de l’armée….on s’est tous assis et certains manifestants pacifiques filmaient ce qui a considérablement énervé ceux qui nous entouraient, c’est parti en vrille et c’est avec beaucoup de violence, jetant les téléphones et nous poussant très violemment qu’ils nous ont fait rentrer dans les bus.
    De notre côté aucune violence même si certains activistes criaient « free Palestin »
    Ils nous ont encore fait attendre avant de nous rendre nos passeports, ils hurlaient….
    Puis les chauffeurs sur ordre de policiers nous ont relâché(e)s voire jeté(e) s par petit groupe de 2 ou 3 personnes au hasard dans la ville.
    Nous avons appris par la suite que cela avait été beaucoup plus violent dans les deux autres Check points : certain(e)s ont fini(e)s à l’hôpital, d’autres ont été incarcéré(e)s et d’autres expulsé(e)s manu militari.
    Une marche totalement pacifique apolitique et non confessionnelle pour sauver des vies humaines, se terminant par tant de violences et de haine est incompréhensible.
    Depuis on est un peu désœuvré(e) on ne sait plus quoi faire certain(e)s sont traumatisé(e)s ….après des appels et des rendez-vous à tous nos consulats et/ou ambassades on nous a conseillé de partir….
    Il est prévu une autre marche le 19 juin mais on est persuadé(e)s qu’elle subira le même sort.
    Programme d’aujourd’hui : on a laissé « crever » 50 nouveaux petits gazaouis

  • Infos sur le convoi mondial Soumoud pour GAZA

    Infos sur le convoi mondial Soumoud pour GAZA

    Nous recevons les infos de Corréziens partis pour rejoindre le convoi mondial “Soumoud” parti de Tunisie et en route pour GAZA:

    « Alors c’est là qu’on a besoin de vous et de toute urgence, comme je vous l’avais dit précédemment j’ai rallié avec mon mari la marche mondiale pour Gaza qui devait partir le 13 au petit matin du Caire où nous sommes actuellement, et ce avec 52 délégations donc des milliers de personnes sauf que depuis deux jours les autorités égyptiennes interdisent l’entrée à certains ressortissants, maghrébins et autres et les expulsent illico.

    Depuis deux jours ils font le tours des hôtels et demandent les passeports des étrangers, fouillent leur sac et leur téléphone….

    Je vous joins deux communiqués reçus 

    SVP faites quelque chose mais faites vite des innocents meurent par centaines »

    En m’aidant à sensibiliser le plus de monde possible pour nous rendre à la frontière de Gaza pour former une immense chaîne mondiale et forcer l’aide humanitaire à rentrer dans Gaza…

    Lors d’une remise de médaille par François Hollande, j’avais dit que tant que je serais debout: je m’insurgerais contre toute forme d’injustice.
    Nos grands parents ont dit qu’ils ne savaient pas, nos parents étaient trop jeunes…

    Nous nous savons et nous ne faisons rien, nous ne pouvons pas continuer à être témoin(e)s voire complices de telles atrocités…

    Au nom de « la VIE » levons nous🤞🤞🤞

    Nous nous trouvons bien seuls et avons besoin de votre aide…

    F.C.

    https://www.laprovence.com/article/france-monde/1092424782324214/des-centaines-de-militants-pro-palestiniens-mobilises-dans-un-convoi-la-caravane-de-solidarite-avec-gaza-a-atteint-tripoli

    https://lechelif.dz/2025/06/11/convoi-humanitaire-maghrebin-soumoud-sur-gaza-les-mises-en-garde-du-caire/

  • La laïcité en 2025 : un principe républicain sous tension

    La laïcité en 2025 : un principe républicain sous tension

    En 2025, la laïcité continue d’occuper une place centrale dans le débat public français. C’est autour de ce principe que se cristallisent des tensions sociales, politiques et culturelles. Le sénateur des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias, en a récemment livré une lecture à la fois historique, critique et engagée, lors d’une conférence organisée par l’association Cap à Gauche lors de son 20ème anniversaire ce samedi 7 juin 2025 à la salle polyvalente d’Uzerche. Retour sur les fondements, les contradictions et les enjeux actuels d’un pilier de la République.


    La loi de 1905 : un acte fondateur toujours vivant

    La loi du 9 décembre 1905, qui consacre la séparation des Églises et de l’État, est souvent considérée comme l’un des grands textes fondateurs de la République moderne. Elle est l’œuvre de personnalités majeures comme Aristide Briand, Jean Jaurès et Georges Clemenceau. Ces trois figures politiques, bien que représentant des courants distincts (socialisme, radicalisme, libéralisme), partageaient un même idéal de progrès, de justice et d’émancipation. Leur combat s’inscrivait dans la dynamique des grandes lois républicaines précédentes : lois Ferry sur l’école gratuite, laïque et obligatoire, liberté de la presse (1881), liberté d’association (1901).

    La loi de 1905 n’est pas née ex nihilo. Elle fait suite à d’autres tentatives historiques de séparation, notamment sous la Révolution française (1794) et par la Commune de Paris (1871), cette dernière allant jusqu’à instaurer le droit de vote des femmes et une première forme de laïcité politique. Ces moments ont contribué à forger un idéal républicain de neutralité de l’État face aux cultes, avec pour but d’assurer à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire.

    Jaurès orateur

    Laïcité et humanisme : le débat fondateur entre Jaurès et Guesde

    Le débat entre Jean Jaurès et Jules Guesde sur la priorité entre laïcité et lutte des classes est emblématique des tensions internes au camp progressiste. Guesde défendait une primauté du combat économique et social, tandis que Jaurès soutenait que l’émancipation des consciences – par l’éducation, la culture, et la laïcité – devait précéder tout projet socialiste. Pour Jaurès, il ne pouvait y avoir de République véritable sans humanisme, et donc sans laïcité.

    Cette position reste d’une étonnante actualité à l’heure où certaines forces politiques tentent de redéfinir la laïcité à des fins identitaires.


    Une application inégale et des tensions persistantes

    La loi de 1905 ne s’applique pas partout de manière uniforme. Dans les territoires d’outre-mer, notamment, l’État continue de salarier les ministres des cultes, un héritage colonial qui trahit une vision utilitaire de la religion comme instrument de domination – comme le soulignait déjà Napoléon Bonaparte. Ce dernier, opportuniste, se serait successivement converti au catholicisme, à l’islam, puis au catholicisme ultramontain pour légitimer ses conquêtes impériales, illustrant bien l’usage politique de la religion.

    Autre inégalité marquante : la situation des cultes face à la loi de 1905. Si les protestants et les juifs s’y sont rapidement adaptés, les catholiques, eux, ont longtemps résisté. Ce refus initial a donné lieu à la création d’associations diocésaines, en 1924, qui permettent aux évêques de continuer à administrer les biens ecclésiastiques, en contradiction avec l’esprit de la loi. Ce traitement différencié a créé une forme d’inégalité entre religions dans la pratique.

    ( voir la vidéo : https://youtu.be/vADqGBIzCCY?si=nU00LvA70-bBYdmZ )


    École publique vs école privée : une guerre asymétrique

    L’école est un terrain privilégié de laïcité, mais aussi un champ de bataille inégal. Aujourd’hui, l’enseignement privé catholique scolarise environ 2 millions d’élèves, emploie 32 000 enseignants, et bénéficie de financements publics massifs, y compris pour des établissements très sélectifs. À Paris, le prestigieux collège Stanislas génère par exemple 2 millions d’euros de bénéfices annuels, tout en étant subventionné par l’État.

    Cette situation pose la question d’une concurrence déloyale avec l’école publique, en particulier dans les zones difficiles, où le service public peine à recruter et à maintenir ses enseignants. Le privé, de son côté, se concentre dans les centres-villes et les zones socialement favorisées, délaissant les territoires ruraux ou défavorisés.

    Comme le rappelait Jaurès, “il n’y a pas de laïcité sans politique sociale”. Or, la fragmentation du territoire scolaire révèle une République à géométrie variable, où les ghettos de riches (Neuilly, 7 % de logements sociaux) côtoient les ghettos de pauvres (Bagneux, 70 %), créant des fractures éducatives, sociales et culturelles profondes.


    Laïcité et dérives idéologiques : une instrumentalisation croissante

    Dans le contexte politique actuel, une partie de la droite radicale tente de réinterpréter la laïcité comme un outil d’exclusion, notamment vis-à-vis de l’islam. Des figures politiques comme Gérard Darmanin ou Bruno Retailleau ont pu assimiler le port du voile à une incompatibilité avec les valeurs républicaines, voire appeler à “faire tomber le voile”, selon des formulations très éloignées de l’esprit de neutralité de la loi de 1905.

    Or, comme le rappelle le sénateur Ouzoulias, l’histoire du port du voile est avant tout chrétienne : dans les campagnes françaises, jusque dans les années 1950, les femmes portaient des foulards comme marqueur de pudeur et de soumission. L’usage du voile a été théorisé dès l’Antiquité, notamment par Clément d’Alexandrie, et n’est donc en rien un marqueur religieux exclusivement musulman.

    Cette récupération politique de la laïcité pour stigmatiser une religion est un contresens historique et juridique. La laïcité ne consiste pas à interdire les signes religieux dans l’espace public, mais à garantir que l’État ne privilégie ni ne discrimine aucun culte.


    Des espaces pour la liberté de culte, dans un cadre républicain

    Enfin, il est bon de rappeler que la laïcité n’est pas l’hostilité à la religion. Elle garantit à chacun le droit de pratiquer sa foi, y compris dans les institutions publiques, dans le respect de la neutralité de l’État. C’est pourquoi la République organise la présence d’aumôniers dans les hôpitaux, les prisons et l’armée.

    Toutefois, certaines pratiques symboliques posent question : comme la célébration systématique de la fin de promotion des élèves gendarmes à la cathédrale de Tulle. Ce type d’événement, dans un cadre public, pourrait être perçu comme une entorse à la stricte neutralité de l’État.


    La laïcité : une singularité française, un principe universel à défendre

    La France est le seul pays au monde où la laïcité est inscrite aussi profondément dans la Constitution et dans l’organisation de l’État. Cette singularité est à la fois une richesse et une responsabilité. À l’heure où certains pays, comme les États-Unis sous Donald Trump, reconnaissent officiellement des comités de défense de la liberté religieuse qui placent le discours religieux au-dessus de toute critique rationnelle, la vigilance s’impose.

    En 2025, alors que la société évolue et que de nouvelles lois d’émancipation sont débattues – comme la loi sur la fin de vie – la laïcité reste un cap, un principe à la fois juridique, politique et moral, qui suppose une exigence permanente de justice, de neutralité et de cohérence.

  • Ciné débat “un médecin pour la paix” à Brive ce jeudi 5-juin

    Ciné débat “un médecin pour la paix” à Brive ce jeudi 5-juin

    ( désolé, reçu ce matin … )

    📣 RAPPEL : 📽🗣 CINÉ-DÉBAT organisé par 🕊le Mouvement de la Paix Corrèze 📆 Jeudi 5 juin à 20h30 avec la projection du film documentaire 🧑‍⚕🩺 UN MEDECIN POUR LA PAIX de Tal Barda.

    Izzeldin Abuelaish, premier médecin palestinien à travailler dans un hôpital israélien, voit sa maison bombardée en 2009, tuant trois de ses filles et une nièce. Malgré cette tragédie, il trouve la force de parler d’espoir et de réconciliation. Exilé depuis au Canada, il milite sans relâche pour la paix entre Israël et la Palestine, ce qui lui vaudra d’être nominé cinq fois pour le Prix Nobel de la Paix.

    💬 Échange à la suite de la projection.

    http://cinema-rex-brive.fr/FR/fiche-film-cinema/MLJEC9/un-medecin-pour-la-paix.html

  • Psychogénéalogie et clés de libération…

    Nous sommes tous le produit de notre histoire familiale… Il est important d’accepter cette vérité… 

    Les mémoires de nos ancêtres nous accompagnent au quotidien. On peut fréquemment observer l’impact de leurs souffrances et de leurs traumatismes sur la descendance des lignées : troubles psychiques et physiologiques divers (angoisses, confusion, mal-être,  somatisations, difficultés à trouver sa place, sensation de freins ou de blocages, de porter un poids…), comportements ou fonctionnements inadaptés, pathologies sur plusieurs générations, situations répétitives…

    Comment se libérer de ces mécanismes aliénants ?  

    ​Il nous appartient de nous réapproprier le vécu des générations antérieures.
    En laissant les messages de nos ancêtres se révéler à notre conscience, nous acceptons de réparer le passé, de transformer notre présent, et de guérir l’avenir de nos lignées. Il s’agit de changer son regard sur l’héritage transgénérationnel afin de ne plus le subir mais au contraire, de l’utiliser comme une force, un moteur de transformation… Cela se fait à travers un travail thérapeutique approprié, qui tient compte de l’histoire des générations.

    ​​Mais qu’est-ce que la psychogénéalogie ?

    ​La pratique s’appuie sur l’outil du génosociogramme et l’analyse transgénérationnelle. Le génosociogramme (ou génogramme) offre une représentation graphique et visuelle de la structure familiale à laquelle nous appartenons, sur plusieurs générations. 

    Contrairement à l’arbre généalogique traditionnel, le génosociogramme est complet et détaillé.  Outre les informations que l’on trouve habituellement (noms et prénoms, dates de naissance, mariages, décès…), il fait apparaître les liens psychologiques et/ou affectifs, les événements marquants (traumatismes : les deuils et les guerres en font partie), les dates significatives (situations et événements clés…), etc. Il fournit ainsi une richesse d’informations pertinentes, simples ou complexes, sur nous-même et nos ancêtres.

    Cela permet de comprendre en profondeur les relations et interactions existant entre les membres d’une famille, et de mettre en lumière les symptômes et les traumatismes hérités des ancêtres. On peut par exemple établir des concordances de dates, de métiers ou encore de prénoms, etc., avec un ou plusieurs aïeux ou ancêtres… Repérer les loyautés inconscientes, pointer les événements ou situations qui se répètent dans nos lignées (faillites de génération en génération, transmission de maladies, plusieurs décès au même âge…)…

    Le génosociogramme est un révélateur puissant de qui nous sommes,  de ce qui nous habite et des liens (pesants ou non) qui se sont installés à notre insu…
    Il permet de découvrir les schémas cachés et les influences familiales qui façonnent nos vies.

    L’objectif est d’obtenir une vision d’ensemble de ce qui est véhiculé à travers les générations, afin de regarder sa vie autrement, identifier ce qui nous appartient en propre, re-situer les membres de la famille dans l’arbre quand cela est nécessaire… Lorsque les choses sont clarifiées, on a souvent une nouvelle vision de sa propre place et de son rôle dans la famille.

    Constellations familiales Corrèze, Lot, Lot et Garonne
    Extrait d’un modèle de génosociogramme


    C’est dans le cadre de l’analyse transgénérationnelle que l’on affine le décodage du génosociogramme et que les consultants sont accompagnés dans la résolution des traumatismes et souffrances qui les encombrent.

    Les éléments mis en lumière au cours de la démarche méritent souvent un regard plus approfondi pour cheminer harmonieusement vers la guérison. 

    ​​L’ensemble permet d’assimiler le vécu douloureux de nos ascendants, afin de s’en détacher sur un plan émotionnel. ​On peut ainsi se libérer, s’alléger et occuper une juste place au sein de sa famille.  Redonner du sens à son histoire et remanier ses choix de vie devient ainsi possible…

    Explorer les dynamiques en jeu dans son clan familial, c’est se donner une opportunité de guérir des blessures du passé, de briser les cycles négatifs et de transmettre un héritage plus sain aux générations futures…

    ​Quelle forme le travail prend-il ?

    Le travail en psychogénéalogie peut se réaliser en séances individuelles ou en groupe. 

    Le nombre de séances individuelles dépend des besoins de chaque consultant-e – En savoir plus… En groupe, la démarche nécessite plusieurs ateliers (cf. ci-dessous).

    ​Pour un travail plus riche et plus abouti, il est possible de mixer les deux.

    Chacun-e peut ainsi bénéficier d’un cursus et d’un suivi personnalisés dans le respect de son rythme et de ses besoins.

    En savoir plus : Origines de la psychogénéalogie… – Comment s’opèrent les transmissions ?… – Psychogénéalogie et mémoires cellulaires…

    Mon approche de l’accompagnement…

    A travers le génosociogramme, c’est une véritable enquête auprès des siens qui est menée. C’est comme remonter le temps pour analyser son histoire familiale.

    Il n’est pas nécessaire de disposer de beaucoup d’informations sur sa famille, ou encore de son arbre généalogique complet, pour amorcer l’expérience. Les informations et conseils pour démarrer son génosociogramme sont abordés lors de la première rencontre.

    Au fil des séances, des apports théoriques permettent d’enrichir un peu plus son arbre, d’en approfondir la connaissance, d’appréhender les dynamiques qui sont en jeu, pour mieux comprendre son histoire familiale, étape par étape.

    Parmi les thèmes traités, on retrouve le deuil, le couple, la  naissance (projet-sens et empreinte de naissance), les prénoms, l’argent et les héritages, les mécanismes de transmission (secrets, non-dits et traumatismes…), les guerres et leurs conséquences sur les familles…

    Le processus d’analyse s’engage en parallèle : prises de conscience, libérations, éclairages nouveaux…

    En atelier, les récits de chacun-e, les échanges qui s’ouvrent entre tous les participants-es, en constituent le terreau fertile… La dynamique de groupe est souvent porteuse : chacun-e s’enrichit de l’expérience de l’autre…

    Afin de vous accompagner au mieux et d’affiner le travail, j’utilise des outils complémentaires, tels que le dessin,”le placement”, les actes symboliques et/ou rituels, le nettoyage des mémoires cellulaires (méthode de Françoise Nallet, autres)…

    Je préconise également un travail en constellations systémiques (familiales et/ou thématiques) qui peut intervenir en parallèle ou en fin de parcours, en fonction des besoins de chacun-e (en atelier ou en séance individuelle)…

    A travers cet accompagnement (individuel et/ou collectif), il s’agit d’offrir à chacun-e l’opportunité de devenir acteur/actrice de son propre changement, en s’appropriant les clés d’autonomie transmises durant le parcours.

    Rosy Pascreau

    A propos…

    ​Les ateliers proposés…

    Les ateliers de psychogénéalogie sont ouverts à tous publics. Le travail thérapeutique s’effectue dans le cadre d’un cycle de trois rencontres (une par trimestre), afin de laisser à chacun-e un temps suffisant d’intégration et peut-être effectuer quelques recherches…​ Pour un meilleur suivi, le nombre de participants est limité à 6/8 personnes par groupe.

    Parcours psychogénéalogie – Saison 2025-2026​​​​​​​​ – En savoir plus ici…

    Atelier 1 : Samedi 11 octobre 2025 de 14h30 à 18h30 – Espace des Possibles à Figeac

    Atelier 2 : Samedi 21 février 2026 de 14h30 à 18h30 – Maison des Enfants du Quercy au Bouyssou ​​

    Atelier 3 : Samedi 18 avril 2026 de 14h30 à 18h30 (date à confirmer) – Secteur Beaulieu sur Dordogne (lieu à définir)

    Découvrir mon site : https://creerabondance.wixsite.com/-vie

  • Suites de l’Assemblée Générale de l’association EauxActes en XV’D

    Suites de l’Assemblée Générale de l’association EauxActes en XV’D

    L’association « EAUX Actes en X’VD » a pour objet de défendre et de préserver l’eau en Xaintrie Val Dordogne. Elle a tenu son Assemblée Générale à Hautefage samedi 5 avril :

    Conférence, intervention d’élus locaux, débats

    Conférence de Marc Yves Laroye, vice-président de l’Office International de l’Eau

    Marc Yves Laroye, vice-président de : l’Office International de l’Eau a présenté l’évolution des enjeux de l’eau en France sur ces dernières années. Elle est liée au changement climatique mais également à l’usage de l’eau qu’en font nos sociétés. Il note un effort récent réalisé par les consommateurs privés mais également dans les secteurs industriels, agricoles. Les diapos de la présentation.

    Présentation de GEMAPI par Jean Michel Teulière

    Jean Michel Teulière, vice-président de la communauté de communes Xaintrie Val Dordogne, , a présenté le programme Gemapi : Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations sur nos territoires. Il a insisté sur le maintien de la ressource eau. Celle-ci doit passer par la préservation des zones humides. En tant qu’élu, il a insisté sur la concertation et le partage avec les communautés locales.

    Interrogé sur le schéma d’aménagement d’eau potable de la comcom Jean-Michel Teulière nous a confirmé son opposition au projet de ressource centralisée.

    De plus Monsieur Teulière propose la participation d’un membre de l’association au projet de réaménagement du bassin versant de la Glane. Ce projet mené par l’Entente Maronne est cofinancé par EDF. La baisse du régime de la Glane est une cause importante des déficits en eau potable du SIEPB (Eaux du Puy du Bassin)

    La Montagne relate l’évènement https://www.lamontagne.fr/hautefage-19400/actualites/plus-de-transparence-pour-leau_14673003/

    Intervention de Camille Carmier maire de Hautefage

    Avec amertume, il invoque le chantage aux subventions exercé par la préfecture pour faire adhérer la commune de Hautefage au syndicat du Puy du bassin dans la précipitation. Une première Conséquence : forte augmentation pour les abonnés.

    Rapport moral et financier; projets 2025

    L’association a ensuite fait son rapport moral, financier, l’élection du bureau. Projets pour 2025 : Obtenir et diffuser auprès des citoyens les informations sur l’eau potable et obtenir que les projets soient débattus publiquement.

    Un regret de n’avoir pas eu le temps de diffuser les documentaires “Chantier castor” : https://www.youtube.com/watch?v=fyP2Pdnutrw ou encore “water is money“: https://militotheque.org/wiki/Water_Makes_Money_%28documentaire%29

    Consultez la page de présentation générale de notre association “Eaux Actes Citoyens” (cliquez)

  • Forêts vivantes : pétition nationale et journée de mobilisation à Pau le 14-06

    Forêts vivantes : pétition nationale et journée de mobilisation à Pau le 14-06

    FLa forêt est un écosystème central et primordial dans nos vies. Elle alimente les sources et les captages d’eau potable, elle contribue au grand cycle de l’eau, elle régule les températures, le CO2 dans l’atmosphère, elle abrite de nombreuses espèces de la faune et de la flore, elle protège les sols, elle nous préserve des aléas climatiques, elle est indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique.

    Nous avons besoin d’une forêt riche, diverse et vivante. Notre lien à la forêt est profond et viscéral, elle nourrit nos inconscients et nos imaginaires dès notre plus tendre enfance. Sans la forêt, nos activités telles que la randonnée, le VTT, la pêche, la chasse, la cueillette de champignons n’ont plus lieu d’être.

    Déjà en 2021, l’Appel pour les forêts vivantes lançait un cri d’alarme : « Les forêts sont vues comme un gisement inépuisable que l’industrie est appelée à exploiter et le bois comme un simple matériau à transformer. Le productivisme gagne nos massifs forestiers et plie le vivant aux règles du marché […]. Les coupes rases et les monocultures se multiplient, des paysages séculaires sont dévastés parfois en quelques heures, les arbres sont moissonnés comme du blé. »

    Toutes les études scientifiques – dont l’expertise « Coupes rases et renouvellement des peuplements forestiers en contexte de changement climatique » menée par l’ECOFOR, et l’étude Carbone 4 conduite par France Forêt Bois – nous montrent que la gestion forestière actuelle et l’augmentation de notre demande en bois menacent nos forêts. Leur capacité de puits carbone sera négative en 2040 si rien ne change.

    Sous couvert d’une adaptation au dérèglement climatique, ces pratiques sont malgré tout soutenues par l’État et le Plan France Relance qui consiste à subventionner 95 % des replantations après coupe rase. Or près de 38 % de ces plantations dépérissent dès la première année car mis dans des sols nus et dévastés.

    L’État ne s’arrête pas là. Il facilite et finance l’installation de projets industriels de biomasse, biocarburant, bois-énergie à partir de la biomasse forestière. Sur le seul Grand Sud-Ouest, ces projets – dont le biokérosène pour les avions – consommeraient plus de 3 millions de m3 de bois par an. Sans compter les usines déjà installées ou à venir dans le reste de la France, comme celle de Gardanne qui engloutit déjà plus de 450 000 tonnes de bois par an pour produire de l’électricité « verte ». Ces projets provoqueront d’inévitables conflits d’usage et exercent une pression insoutenable sur la ressource en bois qui diminue déjà fortement.

    Face à ce champ de bataille qu’est devenue la forêt, nous, acteur·ices de la filière forêt-bois, associations, syndicats, scientifiques, naturalistes, géographes, climatologues, artistes, écrivain·es, philosophes, élu·es, citoyen·nes, appelons à une refonte de la politique publique forestière.

    Il y a urgence à légiférer sur la gestion forestière à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

    Il n’y a aucune fatalité à la situation actuelle. Il ne tient qu’à nous d’en inverser la tendance en choisissant la diversification des essences et la sylviculture mélangée à couvert continu.

    Pour que les forêts françaises soient des forêts vivantes, pour que notre pays et notre planète soient vivables pour nous et pour les générations futures, nous appelons le gouvernement et les parlementaires à agir vite :

    ● en mettant fin à l’attribution des aides du plan de relance qui contribuent à la destruction des forêts et des réserves de biodiversité et qui n’incitent pas au choix prioritaire de la régénération naturelle ;

    ● en abandonnant les usines écocides à partir de biomasse forestière tels qu’Orpinia (1 million de m3 de bois/an), Scierie SIAT (1 million de m3/an), méga scierie dans l’Allier (non chiffré), E-Cho à Lacq (500 000 m3 de bois/an), Biochar à Garlin (130 000 m3 de bois/an), usine à pellets à Guéret (130 000 m3 de bois/an), centrale électrique de Gardanne, etc. ;

    ● en déclarant la forêt, essentielle à notre santé, patrimoine commun. En lui reconnaissant une personnalité juridique afin de défendre sa préservation ;

    ● en augmentant significativement, en budget et en personnel, les moyens des services publics nationaux et territoriaux chargés de la protection de la forêt (ONF, OFB, DDT, CNPF, etc.) ;

    ● en inscrivant dans la future loi sur la gestion forestière les revendications suivantes basées, entre autres, sur deux propositions de loi de la précédente législature 

    Lire la suite du texte intégral ici :

    https://adretmorvan.org/index.php/2025/05/11/tribune-pour-une-loi-urgente-sur-la-politique-publique-de-la-foret/

    Appel à pétition nationale

    Nous, collectifs et associations mobilisés pour des forêts vivantes, demandons l’arrêt de tous les projets industriels écocides, menaçant la pérennité du patrimoine forestier. Aussi, nous appelons – d’une seule voix et avec force – le législateur à adopter une nouvelle loi forestière ambitieuse dès 2025.

    Pour que les forêts restent des forêts vivantes, pour que notre pays et notre planète soient vivables pour nous et les générations futures, nous vous appelons à nous rejoindre et à nous soutenir en signant notre pétition, au nom de votre association, ou en tant que naturaliste, scientifique, élu.e, citoyen.ne [1] ,

    Une loi pourrait être votée prochainement. C’est maintenant que votre signature pèsera en faveur d’une loi forêt ambitieuse.:

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/il-faut-une-loi-d-urgence-pour-des-forets-vivantes

    Nous vous invitons à partager la pétition autour de vous, à la diffuser sur les réseaux sociaux

    Journée de mobilisation nationale pour des forêts vivantes à Pau

    Vous êtes invité.e.s à nous rejoindre lors de la

    Mobilisation Nationale pour des Forêts Vivantes du 14 Juin à Pau !!!

    Pour rejoindre la marche, en covoiturage : covoiturage pau – Framacalc

    Contacts / coordonnées

    Site de l’association organisatrice et page Facebook de l’évènement : https://foretsvivantes-pyrenees.fr/ —- https://fb.me/e/8Hlrm9ovd

    Merci à toutes et tous —- Unissons-nous pour des Forêts Vivantes !! — Adret Morvan, Collectif Forêts Vivantes Pyrénées, Réseau Forêt Limousine

    Messagerie de l’Aubraie, https://aubraie.org, contact: aubraie@aubraie.org

  • Pénurie + solidarité pharmaceutique = condamnation

    Pénurie + solidarité pharmaceutique = condamnation

    Nous relayons ce communiqué qui concerne des pharmaciens installés en Corrèze.

    Vous trouverez une pétition à signer en bas de cet article, et vous serez amené à visiter un espace documentaire en ligne dédié, conçu, selon notre équipe, de façon exemplaire.

    Par la commission Santé du PRCF

    Eliza Castagné et Antoine Prioux, pharmaciens à Bugeat et Sornac (Corrèze), ont été condamnés par l’Ordre des pharmaciens de Nouvelle-Aquitaine à six mois d’interdiction d’exercer (dont quatre avec sursis). Au delà d’une simple sanction disciplinaire, il s’agit bien d’une attaque politique contre celles et ceux qui refusent de se soumettre aux logiques marchandes qui gangrènent notre système de santé.

    Leur crime ? Avoir osé dispenser des médicaments à l’unité pour lutter contre les pénuries, le gaspillage et l’antibiorésistance, dans l’intérêt des patients et des territoires ruraux abandonnés.

    Cette décision, aussi absurde qu’injuste, intervient dans un contexte où le gouvernement prétend lutter contre les pénuries de médicaments. Le plan présenté le 27 février 2025 met en avant le « bon usage du médicament », mais il ne récompense en rien le travail essentiel des pharmaciens, experts pourtant en première ligne pour sensibiliser patients et prescripteurs. Puisque ce sont eux qui font le lien médicamenteux entre les malades et les médecins, Ils sont donc les mieux placés pour optimiser les prescriptions et éviter les ruptures de stock. Pourtant, au lieu d’être soutenus, ils sont sanctionnés lorsqu’ils innovent en dehors des cadres libéraux imposés par les laboratoires et leurs relais bureaucratiques.

    Un modèle alternatif

    Face à ce système défaillant, Eliza et Antoine ont construit une alternative concrète au sein du réseau Millesoins, une société interprofessionnelle de soins ambulatoires qui intègre pleinement les pharmaciens dans la chaîne de soins. Grâce à un logiciel protégé de partage d’informations médicales, ils collaborent étroitement avec les médecins, anticipent les besoins des patients chroniques et optimisent les commandes pour éviter les pénuries. Le suivi des besoins de chaque patient évite le surstockage tout en garantissant l’accès aux traitements. Ce suivi est même poussé jusqu’à l’appel aux patients isolés qui ne viennent pas chercher leurs médicaments.

    Cette organisation, à des années-lumière des pratiques mercantiles encouragées par l’industrie pharmaceutique, le capitalisme mondialisé et l’Ordre des pharmaciens complice du grand capital, prouve qu’un autre modèle est possible : une pharmacie ancrée dans la prévention, la coopération interprofessionnelle et la justice sociale. Pourtant, au lieu d’être encouragée, cette initiative est frappée d’une sanction disproportionnée, tandis que les industries qui accumulent les pénuries à cause de la recherche perpétuelle de profits toujours plus grands, ne sont jamais inquiétées.

    Un système de santé au service du profit, pas des malades

    Cette affaire illustre parfaitement les contradictions d’un système de santé dévoyé par les intérêts privés de la grande bourgeoisie mondialisée. Les laboratoires pharmaceutiques, non seulement ont adopté une chaîne de production et d’approvisionnement qui provoque des pénuries, mais en plus, comme ils ont intérêt à commercialiser toujours plus de boîtes, ils ne prévoient pas les conditionnements en fonction des durées de traitement recommandées. Résultat : des patients contraints d’acheter des boîtes entières pour quelques comprimés, des millions de médicaments gaspillés, et des pharmaciens transformés en vendeurs plutôt qu’en soignants.

    Eliza et Antoine, en refusant cette logique, ont mis en lumière la corruption légale d’un système où la santé est une marchandise. Leur condamnation n’est pas une erreur judiciaire : c’est un avertissement adressé à tous ceux qui voudraient remettre en cause l’hégémonie des laboratoires et de leurs complices dans les instances ordinales.

    Exigeons l’annulation de la sanction ! Construisons une pharmacie publique !

    La lutte d’Eliza et Antoine est emblématique d’un combat plus large : celui pour un système de santé socialisé, où les médicaments seraient produits et distribués selon les besoins de la population, et non selon la soif de profit des multinationales. Leur pratique de la dispensation à l’unité devrait être généralisée, encadrée par un pôle public du médicament qui mettrait fin aux pénuries organisées et à la mainmise des laboratoires sur nos vies.

    Nous appelons à :

    1. l’annulation immédiate de leur sanction et la reconnaissance de leur action en faveur de la santé publique,
    2. la légalisation de la dispensation à l’unité pour tous les médicaments essentiels, afin de lutter contre le gaspillage et les pénuries,
    3. la nationalisation de la production et de la distribution des médicaments, sous contrôle des soignants et des usagers, pour en finir avec la dictature des labos,
    4. le développement de réseaux coopératifs comme Millesoins, qui replacent la prévention et l’accès aux soins au cœur du métier de soignant.

    L’espace “documentation de soutien” (formidable ! )

    Signez la pétition de soutien : https://crmx.fr/soutien-eliza-antoine