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  • Festival des Turennales – Partenaire de Citoyliens

    Festival des Turennales – Partenaire de Citoyliens

    Les Turennales 2026 : du 9 au 22 août 2026 à Turenne, Curemonte et Meyssac

    Du 9 au 22 août 2026, le festival Les Turennales célèbre sa vingtième édition à Turenne, Curemonte et Meyssac. Porté par l’association Les Estéales et par une équipe entièrement bénévole, il réunit concerts, lectures, cinéma, exposition, ateliers et créations participatives dans plusieurs lieux patrimoniaux du Midi corrézien. Son ouverture solidaire vers Haïti et la quantité d’acteurs locaux associés à sa réalisation donnent tout son sens au premier partenariat noué cette année entre Les Estéales, Les Turennales et Citoyliens.

    Une aventure culturelle née en Corrèze

    L’histoire commence en 2007 dans l’église d’Estivals. Un groupe d’amis, chanteurs et musiciens passionnés, y organise un premier concert. Le succès de cette rencontre donne envie de poursuivre l’aventure et conduit, en 2008, à la création de l’association Les Estéales. Son projet reste volontairement simple dans son principe : faire vivre une proposition culturelle exigeante, accessible et conviviale, grâce à l’engagement de bénévoles et à la rencontre directe entre artistes et publics.

    En près de vingt ans, le festival a accueilli près de cent artistes et présenté quarante-cinq spectacles. D’abord centré sur la chanson française, il s’est progressivement ouvert aux musiques classiques et anciennes, aux musiques du monde, au jazz, à la poésie, au théâtre, au cinéma et aux créations originales. Cette diversité n’est pas un empilement de disciplines : elle traduit une volonté constante de faire dialoguer les formes artistiques et les sensibilités.

    Installé à Turenne depuis 2021, le festival adopte en 2026 le nom Les Turennales. Ce changement affirme plus clairement son ancrage territorial. Il est rendu possible par le soutien de la mairie de Turenne, qui accompagne le développement de la manifestation. Pour son vingtième anniversaire, le festival franchit une nouvelle étape : sa programmation s’étend sur deux semaines et se déploie également à Curemonte et Meyssac.

    Une association entièrement portée par des bénévoles

    Les Estéales reposent sur une gouvernance bénévole. Plus de quarante personnes participent à l’organisation de l’édition 2026 : préparation des lieux, accueil du public, communication, billetterie, logistique, hébergement, accompagnement des artistes et coordination des partenariats. Cette mobilisation permet au festival de conserver une identité chaleureuse et participative.

    L’association poursuit plusieurs objectifs complémentaires : proposer une offre culturelle de qualité en milieu rural, favoriser les rencontres entre artistes et habitants, valoriser le patrimoine de Turenne et des communes partenaires, encourager la participation locale et contribuer au rayonnement culturel et touristique du territoire. Le festival se construit ainsi moins comme un événement isolé que comme une réalisation collective, enracinée dans les liens déjà présents sur le territoire.

    Les habitants ne sont pas seulement spectateurs. Ils peuvent prendre part aux ateliers vocaux, rejoindre le chœur participatif de l’opéra-bouffe du 20 août, rencontrer les artistes ou s’impliquer dans l’organisation. Autour de la mairie de Turenne, dont le soutien accompagne le nouveau nom et le développement du festival, se mobilisent également les communes et lieux d’accueil, les associations de Curemonte, la Librairie Modestine, le Château de Turenne, les commerçants, le cinéma Uxello, Reflets d’ardoises et d’autres structures culturelles locales. Cette diversité d’engagements constitue l’une des forces des Turennales.

    2026 : un premier partenariat avec Citoyliens

    Pour cette vingtième édition, un partenariat se met en place pour la première année entre l’association Les Estéales, le festival Les Turennales et Citoyliens. Il repose d’abord sur des valeurs communes : la solidarité, illustrée par la place accordée à Haïti et au dialogue entre cultures, et le lien local, rendu concret par la mobilisation de nombreux bénévoles, associations, lieux culturels, commerçants et collectivités autour du festival. Cette coopération rejoint naturellement la vocation de Citoyliens : offrir aux associations et aux porteurs d’initiatives de Corrèze un canal d’affichage en commun, indépendant, sans publicité ni captation de données.

    Citoyliens accompagnera la diffusion des informations du festival, de ses rendez-vous et de ses actualités. Les Turennales rejoignent ainsi un réseau local où les acteurs publient et partagent leurs informations. Le partenariat doit permettre de faire circuler plus largement la programmation, mais aussi de rendre visibles les coopérations humaines et territoriales qui la rendent possible.

    Ce partenariat ne se limite donc pas à une opération de communication. Les Estéales apportent près de vingt ans d’expérience dans l’organisation artistique bénévole ; Citoyliens met à disposition son réseau, ses outils de publication et son travail de mise en relation. Leur socle commun est celui d’une culture qui relie : entre les habitants et les artistes, entre les communes et les associations, mais aussi entre le Midi corrézien, Haïti, l’Afrique et les Caraïbes. Ensemble, les partenaires souhaitent rendre l’information culturelle plus accessible et encourager de nouvelles solidarités locales.

    Focus Haïti : Néhémie Bastien, artiste invitée

    L’un des fils forts de cette édition est consacré à Haïti et à Néhémie Bastien. Ce choix donne au festival une dimension d’ouverture et de solidarité culturelle : faire entendre des œuvres, des voix et des réalités haïtiennes, puis créer des espaces de rencontre avec le public corrézien. Actrice, chanteuse et comédienne, Néhémie Bastien s’est fait connaître grâce à son rôle principal dans Freda, le film de Gessica Généus sélectionné au Festival de Cannes 2021 dans la section Un Certain Regard. Son parcours se développe à la croisée du cinéma, de la musique, du théâtre et de la littérature.

    Le 9 août à Curemonte, elle présentera son expérience d’actrice avant la projection en plein air de Freda dans le parc du château. Le 10 août à la Librairie Modestine de Meyssac, elle proposera des lectures autour de René Depestre, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain haïtien. Enfin, le 15 août, elle participera à Traversées, une création musicale originale avec la chanteuse gabonaise Pamela Badjogo. Ces trois rendez-vous composent un véritable parcours, du cinéma à la littérature puis à la création musicale, et font du dialogue entre Haïti, l’Afrique, les Caraïbes et la Corrèze l’un des gestes forts de cette édition.

    Liens et coordonnées des Turennales / les Estéales

    Consultez le site web de l’association “Les Estéales“

    Evénements des Turennales dans l’agenda Citoyliens (cliquez)

    Téléchargez les programme complet (+agenda Citoyliens)

    Les partenaires du festival “Les Turennales”

  • Appel à don d’outils pour sinistrés Gironde

    Appel à don d’outils pour sinistrés Gironde

    DON DE MATÉRIEL POUR LES SINISTRÉS DU PORGE

    Bonjour à toutes et à tous,

    Mon frère habite au Porge et a perdu sa maison, comme beaucoup d’autres habitants.

    Je lance une collecte de matériel pour les sinistrés du Porge, où environ 150 maisons ont brûlé et où les dégâts dans le village sont considérables.

    Je livrerai moi-même l’ensemble du matériel à la mairie du Porge dans les prochains jours, dès que celle-ci m’aura donné son feu vert.

    Les besoins les plus importants :

    Masques à poussière, gants, seaux, pelles, râteaux, pioches, balais de cantonnier, manches d’outils, brouettes, sacs-poubelle, échelles, escabeaux, scies et sécateurs. rallonges électriques, multiprises, matériel électrique, visseuses, meuleuses, marteaux, pinces, tournevis, jeux de clés, pointes, vis et bois.

    Le matériel doit être en état de fonctionner et ne pas nécessiter de réparation importante.

    Vous pouvez apporter vos dons à Tulle, à une adresse que je vous communiquerai. Je peux également faire un détour par chez vous pour venir les récupérer.

    N’hésitez pas à m’appeler.

    Merci pour eux.

    Cyrille Lallement
    06 56 79 26 26

    maison sinsitré PORGE Gironde
  • Pétition anti-éolienne St Julien aux Bois – XVD

    Pétition anti-éolienne St Julien aux Bois – XVD

    Information reçue de l’association AAPX (Agir Autrement pour la Xaintrie) ce 31 juillet 2026 : appel à pétition contre le projet d’éoliennes en Xaintrie à St Julien aux bois

    Au Préfet de Corrèze:

    Un projet de parc industriel d’éoliennes, initié par la société NEOEN Brookfield, est actuellement à l’étude sur la commune de St Julien aux Bois dans le département de la Corrèze.
    D’ores et déjà, Saint Julien aux Bois et les communes mitoyennes se sont prononcées CONTRE l’implantation de ces gigantesques machines industrielles, car elles ont compris que les nuisances des éoliennes ne s’arrêtent pas aux limites d’une commune !

    La population, soucieuse de son avenir et de son bien être, chérissant son patrimoine architectural rare et œuvrant pour sa mise en valeur par une économie ouverte, entre autres, sur un tourisme de nature en bonne harmonie avec l’agriculture, n’est pas disposée à laisser détruire ses efforts.

    La Xaintrie a d’autres ambitions que de se laisser dénaturer par la laideur envahissante de sites industriels et leur cortège de nuisances qui seraient visibles à de très grandes distances depuis des sites remarquables: Les fermes médiévales , Les jardins Sothys,  Le lac Feyt,  Les tours de Merle,    Les tours de Carbonnières 
    Huit sites magnifiques sont inscrits au titre des paysages.
    La Vallée de la Dordogne est classée: Réserve de biosphère UNESCO (la plus vaste de         l’hexagone), 
    Zone Spéciale de Conservation (ZSC) «    habitats-faune-Flore    ».
    Les Gorges de la Maronne sont  classées Réserve Naturelle Régionale.
    Un inventaire de zones naturelles d’intérêt écologique floristique et faunistique ZNIEFF a été initié en 1982  par le Ministère de l’environnement.

    Le site Natura 2000 a été classé pour la préservation et la conservation de 16 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire, c’est-à-dire qu’elles sont protégées au niveau européen. 
    Parmi l’avifaune et les espèces protégées, on répertorie entre autres des rapaces tel le Milan Royal, des strigiformes  dont la Chevêche d’Europe, des chiroptères, etc…
    Les éoliennes formeraient ici un piège mortel pour les oiseaux et détruiraient leur habitat.
        
    Dans les secteurs convoités par les promoteurs se trouvent les sentiers de randonnées (6) et de grandes randonnées (1 GR)  , ainsi que  le site historique du  terrain Tramon lieu de parachutage de Saint-Julien-aux-Bois (opération Cadillac du 14 juillet 1944 notre photo montage).
    Les habitants que nous sommes ne décolèrent pas devant les affirmations fallacieuses des promoteurs, leurs manières de colonisateurs, leur stratégie d’accaparement du bien commun,  leurs pratiques intrusives dans le fonctionnement des communes et leur mépris des lieux de mémoire.

    Pour toutes ses raisons, nous demandons au Préfet de ne pas accorder de permis de construire ni d’autorisation d’exploitation à des promoteurs industriels (pour la plupart étrangers) dont les projets n’ont rien d’environnemental mais visent à des opérations financières au détriment l’ensemble de notre vie locale (humaine et animale). 

    Nous exigeons que les projets en cours et à venir soient définitivement abandonnés  dans les plus brefs délais.

    asso.aaplx@gmail.com.   https://aaplx.com/    

    Signer la pétition XVD

    L’association AAPLX nous invite à partager largement cet appel à pétition en ligne contre le projet d’éoliennes de St Julien aux bois

  • APPEL À LA SOLIDARITÉ – SINISTRÉS DES INCENDIES EN GIRONDE / LANDES

    APPEL À LA SOLIDARITÉ – SINISTRÉS DES INCENDIES EN GIRONDE / LANDES

    Nous vous présentons une synthèse des informations pratiques de l’action de solidarité avec les sinistrés des incendies de forêt dans le Sud-Ouest

    ( cette publication évolue heure par heure – vous pouvez faire des suggestions en commentaire ou à bonjour@citoyliens.fr )

    Merci de partager vos informations en COMMENTAIRE de cette publication.

    Liste de dons généralement recherchés lorsqu’ils sont expressément demandés : vêtements propres et triés par taille, sous-vêtements neufs, linge de toilette, draps et couvertures propres, savon, dentifrice, brosses à dents, couches, protections périodiques, bouteilles d’eau et aliments non périssables faciles à distribuer.

    Contacter les mairies de : USSAC, COSNAC, BRIVE, USSEL, VAYRAC, ARGENTAT, USSEL (liste non exhaustive).

    Le site Preventraide permet de proposer son aide aux sinistrés des incendies

    La Région Nouvelle-Aquitaine a activé un numéro vert permettant de proposer une aide ou un don : 09 70 80 90 40.

    Le Secours populaire indique que les dons matériels sont déjà nombreux sur certaines zones et recommande de suivre les consignes locales afin d’éviter l’accumulation de vêtements ou de produits difficiles à trier.
    Les DONS FINANCIERS (cliquez) restent actuellement privilégiés par cette organisation.

    APPEL À LA SOLIDARITÉ – CUBLAC SE MOBILISE POUR LES SINISTRÉS DES INCENDIES EN GIRONDE ET DANS LES LANDES

    Suite aux dramatiques incendies qui touchent la Gironde et les Landes, de nombreuses familles ont dû quitter leur domicile et ont tout perdu.

    Face à cette situation exceptionnelle, la commune de Cublac souhaite apporter son soutien en organisant une collecte de produits de première nécessité.

    Nous faisons appel à la générosité de chacun.

    Nous recherchons notamment :

    • 💧 Eau en bouteilles
    • 🥫 Aliments non périssables
    • 🧼 Produits d’hygiène (savon, shampoing, dentifrice, couches, protections hygiéniques…)
    • couvertures, plaids, sacs de couchage
    • 🐶 Nourriture pour animaux

    📍 Les dons sont à déposer à la salle des mariages de la Mairie de Cublac

    📅 Dates : à partir de mardi 28 juillet jusqu’au jeudi 30 juillet midi

    🕘 Horaires : de 9h à 12h et de 14h à 17h

    Pour tout renseignement, téléphoner UNIQUEMENT au

    06 81 36 10 65 ou au 06 45 48 27 67

    Chaque geste compte. Même un petit don peut faire une grande différence pour les personnes sinistrées. Un paquet de pâtes, quelques bouteilles d’eau, une couverture… Ces gestes simples peuvent apporter un immense réconfort à celles et ceux qui ont tout perdu.

    Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui participeront à cette chaîne de solidarité.

    Ensemble, montrons que Cublac est une commune solidaire. ❤️

    ‼️Message de dernière minute du Secours Populaire: PLUS DE VÊTEMENTS

    https://www.sudouest.fr/sudouest-solidarite/incendies

  • Revue de presse “feux de forêts” (article long)

    Revue de presse “feux de forêts” (article long)

    Lettre hors série de Fabrice Midal

    Lettre hors-série, à l’occasion des incendies qui frappent l’Europe

    Frappé par la catastrophe qui s’abat sur l’Europe, j’ai décidé d’écrire ces quelques lignes à la place des trois soleils habituels – et d’abord comme une façon de dire à tous ceux qui sont dans la souffrance et l’angoisse que je suis de tout cœur avec eux.

    Depuis plusieurs jours, les habitants de la Gironde (et de tous les endroits aujourd’hui touchés par les flammes) vivent avec les yeux tournés vers la forêt.
    Les Canadair passent au-dessus des maisons.
    Des communes sont évacuées les unes après les autres.
    Des familles partent en laissant derrière elles leur maison sans savoir si elles la retrouveront.
    Les pins explosent sous l’effet de la résine enflammée, des animaux traversent les routes dans la panique et, en de nombreux endroits, le ciel reste obscurci par la fumée en plein jour. Comme beaucoup d’entre vous, je me surprends à pleurer devant ces images.
    Nous pleurons d’abord pour ces femmes, ces hommes, ces enfants brutalement arrachés à leur vie, pour leur désarroi, leur angoisse, pour les pompiers qui luttent sans relâche, pour les animaux pris au piège des flammes.

    Une part de nous-mêmes est atteinte

    Mais il y a aussi une autre source de souffrance.
    Une forêt qui brûle, c’est une part de nous-mêmes qui est atteinte. Une forêt n’est pas un simple décor. Elle est un lieu où nous faisons l’expérience d’une vie qui ne dépend pas de nous.
    Les arbres étaient là avant notre naissance ; ils auraient dû nous survivre.
    Leur présence silencieuse nous rappelait qu’il existe quelque chose de plus vaste que nos projets, nos urgences et nos écrans.
    Lorsqu’une forêt disparaît, ce n’est pas seulement un paysage qui s’efface, c’est une certaine confiance dans la continuité du monde qui vacille.
    C’est peut-être cela aussi qui nous bouleverse tant.
    Une forêt n’est pas un objet parmi d’autres. Elle est l’une des formes les plus anciennes de la vie.
    Elle nous précède, nous accueille, nous survivra peut-être. Ou du moins, nous le croyions.
    La voir brûler, c’est voir vaciller cette évidence, et sentir que quelque chose de plus grand que nous est blessé.
    Dans cette blessure, nous découvrons que notre cœur ne peut pas rester à distance.

    Quand la compassion surgit

    Nous nous imaginons souvent séparés du monde vivant. Mais lorsque la forêt souffre, quelque chose souffre en nous parce que nous appartenons, elle et nous, à une même vie.

    Voilà ce qu’est la compassion véritable. Elle n’a rien d’un effort moral, elle est une évidence. Elle est cette capacité profondément humaine d’être atteint par une souffrance qui n’est pas la nôtre et de découvrir, à travers nos larmes, que notre cœur est plus vaste que notre personne.

    Nous croyons parfois que la compassion est un sentiment exceptionnel, réservé à quelques êtres particulièrement généreux. C’est l’inverse. Elle est ce qu’il y a de plus ordinaire en nous. Si ces incendies nous bouleversent, ce n’est pas seulement parce que nous sommes effrayés ou attristés, c’est parce qu’au plus profond de nous existe un élan irrépressible qui veut protéger la vie lorsqu’elle est menacée.

    C’est pourquoi je crois que derrière nos larmes se cache un amour plus ancien que nos idées, plus profond que nos opinions.

    La compassion ne consiste donc pas à ajouter un peu de bonté à notre existence. Elle est le moment où disparaît l’illusion que nous sommes des êtres séparés.

    Elle nous rappelle que vivre, c’est toujours être exposé à ce qui arrive au monde.

    Nous découvrons alors quelque chose d’essentiel : nous ne sommes pas seulement des êtres capables de penser ou de produire, nous sommes des êtres capables d’être atteints par ce qui arrive à plus grand que nous.

    Nous passons une grande partie de notre existence à nous protéger, à nous refermer, à réduire le monde à nos préoccupations. Une forêt brûle, et tout cela vole en éclats.

    Pendant un instant, nous cessons d’être le centre de notre propre histoire. Nous redevenons simplement des êtres humains.

    De tout coeur – Fabrice Midal

    Coup de gueule d’un forestier résistant

    Compte Facebook

    Tout d’abord, je voudrais apporter tout mon soutien sans réserve aux anonymes passés sous silence, qui œuvrent jour après jour au péril de leur vie, en combattant ces monstres de feux que nous avons collectivement engendrés et qui n’ont malheureusement guère la possibilité de s’exprimer !

    Ce matin, la Dordogne, comme beaucoup d’autres départements je présume, se réveille sous un épais brouillard de cendres et de fumées, accompagné d’une odeur de mort, pour nous rappeler à toutes et tous, à travers ces méga feux pour certains hors de contrôle, qui ont déjà parcourus plus de 45 000 hectares à travers l’hexagone, notre responsabilité individuelle et/ou collective, concernant le changement ou le dérèglement climatique. Des phénomènes que certains ne manqueront pas de qualifier « d’exceptionnels », histoire de se déculpabiliser et de rester fidèle à l’adage selon lequel les responsables ne sont pas les coupables ! Des incendies qui brulent vifs des milliers, voire des millions d’êtres vivants parmi la faune et la flore et dont personnes ne dit mot, ce qui nous éclaire sur le regard sélectif que portent nos élites sur le vivant ! Des phénomènes climatiques qui vont, sans aucun doute possible, se banaliser pour devenir la norme, car en réalité ils ne sont rien d’autres que la réponse d’une nature meurtrie, face aux agressions et aux comportements irraisonnés et irresponsables que nous lui infligeons, pour mener à bien une politique ultra libérale qui nous est dictée par le seul profit à court terme. Une idéologie qui ne voit dans la nature qu’une ressource minière et qui considère nos forêts comme de simples usines à fabriquer du bois et nos arbres comme de vulgaires planches à billets, occultant de fait ses rôles environnementaux, sociaux et sociétaux. Ne perdons pas de vue que les Eaux et les forêts sont nos deux compagnes vie, sans elles que serions-nous ?

    Les terres agricoles et les forêts, principales composantes de nos espaces naturels, sont les premières à faire les frais de nos mauvais choix politiques en termes d’aménagement du territoire et de gestion des espaces, car sous emprise des lobbies productivistes agricoles et forestiers, mais aussi des élus qui ont pris la compétence en matière d’urbanisme et d’aménagement !

    • Que penser de ces coupes à blanc réalisées dans des peuplements feuillus. Sinon qu’elles sont faites pour alimenter en matière première une filière bois énergie, et qu’ensuite ces parcelles nues sont reboisées en monocultures résineuses ? Actuellement en Aquitaine plus de 80% des reboisements subventionnés, sont effectués en résineux et principalement en pins maritime ! A qui le système profite-t-il ?

    • Que penser des services de l’Etat qui, dans certains départements comme la Dordogne, refusent catégoriquement d’abaisser le seuil d’autorisation des coupes de 4 à 1 hectare (notamment pour les peuplements feuillus) alors que cela permettrait de mieux les réglementer et donc de mieux les gérer ? Le rôle de l’Etat, dans une démocratie, n’est-il pas de protéger les plus faibles ?

    • Que penser de cette volonté de construire en milieu naturel et notamment en forêt, au mépris des règles élémentaires de sécurité comme l’obligations de débroussaillement ou de la réglementation en matière de défrichement comme l’autorisation préalable obligatoire pour l’obtention des permis de construire ? Il ne suffit pas de les annoncer, encore faut-il les appliquer !

    • Que penser des remembrements forestiers et des créations de réseaux DFCI, présentés comme une avancé sécuritaire, quand on sait qu’en forêts privées, ils servent principalement les intérêts de la filière, en regroupant les parcelles, en ouvrant les massifs et en permettant une meilleure accessibilité aux engins au plus profond des bois ?

    Autant d’exemples parmi tant d’autres qui montrent la complexité du problème et cette envie de dérèglementer ou de détricoter les acquis afin de satisfaire aux demandes d’une minorité au service de l’intérêt privé et ce au détriment de l’intérêt général et du bien commun. Un lien de causalité selon lequel tout évènement a une origine et qui part du principe que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Une politique qui, à n’en pas douter, met gravement en péril l’humanité !

    Podcast France Culture

    Publication d’origine

    Près de 98 000 hectares partis en fumée depuis le début de l’année, un niveau inédit : ce week-end, les flammes ont menacé la métropole bordelaise et près de 200 000 personnes ont été évacuées. Des incendies que le changement climatique rend toujours plus violents — et auxquels nos choix collectifs nous ont laissés désarmés : une forêt plantée par l’État, des villes gagnées sur les pins, et des politiques environnementales incapables de tenir la durée, quand tout ici se joue sur le temps long.

    Pour en parler, Bérengère Bonte reçoit Philippe Grandcolas, écologue, directeur adjoint scientifique national pour l’écologie et l’environnement au CNRS, auteur de La biodiversité en 30 questions paru en mai à la Documentation française, et Christine Bouisset, géographe, professeure à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, spécialiste des questions environnementales, territoriales et de gestion des risques d’incendies.

    Un dérèglement climatique qui aggrave tous les risques

    Le dérèglement climatique transforme profondément le risque d’incendie en France. Philippe Grandcolas rappelle que si “90% des incendies sont causés par des humains incendiaires ou pyromanes”, cette réalité ne doit pas occulter le rôle du climat : “sans dérèglement climatique, il y aurait des risques de feux qui seraient infiniment moins forts”. Il détaille les effets physiologiques de la canicule sur la végétation : “la colonne d’eau dans le sol, présente sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur, disparaît” jusqu’à créer “des phénomènes de mortalité” des plantes dont le fonctionnement n’est plus “compatible” avec les températures. Il insiste particulièrement sur l’inflammabilité des pins, capables de “se mettre à flamber de la tête au pied en un temps extraordinairement court”.

    Christine Bouisset pointe la responsabilité de l’établissement humain dans les incendies. Elle explique que l’urbanisation a été “extrêmement forte” entre “Bordeaux et le bassin d’Arcachon”, causant une “imbrication” entre les zones habitées et les forêts. Elle rappelle, par ailleurs, que les deux tiers des incendies sont causés par “des activités du quotidien” et dresse le constat que plus les populations sont installées à proximité des forêts, plus il y a de départ de feu.

    Un recul des politiques climatiques depuis 20 ans

    En écho à un extrait d’archive de 2007 où Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie, présentait le Grenelle de l’environnement, Philippe Grandcolas dresse un constat amer : le ministère de la Transition écologique “n’est plus le deuxième ministère” et a été “rétrogradé très loin derrière”, ayant perdu certaines de ses compétences comme l’énergie. Il dénonce également des choix politiques récents contraires à la prévention, citant la loi d’urgence agricole qui va “contre les comités de bassin pour la gestion de l’eau”. Pour lui, une bonne gouvernance doit être “le compromis et la prévision”. Il appelle à gérer la production agricole et énergétique, ainsi que la question de l’habitat en “relation avec l’environnement”.

    Pour Christine Bouisset, l’absence de planification révèle avant tout un manque de volonté : “Les grandes solutions sont connues. La question est celle de la volonté politique, mais aussi sociale, de les mettre en œuvre.” Elle constate qu’en période de catastrophe, notamment lors des incendies, des questions pourtant secondaires finissent par occulter les véritables enjeux de fond. Elle donne l’exemple des Canadair qui ne permettent pas d’agir directement sur notre rapport à l’environnement.

    La forêt n’est pas que du bois

    Publication d’origine

    Incendies, sécheresses, dépérissements, coupes rases : une proposition de loi ouvre une voie salutaire pour sortir du productivisme forestier. Il faut la soutenir, mais aussi prolonger sa logique pour construire une véritable planification écosocialiste de la forêt et du bois.

    La forêt française est un bien commun menacé.

    Elle l’est par le dérèglement climatique, les sécheresses, les parasites, les tempêtes et des incendies qui gagnent désormais des territoires jusque-là relativement épargnés. Mais elle est aussi fragilisée par un modèle économique qui la réduit trop souvent à un stock de bois, une réserve de biomasse ou un actif financier dont il faudrait accélérer la rentabilité.

    Nous lui demandons pourtant de stocker du carbone, de retenir l’eau, de protéger les sols, d’abriter la biodiversité et de fournir des matériaux durables, au moment même où le dérèglement climatique et certaines pratiques industrielles diminuent sa capacité à le faire.

    L’été 2026 donne la mesure de l’urgence. Au 23 juillet, environ 46 000 hectares avaient déjà brûlé en France, davantage que durant toute l’année 2025. Près de 5 000 hectares ont été parcourus par les flammes dans les Pyrénées-Orientales, plus de 2 000 à Fontainebleau et 2 400 autour du bassin d’Arcachon, tandis que des dizaines de milliers de personnes étaient évacuées. Le risque ne se limite plus au pourtour méditerranéen : il gagne les montagnes et le bassin parisien.

    Un incendie peut naître d’un mégot, d’un engin, de la foudre ou d’un acte criminel. Mais les températures extrêmes, la sécheresse de la végétation, la faiblesse de l’humidité et les vents transforment de plus en plus souvent l’étincelle en catastrophe territoriale.

    Une proposition de loi qui rompt avec le productivisme forestier

    C’est dans ce contexte qu’a été déposée la “proposition de loi portant modification de la politique forestière pour répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique.”

    Ce texte va franchement dans le bon sens.

    Il prévoit la création d’un fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie. Celui-ci financerait les moyens terrestres et aériens, l’équipement des services d’incendie et de secours, mais aussi la prévention : pistes, points d’eau, coupures de combustible, sylvo-pastoralisme, adaptation des peuplements et formation. Face à des feux plus nombreux et plus intenses, il ne suffit pas d’intervenir une fois les flammes parties : il faut préparer les territoires toute l’année.

    Le texte fixe aussi l’objectif de développer une sylviculture mélangée préservant la continuité du couvert sur 30 % des forêts en 2030 et 70 % en 2050. Les pratiques favorisant la diversité, le couvert continu et la restauration des peuplements pourraient être rémunérées.

    (lire la suite sur le site d’origine)

    Le 1er juillet, le Parlement a approuvé la loi de programmation militaire qui dote les armées d’un budget de 436 milliards d’euros pour la période 2024-2030, soit une rallonge de 36 milliards.

    Alors que des incendies monstrueux font rage, dopés par la sécheresse et les canicules qu’attise le réchauffement climatique, la France ne peut compter que sur cinq pauvres Canadairs opérationnels, sur les douze qu’elle possède.

    C’est une honte. De brasiers en brasiers, où sont l’anticipation, la préparation ? Quels sont ces gouvernements qui, de crise en crise, ne savent jamais rien prévoir, ne connaissent que l’improvisation, les coups de com et les effets d’annonce jamais suivis d’effets ?

    Le budget total des SDIS – 6,2 milliards d’euros pour l’ensemble des Services départementaux d’incendie et de secours – est essentiellement supporté par des départements et des communes financièrement lessivés par le désengagement de l’Etat dans tous les domaines. Les effectifs de sapeurs pompiers stagnent, malgré la multiplication des missions héroïquement assumées par des troupes épuisées.

    Quant à l’Office national des forêts, dont le rôle est essentiel pour préserver les espaces boisés dans un contexte de désordres climatiques et pour œuvrer à leur adaptation, ses effectifs ont connu une chute vertigineuse, de 12 500 agents au début des années 2000 à environ 8 000 aujourd’hui, avec un budget en forte tension. Au point que même la Cour des comptes s’en alarme : « Les moyens humains de l’établissement apparaissent désormais insuffisants pour répondre aux missions croissantes qui lui sont assignées. »

    Le choix d’investir massivement dans la guerre et dans la mort plutôt que dans la préservation du vivant et dans l’adaptation au chaos climatique est irrationnel et criminel.

    Renverser l’ordre des priorités est désormais une question de survie.

    Entre les années 1990 et 2000 de nombreux chercheurs Américains et Canadiens, mais pas seulement puisque le CNRS et le GIEC ont prédit les grands incendies de forêt 🔥🔥 liées au dérèglement climatique.

    Ils ont produit des analyses documentées sur l’évolution de ces catastrophes et comment la ralentir voire l’éviter.

    Il y a presque 40 ans !

    Ils ont alors remis leurs travaux aux politiques de tous pays.

    On connaît la suite…

    Mais quel gâchis, quelle irresponsabilité !

    La flotte en France de Canadairs spécialisés c’est 12 avions en service. Qui ont 30 ans de moyenne d’âge. Une vétusté qui rend leur disponibilité incertaine.

    “Sur les douze Canadair que la France possède, nous n’en avons que cinq disponibles, c’est juste scandaleux”, déplore sur franceinfo samedi 25 juillet Grégory Prats, commandant de bord Canadair et chef de noria (nom donné à un groupement de Canadair).

    “L’industriel privé qui s’occupe de la maintenance n’arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n’arrivent pas en temps et en heure” pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers.

    « On a perdu 1 000 camions-citernes contre les feux de forêt en 16 ans »

    Interview de Sébastien Delavoux, animateur du collectif CGT des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).

    https://petitions.bloomassociation.org/fr/loi-urgence-climatique

  • L’association GRP devient partenaire de Citoyliens

    L’association GRP devient partenaire de Citoyliens

    Le Groupe de Réflexion et de Partage – GRP, installé à Brive-la-Gaillarde, rejoint le réseau des associations partenaires de Citoyliens.

    Créée en 2020, cette association rassemble des professionnels du soin issus de différents horizons autour de la réflexion collective, de l’analyse des pratiques et du partage d’expériences. Elle propose un espace permettant de prendre du recul sur les situations rencontrées dans l’exercice professionnel, de croiser les regards et de favoriser l’enrichissement personnel et professionnel.

    Citoyliens souhaite la bienvenue au GRP et invite à découvrir plus largement son histoire, ses objectifs et son fonctionnement sur sa page de présentation :

    → Découvrir le Groupe de Réflexion et de Partage – GRP

    Consultez l’historique des événements organisés par le GRP sur le mini-site du GRP dans Citoyliens

  • Consultation publique “Programme National de la Forêt et du Bois (2027-2036)”

    Consultation publique “Programme National de la Forêt et du Bois (2027-2036)”

    La Corrèze est majoritairement recouverte de forêts. Il est donc logique que nous relayions cet appel à la participation citoyenne, qui concerne directement notre cadre de vie. Cet appel est porté par des acteurs de l’écologie de Corrèze et des médias nationaux.

    Consultation publique sur le Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) : jusqu’au 7 août pour donner votre avis

    L’État a ouvert une consultation publique officielle concernant le décret du Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) pour la décennie 2027-2036. Cette consultation fait suite à l’annulation par le Conseil d’État du précédent plan « 1 milliard d’arbres », jugé insuffisant sur le plan environnemental.

    Un moment clé pour la politique forestière

    Cette consultation est une étape importante dans l’élaboration de la politique forestière française. Elle offre à chaque citoyen la possibilité de s’exprimer sur les grandes orientations des dix prochaines années.

    Participez à la consultation

    Pour faire entendre votre voix et contribuer à une gestion durable de nos forêts, vous pouvez vous rendre sur le site officiel.

    👉 Participez à la consultation publique (cliquez)

    Votre avis compte pour enrichir le débat et orienter les décisions vers une gestion respectueuse des écosystèmes.

    Quelques pistes pour structurer votre contribution

    Pour que votre avis soit pris en compte par l’administration, il est recommandé de rédiger un commentaire personnel, en évitant les copier-coller. Voici quatre axes de réflexion que vous pouvez développer.

    1. La place de la science et des citoyens dans les décisions

    La forêt est un bien commun. Il est essentiel que les décisions du PNFB soient éclairées par une diversité de points de vue :

    • Les experts indépendants (écologues, biologistes) et les associations de protection de la nature, comme Canopée.
    • Les citoyens et habitants, directement concernés par la gestion des territoires.
    • La filière bois industrielle, dont les intérêts économiques, bien que légitimes, ne doivent pas primer sur la préservation des écosystèmes.

    2. Dépasser le clivage entre protection et exploitation

    S’opposer aux pratiques les plus destructrices ne signifie pas vouloir « mettre la forêt sous cloche ».

    Il est possible de défendre une foresterie durable et raisonnée, qui allie prélèvement de bois et respect des écosystèmes. Cela passe par une gestion plus sélective, plutôt que par des coupes rases systématiques, qui ne doivent pas être confondues avec les coupes sanitaires nécessaires ou la gestion traditionnelle des taillis.

    3. Les limites d’une industrialisation intensive

    Certaines pratiques industrielles peuvent avoir des effets négatifs sur la santé des forêts à long terme :

    • Les coupes rases et le tassement des sols libèrent le carbone stocké, contribuant au changement climatique. Une forêt mature et en libre évolution est souvent plus efficace pour stocker le carbone.
    • Les monocultures (comme le Douglas) rendent les forêts plus vulnérables aux maladies, aux parasites (scolytes) et aux aléas climatiques.
    • Une surexploitation peut fragiliser les sols, les assécher et accroître les risques d’incendie.

    4. S’appuyer sur la décision récente du Conseil d’État

    Le Conseil d’État a récemment annulé le décret du plan « 1 milliard d’arbres », pointant du doigt ses lacunes en matière de transparence et d’efficacité écologique. Ce précédent juridique souligne l’importance d’une politique forestière solide, fondée sur des données scientifiques et une réelle concertation.

    Conseil pratique pour la participation

    Le site de la consultation peut rencontrer un afflux important de visiteurs. Si vous rencontrez des difficultés techniques, nous vous invitons à patienter et à réessayer ultérieurement.

    Vous pouvez également consulter les commentaires déjà publiés sur la plateforme pour vous inspirer et enrichir votre propre contribution.

    L’enjeu est de taille, et chaque avis compte pour construire ensemble une politique forestière plus équilibrée.

    Texte inspiré d’une publication de Corrèze à Nu, en partenariat avec Reporterre et Ecotalk Facebook, 17 Juillet 2026.

  • Voilco-Aster : plongée au cœur d’une aventure éducative et citoyenne en Corrèze

    Voilco-Aster : plongée au cœur d’une aventure éducative et citoyenne en Corrèze

    L’association Voilco-Aster, c’est bien plus qu’un centre d’hébergement à Saint-Priest-de-Gimel. C’est une histoire d’éducation populaire qui dure depuis plus de 60 ans, portée par des valeurs de partage, de citoyenneté et de solidarité. Damien Lecerf, son directeur, nous a ouvert ses portes pour une série de 5 entretiens vidéo. L’occasion de découvrir tous les visages de cette association pas comme les autres.

    Une aventure née en 1963 : démocratiser la voile… et bien plus encore

    Tout commence en 1963, dans une Corrèze où neuf enfants sur dix ne savent pas nager. Une bande de copains, issus de l’association Peuple et Culture, décide de créer « Voilco » (pour Voile-Corrèze) avec une ambition folle : démocratiser la voile, considérée à l’époque comme un « sport de rupin » .

    « Les personnes qui ont fondé l’association sont allées se former aux Glénans pour devenir moniteurs de voile », raconte Damien Lecerf. Leur pari ? Faire de la voile une activité fédératrice, où l’on apprend à naviguer ensemble, à plusieurs dans un bateau, dans une logique d’entraide et de partage .

    Au fil des décennies, la voile s’est estompée (matériel coûteux, diplômes plus exigeants), mais l’esprit est resté. Aujourd’hui, canoë-kayak, course d’orientation, VTT, grimpe d’arbres, activités scientifiques et manuelles ont pris le relais . L’association a également fusionné avec Aster, spécialisée dans l’éducation à l’environnement, pour devenir Voilco-Aster. Un nom qui symbolise ce mariage entre les activités nautiques et la découverte de la nature .

    1. Les colonies de vacances : l’ADN de Voilco-Aster

    « Les colonies de vacances, c’est ce qui fait l’essence même de Voilco », insiste Damien Lecerf.

    Ici, l’enfant n’est pas un simple « consommateur d’activités ». Il est acteur de son séjour. Le projet pédagogique de l’association repose sur trois piliers : le respect de l’environnement, l’exercice de la citoyenneté et le développement des solidarités .

    Les séjours accueillent des enfants de 6 à 17 ans :

    • 6-11 ans : hébergés dans le bâtiment principal, avec un programme d’activités variées.
    • 12-14 ans : sous les marabouts (tentes), pour gagner en autonomie.
    • 14-17 ans : en séjours itinérants, dont le fameux « Séjour Canoë » sur la Dordogne.

    Le Séjour Canoë, c’est 8 jours et 7 nuits à descendre la rivière, avec changement de campement chaque soir. Les jeunes montent et démontent leur tente, cuisinent, font la vaisselle… Une véritable aventure où l’esprit de groupe et la solidarité se construisent au fil de l’eau.

    C’est aussi l’occasion de vivre une « microsociété » : après trois jours de découverte des activités, les enfants imaginent ensemble la suite de leur séjour . Les « bordées » (tâches quotidiennes : montage des tentes, cuisine, vaisselle) rythment la vie du camp, et chaque soirée se termine par un forum où chacun s’exprime .

    2. Les classes de découverte : l’école en pleine nature

    Toute l’année, Voilco-Aster accueille des classes de découverte, de la maternelle au lycée. Souvent des cycles 2 et 3 (enfants de 6 à 10 ans) viennent pour des séjours de 2 à 5 jours, en lien avec les programmes scolaires .

    Les thématiques sont vastes :

    • Scientifiques : astronomie, énergies renouvelables (hydraulique, éolienne, solaire), découverte de la faune et de la flore.
    • Sportives : tir à l’arc, sarbacane, canoë-kayak, grimpe d’arbres, VTT.
    • Créatives et sensorielles : pour les maternelles, ateliers sur les 5 sens, parcours photo, découverte de l’apiculture.

    L’association est labellisée FFCO (Fédération Française de Course d’Orientation) et dispose d’un parcours dédié.

    La cuisine alternative, une spécialité de la maison : four solaire, poêle à bois économe, plantes sauvages, produits locaux de saison… Une demande de plus en plus forte de la part des enseignants !

    3. Le centre d’hébergement : un lieu pour tous, toute l’année

    Depuis 2018, Voilco-Aster a ouvert son centre à tous types de groupes, au-delà des colos et des classes. Anniversaires, cousinades, mariages, séminaires, rassemblements associatifs : le lieu est disponible à la location.

    Les atouts :

    • 70 lits en hiver (chauffé), 90 lits au printemps/été (avec marabouts sous toile).
    • Un cadre exceptionnel : lac, forêt, jardin pédagogique, installations sportives.
    • Du matériel à louer : canoës, jeux, planchas, barbecues.
    • Une localisation pratique : proche des autoroutes, avec une gare à proximité.

    « Les gens disent souvent que c’est un lieu convivial, où l’on retisse les liens familiaux, comme à la maison », sourit Damien Lecerf. L’idée est aussi de faire participer les hôtes à la vie du lieu : arroser le potager, mettre les déchets au compost, bientôt ramasser les œufs du poulailler…

    Le centre est inscrit aux Gîtes de France et communique via différents canaux, dont les mairies locales.

    4. Les animations itinérantes : Voilco-Aster se déplace

    Pendant la crise du Covid, l’association a pris un virage : plutôt que d’attendre que les publics viennent, elle est allée à leur rencontre. Une dynamique qu’elle a conservée.

    Aujourd’hui, Voilco-Aster propose des animations dans les écoles et les centres de loisirs de Corrèze, même en automne et en hiver :

    • Astronomie : jeux, construction de maquettes du système solaire, cartes du ciel (en partenariat avec le Parc Naturel Régional).
    • Énergies renouvelables : hydraulique, éolienne, solaire.
    • Activités créatives : fabrication de papier recyclé, construction de fusées à eau.
    • Découverte de la faune et de la flore locales.

    Nouveauté à partir de septembre 2025 : broyeur et pressoir à pommes pour faire du jus avec les enfants, idéal pour l’automne !

    5. La formation BAFA : former les animateurs de demain

    Voilco-Aster est aussi un centre de formation au BAFA, en fédération avec la FAL de la Corrèze (Ligue de l’enseignement). Chaque année, environ 180 jeunes Corréziens suivent ce parcours en trois étapes :

    1. Stage de base (8 jours) sur le site.
    2. Stage pratique en association ou colonie de vacances.
    3. Stage d’approfondissement sur une thématique : nature & environnement, enfance & inclusion, ou grands jeux & veillées.

    « C’est un véritable vivier pour les centres de loisirs et les colonies de vacances de Corrèze », souligne Damien Lecerf. Un partenariat de plus de 25 ans avec la Ligue de l’enseignement, au service de l’éducation populaire.

    Un nouveau partenariat pour rayonner encore plus loin

    Citoyliens est fier d’annoncer que Voilco-Aster est désormais partenaire de notre média associatif. Cette collaboration s’inscrit dans une volonté commune de promouvoir les valeurs de l’éducation populaire, de la citoyenneté et de la solidarité sur le territoire corrézien.

    Ensemble, nous souhaitons donner davantage de visibilité aux initiatives locales qui font vivre la démocratie participative et l’engagement citoyen. Ce partenariat est une belle reconnaissance du travail mené par l’association depuis plus de 60 ans, et nous sommes ravis de pouvoir accompagner Voilco-Aster dans la diffusion de ses projets.

    Voilco-Aster, un modèle d’éducation populaire en Corrèze

    Avec 4 salariés, une dizaine de bénévoles et environ 180 jeunes formés chaque année , Voilco-Aster incarne une certaine idée de l’éducation populaire : laïque, citoyenne, solidaire et ancrée dans son territoire.

    L’association traverse aujourd’hui des difficultés financières, comme en témoignent plusieurs articles de presse . Mais sa capacité à se réinventer, à diversifier ses activités et à rester fidèle à ses valeurs fondatrices depuis 1963 est une source d’inspiration pour toutes les associations citoyennes.

    Cet article a été réalisé à partir de l’interview vidéo de Damien Lecerf, directeur de Voilco-Aster, par l’équipe de Citoyliens. Consultez les vidéos sur notre chaîne Youtube.

  • Brochure pour la défense des forêts

    Brochure pour la défense des forêts

    Bonjour,

    Nous sommes régulièrement contactés par des habitantes et habitants désemparés à la découverte d’une coupe rase dévastatrice proche de chez eux, qui nous demandent quoi faire pour les empêcher. Dans de nombreux cas, il est trop tard, car le travail doit se mener bien en amont.

    Il y a de nombreuses façon d’agir, il ne s’agit pas de les détailler toutes ici.

    Nous mettons en ligne sur le site de l’association une brochure qui présente des informations utiles, le cadre légal et les marges de manoeuvre pour répondre à vos questions et pour inciter les élus locaux à se saisir d’outils existants.

    https://www.faite-et-racines.org/

    Ces documents sont l’aboutissement d’un travail mené par le Réseau Forêt Limousine, auquel Faîte et Racines appartient. Il s’agit d’un réseau associatif et citoyen mobilisé pour la défense des forêts.

    Nous avons rendez vous avec des élus de la com’com Xaintrie Val Dordogne fin juillet afin de présenter la brochure.

    D’autres rencontres pourront s’organiser avec des collectivités si le souhait est exprimé.

    Si vous connaissez des élu-es, si vous êtes élu-e, ou en lien avec des collectivités, vous pouvez soutenir les actions du réseau en diffusant ces documents à votre échelle ou solliciter une présentation.

    Bonne journée

    L’équipe Faîte et Racines