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  • Le durable dur

    Le durable dur

    On pourrait parler de durabilité si tous les habitants de la planète pouvaient faire de même. Sans problèmes à l’avenir. Si l’on suit cette définition, il devient palpable que rien du tout n’est durable en Occident. En fin de compte, toute la vie ici est une promenade du magasin à la poubelle, tandis que nous brûlons du pétrole et du gaz . Si tous les habitants de la planète font ça, de graves problèmes se poseraient. En Occident, nous nous sommes octroyé ce droit et nous méprisons quelque peu les habitants de la planète moins développés et moins bien lotis. Nous avons cette mentalité depuis des centaines d’années et nous en sommes quelque part fiers. Nos hommes et femmes  politiques ont maintenant élaboré un plan de transition vers une société durable.

    On peut se demander si ce plan est réaliste et s’il apportera quelque chose. Les voitures électriques, par exemple, ne sont pas durables. Lorsqu’elles roulent, elles ne produisent pas de CO2 ni de pollution. Les gaz d’échappement sont là, mais à un autre endroit. La pollution due à l’usure des pneus et des freins est, comme par hasard, complètement oubliée dans l’histoire. Sans parler des effets de l’exploitation minière et de ce que nous ferons d’une voiture électrique après 20 ans. Ce problème s’applique également aux éoliennes. Surtout si elles sont installées dans la mer. Pour les panneaux solaires, le problème est similaire. Il y a un moment où vous les jetez et où une partie des matériaux utilisés ne peut pas être réutilisée. Ce n’est pas durable.
    Lorsque j’ai commencé ma mission d’architecte écologique il y a environ 25 ans, j’avais encore l’illusion que les choses allaient changer. À l’époque, j’ai discuté avec des gens qui travaillaient sur le sujet depuis les années 1970. Prenons le pourcentage d’agriculture biologique comme référence de nos progrès. La France en est à 15 % après 30 ans. Ce n’est pas vraiment un progrès

    La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : Quel est l’objectif réel ?

    J’ai déménagé en France il y a 18 ans. J’y ai construit une maison avec des bottes de paille et de l’argile. La dalle est également en argile, avec une finition à l’huile de lin. La maison est écologique, mais certainement pas encore durable. Nous n’avons pas d’électricité, mais nous brûlons du bois. Avec tous les éco-villages, je vois le même problème : assez écologique, mais pas durable. Si toute la France vivait ainsi, il n’y aurait plus de forêts d’ici dix ans.
    Si l’on entre dans les détails, les bottes de paille ne sont pas non plus durables. Il est préférable pour le sol de laisser la paille dans le champ. En outre, une grande partie de la paille contient du glyphosate, qui n’est toujours pas interdit. Dans la pratique, la paille provient de la monoculture à grande échelle. Dès que nous rendrons l’agriculture plus durable, il y aura automatiquement moins de paille disponible. La paille, comme le bois, est une ressource à économiser.

    En ce qui me concerne, j’ai fixé la barre à 90 % de durabilité. Pour les 10 % restants, nous devrons trouver une solution à temps. Cela nécessite un changement  assez radical. Je ne m’attends pas à ce que tout le monde saute sur l’occasion de changer complètement de cap. Je serais ravi que des expériences de véritable durabilité soient lancées à petite échelle. Je ne veux pas perdre de vue la définition de la durabilité. Tout le monde sur terre devrait pouvoir suivre cet exemple.

    À quoi ressemble une maison durable ?

    En bref, une maison durable a une superficie de 20 m² par personne et est entièrement démontable ou déplaçable. Il ne s’agit pas de jeter quelque chose pour le recycler. Cela pourrait résoudre la pénurie de logements en une seule fois. La maison n’a pas de poêle. Les façades ont une valeur d’isolation supérieure à 10 et il y a aussi beaucoup de vitres orienté vers le sud. Le plancher intérieur derrière les vitres a la masse nécessaire pour tamponner la chaleur solaire. Pendant la nuit, la façade vitrée est fermée autant que possible par des volets isolants et des rideaux épais. Il n’y a de ventilation qu’autour du lit. Vous cuisinez au méthane. Le méthane provient d’un digesteur de matières organiques situé à l’extérieur, dans un endroit central. Le digesteur est maintenu en température par le tampon d’eau chaude. L’eau chaude provient de panneaux solaires. Chaque maison dispose d’une surface relativement importante pour la production de chaleur, qui est stockée dans une grande batterie de sable.
    Pour l’électricité, il y a un panneau solaire d’occasion par personne. Celle-ci est complétée par un groupe compact fonctionnant au méthane. Ce générateur n’est utilisé qu’en cas d’urgence ou lorsqu’une grande quantité d’électricité est nécessaire pendant une courte période. Chaque maison est équipée d’une batterie au nickel-fer facile à entretenir. Les maisons sont équipées de toilettes sèches redessinées et l’eau de la cuisine et de la douche est acheminée vers un filtre végétal.
    Ensuite, vous disposez d’une quantité minimale de matériel. Ensuite, on n’achète plus rien et on ne jette plus rien. Vous abandonnez toute idée de consommation. Quelques heures par jour, vous travaillez dans un grand potager ou dans un atelier de confection. Vous construisez vous-même votre maison.

    Il ne s’agit pas seulement de réduire les dépenses. Vous avez le temps maintenant. L’objectif est de franchir un cap. Si votre vie reste plus ou moins la même, vous n’auriez pas eu besoin de vous donner tout ce mal.
    Imaginez maintenant que vous consacriez le temps qu’il vous reste à la maîtrise de votre métier. Que se passe-t-il si vous passez non pas 10 heures à confectionner un pantalon ou une robe, mais 40 heures. Ensuite, vous en faites une deuxième et vous l’échangez contre une très belle paire de chaussures faites à la main. En fait, vous allez maintenant échanger les heures. Si vous deviez acheter ces chaussures faites à la main, vous dépenseriez au moins mille euros. Vous pouvez également travailler 40 heures dans le jardin potager en échange des chaussures. Ce n’est pas du tout la même chose que de payer mille euros. J’ai rencontré un jour un cordonnier italien qui fabriquait ses chaussures entièrement à la main, sans machine. Un sentiment de nostalgie pour une époque que je n’ai jamais connue m’a envahi. Ses chaussures n’étaient pas seulement solides et faciles à entretenir. Mais surtout, elles étaient d’une beauté insensée. De plus, il y a un élément important : quelqu’un est content des chaussures que vous avez fabriquées. Ce sens du contact et de l’appréciation est essentiel dans une société. Il crée une cohésion et, à partir du style des artisans locaux, une identité émerge. Parce que les heures sont échangées et que tout est de qualité, il redevient rentable de tisser les tissus nous-mêmes et de travailler avec des fibres de chanvre et de la laine locales. C’est ainsi que l’on crée quelque chose de vraiment durable. En fin de compte, notre maison n’est qu’une partie du problème. C’est avant tout notre mode de vie qui doit changer.

    Une coopérative

    Tous les participants pourraient former une coopérative et tout ce qui reste pourrait être vendu. Les impôts nationaux seraient payés sur cette vente. Au sein de la coopérative, vous pouvez avoir votre propre assurance maladie. Vous pouvez décider ensemble de ce qui sera remboursé et de ce qui ne le sera pas. La santé des participants s’améliore considérablement. La sens de la vie se traduit par une amélioration de l’équilibre mental. Cela se répercute directement sur la santé physique.
    L’éducation et la gestion des connaissances pourraient se faire au sein d’une sorte de guilde. L’ensemble est appelé Oikos. Il s’agit de la plus petite unité économique au sein de l’économie mondiale de demain. Chaque Oikos sera différent, en fonction de la situation sur le terrain. L’objectif est d’impliquer directement les habitants dans le fonctionnement quotidien de l’Oikos. L’objectif est également la flexibilité et l’efficacité. Le travail varie d’une saison à l’autre et en intervenant occasionnellement là où c’est nécessaire, les besoins de base peuvent être satisfaits avec un minimum d’effort.

    Ne convient pas à tout le monde

    Encore une fois, cette solution ne convient pas à tout le monde, mais je suis sûr qu’elle intéressera beaucoup de gens. Le tout est de bien faire les choses et de ne pas perdre de vue la durabilité.
    Tout est question de qualité. Cela ne fonctionne pas si vous le faites à moitié. C’est un peu un défi marketing. Comment faire en sorte que quelque chose n’ait pas l’air marginal ?
    Le point de départ se situe en marge de la société. Les chômeurs, les sans-abri, les retraités et les mères célibataires vont façonner l’avenir durable. Il est très important de travailler avec soin sur ce à quoi ressemble concrètement ce mode de vie. Il y a de nouveau de la musique, faite avec de vrais instruments. Chaque maison est une petite œuvre d’art. Les maisons sont situées le long d’une piste cyclable et le fait de circuler à vélo devrait être un attrait en soi. Les maisons n’ont pas de voiture et il n’y a pas de hangar, de haie ou de clôture. Il n’y a pas d’encombrement. L’architecture correspond à l’esthétique de la région. Je préfère éviter le modernisme car ce style ne vieillit pas bien. En outre, le modernisme ne donne pas lieu à des détails agréables et reconnaissables. En pratique, je vise quelque chose qui fait bien sur une carte postale. Je veux donner aux habitants un rôle de premier plan dans la détermination de l’atmosphère.
    Il y a eu une fois une étude sur l’esthétique. Il y avait deux groupes dans cette étude : Des architectes et des gens “ordinaires”. Tout d’abord, on a montré des visages aux deux groupes et les deux groupes avaient la même idée d’un “beau” visage. Lorsqu’on a montré aux deux groupes des images de bâtiments, il est apparu une grande différence. Les architectes trouvaient beau ce que les gens ordinaires trouvaient laid et vice versa. Je propose donc de laisser les habitants décider de l’ambiance de leur maison. À l’heure actuelle, il est très rare que les habitants aient leur mot à dire sur la qualité esthétique du décor de leur vie.
    Le pouvoir de l’esthétique et le fait de ne plus rien jeter ne sont vraiment ressentis que lorsqu’on les met sur papier et qu’on les élabore. Au début, cela semble coûteux et représente beaucoup de travail, mais lorsque vous étalez cela sur 30 ans et qu’il y a toujours quelque chose d’utilisable et de précieux, l’image devient différente.

    Une route cyclable

    Un Oikos a quelque chose d’un éco-village. Cependant, un éco-village est une forme problématique de vie en commun. 9 écovillages sur 10 échouent à cause de problèmes sociaux. En pratique, il s’agit de problèmes d’argent et de relations. Ces problèmes peuvent être évités grâce à de bons accords et à une distance suffisante entre les participants. Les maisons sont mobiles. À un moment donné, vous pouvez décider de vivre plus près les uns des autres. Il est également important de trouver une voie où quelque chose est possible. Il faut avoir le sentiment d’avoir le vent en poupe. L’énergie doit circuler. Un atelier le long de la route peut être un bon début. Il faut quelque chose pour créer l’énergie initiale. Quelque chose ne peut se développer que s’il y a un lieu concret.

    L’itinéraire a une longueur maximale de 5 km et, dans l’idéal, il y a une attraction aux points de départ et d’arrivée. Il peut s’agir d’un café ou d’un magasin d’occasion. Envisagez de faire une boucle de l’itinéraire et louez des vélos farfelus. En parcourant régulièrement l’itinéraire à vélo et en imaginant comment de petits projets voient le jour le long de cet itinéraire, l’ensemble prend vie.
    Attention à ne pas trop nommer les problèmes. Pensez en termes de solutions. Les problèmes inhibent, les solutions font circuler l’énergie.
    La seule manière efficace de changer les choses est de mettre en place une alternative qui fonctionne. Ensuite, dès le départ, cette alternative doit avoir sa propre dynamique autonome. Pensez à l’initiative comme à quelque chose de vivant. Elle a besoin d’être nourrie. Les choses doivent circuler. Il doit y avoir de la place pour la croissance.

    Auroville

    L’exemple le plus réussi d’une société plus durable est sans aucun doute celui d’Auroville, en Inde. Fondé en 1968, le village compte environ 3 000 résidents originaires de 59 pays sur une superficie de 20 km². Cela représente une moyenne de deux nouveaux résidents par mois.
    Les habitants d’Auroville sont censés mener une vie “spirituelle”, mais il n’y a pas de religion à Auroville. Auroville veut être une ville universelle où les hommes et les femmes de toutes les nations peuvent vivre en paix et en harmonie progressive, au-delà de toutes les croyances, de toutes les politiques et de toutes les nationalités. L’objectif d’Auroville est de réaliser l’unité humaine.
    Les services de base tels que les soins de santé, l’éducation et l’électricité sont disponibles gratuitement ici. Il n’y a pas de hiérarchie, tout le monde est égal et toutes les décisions sont prises collectivement par la communauté. Cette ville est totalement dépourvue d’argent liquide. Au lieu d’argent liquide, les habitants utilisent une carte Auro. La criminalité n’existe pas.
    L’inconvénient est la nature plutôt coercitive des règles non écrites concernant l’habillement, par exemple. Il n’y a pas de religion, mais on a l’impression d’en avoir une. Ce cadre idéologique rigide est pourtant à l’origine de son succès. L’objectif est l’unité, et c’est ce que l’on peut constater à Damanhur, par exemple. Ce village, situé dans le nord de l’Italie, existe depuis 1975. Environ 900 personnes y vivent actuellement. Le village s’étend sur environ 5 km² et se compose de plusieurs parties. Comme Auroville, ce village est basé sur la vision d’une personne.

    éviter de trop collaborer au début

    L’objectif de ce que j’envisage est une plus grande diversité et un accent sur la durabilité. Je veux aussi éviter d’avoir besoin d’un lieu et d’avoir de l’argent pour commencer. Une place à Auroville coûte 35 000 euros. Un Oikos est initialement axé sur l’échange de produits artisanaux fabriqués de manière durable.
    Il est important de ne pas trop collaborer au début. On commence par échanger et, grâce à des contacts informels, on apprend à se connaître. Le point de départ de ce projet n’est pas la construction d’une maison. Il s’agit de travailler sur soi-même et de s’assurer que l’on apprend un métier pertinent dans une mini-société durable. La connaissance de soi et la capacité à se rappeler à l’ordre sont d’autres conditions préalables importantes. Il n’y a pas de religion ou d’idéologie, mais une certaine forme de responsabilité pour l’ensemble.
    La deuxième étape est une piste cyclable. De préférence, il y a un endroit le long de la route pour un grand jardin potager et un studio. L’idée est qu’il y aura une contagion et que les habitants qui vivent déjà le long de la route s’y joindront également. Ce parcours peut aussi se faire à travers la ville. Le problème aujourd’hui, c’est que beaucoup d’initiatives se diluent parce qu’il n’y a pas de cohésion et que les gens sont complètement dépendants de la voiture.
    Lors de la phase de démarrage, il faut faire remonter à la surface les points sur lesquels on n’est pas d’accord. De nombreux projets se concentrent principalement sur les choses que les gens veulent et ce problème est souvent complètement oublié. Si vous découvrez trop tard que vous n’êtes pas d’accord sur des points fondamentaux, la collaboration échouera complètement. Pour les choses sur lesquelles vous ne pouvez pas vous mettre d’accord, pensez à la définition de la pollution, du pillage, des privilèges ou de la concurrence.
    Je pense que la clé de la durabilité réside dans une optimisation complètement différente de nos vies. Il s’agit essentiellement d’un défi de conception et les conditions limites déterminent entièrement ce à quoi ressemble une conception optimale. Il y a 10 ans, ma maison a brûlé. Par la suite, j’ai commencé à vivre complètement différemment. J’ai beaucoup de temps. Je n’ai pas d’affaires. J’ai beaucoup d’activités différentes qui me permettent de gagner un peu d’argent. Les choses que je fais, je les aime et je ne vois pas pourquoi j’arrêterais quand je serai plus âgé. Ensuite, il y a le pouvoir de la collaboration.

    Et si nous ne faisons rien ?

    L’alternative est de ne rien faire et d’attendre que les politiciens transforment toutes leurs propositions en lois. Nous ne jetterons alors presque plus rien et le peu de déchets qu’il y aura sera entièrement recyclé. Cela signifie que les produits deviendront plus chers et que l’on passera progressivement à une société où l’on loue presque tout. Vous louez une maison, un ordinateur, des logiciels, une voiture et des vêtements. Vous serez vigilant, car s’il y a un trou dans le pantalon, vous devrez le payer. Dans le cas des appareils électroménagers, il y a une motivation à fournir de la qualité de la part du fabricant. La taxe sur le carbone permet d’orienter l’ensemble.

    La question est de savoir si vous pouvez participer à la moitié de cette société. En outre, quelles sont les conditions préalables à la participation ? Pouvez-vous quitter ? Existe-t-il quelque chose en dehors de ce monde ? Si je continue sur cette voie, bientôt tout, mais vraiment tout, sera tracé. Il y aura alors un quota pour tout. Si vous faites un pas de plus, il y aura un quota sur le nombre d’années de vie. Je ne dis pas que cela se produira, mais c’est la logique qu’une technocratie peut suivre. Si l’on prend vraiment le CO2 comme référence, la vie elle-même devient un problème. Cette voie ne garantit absolument pas une société durable. Lorsque tout le monde est déprimé, le rideau tombe.
    Si nous ne faisons rien, cela pourrait devenir notre avenir. Cet avenir sera façonné par la réglementation. Il y a de fortes chances que le fait de suivre bêtement ces règles ne conduise pas à une société optimale. La santé, le sens et le bonheur ne sont pas des conditions préalables. Il est en outre évident que le fait de suivre la voie de la réduction du CO2 n’aboutira pas automatiquement à des solutions durables. Inversement, les solutions durables se traduiront toujours par une réduction de la production de CO2.

    Si nous parvenons à mettre au point une solution totalement durable à petite échelle, nous aurons fait un grand pas en avant. Commencez par faire ce que vous aimez et assurez-vous de pouvoir échanger quelque chose. Si vous avez besoin de choses que vous ne pouvez pas fabriquer vous-même, cherchez d’abord dans la région. Dites aux gens ce dont vous avez besoin et ce que vous avez à offrir. Au début, il s’agit davantage de rencontrer des personnes partageant les mêmes idées. Ne passez pas de temps à créer des réseaux qui nécessitent une voiture. Commencez à chercher de bons outils. Trouvez un endroit où vous pouvez extraire de l’argile pour la poterie. Inspirez-vous des traditions japonaises ou chinoises.
    Lancez-vous un défi et n’allez pas dans un magasin pendant une semaine. Faites le ménage dans votre maison et aménagez la moitié de votre salon en atelier. Faites du chutney, de la choucroute ou de la compote de pommes dans des pots d’occasion avec des ingrédients que l’on vous a donnés en échange d’une petite part de la production. Se remettre à faire les choses soi-même est tout simplement amusant et se mettre en mouvement permet à la vie de vous surprendre.

    Passez à l’atelier d’autoconstruction. L’adresse est 2 Avenue Clémenceau à Argentat.

  • Tout est physique

    Tout est physique

    Tout est physique

    Dieu, nos pensées, nos émotions, nos désirs, nos peurs, tout est physique.


    “Dieu” est une loi physique comme ce que l’on appelle la loi quantique (la loi qui régit les mouvements de la matière et de l’énergie), rien de plus que cela. Mais c’est une loi tellement subtile, inscrite au plus profond de notre conscience, qu’elle est très difficile à comprendre par notre intelligence.


    Celle-ci est très limitée par rapport à l’intelligence pure. Nous ne pouvons pas comprendre Dieu avec un raisonnement, nous pouvons simplement l’entendre, le ressentir, années après années, en lâchant petit à petit nos croyances passées venues des enseignements religieux ou culturels qui sont plus souvent nourris par l’infantilisme, la politique et la prise de pouvoir que par le vrai sens de Dieu.


    De grands chercheurs ont réussi ce que j’appelle la jonction entre le spirituel et la matière, l’énergie. Ils ont découvert et observé des particules aux vitesses infinies que l’on pourrait observer avant leurs créations, ce qui permet de relier le futur avec le présent et le passé. Le temps n’existe pas pour ces éléments qui composent la base de l’énergie qui sous-tend l’univers, ces particules qu’ils appellent les tachions. Grâce à elles, je suis relié en permanence à toute la création, donc à l’univers tout entier. Je ne fais qu’un avec l’univers passé, présent et futur. Les tachions, ce sont les particules de l’amour inconditionnel.


    Nous sommes composés d’atomes. Et, en plus, nos atomes, dans tout notre corps, sont traversés en permanence par des masses immenses de particules énergétiques qui voyagent à des vitesses infiniment plus grandes que celles de la lumière. Ainsi, le temps n’existe plus. Ces “champs d’énergie” se baladent entre tous les humains que nous sommes et entre tous les éléments de la création, ce qui montre bien que toute séparation entre les humains est illusion. Nous n’existons que par rapport aux autres, chacun ayant un sens très subtil dans la vie de l’autre.


    Nous ne faisons tous qu’une seule et même énergie qui possède de multiples facettes, composée de toutes les nécessités existantes utiles à sa croissance. Les noirs d’Afrique, les Indiens d’Inde, les asiatiques, les Inuits, les Amérindiens et les occidentaux ne sont que les éléments complémentaires et indispensables de l’élément “Humanité”. Aucune culture, aucune religion ne peut être séparée, écartée ou portée au pinacle ; sinon l’humanité est un être malade, handicapé, coupé en tranches, non conforme à la volonté divine qui le fait être, chaque culture étant excessive dans un domaine et faible dans un autre.


    Le vrai être humain est la synthèse, l’équilibre entre tous ces champs énergétiques qui circulent dans le monde, depuis des milliers d’années, et qui sont reliés entre eux à chaque instant par ces énergies subtiles qui suppriment le temps entre l’homme de Cro-Magnon, Jésus, Bouddha, Mahomet, Socrate et chacun d’entre nous


    C’est ainsi que, par la méditation, notre conscience peut se relier à la conscience de chaque être humain passé, présent et futur et surtout à la conscience centrale de l’univers entier.
    Dans notre chemin de croissance intérieure, nous pouvons retrouver les refus, les blocages et les déviations de ces énergies subtiles, que nous avons créé dans notre enfance, et aussi ceux de notre famille, de notre culture et de notre religion.


    Tout chemin spirituel et psychologique nous amène, ou devrait nous amener, à la prise de conscience de toutes ces erreurs de programmation afin de nous aider à retrouver le programme original de notre âme, qui est souvent éloigné des messages qui nous sont proposés dans notre société, notre religion ou notre famille. Ceux-ci sont seulement la synthèse entre toutes les erreurs d’aiguillage de tous les êtres humains depuis des milliers d’années. Nous couper de Dieu, de notre divin, c’est nous séparer de ce programme initial. ” 

    (texte auteur inconnu).

  • Le problème de l’humidité dans les bâtiments anciens

    Le problème de l’humidité dans les bâtiments anciens

    Dans cet article, j’aborde la question de l’humidité dans les maisons traditionnelles aux lourds murs de pierre. Je me penche en particulier sur ce qui se passe lorsque l’on commence à isoler une telle maison. Des problèmes peuvent survenir au fil du temps si l’on ne prête pas attention au comportement de l’humidité et à la manière dont il peut changer si l’on commence à isoler plus ou à ventiler moins. Souvent, les problèmes ne sont pas du tout visibles. Au milieu de la construction du mur, l’humidité peut s’accumuler de manière invisible et ce n’est qu’après des années que les effets deviennent perceptibles. Dans cet article, je souhaite mettre en lumière quelques principes de base. La compréhension de ces principes vous aidera à choisir une solution optimale dans n’importe quelle situation.

    Dans une maison, l’eau se présente sous deux formes. Sous forme de vapeur et sous forme de liquide. Dans l’air chaud, vous pouvez stocker plus de vapeur d’eau que dans l’air froid. L’air à 30 degrés contient au maximum 30 g de vapeur d’eau par m3. À 20 degrés, cette quantité est tombée à 17 grammes et à 10 degrés, elle est d’environ 10 grammes. Cela correspond à une humidité relative de 100 %. Le terme “relative” indique que ce 100% dépend de la température.

    Lorsque la vapeur d’eau ne tient plus dans l’air, il y a condensation. La vapeur d’eau prend alors la forme d’eau liquide. Dans la pratique, cela se produit lorsque de l’air chaud et humide rencontre une surface froide. Dans de nombreux cas, ce phénomène est d’abord visible sur les fenêtres, mais la condensation peut également se produire sur un sol carrelé froid.

    Cela nous amène à un deuxième point important pour comprendre le comportement de l’humidité. Il s’agit de la capacité d’un matériau à absorber l’humidité. La raison pour laquelle la condensation est visible sur une surface en verre et un sol carrelé est que l’humidité n’est pas absorbée. Le séchage forcé à l’aide d’une abondance d’air chaud est une solution. Pensez au pare-brise d’une voiture en hiver.

    Une troisième préoccupation est le mouvement de l’humidité dans la façade. L’eau se comporte un peu comme la chaleur. Une couche de plastique ou de verre est totalement étanche et donc comparable à une valeur d’isolation infinie. Tout comme la chaleur se déplace lorsqu’il y a des différences de température, l’humidité commence à se déplacer lorsqu’il y a des différences d’humidité. Ce mouvement peut être complètement arrêté par une couche étanche à la vapeur et à l’eau.

    Cette couche étanche n’est tout simplement pas une solution, comme dans le cas de l’isolation. La couche étanche est en fait le problème dans de nombreux cas. Beaucoup de gens pensent que l’humidité vient de l’extérieur parce qu’il semble plus humide à l’extérieur qu’à l’intérieur. La différence est qu’il fait souvent plus froid à l’extérieur qu’à l’intérieur. Cela signifie que l’air qui va de l’extérieur vers l’intérieur se réchauffe. Comme l’air plus chaud pourait contenir plus d’humidité, il n’y aura pas de condensation. En revanche, si l’air chaud se déplace vers l’extérieur, il se refroidit. Par conséquent, de moins en moins de vapeur s’insère dans l’air au fur et à mesure que la température baisse. À un moment donné, l’humidité atteint 100 % et la vapeur commence à se condenser.

    Le problème de l’humidité peut être abordé de deux manières. La méthode la plus couramment utilisée est l’approche technologique, chimique et artificielle. Il s’agit à empêcher complètement l’humidité de pénétrer dans la structure. Vous créez alors une boîte en plastique, pour ainsi dire, et vous vous assurez qu’elle est totalement étanche à la vapeur. L’humidité produite dans la maison est éliminée uniquement par la ventilation. Le problème est que toute fissure ou rupture de l’isolation entraîne une condensation concentrée qui ne sèche que lentement.

    D’une manière générale, je ne suis pas favorable aux matériaux plastiques. Il est vrai que de nombreux matériaux “écologiques” utilisent de la colle PUR ou PMDI. Une autre technique consiste à humidifier les fibres et à utiliser la lignine du bois comme colle. Il faut simplement beaucoup d’énergie pour éliminer à nouveau toute l’humidité du panneau. Auparavant, les panneaux isolants étaient encore fabriqués avec une colle à base de maïs. En raison probablement de leur prix plus élevé, ils ne sont plus fabriqués à ma connaissance. L’option la plus écologique consiste à insuffler l’isolant en vrac. En fait, je préfère éviter le mot “écologique”. En fin de compte, il s’agit pour moi d’une solution ‘durable’. Pour moi, durable signifie que vous ne causez en aucun cas un problème à l’avenir. Dans de nombreux cas, les matériaux écologiques sont le seul moyen de créer quelque chose que l’on peut qualifier de durable. Toutefois, plus un matériau écologique subit de transformations avant de devenir un produit utilisable, moins il est durable. Dans un prochain article, j’approfondirai le phénomène du “durable”.

    La deuxième façon de gérer l’humidité consiste à trouver un équilibre entre une légère humidité en hiver et un séchage en été. Cette approche différente est nécessaire lors de l’utilisation de matériaux naturels. Pour cet article, je me limiterai à une situation courante. Il s’agit de l’isolation d’un lourd mur de pierre à l’intérieur. Pour cela, voir l’image en dessus.

    L’intérieur est revêtu de Fermacell ou de plaques de plâtre (1). L’électricité peut être dissimulée derrière. La couche suivante (2) est une couche qui empêche la vapeur d’eau de pénétrer dans la construction. Vient ensuite une couche d’isolation (3). Derrière celle-ci se trouve une couche qui régule l’humidité (4). Cette couche est en contact avec les joints du mur et avec le matériau d’isolation. Cette couche doit absorber et disperser l’humidité de condensation. Il s’agit, par exemple, d’une couche d’enduit avec de l’argile et éventuellement de la chaux.

    Attention aux couches d’air dans la construction. On peut penser que c’est une bonne idée de remplacer la couche (4) par une couche d’air. Si cette couche d’air n’est pas ventilée et que l’air est froid en hiver, cette couche d’air forme une barrière pour la vapeur. Il se produit alors de la condensation qui ne peut être absorbée par le mur extérieur, mais uniquement par l’isolation.

    Dans cet équilibre de humidité pour les matériaux naturels, il est important d’empêcher l’humidité de pénétrer trop rapidement dans la structure. Un frein-vapeur (2) a été conçu à cet effet. Il s’agit toutefois d’une solution technologique. Je la trouve néanmoins acceptable car la quantité de plastique est minime et le plastique n’est pas collé. Il est recommandé d’utiliser un frein-vapeur “hygrovariable”. Cela signifie qu’il est assez étanche à la vapeur en hiver et raisonnablement perméable à la vapeur en été. De cette manière, la construction peut sécher vers l’intérieur en été.

    Dans de nombreux cas, les choses se passent encore bien dans la situation existante parce que la maison est chauffée et que cela permet aux murs de sécher. Dès que vous posez une isolation intérieure, le mur n’est plus chauffé. De plus, si le mur extérieur est recouvert d’un enduit de ciment, l’humidité n’a pas d’endroit où aller. En outre, les murs nord requièrent une attention particulière. Il est conseillé de toujours isoler un mur nord de l’extérieur. Si vous utilisez un matériau isolant naturel à l’extérieur, il n’y aura plus de problèmes de condensation.

    La base d’un mur traditionnel aspire l’humidité par capillarité dans les joints (7). Le transport de l’humidité dans les matériaux poreux est une question complexe. Les capillaires de petit diamètre transportent l’humidité sous forme liquide, les capillaires de grand diamètre sous forme de vapeur. Plus le diamètre du capillaire est petit, plus l’aspiration capillaire est importante. Cependant, avec des capillaires de petit diamètre, la résistance à l’écoulement est élevée. La quantité d’eau transportée sous l’influence des forces capillaires est donc faible.

    Si tout va bien, un équilibre se crée à ce niveau. Le mur sèche alors aussi vite qu’il absorbe de l’eau. Une couche de ciment (5) sur le mur peut entraver ce séchage. Cela permet au mur d’aspirer l’humidité à une plus grande hauteur. Les poutres en bois (8) dans un mur enduit de ciment peuvent pourrir. Même sur l’étage.

    Veillez donc à ce que la base du mur reste aussi sèche que possible en éloignant l’eau de pluie de la façade. Ne laissez pas à l’eau le temps de s’enfoncer dans le sol. En cas de pente vers le mur et d’absence de gouttière (6), les problèmes ne peuvent être évités. Il est conseillé de résoudre d’abord cette situation, bien avant de commencer l’isolation. Il faut laisser sécher le mur et ce n’est que dans la pratique que l’on peut savoir si les modifications ont effectivement résolu le problème de l’humidité. Il est possible qu’un écoulement d’eau souterrain soit la cause réelle des problèmes d’humidité. Il est préférable d’aménager des gouttières ouvertes dans le sol autour de la maison. L’eau d’une averse disparaîtra alors en quelques minutes.

    OikosLibre est un magasin de solutions écologiques et durables. Nous donnons des conseils sur mesure lors de l’achat des matériaux. Il n’existe pas de solution standard qui fonctionne dans tous les cas. Comme pour la ventilation, il est important de choisir une solution sur mesure. Il existe sur Internet un logiciel permettant de simuler le comportement de la chaleur et de l’humidité dans une structure.

    N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions pour mon prochain article.

  • ” La pierre précieuse ne peut être polie sans fricition , ni l’homme perfectionné sans épreuves.”

    ” La pierre précieuse ne peut être polie sans fricition , ni l’homme perfectionné sans épreuves.”

    Ce matin, avec mes étudiant.es, nous avons discuté de l’excès de confiance. L’un d’entre eux venait de déclarer qu’il était très fort et n’échouait jamais.

    Alors nous avons parlé philosophie, en compagnie de Sénèque, Lao Tseu et Confucius, et compétences douces, en travaillant collectivement sur l’Ouverture.

    Nous avons conclu (pour aujourd’hui) que la véritable aventure était l’apprentissage, et plus précisément la capacité d’exprimer un avis contraire sans être dans l’affirmation.

    Raaa que j’aime ces jeunes 🤩

    “Parmi tant de beaux mots de notre cher Démétrius, en voici un que j’ai entendu tout récemment (il résonne et vibre encore à mes oreilles) : « Je ne vois rien de plus malheureux qu’un homme n’ayant jamais connu l’adversité. » En effet, un tel homme n’a jamais eu l’occasion de se mettre à l’épreuve.”

    ~ Sénèque, De la Providence.

  • “Vouloir prouver des choses qui sont claires d’elles-mêmes, c’est éclairer le jour avec une Lampe”

    “Vouloir prouver des choses qui sont claires d’elles-mêmes, c’est éclairer le jour avec une Lampe”

    • Gardez votre calme quand les choses se déroulent mal.
    • Restez solide quand le progrès est lent.
    • Cultivez l’indifférence face à la haine et aux éloges.
    • La maturité émotionnelle est le véritable superpouvoir.

    lestoïcisme

  • Proverbe Tibétain

    Proverbe Tibétain

    Le plus grand art est l’art de vivre une vie ordinaire d’une manière extraordinaire

    Proverbe Tibétain

  • Le lierre

    Le lierre

    Le lierre, une arme d’adaptation massive contre la sécheresse, dont voici le secret !

    Une grande politique de végétalisation de nos villes, c’est une évidence – enfin visiblement pas pour les pouvoirs publics. Le lierre en fait partie intégrante.

    Pourquoi donc ?

    Le lierre peut démarrer sa photosynthèse avec très peu de lumière, grâce à son beau vert sombre.

    L’équivalent de la lumière d’une pleine lune lui suffit ! Il évolue donc parfaitement à l’ombre, en dessous des arbres. Et ce n’est pas un hasard si souvent, là où il y a du lierre, les arbres restent bien verts !

    Ce mécanisme est fascinant, il permet de comprendre comment les plantes arrivent vivre et même recharger les #sols en eau, même sans pluie, à certaines conditions issues du #biomimétisme. Explications (on s’accroche !) :

    Quand une feuille fait de la photosynthèse, elle fabrique de grosses molécules de matière à partir des petites molécules de l’air.

    C’est un processus « anabolique », par opposition au processus « métabolique » des animaux, qui casse de grosses molécules de sucre avec de l’oxygène pour extraire de l’énergie.

    Du coup, constituer de la matière absorbe de l’énergie, donc de la chaleur. La photosynthèse est ainsi endothermique : elle crée du froid.

    Le fait que la feuille soit ainsi relativement plus fraîche que l’air, par exemple pendant une canicule, va faire condenser le peu de vapeur d’eau que l’air contient sur elle.

    Cette eau ruisselle et hydrate la plante, qui la transpire ensuite pour se refroidir encore, ce qui perpétue ce mécanisme.

    Cette eau extraite de l’air crée ainsi un petit effet d’aspiration, puisqu’on retire de la matière à l’air. Cela donne naissance à un mini-courant d’air, qui à l’échelle d’un bosquet peut aller jusqu’à 10km/h ! Sur une surface de 1 m2 de feuilles, c’est environ 10 000 m3 d’air qui vont circuler verticalement chaque heure, ce qui peut donner jusqu’à 4 mm d’#eau par jour, soit l’équivalent d’un gros orage tous les 10 jours !

    Que devient toute cette eau ? Après avoir coulé le long de la plante, elle va être partagée tout autour par les petits filaments du réseau de champignons, qui va ainsi la rendre disponible pour les plantes tout autour.

    Une partie de cette humidité va descendre dans la terre pour alimenter les aquifères, la maintenir prête à absorber la pluie, de la même manière qu’une éponge humide absorbe l’eau plus vite, et in fine faire jaillir des sources !

    En somme, le combo arbre + lierre est un aimant à eau. Lorsqu’on plante, en ville comme en champ, il faut une sous-couche de lierre ou d’herbes, etc. en dessous des arbres pour maximiser ce processus de fixation d’humidité, qui réduit ainsi drastiquement les besoins de pluies/ #irrigation .

    Bonus : le lierre est une des dernières plantes à fleurir dans l’année, jusqu’à novembre, garantissant une alimentation précieuse pour nos #abeilles , à quelques semaines de l’hibernation. Et on en fait d’excellents sirops pour la toux !


    climat #adaptation

  • Un effondrement du plancton

    Un effondrement du plancton

    Dramatique… une équipe de chercheurs écossais vient de révéler un effondrement du plancton beaucoup important que prévu dans l’Atlantique équatorial.

    Jusqu’à 90% de plancton – phyto comme zoo – en moins dans la moitié la plus équatoriale de l’Atlantique depuis 1940. Deux fois l’ampleur de la disparition qu’on estimait. C’est toute la chaîne alimentaire qui est condamnée à terme, si l’on ne fait rien (je vais y revenir).

    L’équipe d’Édimbourg de la Global Oceanic Environmental Survey Foundation a compilé et analysé les informations de 13 navires sur plus de 500 points de prélèvement.

    En revanche, ils ont trouvé entre 100 et 1000 particules de microplastiques par litre, alors qu’ils en attendaient 20.

    Pour eux, le cocktail chimique que constituent ces microplastiques, les produits pharmaceutiques, les pesticides agricoles… sont en partie responsables de cette hécatombe, sans doute en raison de leur rôle de perturbateur endocrinien sur les micro-organismes.

    Peut-être plus effectif encore, l’acidification de l’océan à cause de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.

    Le plancton prospère dans les eaux légèrement alcalines, là où l’acidification empêche de créer des petites coquilles de carbonates de calcium.

    Les coccolites par exemple sont une des espèces de base du phytoplancton ayant une coquille calcaire.

    Ils sont beaucoup plus sensibles à l’acidification que les diatomées dont la frustule est en silice. On observe que l’acidification dissout en réalité simplement le plancton à un certain niveau.
    Le phytoplancton produit la moitié de l’oxygène sur terre. Moins connu, ils produisent du sulfure de diméthyle, un gaz qui aide à la création des nuages, lesquels apportent l’eau sur les terres – du moins jusqu’à 500 km du littoral. Au-delà, les nuages sont exclusivement créés par les végétaux.

    Moins de plancton, c’est moins de biomasse océanique globale, donc moins de carbone séquestré sous la forme de sédiments sur le plancher océanique.

    Pour contrer ce phénomène, si compté que ce soit encore possible, il faut prendre le problème à la racine et :

    • Faire décroître les molécules chimiques : nous avons multiplié par 50 la production de nouvelles molécules chimiques depuis 1950. Il en existe désormais environ 350.000 sur le marché. Nous ne connaissons même pas les effets sur nous, alors sur le plancton…
    • Passer aux plastiques organiques.
    • Cultiver de grandes algues laminaires dans tous les estuaires et les côtes appropriées. Excellent pour filtrer les microplastiques et les polluants, oxygéner (poissons) et désacidifier, en absorbant le carbone dissous.
    • Stopper le chalutage des fonds qui arrachent les forêts d’algues.
    • Interdire la chasse à la baleine – elles favorisent l’essor du plancton
      Tout cela nécessite évidemment un État stratège capable de réguler et d’impulser des filières mixtes, et à l’international. Le verrou est comme toujours politique, et ça commence à devenir légèrement frustrant.

    jourdudépassement #climat

  • Le cultivateur Pascal Poot

    Le cultivateur Pascal Poot

    Pascal Poot cultive plus de 200 variétés de légumes capables de résister à la sécheresse et aux maladies, sans pesticides. Pour ce producteur de semences paysannes, c’est le résultat de 35 ans de recherches, et d’une certaine idée du résultat poursuivi 🌱

  • The clearest image of venus ever taken.

    The clearest image of venus ever taken.

    Cette photo est prise dans une longueur d’onde de lumière que nous ne pouvons pas voir, afin de nous en dire plus sur la planète.