La Fédération des CIVAM en Limousin et Lo Sanabao recrutent : UN.E ANIMATEUR.TRICE CULTURES
Contexte du poste
La Fédération des CIVAM en Limousin réunit plusieurs associations et groupes d’agriculteurs, d’acteurs du monde rural, qu’elle accompagne afin d’œuvrer au développement d’une agriculture durable sur le territoire. Elle recherche aujourd’hui un.e animateur.trice qui sera mis.e à disposition de l’un de ses groupes : le groupe cultures.
Il s’agit d’un groupe d’échange entre éleveurs, céréaliers et paysans boulangers, qui se rejoignent sur les fermes des uns et des autres pour observer leur sol, échanger sur leurs pratiques culturales, la réduction d’intrants (produits phytosanitaires, engrais, fioul..), la valorisation des céréales,… Ce groupe est composé d’une 20aine d’agriculteurs, situés principalement en HauteVienne.
L’objet du poste est donc d’accompagner les agriculteurs du groupe, en accord avec les valeurs d’éducation populaire : animer les échanges du groupe, mettre en lien les agriculteurs qui rencontrent des problématiques communes, et mobiliser des ressources (bibliographie, intervention d’expert, organisation de journées d’échanges…) pour y répondre.
La Fédération des CIVAM en Limousin et Lo Sanabao recrutent : UN.E ANIMATEUR.TRICE CHANVRE
Contexte du poste
La Fédération des CIVAM en Limousin réunit plusieurs associations et groupes d’agriculteurs, d’acteurs du monde rural, qu’elle accompagne afin d’œuvrer au développement d’une agriculture durable sur le territoire. Elle recherche aujourd’hui un.e animateur.trice qui sera mis.e à disposition de l’une des associations : Lo Sanabao.
Lo Sanabao accompagne depuis 15 ans les agriculteurs.trices du territoire limousin dans la production d’un chanvre écologique, transformé à la ferme et commercialisé en circuits courts.
L’objet de ce poste est d’accompagner, en accord avec les valeurs d’éducation populaire, tous les adhérents dans chaque étape de production du chanvre : depuis la culture, la récolte, la transformation et à la commercialisation des produits issus du chanvre. Il s’agit également de coordonner les différentes actions de l’association : achat d’outils collectifs de défibrage, construction du site internet, participation au plan régional de développement du chanvre, actions de communication sur le chanvre artisanal, etc.
Vous trouverez en pièce jointe un communiqué de presse commun, AMLP, Allassac ONGF et le mouvement Nous Voulons des Coquelicots Allassac.
Nous dressons un constat d’échec des chartes départementales vides de toute substance et validées sans la concertation que nous étions en droit d’attendre.
Début du communiqué
Charte départementale agricole de la Corrèze « Bien vivre ensemble » = Constat d’échec.
Alors que la Préfecture de la Corrèze vient de valider la charte départementale agricole pour le « Bien vivre ensemble » , les associations Allassac ONGFet Alerte des Médecins sur Les Pesticides, à la pointe de la lutte contre les dangers des pesticides, en plein recul du gouvernement sur les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, ne pouvaient rester sans apporter leur point de vue sur cette « charte pesticides» dont l’obligation légale résulte de l’article 83 de la loi EGALIM .
David Marmonier, président d’Allassac ONGF, précise le point de vue de l’association: « Nous ne reconnaissons pas cette charte départementale, qui a été faite selon un modèle « clés en main » sans aucune concertation avec les riverains qui sont pourtant les premiers concernés. Il y a plusieurs mois nous avions sollicité le Pdt de la Chambre d’Agriculture pour lui faire part de notre volonté de concertation et lui présenter nos attentes et propositions, notamment vis-à-vis de l’information des riverains, promeneurs et autres usagers des zones d’épandages, exposés à la dérive des pesticides. Nous ne pouvons que regretter que l’expression « nul n’est prophète en son pays » se confirme une nouvelle fois puisque notre demande est restée lettre morte alors même que, sur le plan national, la
mission interministérielle de l’inspection générale des affaires socialesqui nous a auditionnés, reprend nos remarques et recommande que par le biais des chartes départementales, les pratiques agricoles soient adaptées aux parcelles jouxtant les habitations et ce jusqu’à une distance qui devrait être de 50 m au minimum, à l’instar de la distance prévue par l’instruction DGAL pour l’arboriculture! Les mesures générales proposées avec des distances d’épandage ridicules de 3 ou 5 mètres constituent donc un recul par rapport aux recommandations des experts. Cette nouvelle Charte départementale crée de l’incertitude et de la confusion : on ne sait pas vraiment ce que devient la charte arboricole signée en 2017, reléguée en annexe et rebaptisée « convention ». A-t-elle une valeur réglementaire et comment peut-on faire coexister deux chartes complètement opposées dans leurs ambitions et leur contenu ?
Pour le porte-parole d’Allassac ONGF, c’est le sentiment de « l’arroseur arrosé ». FabriceMicouraud
« fait divers », nous avons œuvré en concertation étroite et sincère avec les arboriculteurs du Limousin pour mettre en place une charte qui se voulait évolutive et ambitieuse au regard de la législation alors quasi-inexistante en matière de protection des riverains. Ce travail de concertation exemplaire, entre riverains et arboriculteurs, qui a grandement participé à l’évolution législative conduisant à la reconnaissance des riverains comme « public vulnérable à l’exposition aux pesticides » mais aussi à l’obligation des chartes départementales, a été salué par plusieurs ministres successifs. Cela nous a conduits à participer durant plusieurs mois à un groupe de travail interministériel visant à définir les décrets d’application et nouveaux textes encadrant les règles d’usages des pesticides.
L’auteur du livre sur l’Histoire de l’Ecologie : “Pour une pensée écologique positive” auquel ont collaboré notamment Boris CYRULNIK et Benjamin STORA aux éditions BELIN sera présent à Brive toute la journée du mardi 13 octobre pour deux événements :
une émission sur Radio-Grand Brive et BramFM au lycée horticole de Brive-Voutezac, ainsi qu’une :
rencontre débat à la médiathèque de Brive mardi 13 octobre à 18h
Le propos du livre est celui-ci : dans les parutions sur l’Ecologie, il semble manquer d’une perspective sur son histoire profonde.
En résumé, l’écologie est pour le grand-public tombée du ciel depuis 20 ans , avec le réchauffement climatique. Par ailleurs, nous devons répondre à cette donnée dans l’urgence !
C’est vrai, mais comment répondre à l’urgence, sans avoir une connaissance préalable du sujet, et de son antériorité ?
Le résultat est que la perception de l’écologie se fait en une dimension : celle de l’actualité. On nous demande d’imaginer le futur, mais le nez collé à la vitre du présent. Le résultat est une incompréhension du public, et le stress inhérent à toute nouveauté.
Patrick Sheyder pense qu’il faut développer une vision de l’écologie en 3D: Passé-Présent et A-Venir ! Recréer une” filiation”, pour aborder l’avenir avec des outils de pensée et une action qui ont des racines.
Un exemple : la plupart ignorent que c’est George SAND et les peintres de Barbizon qui ont sauvé la forêt de FONTAINEBLEAU de l’abattage; une sorte de ZAD avant l’heure de 1840 à 1872. Ce sont des trentenaires qui ont lutté contre le plan de déboisement de l’Etat, et ils ont gagné, le premier parc Naturel au monde était né !
Dédicaces de l’auteur à la fin du temps d’échange à la médiathèque de Brive mardi 13 octobre.
Protocoles et réservation
Limité à 30 personnes – penser à réserver par email = reserver@citoyliens.fr
La première coopérative de fruits et légumes 100 % bio du Limousin !
Aujourd’hui, les gens souhaitent de plus en plus acheter des fruits et légumes frais produits localement et sans pesticides chimiques de synthèse. Cependant, ce sont des produits qui viennent (souvent) de loin qui nous sont proposés dans les magasins et grandes surfaces sans que l’on sache comment ils sont vraiment cultivés. Nous avons crée notre coopérative pour que les producteurs de fruits et légumes biologiques puissent s’organiser collectivement et pour leur permettre de solutionner ce problème. C’est à travers cette aventure collective, que nous pensons pouvoir mener à bien notre mission!
Nous sommes 9 fondateurs et agriculteurs de Corrèze et de Haute-Vienne : Jean Michel, Martin et Paula, Alexandre, Alexis, Paul, Christophe, Mael, Benjamin et Jeff
Installés à la frontière des deux départements sur le pays d’Uzerche, nous souhaitons réunir nos forces pour faire bouger les choses, ce qui concrètement veut dire :
Developper fortement la production biologique locale.
La rendre plus accessible à tout le monde.
Encourager et accompagner les conversions vers l’AB et favoriser la diversification des fermes.
La coopérative sera le lieu commun où chaque agriculteur viendra apporter sa production après sa récolte, et où elle sera stockée ou conditionnée pour ensuite être vendue dans les magasins, épiceries, écoles, lycées de la Corrèze et de la Haute-Vienne.
La production débutera en 2021, avec 3 légumes, les pommes de terre, les oignons, et les courges (potimarron/butternut). L’année suivante, l’offre sera augmentée avec l’inclusion des légumes frais, comme les salades, courgettes, tomates aubergines et poivrons, fenouils, blettes, et des fruits (raisins, melons..). Cette offre évoluera au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux associés pour aboutir nous espérons à une offre complète de fruits et légumes dans quelques années!
Co-financez de façon participative
Nous venons donc vous solliciter car nous cherchons les financements qui nous permetteraient d’atteindre nos objectifs. Les points essentiels qui feront la réussite du projet sont les installations de stockage, les chaines de conditionnement, et la commercialisation.
Le stockage Le stockage est indispensable pour pouvoir proposer une offre régulière. Or, celui ci est généralement un investissement très lourd à porter pour l’agriculteur isolé, mais en se regroupant à plusieurs cela devient possible. La coopérative permet donc la mutualisation des moyens de stockage.
Le matériel de conditionnement Les fruits et légumes doivent souvent être conditionnés avant de pouvoir être vendus en magasin. Comme pour le stockage, les machines de tri, conditionnement et calibrage ne deviennent accessibles que lorsque mutualisées. Il s’agit donc d’une part importante de nos investissements.
La commercialisation Une fois sorti du stockage et conditionnés, les produits doivent être commercialisés. Pour cela nous avons besoin de matériel pour l’étiquetage, la gestion des stocks, et la livraison (fourgon). Il s’agit du troisième volet de l’investissement.
Nous souhaitons distribuer nous-mêmes nos produits, et pour cela l’investissement portant sur le véhicule est très important. En effet, notre stratégie commerciale sera axée sur le maillage territorial des départements de la Corrèze et de la Haute Vienne et pouvoir livrer les magasins de manière régulière sera très important. L’objectif est que le consommateur puisse trouver des fruits et légumes biologiques, produit près de chez lui, que ce soit dans son épicerie de quartier, son supermarché habituel, ou à la cantine du bureau!
Une grande partie de nos investissement est financée par notre banque (installations de stockage et le matériel de conditionnement), mais nous avons encore besoin d’un financement pour couvrir les les equipements de commercialisation et une partie du fond de roulement.
Nous proposons des précommandes de produits, bios et à prix de gros !
Pour chaque montant vous avez une quantité équivalente de pomme de terre, courges, ou oignons issus de la première récolte de la coopérative en aout/septembre 2021. En échange de cette attente certe longues (c’est le temps de l’agriculture 🙂 ) vous aurez de bons légumes bio à prix de gros, et serez conviés à un évènement pour fêter cette petite victoire que sera la première récolte, qui aura été rendue possible grâce à votre soutien!
Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de toutes les avancées du projet pendant ces 12 mois, de la construction du batiment aux différentes étapes des itinéraires de culture, sur facebook ou instragram.
Si vous habitez trop loin, ne pouvez ou ne voulez pas venir chercher votre contrepartie lors de cet évènement, faites le nous savoir et nous donnerons la quantité de légumes correspondante à votre contrepartie à notre partenaire la Banque Alimentaire de la Corrèze.
Gestion de la somme récoltée
Concrètement:
1) Nous visons un premier pallier de 10 000 € qui couvrira la dépense pour le camion de livraison. 2) Un deuxième pallier dans un deuxieme temps visera à couvrir les dépenses:
Du petit matériel d’étiquetage – 200 € Un logiciel de traçabilité (obligation légale) Un service de graphisme (charte graphique, logo, site web) – 3000 € Un fond de roulement la première année – 6800 €
Si nous collectons plus que le minimum, nous utiliserons les fonds pour les dépenses imprévues du quotidien, qui sur une création de projet sont difficiles à toutes prévoir mais peuvent avoir un effet négatif important sur le prévisionnel. Nous pensons également utiliser ces fonds supplémentaires (s’il y en a!) afin de réduire la charge des crédits que nous devons contracter pour lancer ce projet.
Vous aimez les idées, vous aimez échanger avec d’autres … avez-vous conscience de ce qu’une lecture “distribuée” d’un livre par un groupe apporte comme richesse d’idées ? Il faut le vivre pour le croire … (évidemment c’est du vécu)
Vous pouvez faire l’expérience dès ce samedi à Brive au théatre l’Empreinte. Croiser les perceptions de lecteurs qui se sont partagés les chapitres d’un même livre, est une expérience collective à vivre …
Proposition d’arpentage de « Être Forêt » de Jean-Baptiste Vidalou en partenariat avec l’Empreinte , scène nationale Brive-Tulle. Dans le cadre des Tribunes: « Quel monde oser, quel monde bâtir ? »
Sur le livre de Jean-Baptiste Vidalou, «Etre Forêts, habiter des territoires en lutte», éditions la dé-couverte, 2017
Cet arpentage est fait en préparation d’une rencontre avec l’auteur le lundi suivant.
Le but d’un arpentage est de parvenir en une journée à « débroussailler » un livre en mettant en commun les connaissances, les idées et les intuitions de tous les participants. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu l’ouvrage avant de l’arpenter, il est même mieux de ne pas l’avoir lu !
Le livre
Les bois de Sivens, Notre-Dame-des-Landes, Bure ou encore les Cévennes témoignent que des choses s’inventent du côté des forêts. Certains ont commencé à les habiter, dans la perspective de défendre un autre monde et d’autres usages du territoire. Ces luttes, qui nous
parlent d’ici, trouvent aussi des échos forts du côté des paysans du Guerrero au Mexique, des trappeurs du peuple Cri du Canada qui luttent contre la déforestation, des Pénan de Bornéo qui sont en guerre contre les compagnies de plantation de palmier à huile. Toutes
ces luttes portent un même mot d’ordre : la forêt n’est pas une usine à bois, pas une réserve de biosphère, pas un puits où stocker du carbone, mais le lieu où un peuple s’insurge, se fait ingouvernable. C’est ce dont témoigne l’ouvrage, Être Forêts : habiter des territoires en lutte de Jean-Baptiste Vidalou.
Jean-Baptiste Vidalou – nom de plume choisit en hommage à la guerre des Demoiselles – est bâtisseur en pierre sèche et agrégé de philosophie. Inspiré par son expérience de vie dans le parc naturel des Cévennes, il a écrit Être Forêts : Habiter des territoires en lutte, publié aux éditions La Découverte en 2017. Ce livre témoigne à la fois d’une expérience et d’une enquête historique et philosophique sur les forêts, les effets de l’aménagement du territoire et les formes d’ingouvernabilité qui s’y inventent.
Chez les Himbas de Namibie en Afrique australe, la date de naissance d’un enfant est fixée, non pas au moment de sa venue au monde, ni à celui de sa conception, mais bien plus tôt: depuis le jour où l’enfant est pensé dans l’esprit de sa mère .
Quand une femme décide qu’elle va avoir un enfant, elle s’installe et se repose sous un arbre, et elle écoute jusqu’à ce qu’elle puisse entendre la chanson de l’enfant qui veut naître. Et après qu’elle a entendu la chanson de cet enfant, elle revient à l’homme qui sera le père de l’enfant pour lui enseigner ce chant. Et puis, quand ils font l’amour pour concevoir physiquement l’enfant, ils chantent le chant de l’enfant, afin de l’inviter.
Lorsque la mère est enceinte, elle enseigne le chant de cet enfant aux sages-femmes et aux femmes aînées du village. Si bien que, quand l’enfant naît, les vieilles femmes et les gens autour de lui chantent sa chanson pour l’accueillir.
Au fur et à mesure que l’enfant grandit, les autres villageois apprennent sa chanson. Si bien que si l’enfant tombe, ou se fait mal, il se trouve toujours quelqu’un pour le relever et lui chanter sa chanson. De même, si l’enfant fait quelque chose de merveilleux, ou traverse avec succès les rites de passage, les gens du village lui chantent sa chanson pour l’honorer.
Dans la tribu, il y a une autre occasion où les villageois chantent pour l’enfant. Si, à n’importe quel moment au cours de sa vie, la personne commet un crime ou un acte social aberrant, l’individu est appelé au centre du village et les gens de la communauté forment un cercle autour de lui. Puis ils chantent sa chanson. La tribu reconnaît que la correction d’un comportement antisocial ne passe pas par la punition, c’est par l’amour et le rappel de l’identité. Lorsque vous reconnaissez votre propre chanson, vous n’avez pas envie ou besoin de faire quoi que ce soit qui nuirait à l’autre.
Et en va de même ainsi à travers leur vie. Dans le mariage, les chansons sont chantées, ensemble. Et quand, devenu vieux, cet enfant est couché dans son lit, prêt à mourir, tous les villageois connaissent sa chanson, et ils chantent, pour la dernière fois, sa chanson. »
La ressourcerie Gaillarde est ouverte 3 demi journées + le samedi toute la journée à Brive. (le jeudi, c’est Emmaüs qui est ouvert, de l’autre coté de la ville.
Les programmes d’activité sont très riches, et il ne sont pas toujours faciles à trouver.
Il nous a semblé utile d’essayer de les mettre à votre disposition ici, afin de faciliter et renforcer toute la démarche, dont celles des ateliers repair-café, zéro-déchets …
Actualité automne 2020
La Ressourcerie Gaillarde (association atout venant) est un formidable acteur de la transition écologique dans notre bassin de Brive. Ils se sont ralliés au réseau national des ressourceries, et cette prochaine semaine sera celle de la semaine nationale des ressourceries. Au programme, des visites expliquées de la ressourcerie, ainsi que des ateliers …
[Programme septembre/décembre] version “2 images basse définition”
Les “Couturières Solidaires de Corrèze” viennent de créer leur association à Marcillac la croisille Pendant le confinement de mars à mai 2020, quelques personnes se sont portées bénévoles pour coudre des masques en tissus et les distribuer aux personnes en ayant besoin sur Marcillac et les alentours. Couturières chevronnées et débutantes se sont retrouvées à la salle des fêtes plusieurs fois par semaine, et les contacts timides au départ se sont transformés en une amitié solide avec un objectif commun : l’entraide.
C’est donc tout naturellement, pour que cette aventure humaine ne s’arrête pas, qu’elles ont décidé de transformer cet épisode anxiogène et négatif, en un évènement positif, avec la création d’une merveilleuse association de bonnes volontés pouvant aider, au travers de la couture. La concrétisation s’est donc faite cet été, et les projets ne manquent pas. Tout d’abord, chaque mardi soir, elles animent à la salle des associations de la Mairie, un atelier ouvert à toutes et tous, pour créer du lien autour de la couture. Dans la salle il y a des machines à coudre à disposition gratuitement, des conseils d’expertes, et des idées. Même si on ne se sent pas l’âme d’une couturière, on peut apporter un ourlet à faire, une réparation de vêtement ou autre, que les couturières feront pour vous, ou vous montreront comment y arriver vous même.
C’est cette proposition qui a séduit Michel, retraité, totalement novice en matière de couture, qui a décidé d’apprendre à se servir d’une machine à coudre pour lui, ou pourquoi pas, pour aider les autres à son tour. “C’est une façon amusante d’apprendre la couture, gratuitement, dans une ambiance très conviviale et avec des personnes sympathiques” nous confie Michel qui n’a aucun complexe à se trouver uniquement entouré de femmes, et espère qu’il donnera l’exemple à d’autres hommes pour apprendre à leur tout la couture.
Mais la jeune association ne s’en tient pas là. Elle a dores et déjà pris contact avec la ligue contre le cancer pour fabriquer des objets en tissus pouvant soulager les malades, comme des coussinets protégeant de l’appui de la ceinture de sécurité, des manchons de protections pour les cathéters…
Elles vont également collaborer avec l’ADAPEI pour fabriquer des objets adaptés aux personnes handicapées, et prévoient de mettre en place des ateliers avec eux afin de faire participer les personnes en situation de handicap à la création de ces objets.
Elles prévoient également de participer au prochain Téléthon, et sont en pourparlers avec une association venant en aide aux bébés prématurés afin de les aider à fabriquer des vêtements adaptés à leur petite taille et à leurs besoins.
Pour tous ces projets, les couturières solidaires de Corrèze ont besoin de tissus, fils, élastiques, etc… donc ne jetez pas vos tissus, draps usagés, vêtements, même tâchés ou avec des accros, ils peuvent être retaillés et servir à la confection d’objets utiles aux malades.
Les couturières solidaires de Corrèze prévoient déjà d’ouvrir d’autres antennes en Corrèze, et prochainement à Malemort, Donzenac ou Perpezac le noir.
Pour les contacter, vous pouvez appeler Stéphanie au 06.33.55.07.90
Voici une lettre réelle envoyée par un/une citoyen/ne à sa mairie. Nous avons été largement informés que les licences 5G ont été concédées, que le gouvernement français se prononce unanimement pour son déploiement rapide. Qui sait que des études scientifiques devront délivrer leurs conclusions d’analyse concernant les effets sur la santé des populations avant que la technologie soit déployée …
Votre ville et village peux se positionner officiellement sur une volonté de moratoire. Est-ce que votre ville ou village de Corrèze a étudié la question ? Et si, dans votre rôle de citoyens, vous demandiez à vos élus de délibérer et prendre une décision sur cette réalité très controversée ?
Lettre du citoyen à son maire à propos de la 5G
Madame la Maire, Mmes et Mrs les adjoints, Mmes et Mrs les conseiller-ère-s municipaux,
Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement compte attribuer les fréquences de la 5G aux différents opérateurs, le 20 septembre.
Vous n’êtes pas sans savoir que les détachés gouvernementaux et les opérateurs claironnent à tout-va que la 5G ne sera pas imposée aux municipalités qui réclameront un moratoire. (Nous aimerions leur faire confiance… Peut-on de nouveau croire au Père Noël ?).
Vous n’êtes pas sans savoir qu’une grande partie de la population émet, au minimum, des doutes sur ce qu’on appelle cette nouvelle technologie.
Vous n’êtes pas sans savoir aussi que cette technologie commencera à être installée avant la fin de l’année 2020.
Vous n’êtes pas sans savoir aussi que l’ANSES et les différents organismes reconnus par l’état (ANFR,…) ne rendront leurs conclusions sur la fiabilité ou la dangerosité de la 5G qu’en 2021.
Vous n’êtes pas sans savoir que la législation française demande l’application du principe de précaution dans de nombreux domaines, surtout si l’état sanitaire des français et de la biodiversité risquent d’être impactés…
Au vu de toutes ces connaissances, nous nous adressons à vous tou-te-s, pour vous demander de soumettre, en toute urgence, à votation le MORATOIRE SUR LA 5G, lors de votre prochain conseil municipal.
À ce stade, nous ne vous demandons pas de vous prononcer sur l’accord ou le refus de la 5G… Nous vous demandons simplement de demander un moratoire en attendant les conclusions des différents organismes officiels (ANSES, ANFR,…).
Vous savez peut-être aussi que de très nombreuses communes ainsi que de grandes villes françaises se sont déjà prononcées pour un moratoire sur la 5G.
Les prises de position de personnalités gouvernementales et des opérateurs, de non imposer cette nouvelle technologie aux communes ayant voté un moratoire sont déjà en-soi une reconnaissance de ce temps de réflexion. Cela pose déjà un cadre juridique protégeant les « soucieux » d’une vraie démocratie et de leurs administrés.
Ce moratoire permettra à vos concitoyens d’être protégés provisoirement, puis définitivement en cas de conclusions défavorables à cette nouvelle technologie.
En ce moment, nous nous trouvons dans la situation où l’on vous demanderait de prendre un médicament avant son autorisation de mise sur le marché. Posez-vous la question : «Accepteriez-vous d’obliger votre enfant, un proche ou vous-même à prendre un médicament qui n’aurait pas reçu son «habilitation » ? Pour la 5G, aujourd’hui vous vous trouvez dans le même cas de figure…
Bien sûr nous sommes prêt-e-s à en débattre avec vous, …avec la population (si vous nous libérez une salle ou si vous décidez d’organiser une grande réunion publique). En plus, nous sommes prêt-e-s à informer la population si vous nous permettez d’intervenir sur la place publique.
Ces rencontres que nous sollicitons ne peuvent se faire que très rapidement vu l’urgence du calendrier qui nous est imposé par le gouvernement…
Dans cette lettre, nous avons volontairement omis de vous donner notre opinion sur la 5G.
Le moratoire est nécessaire à tou-te-s pour pouvoir s’exprimer en toute conscience et sans précipitation… La précipitation n’est pas la meilleure maîtresse à une bonne et sereine réflexion… Prévenir permet souvent d’avoir à éviter de guérir…
Merci de nous avoir écouté et de répondre à notre courrier en sachant que vous avez postulé à ce poste pour créer un mieux-être et un bien-être auprès de vos concitoyen-ne-s.
Veuillez recevoir toute notre reconnaissance.
Des citoyens soucieux de la vie démocratique et de la santé de tous.
Point sur ce qu’implique la 5G : appel au principe de précaution par des maires et des élus