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  • Citoyliens arrive sur Mastodon

    Citoyliens arrive sur Mastodon

    Pour une présence numérique plus libre, plus coopérative, plus cohérente

    Il existe des moments où un choix numérique dépasse la simple ouverture d’un compte supplémentaire. L’arrivée de Citoyliens sur Mastodon fait partie de ces moments. Ce n’est pas seulement un canal de diffusion en plus. C’est une cohérence.

    Un réseau social d’un autre type

    Créé en 2016 par Eugen Rochko, Mastodon repose sur un principe simple mais profondément différent : la décentralisation. Contrairement aux plateformes dominantes :

    • il n’y a pas d’algorithme commercial qui hiérarchise artificiellement la visibilité,
    • pas de modèle fondé sur la publicité ciblée,
    • pas de captation systématique des données personnelles.

    Mastodon appartient à un ensemble plus vaste appelé le Fediverse : un réseau de plateformes interconnectées fonctionnant sur des protocoles ouverts.
    Chaque serveur (appelé instance) est autonome, mais peut dialoguer avec les autres.

    Ce modèle repose sur une idée forte : le réseau ne répond pas à une intention économique, c’est un écosystème d’humains

    Une continuité logique pour Citoyliens

    Depuis sa création, Citoyliens s’est construit comme une plateforme de publication en commun :

    • mise en visibilité des initiatives locales,
    • valorisation des démarches constructives,
    • faire passerelle entre thématiques, générations, canaux
    • exploration d’une dimension collaborative proche du modèle wiki.

    Notre réflexion sur les communs numériques, sur la gouvernance ouverte et sur la sobriété technologique trouve ici un prolongement naturel. Être présent sur Mastodon, nous permet d’affirmer qu’un autre modèle est possible.

    https://mastodon.social/@citoyliens

    Sortir du bruit, retrouver le dialogue

    Le paysage numérique actuel favorise souvent :

    • la polarisation,
    • la viralité émotionnelle,
    • la compétition pour l’attention.

    De part sa définition, Mastodon fonctionne tout à fait autrement. La chronologie y est simple. Les échanges y sont souvent plus argumentés. Les communautés s’y construisent par affinité et non par optimisation algorithmique. Pour une plateforme associative comme Citoyliens qui cherche à relier plutôt qu’à diviser, cet environnement est particulièrement propice.

    Vers un écosystème numérique plus aligné

    La transition écologique ne concerne pas seulement l’énergie ou l’agriculture.
    Elle concerne aussi nos infrastructures numériques. Choisir un réseau libre et fédéré, c’est :

    • soutenir un modèle open-source,
    • contribuer à une gouvernance distribuée,
    • participer à une culture de la coopération plutôt que de la captation.

    Pour Citoyliens, il ne s’agit pas d’un effet de mode. Il s’agit d’un pas supplémentaire vers une cohérence entre nos valeurs — coopération, engagement, mise en commun — et nos outils.
    Dans un contexte où la question de la souveraineté technologique devient centrale, ce choix s’inscrit dans une vision de long terme.

    Invitation

    Nous invitons nos lecteurs, partenaires et acteurs de Corrèze et alentours à nous rejoindre sur Mastodon, à découvrir cet espace, à expérimenter ce fonctionnement différent.

  • Financement participatif et citoyen pour l’Ecolieu de Rhodes

    Financement participatif et citoyen pour l’Ecolieu de Rhodes

    Bonjour à toutes et à tous,

    Déjà neuf ans que notre projet collectif s’enracine à Rhodes (Branceilles, en Corrèze) ; neuf années durant lesquelles nous nous sommes croisé.es autour de fêtes, d’événements « forestiers », de concerts, de chantiers participatifs et bien d’autres moments de partage…
    Aujourd’hui, pour se pérenniser et continuer à se déployer, l’écolieu de Rhodes lance un appel à contributions : nous vous invitons à lire la plaquette ci-jointe, concoctée avec soin, dans laquelle nous vous en expliquons l’essentiel !

    Et en images suivant ce lien : https://album.zaclys.com/Evolutions-a-lecolieu-de-Rhodes,a75,115766

    Et si le projet et ses multiples facettes vous intéressent, nous vous proposons de :

    Nous contacter pour en savoir davantage sur notre vision du lieu, l’enrichir de la vôtre, et aussi échanger sur nos manières de « faire ensemble » dans ce projet : notre histoire, notre fonctionnement actuel, mais aussi nos projections futures ici, avec vous (activités agricoles, rénovation et création de logements, modèle de financement, vie artistique et culturelle…)

    Nous aider financièrement à travers un prêt et/ou un don. Pour les dons, c’est possible par ici : https://www.helloasso.com/associations/la-chaloupe-ecolieu-de-rhodes.
    Pour les prêts, contactez-nous à lachaloupe@zaclys.net ou par courrier, nous prendrons le temps d’échanger et de vous présenter un cadre adapté à l’aide que vous nous apporterez.

    Relayer ce message aux personnes de votre connaissance afin de participer à cet élan !

    Merci de votre soutien, à très vite
    Alice, Cyrielle, Mathieu, Marieke, Atis, Greg et Iris.

  • Prolongation de dates d’entretien de haies par syndicats agri = réponse LPO

    Prolongation de dates d’entretien de haies par syndicats agri = réponse LPO

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    À Aixe-Sur-Vienne, le 19 février 2026

    Objet : La LPO Limousin déplore que les demandes de prolongation des dates d’entretien des haies deviennent l’usage !

    Dans la Politique Agricole Commune (PAC), au titre de la conditionnalité des aides (BCAE 8), les agriculteurs bénéficiaires des aides européennes, c’est -à-dire presque l’ensemble d’entre eux, ont l’interdiction de tailler les haies et les arbres du 16 mars au 15 août sous peine de pénalités financières. Cette interdiction vise simplement à préserver les espèces sauvages , notamment les oiseaux durant leur période de nidification, comme rappelé dans le dernier alinéa de l’ Article D. 614- 52 du Code rural et de la pêche maritime .

    Par ailleurs, la PAC ne prévoit pas de pénalisation financière en cas de non -entretien des haies, ces dernières pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres de large au pied. La LPO Limousin, se demande si une absence d’entretien pour une année est vraiment dommageable pour les exploitations agricoles. De plus, un système de demande de dérogations individuelles existe déjà, et permet de faire face aux situations localisées et aux cas particuliers qui justifieraient un report de date limite.

    En 2024, le territoire national avait été touché par de fortes intempéries durant tout l’hiver, ayant entrainé une impossibilité d’accès aux parcelles par les agriculteurs, notamment pour les travaux d’entretien des haies. A la suite de cela, une procédure de force majeure généralisée sur l’ensemble des territoires touchés avait alors permis aux agriculteurs d’effectuer les entretiens des ligneux jusqu’au 15 avril dans les parcelles concernées par les cartographies arrêtées par les DDT, sans demande de déro gation individuelle.

    Depuis, en 2025 et en 2026, des syndicats agricoles (FDSEA, JA et Coordination Rurale) demandent des dérogations collectives préfectorales pour repousser la date limite d’entretien des haies, justifiant cette demande par les hivers pluvieux. L’année dernière, en 2025, les demandes n’ont pas abouti favorablement, sauf en Creuse où les agriculteurs ont pu entretenir leurs haies jusqu’au 31 mars. Les raisons évoquées par les services de l’Etat pour justifier le refus étant que la pluviométrie sur la période concernée ne présentait pas un caractère exceptionnel sur l’ensemble du territoire. Les conditions exceptionnelles d’intempéries de 2024 ne peuvent pas motiver des demandes de reports généralisées chaque année.

    La LPO Limousin déplore que ces demandes de dérogations deviennent l’usage.

    Cette année, les FDSEA 19 et 23 demandent une dérogation d’un mois, soit jusqu’au 15 avril comme les années précédentes. En Haute -Vienne, la demande des syndicats (FDSEA 87 et Coordination rurale 87) s’étend jusqu’au 1er mai : une date limite demandée de plus en plus tardive d’année en année !

    Depuis le 15 août 2025, date de début d’autorisation d’entretien des haies, la pluviométrie n’a pas été excédentaire et exceptionnelle de manière continue en Limousin. Par exemple, les mois de septembre, décembre et janvier ont été dans les normales voire fortement déficitaires (source : Bulletins mensuels de Situation Hydrologique en Nouvelle -Aquitaine )

    Entretenir les haies après le 15 mars est absolument délétère pour beaucoup d’espèces animales. La période de reproduction commence à partir de fin février/début mars pour certaines, et mi-mars pour la majorité. Dans le cadre des dérogations obtenues les années précédentes, il était demandé aux agriculteurs de faire cet entretien en évitant la destr uction des nids d’espèces protégées, afin de respecter la loi (Article L.411 -1 du Code de l’Environnement). Dans la réalité des faits, il est impossible de faire du cas par cas dans le cadre d’un entretien majoritairement fait à l’épareuse. Eviter les nids de Chardonnerets élégants ou de Tariers pâtres, ou même différencier le nid d’une espèce protégée d’une qui ne l’est pas, parait inapplicable. De toutes façons, tous les petits oiseaux des haies sont protégés à cette période de l’année.

    Ainsi, la seule solution pour éviter la destruction de nids d’espèces protégées est d’appliquer la réglementation initiale de non-intervention à partir du 15 mars.

    Un rapport de la LPO France , publié le 18 février 2026 montre que les espèces d’oiseaux spécialistes des milieux agricoles sont celles qui déclinent le plus lourdement. Si les populations d’oiseaux, toutes espèces confondues, déclinent de 18%, les espèces des milieux agricoles voient leurs effectifs diminuer de 32% (tendances 2001 -2025). Les raisons évoquées sont notamment l’augmentation de 7% de l’utilisation de pesticides entre 2009 et 2023, la disparition de 70% des linéaires de haies depuis 1945 ou encore la perte de 50% des zones humides entre 1960 et 1990. La disparition des haies n’est pas seulement due à l’arrachage, c’est également du fait d’un entretien inadapté à la santé de l’arbre et de ses habitants.

    Une haie en bon état de fonctionnement écologique rempli de nombreuses fonctions agronomiques : effet brise -vent, rétention de l’eau, diminution de l’érosion des sols, lieu de vie pour nombre d’espèces auxiliaires de l’agriculture, etc. La haie, en bon état, participe à rendre les exploitations agricoles plus résilientes face aux aléas climatiques , notamment lors de périodes de fortes précipitations.

    C’est bien pour cela que cet hiver encore, et depuis plusieurs années, la LPO Limousin accompagne des agriculteurs volontaires à planter des haies !

    A la suite de la demande de report de la date limite de taille des haies faite par des syndicats agricoles (FDSEA et Coordination rurale) en Corrèze, Creuse et Haute -Vienne, la LPO Limousin s’engage de son côté à demander aux oiseaux, aux lièvres, aux lézards et à tous les animaux des haies de bien vouloir différer leurs projets de reproduction de quelques semaines afin de permettre la poursuite de la destruction du bocage jusqu’au 1e mai 2026.

    Contacts : limousin@lpo.fr

  • France-inter / Carnets de campagne

    France-inter / Carnets de campagne

    Citoyliens a été chroniqué sur Carnet de campagne”, l’émission de 13h de France-inter animée par Barbat. Trois carnets de campagne étaient consacrés à la Corrèze ce mois de Février 2026.

    Citoyliens a eu droit à une minute de description. Nous ne ferons pas les aigris et nous célébrons ce coup de pouce de visibilité d’échelle nationale !

    Voici le podcast (RV à 14 minutes) :

  • La Trousse corrézienne sort son n°56

    La Trousse corrézienne sort son n°56

    L’info qui énerve !
    Les journaux locaux et indépendants sanctionnés : après La Trousse, IPNS

    Le Haut Conseil à la vie associative se saisit de la question des entraves aux libertés associatives

    Habiter vieux en Corrèze

    Affaire des sabotages anti-tech en Limousin : un procès en 2026

    Coupe de France de simulation à Limoges

    Entre Limoges et Poitiers :
la mini autoroute la plus chère de France1

    Accueil des personnes immigrées :
Argentat, un exemple qui devient problématique

    Résister, exister : la suite qu’on n’attendait pas

    L’Hôtel de la Poste à Saint-Privat

     

    L'agrivoltaïsme : y voir clair à l’ombre des panneaux
    Tournée générale des petites scieries
    L’égalité filles-garçons : mais encore ?
    Glycine, quand tu nous tiens
    Averse de lumières rouge, verte, noire et blanche
    Inclure pour ne plus exclure ?

    Disponibles dans les lieux
    de vente de journaux, magasins et autres endroits sympathiques…

  • Quels sont les sujets fréquemment traités dans Citoyliens ?

    Quels sont les sujets fréquemment traités dans Citoyliens ?

    8 ans de publications Citoyliens, quelles tendances, quel symboles ? image ?

    Depuis sa création, notre plateforme web Citoyliens fonctionne comme un agenda-média participatif : associations, collectifs, bénévoles et citoyens y publient leurs événements, leurs propositions et leurs analyses.

    A l’occasion de notre assemblée générale du 17 janvier 2026, il nous a semblé utile de procéder à l”exercice assez ludique de lancer cinquante recherches de mots décrivant l’éventail des7 thématiques Citoyliens : éducation, écologie, droits, solidarité, info indépendante, alternatives et circuits-courts …

    Voici les résultats de ce sondage/analyse de nos milliers d’événements et articles et pages publiés en 8 ans.

    Le résultat raconte une histoire — et surtout une culture collective.

    Tableau des mots clefs et fréquence d’utilisation (nombre de publications)

    Atelier = 820Nature = 710Débat = BIO = 480
    Conférence = Gratuit = 450Vélo = Ciné = 430Santé = 320
    Sauvage / Biodiversité = 270Forêt = 260Climat = Arbre = élu = 220
    Solidarité = Mairie = 180Battement d’Ailes = 160Éducation = 140
    Alternatives = 140Manifestation = 130Oiseaux = LPO = 120
    Protégé = 110Peuple et Culture = 110Pétition = Permaculture = 100
    Financement = 80Syndicat = indépendant = 70Démocratie = 70
    Mobilité = 40Amnesty = 50Rivière = 50
    Migrants = 40Loup = 40Agrivoltaique = 30
    Féminisme = 20LGBTQ = 20Tiny = 20

    Un contenu d’abord tourné vers le “faire ensemble” (et non la polémique)

    Les mots les plus présents ne sont pas “crise”, “scandale” ou “conflit”. Ce sont :

    • Atelier (820), Nature (710), Débat (480), Conférence (450), Vélo / Ciné (430), Santé (320), Biodiversité / Forêt / Climat (220-270)

    Autrement dit : on annonce ce que les gens font ensemble.

    On parle de rencontres, de transmission, d’apprentissage, d’expériences concrètes.
    La plateforme reflète une réalité simple : la vie associative locale repose d’abord sur la pratique collective — réparer, apprendre, comprendre, expérimenter — bien plus que sur l’opinion pure.

    👉 Ce n’est pas un média de commentaires : c’est un média d’initiatives.

    Des thématiques vécues et non abstraites

    Les thèmes environnementaux sont massivement présents : nature, forêt, oiseaux, rivière, climat, permaculture, biodiversité… Mais ils apparaissent presque toujours associés à :

    • ateliers, sorties, projections, débats, éducation …

    Cela montre quelque chose d’important : l’écologie et toutes les thématique locales ne sont pas idéologiques, mais pédagogiques et concrètes. On y apprend, on observe, on expérimente. Le Corrézien n’est pas spectateur : il est fortement invité à devenir pratiquant.

    5) Ce qui a été évité

    Avec le recul, un point devient clair : certains pièges fréquents des espaces numériques ont été largement contournés.

    Le piège de la conflictualité

    Beaucoup d’espaces en ligne favorisent la réaction immédiate. Ici, notre palette d’outils (agenda, fil d’actus, carte …) sert surtout à annoncer, expliquer et inviter → la discussion commence dans la vie réelle.

    Le piège de la polarisation

    Les sujets sensibles existent (énergie, forêt, migrants…), mais ils sont presque toujours accompagnés d’un temps d’échange physique : conférence, débat, projection.
    On se parle avant de se caricaturer.

    Le piège de la passivité

    La majorité des publications sont le reflet direct des initiatives des associations et collectifs de Corrèze : ils proposent de PARTICIPER, pas seulement de s’informer. Soyons ACTEURS !

    Le piège du sensationnel et de la peur

    Très peu de contenus reposent sur la peur ou le sensationnel.
    La ligne dominante reste : comprendre, rencontrer, essayer.

    Conclusion

    En 8 ans, la palette des publications sur Citoyliens.fr s’est révélée majoritairement constructive, pédagogique et participative.

    Notre plateforme ne cherche pas à attirer l’attention par la controverse, mais à rendre visible le fil continu, authentique, réaliste, et respectueux des porteurs d’initiatives locaux, quelle que soit leur type de raison sociale … Et c’est peut-être là que réside sa contribution la plus importante :

    👉 rendre visible la vie démocratique ordinaire — celle qui ne fait pas la une, mais qui fait société.

  • Offre de terrain agricole bio Marcillac la croisille 19320

    Offre de terrain agricole bio Marcillac la croisille 19320

    Nous vendons un terrain d’environ 9000m2 dont 2500m2 constructible. Terrain situé au fond d’une impasse, en bordure de fôret, à 500metre d’une route principale et à 10minutes à pied du lac de Marcillac la croisille par un petit chemin qui est au bord du terrain.

    Nous sommes une ferme maraîchère bio et petit élevage, et disposant d’environ 20 hectares de terres. Nous aimerions trouver une personne ou un couple souhaitant s’installer et sommes prêts à discuter d’une vente/location/mise à disposition de terrains supplémentaires, (8000m2 attenant + 1,2 hectares proche), voir d’espaces partagés dans la grange, de mutualisation des outils de travail, d’entraide … Nous sommes aussi prêts à mutualiser nos circuits de vente. Tout est à construire, à discuter, nous sommes ouverts à réfléchir à un semi collectif … A voir selon l’activité choisie par les acheteurs (idéalement activité différente des nôtres evidemment pour que chacun trouve sa place)

    https://www.objectif-terres.org/annonces/10519

  • Salle comble pour le film “Vies non Renouvelables: nature ou misère”

    Salle comble pour le film “Vies non Renouvelables: nature ou misère”

    La réussite de cette soirée prouve que le sujet interpelle les citoyens. La colonisation des terres agricoles, naturelles et forestières par les industriels des énergies renouvelables préoccupe sérieusement les ruraux. Le film “Vies non renouvelables: nature ou misère” est devenu le documentaire de référence en Espagne où les paysages, les villages et l’équilibre des économies locales sont menacés par une transition énergétique débridée. Ce film réussit à soulever avec une incroyable efficacité tous les enjeux autour de ce phénomène d’industrialisation des espaces naturels.

    Bien sûr, l’histoire de l’Espagne et le contexte législatif qui permet l’expropriation des paysans sont différents des nôtres. Cependant la pression des industriels du renouvelable sur nos campagnes ne cesse de croître. Et dans tous les départements ruraux on assiste à une véritable déferlante des projets photovoltaïques sur sols naturels comme en témoigne la carte des projets dans le Lot ci-dessous.

    La richesse du débat qui a animé la salle après le film et la qualité des interventions ont été remarquées. Car au delà de la crainte de l’industrialisation de nos campagnes et la dégradation de notre cadre de vie, c’est une réflexion bien plus profonde qui s’est engagée collectivement lors de cette soirée. Il a été souligné que le marché de l’électricité est dévolu aux entreprises et aux intérêts privés. Les porteurs de projets sont en grande partie des filières de multinationales du pétrole qui étendent leurs activités aux énergies renouvelables pour obtenir des crédits carbone et pouvoir ainsi continuer leurs activités pétrolières. Pour des participants cela va à contresens de l’intérêt général.

    Il en découle que ces installations se font en dépit de toute planification. En amont la loi indique qu’il faut privilégier le développement du photovoltaïque sur terrains artificialisés. Les communes ont été sollicitées pour définir des zones d’accélération des énergies renouvelables mais que sont devenues aujourd’hui ces contributions ? Il est remarqué de fortes inégalités entre les territoires en terme de production d’électricité au sein d’un même département. Par exemple, si tous les projets voyaient le jour à Cressensac-Sarrazac, cette commune produirait à elle seule 15% de l’énergie produite par le département.

    Il a été rappelé que pour répondre aux objectifs de 2030, selon les données de l’Observatoire des énergies dans le Lot*, il faudra produire 260 Gwh supplémentaires par an, soit d’installer moins de 110 ha de panneaux sur toitures ou sur parkings, c’est à dire 3500 m² par commune et pour 2050, moins de 1,5 ha !

    De plus, l’expérience montre l’absence complète de transparence sur les projets en cours. Les habitants ne sont pas informés des études entreprises par les énergéticiens pour des projets qui se trouvent à proximité de leur habitation et parfois les mairies elles-mêmes ne sont pas au courant de ce qui se prépare sur leur commune.

    Selon le rapport de décembre 2025 de RTE (Réseau de transport de l’électricité) la France produit 20% d’électricité de plus que ce qu’elle en consomme. Tandis qu’on assiste au développement sans cesse croissant de la numérisation de la société et celui de l’intelligence artificielle, il a été question de l’extractivisme et des limites planétaires. L’exemple du passage du quartz au silicium métal utilisé dans les panneaux photovoltaïques a été cité. Une opération qui nécessite une quantité phénoménale d’énergies fossiles et qui est ultra polluante pour l’environnement (280kg de produit chimique par kg de silicium produit). Jusqu’à quand pourra-t-on poursuivre cette logique de surproduction et de surconsommation ?

    L’énergie est un bien commun au même titre que les ressources naturelles et les citoyens sont tout à fait légitimes de se réapproprier la question énergétique. On doit envisager la mise en place de projets à taille humaine sur des surfaces anthropisées, projets co-construits avec les habitants et autogérés localement.

    Ce débat fut donc un beau moment d’intelligence collective qui s’est terminé autour d’un verre. Il encourage les organisateurs à réitérer ces rendez-vous autour de sujets aussi déterminants pour notre avenir et celui de nos enfants.

    *Selon l’Observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, n°2, “Le Photovoltaique”, en date de février 2024, https://www.lot.gouv.fr/contenu/telechargement/18547/140820/file/Obs-ENR_n%C2%B02_vfinale.pdf

  • Sauvons la ferme de Louisotte ( Lieu / Activités sociales / Bio )

    Sauvons la ferme de Louisotte ( Lieu / Activités sociales / Bio )

    La Ferme de Louisotte – un écosystème vivant à protéger

    La « Ferme de Louisotte » comprend une activité agricole, production et transformation de fruits :

    – 1 hectare de châtaigniers en production depuis 30 ans.

    – 1 hectare de verger agro-écologique planté en 2018 selon les grands principes de la Permaculture (haies, variétés anciennes, biodiversité… petits fruits, fruits à pépins, à noyaux, différentes variétés pour chaque espèce ….)

    Un bâtiment a été construit et aménagé entre 2020 et 2022. Ce bâtiment  écologique et bioclimatique en bois est composé d’une salle d’accueil de 120 m2, une cuisine professionnelle / labo de transfo, des hébergements ( un logement autonome  et une chambre au total 15 couchages ) et une partie isolée mais non aménagé de 150 m2

    Activités de la Ferme de Louisotte

    Des activités diversifiées principalement autour de l’accueil de différents publics (écoles, centre de loisirs, entreprises, particuliers…) : 
     – Production et transformation de châtaignes et de fruits 
     – Animation pédagogique autour de l’arbre, du fruit et de l’agriculture écologique
     – Repas et goûter à la ferme
     – Location des espaces ( salle, cuisine, chambre).

    L’association / action sociale / événements

    La ferme accueille aussi un projet associatif porté par Louisotte et compagnie (un collectif d’une dizaine de membres actifs) autour du prendre soin « de soi, de l’autre et de la terre ».

    Ce projet développe deux axes principaux :
    – Programmation d’évènements culturels et de lien social (concerts, théâtre, journée de la nature…). 

    – Création et animation d’actions sociales avec des partenaires institutionnels (départements, mission locale, collectivités, centre sociaux…).

    Louisotte est malmenée depuis quelques temps et aujourd’hui le projet est véritablement menacé. 

    Après trois années de mise en place du projet agricole et du bâtiment d’accueil (2019-2021), la séparation des deux conjoints fondateurs associés en 2022 vient fragiliser le démarrage des activités. 

    Et pourtant le bilan moral est très positif et prometteur. Actions menées à bien, légitimité assurée, implantation reconnue sur le territoire, soutien des institutions, des collectivités et collaboration étroite avec des fermes du territoire, des partenaires publics, privés et associatifs.

    Bétaille (46) La ferme de Louisotte – 5 000€ – J-30 – Don avec contreparties – PARTICIPER

    Aujourd’hui la ferme de Louisotte c’est :

    – Un bâtiment écologique bio-cliomatique accueillant du public 
    – Un verger agro-écologique de fruits et de châtaignes (AB)

    – Transformation paysanne
    – Une cuisine professionnelle avec repas a la ferme 
    – Ateliers pédagogiques : écoles, ALSH
    – Ateliers cuisine : familles, associations
    – Repas de groupes : particuliers et entreprises
    – Soirées thématiques : concerts, théâtres
    – Formations : autour de l’agriculture écologie et la transformation paysanne
    – Création et animation d’actions sociales (département, communauté de communes, associations d’actions sociales)
    – Location de salle, d’une chambre. 

    Définition collective

    Demain en rachetant les parts de mon associé, nous pouvons récuperer l’espace hebergement pour démarrer les séjours. 

    Je tiens a préciser que ce projet, ce n’est pas le projet d’une seule personne, bien que je l’ai initié et mis en place sur les terres de ma famille et donc que  j’y accorde un attachement affectif évident; mais c’est bien un projet d’enjeux collectifs et d’intérêts publics destiné à dynamiser un territoire, tisser du lien et transmettre des valeurs …

    Les projets de demain  : 

    • Accueil social
    • Séjours bien etre
    • Table du “jardin a l’assiette”.

    Aller sur le site de financement pour voir à quoi vont servir les sommes collectées

     

    Les dates clés

    – 2018 : Plantation du verger et de la haie (130 arbres fruitiers de variétes anciennes, pépins et noyaux , petits fruits et 500 m de haie pour les abeilles et les oiseaux !)  
    – 2019 : Première récolte de châtaignes à valoriser, transformation et choix d’une gamme de produits à commercialiser 
    – 2020 : Début des travaux de la grange : démolition et fondations – mise en place du projet pédagogique 
    – 2021 : Création de l’association Louisotte et compagnie – début des partenariats – Aménagement de la salle d’accueil 
    – 2022 : Premières soirées à la ferme portées par le collectif – création et animation d’actions sociales 
    – 2023 : Finalisation de la cuisine professionnelle et premiers repas a la ferme 
    – 2024 : Réalisation de la premiere chambre d’hôtes de 4 couchages – journees de cohésion d’entreprises – accueil de scolaire et CLSH  
    – 2025 : Début de la récolte au verger, premier jus de po mmes et autres transfornation de fruits 

      Qui suis-je ?

      Co-fondatrice de la ferme de Louisotte il y a 7 ans , j’ai besoin de racheter les parts de mon associé pour pérenniser l’outil de travail existant et déployer le projet dans sa globalité !

      Angélique, 46 ans, j’ai grandi sur cette ferme qui appartenait à mes grands-parents et que mon père a repris. Louisotte était le « petit nom » de ma grand-mère… hommage à la femme paysanne.


      Un besoin évident d’entreprendre, de créer et de contribuer à plus de sens dans nos vies, m’amène à revenir sur mes terres natales et à inventer un lieu « hybride » où toutes les activités seront interconnectées avec des objectifs communs. L’activité agricole est au coeur du projet, à la fois lieu de production et support pédagogique. La coopération, le travail en collectif et la mutualisation sontiennent les valeurs de ce projet qui comprend différents partenaires.

    • Impact de l’intelligence artificielle sur l’apprentissage … [vidéo]

      Impact de l’intelligence artificielle sur l’apprentissage … [vidéo]

      Voici un sujet quine parle pas d’une initiative corrézienne ni d’un événement local. Pourtant, il nous concerne : cette vidéo propose une analyse particulièrement claire de la manière dont l’intelligence artificielle transforme notre rapport à l’apprentissage, et met en garde contre certains usages qui pourraient appauvrir nos capacités à comprendre et à réfléchir. Même global, ce questionnement rejoint très concrètement les familles, les écoles et des domaines professionnels concernant la Corrèze aussi !

      Impact de l’I.A. : une question pour nos enfants… et pour beaucoup de professionnel.le.s à venir

      Apprendre à l’ère de l’IA : ce qui est en train de changer sous nos yeux. On parle beaucoup d’intelligence artificielle depuis quelques années. Souvent à propos d’emplois, d’économie ou de technologies. Mais son effet le plus profond est peut-être ailleurs : dans notre manière d’apprendre. Car l’IA n’est pas seulement un nouvel outil informatique. C’est le premier outil capable de produire directement ce que l’on était auparavant obligé de comprendre. Et cela change silencieusement la relation entre effort et connaissance.

      Une révolution discrète : l’accès immédiat au résultat

      Jusqu’ici, pour obtenir un texte, une synthèse, une traduction ou une explication, il fallait passer par une série d’étapes : chercher, trier, formuler, corriger. Aujourd’hui, quelques mots suffisent. La question n’est donc plus “sait-on faire ?” mais souvent “sait-on demander ?”.

      Ce déplacement paraît anodin. Pourtant il touche le cœur même de l’apprentissage. Car apprendre n’a jamais consisté seulement à obtenir une bonne réponse.

      Comment le cerveau apprend réellement

      On résume parfois l’apprentissage à la compréhension. En réalité, il repose sur trois moments complémentaires.

      • Comprendre d’abord. Une information est découverte, expliquée, lue ou observée. Le cerveau commence à construire une représentation.
      • S’exercer ensuite. On tente de réutiliser seul cette information. C’est l’effort actif qui transforme la connaissance fragile en compétence.
      • Corriger enfin. Comparer, se tromper, ajuster : cette phase permet d’ancrer durablement l’apprentissage.

      Ces trois étapes demandent du temps. Et surtout, elles demandent une part d’inconfort.

      Ce que l’IA modifie

      L’intelligence artificielle est conçue pour simplifier. Elle réduit l’effort nécessaire pour parvenir au résultat. C’est précisément sa force… et sa singularité. Pour la première fois, un outil peut :

      • rédiger à notre place
      • expliquer instantanément
      • corriger immédiatement
      • proposer directement la version finale

      Autrement dit, il devient possible d’obtenir un travail abouti sans passer par toutes les étapes qui permettent normalement d’apprendre. Le résultat existe. Mais le chemin disparaît.

      Le précédent d’Internet… amplifié

      Nous avons déjà vécu une évolution comparable. Avec Internet, nous avons progressivement cessé de mémoriser certaines informations : il suffisait de savoir où les trouver. Avec l’IA, le changement est plus profond : ce n’est plus seulement la mémoire qui peut être externalisée, mais aussi une partie du raisonnement. On ne cherche plus seulement l’information. On délègue parfois la formulation elle-même.

      Deux usages possibles

      Pourtant, la conclusion n’est pas simple. Car l’IA peut aussi devenir un outil pédagogique puissant. Tout dépend de la manière dont elle est utilisée. Elle peut être :

      • une béquille qui évite l’effort
      • ou un guide qui accompagne l’apprentissage

      Par exemple, elle peut donner directement la solution… ou proposer des exercices, poser des questions, guider la réflexion. Dans un cas elle remplace l’activité mentale. Dans l’autre elle la stimule.

      Un enjeu collectif

      Cette question dépasse l’école. Elle concerne aussi :

      • la formation professionnelle
      • l’apprentissage autonome
      • la transmission des savoirs
      • la vie associative et citoyenne

      Car une société repose moins sur la quantité d’informations disponible que sur la capacité de ses membres à comprendre, relier et juger. L’intelligence artificielle ne retire pas ces capacités. Mais elle peut modifier les habitudes qui les entretiennent.

      Une question ouverte

      Nous sommes au début de cette transition. Personne ne sait encore exactement quelles pratiques s’installeront durablement. Mais une chose apparaît déjà : l’IA ne remplace pas seulement certaines tâches — elle transforme le rapport entre effort et connaissance. C’est pourquoi le sujet mérite d’être discuté collectivement, calmement, sans fascination ni rejet.

      👉 La vidéo proposée ci-dessous constitue un point d’entrée pour réfléchir à ces évolutions et à leurs implications concrètes dans nos apprentissages quotidiens.

      Vidéo “la fabrique à idiots” :