Nichées au cœur de la Corrèze, les anciennes gravières d’Argentat ont opéré une métamorphose spectaculaire. Réhabilitées en réserve départementale de biodiversité, elles sont devenues un véritable sanctuaire pour de nombreuses espèces d’oiseaux (plus de 180 recensées). Dominique Testaert, ornithologue passionné et bénévole à la LPO, nous dévoile les secrets de ce site unique.
Un projet ambitieux de réhabilitation :
L’histoire des gravières d’Argentat est celle d’une reconversion réussie. Après la fin de l’exploitation en 2013, le Département de la Corrèze a fait l’acquisition du site et a entrepris un vaste chantier de réaménagement en 2019-2020. Des travaux de terrassement, de reprofilage des berges et de plantation ont permis de créer une mosaïque d’habitats propices à la biodiversité.
Une explosion du nombre d’espèces observées :
Le suivi ornithologique mené par Dominique Testaert et d’autres bénévoles de la LPO révèle une augmentation significative du nombre d’espèces présentes sur le site. De 120 espèces avant 2020, les gravières accueillent désormais plus de 180 espèces d’oiseaux. Cette progression spectaculaire témoigne du succès du projet de réhabilitation et de la richesse du site.
Des espèces emblématiques et rares :
Parmi les oiseaux qui fréquentent les gravières d’Argentat, on retrouve des espèces communes comme le Canard colvert ou le Martin-pêcheur. Mais le site attire également des espèces plus rares et emblématiques, notamment des limicoles, des rapaces et des passereaux migrateurs.
Le petit Gravelot et l’Hirondelle de rivage, symboles de la réussite du projet :
Deux espèces, le Petit Gravelot et l’Hirondelle de rivage, ont joué un rôle crucial dans la protection du site. Ces oiseaux, rares en Limousin, ont trouvé un refuge idéal dans les gravières. Leur présence a permis de sensibiliser le public et les autorités à l’importance de préserver ce lieu unique.
La science citoyenne, un moteur de la protection :
Dominique Testaert souligne l’importance de la science citoyenne et de l’observation pour la protection de la nature. Les données collectées par les bénévoles de la LPO permettent de suivre l’évolution des populations d’oiseaux et d’adapter les mesures de gestion du site.
Quelques espèces d’oiseaux rares et remarquables présents aux gravières
● Le Petit Gravelot : Une espèce rare en Limousin, qui niche sur les grèves.
● L’Hirondelle de rivage : Symbole de la réussite du projet, formant la plus importante colonie de Corrèze sur le site.
● Le Balbuzard pêcheur : Un rapace majestueux, régulièrement observé en train de pêcher sur le site.
● Le Héron pourpré : Un héron discret, de plus en plus fréquent aux gravières depuis la création de la zone humide.
●La Rémiz penduline : Une petite mésange très rare, qui a trouvé un habitat favorable dans les roselières.
Liste non exhaustive d’espèces d’oiseaux
Canards :
●Canard colvert: Nicheur commun sur le site.
●Sarcelle d’été: Migratrice peu fréquente, observée en nombre record sur le site.
●Nette rousse: Espèce rare, observée en halte migratoire.
Hérons :
●Héron cendré: Nicheur commun sur le site.
●Grande Aigrette: De plus en plus fréquente en hiver.
●Héron pourpré: En halte migratoire, avec des séjours de plus en plus longs.
Limicoles :
●Chevalier gambette: Observé en halte migratoire.
●Courlis corlieu: Espèce rare, observée à deux reprises.
●Bécassine des marais: Espèce discrète, observée dans les zones humides.
Passereaux :
●Rémiz penduline: Espèce rare, attirée par les massettes et les roseaux.
●Bruant zizi: Nicheur dont la population est en augmentation.
●Phragmite des joncs: Espèce rare, qui pourrait nicher sur le site.
●Tarier pâtre: Nicheur qui s’est installé après les travaux de réhabilitation.
●Hypolaïs polyglotte: Nicheur en pleine expansion sur le site.
Les gravières d’Argentat sont un exemple inspirant de réhabilitation écologique. Grâce à l’engagement du Département de la Corrèze et à la mobilisation des bénévoles de la LPO, ce site est devenu un véritable havre de paix pour les oiseaux. L’observation et la science citoyenne jouent un rôle essentiel dans la protection de ce joyau de biodiversité, et la vidéo de Dominique Testaert nous invite à le découvrir et à le préserver.
Voici la transcription d’un débat qui a eu lieu suite à la projection du film “Les Bois Noirs” dans le cadre du Festival “Changer la fin” organisé à Tulle les 18-19 et 20 octobre 2024
Le débat, en audio (ci-dessous)
Animateur : Nous avons décidé de diffuser Bois Noirs car il est moins connu que Le Temps des Forêts et nous l’avons trouvé plus brut et plus ancré sur le territoire, ce qui faisait sens de le montrer ici.
Qui souhaite réagir sur ce qu’on vient de voir dans Bois Noirs ?
Intervention d’Étienne Roger
Étienne Roger : Bonjour, moi c’est Étienne Roger, je suis expert forestier. Je fais partie de cette fameuse filière forêt-bois, souvent critiquée. J’aimerais faire une remarque sur les deux films que nous avons vus, Bois Noirs et celui avec Jacqueline.
Je suis la quatrième génération d’une famille dans les Monédières. Mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père et moi-même avons tous planté des Douglas, et j’en suis fier. Après-guerre, sur le plateau de Millevaches, il n’y avait que 3 % de boisements. Pendant 50 ans, on nous a reproché d’avoir créé cette forêt, et maintenant, on nous reproche de la couper ! Il y a parfois de quoi être un peu perdu.
Ensuite, dans le film Bois Noirs, un intervenant disait qu’on coupe les Douglas à 50 ans. Or, à cet âge, un Douglas n’est même pas encore mature. Dans son habitat naturel, le nord-ouest de l’Amérique, il peut vivre jusqu’à 300 ou 400 ans. Ici, il ne vivra peut-être pas aussi longtemps, mais on pourrait tout de même essayer de le faire vieillir davantage. Cela permettrait de se rapprocher d’un écosystème plus naturel.
Si on veut conserver nos forêts, il faut valoriser les gros bois, plutôt que de les broyer prématurément. J’ai déjà dit à Philippe, il y a deux ans, qu’une solution pour pérenniser les forêts limousines serait d’étager la forêt : avoir des arbres jeunes, d’âge moyen, vieux et très vieux. Cela créerait une forêt continue, et permettrait d’éviter les fameuses coupes rases.
Enfin, il y a peu, j’étais à une réunion des Assises Départementales de l’Eau. Le document préparé par le Conseil Départemental prônait la limitation des coupes rases et la promotion de la sylviculture à couvert continu. En un an, le discours a beaucoup évolué. C’est encourageant, et nous devons continuer dans ce sens.
Réponse de l’animatrice
Je ne sais pas si ça appelle une réponse directe, Étienne, mais en fait, ce que vous dites résonne beaucoup avec notre travail à Faite et Racines. Pour ceux qui ne connaissent pas, nous sommes une association qui existe depuis 5 ans. Nous nous sommes organisés autour de l’idée d’acheter des parcelles pour les préserver d’une gestion industrielle.
Marion : Ce que dit Étienne me semble très juste. À Faite et Racines, nous avons rapidement compris qu’on ne pouvait pas être efficaces sans proposer des solutions aux propriétaires forestiers. C’est pourquoi nous avons mis en place un système de scierie mobile pour valoriser les bois directement sur place. Cela évite de passer par la filière industrielle et permet aux propriétaires de tirer un meilleur revenu de leur forêt.
Par ce positionnement, nous nous sommes naturellement impliqués dans la lutte contre l’industrialisation de la forêt. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui avec Élodie et Marion, pour échanger avec vous.
Intervention de Guillaume, agriculteur dans les Monédières
Guillaume : Je suis Guillaume, agriculteur dans les Monédières. Je voulais réagir à ce qu’a dit Étienne. Il parlait d’un choix technique avec l’utilisation de machines scandinaves pour exploiter les forêts. Là-bas, ces machines sont adaptées aux forêts denses, mais ici, ça fait des dégâts.
Je profite d’avoir le micro pour dire aussi que ce qui m’a frappé dans le premier film, Bois Noirs, c’est qu’on s’est habitué à ces coupes, à ces machines, à ces camions. Mais en réalité, ces pratiques fragmentent les paysages et l’écosystème. Cela me rappelle ce qui s’est passé en agriculture avec la transition vers l’agriculture biologique. On pourrait imaginer une transition similaire pour la forêt.
Intervention du public (réflexion sur les petits propriétaires forestiers)
Public : Moi, j’ai une question sur les petits propriétaires forestiers. Je connais un peu la forêt limousine grâce à Pierre et Élodie, et il est souvent question de se réapproprier la gestion forestière. Mais quels sont les freins pour sensibiliser davantage les petits propriétaires ? Quels sont les obstacles ?
Marion (Association Faite et Racines) : C’est une très bonne question. Ici, en Corrèze, il y a beaucoup de petites propriétés forestières, souvent héritées. Beaucoup de propriétaires ne vivent plus sur place, donc leurs parcelles sont souvent abandonnées ou ignorées. En fait, il y a très peu de propriétaires qui passent du temps dans leurs forêts, même si on a l’impression du contraire en fréquentant ceux qui s’impliquent.
Le manque de moyens financiers est aussi un frein important. Travailler sa forêt nécessite un certain capital de départ, et la Corrèze n’est pas un département particulièrement riche.
Nous avons donc essayé de mettre en place des solutions pour aider les propriétaires. Par exemple, nous organisons des journées de formation pour apprendre à marquer les arbres, comprendre ce qu’on peut couper ou non, et même utiliser les outils forestiers.
Intervention d’une autre personne de Faite et Racines
Je voulais réagir à ce qu’a dit Marion. J’ai l’impression qu’on voit émerger une forêt à deux vitesses : d’un côté, les petits propriétaires qui sont loin du foncier et de la filière bois, souvent avec des parcelles laissées en friche, et de l’autre côté, des forêts gérées de manière industrielle, souvent concentrées entre les mains de grands groupes financiers. Ces deux systèmes cohabitent, mais ils ont des objectifs et des méthodes très différentes.
Ce qui nous fait réagir, c’est quand des politiques publiques cherchent à faire basculer des forêts feuillues, souvent abandonnées, vers des forêts calibrées pour l’industrie, sans que les petits propriétaires aient les informations ou les moyens d’agir différemment. Cela mène souvent à des choix mal informés et à la perte de biodiversité.
Intervention d’un autre participant (sur les pratiques industrielles)
Je ne suis pas très connecté au monde de la forêt, mais j’ai participé à une marche pour la forêt à Perlevade, en Corrèze. Là-bas, on m’a présenté une application qui permet de signaler les coupes rases. Il y a donc des moyens pour contribuer, même à petite échelle, à une gestion plus responsable des forêts.
Ce que je trouve intéressant dans le film Bois Noirs, c’est qu’il y a un dialogue entre des personnes avec des points de vue différents. Par exemple, j’ai discuté avec un cadre de l’industrie du bois qui disait que les industriels ne font pas systématiquement n’importe quoi et qu’il faut arrêter de les diaboliser. C’est important de maintenir ce dialogue pour faire évoluer les choses.
Intervention d’un autre participant (réflexion sur le capitalisme et la forêt)
Je trouve que ce type de développement industriel, tel que montré dans le film, relève de ce que Naomi Klein appelle le capitalisme du désastre. Ce modèle de gestion forestière cause plus de dégâts à l’environnement qu’il n’apporte de bénéfices. Les engins utilisés pour les coupes rases détruisent tout sur leur passage, et ce n’est possible que grâce à de grandes entreprises comme John Deere, qui développent ces machines coûteuses.
Je suis un peu sceptique sur l’idée que les pouvoirs publics aient réellement changé de discours. Je pense que cela tient davantage à l’engagement citoyen et à la prise de conscience que nous sommes face à une catastrophe écologique.
Intervention d’un autre participant (sur l’agriculture biologique)
Je crois qu’on peut faire un parallèle avec l’agriculture biologique. Cela fait 50 ans qu’on sait que la bio est meilleure pour la santé et pour les sols. Mais voyez-vous 100 % des agriculteurs en bio aujourd’hui ? Non. Les gouvernements successifs n’ont pas vraiment favorisé cette transition. Ils incitent vaguement, mais quand il s’agit de distribuer des subventions, c’est toujours aux gros industriels qu’ils vont.
Je crois que c’est pareil pour la forêt. Tant qu’on nous dit que l’arbre est mûr à 50 ans et qu’il faut le couper pour que ce soit rentable, rien ne changera. Il faut un vrai bilan des politiques forestières sur les 20 dernières années.
Intervention de l’animateur
Je crois que vous soulevez là un point important. En fait, on est face à deux visions du monde : d’un côté, ceux qui pensent que le capitalisme peut être réformé pour devenir plus vertueux, et de l’autre, ceux qui pensent que la société industrielle, en elle-même, est responsable de la catastrophe écologique.
Intervention d’un autre participant (sur l’accès à la propriété forestière)
Je voulais revenir sur un autre sujet. Avec ma compagne, on essaye d’acheter une parcelle de forêt pour agir à notre échelle, mais c’est presque impossible. On apprend qu’un bois est en vente trop tard, et quand on s’informe, tout est déjà vendu. Comment faites-vous, au sein de l’association, pour acheter des parcelles ?
Marion (Association Faite et Racines) : C’est une vraie difficulté. Acheter les premières forêts pour Faite et Racines a été très compliqué. Nous avons eu la chance de travailler avec une notaire à Argentat qui nous a soutenus, mais il a même fallu acheter certaines forêts “à visage couvert” pour ne pas effrayer les vendeurs.
Nous avons également mis en place un système de bail emphytéotique : certains adhérents achètent des parcelles et nous les confient sur un bail à très long terme, ce qui nous permet de gérer ces forêts. Mais c’est un processus long et complexe.
Intervention d’Étienne Roger (sur le plan France Relance)
Pour répondre à la question du Plan France Relance, qui s’appelle maintenant Plan France 2030, il faut savoir que les budgets consacrés à la forêt ont été divisés par deux dans le nouveau projet de budget gouvernemental. Et la moitié de ce budget va être allouée à la ligne Plan France 2030, donc vous voyez bien la tendance.
Mardi prochain, je serai à l’Assemblée nationale pour une conférence de presse organisée par l’association Canopée. Nous allons proposer une alternative : à budget constant, il serait possible de réorienter les financements vers le développement de la gestion continue et l’enrichissement des forêts existantes, plutôt que de tout raser. Cela permettrait de traiter plus de surfaces et d’avoir un impact positif plus large.
Participant 1 : Oui, ben, euh, moi ce que je trouve, c’est que ces projections-débats sont très riches et nécessaires. Il y avait quelque chose qui m’avait frappé dans le film Le Temps des Forêts, c’était que, nous, ici en Corrèze, on a des forêts qui sont jeunes, elles ont peut-être 120 ans. On n’a pas d’arbres qui ont des centaines et des centaines d’années, et on n’a pas encore une culture mature. En fait, c’est comme si on se comportait comme des ados face à la nature, et du coup, on ne sait pas comment faire. Il y a des voyous qui font n’importe quoi, il y a des gens pleins de bonne volonté qui font du mieux qu’ils peuvent, mais il n’y a pas suffisamment de gens et d’organisation sociale pour avoir le bon sens de ce qu’il faut faire ou ne pas faire, et pour avoir une stratégie à long terme. Ou en tout cas, il manque une culture qui dirait : “C’est comme ça qu’il faut faire, parce que c’est comme ça que ça marche bien depuis des centaines d’années.”
Et là, on est confrontés à la montée du capitalisme, qui nous prend de court sur la maturation à long terme, sur comment s’organiser pour gérer une forêt sur un territoire. Mais je trouve qu’en même temps, ces projections-débats sont riches, parce qu’à chaque fois, les discussions sont de plus en plus mûres. Il y a de plus en plus de gens qui sont organisés pour aller dans le bon sens, et c’est réjouissant de voir cela. À chaque projection-débat sur la gestion de la forêt, à travers les différents films, on voit des Corréziens intervenir, et ça donne de l’espoir, parce que plus il y a de gens impliqués, plus il y a de solutions, et plus il y a de chances de s’en sortir par le haut.
Voilà ce que j’aurais envie de dire.
Participant 2 : Oui, excellent, excellent, excellent. C’est ce que dit effectivement l’Allemand dans le film. En fait, il faudrait se poser la question : comment cela se fait-il que nous ayons autant de forêt que l’Allemagne ? Politiquement et historiquement, quelles décisions ont été prises en Allemagne pour conserver ce savoir-faire, et qu’est-ce qui s’est passé en France pour que le savoir-faire et la gestion de la forêt disparaissent ?
Sur le plateau Limousin, il n’y avait pas de forêt, il y a 120 ans il n’y avait que 3 % de forêt, il y avait principalement des brebis. Puis, quelqu’un a décidé d’importer des Douglas des États-Unis parce que c’était compatible avec le sol. On est resté sur cette logique-là. Une fois que les Douglas sont devenus adolescents, vers 60 ans, on a commencé à les couper. Mais au Canada, les Douglas vivent jusqu’à 400 ans. Quand ils atteignent cet âge-là, ils meurent, et des insectes se développent dans les bois pourris, protégeant ainsi les jeunes arbres. Ici, nous n’avons pas cette durée longue pour permettre à la forêt de s’autoréguler.
Du coup, il y a des maladies qui apparaissent, et la solution, comme on le voit dans le film, est la coupe rase, mais cela doit être une exception, une solution temporaire pour soigner quelque chose.
Participant 3 : Exactement, il faut préserver les forêts, car elles sont des corps vivants. En fait, on ne coupe que lorsqu’il n’y a pas d’autre choix. Le reste du temps, il faut en prendre soin, comme on prendrait soin de son corps. Prendre soin d’une forêt, c’est en avoir une vision à long terme, une forêt diversifiée, structurée, où l’on imagine le futur sur plusieurs siècles, et non pas en cherchant un remède rapide pour aujourd’hui.
Je pense qu’il est important de faire le lien entre les humains, la forêt, la biodiversité. Cela nous permet d’avoir une vision plus élargie et plus holistique. C’est une solution pour s’opposer aux effets destructeurs du capitalisme. Par exemple, il faut soutenir les petites scieries et créer des outils qui permettent de valoriser même les gros bois, ceux de plus d’un mètre de diamètre. Cela permettrait de laisser les forêts vieillir et de gérer les forêts de manière plus diversifiée.
Que les nouveaux propriétaires ou ceux qui ne connaissent pas bien la gestion forestière puissent céder la gestion à ceux qui savent faire, de manière durable. La forêt est une école de la vie, un miroir de la société. Cela nous montre comment gérer notre société de façon plus durable. C’est un point de départ éducatif qui nous réapprend à vivre en harmonie avec la nature.
Participant 4 : Oui, je pense que la forêt parle à tout le monde. Il suffit de se promener 5 minutes dans une forêt pour que cela parle à chacun. Certains voient l’arbre qui servira à faire un meuble, d’autres voient l’arbre qui rapporte de l’argent, d’autres encore voient l’arbre qui abrite les animaux. On peut aussi admirer sa beauté ou se concentrer sur son rôle dans le cycle de l’eau. Mais quoi qu’il en soit, chacun établit une relation sensible à la forêt.
C’est vraiment un miroir de notre société. Cela permet de recentrer, de recadrer, et de se réancrer dans les problématiques essentielles. Quand on commence à agir pour la forêt, peu importe l’échelle, on retrouve une capacité d’agir sur notre société. On comprend mieux les enjeux, on devient force de proposition, on rencontre des gens, on fait ensemble, on s’enrichit des points de vue différents et on crée quelque chose de plus intéressant et durable.
Participant 5 : Oui, je suis d’accord. Par exemple, à Brive, un maire avait replanté une forêt dans un parc public, mais son successeur l’a rasée par la suite. C’est dommage.
Participant 6 : En fait, ce qui manque, c’est un modèle humain dans notre société. Nous ne sommes plus une société paysanne, mais une société industrielle. La production et la consommation sont délocalisées, tout comme la gestion des déchets. Les gens ne sont plus connectés à leur environnement. Les métiers que nous proposons à la jeunesse sont ceux qui gèrent la mondialisation par des algorithmes, des outils numériques. Personne ne veut plus s’occuper du secteur primaire, de la production liée à l’énergie solaire.
C’est pour cela qu’il est difficile de convaincre quelqu’un de s’installer en artisanat ou en agriculture. Ces métiers sont perçus comme durs, salissants, et peu valorisés. C’est un blocage culturel, mais cela fait aussi écho à l’industrialisation de la forêt, qui ne vise qu’à produire des palettes.
Participant 7 : Oui, je pense que la Corrèze a besoin d’une culture de la forêt plus largement partagée, où chacun crée des outils pour cela. Nous n’avons pas l’expérience des Allemands, qui gèrent leurs forêts depuis 500 ans au même endroit. Il faut créer cela, et cela commence à se faire ici, petit à petit. Il faut combattre les voyous qui exploitent les forêts de manière destructrice.
Quand quelqu’un abat un bois parce qu’il avait 2 heures à tuer avant de rentrer chez lui, c’est un problème. Il faut que tout le monde puisse identifier ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Cela passe par l’éducation et la diffusion des connaissances. Cela doit être accessible à tous, et ce n’est pas réservé à une élite.
Participant 8 : Oui, tu parles de rêve. Vous travaillez sur cela, avec des expositions, des livres. Mais il manque peut-être des cinéastes qui vous suivent vraiment, pour multiplier ces initiatives.
Participant 9 : Oui, il faut montrer ce qui est souhaitable et rendre cela accessible. Il faut former les gens, leur donner les outils pour se former eux-mêmes. Il faut aussi surmonter les obstacles réels, comme les difficultés d’investissement, mutualiser le matériel et chercher des complémentarités. On ne peut pas être une filière à soi tout seul.
Les gains de productivité de l’industrie sont énormes, mais les métiers y ont perdu leur sens. Il est donc nécessaire de réinventer un modèle économique qui soit viable pour les petits acteurs.
Participant 10 : Oui, je pense aussi qu’il y a des blocages psychologiques. On imagine que certaines choses sont impossibles, alors on n’essaie même plus.
Participant 11 : C’est vrai. On est dans une société de contrôle. On nous demande de nous comporter comme si nous croyions à certaines choses, même si nous n’y croyons pas réellement. C’est ce qu’on voit dans les prisons, les écoles, les hôpitaux. Ces lieux sont en pleine transformation. On se pose des questions : est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux soigner à domicile, externaliser certaines choses ? Mais cela ne résout pas le problème à long terme.
Mardi 15 octobre à 19h à Tulle (salle Latreille), les associations Peuple et Culture et Terre de Liens Limousin vous invitent à une soirée rencontre autour du livre “Plutôt nourrir”, en présence du co-auteur Clément Osé. Un livre qui parle de la complexité des pratiques paysannes, de la cohérence des choix des éleveur·euses, qui ne se réduit pas seulement à un bilan comptable ou à une empreinte carbone. Où placer son combat de consomm’acteur·ice ? Venez en discuter avec le co-auteur de ce livre éloquent, car l’élevage paysan a tout lieu de penser qu’il est en voie de disparition. Les échanges pourront se poursuivre autour d’un pot de l’amitié puis d’un repas partagé (apporter plat ou dessert à partager). N’hésitez pas à partager l’affiche et à passer le mot !
À l’appel de plusieurs collectifs locaux (Méga Scierie Non Merci, Forêt Debout 23, Confédération paysanne (23), CGT Aubusson), une grande manifestation pour des forêts vivantes et contre le projet d’usine à granulés est organisée le samedi 4 octobre à Guéret. Plus de 1500 personnes de la France entière sont attendues.
Communiqué de l’organisateur de cette journée
Le massif forestier limousin est assailli de toutes parts. Depuis plusieurs années, les coupes rases et les plantations en monocultures se multiplient. Malgré une exploitation déjà intensive de nos forêts, de nouveaux méga-projets voient le jour. FargesBois à Egletons et Biosyl à Guéret entendent s’accaparer une ressource déjà fragile. Dans leur logique industrielle, le bois n’est pas pour nous, la forêt non plus. BioSyl veut installer une de ses usines à Guéret pour produire 85 000 tonnes de pellets par an, issus à 80 % de forêts de feuillus, et une enquête menée par Canopée dévoile qu’ils abattent des chênes centenaires pour les réduire en pellets. A Guéret, l’heure est au passage en force. La préfecture de Creuse et M. Antoine de Cockborne (patron de l’entreprise BioSyl) s’entêtent. Le samedi 5 octobre 2024, de nombreux collectifs locaux appellent à un grand rassemblement à Guéret, pour empêcher l’installation de BioSyl, enterrer l’extension de Farges et pour laisser la place aux petites unités existantes ou à venir.
Programme de la journée nationale de mobilisation à Guéret
(voir l’image ci-dessous)
Les collectifs locaux contre les méga-usines à bois vous annoncent un camp Anti-Biosyl à Guéret tout le weekend, avec de grands espaces pour planter sa tente, garer son véhicule, participer à des discussions et découvrir les luttes autour de la filière bois de tout le pays ! Des cantines, food-trucks et une buvette seront sur place. Néanmoins, prévoyez de quoi être autonome tout au long du weekend. Retrouver: – Le village associatif autour de la forêt – L’espace soin – L’espace chill – L’espace repas – L’espace concerts – L’espace discussion – Le camping MINT
4 octobre Accueil sur le camp anti biosyl Soirée Discussions 5 octobre 10h00 : Rassemblement devant le site de Biosyl 12h00 : Pique – nique festif et conférence de presse au campement anti-biosyl 14h: Départ de manifestation vers le centre de Guéret 19h : Concerts, animation et DJ set au camp anti-biosyl
Voir aussi : Le lobby de la filière bois attaque l’agrément de Canopée
Communiqué de presse publié le 10 septembre 2024, suite à l’attaque de l’agrément « protection de l’environnement » de Canopée par 13 lobbies et organisations de la filière forêt-bois.
L’agrément environnemental obtenu en décembre 2023 par l’association écologique “Canopée Forêts Vivantes” a provoqué une réaction inédite : 13 organisations de la filière bois ont déposé une plainte pour contester cet agrément. Cet agrément permet à l’association d’accéder à des instances consultatives où elle peut défendre la protection des forêts et agir en justice contre les pratiques destructrices de la filière bois. Ce contre-pouvoir dérange les industriels du secteur, qui cherchent à discréditer et isoler l’association.
L’attaque de la filière n’est pas surprenante, car l’association a déjà remporté des victoires importantes, comme dans le dossier du Bois du Chat (voir nos publications), où un projet de coupe rase a été bloqué grâce à une mobilisation citoyenne. Les procès successifs intentés par la filière n’ont fait que renforcer l’engagement de l’association, qui a non seulement gagné mais a aussi obtenu la condamnation des responsables.
Face à cette offensive, l’association riposte en renforçant son équipe juridique et en menant des actions plus offensives contre des projets écologiquement destructeurs. Par exemple, elle s’oppose à l’ouverture d’une nouvelle usine à granulés de bois en Creuse sans étude d’impact environnemental, et elle attaque les schémas régionaux de gestion sylvicole au Conseil d’État, accusant la filière de ne pas respecter ses engagements de préservation de la biodiversité.
L’association dénonce également la pression exercée par la filière pour l’exclure des réunions du Conseil supérieur de la forêt et du bois, où se prennent des décisions majeures concernant les forêts françaises. Malgré la reconnaissance officielle et les milliers de soutiens qu’elle a reçus, la filière tente de faire passer l’association pour une entité non représentative.
Appel à adhésions solidaires à l’association Canopée
Face à cette tentative d’intimidation, l’association appelle à une mobilisation massive pour ne pas laisser la filière bois imposer ses intérêts sans contre-pouvoir. Elle invite les citoyens à adhérer, avec un objectif de 10 000 membres, pour renforcer sa représentativité et ses moyens d’action, tout en brisant l’omerta qui entoure les pratiques destructrices de la filière bois.
Vendredi 20 septembre à 17h : Apéro Zéro Déchet, à l’initiative de l’association Brive Zéro Déchet au square Auboiroux en partenariat avec les commerçants de la Halle Gaillarde. Chaque personne apporte ce qu’elle souhaite mais à la fin aucun déchet ne doit rester. La ville de Brive/OME offrira un pot à l’occasion de cette manifestation afin de marquer le début des 3 semaines de programme
Animation d’un Bar à Eaux de Suez pour promouvoir l’eau du robinet
Valorisation du partenariat Brive Ville Amie des Enfants et lien avec les actions de l’UNICEF
La ressourcerie Gaillarde : atelier de réparation de vélos avec accompagnement pédagogique de la part d’Atout Vélo et atelier vélo-école avec cours théorique et pratique de la part de ADER mobilité
Brive Ville Cyclable : action de sensibilisation aux règles de circulation en milieu urbain et cyclotour ✓ L’association Athéna Studio : atelier de fabrication de synthétiseurs avec de vieux jouets
Le samedi 21 septembre 2024
✓ L’association Zéro déchet Brive : Le matin : atelier et stand de sensibilisation durant la vente au sein de la boutique Emmaüs de Brive ✓ L’association Zéro déchet Brive : L’après-midi : de 14h à 17h atelier zéro déchet Fresque du Climat au centre culturel de Brive en partenariat avec la MAIF – GRATUIT // Sur Inscription au 05 55 74 20 51
Les samedi 21 et dimanche 22 septembre 2024 Clean Up Day :
Les quartiers de la ville de Brive se mobilisent à cette occasion. Action citoyenne de nettoyage avec ramassage des déchets abandonnés polluant l’environnement. Participations des quartiers 2, 5, 7, 9, 12 et 17 de la Ville de Brive. https://www.worldcleanupday.fr/ Inscription auprès du quartier participant ou via le service de la Vie des Quartiers 0 801 800 900
Mercredi 25 septembre Visite de l’Ecopole de la Perbousie
(route de Lissac – Brive) – site de Paprec : rendez-vous sur place à 14h – visite d’au moins deux heures – gilet jaune et chaussures fermées obligatoires – 25 personnes maximum – Inscription obligatoire au 05.55.74.99.23. ou par mail pascale.meissonnier@agglodebrive.fr
Le vendredi 27 septembre 2024 :Café débat à Ayen : la faune de la Corrèze
avec Pascal Aymard photographe animalier – 19h30 au pavillon de l’Arboretum de la Tuillière au Soulet d’Ayen
Le mardi 1er octobre 2024 – atelier espaces verts
✓ La régie des espaces verts de la ville de Brive vous propose à partir de 14h un atelier pratique au sein des serres municipales de Brive (chemin des Baysses – St Pantaléon de Larche) – Venez les mains nues ou avec votre plante verte et son contenant et découvrez comment bien les entretenir – Inscription obligatoire au 05.55.74.99.23 ou par mail pascale.meissonnier@agglodebrive.fr
Mercredi 2 octobre – chantier participatif “MARES”
Conservatoire des Espaces Naturels Nouvelle-Aquitaine propose un chantier participatif : « De la vallée humide aux coteaux secs » à partir de 9h30 : la matinée sera dédiée à la clôture de plusieurs mares afin de préserver leurs abords du piétinement bovins. L’après-midi sera dédiée à contrecarrer la dynamique d’embroussaillement sur une pelouse marnicole. Selon les températures de la journée, ces deux chantiers pourront être intervertis – Prévois vêtements adaptés et pique-nique. Inscription obligatoire auprès de M. Bruno Labrousse au 06.95.67.37.46 ou par mail à b.labrousse@cen-na.org
Du vendredi 4 octobre au samedi 12 octobre 2024 “la nature sauvage comestible”
✓ Hall de la médiathèque de Brive : exposition de photo amateur du concours photo 2024 organisé par l’Agglo de Brive sur le thème « la nature sauvage comestible » – http://www.agglodebrive.fr/concoursphoto-2024/
L’École des Renardes : Un projet féministe et collectif en charpente traditionnelle
L’École des Renardes est un groupe d’autoformation itinérante et féministe fondé en 2017, dédié à la charpente traditionnelle. Ce projet est porté par Fanny, charpentière et instigatrice de l’école, et Luce, formée en 2019 et devenue professeure à son tour. L’école promeut un apprentissage de la charpente par et pour les femmes, dans un cadre collectif et solidaire, dans différents chantiers solidaires en France.
Ce qui rend l’École des Renardes unique, c’est son engagement à la fois féministe et communautaire. Elle propose aux femmes de s’initier à la charpente, un domaine historiquement dominé par les hommes, tout en mettant en avant la solidarité et l’autoformation. Le projet ne se limite pas à un seul lieu : il est itinérant et s’adapte aux différents contextes dans lesquels il évolue.
Les besoins financiers de l’école
L’école souhaite aujourd’hui établir sa première Maison-Mère, un lieu fixe pour accueillir les formations, stocker les archives et les ressources pédagogiques, et offrir un espace de travail collectif pour ses membres. Ce lieu serait un point de rencontre pour renforcer le projet, tout en maintenant son caractère itinérant.
Les besoins principaux sont :
Des infrastructures : La transformation d’une ancienne ferme en un espace d’accueil comprenant des dortoirs, une bibliothèque, des espaces communs et des ateliers de formation.
Soutien financier et matériel : Pour mener à bien les chantiers en cours, comme la construction des nouveaux espaces, en utilisant des matériaux locaux et écologiques (panneaux de paille, ardoises, etc.).
L’organisation d’une fête de soutien est essentielle pour mobiliser des fonds et rassembler la communauté autour de ce projet pionnier en charpente et en éducation féministe.
2 articles pour comprendre ce qu’est l’école des renardes :
“à l’école des renardes, là il y a six femmes pour deux hommes – il y a peu d’endroits où il y a une majorité de femmes dans le bâtiment – c’est important de créer cette opportunité-là. Et je trouve aussi très important que ça ne soit pas formulé comme tel, que ça existe de fait (…)”
https://www.alternativesforestieres.org/-Ecole-des-Renardes “On se déplace pour chaque session de formation, ce qui permet de voir des charpentes différentes. On fait au moins une à deux visites de chantier à chaque fois, soit d’une charpente historique, soit d’une charpente plus moderne mais réalisée par des personnes qui se posent la question de l’approvisionnement local en bois. L’école permet surtout de donner des clés en montrant que différentes approches de construction et d’approvisionnement existent.” Fanny Colin, charpentière, Ecole des Renardes
Programme du Festival de soutien à l’école des Renards
Lieu : Ateliers du Soustre, 19120 Chenailler-Mascheix
Vendredi 13 septembre
17h00 :
Lovni PortHole : Conte électronique documentaire
DJ Ultra Parallèle : Boom épicée
Samedi 14 septembre
Dès 10h00 :
Projection et discussion autour de la charpente
Près du sable : Sieste musicale
À partir de 17h00 :
Maud : Voix et violon
Boum ! : Expérience de danse “Me prends-tu ?”, libre et collective, par UC inné
Incessamment sous peu : Ensemble polyrockmique à câbles
Mc Ker-6 : Balles blédard du Quercy
Backroom cérémonie : Électro-pop exalté
Trase : DJ Selecta mettant à l’honneur les personnes excisées, les femmes et la communauté cuir
DJ Gaboche : Acide techno et autres bêtises
Dimanche 15 septembre
Dès 10h00 :
Boum ! : Expérience de danse impromptue, libre et collective
Saccade : Trio post-trad néogothique alternatif
Malval : Orchestre tout terrain du Limousin
Allumette : Concert-spectacle sur “La Figure de l’Allumeuse”
L’association Faîte et Racines vous convie à la Fête du Bois, qui aura lieu :
samedi 14 septembre 2024 à Saint Martin la Méanne, au Camp de la Lune.
Parmi les temps forts de cette rencontre annuelle, nous proposons :
Matin 9h30 : Une visite d’un chantier forestier géré par l’ONF sur une parcelle appartenant à la commune de Saint Martin la Méanne. Ce chantier permet d’évoquer certains enjeux et acteurs de la gestion forestière. Le déperissement de quelques arbres a poussé la commune à faire réaliser une éclaircie. Un agent de l’ONF accompagnera la visite de ses explications. 11h30 : démonstration de sciage mobile avec la scierie de l’association.
Midi Une petite restauration et de la boisson seront proposées par les membres de l’association Faîte et Racines (prix libre) et par le collectif bière – patate.
Après Midi 14h : Les membres adhérents de l’association sont invités à participer à l’assemblée générale, qui présentera les activités de l’année 2023 et évoquera les perspectives pour les mois à venir
Toute la journée Des démonstrations et initiations autour du travail du bois se tiendront toute la journée : vannerie, affûtage d’outils à bois et tronçonneuses, confection de manches d’outils, tour à bois, sculpture, etc. Venez avec vos outils et morceaux de bois ! Un coin librairie, des jeux en bois, une exposition d’art, etc. Une table d’information sur les luttes forestières et les actualités de l’association.
Vous retrouverez plus d’information directement sur notre site Internet : https://www.faite-et-racines.org/
Peuimportentlesjeux,lesactivitésemployées,ilyenadescentaines,et des variantes…l’important étant de ressentir,avecson corpsattentif,lesliensquenousentretenonsaveclevivant(inclusl’air,l’eau,lalumière…).
Et c’est en forêt, que le vivant est le plus vaste, riche, multiformes, épais, foisonnant, assourdissant, coloré, inquiétant, moite, remuant, criard, exubérant, magnifique, cruel, dangereux, impudique, accueillant, insolite, mourant, sale, beau, exubérant, moche, écœurant, explosif, puant, design, étrange et étranger pour celui ou celle qui veut bien s’en rendre compte.
Le promeneur, la cueilleuse de champignons, le chasseur, la ramasseuse de bois mort, le randonneur, la naturaliste, le VTTiste, la bûcheronne : tous ceux et celles qui traversent la forêt savent qu’à un certain moment, « des choses » les traversent en retour. Les touchent. Les dérangent et les freinent dans leur activité.
À un moment donné, y’a un truc qui. Semble les inviter à… Mais à quoi, en fait ?
Et bien, je vais l’expliquer à ma manière, en fait, ça remonte à quelques millions d’années. C’est dans nos cellules, c’est planqué dans nos gènes et transmis de génération en génération. On va résumer le message transmis par la forêt ainsi :
[voie forte criarde style enfant de cinq ans insupportable qui agite les bras et saute sur place] « Coucou bienvenue, nous on est là !!! Et toi, qui es-tu ? »
Et cela provient de milliards d’êtres, là, autour, à 10 mètres à 50 m à la ronde, des millions de bactéries et de bestioles invisibles qui sont partout, des arbres centenaires jusqu’aux moindres brindilles, de sur et sous les feuilles et par terre et dans le sol, à 5 cm à 15 cm à 1 m dans la terre, des lichens et des mousses, de sous les écorces, des champignons et des milliers d’insectes bruyants et des oiseaux des reptiles des mollusques des batraciens des petits et gros mammifères qui se cachent, et le message est diffusé par tout ce qui grouille, mange, broute et se fait manger avant d’avoir fini la phrase de bienvenue.
Et c’est notre corps, notre peau, et nos sens qui hurlent en chœur, jusqu’au plus profond de notre cœur : « On est là, nous aussi ».
Chacun chacune le conscientise ou non, à des degrés variés.
Ps
Le message, de part et d’autre, peut être précisé.
La forêt et ses habitants : « Vous revenez quand vous voulez, éventuellement on vous accueille sans panier, sans arme, sans vélo, sans appareil photo, sans tronçonneuse, vous pouvez même mourir ici, on s’occupera bien de vous, vous verrez sur la mousse, vous serez aux petits oignons. »
Les millions de cellules du promeneur (entre nous soit dit, des cousines éloignées de celles des arbres – quelques millions de générations) : «Nous on voudrait bien faire une halte mais l’autre cerveau, là-haut, le couillon, y veut pas freiner ! »
Un projet de centrale agrivoltaïque est en phase d’étude de faisabilité dans la commune d’Alleyrat (Corrèze). Ce projet couvrirait :
70 hectares de terres agricoles actuellement cultivées, ce qui équivaudrait à l’installation de 42 000 panneaux solaires.
Face à la disparition continue des terres agricoles, nous réaffirmons l’importance de prioriser l’installation de panneaux photovoltaïques sur des toitures (habitations, entreprises, commerces, parkings, etc.) ainsi que sur des friches, des terrains abandonnés ou des espaces non adaptés à l’agriculture, à l’élevage ou à la sylviculture. Les terres agricoles doivent rester dédiées à une agriculture durable et respectueuse de la biodiversité !
Le festival Forêt Follies est un évènement nature qui se déroule en plein cœur d’une forêt (Chabrières) de 2000 hectares depuis 2008 sur les hauteurs de la ville de Guéret en Creuse, région Nouvelle-Aquitaine.
Cet événement produit et créé par Creuse Oxygène, l’environnement, la forêt, la nature sont mis en valeur au profit de 8 thèmes et mis en scène dans un village éphémère imaginé pour l’occasion.
Les thèmes du festival 2024
Plateforme découverte : Avec la découverte de la nature, ce thème vise à (re)prendre conscience de la Nature au travers de la forêt et du bois, ainsi que des autres éléments naturels que sont faune, flore, eau et pierre. C’est aussi la recherche de l’authentique et du goût du paysage.
Forêt follis Land Art et Art : Un grand espace consacré au land art (allée pierre la Grosle).
Forêt, détente et sports, animations diverses : La forêt est source de détente par la promenade ou le sport et c’est un lieu qu’on affectionne pour les activités de loisir. Le jogging, la marche à pied, le VTT, sont autant de sports que l’on pratique de préférence en forêt. L’effet de filtre des feuilles et des aiguilles fait que l’air qu’on respire est plus pur sous le couvert végétal. La forêt atténue aussi les variations de température. Elle offre au visiteur un contact enrichissant avec la nature.
Forêt, entreprises et architecture : A la découverte de la filière ” forêt-bois ” et de ses métiers, ce matériau présente ses potentiels architecturaux, le savoir-faire des artisans et des entreprises, les nouvelles ” niches ” économiques. Le bois dans la construction, son usage dans l’architecture creusoise, le design du bois, l’importance et l’enjeu de la production forestière, les métiers et les formations, les règles et les normes environnementales (production, consommation, construction…) en faveur du développement durable.
Gueret en feu : (spectacles gratuits). De 20h30 à 23h30 4 troupes animeront le Centre ville de Guéret; la place Bonnyaud sera le lieu de rassemblement et de rendez-vous pour le public. Le centre ville sera au couleur de Guéret en feu.
Sensibilation : L’environnement est défini comme étant le milieu naturel qui nous entoure et l’ensemble des composantes naturelles comme l’air, l’eau, l’atmosphère, les roches, les végétaux, les animaux, et l’ensemble des phénomènes et interactions s’y déroulant, a pris de plus en plus de l’importance dans la protection des paysages naturels dans beaucoup de pays occidentaux (dont la France…).
Village Forêt : En 2024, en collaboration avec Fibois Nouvelle-Aquitaine, Forêt Follies disposera d’un village forestier fort d’une quinzaine d’exposants. Ludique, éducatif, le grand public disposera à chaque stand, d’informations sur le thème de la forêt et de ses dérivés.
Les animations de l’édition 2024
Village forêt
Spectacles de rapaces
Charron
Démo Jadis
Teinture de laine en direct
Crobamaton
Atelier de vannerie sauvage
Forge médiévale
Stands ateliers divers
Grimper dans les arbres, tyrolienne, pont de singe, pôle détente
Poneys club
Tir à l’arc
Baseball
Husk’in Creuse
Débardage bois avec boeuf
Stand sécurité
Animation pratique sécurité
Sculpteur à la tronçonneuse
Espace jeux
Espace activités sportives
Stands découvertes
Chasse aux trésors
Maquillage
Etc.
Les actualités de l’édition 2024
Rendez-vous les 7 et 8 septembre 2024 pour Forêt Follies avec les troupes
Zoolians
Les Monts Rieurs
TurbaMusica
Manda Lights
Et le vendredi 6 septembre Place Bonnyaud pour Guéret en feu dès 20h30, 3h de spectacle de feu avec les compagnies