“On est entré dans la 6e extinction de masse, et on ne pourra pas tenir 10 ans de plus comme ça.” – Hélène Grosbois
Chaque jour, la biodiversité mondiale s’effondre à une vitesse inégalée dans l’histoire de notre planète. Hélène Grosbois, autrice et spécialiste des dynamiques écologiques, tire la sonnette d’alarme sur une vérité que l’on peine encore à affronter : l’éradication des insectes et de la biodiversité n’est pas due au changement climatique, mais principalement aux pesticides.
Les faits les plus marquants évoqués dans son interview :
❌ 80 % des insectes volants ont disparu en moins de 30 ans, y compris dans des zones protégées. ❌ L’agrochimie a sciemment détourné l’attention vers le climat pour masquer son rôle dans l’extermination du vivant. ❌ Les pesticides sont des armes chimiques de guerre recyclées pour l’agriculture, avec des effets toxiques jusqu’au nanogramme. ❌ L’eau potable mondiale est contaminée : il pleut des pesticides partout sur Terre. ❌ Les cancers infantiles sont désormais la 2e cause de mortalité chez les enfants en seulement trois décennies.
Ces constats sont accablants. Pourtant, le lobbying agrochimique contrôle la recherche et la communication, créant une immense confusion sur les véritables causes de l’effondrement du vivant.
Dans son interview percutante, Hélène Grosbois démonte les idées reçues et éclaire les enjeux invisibles qui nous concernent tous. Comprendre la crise actuelle, c’est ouvrir les yeux sur une guerre silencieuse menée contre la vie elle-même.
Laurent GERVEREAU, Président de l’association Nuage Vert (partenaire de Citoyliens), organise depuis dix ans l’événement “Histoire de passages” à Argentat et alentours – passionnantes journées de rencontres culturelles et artistiques, liées à l’histoire et au patrimoine local -. Plus récemment, “les mercredis de Nuage Vert” ont vu le jour… Un trésor pour notre environnement culturel local !…
Philosophe, écrivain, artiste, cinéaste, historien du visuel, muséologue et directeur d’institutions patrimoniales, activiste de la vie quotidienne, français et voyageur empathique… Laurent Gervereau a tout fait pour être indéfinissable -il y est d’ailleurs parfaitement parvenu.
Son parcours professionnel et créatif est riche et atypique. Il a été conservateur du Musée d’Histoire contemporaine. Il a créé le musée du cinéma-Henri Langlois à la Cinémathèque française. En 2004, il a été nommé à la direction du patrimoine culturel et des documentations de l’école d’ingénieurs AgroParisTech. Il a été créateur et animateur de decryptimages.net en collaboration avec la Ligue de l’Enseignement.
Il ne se définit pas juste comme un “humaniste”, mais “terraphile” ainsi qu’il le formule vers le milieu des années 1970, c’est-à-dire défenseur de la diversité des humains avec leur environnement terrestre, dans la préservation et l’évolution.
Retrouvez le manifeste “Être TERRIST” publié sur Citoyliens ici
Laurent Gervereau a analysé tous les types d’images depuis 40 ans. Pionnier dans la compréhension de la multiplication industrielle des images et de leur circulation planétaire exponentielle, il a notamment dirigé le Dictionnaire mondial des images, écrit une histoire générale du visuel (Images, une histoire mondiale) et un ouvrage de méthode : Voir, comprendre, analyser les images. Il a créé en 1992 le Groupe d’études sur l’image fixe (GEIF), vite devenu l’Institut des Images, qui collabore avec la Ligue de l’Enseignement au portail decryptimages.net.
Citons aussi :
Un siècle de manipulations par l’image
Histoire mondiale des images,
La guerre mondiale médiatique
Une histoire générale de l’écologie en images
TOUT EST FAUX, TOUT EST VRAI. IA (Intelligence Artificielle), Laurent Gervereau (dir.), collection “Les Couleur du Nuage”, Nuage Vert, 2024
Voir ses ouvrages en vente sur Lulu.com, sous forme électronique ou papier (cliquez)
Il nous partage aujourd’hui ses réflexions “décapantes” sur la réalité du monde d’aujourd’hui, à travers son dernier opus intitulé “T-Time”…
En résumé… “De divers continents montent des discours nationalistes assortis d’une course irraison- née aux technologismes commerciaux et aux autoritarismes réactionnaires portés ou non par des visions religieuses intégristes concurrentielles. Cela a-t-il du sens ? ….“ A travers 17 petits textes,Laurent Gervereau ou Mister Local-Global s’étonne de l’autodestruction humaine. Il appelle à un T TIME, un temps où ces humains désemparés ou juste se foutant du futur devraient réaliser qu’ils sont une des composantes de leur planète (et qu’ils l’abîment)…
Lors de la Fête de l’Arbre 2024, un événement incontournable pour les passionnés de nature et d’artisanat durable, Brunelle Dalbavie a captivé son auditoire avec une conférence immersive sur la charpente traditionnelle. Installée en Corrèze, cette charpentière atypique, formée initialement en architecture, a choisi de délaisser le dessin numérique au profit du travail du bois, en renouant avec des méthodes ancestrales et un rapport intime à la matière.
Un Métier, une Philosophie
Dès les premiers instants de sa présentation, Brunelle Dalbavie pose une question fondamentale : qu’est-ce que la charpente traditionnelle ? Plutôt que d’imposer une définition figée, elle ouvre un espace de réflexion où se croisent savoir-faire, transmission et adaptation au territoire. Pour elle, cette approche du bois est avant tout une tradition vivante, qui évolue avec son époque tout en restant ancrée dans des principes solides.
Son travail s’appuie sur des assemblages sans métal, une utilisation quasi-exclusive de bois local, souvent non calibré et parfois même façonné dans sa forme naturelle. Une manière de s’adapter aux ressources disponibles, mais aussi de respecter la dynamique propre à chaque essence d’arbre.
Des Techniques Anciennes pour une Construction d’Avenir
Au fil de sa conférence, illustrée par des exemples de chantiers remarquables, Brunelle expose les méthodes traditionnelles qui permettent d’élever des structures durables, résistantes et réversibles. Elle évoque notamment :
L’usage du bois vert, qui se stabilise naturellement après assemblage.
L’emploi de techniques de piquage et d’épures, qui permettent une précision extrême sans recours aux outils numériques.
La transmission d’un savoir-faire oral et gestuel, souvent marginalisé par les formations classiques.
Loin d’une posture nostalgique, elle défend une approche pragmatique et résiliente de la construction. Ses projets ne sont pas figés dans le passé mais prennent en compte les réalités d’aujourd’hui : la difficulté d’accès aux matériaux, les nouvelles contraintes économiques, et l’importance de bâtir en cohérence avec son environnement.
Un Engagement Humain et Écologique
Ce qui rend la démarche de Brunelle Dalbavie si singulière, c’est aussi son positionnement politique et social. Travailler de cette manière, c’est refuser l’industrialisation à outrance du bâtiment et réhabiliter un savoir artisanal au sein des circuits courts. Elle décrit avec lucidité les difficultés rencontrées : l’accès au bois de qualité, la recherche de scieries partenaires, la transmission des compétences.
Sa démarche s’inscrit également dans une logique d’entraide et de collaboration. À travers ses chantiers, elle tisse des liens avec les paysans, les forestiers et d’autres artisans, créant ainsi un réseau d’échanges et d’expérimentations. Elle rêve d’une filière du bois plus juste et plus locale, où les artisans retrouvent leur autonomie face aux diktats du marché.
Regarder la Conférence : Une Invitation à Réfléchir et à Construire Différemment
Si vous êtes passionné par l’architecture écologique, le travail artisanal ou la gestion responsable des forêts, ne manquez pas cette captation vidéo. Au-delà des techniques, c’est une véritable philosophie du bâtir que partage Brunelle Dalbavie : respect du matériau, transmission du savoir, engagement pour un habitat plus humain et durable.
Créer, partager, innover : bienvenue à l’Atelier Lowtech de Tulle
Un espace collaboratif
À Tulle, un ancien hangar s’est transformé en un véritable laboratoire de l’autonomie. L’objectif ? Transformer les idées en solutions concrètes pour imaginer un avenir plus low-tech. Ici, l’imagination prend vie avec des créations comme une scie circulaire à pédale, un vélo smoothie, ou encore une forge fabriquée à partir d’un extincteur.
À l’Atelier Lowtech, l’innovation accessible et la désirabilité sont au cœur de la démarche. Ce lieu invite à concevoir et partager des alternatives pratiques et durables, adaptées à notre époque.
Une quête de sens à l’ère des réseaux sociaux : Vincent Lowtech
Dans un monde où l’avenir semble de plus en plus incertain, j’(Vincent) ai décidé de ne plus rester spectateur. Depuis quelques semaines, je partage mon aventure sur les réseaux sociaux pour inspirer des alternatives concrètes et accessibles à tous.
À travers mon compte Instagram, Facebook et TikTok, sous le nom de Vincent Lowtech, je montre ce qu’il se fait à l’atelier et donne de la visibilité aux actions low-tech locales. Mes vidéos courtes, souvent sous forme de tutoriels ou de partages de projets, explorent comment reprendre le pouvoir sur notre quotidien grâce à des solutions simples.
Parmi les premiers projets : un sapin et une étoile en palette pour les fêtes, un établi 100 % récup, ou encore un panneau low-tech réalisé à partir de matériaux recyclés. Ces créations incarnent une philosophie de sobriété, de simplicité et de résilience, tout en restant accessibles à tous.
Rejoignez l’Atelier Lowtech de Tulle
L’association vous ouvre ses portes pour imaginer, concevoir et partager des solutions durables adaptées à nos besoins essentiels. Que vous souhaitiez apprendre, expérimenter ou simplement découvrir, l’Atelier Lowtech de Tulle est un lieu ouvert à tous.
Pour suivre nos activités, découvrir nos projets ou participer aux prochains événements, contactez directement l’association. Ensemble, construisons un avenir où créativité, simplicité et résilience sont les maîtres-mots.
Les Ateliers de Plantation de Haies en Corrèze : Une Initiative Conviviale Portée par la Ligue de Protection des Oiseaux du Limousin
La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) du Limousin poursuit son engagement en faveur de la biodiversité en organisant des ateliers de plantation de haies en Corrèze. Ces chantiers participatifs visent à restaurer les haies champêtres, véritables corridors écologiques essentiels pour la faune et la flore locales.
Restaurer un patrimoine écologique vital
Les haies, souvent négligées, jouent un rôle crucial dans nos paysages ruraux. Elles servent de refuges pour les oiseaux, petits mammifères, insectes et même certaines plantes. Elles protègent également les sols contre l’érosion et favorisent la biodiversité. La LPO, consciente de leur importance, invite les habitants de Corrèze et d’ailleurs à se joindre à ces ateliers pour contribuer à la préservation de cet écosystème.
Une action locale pour un impact global
En participant à ces ateliers, chaque citoyen contribue à une démarche écologique essentielle. Les haies plantées aujourd’hui seront les refuges de la biodiversité de demain. Ce type d’initiative démontre qu’il est possible, à l’échelle locale, d’avoir un impact positif sur l’environnement global.
Le calendrier des ateliers
Voir les liens pour les sorties en Corrèze tout en bas de l’article.
Comment s’inscrire aux ateliers participatifs plantation de haies ?
Ces ateliers sont ouverts à tous, sans prérequis. Que vous soyez jardinier expérimenté ou simplement curieux de découvrir les initiatives locales en faveur de l’environnement, vous êtes le bienvenu. Il suffit de contacter la LPO Limousin pour connaître les dates et lieux des prochains chantiers en Corrèze.
Les Croqueurs de Pommes à “L’Arbre en Fête” : Biodiversité et Tradition au Rendez-vous
Ce week-end, le centre agroécologique “Le Battement d’Ailes” à Cornil a vibré au rythme de la seconde édition de “L’Arbre en Fête”, un événement consacré à l’arboriculture et à la préservation des variétés fruitières locales. Parmi les stands qui ont marqué ces deux journées ensoleillées, celui des Croqueurs de Pommes de la Corrèze a attiré de nombreux visiteurs curieux et passionnés.
Un stand riche en découvertes et partages
Les Croqueurs de Pommes, association fondée en 2003 et dédiée à la préservation de la biodiversité fruitière en Corrèze, avaient préparé un espace mêlant pédagogie et passion. Reconnus pour leur engagement dans la sauvegarde des variétés anciennes de pommes, poires, châtaignes et autres fruitiers locaux, les membres de l’association ont proposé un atelier de pomologie.
Les visiteurs ont pu y apprendre à identifier des variétés anciennes, découvrir leurs usages traditionnels (cuisine, jus, cidre) et obtenir des conseils pour cultiver et greffer ces arbres. Cet atelier a non seulement permis de mettre en lumière le patrimoine arboricole de la Corrèze, mais aussi de transmettre des savoir-faire souvent oubliés.
Une association au service de la biodiversité
Depuis sa création, l’association des Croqueurs de Pommes de la Corrèze s’est donné pour mission de protéger et valoriser les variétés fruitières locales. À travers la gestion de vergers de sauvegarde, comme celui de Saint-Clément, l’association préserve plus de 100 variétés anciennes recensées. Ces arbres sont étudiés, greffés et partagés pour assurer leur transmission aux générations futures.
Leur travail dépasse la simple conservation : il s’agit également de valoriser les pratiques agricoles durables et de sensibiliser un large public à l’importance de la biodiversité dans nos vergers. Des événements comme “L’Arbre en Fête” s’inscrivent dans cette démarche, offrant à l’association une plateforme idéale pour partager son engagement.
Vidéo de présentation des Croqueurs de Pommes
L’un des moments forts du week-end fut l’interview de Daniel G., membre actif des Croqueurs de Pommes, passionné par les variétés anciennes et leur histoire. Présent sur le stand avec plusieurs autres membres de l’association, il a partagé son enthousiasme et ses connaissances avec les visiteurs.
« Nous avons ici un patrimoine fruitier exceptionnel, qui mérite d’être sauvegardé non seulement pour sa valeur historique, mais aussi pour ses qualités gustatives et sa contribution à la biodiversité », a-t-il expliqué avec conviction dans notre vidéo.
Un événement convivial et inspirant
“L’Arbre en Fête” a également rassemblé sept pépiniéristes proposant des arbres de variétés locales et traditionnelles. Ce cadre convivial et ensoleillé a permis aux visiteurs d’échanger avec des passionnés et de repartir avec des plants adaptés à leur terroir, renforçant ainsi le lien entre les générations et la nature.
Le stand des Croqueurs de Pommes s’est parfaitement inscrit dans cette dynamique, en mettant l’accent sur la transmission des savoir-faire et la découverte de la richesse arboricole de la région.
L’arbre et l’avenir
Avec des initiatives comme celles des Croqueurs de Pommes, la Corrèze se positionne comme un territoire engagé pour la sauvegarde de son patrimoine fruitier. Leur présence à “L’Arbre en Fête” témoigne de leur volonté de partager leur passion et d’encourager chacun à participer à la préservation de la biodiversité.
Un événement comme celui-ci montre que la sauvegarde des variétés anciennes n’est pas seulement un enjeu environnemental, mais aussi une aventure humaine riche en partage et en inspiration. Rendez-vous est pris pour une prochaine édition, où les Croqueurs de Pommes continueront à cultiver l’avenir, une pomme à la fois. 🍎
Les Croqueurs de Pommes du Limousin : Une Passion pour la Biodiversité Fruitée
Une association engagée pour le patrimoine fruitier Au cœur du Limousin, dans la région Nouvelle-Aquitaine, les Croqueurs de Pommes de la Corrèze, fondés en 2003, sont une association dynamique et passionnée. Ils œuvrent pour préserver la biodiversité et mettre en valeur les espèces et variétés fruitières locales, avec une attention particulière portée aux richesses du terroir corrézien.
Des objectifs clairs et des actions concrètes Les missions de l’association s’inscrivent dans la charte nationale des Croqueurs de Pommes. Depuis 2005, leurs actions s’organisent principalement autour de vergers de sauvegarde, notamment ceux de Saint-Clément, où le verger du plan d’eau et le verger J. Valade servent de terrains d’expérimentation et de préservation.
Un patrimoine fruitier exceptionnel
Le verger de collection de Saint-Clément Depuis 2007, les Croqueurs de Pommes de la Corrèze ont implanté un verger de collections fruitières sur un hectare à Saint-Clément. Ce verger rassemble 288 arbres fruitiers, dont 194 pommiers greffés, ainsi que des poiriers, cerisiers, pruniers, pêchers, châtaigniers et d’autres espèces. Ces arbres témoignent de la diversité variétale exceptionnelle du territoire.
Les trésors de la pomme corrézienne Les Croqueurs ont recensé une centaine de variétés anciennes de pommes originaires de Corrèze, comme la pomme Banane au parfum unique, la Reinette dorée idéale pour la cuisine, et la Sainte Germaine, remarquable pour son goût et son arôme. Ces variétés font l’objet d’une traçabilité pomologique rigoureuse, assurant la préservation de leur identité et de leurs usages pour les générations futures.
Une histoire de traditions et de diversité
Hommage aux savoir-faire des paysans corréziens Les Croqueurs rendent hommage aux générations de paysans qui ont façonné le patrimoine fruitier local, en cultivant des variétés adaptées aux différents usages : couteau, jus, cidre ou cuisine. Parmi elles, des variétés résistantes aux maladies comme la Rochetaude et la Beurrière, ou encore des fruits emblématiques comme la châtaigne, avec le Marron de la Piale ou la Bourrue de Juillac.
Un melting-pot arboricole Grâce aux déplacements des Corréziens dans les régions voisines, de nouvelles variétés ont enrichi le terroir : la Bardine, la Vernajoux, la Vigneronne ou encore des variétés tardives comme la Servant et la Pradale. Les Croqueurs poursuivent ce travail en valorisant d’autres espèces locales comme les noix, les prunes, les pêches et les cerises.
Transmission et sensibilisation
Des activités tout au long de l’année Les Croqueurs de Pommes de la Corrèze organisent des événements variés : séances de greffe, tailles d’arbres, ateliers pomologiques, expositions, rencontres et dégustations. Ils proposent aussi des greffons pour encourager la diffusion et la préservation des variétés locales.
Un conservatoire vivant L’association a également créé un conservatoire de la vigne à Saint-Chamant, où 35 variétés de cépages sont actuellement cultivées, avec l’objectif d’en représenter une centaine à terme. Ce projet inclut des expérimentations sur des “variétés du futur”, naturellement résistantes aux maladies, et ambitionne de raconter l’histoire et les traditions de la viticulture locale à travers un parcours pédagogique.
Une présence active dans la vie locale
Les Croqueurs de Pommes de la Corrèze participent régulièrement à des événements et rencontres régionales, comme la Fête du Verger Familial ou des conférences sur l’origine des variétés locales. Ils mènent aussi des projets mémoriels, comme la plantation de pommiers en hommage aux soldats de Meilhards, et collaborent avec d’autres associations pour promouvoir la biodiversité fruitière dans toute la région.
Un avenir tourné vers la valorisation et la transmission
Les Croqueurs de Pommes du Limousin continuent de travailler pour préserver un patrimoine fruitier unique, tout en sensibilisant le public à l’importance de la biodiversité et des savoir-faire traditionnels. Grâce à leurs actions, la richesse des terroirs corréziens reste vivante et accessible aux générations futures.
Où trouver “Les Croqueurs de Pomme de Corrèze” ?
suivre le balisage à partir du rond point du centre bourg de St Clément
contact informations RDV…: voir ci-dessus voir aussi sur le site “calendrier des activités en Corrèze”
Tribunal administratif : Double décision en faveur des opposants au projet d’extension de Farges Bois à Égletons
Le tribunal administratif a tranché en faveur des opposants au projet d’extension de la zone d’activités de Tra-le-Bos à Moustier-Ventadour, en Corrèze, visant à bénéficier à la scierie Farges Bois. Deux décisions majeures ont été rendues le 3 décembre : l’annulation de la déclaration d’utilité publique (DUP) et l’invalidation de la vente d’une maison appartenant à une riveraine.
Une bataille longue et complexe
Pour Jacqueline Monjanel, riveraine et l’une des requérantes, cette décision est une véritable victoire. « Elle est bien méritée après un long combat qui n’était pas à armes égales », a-t-elle déclaré. Aux côtés de sa fille Brigitte Mangeon et d’une association citoyenne, elle s’est opposée à ce projet controversé, qui aurait entraîné des expropriations et de potentielles atteintes environnementales. Leur combat a été marqué par plusieurs recours et audiences, la dernière en date ayant eu lieu le 19 novembre.
L’annulation de la déclaration d’utilité publique (DUP)
La première décision du tribunal porte sur l’annulation de la DUP, prise par un arrêté préfectoral en février 2022. Cette DUP visait à déclarer d’intérêt public l’extension de la zone d’activités pour permettre le développement de la scierie Farges Bois. Cependant, le tribunal a pointé plusieurs irrégularités. Selon Me Gwendoline Paul, avocate des requérantes, « la procédure souffrait de graves manquements, tant sur la forme que sur le fond ».
Sur la forme, le tribunal a relevé une irrégularité procédurale : l’autorité préfectorale n’a pas utilisé les bases juridiques du Code de l’environnement, mais celles relatives à l’expropriation. Cette erreur a empêché une évaluation complète des impacts environnementaux réels, notamment sur les zones humides, les terres agricoles et les espèces protégées.
Sur le fond, le tribunal a estimé qu’il n’existait pas d’éléments concrets et précis démontrant la portée réelle du développement économique attendu. Le nombre et la nature des emplois promis par le projet n’étaient pas suffisamment étayés, ce qui a contribué à l’annulation de la DUP.
La vente de la maison invalidée
La deuxième décision concerne la vente d’une parcelle appartenant à Brigitte Mangeon et Jacqueline Monjanel. La communauté de communes Ventadour-Égletons-Monédières avait approuvé en mai 2024 la cession de ce terrain, comprenant leur maison, à la scierie Farges Bois pour un montant de 400 000 euros. Là encore, le tribunal a relevé des irrégularités : l’avis du service des Domaines, qui avait servi de fondement à la délibération, était devenu caduc en raison de l’annulation préalable du Plan Local d’Urbanisme (PLUI). Le tribunal a conclu que cette vente s’inscrivait dans une procédure irrégulière.
Un contexte favorable aux opposants
Ces deux décisions renforcent la série de victoires judiciaires obtenues par les opposants au projet. Dès janvier 2024, le tribunal avait déjà annulé une disposition du PLUI qui classait une parcelle en zone urbanisable en raison de la présence d’une zone humide.
Pour les requérants, cette nouvelle annulation marque une avancée majeure. « Ces décisions montrent que le projet souffre de nombreuses lacunes juridiques et environnementales », a expliqué Me Paul, satisfaite des résultats obtenus. La mobilisation des riverains et des associations locales a clairement pesé dans la balance.
Un avenir incertain pour le projet
Du côté de la scierie Farges Bois, le projet semble désormais suspendu. En mai dernier, Damien Larue, directeur du site, avait déjà admis que le projet était « entre parenthèses » en raison des nombreux recours en cours. Avec ces nouvelles décisions, la situation se complique encore davantage.
Les perdants disposent maintenant de deux mois pour faire appel des jugements rendus. Cependant, les arguments des opposants, soutenus par ces décisions judiciaires, rendent toute reprise du projet plus incertaine que jamais.
Voir tous nos articles concernant le projet d’extension de la scierie Farges à Egletons (cliquez)
Vidéo de la conférence “Biodiversité” de Marc-André Selosse à Naves le 1er Octobre 2024
Mardi 1er Octobre 2024, la ville de Naves invitait Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris et aux universités de Gdansk (Pologne) et Kunming (Chine). ( événement )
Dans cette conférence passionnante, Marc-André Selosse explore la biodiversité sous un angle à la fois scientifique et profondément humain. De manière captivante et accessible, il nous emmène dans un voyage au cœur de l’invisible : microbes, champignons, diversité génétique, et leurs rôles essentiels dans nos écosystèmes et dans nos vies quotidiennes. À travers des exemples concrets et des anecdotes, Selosse démontre que la biodiversité ne se limite pas à une simple liste d’espèces, mais est un processus vital, dynamique et fonctionnel, façonné par l’évolution.
Il met en lumière la crise actuelle non seulement comme une crise de la biodiversité, mais comme une crise de la viabilité de la Terre pour l’homme, tout en soulignant les solutions que la biodiversité elle-même peut offrir. Enrichir nos sols, protéger nos ressources alimentaires, et même soigner nos corps, la biodiversité est un levier puissant que nous devons réapprendre à utiliser.
Ce discours nous invite à réviser notre relation avec le monde vivant, en nous rappelant que préserver la biodiversité, c’est également préserver notre propre avenir et celui de nos enfants.
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Marc-André Selosse préside depuis sa création en 2019 la Fédération BioGée qui réunit des Académies et des sociétés scientifiques pour remettre les savoirs et les démarches de la biologie au cœur des questions sociétales et au service du citoyen.
𝐋’𝐚𝐠𝐫𝐨𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐧𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐬𝐚𝐥𝐭𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 – Non seulement c’est possible mais c’est aussi vertueux, pour l’environnement, pour le vivant, pour la santé des salariés et celle des consommateurs !
Échanges avec le public
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Liste de livres de Marc André Selosse
Marc André Selosse dédicaçait ses livres à l’issue de la conférence.
Au Battement d’ailes à Cornil (19), les 30 novembre et 1er décembre.
Venez découvrir la 2ème édition de « L’Arbre en Fête » les samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre 2024, au Battement d’ailes à Cornil, en Corrèze (19). Cet évènement est organisé par le CIVAM SAEL, la Pépinière Le Poèmier et le Battement d’ailes.
Vous trouverez une foire aux arbres mettant à l’honneur des pépiniéristes aux pratiques agricoles respectueuses du sol et du vivant, ainsi qu’un marché de producteur·ices et d’artisan·es œuvrant pour une production locale de qualité.
Le week-end sera rythmé par des ateliers, des animations, des visites, des conférences et des démonstrations mettant en lumière « l’Arbre » sous toutes ses formes. Des stands d’associations locales seront présents : une belle occasion pour échanger autour des thématiques arboricoles et forestières. Retrouvez également une lecture contée, une conférence, ainsi qu’une soirée jam musicale le samedi soir !
Tout est prévu pour passer un agréable moment, aussi bien pour les petits que pour les grands.
Infos pratiques :
Horaires : de 9h à 23h le samedi et de 9h à 17h le dimanche.
Restauration : les midis et le samedi soir (végétarien).
À la découverte des bourgeons et de la gemmothérapie De 10h à 12h – Avec Julien Barataud du Gaec Melilotus Une balade botanique pour identifier les bourgeons et découvrir leurs propriétés médicinales.
Visite découverte des arbres du lieu De 10h30 à 12h30 – Avec Pascal Brette de La ferme commune Découvrez l’histoire arboricole du site au cours d’une balade enrichissante.
Un réseau de jardins-forêts en Corrèze De 14h à 15h30 – Avec Quentin Ellès du CIVAM SAEL Présentation des projets locaux favorisant l’autoconsommation grâce aux vivaces.
Balade en famille : développer notre lien aux arbres et aux forêts De 14h à 16h30 – Avec Sittelle est le lien Jeux et pratiques sensorielles pour une meilleure connexion à la nature.
Lecture performée : « L’Homme qui plantait des arbres » de Jean Giono De 17h30 à 18h15 – Avec Aurore Besse et Nicolas Lebar Une mise en voix et en musique de cette belle histoire écologique.
Jam / Bœuf musical À partir de 21h Clôturez la journée en musique, instruments et créativité bienvenus !
Dimanche 1er décembre (9h-17h) :
Grimpe d’arbre, parkour primal, Tarzan movement De 10h à 12h30 – Avec le Collectif de grimpe arboricole Visionnage de documentaires et initiation aux techniques de grimpe.
Atelier-conférence : bien choisir ses arbres fruitiers De 14h à 15h30 – Avec Vincent Bottois de la pépinière Le chant des sèves Apprenez à sélectionner les variétés adaptées à vos besoins.
Réaliser sa tontine en osier vivant De 14h à 15h30 – Avec Vincent Bottois Atelier pour concevoir des supports de plantes en osier vivant.
En continu les deux jours :
Foire aux arbres avec des pépiniéristes locaux.
Marché d’artisan·es et producteur·ices.
Exposition de peinture autour du paysage et des milieux forestiers.
Stand de pomologie pour identifier vos variétés de pommes.
Jeux en bois et coin chill/lecture.
Organisateurs :
Le CIVAM SAEL Association d’éducation populaire axée sur la gestion douce des ressources et l’agroforesterie.
La Pépinière Le Poèmier Producteur·ices d’arbres fruitiers biologiques, spécialisés en variétés anciennes et locales.
Le Battement d’ailes Association proposant des ateliers culturels et environnementaux.
Pour toute question ou pour télécharger le programme, cliquez ici.
L’association Faite et Racines travaille à réinventer la gestion forestière grâce à une scierie mobile. Cet outil innovant permet de transformer directement le bois en produits finis, là où les arbres sont abattus, réduisant ainsi les coûts logistiques et l’impact environnemental. Mais cette machine ne se contente pas d’être pratique : elle symbolise une nouvelle façon de valoriser le bois localement, tout en fédérant les acteurs d’une filière souvent cloisonnée.
Une Scierie Mobile : Comment ça fonctionne ? La scierie mobile est une machine impressionnante. Transportable en voiture, elle peut être installée directement sur les parcelles forestières. Elle permet de scier des grumes allant jusqu’à 7 mètres de long et 1 mètre de diamètre, répondant ainsi aux besoins de projets ambitieux comme la réalisation de pièces de charpente ou de planches pour la construction.
Quelques points techniques :
Conditions climatiques : Fonctionne même sous la pluie, tant que l’humain supporte les intempéries !
Rendement : Jusqu’à 5-6 m³ de bois scié par jour, suffisant pour une activité rentable.
Flexibilité : Idéale pour produire aussi bien des pièces de charpente que des planches brutes.
Un Projet de Mutualisation et de Transmission Au-delà de la performance technique, Faite et Racines imagine un modèle de partage inspiré des CUMA agricoles (Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole). L’idée : mettre la scierie mobile à disposition d’artisans, bûcherons ou gestionnaires forestiers qui n’ont pas les moyens d’acquérir un tel équipement.
Objectifs du projet :
Former les utilisateurs à l’exploitation de la scierie et des autres matériels forestiers.
Faciliter l’accès à des outils performants pour des projets collectifs ou individuels.
Renforcer l’économie locale en valorisant le bois directement dans les territoires.
Réflexion sur la Filière Bois Durable Actuellement, la filière bois est souvent segmentée : abattage, débardage, transformation. L’association propose une vision intégrée : permettre aux acteurs forestiers d’aller de l’abattage à la transformation, générant ainsi une valeur ajoutée locale tout en réduisant la pression sur les forêts.
Pourquoi c’est important ?
🌍 Environnement : Réduction des coupes rases et des pratiques intensives.
🤝 Économie solidaire : Création d’opportunités pour de petites structures indépendantes.
🌱 Durabilité : Encourager une gestion forestière responsable et éthique.
Avec leur scierie mobile, Faite et Racines ne se contentent pas de transformer le bois, mais aussi la manière dont on le perçoit et l’exploite. Ce projet est un bel exemple de ce que peut accomplir une association passionnée par l’écologie et l’économie locale.