Category: Blogs-perso

  • Historique : Fin des corridas, des cages et des marchés d’animaux au Mexique

    Historique : Fin des corridas, des cages et des marchés d’animaux au Mexique.

    Le Mexique vient de marquer l’histoire : les animaux y sont désormais reconnus par la Constitution comme des « êtres sentants ». Ce n’est plus seulement un mot, c’est une loi. 

    Qu’est-ce que cela change ? Tout. Ils ne sont plus des « objets » ou des propriétés, mais des êtres capables de ressentir, d’éprouver de la douleur, de la joie et du bien-être. L’État a désormais l’obligation légale de les protéger et de sanctionner toute forme de maltraitance.

    Pour moi, c’est le signe que le « Nouveau Monde » dont nous parlons tant est déjà en train de s’ancrer. Reconnaître la sensibilité de ceux qui n’ont pas de voix, c’est guérir une part de notre propre humanité. 

    L’éducation au respect animal va entrer dans les écoles. On ne prépare plus seulement des citoyens, on éveille des cœurs souverains et conscients du vivant.

    Concrètement, cette loi interdit les corridas et les combats de coqs, les spectacles de cétacés(delphinariums), les marchés d’animaux vivants ainsi que la détention d’animaux en cage.

    Et vous, quel est votre lien avec le monde animal ? Ressentez-vous ce changement de fréquence ? 

    #BienEtreAnimal #NouveauParadigme #DroitDesAnimaux

  • La légende du colibri (ré-analyse…)

    La légende du colibri (ré-analyse…)

    Un jour, raconte la légende, un immense incendie ravagea la forêt. Les animaux, sidérés, regardaient les flammes dévorer leur monde sans rien faire. Tous… sauf un. Un minuscule colibri, allant et venant sans relâche, transportait dans son bec quelques gouttes d’eau pour les jeter sur le brasier.
    Le tatou, exaspéré par cette agitation inutile, lui lança :
    – Colibri ! Tu es fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes que tu vas éteindre le feu !
    Et l’oiseau lui répondit simplement :
    – Je le sais. Mais je fais ma part.
    L’histoire est belle. L’oiseau aussi. Et l’idée, admirable : chacun peut contribuer à sa mesure face à une catastrophe.
    Ce message a touché beaucoup de cœurs. Des femmes et des hommes s’y sont reconnus, et dans un monde en proie à l’embrasement climatique, politique ou social, ils ont décidé eux aussi de « faire leur part ».

    Mais faut-il les applaudir sans réserve ? Pas si sûr.

    1. Le glissement de responsabilité
    Le récit, en apparence anodin, participe à un déplacement subtil mais redoutable : il transfère la responsabilité des problèmes structurels vers l’individu.
    C’est le rêve du libéralisme : faire disparaître l’idée même de société, pour ne plus voir que des individus isolés, responsables de tout, capables de rien.
    Mais comment sortir d’un système en s’installant au cœur de son idéologie ?

    2. La fabrication de la culpabilité
    Ce transfert s’accompagne d’un piège moral : ce n’est plus celui qui a allumé le feu qu’on interroge, mais celui qui ne participe pas à son extinction.
    La faute ne revient plus aux pyromanes, mais aux gens ordinaires, souvent les plus précaires, qui n’ont ni les moyens financiers, ni le capital culturel pour « faire leur part ».
    – Comment ? Tu ne vas pas au marché bio acheter des produits 30 % plus chers ? Tu n’as pas encore adopté le zéro déchet ?
    Le discours culpabilisant devient un mur. Il génère un effet bien connu : la réactance. Les accusés se rebellent, nient parfois même l’incendie, et rejettent ceux qui prétendent éteindre le feu, pourtant souvent sincères, comme des donneurs de leçons déconnectés.

    3. Le désespoir du colibri
    Et puis, il y a l’usure.
    À force de battre des ailes sans jamais voir les flammes faiblir, le colibri s’épuise. Car les causes profondes de l’incendie ne sont jamais interrogées. Elles continuent d’alimenter les braises, inlassablement.
    À quoi bon, alors ? Ce sentiment d’impuissance finit par broyer les meilleures volontés. L’effort individuel, isolé, devient aussi inefficace qu’un granule d’homéopathie contre le cancer.
    Et c’est tragique. Car tout cet engagement, toute cette sincérité, mis en commun, auraient pu devenir une force décisive contre ce qui allume le feu.

    Alors… faut-il faire atterrir le colibri ?
    Pas nécessairement. Mais le colibri doit changer d’altitude.
    Tant qu’il agit seul, concentré sur les effets, il se condamne à l’épuisement et à l’inefficacité.
    Il devient, malgré lui, un obstacle : il détourne l’attention des causes et éloigne les plus fragiles de la lutte.
    Mais si ce colibri utilise sa vivacité, sa beauté, sa ténacité… pour éclairer les racines de l’incendie, pour fédérer d’autres colibris, et pour exiger des réponses collectives ?
    Alors oui, il devient un véritable acteur du changement.
    Peut-être suffit-il qu’il continue à faire sa part, en silence, et qu’il consacre son énergie non à illustrer sa vertu, mais à organiser la résistance, à désigner les pyromanes, et à imaginer des systèmes qui ne s’enflamment pas.

    Romain D.