Catégorie d’articles / infos liées aux circuits courts en Sud-Corrèze et alentours (paniers paysans, vente à la ferme, production alimentaire et non alimentaire).
Cette rubrique est ouverte et évolutive. En nous informant d’ajouts et de corrections à faire, vous rendez-service à la fois aux producteurs et aux visiteurs qui peuvent trouver des coordonnées à travers cette démarche participative.
La Pépinière est un outil d’aide à la planification des cultures maraîchères à partir de ses débouchés commerciaux. Il s’adresse aux porteurs de projet ou maraîchers qui veulent (re)concevoir leur plan de cultures et aux personnes qui les accompagnent (formateurs, conseillers).
Des modules complémentaires permettent également d’évaluer la durabilité de son plan de culture (travail, économie, fertilité, environnement etc.). La Pépinière a été développée par le collectif Mesclun regroupant des acteurs de la recherche, de l’enseignement et de l’accompagnement agricole, du design et de l’informatique.
L’outil (premier prototype qui sera amené à évoluer) est gratuit et accessible en ligne à ce lien : https://outils-mesclun.fr/
La Confédération Paysanne de Corrèze proposait d’échanger à l’occasion d’une table ronde sur la Souveraineté Alimentaire le dimanche 25 février de 14h à 17h à la Ferme de Louisotte Coujac à Bétaille.
Comment peser aujourd’hui dans le débat national pour défendre l’agriculture paysanne, locale de qualité ?
4 intervenants ont animé l’après midi. Retrouvons-les via vidéo ci-dessous :
1/4 Diagnostic général par la Conf 19
Voici la conférence donnée par Nacer Benfriha en début d’après midi.
Dans sa conférence, Nacer Benfriha, membre de la Confédération Paysanne aborde la complexité de la souveraineté alimentaire, soulignant les différentes perceptions selon les acteurs concernés tels que le ministère de l’Agriculture, la Confédération paysanne, les médias mainstream, et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il retrace l’évolution de l’agriculture française depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, marquée par une industrialisation accélérée due à la guerre froide, les innovations technologiques, et la politique agricole commune (PAC) visant l’autosuffisance alimentaire.
Nacer Benfriha critique le mouvement de financiarisation et de dérégulation des marchés qui a suivi, mettant en avant les effets néfastes de ces politiques sur les agriculteurs et la production alimentaire. Il insiste sur l’importance de repolitiser la question de l’alimentation à travers la souveraineté alimentaire, en défendant le droit des populations à définir leur politique agricole, l’accès à une alimentation saine et les moyens de production nécessaires.
Il évoque les négociations internationales qui ont favorisé la libéralisation des échanges agricoles, critiquant l’impact négatif de telles politiques sur les agriculteurs et la qualité de l’alimentation. Benfriha souligne le défi que représente la PAC pour l’agriculture française et européenne, mettant en lumière les contradictions entre les objectifs affichés de productivité, de stabilité des marchés, et de prix raisonnables pour les consommateurs, et la réalité précaire des agriculteurs, la qualité nutritionnelle des aliments, et l’accessibilité des ressources.
Finalement, il conclut sur la nécessité d’une réelle souveraineté alimentaire qui permettrait de réguler le marché afin de garantir une alimentation saine, accessible et respectueuse des producteurs et de l’environnement, tout en dénonçant le modèle économique actuel qui privilégie la rentabilité au détriment de ces objectifs.
Etat des lieux en 2024, point par Nacer
Petit rappel historique : – Avant 1945, agriculture vivrière – 1945, entrée dans la modernité. La guerre froide, affrontement idéologique, pousse à l’innovation. – Années 60 : industrialisation de l’agriculture, productivisme, il faut nourrir la population. – 1962 création de la PAC, avec pour objectifs : 1) accroissement de la productivité 2) assurer un niveau de vie équitable aux agriculteurs 3) sécurité des approvisionnements 4) stabilisation des marchés 5) prix raisonnables pour le consommateur – Années 60 – 70 : financiarisation du capitalisme, critique théorique de l’état. – 1994 – 2003 : libéralisation des échanges agricoles, création OMC, GATT, cycle de Doa, an 2000 = victoire de la globalisation. – Dans le même temps, critique du modèle néo libéral, notamment par les pay du sud : déreglementation, désorganisation, « ajustements structurels » (ex : on vous aide à produire et exporter votre café, mais vous arrêtez vos cultures vivrières) – 1996 création de Via Campesina : repolitiser la question de l’alimentation, la production agricole n’est pas seulement un commerce.
droit des populations à concevoir leur politique publique agroalimentaire
droit à une alimentation saine
droit aux ressources et moyens pour produire une alimentaion saine, dont les semences.
Etat des lieux des objectifs de la PAC en 2024
1) La production a augmenté par les progrès technique, mais échec au niveau de la main d’oeuvre : baisse du nombre d’agriculteurs, âge moyen de 58 ans en 2024. 2) Echec en termes de niveau de vie / qualité de vie : le suicide est la 2e cause de mortalité après le cancer (maraichers les + touchés puis éleveurs bovins). 1/5 des agriculteurs n’ont pas de revenus. 55H de travail/semaine. 90% n’ont pas de week-end, vacances possibles : 2 ou 3 jours consécutifs 3) Approvisionnements peu sécurisés, sous la dépendance des contextes géopolitiques, des traités supranationaux, de la spéculation financière, de la fraude agro-industrielle… 4) Les marchés sont encore très instables 5) Prix raisonnables « grâce » à la délocalisation, mais quid de la qualité. Possible retour de bâton car soumission au marché.
Soit un bilan très mitigé :
la PAC permet juste au système de ne pas s’effondrer.
La production agricole française dépend des marchés, elle n’est donc pas totalement autonome.
La balance commerciale agricole est positive dans les secteurs vins et spiritueux, céréales et oléagineux, mais l’élevage est déficitaire. Le gouvernement appuie « ce qui marche ».
Remarque de Michel suite à ce topo : la mondialisation n’est pas le seul frein actuel à l’autonomie alimentaire, la politique française, la FNSEA y participent.
Patrice Vidieu de la Confédération paysanne du Lot (agriculteur paysan), traite principalement de questions liées à l’alimentation, l’agriculture, et les politiques associées. En première partie, il souligne les problèmes de l’insécurité alimentaire mondiale, avec près d’un milliard de personnes touchées en 2023, malgré une production alimentaire abondante. Il est fait mention des inégalités économiques et de l’influence des grandes organisations agricoles comme la FNSEA. Les effets des conflits régionaux, des changements climatiques, et de la spéculation financière sur les prix des denrées alimentaires sont également évoqués.
Ensuite, Patrice met l’accent sur l’évolution du système agricole vers la financiarisation, en soulignant les accords de libre-échange et les conséquences sur la souveraineté alimentaire. L’émergence de la Via Campesina, une organisation mondiale de défense des droits des paysans, est mentionnée. L’importance de la souveraineté alimentaire est mise en avant, opposée à la logique de libre-échange. Le texte aborde également la question de l’aide alimentaire et ses implications sociales et économiques, ainsi que la distinction entre le droit à se nourrir et le droit à l’alimentation dans la dignité.
La deuxième partie du texte aborde la question de l’alimentation comme un enjeu central dans le budget des ménages et dans la construction d’une politique agricole durable. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une part importante du budget des ménages était consacrée à l’alimentation. Cependant, au fil du temps, l’alimentation est devenue une variable d’ajustement dans le budget des ménages, ce qui pose problème étant donné l’augmentation des dépenses dans d’autres domaines comme le logement et la santé.
Pour répondre à ces enjeux, il est proposé de mettre en place une “sécurité sociale de l’alimentation”. Ce système repose sur trois principes : universalité, conventionnement avec des producteurs locaux et des magasins spécialisés, et cotisations en fonction des besoins et des moyens des individus. Des caisses seraient créées dans chaque département avec une gouvernance partagée et citoyenne.
Actuellement, une expérimentation est proposée avec une allocation mensuelle de 150 € par personne pour l’achat d’aliments conventionnés localement. Cette démarche vise à remettre les citoyens au cœur de leur alimentation et à promouvoir une consommation responsable.
Le texte souligne également l’importance de l’éducation alimentaire et de la valorisation des produits locaux. Des initiatives telles que les “défis familles” sont mentionnées comme des moyens d’encourager une alimentation saine et équilibrée.
Enfin, l’intervention met en lumière le rôle de la publicité et de la société de consommation dans la formation des habitudes alimentaires. Il est souligné qu’il est nécessaire de revoir ces modèles pour promouvoir une alimentation plus durable et éthique.
En résumé, la sécurité sociale de l’alimentation est présentée comme une solution pour garantir l’accès à une alimentation de qualité tout en favorisant l’économie locale et en promouvant des modes de consommation plus responsables.
Mise en place d’une sécurité sociale de l’alimentation : exemple de Montpellier
Christophe Rastol discute des initiatives françaises autour de la sécurité sociale de l’alimentation, en se concentrant sur des expériences concrètes. Il cite notamment l’exemple de Montpellier, où une caisse alimentaire commune a été lancée le 28 janvier, attirant plus de 1000 participants. Cette initiative montpelliéraine, nommée “une caisse locale de sécurité sociale de l’alimentation”, fait partie du projet “Territoire à vivre” et a été en préparation pendant 1 an et demi avant son lancement. Le projet est notable pour sa structure démocratique et son engagement envers l’inclusion sociale, visant à rendre une alimentation de qualité accessible à tous.
Les principaux aspects de l’expérience montpelliéraine incluent :
Système démocratique : Un tirage au sort a été utilisé pour sélectionner un groupe de travail de 47 personnes représentatives de la ville, s’assurant que les personnes socialement défavorisées soient incluses.
Cotisations selon les revenus : Les participants contribuent à la caisse sur une base mensuelle, avec des cotisations variant entre 1 et 120 €, voire plus, selon leurs moyens.
Conventionnement avec des producteurs et des lieux de vente : Plutôt que de conventionner des produits spécifiques, l’expérimentation se concentre sur la création de partenariats avec des producteurs locaux et des points de vente.
En avril 2023, le projet a introduit une monnaie spécifique liée à la consommation de produits alimentaires, en collaboration avec la monnaie locale. Sur les 1000 participants initiaux, 400 personnes sont activement engagées dans l’initiative, recevant chacune 100 € par mois pour leur alimentation. L’argent collecté par les cotisations, complété par des fonds municipaux, finance ce système.
Christophe exprime des inquiétudes sur la durabilité de telles expérimentations face aux pressions externes, comme les lobbies et la grande distribution. Il souligne l’importance d’un soutien politique et d’une adoption plus large pour garantir leur pérennité. La réussite de ces projets repose sur la généralisation de ces pratiques et sur l’instauration d’un rapport de force favorable à l’échelle nationale. Il appelle à une démocratisation plus étendue du processus pour inclure davantage de participants et à étudier ces expériences comme modèles pour des politiques alimentaires plus inclusives et durables.
La quatrième intervention concernait le PAT (projet alimentaire territorial) en Xaintrie Val-Dordogne. Nous prévoyons un article spécial sur ce sujet.
Installée à Chamberet en Corrèze depuis 4 ans, l’association Panache fabrique et distribue des boissons sans alcool et des légumes fermentés pour faire découvrir la fermentation au plus grand nombre.
Mais ils manquent de place et d’un espace de travail adapté : leur rève est de s’installer en VÉRITABLE FERMENTERIE !
Comme le montre l’image ci-dessous, le bâtiment de base existe déjà : l’ancien fournil de la ferme qui prend l’eau et s’abîme avec son four à pain encore debout. Il ne demande plus qu’à se refaire une beauté pour une nouvelle aventure !
Voici le plan de la réalisation envisagée :
Cette année, le rêve devient réalité ! Tout est réuni : des architectes pour faire les plans, des artisan·es pour les aider, des chantier participatifs planifiés et des recettes approuvées. Il leur manque un dernier coup de pouce : de l’argent !
La fermentation, on y a à faire dès qu’on déguste du fromage, de la choucroute, ou encore du cidre. À chaque fois, c’est un processus qui, grâce à l’action des micro-organismes, transforme les sucres de nos aliments en gaz, en alcool ou en acide.
par exemple, pour la lacto-fermentation ça donne ça :
Ce lancement de fermenterie a été minutieusement pensée : que ça soit sur le plan des intervenants professionnels (architectes locaux / chantiers participatifs), qualités écologiques et énergétiques du bâtiment, approvisionnement en circuit court et production en circuit court …
Consultez la page j’adopteunprojet pour les détails
Découvrez l’association PANACHE et ses 4 membres principaux
PANACHE c’est une association issue d’un collectif d’habitant.es du même nom, Laura Alphonse Pauline et Robin, qui se sont installé.es dans une ferme corrézienne à Chamberet en 2020.
Leur objectif est de déveloper sur place un modèle d’autonomie collective, à base d’agriculture paysanne, de chantiers participatifs de construction/rénovation/jardin, d’événements culturels et bien sûr, de fermentations !
Cette association a pour but :
de sensibiliser les habitant.es du territoire aux enjeux d’alimentation et d’agro-écologie
d’autonomiser les individus en promouvant une prise en main des outils et des savoirs
de renforcer le lien avec notre territoire rural et le vivant
Le financement – les contreparties – l’abondement de la région Aquitaine
L’argent récolté ira intégralement dans les travaux sur le bâtiment : reconstruire, isoler, aménager l’intérieur, équiper les lieux.
Selon le montant de votre participation, différentes contreparties sont prévues.
La région Nouvelle Aquitaine apporte un complément de financement jusqu’à 10000€
Projection du film documentaire Food Coop de Tom Booth
En pleine crise économique dans l’ombre de wall street, une institution qui représente une autre tradition américaine est en pleine croissance : c’est la coopérative alimentaire de Park Slope, un supermarché autogéré ou 16000 membres travaillent 3 heures par mois pour avoir le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires dans la vie de New York à des prix très bas (reportage ci-dessous)
Vendredi 12 avril 20h le Chastang – salle des associations l’école buissonnière – Avec l’association libre commune – L’école buissonnière, un chemin des écoliers, 19190 le Chastang
L’association Libre Comme Une a lancé sa propre épicerie associative dans le village du Chastang
Le site internet de l’épicerie fait la liste des fournisseurs – consulter ici – les membres possèdent un compte qu’ils peuvent recharger à distance (pas d’échange d’argent dans la boutique) – tous les membres doivent donner de leur temps pour que toutes les tâches soient effectuées.
L’Assemblée Générale de Terre de Liens Limousin se déroulera samedi 13 avril 2024 de 9h30 à 17h à Ségur-le-Château en Corrèze (salle de l’ancienne Mairie – 20 avenue du Château). Elle aura lieu en partenariat avec le tiers-lieu « la Ruelle », qui préparera le déjeuner et nous accueillera l’après-midi. Cette journée est ouverte à toutes et tous, c’est une bonne occasion pour venir découvrir l’association et rencontrer les bénévoles et salariées qui la font vivre ! Si vous souhaitez participer aux votes de la matinée, nous vous invitons simplement à adhérer sur place.
Découvrez le programme ci-dessous !
Si vous souhaitez prendre part au déjeuner, merci de vous inscrire à ce lien avant jeudi 4 avril. Une participation de 10 € au repas sera demandée sur place. Afin de faciliter la logistique, merci d’amener votre assiette, couverts et cuillère à soupe.
Informations pratiques :
Si vous souhaitez proposer ou chercher un covoiturage, rendez-vous à ce lien.
Parking : vous pouvez vous garer Place du Champ du Foire à Ségur-le-Château. La place de parking coûte 2 € la journée. Cette petite participation permet à la commune, qui reçoit beaucoup de visiteurs et visiteuses chaque année, de contribuer au développement du village.
Pour vous inscrire à cette journée :cliquez-ici Découvrez le rapport annuel 2023sur notre site internet
Rejoignez l’Aventure Écologique de la Ferme de Blancou : Soutenez l’Agroforesterie et la Culture Durable
La Ferme de Blancou se présente comme une initiative pionnière, nichée au cœur de la Nouvelle-Aquitaine à Queyssac-les-Vignes, en France. Portée par Albane SEGUI, cette ferme diversifiée se distingue par son engagement envers l’agriculture biologique et s’inscrit harmonieusement dans un projet d’éco-hameau ambitieux. Basée sur les principes de l’agroforesterie, la ferme vise l’autonomie alimentaire et énergétique, tout en prônant une gouvernance partagée et une mutualisation des ressources.
À l’heure actuelle, le projet a atteint 56% de son objectif de financement, avec 59 contributeurs généreux et 10 jours restants pour atteindre la somme cible de 6 500 €. La particularité de ce financement participatif réside dans la garantie d’une restitution intégrale des contributions si le projet n’atteint pas au moins 60% de son objectif financier.
Pourquoi soutenir la Ferme de Blancou ?
La Ferme de Blancou ambitionne de démarrer sa production avant l’automne 2024, période à laquelle elle recevra la dotation jeune agriculteur (DJA). Votre soutien contribuera directement à la réalisation de plusieurs projets cruciaux :
Le lancement d’une champignonnière innovante pour la culture de pleurotes et shiitakés, nécessitant une structure spécifique pour optimiser la fructification.
La culture du chanvre et de plantes tinctoriales, visant une agriculture sur sol vivant, respectueuse de l’environnement.
L’installation d’une tente aménagée offrant autonomie et intimité aux vacanciers et woofers, avec des installations écologiques telles que des toilettes sèches et une douche solaire.
Votre Impact
En contribuant à ce projet, vous ne soutenez pas seulement une initiative agricole durable, mais vous participez également à la préservation de l’écosystème, à la valorisation des savoirs-faire ancestraux et à l’exploration de nouvelles pratiques agricoles. Chaque euro contribué sera investi dans des équipements essentiels pour la ferme, permettant ainsi à Albane SEGUI et son équipe de faire un pas de plus vers leur rêve d’une agriculture respectueuse de la terre et de ses habitants.
Comment Contribuer ?
Pour faire partie de cette aventure écologique et soutenir la Ferme de Blancou, rendez-vous sur mimosa.com et découvrez comment votre contribution peut faire une réelle différence. Que vous soyez un passionné d’agroécologie, un défenseur de l’environnement, ou simplement à la recherche d’un projet porteur de sens à soutenir, la Ferme de Blancou offre une opportunité unique de contribuer à un avenir plus vert et durable.
Merci pour votre soutien, votre intérêt, et votre participation à cette magnifique aventure. Ensemble, faisons germer l’avenir de l’agriculture durable!
Pour toute question ou information supplémentaire, n’hésitez pas à contacter Albane SEGUI et son équipe à fermedeblancou@gmail.com.
Voici un article pour ceux qui aiment le miel et/ou qui aiment les abeilles. Ce texte est repris d’une pétition contre les néo-nicotinoïdes qui viennent d’être ré-autorisés en France (lien tout en bas de l’article). Depuis 20 ans, des milliards et de milliards d’abeilles sauvages et élevées sont mortes à cause de ces produits toxiques. Dans certaines régions d’Europe, 80 % des abeilles ont tout simplement disparu !!
Si vous ou l’un de vos proches consommez du miel, voici les 4 règles à connaître par cœur :
1. Évitez à tout prix le miel « Origine non UE »
Hors de l’Union européenne, le miel vient généralement de Chine.
Or le miel de Chine est souvent gravement trafiqué (coupé avec du sucre)… et la réglementation sur place est très laxiste vis-à-vis des pesticides tueurs d’abeille.
Donc, comme toujours, choisissez du miel « local » !
2. Privilégiez le miel « polyfloral »
Sur le marché, vous trouvez du miel « monofloral » : d’acacia, ou de colza, ou de lavande, ou de thym… etc., ou bien du miel « polyfloral » (toutes fleurs).
C’est le « polyfloral » qu’il vaut mieux choisir.
L’un des défauts des miels monofloraux est que les apiculteurs ont tendance à déplacer les ruches (transhumance) afin de trouver la fleur unique, ce qui perturbe le cycle biologique des abeilles.
3. Votre miel doit être récolté au printemps et pendant l’été
En automne et en hiver, les fleurs se font rares… et les abeilles survivent grâce au miel que l’apiculteur laisse dans la ruche.
Problème : certains apiculteurs « productivistes » continuent de récolter à l’automne (récolte tardive) et assèchent la ruche de son miel.
Et pour éviter que les abeilles ne meurent de faims, ils les « gavent » de sirops sucrés pendant l’automne et l’hiver.
Financièrement, c’est gagnant (hélas !), car les abeilles créent à nouveau du miel à partir de ces sirops… et ce miel peut alors être récolté l’hiver (récolte précoce).
Mais comme vous l’imaginez, ce miel-là n’a rien à voir avec celui produit à partir de nectar de fleurs.
Donc pour la qualité du miel et la santé des abeilles, vérifiez bien que votre miel est produit pendant le printemps et l’été, lorsque la Nature entière est en fleurs !
4. Et votre miel ne doit pas être chauffé !
Si vous chauffez votre miel au-delà de 37°, vous risquez de perdre ses vitamines et toutes ses vertus pour la santé !
C’est pourtant ce que font parfois les gros apiculteurs « professionnels ».
Ils chauffent le miel pour le rendre à nouveau liquide (s’il a cristallisé entre-temps), pour qu’il soit plus facile à transporter en tonneau.
Donc veillez bien à ce que votre miel n’a pas été chauffé, et encore moins pasteurisé à 72°…
Un conseil personnel « santé » pour finir
D’ailleurs, savez-vous pourquoi certains miels sont « liquides » et d’autres « cristallisés » ?
Le miel d’acacia ou de châtaigner est souvent liquide…
…alors que le miel de colza, de trèfle ou de bruyère a tendance à se cristalliser assez vite.
La raison est simple : plus un miel contient de fructose, plus il restera liquide longtemps !
Or même si ce fructose est « naturel », il ne faut pas en abuser, car c’est un nutriment assez toxique à hautes doses.
Voilà pourquoi je recommande plutôt les miels cristallisés que les miels parfaitement liquides !
Et bien sûr, comme vous pouvez l’imaginer, il vaut toujours mieux choisir votre miel :
Labellisé bio
Ou, encore mieux, fabriqué par un apiculteur artisanal de votre région !
Voilà, vous savez comment faire du bien à vous et aux abeilles !
Et n’oubliez pas de signer la pétition contre le nouveau massacre des abeilles
Comment sommes-nous arrivés à retrouver des pesticides toxiques dans nos champs et nos assiettes ? Comment est évaluée la toxicité des pesticides en France et en Europe ? Quelles sont les alternatives ?
Voici un film saisissant qui cherche des réponses à ces questions
Il est le résultat d’une initiative de 65 associations en France pour tenter de répondre aux questions précédentes. Cette coalition d’organisations a pour objectif d’obtenir le retrait de produits frauduleux et la condamnation des responsables de la fraude.
Elles/ils demandent la réalisation de réelles études de toxicité avant toute mise sur le marché d’un produit pesticide, et la conversion vers l’agroécologie de notre système agricole.
— Les images de 38:43 à 39:09, de 41:01 à 41:14, et de 46:15 à 46:20 sont issues des documentaires de Jean-Paul Jaud et sont utilisées avec l’aimable autorisation de l’auteur et de sa productrice —
Projeté à la salle polyvalente de Allassac le 23 novembre 2023, le film a donné lieu à un débat avec les spectateurs — organisé et animé par Allassac-ONGF et Pierre-Michel Périnaud
Terre de Liens, une organisation dédiée à la préservation des terres agricoles, possède une ferme de 75 hectares à Lavergne, Saint-Privat, en Corrèze. Acquise en 2012 grâce à l’épargne citoyenne, cette ferme s’est retrouvée disponible suite à la cessation d’activité du fermier en 2020.
La ferme et son exploitation vue par Claire et Simon
La ferme s’étendait initialement sur 50 hectares ; puis Terre de Liens a acquis les 25 hectares loués par le fermier précédent, ainsi que les bâtiments d’exploitation, reconstituant ainsi la ferme d’origine.
Claire et Simon ont surmonté des obstacles lors de leur recherche de terres, mais finalement, ils s’y sont installés en 2023. Leur projet est d’y élever des moutons et des vaches à viande Angus, à partir d’avril 2023.
Le témoignage du fermier enfin installé !
Le projet de Claire et Simon s’inscrit dans une démarche d’autonomie maximale de la ferme, favorisée par un système herbager avec pâturage tournant et des pratiques agroenvironnementales respectueuses des sols et des milieux sensibles (bio).
Voici le témoignage de Simon sur son parcours d’installation et leur chance d’avoir trouvé la ferme de Lavergne grâce à Terre de Liens Limousin.
Pourquoi et comment soutenir ?
Afin de permettre aux citoyens de participer activement à cette nouvelle étape de la ferme, Terre de Liens Limousin lance une nouvelle collecte d’épargne citoyenne. L’objectif ambitieux est de réunir 127 547€, destinés à financer le complément d’acquisition de terres et l’achat des bâtiments d’exploitation.
En souscrivant des actions à la Foncière, les citoyens donnent du sens à leur épargne en contribuant directement à l’achat de fermes, facilitant ainsi l’installation de nouvelles générations d’agriculteurs engagés dans la production d’aliments de qualité.
Selon une démarche typique de l’association Terre de Liens, le financement et l’installation des nouveaux fermiers a donné lieu à l’organisation de toute une série d’événements, avec les bénévoles et avec les nouveaux fermiers.
Chacune des facettes de cette formidable démarche citoyenne ont trouvées à être mises en valeur : les aspects agricoles, éthique (agriculture bio), solidarité humaine …
> Dimanche 16 juillet : Stand Terre de Liens à la Foire bio de Naves
> Dimanche 13 août : Stand Terre de Liens à laFoire bio et artisanale de Beaulieu sur Dordogne
> Samedi 26 août : Stand Terre de Liens à laFête de l’agriculture paysanne à Gros-Chastang
> Dimanche 10 septembre : Stand Terre de Liens auForum des associations de Brive
> Dimanche 10 septembre : Stand Terre de Liens à la foire bio et artisanale de Meyssac
Le dimanche 24 septembre, la ferme de Lavergne ouvrira ses portes pour une journée découverte avec balade naturaliste, repas partagé, visite de la ferme, etc. Plus d’infos à venir, vous pouvez déjà noter la date !
Terre de liens : association partenaire de Citoyliens
Terre de Liens Limousin est une association partenaire de Citoyliens depuis automne 2023. Retrouvez sa page de présentation dans Citoyliens (cliquez).
Entreprendre en Agriculture Paysanne est une formation de 11 mois.
Elle est composée de 70 % de stage en ferme proche de son futur territoire d’installation, 21 journées de formation (étude de marché, statuts, chiffrage, etc.) et d’un parcours personnalisé.
Les candidatures pour 2024 sont ouvertes, contactez-nous au plus vite pour candidater !