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  • Retour en vidéo sur la fête de la biodiversité

    Retour en vidéo sur la fête de la biodiversité

    Le samedi 24 mai, la petite commune de Salon-la-Tour (Corrèze) a accueilli la première édition de la Fête de la biodiversité, portée par l’association La Graine Indocile et son fondateur emblématique Damien Dekarz, figure bien connue du monde de la permaculture.

    Sur la place du village et dans la salle communale, curieux, passionnés et familles ont pu profiter d’un programme riche et accessible : stands associatifs, pépiniéristes engagés, maraîchers bio, mais aussi trois conférences majeures animées par des personnalités reconnues : Damien Dekarz, Hervé Covès, Andy Williams, ou encore Caroline Péres pour une balade naturaliste.

    La Graine Indocile, soutenue par un solide réseau de bénévoles, a su rassembler des acteurs du vivant dans une ambiance à la fois festive, pédagogique et conviviale.

    Nous vous proposons ici de (re)vivre un moment fort de cette journée avec la conférence de Damien Dekarz, diffusée par Ours Bleu production :

    Dans cette intervention, il explore la richesse de la biodiversité au jardin, avec son regard singulier et sa vision profondément enracinée dans l’autonomie, la résilience et la beauté du vivant.

  • Suite témoignage en direct du convoi “Soumoud”

    Suite témoignage en direct du convoi “Soumoud”

    Pour mon anniversaire, mon compagnons m’a demandée où je voulais aller.
    Au vue de la situation où j’avais de plus en plus de mal à supporter ce que subissent depuis des mois des milliers d’innocents et où j’avais non seulement l’impression d’être impuissante mais surtout complice de ce massacre.
    Comme j’aime à me répéter : on nous a dit que nos grands parents ne savaient pas, que nos parents étaient trop jeunes mais nous bazar avec toutes les infos tout les réseaux sociaux on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas……
    J’ai essayé d’envoyer des bouteilles à la mer à différentes associations, mais j’ai dû mal m’y prendre, car je n’ai pas eu de réponses.
    Alors après avoir entendu dans l’émission « quelle époque » Raphaël Pitti nous narrant le calvaire que subissait tout un peuple et le « je m’enfoutisme » du monde entier, je lui ai envoyé un message et il m’a répondu assez rapidement et m’a conseillée et de me rapprocher d’élu(e)s et de me rapprocher delà marche mondiale pour Gaza.
    Ce que j’ai fait de suite et c’est pour cela que nous avons embarqué(e)s mercredi 11 juin à 7 h direction Le Caire où nous devions jouer les touristes en attendant les instructions pour le départ vers El Arish le vendredi 13 juin.
    Nous avions auparavant pris contact avec une jeune femme de 39 ans infirmière qui allait elle aussi à la marche avec une amie de 62 ans et sommes donc arrivé(e)s au Caire vers 11 h. Nous n’avons eu cette amie et nous aucun problème pour passer la douane, par contre plus d’une quarantaine de personnes de notre vol, dont la dame de 62 ans ont été mises de côté et ont dû attendre dans une salle sans fenêtres, sans boire plusieurs heures (de 11h30 jusqu’à tard dans la nuit) des explications. On leur avait auparavant retiré et leur passeport et leur téléphone.

    En fait il ne s’agissait en grande majorité que des personnes avec une double nationalité (principalement, des franco/maghrébins !!!!)
    Certain(e)s ont été expulsé(e)s au petit matin, d’autres ont été relâché(e)s sans explications…..ils en ont incité(e)s à prendre des billets de retour dans la journée.
    Le jeudi 12 juin nous avons appris par notre réseau qu’il y avait eu des descentes dans tous les hôtels où nous nous étions inscrit(e)s, que beaucoup avaient été interpellé(e)s qu’on leur avait aussi supprimé leur passeport et qu’ils avaient été expulsé(e)s…..les responsables du groupe qui logeaient dans le même hôtel que nous ont fait passer leur passeport message de quitter immédiatement tous les hôtels et de trouver des solutions.
    Nous: petit couple de septuagénaires avons décider de rester et de jouer les touristes.
    Cela remettait en question notre rendez-vous du vendredi 13 où les bus devaient venir nous chercher devant nos hôtels, nous avons donc dû attendre de nouvelles consignes qui sont arrivées le vendredi 13 nous disant à tous de nous retrouver par nos propres moyens à Ismaïlia devant un hôtel donné.
    Nous étions alors environ 450 de la délégation française mais il y avait avec nous 52 pays participants.
    Nous voilà donc parti(e) tous les deux en taxi vers cette direction. Au premier péage à environ 75 km du Caire, un policier a arrêté notre véhicule et est venu vers nous pour nous demander nos passeports. À alors commencer une attente très longue mais nous n’étions pas les seuls, tous les taxis et mini bus en provenance du Caire subissaient le même sort. Quand nous posions des questions on nous répondait « 5´ »
    Cela a durer plus de cinq heures, et nous avons été parqué(e)s avec des barrières d’un côté la police et de l’autre côté l’armée, en plein soleil sans pouvoir boire ni aller au toilettes. Nous étions environ 350 de toutes nationalités : italiens, anglais, belges, suisses, américains…….
    Les responsables des différentes délégations ont essayé de parlementer, la réponse était « on vous rend vos passeports si repartez au Caire » quelques marcheurs ont eu peur et sont repartis.
    Mais la grande majorité a décidé de rester en faisant un sit in pacifique ✌️.
    Les policiers en civil ou en uniforme ont commencé à s’échauffer et au bout d’un moment ont retiré les barrières et ont demandé de rentrer tous dans les bus de l’armée….on s’est tous assis et certains manifestants pacifiques filmaient ce qui a considérablement énervé ceux qui nous entouraient, c’est parti en vrille et c’est avec beaucoup de violence, jetant les téléphones et nous poussant très violemment qu’ils nous ont fait rentrer dans les bus.
    De notre côté aucune violence même si certains activistes criaient « free Palestin »
    Ils nous ont encore fait attendre avant de nous rendre nos passeports, ils hurlaient….
    Puis les chauffeurs sur ordre de policiers nous ont relâché(e)s voire jeté(e) s par petit groupe de 2 ou 3 personnes au hasard dans la ville.
    Nous avons appris par la suite que cela avait été beaucoup plus violent dans les deux autres Check points : certain(e)s ont fini(e)s à l’hôpital, d’autres ont été incarcéré(e)s et d’autres expulsé(e)s manu militari.
    Une marche totalement pacifique apolitique et non confessionnelle pour sauver des vies humaines, se terminant par tant de violences et de haine est incompréhensible.
    Depuis on est un peu désœuvré(e) on ne sait plus quoi faire certain(e)s sont traumatisé(e)s ….après des appels et des rendez-vous à tous nos consulats et/ou ambassades on nous a conseillé de partir….
    Il est prévu une autre marche le 19 juin mais on est persuadé(e)s qu’elle subira le même sort.
    Programme d’aujourd’hui : on a laissé « crever » 50 nouveaux petits gazaouis

  • Infos sur le convoi mondial Soumoud pour GAZA

    Infos sur le convoi mondial Soumoud pour GAZA

    Nous recevons les infos de Corréziens partis pour rejoindre le convoi mondial “Soumoud” parti de Tunisie et en route pour GAZA:

    « Alors c’est là qu’on a besoin de vous et de toute urgence, comme je vous l’avais dit précédemment j’ai rallié avec mon mari la marche mondiale pour Gaza qui devait partir le 13 au petit matin du Caire où nous sommes actuellement, et ce avec 52 délégations donc des milliers de personnes sauf que depuis deux jours les autorités égyptiennes interdisent l’entrée à certains ressortissants, maghrébins et autres et les expulsent illico.

    Depuis deux jours ils font le tours des hôtels et demandent les passeports des étrangers, fouillent leur sac et leur téléphone….

    Je vous joins deux communiqués reçus 

    SVP faites quelque chose mais faites vite des innocents meurent par centaines »

    En m’aidant à sensibiliser le plus de monde possible pour nous rendre à la frontière de Gaza pour former une immense chaîne mondiale et forcer l’aide humanitaire à rentrer dans Gaza…

    Lors d’une remise de médaille par François Hollande, j’avais dit que tant que je serais debout: je m’insurgerais contre toute forme d’injustice.
    Nos grands parents ont dit qu’ils ne savaient pas, nos parents étaient trop jeunes…

    Nous nous savons et nous ne faisons rien, nous ne pouvons pas continuer à être témoin(e)s voire complices de telles atrocités…

    Au nom de « la VIE » levons nous🤞🤞🤞

    Nous nous trouvons bien seuls et avons besoin de votre aide…

    F.C.

    https://www.laprovence.com/article/france-monde/1092424782324214/des-centaines-de-militants-pro-palestiniens-mobilises-dans-un-convoi-la-caravane-de-solidarite-avec-gaza-a-atteint-tripoli

    https://lechelif.dz/2025/06/11/convoi-humanitaire-maghrebin-soumoud-sur-gaza-les-mises-en-garde-du-caire/

  • La laïcité en 2025 : un principe républicain sous tension

    La laïcité en 2025 : un principe républicain sous tension

    En 2025, la laïcité continue d’occuper une place centrale dans le débat public français. C’est autour de ce principe que se cristallisent des tensions sociales, politiques et culturelles. Le sénateur des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias, en a récemment livré une lecture à la fois historique, critique et engagée, lors d’une conférence organisée par l’association Cap à Gauche lors de son 20ème anniversaire ce samedi 7 juin 2025 à la salle polyvalente d’Uzerche. Retour sur les fondements, les contradictions et les enjeux actuels d’un pilier de la République.


    La loi de 1905 : un acte fondateur toujours vivant

    La loi du 9 décembre 1905, qui consacre la séparation des Églises et de l’État, est souvent considérée comme l’un des grands textes fondateurs de la République moderne. Elle est l’œuvre de personnalités majeures comme Aristide Briand, Jean Jaurès et Georges Clemenceau. Ces trois figures politiques, bien que représentant des courants distincts (socialisme, radicalisme, libéralisme), partageaient un même idéal de progrès, de justice et d’émancipation. Leur combat s’inscrivait dans la dynamique des grandes lois républicaines précédentes : lois Ferry sur l’école gratuite, laïque et obligatoire, liberté de la presse (1881), liberté d’association (1901).

    La loi de 1905 n’est pas née ex nihilo. Elle fait suite à d’autres tentatives historiques de séparation, notamment sous la Révolution française (1794) et par la Commune de Paris (1871), cette dernière allant jusqu’à instaurer le droit de vote des femmes et une première forme de laïcité politique. Ces moments ont contribué à forger un idéal républicain de neutralité de l’État face aux cultes, avec pour but d’assurer à chacun la liberté de croire ou de ne pas croire.

    Jaurès orateur

    Laïcité et humanisme : le débat fondateur entre Jaurès et Guesde

    Le débat entre Jean Jaurès et Jules Guesde sur la priorité entre laïcité et lutte des classes est emblématique des tensions internes au camp progressiste. Guesde défendait une primauté du combat économique et social, tandis que Jaurès soutenait que l’émancipation des consciences – par l’éducation, la culture, et la laïcité – devait précéder tout projet socialiste. Pour Jaurès, il ne pouvait y avoir de République véritable sans humanisme, et donc sans laïcité.

    Cette position reste d’une étonnante actualité à l’heure où certaines forces politiques tentent de redéfinir la laïcité à des fins identitaires.


    Une application inégale et des tensions persistantes

    La loi de 1905 ne s’applique pas partout de manière uniforme. Dans les territoires d’outre-mer, notamment, l’État continue de salarier les ministres des cultes, un héritage colonial qui trahit une vision utilitaire de la religion comme instrument de domination – comme le soulignait déjà Napoléon Bonaparte. Ce dernier, opportuniste, se serait successivement converti au catholicisme, à l’islam, puis au catholicisme ultramontain pour légitimer ses conquêtes impériales, illustrant bien l’usage politique de la religion.

    Autre inégalité marquante : la situation des cultes face à la loi de 1905. Si les protestants et les juifs s’y sont rapidement adaptés, les catholiques, eux, ont longtemps résisté. Ce refus initial a donné lieu à la création d’associations diocésaines, en 1924, qui permettent aux évêques de continuer à administrer les biens ecclésiastiques, en contradiction avec l’esprit de la loi. Ce traitement différencié a créé une forme d’inégalité entre religions dans la pratique.

    ( voir la vidéo : https://youtu.be/vADqGBIzCCY?si=nU00LvA70-bBYdmZ )


    École publique vs école privée : une guerre asymétrique

    L’école est un terrain privilégié de laïcité, mais aussi un champ de bataille inégal. Aujourd’hui, l’enseignement privé catholique scolarise environ 2 millions d’élèves, emploie 32 000 enseignants, et bénéficie de financements publics massifs, y compris pour des établissements très sélectifs. À Paris, le prestigieux collège Stanislas génère par exemple 2 millions d’euros de bénéfices annuels, tout en étant subventionné par l’État.

    Cette situation pose la question d’une concurrence déloyale avec l’école publique, en particulier dans les zones difficiles, où le service public peine à recruter et à maintenir ses enseignants. Le privé, de son côté, se concentre dans les centres-villes et les zones socialement favorisées, délaissant les territoires ruraux ou défavorisés.

    Comme le rappelait Jaurès, “il n’y a pas de laïcité sans politique sociale”. Or, la fragmentation du territoire scolaire révèle une République à géométrie variable, où les ghettos de riches (Neuilly, 7 % de logements sociaux) côtoient les ghettos de pauvres (Bagneux, 70 %), créant des fractures éducatives, sociales et culturelles profondes.


    Laïcité et dérives idéologiques : une instrumentalisation croissante

    Dans le contexte politique actuel, une partie de la droite radicale tente de réinterpréter la laïcité comme un outil d’exclusion, notamment vis-à-vis de l’islam. Des figures politiques comme Gérard Darmanin ou Bruno Retailleau ont pu assimiler le port du voile à une incompatibilité avec les valeurs républicaines, voire appeler à “faire tomber le voile”, selon des formulations très éloignées de l’esprit de neutralité de la loi de 1905.

    Or, comme le rappelle le sénateur Ouzoulias, l’histoire du port du voile est avant tout chrétienne : dans les campagnes françaises, jusque dans les années 1950, les femmes portaient des foulards comme marqueur de pudeur et de soumission. L’usage du voile a été théorisé dès l’Antiquité, notamment par Clément d’Alexandrie, et n’est donc en rien un marqueur religieux exclusivement musulman.

    Cette récupération politique de la laïcité pour stigmatiser une religion est un contresens historique et juridique. La laïcité ne consiste pas à interdire les signes religieux dans l’espace public, mais à garantir que l’État ne privilégie ni ne discrimine aucun culte.


    Des espaces pour la liberté de culte, dans un cadre républicain

    Enfin, il est bon de rappeler que la laïcité n’est pas l’hostilité à la religion. Elle garantit à chacun le droit de pratiquer sa foi, y compris dans les institutions publiques, dans le respect de la neutralité de l’État. C’est pourquoi la République organise la présence d’aumôniers dans les hôpitaux, les prisons et l’armée.

    Toutefois, certaines pratiques symboliques posent question : comme la célébration systématique de la fin de promotion des élèves gendarmes à la cathédrale de Tulle. Ce type d’événement, dans un cadre public, pourrait être perçu comme une entorse à la stricte neutralité de l’État.


    La laïcité : une singularité française, un principe universel à défendre

    La France est le seul pays au monde où la laïcité est inscrite aussi profondément dans la Constitution et dans l’organisation de l’État. Cette singularité est à la fois une richesse et une responsabilité. À l’heure où certains pays, comme les États-Unis sous Donald Trump, reconnaissent officiellement des comités de défense de la liberté religieuse qui placent le discours religieux au-dessus de toute critique rationnelle, la vigilance s’impose.

    En 2025, alors que la société évolue et que de nouvelles lois d’émancipation sont débattues – comme la loi sur la fin de vie – la laïcité reste un cap, un principe à la fois juridique, politique et moral, qui suppose une exigence permanente de justice, de neutralité et de cohérence.

  • Ciné débat “un médecin pour la paix” à Brive ce jeudi 5-juin

    Ciné débat “un médecin pour la paix” à Brive ce jeudi 5-juin

    ( désolé, reçu ce matin … )

    📣 RAPPEL : 📽🗣 CINÉ-DÉBAT organisé par 🕊le Mouvement de la Paix Corrèze 📆 Jeudi 5 juin à 20h30 avec la projection du film documentaire 🧑‍⚕🩺 UN MEDECIN POUR LA PAIX de Tal Barda.

    Izzeldin Abuelaish, premier médecin palestinien à travailler dans un hôpital israélien, voit sa maison bombardée en 2009, tuant trois de ses filles et une nièce. Malgré cette tragédie, il trouve la force de parler d’espoir et de réconciliation. Exilé depuis au Canada, il milite sans relâche pour la paix entre Israël et la Palestine, ce qui lui vaudra d’être nominé cinq fois pour le Prix Nobel de la Paix.

    💬 Échange à la suite de la projection.

    http://cinema-rex-brive.fr/FR/fiche-film-cinema/MLJEC9/un-medecin-pour-la-paix.html

  • Forêts vivantes : pétition nationale et journée de mobilisation à Pau le 14-06

    Forêts vivantes : pétition nationale et journée de mobilisation à Pau le 14-06

    FLa forêt est un écosystème central et primordial dans nos vies. Elle alimente les sources et les captages d’eau potable, elle contribue au grand cycle de l’eau, elle régule les températures, le CO2 dans l’atmosphère, elle abrite de nombreuses espèces de la faune et de la flore, elle protège les sols, elle nous préserve des aléas climatiques, elle est indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique.

    Nous avons besoin d’une forêt riche, diverse et vivante. Notre lien à la forêt est profond et viscéral, elle nourrit nos inconscients et nos imaginaires dès notre plus tendre enfance. Sans la forêt, nos activités telles que la randonnée, le VTT, la pêche, la chasse, la cueillette de champignons n’ont plus lieu d’être.

    Déjà en 2021, l’Appel pour les forêts vivantes lançait un cri d’alarme : « Les forêts sont vues comme un gisement inépuisable que l’industrie est appelée à exploiter et le bois comme un simple matériau à transformer. Le productivisme gagne nos massifs forestiers et plie le vivant aux règles du marché […]. Les coupes rases et les monocultures se multiplient, des paysages séculaires sont dévastés parfois en quelques heures, les arbres sont moissonnés comme du blé. »

    Toutes les études scientifiques – dont l’expertise « Coupes rases et renouvellement des peuplements forestiers en contexte de changement climatique » menée par l’ECOFOR, et l’étude Carbone 4 conduite par France Forêt Bois – nous montrent que la gestion forestière actuelle et l’augmentation de notre demande en bois menacent nos forêts. Leur capacité de puits carbone sera négative en 2040 si rien ne change.

    Sous couvert d’une adaptation au dérèglement climatique, ces pratiques sont malgré tout soutenues par l’État et le Plan France Relance qui consiste à subventionner 95 % des replantations après coupe rase. Or près de 38 % de ces plantations dépérissent dès la première année car mis dans des sols nus et dévastés.

    L’État ne s’arrête pas là. Il facilite et finance l’installation de projets industriels de biomasse, biocarburant, bois-énergie à partir de la biomasse forestière. Sur le seul Grand Sud-Ouest, ces projets – dont le biokérosène pour les avions – consommeraient plus de 3 millions de m3 de bois par an. Sans compter les usines déjà installées ou à venir dans le reste de la France, comme celle de Gardanne qui engloutit déjà plus de 450 000 tonnes de bois par an pour produire de l’électricité « verte ». Ces projets provoqueront d’inévitables conflits d’usage et exercent une pression insoutenable sur la ressource en bois qui diminue déjà fortement.

    Face à ce champ de bataille qu’est devenue la forêt, nous, acteur·ices de la filière forêt-bois, associations, syndicats, scientifiques, naturalistes, géographes, climatologues, artistes, écrivain·es, philosophes, élu·es, citoyen·nes, appelons à une refonte de la politique publique forestière.

    Il y a urgence à légiférer sur la gestion forestière à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

    Il n’y a aucune fatalité à la situation actuelle. Il ne tient qu’à nous d’en inverser la tendance en choisissant la diversification des essences et la sylviculture mélangée à couvert continu.

    Pour que les forêts françaises soient des forêts vivantes, pour que notre pays et notre planète soient vivables pour nous et pour les générations futures, nous appelons le gouvernement et les parlementaires à agir vite :

    ● en mettant fin à l’attribution des aides du plan de relance qui contribuent à la destruction des forêts et des réserves de biodiversité et qui n’incitent pas au choix prioritaire de la régénération naturelle ;

    ● en abandonnant les usines écocides à partir de biomasse forestière tels qu’Orpinia (1 million de m3 de bois/an), Scierie SIAT (1 million de m3/an), méga scierie dans l’Allier (non chiffré), E-Cho à Lacq (500 000 m3 de bois/an), Biochar à Garlin (130 000 m3 de bois/an), usine à pellets à Guéret (130 000 m3 de bois/an), centrale électrique de Gardanne, etc. ;

    ● en déclarant la forêt, essentielle à notre santé, patrimoine commun. En lui reconnaissant une personnalité juridique afin de défendre sa préservation ;

    ● en augmentant significativement, en budget et en personnel, les moyens des services publics nationaux et territoriaux chargés de la protection de la forêt (ONF, OFB, DDT, CNPF, etc.) ;

    ● en inscrivant dans la future loi sur la gestion forestière les revendications suivantes basées, entre autres, sur deux propositions de loi de la précédente législature 

    Lire la suite du texte intégral ici :

    https://adretmorvan.org/index.php/2025/05/11/tribune-pour-une-loi-urgente-sur-la-politique-publique-de-la-foret/

    Appel à pétition nationale

    Nous, collectifs et associations mobilisés pour des forêts vivantes, demandons l’arrêt de tous les projets industriels écocides, menaçant la pérennité du patrimoine forestier. Aussi, nous appelons – d’une seule voix et avec force – le législateur à adopter une nouvelle loi forestière ambitieuse dès 2025.

    Pour que les forêts restent des forêts vivantes, pour que notre pays et notre planète soient vivables pour nous et les générations futures, nous vous appelons à nous rejoindre et à nous soutenir en signant notre pétition, au nom de votre association, ou en tant que naturaliste, scientifique, élu.e, citoyen.ne [1] ,

    Une loi pourrait être votée prochainement. C’est maintenant que votre signature pèsera en faveur d’une loi forêt ambitieuse.:

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/il-faut-une-loi-d-urgence-pour-des-forets-vivantes

    Nous vous invitons à partager la pétition autour de vous, à la diffuser sur les réseaux sociaux

    Journée de mobilisation nationale pour des forêts vivantes à Pau

    Vous êtes invité.e.s à nous rejoindre lors de la

    Mobilisation Nationale pour des Forêts Vivantes du 14 Juin à Pau !!!

    Pour rejoindre la marche, en covoiturage : covoiturage pau – Framacalc

    Contacts / coordonnées

    Site de l’association organisatrice et page Facebook de l’évènement : https://foretsvivantes-pyrenees.fr/ —- https://fb.me/e/8Hlrm9ovd

    Merci à toutes et tous —- Unissons-nous pour des Forêts Vivantes !! — Adret Morvan, Collectif Forêts Vivantes Pyrénées, Réseau Forêt Limousine

    Messagerie de l’Aubraie, https://aubraie.org, contact: aubraie@aubraie.org

  • Pénurie + solidarité pharmaceutique = condamnation

    Pénurie + solidarité pharmaceutique = condamnation

    Nous relayons ce communiqué qui concerne des pharmaciens installés en Corrèze.

    Vous trouverez une pétition à signer en bas de cet article, et vous serez amené à visiter un espace documentaire en ligne dédié, conçu, selon notre équipe, de façon exemplaire.

    Par la commission Santé du PRCF

    Eliza Castagné et Antoine Prioux, pharmaciens à Bugeat et Sornac (Corrèze), ont été condamnés par l’Ordre des pharmaciens de Nouvelle-Aquitaine à six mois d’interdiction d’exercer (dont quatre avec sursis). Au delà d’une simple sanction disciplinaire, il s’agit bien d’une attaque politique contre celles et ceux qui refusent de se soumettre aux logiques marchandes qui gangrènent notre système de santé.

    Leur crime ? Avoir osé dispenser des médicaments à l’unité pour lutter contre les pénuries, le gaspillage et l’antibiorésistance, dans l’intérêt des patients et des territoires ruraux abandonnés.

    Cette décision, aussi absurde qu’injuste, intervient dans un contexte où le gouvernement prétend lutter contre les pénuries de médicaments. Le plan présenté le 27 février 2025 met en avant le « bon usage du médicament », mais il ne récompense en rien le travail essentiel des pharmaciens, experts pourtant en première ligne pour sensibiliser patients et prescripteurs. Puisque ce sont eux qui font le lien médicamenteux entre les malades et les médecins, Ils sont donc les mieux placés pour optimiser les prescriptions et éviter les ruptures de stock. Pourtant, au lieu d’être soutenus, ils sont sanctionnés lorsqu’ils innovent en dehors des cadres libéraux imposés par les laboratoires et leurs relais bureaucratiques.

    Un modèle alternatif

    Face à ce système défaillant, Eliza et Antoine ont construit une alternative concrète au sein du réseau Millesoins, une société interprofessionnelle de soins ambulatoires qui intègre pleinement les pharmaciens dans la chaîne de soins. Grâce à un logiciel protégé de partage d’informations médicales, ils collaborent étroitement avec les médecins, anticipent les besoins des patients chroniques et optimisent les commandes pour éviter les pénuries. Le suivi des besoins de chaque patient évite le surstockage tout en garantissant l’accès aux traitements. Ce suivi est même poussé jusqu’à l’appel aux patients isolés qui ne viennent pas chercher leurs médicaments.

    Cette organisation, à des années-lumière des pratiques mercantiles encouragées par l’industrie pharmaceutique, le capitalisme mondialisé et l’Ordre des pharmaciens complice du grand capital, prouve qu’un autre modèle est possible : une pharmacie ancrée dans la prévention, la coopération interprofessionnelle et la justice sociale. Pourtant, au lieu d’être encouragée, cette initiative est frappée d’une sanction disproportionnée, tandis que les industries qui accumulent les pénuries à cause de la recherche perpétuelle de profits toujours plus grands, ne sont jamais inquiétées.

    Un système de santé au service du profit, pas des malades

    Cette affaire illustre parfaitement les contradictions d’un système de santé dévoyé par les intérêts privés de la grande bourgeoisie mondialisée. Les laboratoires pharmaceutiques, non seulement ont adopté une chaîne de production et d’approvisionnement qui provoque des pénuries, mais en plus, comme ils ont intérêt à commercialiser toujours plus de boîtes, ils ne prévoient pas les conditionnements en fonction des durées de traitement recommandées. Résultat : des patients contraints d’acheter des boîtes entières pour quelques comprimés, des millions de médicaments gaspillés, et des pharmaciens transformés en vendeurs plutôt qu’en soignants.

    Eliza et Antoine, en refusant cette logique, ont mis en lumière la corruption légale d’un système où la santé est une marchandise. Leur condamnation n’est pas une erreur judiciaire : c’est un avertissement adressé à tous ceux qui voudraient remettre en cause l’hégémonie des laboratoires et de leurs complices dans les instances ordinales.

    Exigeons l’annulation de la sanction ! Construisons une pharmacie publique !

    La lutte d’Eliza et Antoine est emblématique d’un combat plus large : celui pour un système de santé socialisé, où les médicaments seraient produits et distribués selon les besoins de la population, et non selon la soif de profit des multinationales. Leur pratique de la dispensation à l’unité devrait être généralisée, encadrée par un pôle public du médicament qui mettrait fin aux pénuries organisées et à la mainmise des laboratoires sur nos vies.

    Nous appelons à :

    1. l’annulation immédiate de leur sanction et la reconnaissance de leur action en faveur de la santé publique,
    2. la légalisation de la dispensation à l’unité pour tous les médicaments essentiels, afin de lutter contre le gaspillage et les pénuries,
    3. la nationalisation de la production et de la distribution des médicaments, sous contrôle des soignants et des usagers, pour en finir avec la dictature des labos,
    4. le développement de réseaux coopératifs comme Millesoins, qui replacent la prévention et l’accès aux soins au cœur du métier de soignant.

    L’espace “documentation de soutien” (formidable ! )

    Signez la pétition de soutien : https://crmx.fr/soutien-eliza-antoine

  • Foire bio des jeunes à Naves

    Foire bio des jeunes à Naves

    À Naves, près de Tulle, la bio se conjugue au présent et au futur ! Ce dernier samedi 17 mai, les élèves de première CGEA et CGH du lycée agricole de Naves ont mis sur pied la 2e édition de la Foire Bio des Jeunes, un événement à la fois pédagogique, festif et militant, organisé en partenariat avec l’association Agrobio 19.

    Ce projet s’inscrit dans le cadre de leur formation en éducation socioculturelle et éducation morale et civique. L’objectif : répondre à une commande concrète d’un acteur du territoire — ici, Agrobio 19 — en organisant un événement de A à Z. Une manière de développer des compétences humaines et citoyennes, tout en favorisant les échanges avec les acteurs locaux de l’agriculture biologique.

    Sur place, une trentaine d’exposants, une buvette, des animations et une météo radieuse ont fait de cette journée une belle réussite. Mais au-delà de l’ambiance conviviale, c’est tout un engagement pour l’agriculture bio qui s’exprime. En Corrèze, les installations en bio représentent près de la moitié des nouveaux projets agricoles, même si la conversion des fermes d’élevage reste limitée, souvent par manque de soutien économique.

    Agrobio 19 — membre du réseau Bio Nouvelle-Aquitaine et de la FNAB — œuvre pour défendre et promouvoir l’agriculture biologique, en accompagnant producteurs, consommateurs et collectivités. Cette foire, organisée en grande partie par des jeunes, illustre parfaitement l’importance de transmettre ces valeurs et de créer du lien entre citoyens et agriculture locale.

    Une belle façon de montrer que la transition écologique peut aussi être joyeuse, collective… et menée par la jeunesse !

  • Pétition contre une fermeture de classe

    Pétition contre une fermeture de classe

    Le problème

    Situés dans la Vallée du Célé, nous sommes cinq villages dans le département du Lot, 742 habitants, dans une de ces campagnes très peu peuplées, à l’écart des villes, et NOTRE ÉCOLE EST EN DANGER !!!

    Alors que le Ministère de l’Éducation nationale, qui fixe parmi ses priorités pour l’école élémentaire « l’action en faveur de l’égalité des chances et de l’équité territoriale, en préservant l’école rurale, malgré la baisse démographique marquée » ; notre Directrice Académique de l’Éducation Nationale (DASEN), Sophie Sarraute, arrivée dans le Lot l’an dernier depuis un cabinet ministériel, prévoit la fermeture d’une de nos 3 classes.
    La DASEN, Sophie Sarraute, trouve que nos trois classes pour 37 élèves et 9 niveaux scolaire, c’était beaucoup trop, et que deux classes l’an prochain ce serait beaucoup mieux.
    C’est à peu près le même effectif qu’en ville, pensez-vous ? Oui, sauf qu’ici ce serait deux classes pour 9 tranches d’âge, de la Très Petite Section de maternelle jusqu’au CM2… Vous confieriez votre enfant à une classe de 20 dans laquelle l’institutrice va s’échiner face à cinq niveaux différents du CP au CM2 ?
    Non. Donc vous quitteriez l’école, et sans doute que vous déménageriez. Et pfuitt ! en quelques années, par une simple décision bureaucratique, on a assassiné un territoire. Ça, c’est l’effet systémique de l’école primaire pour le développement rural : une école de qualité est la clef de voûte de la vitalité du territoire rural, et elle nécessite une organisation et des moyens adaptés. C’est ce que vous tous, qui lisez ce post, vous avez déjà compris mais que les Services académiques de l’Éducation nationale, eux, pas.

    Nous, habitants de la Vallée du Célé, nous sommes tous concernés par ce gâchis annoncé. Nous avons fondé l’Association de Soutien aux Écoles de la vallée du Célé (ASEC), afin de défendre notre école et, plus largement, pour exprimer le lien entre l’école de proximité et la dynamique de ce territoire.

    Dans les médias, vous lisez et vous entendez plein de choses sur le monde rural, sur la colère de ceux-ci, le désespoir de ceux-là, les projets de tous les autres.

    Restez mobilisés avec nous : nous vous dirons le pouvoir de vie et de mort de l’école sur nos territoires. Signez et republiez nos messages – nous avons besoin de votre soutien, où que vous soyez en France !

    https://www.change.org/p/sauvons-notre-%C3%A9cole-rurale-757b86ae-02b4-4d59-b467-7f316c6ca4e0?redirect_reason=guest_user

  • Chantier participatif isolation chaux/chanvre banché sur murs en pneus

    Chantier participatif isolation chaux/chanvre banché sur murs en pneus

    Nous vous proposons un chantier isolation chaux/chanvre banché sur les murs en pneus de notre Earthship inspiré. Sylvain, architecte, a été formé à la technique et saura vous guider.
    Les petits plus du chantier : un repas frais et de saison, des rafraîchissements tout au long de la journée (kefir, eau aromatisé, tisane, thé ou café). Toujours beaucoup de convivialité.

    Chantier au coeur d’un hameau collectif en cours de construction et voisin d’un tiers-lieu passionnant dans lequel vous pourrez profiter des animations du moment (s’il y a) et notamment le bar des voisins le mardi, le petit marché du vendredi.
    Une colline magnifique et un chantier avec ombre ou soleil 🙂
    Possibilité de coucher au camping du tiers-lieu ou dans votre véhicule aménagé ou dans notre van ou dans notre tente spacieuse.
    A très vite ! “

    Si ça t’intéresse tu peux retrouver leur chantier et les contacter juste ici : https://fr.twiza.org/earthship-inspire,zs4814,11.html