Category: Droit

  • De victime à lanceur d’alerte : la riposte citoyenne d’un jeune corrézien face aux prédateurs en ligne

    De victime à lanceur d’alerte : la riposte citoyenne d’un jeune corrézien face aux prédateurs en ligne

    Internet n’est pas qu’un immense terrain de jeu, c’est aussi un espace où les prédateurs en ligne rôdent en silence, jusque dans les chambres de nos enfants.

    Le grooming : le piège invisible des prédateurs en ligne

    La majorité des parents s’inquiètent du temps d’écran de leurs enfants, mais peu connaissent la mécanique précise des prédateurs en ligne qui s’y cachent. On imagine souvent une agression frontale, alors que la réalité est beaucoup plus insidieuse. C’est ce qu’on appelle le “grooming”.

    Le grooming est une technique de manipulation psychologique (ou ingénierie sociale) utilisée par des prédateurs en ligne sur les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. . Le but ? Devenir le confident de l’enfant, l’isoler de sa famille, instaurer un secret, pour finalement l’abuser.

    Briser le silence face aux prédateurs en ligne : mon témoignage

    Plus jeune, je suis tombé dans ce piège. Les conséquences psychologiques d’une telle manipulation sont dévastatrices. Pendant longtemps, la honte et la culpabilité (des sentiments savamment orchestrés par le prédateur) m’ont maintenu dans le silence.

    Mais le silence est la meilleure arme de ces individus. J’ai récemment décidé de prendre la parole dans les colonnes du journal La Montagne pour alerter notre territoire. Il était vital de montrer comment les prédateurs en ligne procèdent, et prouver que ce fléau ne touche pas que les grandes métropoles : nos campagnes et nos jeunes sont tout autant exposés.

    Témoignage de Maël Foucaud contre les prédateurs en ligne dans La Montagne

    CybHelp : la prévention active contre les prédateurs en ligne

    Il ne suffit plus d’avoir peur, il faut s’armer. Les institutions et les plateformes numériques ont souvent un train de retard. C’est de ce constat d’urgence qu’est né CybHelp.

    Plutôt que de rester une victime, j’ai décidé de décortiquer les méthodes de ces prédateurs en ligne pour créer une véritable chaîne. Mon objectif est double :

    • Donner le pouvoir aux jeunes : Leur apprendre à repérer les “red flags” (signaux d’alerte) avec leurs propres codes, et leur donner le réflexe de bloquer immédiatement sans se sentir coupables.
    • Accompagner les adultes : Aider les parents, grands-parents et professionnels de l’éducation à comprendre ces dangers, à détecter un enfant sous emprise et à rétablir le dialogue plutôt que d’opter pour une répression qui coupe la communication.

    Rejoignez le combat

    La sécurité de nos enfants sur internet est l’affaire de tous. S’informer, c’est déjà se protéger. C’est pourquoi je mets à votre disposition un document de prévention spécialement conçu pour les adultes (parents, grands-parents, professionnels). Il vous donnera des clés de lecture tangibles pour repérer et déjouer les stratégies des prédateurs.

    Je vous invite à le télécharger, à le lire et à le partager autour de vous. C’est par la vigilance collective que nous ferons reculer l’impunité de ces prédateurs en ligne.

    Maël FOUCAUD
    Fondateur du projet CybHelp
    06.73.23.70.64 / 04.43.79.11.65

  • Compte-rendu du procès des accusés de sabotage d’antennes 5G en Limousin

    Compte-rendu du procès des accusés de sabotage d’antennes 5G en Limousin

    Un procès du déferlement numérique

    Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les personnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie (véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.

    Préambule : une grande tournée de soutien qui a touché des centaines de personnes

    Depuis l’interpellation en 2021, le comité de soutien a évolué de la défense de camarades vers la critique des technologies imposées. Il s’est beaucoup activé ces derniers mois avec une quinzaine d’actions de solidarité dans diverses villes et villages, des Pyrénées Orientales à Amiens et de Bordeaux à Grenoble.

    Ces événements ont pris des formes diverses suivant les capacités des groupes locaux organisateurs. Deux réseaux ont favorisé l’organisation : les groupes critiques des technologies imposées (Écran Total, Stop Micro, Stop 5G…) et les chorales révolutionnaires. En fonction des lieux, des groupes très divers ont pu s’associer à ces soirées : OCL, FA, CNT, Union Étudiante, Amnesty International, comités anti répression, groupes antimilitaristes (CRAAM) ou écologistes de terrain…

    La forme de ces évènements a pu aller d’une simple rencontre-débat avec une douzaine de personnes à des événements regroupant plus de 200 personnes. Plusieurs cantines solidaires se sont mobilisées. Des projections de films : Woman at war, If a tree falls et des animations musicales très diversifiées ont rameuté du monde.

    Tout cela a permis de faire connaître cette affaire, rassembler des fonds pour aider à financer la défense, informer et échanger sur les technologies imposées ainsi que sur les moyens utilisés pour la répression. Cela a remonté le moral des accusé·es et favorisé la mobilisation du 18 au 21 mars.

    Mobilisation pendant le procès

    Environ 200 personnes ont participé à ces journées. La salle d’audience, de capacité limitée, n’a pas permis que toutes assistent à un moment du procès. Les places debout étaient préemptées par les forces de police, en effectifs croissants la seconde journée.

    (…)

    Lire la suite de l’article sur Lundi AM

    proces-sobatage-antennes-5G-limoges
  • COLO du réseau S.A.F.E. au moulin de Lachaud

    COLO du réseau S.A.F.E. au moulin de Lachaud

    Le Réseau S.A.F.E. (Soutien au Alternatives Féministes et Ecologistes) vous présente et vous invite à sa Colo édition 2026 au Moulin de Lachaud. Cela se passe du vendredi 24 au dimanche 26 avril (sur inscription), avec une journée sans inscription pour le samedi 25 (conférence et forum ouvert, voir le programme ci-dessous).💥💫

    🐙 Les infos essentielles

    💫 Adresse : Le Domaine du Moulin de Lachaud

    1951 route du Moulin de Lachaud
    19490 SAINTE-FORTUNADE

    💫 Dates: Du vendredi 24 avril dès 16h30 à dimanche 26 avril à 16h.

    💫 A apporter avec vous :

    • Vos draps, duvet et serviette
    • 1 proposition pour le forum ouvert (si ça vous dit!)
    • Vos livres/fanzine pour un coin biblio!

    🐙 Le programme

    Vous trouverez le flyer ci-après🐙 

    Quelques infos complémentaires :

    💫 Vendredi 

    🍀de 18h à 20h30,le collectif La Frontale nous propose un atelier autour des préjugés, privilèges, et systèmes d’oppression. 

    Pour estimer au plus large, nous avons considéré que toutes les personnes présentes le vendredi soir participeraient à l’atelier, et dormiraient dans le gîte. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez directement modifier dans le tableau tout beau tout chaudd’ici le 10 avril svp!

    💫 Samedi

    🍀de 14h à 17h, est prévu un forum ouvert 🤩💫

    ⚡Vous pouvez remplir l’onglet 2 dutableau tout beau tout chaud! avec vos propositions. Les propositions spontanées le jour J seront bienvenues. 

    ⚡Pas besoin que ce soit ficelé, l’intention c’est de partager quelque chose avec le groupe : un livre à arpenter/lire ensemble, un atelier qu’on a envie de tester, une thématique pour une discussion, de l’écriture, et toute autre proposition bienvenue! 

    ⚡Ca peut durer entre 1h et 3h. On choisira sur place ensemble ce qu’on fait ; et on pourra programmer plus tard ce qu’on ne fait pas ce jour là.

    🍀 Dès 14h,  des personnes nous rejoindront pour l’après-midi/soirée (infos dans le Flyer). Cette partie du Weekend est sans inscription. A ce stade, on ne sait pas exactement combien on sera! On pourra aménager un coin cocoon quelque part pour les personnes qui ont besoin de calme.

    💫Dimanche

    🍀 de 10h à 10h45: atelier d’anti-gymnastique avec Elo pour une pré-AG vitaminée 🌻

    🍀 de 11h à 13h: 💥Assemblée Générale💥 

    Pour vous présenter les actions réalisées en 2025 et les perspectives pour 2026-2027. Aussi recueillir vos propositions. Pour adhérer à l’association (prix libre), c’est sur la page par ici !

    🍀 de 13h15 à 14h30 : Déjeuner

    🍀 de 14h30 à 16h: Rangement et départ

    🐙L’hebergement

    Sur place, nous avons accès à un grand gîte (12 places) tout équipé, et à des chambres supplémentaires. Pour pouvoir dimensionner au mieux les espaces en fonction des besoins, pouvez-vous nous indiquer dans le tableau si vous restez pour dormir!Par défaut, on a noté oui(On vous incite à rester si vous pouvez, pour avoir la joie de se voir au réveil 😁) sauf quand vous étiez noté absent·

    e le soir ou le matin! Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à modifier le tableau tout beau tout chaud!

    🐙Les repas

    Les repas du vendredi soir au dimanche midi sont prévus. Ils seront préparés collectivement sur place. Nous faisons les courses en amont, et il y aura un tableau à compléter sur place pour s’inscrire sur les différentes petites tâches logistiques : notamment la préparation des repas et le ménage en fin de séjour.

    Nous prévoyons des menus vegan! Si vous avez un régime alimentaire spécifique, n’hésitez pas à nous le préciser pour qu’on en tienne compte dans les menus.

    🐙 Le prix libre

    Le programme, les repas, l’hébergement sont proposés à Prix libre.

    Nous ne souhaitons pas que l’argent soit un frein à votre participation.

    💫 Pour les personnes/assos qui ont des moyens financiers, votre contribution sera bienvenue pour faire vivre les activités du réseau. Une boîte sera à disposition sur place pour reccueillir vos contributions (chèque ou intentions de virement).

    💫 Pour les personnes/assos qui ont peu de moyens, pas d’inquiétude. Une subvention nous permet d’absorber la majeure partie des dépenses. 

    On a hâte de vous retrouver pour cette colo 🔥

    On a prévu de vous renvoyer un mail quelques jours avant.

    D’ici là, si vous avez des questions et/ou des besoins spécifiques, n’hésitez pas à nous contacter! A très vite,

    💥 Ménal et Aurélie 💥

    pour le réseau S.a.f.e

  • Le CRI des associations corrèziennes face à l’asphyxie financière et politique

    Le CRI des associations corrèziennes face à l’asphyxie financière et politique

    Retour sur la mobilisation du 28 mars 2026 à Tulle : un secteur associatif au bord de l’épuisement, mais déterminé à résister

    Le 28 mars 2026, plus de 45 associations corrèziennes se sont réunies à Tulle pour dire stop à la précarisation du monde associatif. Après des mois de silence, de suppression de subventions et de pressions politiques, le secteur a décidé de monter au créneau : « Assos en colère, assos en galère ! » Ce cri, lancé devant la préfecture, résume l’urgence d’une situation qui menace la survie même des associations locales.

    Un secteur associatif en danger

    En France, la part des subventions dans les budgets associatifs a chuté de 41 % en 15 ans.

    En Corrèze, la situation est encore plus alarmante : 40 % des associations rencontrent des problèmes de financement, 30 % subissent des pressions politiques ou s’autocensurent, et 55 % expriment leur insatisfaction face aux pouvoirs publics.

    Les petites structures ferment, les emplois aidés disparaissent, et les libertés associatives sont menacées.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

    • 22 % des associations ont des problèmes de trésorerie menaçant leur survie.
    • 33 % sont confrontées à des difficultés d’emploi, sans perspective d’embauche ou d’augmentation salariale.
    • 6 associations présentes le 28 mars ont vu leurs financements bloqués en raison du « contrat d’engagement républicain », utilisé comme outil de contrôle politique.

    Des revendications claires et urgentes

    Face à cette situation, les associations corrèziennes ont formulé des demandes précises :

    • Un soutien actif des élus pour défendre les libertés associatives auprès de la préfecture et de l’État.
    • Des moyens financiers pérennes, avec une augmentation des subventions et une stabilisation des financements.
    • La fin des appels à projet concurrentiels, qui épuisent les associations et les détournent de leur mission.
    • La création d’un lieu interassociatif à Tulle, accessible et visible, pour renforcer la solidarité et la visibilité du secteur.

    « Nous ne sommes pas une dépense, nous sommes un investissement pour la cohésion sociale et le dynamisme territorial ! », ont rappelé les porte-parole devant la préfecture.

    Et maintenant ?
    Les associations appellent à une mobilisation continue :

    • Relayer leurs revendications auprès des députés et des maires.
    • Soutenir les structures locales, par des dons, du bénévolat ou des partenariats.
    • Exiger des pouvoirs publics une politique associative à la hauteur des enjeux sociaux et démocratiques.

    Le message est : « Ça ne tient plus. »

    Vidéo de la manifestation :

  • Loi Yadan : une menace pour la liberté d’expression, à rejeter avant le 16 avril

    Loi Yadan : une menace pour la liberté d’expression, à rejeter avant le 16 avril

    La proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 16 avril 2026. Le gouvernement lui a accordé une procédure accélérée, ce qui réduit considérablement les délais pour s’y opposer. Associations de défense des droits humains, collectifs de citoyens juifs, milieu académique et syndicats sont largement mobilisés contre ce texte.

    Qu’est ce que le projet de loi Yadan ?

    Ce texte prétend lutter contre de nouvelles formes d’antisémitisme. Mais à la lecture de l’exposé des motifs, un amalgame s’opère entre antisémitisme et critique de l’État israélien. En 2025, un tribunal correctionnel avait pourtant rappelé que la référence à Israël ou au sionisme « ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble ». La loi Yadan cherche précisément à contourner cette jurisprudence.

    Pourquoi ce texte est dangereux

    La loi Yadan élargit les délits de provocation et d’apologie du terrorisme avec des critères si vagues qu’ils pourraient censurer toute critique d’Israël — y compris le travail des journalistes, des chercheurs et des militants. Elle ajoute les notions de « minoration » et « banalisation », ce qui risque de criminaliser la contextualisation historique des conflits. Elle crée également un nouveau délit d’« appel à la destruction d’un État », qui pourrait viser des positions aussi courantes que le débat sur un État binational ou la revendication d’égalité des droits entre le Jourdain et la mer.

    Un texte qui dessert aussi la lutte contre l’antisémitisme

    En assimilant l’ensemble des citoyens juifs aux politiques du gouvernement israélien, cette loi produit l’effet inverse de ce qu’elle annonce : elle isole la lutte contre l’antisémitisme des autres combats contre les discriminations, et fait peser sur les Juifs de France une responsabilité collective qu’ils n’ont pas à porter.

    Agir avant le 16 avril

    Deux ressources à consulter et à relayer :

    • 📋 Pétition déposée à l’Assemblée nationale (Alexandre Balasse, N°5158, 18/02/2026) — [CLIQUEZ -ICI]
    • 📣 Plateforme d’interpellation des parlementaires portée par la LDH et les ONG françaises pour la Palestine — [lCLIQUEZ – ICI]

    Les députés restent sensibles aux interpellations de leurs électeurs. Prendre deux minutes pour les contacter via ces plateformes peut faire la différence.

  • Manifestation NON au racisme, fascisme et violences d’état

    Manifestation NON au racisme, fascisme et violences d’état

    Devant la préfecture de Tulle, une convergence d’organisations syndicales, politiques et associatives locales s’est rassemblée à l’appel d’un collectif engagé pour la défense des libertés, de l’égalité et de la fraternité. Dans un contexte marqué par de nombreuses tensions sociales et politiques, cette mobilisation a donné lieu à une série de prises de parole que nous avons choisi de documenter et de partager.

    Les neufs prises de parole en audio

    Ce reportage audio rassemble neuf interventions, portées notamment par la CGT, Force ouvrière, le Planning familial, la Libre Pensée corrézienne et La France insoumise, ainsi que des prises de parole évoquant des événements marquants comme la mort de Nahel ou encore les violences subies lors de la mobilisation de Sainte-Soline.

    À travers ces voix diverses — syndicales, féministes, militantes, citoyennes — se dessine une volonté commune : dénoncer le racisme, les dérives autoritaires et les violences d’État, tout en affirmant des valeurs de solidarité, de justice sociale et de respect des droits fondamentaux.

    Nous vous proposons d’écouter ces interventions dans leur intégralité.

    1 – Prise de parole “C.G.T.”

    2 – Prise de parole “Force ouvrière”

    3 – Prise de parole “Réseau SAFE, AFPS19, Soulèvements de la Terre”

    4 – Prise de parole “Planning Familial (nés ici ou venus d’ailleurs)”

    5 – Prise de parole “Front de Mères / Mort de Nahel”

    6 – Prise de parole “Libre Pensée Corrèze”

    7 – Prise de parole “France Insoumise”

    8 – Prise de parole “citoyenne”

    9 – Prise de parole “Anniversaire Sainte Soline / rejet des démarche en justice des victimes”

  • A L’ASSO 2 – NE LAISSONS PAS MOURRIR LES ASSOCIATIONS

    A L’ASSO 2 – NE LAISSONS PAS MOURRIR LES ASSOCIATIONS

    En France, les associations traversent une crise sans précédent.
    En 15 ans, la part des subventions a baissé de 41% dans nos budgets. Diminution des financements, suppression des emplois aidés, pressions politiques sur toute vision alternative, menaces sur les libertés associatives…

    En Corrèze, le secteur associatif est particulièrement menacé.
    45 associations du territoire se sont réunies le 11 octobre 2025, afin de dresser un constat objectif de la situation. 40% des associations sont confrontées à des problèmes de financement, 30% sont impactées par le climat politique délétère (pressions directes ou autocensure), 55% se déclarent insatisfaites de leur relation avec les pouvoirs publics. Les petites associations perdent leurs salarié.e.s ou mettent la clef sous la porte.

    Ce que nous défendons, c’est une vision du monde
    Ce n’est pas pour son propre intérêt que le secteur associatif se bat. C’est pour le bien commun. Pour que puissent continuer de vivre le lien social, l’entraide, la culture, la démocratie, la réflexion, le collectif.

    Rejoignez-nous le 28 mars !
    15h-18h : 
    Temps d’échange inter-associatif
    18h30 :Action dans la rue
    20h30 : Concert (Social Disorder, rock) – GRATUIT et ouvert à tout.es
    Salle Latreille – Tulle

  • Ciné-débat Attac 46 – “Béziers, l’envers du décor” de D. Kupferstein

    Ciné-débat Attac 46 – “Béziers, l’envers du décor” de D. Kupferstein

    Vendredi 20 MARS à 20h00 au Cinéma Le Paris à Souillac
    “Béziers, l’envers du décor”
    Daniel Kupferstein

    Le film aborde la gestion de la ville par R. Ménard élu maire en 2014 avec les voix du FN et montre comment se façonne l’idéologie d’une France catholique intégriste, rejetant les musulmans, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de la société. Une vision de l’extrême droite au pouvoir…
    La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur.

    Plus d’infos : https://lot.site.attac.org/

  • Journée internationale du droit des femmes 2026 à Tulle

    Journée internationale du droit des femmes 2026 à Tulle

    Prise de parole de Lou B.

    Prise de parole effectuée le 7 Mars 2026 sur le marché de Tulle par Lou, militante féministe et queer active au sein du Planning Familial, du Centre Alice Guy ainsi que du réseau SAFE

    Demain c’est le 8 mars, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Aujourd’hui, je n’ai pas envie de prendre la parole pour rappeler des chiffres, des faits, des situations qui illustrent toute la violence et les inégalités que subissent les femmes et les minorités de genre. Toute cette réalité est connue et documentée et le fait qu’un certain nombre de personnes les minimisent ou inventent des contre-récits ne m’appartient pas. Aujourd’hui j’ai envie de pousser un coup de gueule. Ça fait presque trois ans que j’habite à Tulle, que je m’y suis découverte militante, que je participe à des actions féministes et queer, que j’investis énormément de temps personnel pour sensibiliser les enfants et adolescents à la prévention des violences sexistes et sexuelles. Presque trois ans qu’on souligne à quel point mes prises de paroles sont bien écrites et bien exécutées. Presque trois ans que je suis sollicitée pour participer à des actions.

    En face de moi, je vois des gens qui m’écoutent, je vois des gens qui m’applaudissent. Et dans ces gens on trouve des hommes. Des mecs biens, qui votent à gauche, qui mangent bio et qui s’habillent dans des ressourceries. Des mecs qui m’adressent ensuite un sourire complice pour me signifier qu’ils trouvent ça bien ce que je fais.

    Metoo c’était en 2017. Le choc, la sidération. On ne savait pas. 9 ans plus tard, les affaires de féminicides sont toujours aussi récurrentes. L’affaire des viols de Mazan et les dossiers Epstein illustrent que le phénomène des violences faites aux femmes, aux minorités de genre et aux enfants, ce n’est pas du fait divers mais bien de l’organisation sociale.

    Récemment, sur les réseaux sociaux, le hashtag allmen est apparu, rapidement suivi du hashtag notallmen. Durs pour les mecs de sentir leurs comportements généralisés. “Après tout, je fais déjà la vaisselle et une lessive une fois par semaine, je fais ma part”.

    La vérité, c’est que quand on intervient en milieu scolaire pour de faire de la prévention sur les questions des violences sexuelles, on se rend compte que malheureusement les discours masculinistes ont réellement pris de l’essor et que nombreux sont les adolescents déjà intoxiqués par des imaginaires et des idéaux de domination basés sur le contrôle du corps de l’autre et la démonstration de force. On se rend compte que la misogynie, l’homophobie et la transphobie (et toutes formes de discriminations) sont encore terriblement enracinées dans les têtes et qu’il y a encore tout à faire pour limiter le plus possible la propagation de ces idées.

    Dans nos associations qui interviennent sur le terrain, combien est-ce qu’on trouve d’hommes parmi les bénévoles ? Aucun. Qu’est-ce que ça raconte ? Qu’en fait les hommes seraient uniquement dans de la posture mais qu’au fond, ils en auraient rien à battre de la question des violences sexistes et sexuelles ou bien qu’ils attendraient que ce soit aux femmes et aux minorités de genre de faire le boulot ? Et ça on le fait gratuitement l’immense majorité du temps. Ça ne sert à rien de pleurer sur la fascisation du pays si vous ne prenez pas votre part, si vous ne contribuez pas à créer un imaginaire masculin positif et enviable pour le transmettre ensuite aux enfants et aux adolescents.

    Qu’est-ce qui a changé depuis Metoo en 2017 ? Les féministes ont la parole. On nous donne la parole. Ici à Tulle, vous, les hommes, vous m’écoutez deux fois par an, vous m’adressez un sourire complice et vous m’applaudissez ; et vous vous dites que vous avez fait votre part du boulot. Mais au fond rien n’a changé.

    Nous, ce dont on a réellement besoin, ce n’est pas d’un sourire complice sur votre visage mais que vous preniez votre part. Que vous fassiez en sorte avec nous que le monde se construise plus sereinement, que vous fassiez en sorte que l’idéal de masculinité ne soit pas construit sur la violence, que vous fassiez en sorte que les jeunes garçons aient envie de devenir de bonnes personnes pour s’épanouir.

    Le féminisme concerne tout le monde. Aussi les hommes. Tout le monde aspire à ce que ses enfants vivent le plus sereinement possible, personne ne veut apprendre qu’un proche ou une proche ait été victime d’une agression sexuelle. Je rappelle malgré tout deux chiffres, en France on estime que 10% des enfants sont victimes d’inceste et on sait qu’environ 90% des agressions sexuelles sont commises par un ou une proche, un ami ou une amie, un collègue ou une collègue. Les personnes qui instrumentalisent cette question pour pointer du doigt les étrangers sont abjects, ces personnes n’en ont rien à faire des victimes et surtout elles ne cherchent absolument pas à endiguer cette masse sourde de violence continue. La bonne nouvelle, c’est qu’on a la main sur ça et qu’on peut agir. Mais pour que les choses deviennent concrètes et palpables, il ne faut plus se contenter de nous afficher un sourire et de nous tendre le micro deux fois par an. Il faut franchir les portes de nos associations, il faut vous former avec nous et il faut prendre part à l’action. Vous savez où nous trouver. Alors je n’ai plus qu’un mot à vous dire : bienvenue !

    L’audio des prises de parole du samedi 7 mars à Tulle

    Prise de parole de Caroline C.

    Caroline C. est cinéaste engagée, co-organisatrice du festival de cinéma “Changer la fin” à Tulle au mois de novembre.

    Juste rappeler avant de dire ce texte que notre féminisme n’a de sens que s’il est radicalement antiraciste, anti-impérialiste, anti-colonialiste (donc antisioniste), contre la guerre. Et qu’il doit finir de rompre (une fois pour toutes) avec le féminisme libéral blanc civilisationnel, dont le fémonationalisme identitaire type Némésis ou sioniste type Nous vivrons sont des avatars. Rappelons avec fermeté que c’est l’aveuglement ou les angles morts de certaines qui en ont rendu possible la création et le déploiement. À l’heure du renouveau fasciste généralisé la déconstruction de nos biais blancs coloniaux n’est donc clairement plus une option et doit s’accentuer dans nos groupes militants.

    Ne rien lâcher. Ne rien céder. Notre féminisme est et restera antifasciste !

    Je me fais le relai de la voix de Louisa Yousfi donc (autrice et militante décoloniale, fervente soutien du peuple palestinien), dans ce texte qui date de ce jeudi 5 mars :

    “Un beau jour, l’histoire nous donnera raison. Ce jour-là sera merveilleux pour des raisons très nobles : la Palestine sera libre, l’impérialisme américain aura été démantelé, l’Europe aura achevé son travail de décolonisation, et le sionisme ne sera plus que le nom d’une infamie reléguée dans les livres d’histoire. Mais il y aura aussi, des raisons plus petites, mesquines : nous repenserons à tous ceux qui ne nous croyaient pas, qui se montraient sceptiques devant nos convictions et nos luttes, qui ne voyaient pas l’évidence que nous voyions alors, qui trouvaient toujours matière à compliquer, à nuancer. On se souviendra de ces conversations où l’on nous disait, d’un ton raisonnable : “mais si la Palestine est libérée, les Palestiniens se vengeront des Juifs d’Israël ; ce serait une tragédie pour les Israéliens”… Et la belle âme ajoutait, avec une compassion étudiée : “je veux dire, je pourrais comprendre…”. Nous répondions alors que penser cela, c’était supposer que les Palestiniens haïssent les Israéliens par nature, alors qu’ils haïssent surtout les colons qu’ils sont et la domination qui leur est imposée ; que l’histoire, lorsqu’on prend la peine de la regarder, montre plutôt que les peuples libérés savent faire preuve d’une miséricorde étonnante envers leurs anciens maîtres ; que les Français d’Algérie « massivement renvoyés dans des cercueils » n’étaient qu’un mythe raciste. Nous nous souviendrons de la manière dont nous continuions, malgré tout, à discuter calmement avec ces gens qui n’ont jamais vraiment imaginé que nous puissions être autre chose qu’une force de vengeance, une énergie destructrice tapie dans l’ombre. Des gens incapables de faire confiance à l’humanité des peuples du Sud, des Arabes, des musulmans. Des gens qui, à force de prudence morale, finissaient par expliquer que la tragédie devait continuer, parce qu’Israël était allé trop loin pour reculer sans payer un prix trop élevé. On se souviendra de ces moments où l’on se trouvait à deux doigts de comprendre que la personne en face de nous, très à gauche, très sensible, très raffinée, était en train de défendre, sans même s’en rendre compte, l’idée qu’il faudrait bien, d’une manière ou d’une autre, finir le travail. Une personne délicate soudainement transformée en monstre délicat, ce monstre que tu connais n’est-ce pas, hypocrite lecteur, hypocrite lectrice, qui me lit à présent et se demande si c’est bien de toi qu’il s’agit. Sache que si la question te traverse, c’est que tu connais déjà la réponse.

    Au moment d’y repenser, sache toutefois que ce qui me reviendra avec le plus de dégoût, ce sera ma propre tenue dans ces conversations. Je me souviendrai de la manière dont j’ai refusé de te tendre le miroir de ce que tu disais vraiment. De la manière dont j’ai accepté de rester sur ton terrain, de faire semblant de croire à ses lois. Comme j’ai dit des choses prudentes et modérées. J’ai dit que, par exemple, on ne pouvait tout de même pas empêcher la libération d’un peuple qui était, factuellement, ici et maintenant, soumis à une entreprise d’anéantissement, simplement parce que, dans un futur imaginaire, ce peuple pourrait un jour vouloir se venger de ceux qui l’avaient détruit. J’ai parlé ainsi, comme si nous étions engagés dans un dialogue réel. Alors qu’en vérité une seule chose me traversait : l’impossibilité même de ce dialogue. L’abîme irréductible entre nous. Au fond, ce que tu ne comprenais pas, et que peut-être tu ne comprendras jamais, c’est que pour nous la Palestine n’attend pas d’être libérée comme on attend un verdict de l’histoire ou la réparation tardive d’une injustice. Elle ne dépend ni du calendrier des puissances ni du jugement des tribunaux du monde. Car, dans l’ordre où nous nous tenons, la Palestine est déjà libre. Libre selon une vérité que ce monde n’a jamais appris à reconnaître. Elle existe déjà dans une autre mesure du réel, dans une cosmologie où les peuples ne sont pas définis par la violence qu’ils subissent mais par la fidélité avec laquelle ils demeurent. C’est là que la Palestine tient déjà. Ce qui doit encore advenir, ce n’est pas sa libération. C’est seulement l’instant où ce monde-ci sera forcé de voir ce qui est déjà là. Et où toi, oui toi, tu comprendras trop tard que tu as passé tout ce temps à discuter l’existence même d’une chose qui, pendant que tu argumentais, persistait tranquillement sans toi.”

  • Documentaire “Les Soulèvements de la Terre” à Tulle / Egletons /

    Documentaire “Les Soulèvements de la Terre” à Tulle / Egletons /

    Synopsis : Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique.

    Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.

    👊🔥*Dimanche 8 mars à 20h45 au Véo de Tulle (autres séances prévues les 5, 6 et 9 mars) – SEANCE suivie d’une discussion dans le hall avec le public.

    👊🔥*Lundi 9 mars à 20h au cinéma L’Esplanade à Égletons (séance suivie d’un débat en présence des SDLT 19)