Comment réaliser et installer un nichoir à chouette chez soi
L’association Autour du Sauvage vous donne tous leurs conseils
Il y a peu, nos amis les chouettes finissaient clouées à nos granges, elles étaient signe de mauvaise récolte pour les paysans et annonçaient la mort ( rien que ça). Un véritable comble lorsqu’on sait qu’elles les débarrassaient de tous les rongeurs à plusieurs kilomètres à la ronde ( qui eux étaient particulièrement destructeurs pour leurs cultures). Mais bref, ce temps est révolu (tant mieux !) Néanmoins les chouettes restent en mauvaise posture : elles n’ont plus assez de lieux de reproduction. Évidemment, lorsqu’on coupe les vieux arbres creux, qu’on ferme les granges et les clochers et qu’on utilise en masse du raticide, ça ne les aide pas.
Il existe une solution toute simple pour leur donner un coup de pouce : installer un nichoir à chouette ! Ça tombe bien, vous n’aurez pas à chercher sur internet les plans, on a testé pour vous et installé 3 nichoirs avec des caméras. L’un dans un arbre, un deuxième dans une grange et un dernier dans un clocher.
Figurez vous qu’ils ont été adoptés ! D’ailleurs pour les curieux, nous avons publié tout le suivi des nichées sur notre Youtube, Facebook et Instagram ( “Autour du Sauvage”) à retrouver via ce lien:https://linktr.ee/autourdusauvage
Alors on a décidé de partager toutes nos recherches et conseils avec vous ! Nos plans sont disponibles en PDF juste ici : https://tr.ee/QU2upT
Et on vous invite à aller regarder notre vidéo Youtube qui détaille TOUT ( promis ça vaut le coup d’aller la voir, elle est même pas si longue)
Les nichoirs sont adaptés aux hulottes et effraies, il faut les installer dans l’endroit choisi le plus vite possible en automne afin qu’elles les repèrent et les utilisent au printemps suivant.
Alors je m’adresse à vous qui lisez cet article, vous connaissez très certainement quelqu’un qui a soit un arbre, soit une grange ou encore un hangar. BINGO ! Alors peu importe à qui vous pensez : je compte sur vous pour lui envoyer les plans et la vidéo !! PARTAGEZ pour que la collaboration chouette/humain prenne de plus en plus d’ampleur. Merci et bonne journée !
Que racontent les affiches politiques de notre histoire ? Et que peuvent-elles encore nous apprendre à l’heure où la bataille des images et des récits s’est largement déplacée vers Internet et les réseaux sociaux ?
À travers une sélection de pièces rares conservées par l’association d’Argentat Nuage Vert, Laurent Gervereau propose un voyage dans plusieurs siècles d’histoire politique française.
Un fonds de plus de 2 000 affiches
Nuage Vert a constitué au fil du temps un fonds de plus de 2 000 affiches, provenant principalement de dons, mais aussi d’acquisitions rendues possibles par un patient travail de recherche.
Une première campagne de numérisation a permis de traiter environ 200 affiches.
Le travail ne consiste pas seulement à les photographier. Chaque document est mesuré, son état de conservation est évalué, puis il est décrit et indexé avec des mots-clés permettant d’effectuer des recherches par thème. Le contexte historique de chaque affiche est également documenté.
L’objectif est double : préserver des pièces parfois fragiles et rendre progressivement ce patrimoine accessible à la recherche, à la transmission et à de futurs projets d’exposition.
De l’affiche-texte à la propagande par l’image
Laurent Gervereau rappelle que les premières affiches politiques sont d’abord des textes.
Sous l’Ancien Régime, les décisions sont affichées sous forme de « placards ». Une grande partie de la population ne sachant pas lire, elles sont aussi proclamées publiquement par des crieurs.
Avec le développement de l’imprimerie puis de la lithographie, l’affiche change progressivement de nature.
La Première Guerre mondiale constitue un tournant majeur : l’image devient un puissant instrument de mobilisation et de propagande.
Les partis politiques reprendront ensuite ces procédés. L’entre-deux-guerres, la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide, Mai 68 ou encore les campagnes présidentielles françaises donnent naissance à des formes graphiques très différentes.
Mai 68 : quand une rupture politique devient aussi une rupture graphique
Les affiches sérigraphiées de Mai 68 constituent l’un des exemples les plus frappants présentés dans la vidéo.
Produites collectivement dans les écoles d’art, souvent anonymes, elles utilisent une technique rapide permettant de fabriquer des images simples, immédiatement compréhensibles et reproductibles.
Pour Laurent Gervereau, Mai 68 est ainsi l’un de ces rares moments où un événement historique et une nouvelle forme visuelle apparaissent simultanément.
Quand la publicité entre en politique
À partir des années 1960 et 1970, une autre évolution apparaît : les techniques publicitaires entrent directement dans les campagnes électorales.
Photographie, télévision, mise en scène du candidat, slogans, recours aux agences de communication : l’affiche politique devient progressivement un élément d’une stratégie médiatique beaucoup plus large.
Laurent Gervereau revient notamment sur les campagnes de De Gaulle, Giscard d’Estaing, François Mitterrand ou Jacques Chirac.
L’affiche raconte alors autant l’évolution politique du pays que celle de nos manières de communiquer.
Aujourd’hui, la bataille des images a changé de terrain
L’affiche politique existe toujours, mais elle n’occupe plus la position centrale qu’elle avait autrefois dans l’espace public.
La communication politique circule désormais massivement sur Internet et dans les réseaux sociaux, dans ce que Laurent Gervereau décrit comme une véritable « guerre mondiale médiatique ».
Regarder les anciennes affiches ne relève donc pas seulement de la nostalgie ou de la conservation patrimoniale.
Cela permet de comprendre comment une image est construite, à qui elle s’adresse, quel récit elle cherche à imposer et dans quel contexte elle apparaît.
Retrouver des repères
C’est peut-être là que se trouve l’enjeu principal de cette démarche.
Face au flot continu d’informations et d’images auquel nous sommes aujourd’hui confrontés, Laurent Gervereau insiste sur la nécessité de retrouver de la profondeur historique.
Non pas pour prétendre que l’histoire empêcherait de répéter les erreurs du passé, mais parce qu’elle fournit des repères pour juger, comprendre et analyser le présent.
Il distingue également le travail historique des affrontements de mémoires : rechercher les faits, contextualiser les documents, comparer les sources et accepter que la connaissance évolue au fil des découvertes.
Conserver ces affiches, les documenter et les montrer devient alors bien davantage qu’un travail patrimonial.
C’est aussi un travail citoyen.
Le livre “VISITEZ L’HISTOIRE” sort en septembre 2026 et sera disponible le 3 octobre pour le festival CAUVALDOR dans le Lot où Nuage Vert prête une expo sur les affiches politiques.
Conférence le 19 novembre à Saint-Céré en clôture du festival CAUVALDOR
Le livre accompagnera de janvier à juin 2027 la grande expo à Nuage Vert (sur tout le rez-de-chaussée) : VISITEZ L’HISTOIRE à travers les affiches politiques en France depuis le XVIIIe siècle
Et si une douche pouvait fonctionner avec moins d’un litre d’eau par minute ?
Le dimanche 20 septembre, le Battement d’Ailes accueille un atelier animé par l’Atelier Lowtech de Tulle autour de la douche brumisante. Le principe : remplacer le jet d’eau classique par une brume composée de fines gouttelettes afin de réduire fortement la consommation d’eau.
Durant cette journée, les participantes et participants pourront découvrir et tester le système, puis fabriquer leur propre douche. Aucune compétence particulière en bricolage n’est nécessaire. Chacun repartira avec une douche prête à être testée chez soi.
Informations pratiques
Dimanche 20 septembre, de 9 h à 17 h Au Battement d’Ailes Atelier à prix libre Inscription obligatoire — 8 places maximum
Et si l’un des grands projets écologiques de notre époque consistait simplement… à laisser une forêt redevenir une forêt ?
Cet été, au Battement d’Ailes à Cornil, Citoyliens a rencontré Soline Bouveau et Damien Saraceni, co-délégués généraux de l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire.
Le projet qu’ils portent se compte dans une unité de temps inhabituelle : plusieurs siècles.
L’objectif est de permettre à une forêt déjà existante de poursuivre librement son évolution suffisamment longtemps pour retrouver progressivement les caractéristiques écologiques et biologiques d’une forêt primaire.
Sept siècles… et commencer maintenant
Nos forêts européennes ont pour l’immense majorité été exploitées, transformées, découpées ou aménagées par les activités humaines.
L’association propose donc d’expérimenter le chemin inverse : laisser sur une très grande surface les processus naturels reprendre leur place.
L’ambition évoquée est de l’ordre de 70 000 hectares. Une échelle suffisamment importante pour permettre le retour d’un écosystème forestier complet, avec ses continuités écologiques, ses différentes espèces et, à terme, les grands animaux indispensables à son équilibre.
Mais sept siècles ne signifient évidemment pas qu’il faudrait attendre.
Le projet commence aujourd’hui.
Par la connaissance, la sensibilisation, la recherche scientifique, mais surtout par la construction patiente d’un dialogue avec les habitants, associations, citoyens, collectivités et institutions des territoires concernés.
Ni forêt vierge, ni nature sous cloche
L’un des points importants de l’entretien est précisément de sortir d’une opposition simpliste entre présence humaine et nature sauvage.
Une forêt primaire n’est pas nécessairement une forêt dont l’être humain serait exclu.
La question devient plutôt : comment habiter à proximité d’un espace dans lequel nous acceptons de ne plus tout exploiter, contrôler et rentabiliser ?
Cela ouvre des réflexions sur l’agriculture, la sylviculture, le tourisme, la recherche scientifique, les usages locaux, mais aussi sur nos imaginaires et notre rapport au vivant.
Biodiversité, eau, climat
Laisser évoluer une forêt sur une grande surface et sur le temps long permettrait de recréer des chaînes écologiques beaucoup plus complètes et de favoriser une biodiversité aujourd’hui fortement menacée.
La forêt joue également un rôle majeur dans les cycles de l’eau, la préservation des milieux humides, les sols ou encore la captation du carbone.
Mais Damien Saraceni et Soline Bouveau vont plus loin : derrière la question écologique apparaît celle de notre relation au vivant.
Pendant des générations, nous avons appris à regarder la forêt principalement comme une ressource économique.
Le projet propose d’explorer une autre possibilité.
Retrouver aussi une mémoire
Loups, ours, bisons, grands arbres multiséculaires…
L’Europe occidentale a elle aussi connu de vastes forêts anciennes et toute une faune dont nous avons aujourd’hui presque perdu la mémoire.
Cette disparition physique s’accompagne d’un effacement culturel : quand les paysages changent, nos références et nos imaginaires changent avec eux.
Faire renaître une forêt primaire devient alors aussi un travail de transmission et de mémoire.
Une expérimentation démocratique
L’un des aspects les plus intéressants du projet est peut-être celui-ci : personne ne peut décider seul d’un projet destiné à durer sept siècles.
L’association revendique donc une démarche de coconstruction entre salariés, bénévoles, adhérents, scientifiques et acteurs des territoires.
Elle compte aujourd’hui plusieurs milliers d’adhérents et cherche autant à construire une forêt qu’à inventer les conditions sociales permettant à un tel projet d’exister dans la durée.
Une exploration écologique, mais aussi humaine et démocratique.
Et une question finalement très simple nous est posée :
sommes-nous prêts à faire une place au vivant qui ne soit pas seulement celle que nous décidons de lui laisser ?
▶️ Voir notre interview de Soline Bouveau et Damien Saraceni.
Association Francis Hallé pour la forêt primaire — rencontre réalisée au Battement d’Ailes, à Cornil, en Corrèze.
Le mensonge est aussi ancien que la politique. Mais que devient notre capacité à faire société lorsque les faits eux-mêmes ne constituent plus un terrain commun ?
C’est autour de cette question que Laurent Gervereau présentait son ouvrage Mentir en politique, lors d’une rencontre du cycle Histoires de passages, organisé chaque été depuis onze ans par Nuage Vert, dans les environs d’Argentat-sur-Dordogne.
Une présentation qui prolonge plusieurs décennies de recherches sur les images, les propagandes, les médias et leurs effets sur nos représentations du monde.
Le mensonge politique ne date pas d’hier
Platon, Machiavel, Jonathan Swift ou, plus récemment, Marc Bloch : la question du mensonge et de la propagande accompagne depuis longtemps la réflexion politique.
Pour ouvrir la rencontre, Laurent Gervereau présente notamment une édition française ancienne de L’Art du mensonge politique, publiée à Amsterdam en 1757.
Il montre également plusieurs objets historiques permettant de comprendre comment les signes et les images participent depuis longtemps à la construction du pouvoir, à la propagande ou, inversement, à la résistance politique.
L’une des pièces présentées reproduit ainsi le célèbre Profilo continuo de Mussolini, œuvre conçue en 1933 : un visage du dictateur visible sous tous les angles, symbole saisissant de cette volonté totalitaire d’occuper en permanence l’espace mental et visuel.
Une omniprésence qui, pour Laurent Gervereau, trouve de nouveaux équivalents dans notre époque médiatique, où certains personnages politiques apparaissent continuellement sur nos écrans et finissent par coloniser notre imaginaire.
▶️ À voir : Laurent Gervereau présenteMentir en politique, dans le cadre des Histoires de passages de Nuage Vert, capté par Citoyliens près d’Argentat-sur-Dordogne.
Travailler sur la propagande sans faire de propagande
Toute la difficulté consiste précisément à montrer ces documents sans reproduire le discours qu’ils portent.
Laurent Gervereau revient sur plusieurs travaux qu’il a menés au cours de sa carrière : la propagande sous Vichy, la guerre d’Algérie, l’histoire de l’immigration, l’affaire Dreyfus ou encore le système concentrationnaire nazi.
Son principe reste le même : travailler à partir des faits, des documents et de la recherche.
Face au négationnisme, aux instrumentalisations idéologiques ou aux affrontements de mémoires, il défend une méthode simple mais essentielle : lorsque l’on sait, on documente et on démontre ; lorsque l’on ne sait pas, on le dit.
Pour lui, c’est précisément ce travail historique et scientifique qui permet de regarder les sujets les plus difficiles sans les réduire à une guerre de récits.
Une vie à étudier les images
Cette réflexion sur le mensonge politique est aussi l’aboutissement d’un long parcours.
Entré en 1978 au Musée des Deux Guerres mondiales, devenu ensuite Musée d’Histoire contemporaine, Laurent Gervereau constate très tôt un paradoxe : les institutions conservent d’immenses collections de photographies, d’affiches et d’objets, mais les chercheurs les utilisent encore très peu comme véritables sources historiques.
Il développera progressivement une approche transdisciplinaire consacrée à l’ensemble de la production visuelle humaine.
Cette démarche donnera notamment naissance à des travaux sur le mensonge des images, les manipulations visuelles et, dès 2007, à une réflexion sur ce qu’il appelle la « guerre mondiale médiatique » : l’idée que la victoire politique ou militaire se joue aussi — et parfois surtout — dans la représentation médiatique des événements.
Un « livre forêt »
Mentir en politique rassemble 42 contributions dans un ouvrage de 534 pages.
Laurent Gervereau le décrit comme un « livre forêt » : un ouvrage dans lequel chacun peut circuler, entrer par une époque, un personnage ou une question particulière.
Le parcours commence dans les civilisations anciennes et conduit jusqu’au monde contemporain.
Il interroge les mensonges de dirigeants, les omissions, les stratégies politiques, la propagande, mais également des situations plus ambiguës : à quel moment une déclaration devient-elle véritablement un mensonge ? Quelle différence entre stratégie, dissimulation, incertitude et manipulation ?
L’objectif n’est donc pas simplement de dresser une galerie de dirigeants menteurs.
Il s’agit de réfléchir à une question beaucoup plus profonde : quelle place le mensonge occupe-t-il dans l’exercice même de la politique ?
Quand disparaît le langage commun des faits
La question devient particulièrement préoccupante lorsque le débat ne porte plus sur l’interprétation des faits, mais sur leur existence même.
Pour Laurent Gervereau, une société peut accueillir des convictions, des cultures et des modes de vie extrêmement différents.
Mais elle a besoin d’un minimum de langage commun.
Ce langage commun repose notamment sur l’acceptation des faits établis, de la recherche, et du caractère nécessairement évolutif de la connaissance scientifique.
Si cette base disparaît, sur quoi pouvons-nous encore discuter ensemble ?
Cette interrogation traverse toute la présentation et dépasse largement la seule histoire du mensonge politique.
Du planétaire au très local
La rencontre prend alors une dimension plus large.
Laurent Gervereau insiste sur la nécessité de replacer les questions politiques dans plusieurs niveaux simultanément : notre territoire immédiat, une région, un pays, un continent et, enfin, notre condition commune d’habitants d’une même planète.
Les dérèglements climatiques, la pollution de l’eau et de l’air ou l’effondrement de la biodiversité dépassent évidemment les frontières.
Mais cette conscience planétaire ne doit pas conduire à effacer le local.
Il défend au contraire l’importance du bassin de vie, de la connaissance du territoire dans lequel nous habitons et de la démocratie locale : connaître son histoire, sa faune, sa flore et conserver une capacité d’agir là où nous vivons.
Arrêter avec le business du Progrès
Lors des riches échanges avec le public qui ont duré après l’intervention, Laurent Gervereau a développé aussi sa critique de la notion de “Progrès” pour défendre partout et pour tout un “tri rétro-futuro” évolutif. Il s’agit d’un rapport différent au temps, à l’Histoire et à nos vies quotidiennes, refusant l’illusion d’”avancées” technologiques sans fin qui seraient le “Bien”.
Développée au XIXe siècle et justifiant par ailleurs les conquêtes coloniales, cette illusion du “Bonheur” individuel par la technique a montré en effet de façon terrible ses failles dans nos temps dystopiques des “retardeurs criminels”. Déjà Elisée Reclus avait forgé la notion de “régrès” en 1905.
Face à cela, avec l’esprit d’une philosophie de la relativité, le tri rétro-futuro évolutif part d’un principe simple : choisir (en évoluant) ce qu’on veut conserver, là où on veut revenir en arrière, ce qu’on veut changer par l’innovation.
Ainsi aujourd’hui l’IA et notre ubiquité constante privilégiant la vision indirecte par rapport à la vision directe (ce qu’il y a autour de nous) montrent l’urgence vitale –au sens propre– pour les humains d’une telle remise en question locale et planétaire.
Ne pas enfermer les individus
Autre idée développée au cours de la rencontre : refuser les assignations identitaires.
Laurent Gervereau préfère parler d’individuation : considérer chaque personne comme un être singulier, aux appartenances et influences multiples, capable d’évoluer.
Une manière, selon lui, de sortir progressivement de la logique des blocs qui s’opposent, des groupes qui s’enferment et des identités utilisées comme instruments de confrontation.
Car derrière le mensonge politique apparaît finalement une question encore plus vaste :
comment continuer à faire société dans un monde fragmenté, saturé d’images et d’informations, confronté à des défis qui exigent au contraire une capacité d’action collective ?
C’est probablement ce qui donne toute sa portée à Mentir en politique.
Plus qu’un ouvrage sur les manipulations des gouvernants, Laurent Gervereau le présente comme une réflexion sur la situation humaine, notre rapport aux faits et les conditions mêmes de notre vie en commun.
Terre de Liens s’appuie sur une dynamique associative et citoyenne qui permet d’acquérir des terres agricoles, d’installer une nouvelle génération paysanne sur des fermes en agriculture biologique.
L’association territoriale du Limousin existe depuis 2011. Elle s’appuie sur les bénévoles du groupe local de Corrèze pour mettre en œuvre sur ce territoire les objectifs du mouvement national : préserver les terres agricoles, aider des paysan·nes à s’installer, les cédant·es à transmettre, les propriétaires à favoriser des installations agricoles, mobiliser les citoyen·nes, impliquer les pouvoirs publics.
Les bénévoles se réunissent régulièrement pour organiser leurs actions de terrain : accueil et accompagnement de candidat·es à l’installation et de propriétaires souhaitant orienter leur foncier vers l’agroécologie, sensibilisation du grand public (tenue de stands, organisation de conférences, débats projection de films, etc.), monter des projets d’acquisition de fermes par la foncière ou la fondation Terre de Liens, suivre et soutenir les paysans installés sur des fermes acquises par Terre de Liens, agir en réseau avec les acteurs du territoire.
Pour permettre aux habitant·es de Corrèze de mieux connaître l’association et d’échanger, les bénévoles de Terre de Liens Limousin tiennent régulièrement des stands en Corrèze et dans tout le Limousin.
Les prochains sont prévus le 13 septembre, l’un à la Foire Bio de Meyssac, l’autre au forum des associations de Brive-la-Gaillarde. N’hésitez pas à venir à notre rencontre !
Connaissez vous l’amicale des jardiniers du Puy Mezier ? Elle a été créée en 1991 à 19450 Pierrefitte. L’Amicale regroupe une soixantaine de jardiniers amateurs, admis par cooptation.
Le réseau des adhérents constituent un maillage géographique dense dans différentes communes rurales. L’association est fortement ancrée dans le tissu local du pays nord de Tulle.
Ses valeurs : Respect, Convivialité, Curiosité, sens de l’observation, Persévérance, pragmatisme
Connaître : la diversité végétale, les pratiques culturales, les utilisations des plantes.
Préserver : le patrimoine végétal, le milieu naturel
Echanger /diffuser : des connaissances, des pratiques, des semences et plants, des découvertes de nouvelles saveurs.
échange de pratiques et de connaissances,
collections variétales de fruits et légumes,
recherche et conservation de variétés potagères,
pratiques culturales respectueuses du milieu,
actions culturelles sur le territoire, touchant des publics très variés : conférences, expositions, sorties botaniques, ateliers de jardinage dans le cadre de projets institutionnels (écoles, établissements hospitaliers d’accueil de personnes âgées dépendantes, centres de vacances et de loisirs…).
l’APM est une association “ressource” pour de nombreux acteurs du secteur.
Elle est très sollicitée pour des interventions en établissements scolaires ( collèges, lycées agricoles , écoles élémentaires ) ou des manifestations plus institutionnelles : “mon territoire a du goût” (Tulle agglo) , journées de l’environnement …
A la demande des collectivités locales ou des associations , elle anime des tables rondes, conférences… autour du jardinage .
Elle participe également à des manifestations de partenaires : bourses aux graines, animations avec les Croqueurs de pommes de la Corrèze, grainothèques, marchés solidaires…
Parallèlement, elle organise chaque année son exposition annuelle des récoltes potagères autour de thèmatiques très prisées du public:
– Surprenantes cucurbitacées
– Ces petits animaux, amis du jardinier
– Les plantes amies du jardinier : des plantes au service des plantes pour ne pas se planter
– Les Fabacées, ces légumineuses méconnues
– Le potager d’un curieux (diversité et légumes insolites)
– Jardins au fil de la Vézère (des jardins d’Uzerche aux potagers de l’Amicale)
– Le sol, source de vie
– Prenez-en de la graine
Outre les espèces et variétés de légumes et fruits (autour de 750 présentés chaque année), le public peut découvrir différents aspects du jardinage à travers des panneaux d’exposition sur les thèmes proposés, des conférences, des promenades commentées dans un potager ou sur les stands , des animations diverses..
projets en direction des jeunes :
dans les lycées agricoles (films, conférences),
dans les écoles maternelles et élémentaires (aide à la création de jardins, fourniture de matériel, de graines et plants, animations d’ateliers de jardinage)
dans les centres de vacances (création de potagers, animations jardinage)
D’autres projets s’adressent aux plus âgés :
séances d’animation jardinage en maison de retraite.
L’APM mobilise les savoirs-faire des adhérents pour l’élaboration de fiches techniques sur la culture des légumes les plus courants (voir rubrique “nos documents”)
Les expositions annuelles de l’amicale s’enrichissent d’intervenants extérieurs (conférenciers, diverses associations spécialisées, cuisiniers… ) autour de thèmes toujours renouvelés :
Déjà notre 17ème Foire bio de Meyssac. Qu’il vente ou qu’il pleuve, les exposant(e)s et le public sont toujours présent(e)s.
Vous trouverez comme d’habitude plein de produits biologiques et artisanaux venus de nos exposant(e)s proches ou locaux.
Cette année nous vous avons concocté des animations qui méritent le détour, mais psssttt… je n’en dirai pas plus. Venez découvrir cette nouvelle mouture et préparez vous pour participer au concours de chapeaux végétaux
On vous attend nombreu(x)ses. À DIMANCHE 13 septembre
À l’heure où la préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques devient un enjeu prioritaire, une demande d’autorisation de pompage dans la rivière Dordogne à des fins d’irrigation agricole suscite une vive inquiétude sur le territoire. Face à ce projet qui interroge l’équilibre écologique local, l’association Agir Autrement Pour La Xaintrie (AAPLX) lance un appel à la vigilance et invite chacun à se saisir de la consultation publique en cours pour faire entendre sa voix.
Irrigation agricole et gestion des ressources en eau
Au centre des préoccupations se trouve une demande d’autorisation portant sur le pompage de l’eau de la rivière Dordogne à des fins d’irrigation agricole. Alors que la pression sur les milieux aquatiques et la ressource hydrique s’accentue, ce projet suscite de vives inquiétudes quant à son impact sur la biodiversité, les débits des cours d’eau et l’équilibre écologique local.
L’association AAPLX invite la population à s’informer dans le cadre de l’enquête et de la consultation publique actuellement menée par la préfecture de la Dordogne. Cette procédure légale permet à chaque citoyen de prendre connaissance de l’ensemble du dossier technique et de déposer ses observations officielles.
Comment s’informer et participer avant la date limite ?
Les habitants et usagers du territoire souhaitant exprimer leur avis ou consulter les éléments transmis par l’État sont invités à intervenir rapidement :
Date limite de dépôt des observations : Les contributions doivent être envoyées impérativement avant le 3 septembre.
Pour soutenir la démarche portée par l’association, une pétition en ligne a également été mise à disposition par l’AAPLX sur le lien https://c.org/YbsSt8YtPg.
Implantée au 4, lieu-dit Lacan à Goulles (19430), l’association Agir Autrement Pour La Xaintrie œuvre pour la protection du cadre de vie, des paysages et de l’environnement naturel régional.
À Saint-Angel, en Haute-Corrèze, il existe un lieu assez improbable : un véritable théâtre de campagne, une compagnie professionnelle, des créations, des rencontres, des stages et même un festival. La Kélidône rejoint aujourd’hui les partenaires de Citoyliens. L’occasion de découvrir une aventure culturelle corrézienne vieille de près de quarante ans.
Il faut quitter un instant les grands axes et rejoindre Lestrade, sur la commune de Saint-Angel, près d’Ussel.
Là, à 707 mètres d’altitude, se trouve le théâtre La Chélidoine : une salle d’environ 130 places aménagée dans une ancienne grange, au cœur de la Haute-Corrèze.
Et derrière ce lieu se cache une histoire assez exceptionnelle.
Presque quarante ans de théâtre en Haute-Corrèze
L’aventure commence dans les années 1980 avec Sylvie Peyronnet et Claude Montagné.
Après plusieurs expériences professionnelles dans le théâtre, ils créent en 1986 une compagnie, puis participent dès 1987 aux débuts du festival de la Luzège. Ils choisissent ensuite de s’implanter durablement en Corrèze, à Saint-Angel.
À Lestrade, ils achètent des bâtiments et entreprennent de transformer une grange en véritable salle de spectacle. Le théâtre ouvre en 1997.
Pendant plus de trente ans, La Chélidoine va créer et accueillir du théâtre professionnel en pleine campagne : spectacles, auteurs contemporains, classiques, lectures, théâtre pour la jeunesse, ateliers, interventions scolaires…
À la fin de la première aventure de La Chélidoine en 2018, son bilan était déjà impressionnant : 61 créations, plus de 200 spectacles accueillis dans le théâtre, des milliers de spectateurs, des milliers d’heures de formation et plus de 250 projets amateurs accompagnés.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là.
La Kélidône, « fille de La Chélidoine »
Sylvie Peyronnet et Claude Montagné ont créé une nouvelle structure : La Kélidône, qu’ils présentent eux-mêmes comme la « fille de La Chélidoine ».
La compagnie poursuit le travail de création autour d’auteurs classiques et contemporains, avec une ligne assez claire : parler de notre époque, interroger le monde, permettre le débat, tout en proposant un théâtre accessible à tous.
Son activité ne se limite d’ailleurs pas aux représentations données à Saint-Angel.
La Kélidône crée des spectacles qui peuvent ensuite circuler en Corrèze, en Nouvelle-Aquitaine et ailleurs. Elle développe également des lectures à voix haute, des lectures-spectacles, des stages de pratique artistique et des collaborations autour du théâtre et de l’opéra.
Parmi les spectacles actuellement proposés en diffusion figurent Les Fables en folie, Paroles de Femmes, Ma vie sur un plateau, De l’étincelle à la flamme et La Paix, librement inspirée d’Aristophane.
Marius Vazeilles, une mémoire locale devenue théâtre
La Kélidône a également mené un remarquable travail autour de Marius Vazeilles, grande figure de la Haute-Corrèze.
Forestier, agronome, pépiniériste, archéologue et député, Vazeilles a profondément marqué le plateau de Millevaches au XXe siècle. Il s’est notamment attaché à améliorer les conditions de vie d’une paysannerie alors très pauvre, en réfléchissant ensemble agriculture, forêt, élevage et aménagement du paysage.
Pour créer Ma vie sur un plateau, Sylvie Peyronnet et Claude Montagné ont travaillé sur les archives, les écrits et les témoignages, jusqu’à rencontrer les descendants de Marius Vazeilles. De cette enquête est née une forme théâtrale qui fait revivre à la fois un homme et tout un pan de l’histoire rurale nord-corrézienne.
Un bel exemple de la capacité de La Kélidône à faire du territoire lui-même une matière de création.
Aristophane et La Paix : 2 400 ans plus tard…
Citoyliens avait justement annoncé cette année La Paix, une farce populaire adaptée d’Aristophane (annoncé dans Citoyliens).
Voilà un auteur qui écrivait il y a près de 2 500 ans, en pleine guerre du Péloponnèse, et dont la question reste étrangement contemporaine : comment sortir de la guerre lorsque tout semble pousser à la poursuivre ?
Ce choix résume assez bien l’esprit du lieu : le théâtre n’y est pas seulement envisagé comme divertissement. Il peut aussi devenir une manière drôle, sensible ou poétique de regarder notre époque.
Le programme 2026 associait ainsi théâtre, musique, lectures-spectacles et stages, avec notamment des propositions autour de Jean Giono ou une Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix.
Altitude 707 : un festival en pleine campagne
Les 7, 8 et 9 août 2026, le théâtre accueillait également la quatrième édition du festival Altitude 707 — son nom est tout simplement celui de l’altitude du lieu.
Son thème cette année : « Habiter ».
Pendant trois jours, théâtre, cinéma, photographie, bande dessinée, rencontres, librairie et artisanat se sont croisés autour d’une même interrogation.
Le festival associe aujourd’hui trois structures — La Kélidône, Bleue Falaise et La Contre-Pente — avec le soutien notamment de la commune de Saint-Angel et du Festival du cinéma de Brive.
Et c’est probablement là que cette aventure devient particulièrement intéressante.
Un théâtre professionnel… là où on ne l’attend pas forcément
Nous parlons beaucoup dans Citoyliens de toutes ces initiatives corréziennes qui existent parfois depuis très longtemps mais restent étonnamment peu connues à quelques dizaines de kilomètres de chez elles.
La Kélidône en est un magnifique exemple.
Installer durablement une activité théâtrale professionnelle dans un village rural, y construire une salle, y accueillir des compagnies, y former enfants et adultes, faire venir des spectateurs, créer des œuvres et maintenir cette aventure pendant plusieurs décennies relève presque d’une petite utopie concrète.
La Chélidoine revendiquait d’ailleurs depuis longtemps cette idée d’un théâtre populaire, exigeant sans être réservé à quelques initiés : aller chercher aussi celle ou celui qui ne pense pas spontanément que le théâtre est « pour lui ».
À Saint-Angel, cela donne aujourd’hui une expérience culturelle singulière : un vrai lieu de création installé dans le paysage rural, et non une programmation culturelle simplement apportée ponctuellement depuis une grande ville.
C’est aussi exactement le genre d’initiative que nous souhaitons rendre plus visible et relier aux autres acteurs du territoire.
La Kélidône devient partenaire de Citoyliens
Nous sommes donc particulièrement heureux d’accueillir aujourd’hui La Kélidône parmi les partenaires de Citoyliens.
L’objectif est simple : mieux faire circuler ses spectacles, ses rendez-vous et son festival auprès des Corréziens… et réciproquement permettre au public qui fréquente La Chélidoine de découvrir les centaines d’autres initiatives associatives, culturelles, écologiques et solidaires présentes sur le territoire.
Car l’une des richesses de la Corrèze est peut-être justement là : des lieux et des personnes capables de faire exister des aventures aussi ambitieuses très loin des métropoles.