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  • Néoruraux et Corréziens de souche : clefs de rencontre … [2 vidéos]

    Néoruraux et Corréziens de souche : clefs de rencontre … [2 vidéos]

    Un livre d’anthropologie comme mode d’emploi d’un territoire à un moment charnière. Marie-France Houdart décode ce qui se joue vraiment entre les anciens du Limousin et les néoruraux qui arrivent.

    D’après l’interview vidéo et la conférence de Marie-France Houdart

    Ils arrivent par vagues depuis quelques années, attirés par les granges à rénover, les terres accessibles, la nature préservée. Les néoruraux qui s’installent en Corrèze rêvent souvent d’une vie “autrement” — plus en accord avec leurs valeurs, leur rapport à la nourriture, au travail, à la communauté. Et le Limousin leur semble une promesse tenue.

    Sauf que cette terre n’est pas vide. Elle ne l’a jamais été. Et ce qui se joue aujourd’hui — entre deux mondes qui se regardent parfois de loin — a des racines bien plus profondes qu’une simple question de voisinage.

    Une agriculture volontairement sacrifiée

    Pour comprendre le présent, Marie-France Houdart remonte le fil. Depuis cinquante ans qu’elle vit en Corrèze — venue de Tunisie et du Pérou, avec les yeux d’une anthropologue —, elle a observé, discuté, compris. Et ce qu’elle raconte dérange un peu : l’exode rural du Limousin n’est pas une fatalité. C’est une politique.

    Pendant les Trente Glorieuses, la modernisation de l’agriculture a signifié la concentration. Dix petites exploitations ne pouvaient prétendre aux subventions qu’une seule. Les neuf autres ? “Débrouillez-vous, allez en ville.” Le remembrement a suivi, redessinant les parcelles, effaçant des siècles d’héritage.

    “Pour se moderniser, il faut avoir de grandes surfaces. Et ceux qui n’en avaient pas assez n’avaient plus qu’à aller voir ailleurs.”Marie-France Houdart

    Ce n’était pas une catastrophe naturelle. C’était un choix. Et ce choix a laissé des terres, des maisons, des granges vides — celles que l’on “promet” aujourd’hui aux nouveaux arrivants.

    Pourquoi la terre ne se vend pas

    Pour comprendre pourquoi les Corréziens de souche sont si attachés à leur terre — même en friche, même mal exploitée —, il faut remonter au Moyen-Âge. Tenanciers héréditaires cultivant les terres des seigneurs, ils ont acquis ces lopins centimètre par centimètre, génération après génération, au prix de l’émigration saisonnière à Paris, du sacrifice collectif, des mariages stratégiques.

    Ce n’est pas de la propriété. C’est de la mémoire incarnée. Ce n’est pas de l’entêtement. C’est de la fidélité aux ancêtres.

    Deux mondes face à face

    Les anciens d’ici

    • Attachement viscéral à la terre héritée
    • Valeurs de continuité, de discrétion
    • Méfiance face à ceux qui “veulent leur montrer comment faire”
    • Mémoire longue du sacrifice collectif

    Les néo-ruraux

    • Envie de rupture avec le mode de vie urbain
    • Valeurs alternatives sur l’alimentation, le travail, l’habitat
    • Énergie et dynamisme créatif
    • Ignorance (souvent sincère) des codes locaux

    Le choc n’est pas inévitable. Mais il est réel. Et il peut faire des dégâts si personne ne le nomme.

    La phrase de Marcelle Delpastre

    Paysanne-philosophe corrézienne, morte en 1998, Marcelle Delpastre avait tout anticipé dans un court texte adressé aux nouveaux venus :

    “Vous êtes bienvenus, vous pouvez cultiver la terre — mais attention, ne nous volez pas notre âme.”Marcelle Delpastre, paysanne et écrivaine corrézienne

    Pas de rejet. Pas de fermeture. Mais une exigence : celle du respect, de la curiosité, de la réciprocité. C’est exactement ce que défend Houdart dans ses deux livres.

    Deux livres comme boussole

    Essai · Le livre de la conférence

    Limousin, Terre Promise

    Le livre qui a inspiré cette conférence. Houdart y analyse le rendez-vous historique entre un territoire vidé par une politique agricole délibérée et les nouveaux habitants qui y cherchent une vie autrement.

    Guide culturel · 100 pages

    Comprendre le Pays Limousin… et y vivre

    Un précis dense et accessible des notions culturelles clefs pour aborder le Limousin. Court, essentiel. Écrit autant pour les néoruraux qui arrivent que pour les anciens qui veulent se faire comprendre.

    Ces deux livres forment ensemble ce qu’on pourrait appeler un kit de décodage pour quiconque veut s’installer en Corrèze sans se tromper de territoire — et pour les Corréziens qui veulent comprendre qui frappe à leur porte.

    Le message d’Houdart est finalement simple : ne pas avoir peur les uns des autres. Faites-les parler. Écoutez-les. Demandez-leur conseil. Racontez-leur votre vie. L’hospitalité ne demande pas l’effacement — elle demande la curiosité.

    le film Vivre à Davignac (années 70)

    Un témoignage saisissant de la politique agricole qui a forgé le Limousin d’aujourd’hui.

    À voir aussi : le film Vivre à Davignac (années 70), disponible sur l’INA — un témoignage saisissant de la politique agricole qui a forgé le Limousin d’aujourd’hui.

  • Atelier enfants nichoirs à oiseaux LPO-MAIF VOILCO [vidéo]

    Atelier enfants nichoirs à oiseaux LPO-MAIF VOILCO [vidéo]

    Mercredi 25 février, le Centre culturel de Brive a accueilli un atelier pédagogique consacré à la découverte des oiseaux et à la construction de nichoirs, destiné aux enfants du territoire.

    Organisé avec le concours de 5 acteurs engagés en Corrèze dans l’éducation à l’environnement, l’après-midi a réuni des bénévoles de la LPO Limousin, de MAIF Prévention et de l’association Voilco-Aster (centre de vacances situé en Corrèze), accueillis par le Centre Culturel de Brive et filmés par Citoyliens

    Un atelier pratique et pédagogique

    Pendant près de trois heures, une douzaine d’enfants ont pu s’initier à la fabrication de nichoirs sous la guidance de Damien Lecerf et Marie, animateurs de Voilco-Aster. Munis de planches de bois pré-découpées, de marteaux et de clous, les participants ont assemblé leur propre nichoir destiné à accueillir mésanges et autres petits oiseaux du jardin.

    L’atelier était complété par un espace pédagogique animé par la LPO, où les enfants pouvaient découvrir plumes, supports éducatifs et catalogues d’espèces pour apprendre à reconnaître les oiseaux et comprendre leurs habitats.

    Les bénévoles et salariés des 4 structures organisatrices ont secondé les parents dans les assemblages, vissages, perçages, ponçages …

    Cette approche mêlant pratique manuelle et sensibilisation naturaliste permet d’aborder concrètement la question de la biodiversité locale et du rôle que chacun peut jouer pour la préserver.

    Un succès qui appelle une nouvelle édition

    La rencontre a rencontré un fort succès, au point que les organisateurs ont dû refuser plusieurs inscriptions faute de places disponibles. Une nouvelle session pourrait donc être proposée prochainement, à nouveau un mercredi après-midi.

    Un reportage vidéo réalisé par Citoyliens

    L’événement a été filmé par Citoyliens, partenaire de l’initiative pour la réalisation du reportage vidéo. Le montage a été réalisé par Anne R.

    Cette vidéo restitue l’ambiance conviviale de l’atelier et montre comment, à travers des activités simples et collectives, il est possible de sensibiliser les plus jeunes à la protection des oiseaux et de la biodiversité.

  • Sur 671 noms de rues, 21 femmes à Brive

    Sur 671 noms de rues, 21 femmes à Brive

    Reçu de Indignons-nous 19 Brive :

    A l’occasion de la journée du droits des femmes, hier, nous avons pris l’initiative de renommer quelques rues du centre de Brive.

    Nous avons choisi de mettre en valeur des femmes ayant toutes contribué dans leur domaine respectif (social, artistique, scientifique, militantisme etc.) à un réel progrès pour la société.

    Redonnons une place aux nombreuses femmes qui ont eu un rôle majeur dans l’évolution positive de notre société, chacune dans leur époque respective, et qui ont été effacées de notre mémoire collective… (Gisèle Halimi, Simone Veil, Hanah Arendt, Virginia Woolf, Dora Maar, Nina Simone, Janis Joplin, Les suffragettes …)

    Nous espérons, grâce à votre relais dans vos médias respectifs, susciter de belles idées à la future équipe municipale qui aura en charge la gestion de la ville.

    Signé : Indignonsnous19Brive [à] proton.me

  • Journée internationale du droit des femmes 2026 à Tulle

    Journée internationale du droit des femmes 2026 à Tulle

    Prise de parole de Lou B.

    Prise de parole effectuée le 7 Mars 2026 sur le marché de Tulle par Lou, militante féministe et queer active au sein du Planning Familial, du Centre Alice Guy ainsi que du réseau SAFE

    Demain c’est le 8 mars, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Aujourd’hui, je n’ai pas envie de prendre la parole pour rappeler des chiffres, des faits, des situations qui illustrent toute la violence et les inégalités que subissent les femmes et les minorités de genre. Toute cette réalité est connue et documentée et le fait qu’un certain nombre de personnes les minimisent ou inventent des contre-récits ne m’appartient pas. Aujourd’hui j’ai envie de pousser un coup de gueule. Ça fait presque trois ans que j’habite à Tulle, que je m’y suis découverte militante, que je participe à des actions féministes et queer, que j’investis énormément de temps personnel pour sensibiliser les enfants et adolescents à la prévention des violences sexistes et sexuelles. Presque trois ans qu’on souligne à quel point mes prises de paroles sont bien écrites et bien exécutées. Presque trois ans que je suis sollicitée pour participer à des actions.

    En face de moi, je vois des gens qui m’écoutent, je vois des gens qui m’applaudissent. Et dans ces gens on trouve des hommes. Des mecs biens, qui votent à gauche, qui mangent bio et qui s’habillent dans des ressourceries. Des mecs qui m’adressent ensuite un sourire complice pour me signifier qu’ils trouvent ça bien ce que je fais.

    Metoo c’était en 2017. Le choc, la sidération. On ne savait pas. 9 ans plus tard, les affaires de féminicides sont toujours aussi récurrentes. L’affaire des viols de Mazan et les dossiers Epstein illustrent que le phénomène des violences faites aux femmes, aux minorités de genre et aux enfants, ce n’est pas du fait divers mais bien de l’organisation sociale.

    Récemment, sur les réseaux sociaux, le hashtag allmen est apparu, rapidement suivi du hashtag notallmen. Durs pour les mecs de sentir leurs comportements généralisés. “Après tout, je fais déjà la vaisselle et une lessive une fois par semaine, je fais ma part”.

    La vérité, c’est que quand on intervient en milieu scolaire pour de faire de la prévention sur les questions des violences sexuelles, on se rend compte que malheureusement les discours masculinistes ont réellement pris de l’essor et que nombreux sont les adolescents déjà intoxiqués par des imaginaires et des idéaux de domination basés sur le contrôle du corps de l’autre et la démonstration de force. On se rend compte que la misogynie, l’homophobie et la transphobie (et toutes formes de discriminations) sont encore terriblement enracinées dans les têtes et qu’il y a encore tout à faire pour limiter le plus possible la propagation de ces idées.

    Dans nos associations qui interviennent sur le terrain, combien est-ce qu’on trouve d’hommes parmi les bénévoles ? Aucun. Qu’est-ce que ça raconte ? Qu’en fait les hommes seraient uniquement dans de la posture mais qu’au fond, ils en auraient rien à battre de la question des violences sexistes et sexuelles ou bien qu’ils attendraient que ce soit aux femmes et aux minorités de genre de faire le boulot ? Et ça on le fait gratuitement l’immense majorité du temps. Ça ne sert à rien de pleurer sur la fascisation du pays si vous ne prenez pas votre part, si vous ne contribuez pas à créer un imaginaire masculin positif et enviable pour le transmettre ensuite aux enfants et aux adolescents.

    Qu’est-ce qui a changé depuis Metoo en 2017 ? Les féministes ont la parole. On nous donne la parole. Ici à Tulle, vous, les hommes, vous m’écoutez deux fois par an, vous m’adressez un sourire complice et vous m’applaudissez ; et vous vous dites que vous avez fait votre part du boulot. Mais au fond rien n’a changé.

    Nous, ce dont on a réellement besoin, ce n’est pas d’un sourire complice sur votre visage mais que vous preniez votre part. Que vous fassiez en sorte avec nous que le monde se construise plus sereinement, que vous fassiez en sorte que l’idéal de masculinité ne soit pas construit sur la violence, que vous fassiez en sorte que les jeunes garçons aient envie de devenir de bonnes personnes pour s’épanouir.

    Le féminisme concerne tout le monde. Aussi les hommes. Tout le monde aspire à ce que ses enfants vivent le plus sereinement possible, personne ne veut apprendre qu’un proche ou une proche ait été victime d’une agression sexuelle. Je rappelle malgré tout deux chiffres, en France on estime que 10% des enfants sont victimes d’inceste et on sait qu’environ 90% des agressions sexuelles sont commises par un ou une proche, un ami ou une amie, un collègue ou une collègue. Les personnes qui instrumentalisent cette question pour pointer du doigt les étrangers sont abjects, ces personnes n’en ont rien à faire des victimes et surtout elles ne cherchent absolument pas à endiguer cette masse sourde de violence continue. La bonne nouvelle, c’est qu’on a la main sur ça et qu’on peut agir. Mais pour que les choses deviennent concrètes et palpables, il ne faut plus se contenter de nous afficher un sourire et de nous tendre le micro deux fois par an. Il faut franchir les portes de nos associations, il faut vous former avec nous et il faut prendre part à l’action. Vous savez où nous trouver. Alors je n’ai plus qu’un mot à vous dire : bienvenue !

    L’audio des prises de parole du samedi 7 mars à Tulle

    Prise de parole de Caroline C.

    Caroline C. est cinéaste engagée, co-organisatrice du festival de cinéma “Changer la fin” à Tulle au mois de novembre.

    Juste rappeler avant de dire ce texte que notre féminisme n’a de sens que s’il est radicalement antiraciste, anti-impérialiste, anti-colonialiste (donc antisioniste), contre la guerre. Et qu’il doit finir de rompre (une fois pour toutes) avec le féminisme libéral blanc civilisationnel, dont le fémonationalisme identitaire type Némésis ou sioniste type Nous vivrons sont des avatars. Rappelons avec fermeté que c’est l’aveuglement ou les angles morts de certaines qui en ont rendu possible la création et le déploiement. À l’heure du renouveau fasciste généralisé la déconstruction de nos biais blancs coloniaux n’est donc clairement plus une option et doit s’accentuer dans nos groupes militants.

    Ne rien lâcher. Ne rien céder. Notre féminisme est et restera antifasciste !

    Je me fais le relai de la voix de Louisa Yousfi donc (autrice et militante décoloniale, fervente soutien du peuple palestinien), dans ce texte qui date de ce jeudi 5 mars :

    “Un beau jour, l’histoire nous donnera raison. Ce jour-là sera merveilleux pour des raisons très nobles : la Palestine sera libre, l’impérialisme américain aura été démantelé, l’Europe aura achevé son travail de décolonisation, et le sionisme ne sera plus que le nom d’une infamie reléguée dans les livres d’histoire. Mais il y aura aussi, des raisons plus petites, mesquines : nous repenserons à tous ceux qui ne nous croyaient pas, qui se montraient sceptiques devant nos convictions et nos luttes, qui ne voyaient pas l’évidence que nous voyions alors, qui trouvaient toujours matière à compliquer, à nuancer. On se souviendra de ces conversations où l’on nous disait, d’un ton raisonnable : “mais si la Palestine est libérée, les Palestiniens se vengeront des Juifs d’Israël ; ce serait une tragédie pour les Israéliens”… Et la belle âme ajoutait, avec une compassion étudiée : “je veux dire, je pourrais comprendre…”. Nous répondions alors que penser cela, c’était supposer que les Palestiniens haïssent les Israéliens par nature, alors qu’ils haïssent surtout les colons qu’ils sont et la domination qui leur est imposée ; que l’histoire, lorsqu’on prend la peine de la regarder, montre plutôt que les peuples libérés savent faire preuve d’une miséricorde étonnante envers leurs anciens maîtres ; que les Français d’Algérie « massivement renvoyés dans des cercueils » n’étaient qu’un mythe raciste. Nous nous souviendrons de la manière dont nous continuions, malgré tout, à discuter calmement avec ces gens qui n’ont jamais vraiment imaginé que nous puissions être autre chose qu’une force de vengeance, une énergie destructrice tapie dans l’ombre. Des gens incapables de faire confiance à l’humanité des peuples du Sud, des Arabes, des musulmans. Des gens qui, à force de prudence morale, finissaient par expliquer que la tragédie devait continuer, parce qu’Israël était allé trop loin pour reculer sans payer un prix trop élevé. On se souviendra de ces moments où l’on se trouvait à deux doigts de comprendre que la personne en face de nous, très à gauche, très sensible, très raffinée, était en train de défendre, sans même s’en rendre compte, l’idée qu’il faudrait bien, d’une manière ou d’une autre, finir le travail. Une personne délicate soudainement transformée en monstre délicat, ce monstre que tu connais n’est-ce pas, hypocrite lecteur, hypocrite lectrice, qui me lit à présent et se demande si c’est bien de toi qu’il s’agit. Sache que si la question te traverse, c’est que tu connais déjà la réponse.

    Au moment d’y repenser, sache toutefois que ce qui me reviendra avec le plus de dégoût, ce sera ma propre tenue dans ces conversations. Je me souviendrai de la manière dont j’ai refusé de te tendre le miroir de ce que tu disais vraiment. De la manière dont j’ai accepté de rester sur ton terrain, de faire semblant de croire à ses lois. Comme j’ai dit des choses prudentes et modérées. J’ai dit que, par exemple, on ne pouvait tout de même pas empêcher la libération d’un peuple qui était, factuellement, ici et maintenant, soumis à une entreprise d’anéantissement, simplement parce que, dans un futur imaginaire, ce peuple pourrait un jour vouloir se venger de ceux qui l’avaient détruit. J’ai parlé ainsi, comme si nous étions engagés dans un dialogue réel. Alors qu’en vérité une seule chose me traversait : l’impossibilité même de ce dialogue. L’abîme irréductible entre nous. Au fond, ce que tu ne comprenais pas, et que peut-être tu ne comprendras jamais, c’est que pour nous la Palestine n’attend pas d’être libérée comme on attend un verdict de l’histoire ou la réparation tardive d’une injustice. Elle ne dépend ni du calendrier des puissances ni du jugement des tribunaux du monde. Car, dans l’ordre où nous nous tenons, la Palestine est déjà libre. Libre selon une vérité que ce monde n’a jamais appris à reconnaître. Elle existe déjà dans une autre mesure du réel, dans une cosmologie où les peuples ne sont pas définis par la violence qu’ils subissent mais par la fidélité avec laquelle ils demeurent. C’est là que la Palestine tient déjà. Ce qui doit encore advenir, ce n’est pas sa libération. C’est seulement l’instant où ce monde-ci sera forcé de voir ce qui est déjà là. Et où toi, oui toi, tu comprendras trop tard que tu as passé tout ce temps à discuter l’existence même d’une chose qui, pendant que tu argumentais, persistait tranquillement sans toi.”

  • Documentaire “Les Soulèvements de la Terre” à Tulle / Egletons /

    Documentaire “Les Soulèvements de la Terre” à Tulle / Egletons /

    Synopsis : Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique.

    Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.

    👊🔥*Dimanche 8 mars à 20h45 au Véo de Tulle (autres séances prévues les 5, 6 et 9 mars) – SEANCE suivie d’une discussion dans le hall avec le public.

    👊🔥*Lundi 9 mars à 20h au cinéma L’Esplanade à Égletons (séance suivie d’un débat en présence des SDLT 19)

  • Pré-commandes du livre de Marceau Bourdarias

    Pré-commandes du livre de Marceau Bourdarias

    Notre ami corrézien Marceau Bourdarias transpose son profus et long parcours d’architecte du vivant en livre.

    Précommandez maintenant pour bénéficier du prix de souscription ainsi que des frais de port offerts en France métropolitaine et à tarif préférentiel en Europe.

    Précommande – expédition prévue à partir de mai 2026

    En commandant maintenant vous réservez votre exemplaire.
    Les livres seront expédiés dès réception de l’impression.

    Quand Architecture et physiologie guident le sécateur

    Un ouvrage technique de 508 pages, richement illustré de schémas analytiques, photographies de terrain et aquarelles.

    En replaçant la vigne dans son caractère fondamental de liane, ce livre propose une lecture approfondie de son fonctionnement et des réponses qu’elle apporte aux gestes de taille.

    Les itinéraires agronomiques qui en découlent offrent des repères solides pour construire des architectures de ceps durables, homogènes et productives.

  • Vérification d’âge en ligne : le basculement vers une vérification d’identité

    Vérification d’âge en ligne : le basculement vers une vérification d’identité

    Tout est parti d’un épisode devenu banal : un compte sur un réseau social se retrouve soudain bloqué tant que son titulaire n’a pas “prouvé son âge”. Présentée comme une procédure de routine et de protection des mineurs, cette demande ouvre en réalité une question beaucoup plus large : sommes-nous en train de transformer l’accès à internet en un accès sous contrôle d’identité ?

    De “l’âge” à “l’identité” : l’angle mort du débat

    La mécanique est simple : pour continuer à consulter, publier ou interagir, il faut désormais scanner un visage ou transmettre une pièce d’identité. Or, ce qui est appelé “vérification d’âge” ressemble, dans les faits, à une vérification d’identité.

    Car vérifier l’âge ne nécessite pas, techniquement, de connaître un nom, une adresse, un visage biométrique. L’objectif initial est binaire : majeur ou mineur. Pourquoi exiger bien plus que cette information ? Pourquoi imposer des dispositifs qui lient l’existence numérique à l’identité civile, alors même qu’on a longtemps expliqué aux internautes de ne jamais exposer leur identité réelle en ligne ?

    Une intrusion massive au nom d’un objectif limité

    Le point le plus dérangeant n’est pas seulement le principe, mais l’ampleur : ces mesures finissent par concerner tout le monde, pas uniquement les jeunes. Et elles reposent sur des méthodes intrusives :

    • scan facial (biométrie)
    • pièce d’identité transmise à un prestataire tiers

    Avec les outils modernes de reconnaissance faciale, lier un individu à son identité devient facile dès lors que le visage est “enregistré” comme preuve d’accès. On déplace donc la discussion : il ne s’agit plus d’empêcher un mineur de voir un contenu, mais d’habituer des populations entières à présenter leurs papiers (ou leur biométrie) pour des actes ordinaires : lire, regarder, commenter, partager.

    Stockage, prestataires tiers et dérives d’usage

    Autre point critique : ces vérifications passent souvent par des tiers. Les utilisateurs remettent des informations extrêmement personnelles à des entités qu’ils connaissent mal, avec une promesse de conservation “limitée”. Sauf qu’en pratique, qui garantit réellement la finalité ? Qui garantit que la durée n’évoluera pas ? Qui garantit que les données ne seront pas réutilisées, recoupées, revendues, ou exploitées à d’autres fins ?

    Ce n’est pas de la science-fiction : dès lors qu’un identifiant biométrique ou un document officiel existe dans un circuit industriel, la tentation du “glissement” est structurelle : on collecte pour A (l’âge) et l’on réutilise pour B (profilage, scoring, recoupement avec des données financières, etc.). Le risque n’est pas un “grand complot”, c’est une pente technico-économique : ce qui est possible finit par être fait, parce que c’est rentable, pratique, ou politiquement utile.

    Une société de surveillance douce : l’effet panoptique

    Le cœur du problème est culturel : on construit une société où il faut demander la permission.

    C’est le principe du panoptique : quand on se sait potentiellement observable, on ajuste son comportement. Une identité attachée à chaque accès et chaque prise de parole produit un effet direct : autocensure, prudence excessive, retrait du débat public. Et cela touche particulièrement :

    • journalistes
    • lanceurs d’alerte
    • opposants et dissidents politiques
    • personnes exposées à des pressions (milieu professionnel, familial, communautaire)

    Un internet qui avait ouvert des espaces d’expression se transforme alors en internet “domestiqué”, où la parole existe moins “par défaut”, et plus “sous condition”.

    “Protéger les mineurs” : une efficacité contestable

    Même en restant sur l’objectif affiché (protéger les jeunes), le dispositif pose problème.

    1. Contournement technique : VPN, astuces, outils, détournements. Les jeunes s’adaptent vite.
    2. Déplacement des usages : lorsqu’une plateforme est restreinte, d’autres apparaissent, ou les pratiques migrent.
    3. Risque de radicalisation des espaces : à force de fermer des canaux “grand public”, on pousse vers des zones plus opaques, moins modérées, moins protectrices.

    La conséquence paradoxale est possible : au lieu de protéger, on déporte les usages vers des endroits où les risques sont plus grands. Et pendant ce temps, on impose aux adultes une collecte d’identité généralisée.

    Contenus floutés : le périmètre s’élargit

    On constate aussi des effets collatéraux : au nom de la protection, des contenus peuvent être rendus inaccessibles alors qu’ils dépassent largement le cadre initial (culture, histoire, prévention, discussions d’entraide sur des sujets sensibles, etc.). Ce glissement est dangereux : la frontière entre “protéger” et “normaliser” devient floue, et l’outil de “vérification” se double d’un outil de filtrage dont le périmètre peut s’étendre.

    Le VPN, “échappatoire” fragile

    Pour l’instant, certains contournent en se localisant hors des zones d’application via des VPN. Mais cette échappatoire est fragile : les États savent que ce contournement existe et peuvent chercher à le limiter, tandis que les plateformes peuvent, de leur côté, dégrader volontairement le trafic VPN (CAPTCHA en boucle, suspicion d’automatisation, blocages).

    Autrement dit : même les solutions de protection et de confidentialité, utilisées aussi par les entreprises et les journalistes, pourraient se retrouver ciblées au nom du contrôle.

    L’enjeu réel : lier le monde virtuel au monde réel

    Le véritable basculement est là : lier l’identité numérique à l’identité civile.

    Or, plus on connaît les individus, plus ils deviennent prédictibles : ciblage marketing, influence, manipulation, pressions, intimidation. Les tendances et opinions deviennent observables, quantifiables, pilotables. Il ne s’agit pas seulement de “données”, mais d’un changement de régime : d’une société où l’on peut circuler et s’exprimer anonymement, vers une société où l’on doit s’identifier pour accéder aux espaces de conversation.

    Quelles alternatives ?

    Si la protection des jeunes est l’objectif sincère, il existe des voies plus proportionnées et plus efficaces :

    • éducation et sensibilisation aux risques
    • outils parentaux de contrôle et de limitation
    • environnements dédiés (contenus adaptés, comptes enfants)
    • application des lois existantes contre harcèlement, menaces, contenus illégaux

    Le verrouillage par l’identité est une réponse lourde, politiquement tentante, mais techniquement contestable et socialement risquée. À court terme, il donne l’illusion du contrôle. À long terme, il installe une norme : l’accès sous identité, et la surveillance comme condition de la vie numérique.

  • “ELLES”, Femmes d’Argentat, MARS 26

    “ELLES”, Femmes d’Argentat, MARS 26

    Du 27 février au 31 mars, l’association Argentat Animation propose “Elles, femmes d’Argentat” : tournoi de rugby coûte touché, exposition, animation musicale, journée d’échange et de partage sur les droits de la femme, séances de cinéma, débat.

    Exposition « Elle, d’Argentat à l’oeuvre »

    Les femmes qui réalisent tous types de création (céramique, textile, dessin…), sont invitées à exposer la galerie Pierre Zand. Dépôt et installation des œuvres samedi 28 février de 9h à 12h Exposition présente tout au long du mois de mars.

    Tournoi de rugby ouché

    Organisé par les Kaina Ducoulobre.
    Renseignement et réservation 07 62 99 80 00, 06 50 05 53 99.
    Samedi 28 février à partir de 13h30 au stade Marcel Celle

    Jeux : derrière lui, une femme célèbre.

    Un visage, une photo : mais quelle femme célèbre est associé à cet homme ?

    Bulletin de participation disponible dans les commerces d’Argentat sur Dordogne point du mardi 3 au jeudi 26 mars. Tirage au sort des gagnants le 27 mars nouvelle ligne exposition : regards croisé Pierre Zand et Laure Hélène bourgeois.
    Samedi 7 mars de 10h à 18h à l’atelier corps en tête

    Elles d’Argentat « une journée pour les droits des femmes

    Table ronde sur la lutte pour les droits des femmes en xaintrie

    Lecture de texte féministe, nouvelle ligne atelier d’enregistrement de témoignage et de message personnel.
    3 instants musicaux avec la chorale agent dacquoise les polissonnes,
    Marie Auger et sa harpe,
    ainsi que Hadag Nan chante les chants de femmes à travers le monde
    Dimanche 8 mars à partir de 14h : salle saint-angel

    Cinéma unipop : femmes et histoire aux états-unis

    Par Virginie Adan : film : free Angela de Sola Lynch
    Tarif séance normal
    Lundi 8 mars à 18h30 cinéma Le turenne-payant

    Exposition avec une inauguration et un apéro conférence

    Anne Bonnie et Marie Read, entre traces fragile et starrification internationale
    avec Lucie card exposition annuaire du 21 mars au 28 juin-inauguration samedi 21 mars à 11h
    Conférence en présence de Lucy Card samedi 21 mars à 18h librairie Bonnie and Read

    Quiz les droits de la femme

    Testez vos connaissances sur les droits de la femme
    Vendredi 27 mars à 18h30 nouvelle ligne librairie bonniedride nouvelle ligne

    Prochainement David Dufresne vient parler de sa grand-mère Françoise d”Eaubonne, descendante de corsaire et pionnière de l’éco féminisme, personne exceptionnelle, indépendante, originale, imaginative qu’il raconte dans son dernier livre.
    Séance de dédicace samedi 6 juin librairie Bonnie and Read

  • Nathalie Naulet (RAF & Forêts en Vie) : recréer des communs forestiers en Limousin

    Nathalie Naulet (RAF & Forêts en Vie) : recréer des communs forestiers en Limousin

    Réseau pour les Alternatives Forestières – Forêts en Vie – (vidéo en fin d’article)

    Dans cet entretien approfondi, Nathalie Naullet, salariée du Réseau pour les Alternatives Forestières (RAF) et coordinatrice du fonds de dotation Forêts en Vie, nous ouvre les portes d’un mouvement citoyen qui agit concrètement pour transformer notre rapport à la forêt.

    À travers son expérience de forestière — plus de dix ans à l’ONF — et son engagement actuel, elle décrypte les mutations profondes de la gestion forestière en France, les enjeux du morcellement foncier, et la montée en puissance d’un modèle industriel qui réduit trop souvent la forêt à un simple « champ d’arbres ».

    Acquérir la forêt pour la rendre au commun

    Forêts en Vie est un fonds de dotation citoyen à but non lucratif. Sa mission : acquérir des parcelles forestières par dons ou donations afin de les mettre à disposition d’associations locales porteuses d’alternatives forestières.

    L’objectif est clair :

    • recréer des communs forestiers,
    • relocaliser la filière bois,
    • permettre aux habitants de se réapproprier leur environnement,
    • garantir une gestion écologique et sociale sur le long terme.

    En Corrèze, deux forêts ont déjà été acquises et confiées à des associations locales :

    • une forêt mise à disposition d’une école de charpente traditionnelle (avec une attention particulière à la formation des femmes),
    • une autre portée par une association villageoise développant des activités pédagogiques et de sensibilisation.

    Ces expériences incarnent une conviction forte : la forêt n’est pas qu’une ressource, elle est un écosystème vivant et un bien commun.

    Le morcellement forestier : un défi majeur

    La forêt française est privée à 75 % et extrêmement fragmentée : plus de 3,5 millions de propriétaires, dont la majorité possède moins d’un hectare. Ce morcellement rend la gestion collective complexe et renforce la vulnérabilité face aux logiques industrielles.

    Forêts en Vie pose donc un cadre clair : les acquisitions sont pensées en lien avec des projets locaux portés par des collectifs constitués. Ce n’est pas la forêt seule qui guide l’action, mais le projet de territoire.

    Le bail forestier solidaire et écologique

    Parmi les outils développés : le bail forestier solidaire et écologique, accessible à tout propriétaire (public ou privé).

    Ce bail permet :

    • de rester propriétaire,
    • de confier la gestion à des porteurs d’alternatives forestières,
    • d’encadrer la gestion par un cahier des clauses environnementales et sociales exigeant.

    Respect du sol, préservation des micro-habitats, juste rémunération des intervenants : la forêt est abordée comme un écosystème global, et non comme un simple stock de bois.

    Coupes rases, plantations, désinformation

    Nathalie Naullet alerte sur une tendance lourde : la généralisation des coupes rases et des plantations monospécifiques présentées comme réponse au changement climatique.

    Elle rappelle un point fondamental :
    la forêt est d’abord un sol vivant.

    Mettre brutalement un sol forestier en pleine lumière, arracher les souches, replanter en monoculture — ce sont des pratiques qui fragilisent profondément l’écosystème. Les taux d’échec des plantations, souvent passés sous silence, en témoignent.

    Face à l’incertitude climatique, la seule certitude scientifique solide reste la diversité, facteur clé de résilience.

    Carte des alternatives forestières en France

    Reconstruire une filière bois locale

    L’entretien aborde également la question cruciale des filières courtes. Recréer une économie locale du bois — bûcherons, débardeurs, scieries mobiles, artisans — est possible. Des expériences concrètes, en Limousin comme en Ardèche, montrent qu’une filière à taille humaine peut fonctionner.

    La difficulté n’est pas technique : elle est financière et organisationnelle. Il faut du temps pour qu’une filière s’auto-alimente et atteigne une masse critique.

    Mais c’est vers cette relocalisation que tend le RAF : faire que le bois d’un territoire serve d’abord à ce territoire.

    Une dynamique citoyenne en plein essor

    Deux événements ont accéléré la mobilisation :

    • le documentaire Le Temps des forêts de François-Xavier Drouet,
    • et la période du confinement, durant laquelle de nombreuses coupes ont été réalisées à l’abri des regards.

    Depuis, les collectifs citoyens se multiplient. Cafés-forêts, ciné-débats, mobilisations locales : une prise de conscience est à l’œuvre.

    Pétition en ligne contre les coupes rases

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/il-faut-une-loi-d-urgence-pour-des-forets-vivantes?partner=reseau-foret-limousine

  • Citoyliens arrive sur Mastodon

    Citoyliens arrive sur Mastodon

    Pour une présence numérique plus libre, plus coopérative, plus cohérente

    Il existe des moments où un choix numérique dépasse la simple ouverture d’un compte supplémentaire. L’arrivée de Citoyliens sur Mastodon fait partie de ces moments. Ce n’est pas seulement un canal de diffusion en plus. C’est une cohérence.

    Un réseau social d’un autre type

    Créé en 2016 par Eugen Rochko, Mastodon repose sur un principe simple mais profondément différent : la décentralisation. Contrairement aux plateformes dominantes :

    • il n’y a pas d’algorithme commercial qui hiérarchise artificiellement la visibilité,
    • pas de modèle fondé sur la publicité ciblée,
    • pas de captation systématique des données personnelles.

    Mastodon appartient à un ensemble plus vaste appelé le Fediverse : un réseau de plateformes interconnectées fonctionnant sur des protocoles ouverts.
    Chaque serveur (appelé instance) est autonome, mais peut dialoguer avec les autres.

    Ce modèle repose sur une idée forte : le réseau ne répond pas à une intention économique, c’est un écosystème d’humains

    Une continuité logique pour Citoyliens

    Depuis sa création, Citoyliens s’est construit comme une plateforme de publication en commun :

    • mise en visibilité des initiatives locales,
    • valorisation des démarches constructives,
    • faire passerelle entre thématiques, générations, canaux
    • exploration d’une dimension collaborative proche du modèle wiki.

    Notre réflexion sur les communs numériques, sur la gouvernance ouverte et sur la sobriété technologique trouve ici un prolongement naturel. Être présent sur Mastodon, nous permet d’affirmer qu’un autre modèle est possible.

    https://mastodon.social/@citoyliens

    Sortir du bruit, retrouver le dialogue

    Le paysage numérique actuel favorise souvent :

    • la polarisation,
    • la viralité émotionnelle,
    • la compétition pour l’attention.

    De part sa définition, Mastodon fonctionne tout à fait autrement. La chronologie y est simple. Les échanges y sont souvent plus argumentés. Les communautés s’y construisent par affinité et non par optimisation algorithmique. Pour une plateforme associative comme Citoyliens qui cherche à relier plutôt qu’à diviser, cet environnement est particulièrement propice.

    Vers un écosystème numérique plus aligné

    La transition écologique ne concerne pas seulement l’énergie ou l’agriculture.
    Elle concerne aussi nos infrastructures numériques. Choisir un réseau libre et fédéré, c’est :

    • soutenir un modèle open-source,
    • contribuer à une gouvernance distribuée,
    • participer à une culture de la coopération plutôt que de la captation.

    Pour Citoyliens, il ne s’agit pas d’un effet de mode. Il s’agit d’un pas supplémentaire vers une cohérence entre nos valeurs — coopération, engagement, mise en commun — et nos outils.
    Dans un contexte où la question de la souveraineté technologique devient centrale, ce choix s’inscrit dans une vision de long terme.

    Invitation

    Nous invitons nos lecteurs, partenaires et acteurs de Corrèze et alentours à nous rejoindre sur Mastodon, à découvrir cet espace, à expérimenter ce fonctionnement différent.