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  • Aubazine : une pétition contre un projet d’élevage intensif de 400 veaux

    Aubazine : une pétition contre un projet d’élevage intensif de 400 veaux

    Un collectif d’habitants d’Aubazine a lancé une pétition pour s’opposer à un projet d’élevage intensif de veaux, prévu à proximité du lieu-dit Pauliac. Le bâtiment agricole envisagé — 1 477 m² — accueillerait quelque 400 veaux élevés en bâtiment fermé, sans accès extérieur, à environ 100 mètres de la première habitation. Les animaux, nés dans l’Union européenne, seraient acheminés par camions pour une phase d’engraissement de quatre mois avant transfert vers des abattoirs.

    Le collectif pointe plusieurs sources d’inquiétude : nuisances olfactives et sonores pour les plus de trente habitations situées à moins de 500 mètres, augmentation du trafic poids lourds sur des voies communales passant notamment à proximité d’une école, risques pour une source alimentant un cours d’eau présente sur le terrain, et atteinte au patrimoine — le Cromlech du Puy de Pauliat, classé monument historique depuis 1889, se trouve à 350 mètres du site.

    Les signataires demandent le refus du permis de construire actuellement en instruction, la réalisation d’une étude d’impact indépendante rendue publique, et l’organisation d’une réunion de concertation avec les riverains. Ils tiennent à distinguer leur démarche d’une opposition à l’agriculture en général : le texte affirme explicitement le soutien aux exploitations locales à taille humaine, respectueuses du territoire et du bien-être animal.

    La demande de permis de construire est consultable sur le site de la commune d’Aubazine. Les informations relayées ici sont issues d’échanges avec la mairie et d’éléments disponibles à ce jour, susceptibles d’être précisées dans le cadre des procédures officielles.

    👉 Signer la pétition sur OpenPetition

  • Quelques nouvelles du numérique [Corrèze / France]

    Quelques nouvelles du numérique [Corrèze / France]

    La mine.

    À Échassières, dans l’Allier, à deux cents kilomètres de la Corrèze, Imerys poursuit le projet EMILI : la plus grande mine de lithium d’Europe, inaugurée par le président de la République le 22 avril 2026 (source). Cent quatre-vingt-quinze hectares, une concession de cinquante ans, 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pour alimenter 700 000 batteries de véhicules électriques. Coût réévalué : 1,8 milliard d’euros. Le cours du lithium est en dessous de 10 euros le kilo, mais l’État a investi 50 millions via la Banque des Territoires (source). Les associations environnementales locales contestent l’impact sur les nappes phréatiques.

    Le data center.

    À Châteauroux, dans l’Indre, Google, via sa filiale Tricolore Computing, a réservé 195 hectares de terrains — presque la superficie de Monaco — pour y implanter son premier data center en propre sur le sol français. Puissance prévue : plus de 500 mégawatts (source). Le groupe Écologie et Solidarité du conseil régional Centre-Val de Loire a qualifié le projet d’« irresponsable ». La France Insoumise locale a lancé une pétition (source). Gil Avérous, maire de Châteauroux, a parlé de « bonne nouvelle ».

    La facturation.

    Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA — plus de dix millions d’acteurs économiques — devront être en mesure de recevoir leurs factures au format électronique structuré. L’État avait promis un portail public gratuit (PPF). Il y a renoncé en octobre 2024. Le marché a été transféré à des plateformes agréées privées, adossées au réseau européen Open Peppol, association internationale à but non lucratif basée à Bruxelles. La DGFiP est devenue Autorité Peppol France en juillet 2025. L’ensemble constitue la plus vaste opération de remontée systématique de données économiques jamais imposée aux entreprises françaises : non plus un contrôle fiscal ponctuel, mais une transmission permanente du détail de chaque transaction. Une pétition (n°5174) déposée à l’Assemblée nationale en février 2026 a recueilli plusieurs milliers de signatures (source). .

    Les cartes grises.

    En mars 2026, la Cour des comptes a publié un rapport qualifiant d’« accident industriel » la privatisation des démarches d’immatriculation. Depuis 2017 et le plan « Préfecture nouvelle génération », les guichets ont fermé et 30 000 opérateurs privés enregistrent les demandes. Résultat : 550 millions d’euros de fraudes sur la seule période 2022-2024, un million de véhicules fantômes en circulation, et — selon les mots de la Cour — « tout le spectre de la criminalité, de la petite délinquance au crime organisé », infiltré dans le système d’information de l’État (source). La Cour appelle à une « reprise en main urgente ».

    Les caméras.

    En Corrèze même, le Conseil départemental a ouvert à Naves un centre de supervision où convergent, sur huit écrans scrutés en continu par trois opérateurs, les images captées par les caméras de vidéoprotection de soixante-dix communes (source). Plus de trois cents caméras supplémentaires ont été déployées en 2025, devant chaque collège et sur les points jugés sensibles (source). Le président du Département, Pascal Coste, assure que « les communes sont demandeuses ».

  • De victime à lanceur d’alerte : la riposte citoyenne d’un jeune corrézien face aux prédateurs en ligne

    De victime à lanceur d’alerte : la riposte citoyenne d’un jeune corrézien face aux prédateurs en ligne

    Internet n’est pas qu’un immense terrain de jeu, c’est aussi un espace où les prédateurs en ligne rôdent en silence, jusque dans les chambres de nos enfants.

    Le grooming : le piège invisible des prédateurs en ligne

    La majorité des parents s’inquiètent du temps d’écran de leurs enfants, mais peu connaissent la mécanique précise des prédateurs en ligne qui s’y cachent. On imagine souvent une agression frontale, alors que la réalité est beaucoup plus insidieuse. C’est ce qu’on appelle le “grooming”.

    Le grooming est une technique de manipulation psychologique (ou ingénierie sociale) utilisée par des prédateurs en ligne sur les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. . Le but ? Devenir le confident de l’enfant, l’isoler de sa famille, instaurer un secret, pour finalement l’abuser.

    Briser le silence face aux prédateurs en ligne : mon témoignage

    Plus jeune, je suis tombé dans ce piège. Les conséquences psychologiques d’une telle manipulation sont dévastatrices. Pendant longtemps, la honte et la culpabilité (des sentiments savamment orchestrés par le prédateur) m’ont maintenu dans le silence.

    Mais le silence est la meilleure arme de ces individus. J’ai récemment décidé de prendre la parole dans les colonnes du journal La Montagne pour alerter notre territoire. Il était vital de montrer comment les prédateurs en ligne procèdent, et prouver que ce fléau ne touche pas que les grandes métropoles : nos campagnes et nos jeunes sont tout autant exposés.

    Témoignage de Maël Foucaud contre les prédateurs en ligne dans La Montagne

    CybHelp : la prévention active contre les prédateurs en ligne

    Il ne suffit plus d’avoir peur, il faut s’armer. Les institutions et les plateformes numériques ont souvent un train de retard. C’est de ce constat d’urgence qu’est né CybHelp.

    Plutôt que de rester une victime, j’ai décidé de décortiquer les méthodes de ces prédateurs en ligne pour créer une véritable chaîne. Mon objectif est double :

    • Donner le pouvoir aux jeunes : Leur apprendre à repérer les “red flags” (signaux d’alerte) avec leurs propres codes, et leur donner le réflexe de bloquer immédiatement sans se sentir coupables.
    • Accompagner les adultes : Aider les parents, grands-parents et professionnels de l’éducation à comprendre ces dangers, à détecter un enfant sous emprise et à rétablir le dialogue plutôt que d’opter pour une répression qui coupe la communication.

    Rejoignez le combat

    La sécurité de nos enfants sur internet est l’affaire de tous. S’informer, c’est déjà se protéger. C’est pourquoi je mets à votre disposition un document de prévention spécialement conçu pour les adultes (parents, grands-parents, professionnels). Il vous donnera des clés de lecture tangibles pour repérer et déjouer les stratégies des prédateurs.

    Je vous invite à le télécharger, à le lire et à le partager autour de vous. C’est par la vigilance collective que nous ferons reculer l’impunité de ces prédateurs en ligne.

    Maël FOUCAUD
    Fondateur du projet CybHelp
    06.73.23.70.64 / 04.43.79.11.65

  • Livre “manifeste pour la forêt” Jean Claude Nouard

    Livre “manifeste pour la forêt” Jean Claude Nouard

    Ancien forestier devenu lanceur d’alerte, Jean-Claude Nouard publie « Manifeste pour la forêt », aux Éditions La Plage. Entre analyse technique et cri du cœur, il dénonce la transformation du massif forestier.

    Pendant des années le Périgordin Jean-Claude Nouard a arpenté les sentiers forestiers, observant la transformation des pratiques. Avec « Manifeste pour la forêt », il entend dénoncer ce qu’il estime être des dérives de cette gestion.

    « Malforestation et surexploitation »

    Pour lui, les forêts ne sont plus traitées comme des écosystèmes vivants, mais comme de simples gisements de ressources. Si bien que la biodiversité recule au profit de la productivité. Jean-Claude Nouard propose donc un changement de paradigme à travers son ouvrage.

    Cet engagement n’est pas nouveau et s’est déjà concrétisé à travers la co-fondation de l’association SOS forêt Dordogne, qui lutte contre ce que Nouard nomme la « malforestation et la surexploitation des peuplements de feuillus. »

    « Manifeste pour la forêt » de Jean-Claude Nouard, préfacé par les microbiologistes Lydia et Claude Bourguignon, postface du militant Thomas Brail. Éditions La Plage – 248 pages – 14,95 €.

  • FACTO ! UN NOUVEAU MÉDIA EN LIMOUSIN

    FACTO ! UN NOUVEAU MÉDIA EN LIMOUSIN

    voir article original (cliquez)

    ==Les enjeux du journalisme local 🎤🎤🎤

    Créé par Nicolas Lavallée et Jérôme Davoine, anciens journalistes de la presse quotidienne locale, Facto ! est un média en ligne qui entend remettre les faits au centre du village. Inquiets par la montée des fake-news et une actualité effrénée où chaque nouvelle information en chasse une autre, les deux journalistes revendiquent le temps de l’enquête locale sur des sujets d’intérêt public, sans subventions ni publicité, afin de préserver leur indépendance éditoriale.

    Leur initiative remet au cœur du débat une question essentielle : quelle place occupent les médias locaux dans une démocratie ? Comment éviter l’autocensure lorsque les personnes mises en cause sont aussi celles que l’on croise quotidiennement ? Comment dénoncer certaines pratiques sans subir la pression des milieux concernés ?

    Un exemple parlant : la menace d’une plainte évoquée par les rédacteurs de Facto ! avant même la publication d’un article décrivant les liens entre des membres de l’association La Voix des quartiers, la mouvance royaliste de Limoges et le maire Guillaume Guérin.

    Pour les journalistes de Facto !, ces méthodes relèvent de l’intimidation et interrogent plus largement l’état du paysage médiatique. Tandis que de grands milliardaires rachètent des médias nationaux avec des arrière-pensées politiques parfois dénoncées par leurs opposants, les médias indépendants peinent à survivre économiquement. Même à l’échelle locale, les « procédures bâillons » semblent pouvoir se multiplier : ces plaintes en diffamation qui obligent les journalistes à consacrer du temps, de l’énergie et de l’argent à leur défense, sans compensation lorsque les poursuites apparaissent abusives.

    Dans un contexte où la confiance démocratique est fragilisée, l’existence de médias indépendants capables d’enquêter librement sur les réalités locales apparaît plus essentielle que jamais.

  • Enquète publique “comblement de 8ha de zones humides à St Pantaléon”

    Enquète publique “comblement de 8ha de zones humides à St Pantaléon”

    Sur initiatives d’associations naturalistes, voici une information au sujet d’un projet de comblement d’environ 8ha de zones humides à Saint Pantaleon de Larche.

    Ce projet est soumis à autorisation environnementale et la participation du public via enquète en ligne est en cours (voir lien ci-dessous).

    Il y a déjà 5 contributions, toutes defavorables au projet, notamment par les pecheurs locaux.

    Elle reste ouverte jusque mi-mai.

    Pour prendre connaissance du dossier et émettre un avis, c’est ici :

    https://www.correze.gouv.fr/enquete

    Avis. Date limite dimanche 17 mai !

    L’emprise du projet (telle que décrite), induit la destruction d’habitats, utilisés ou utilisables, de repos ou de reproduction d’espèces protégées (ex : Martin-pêcheur sur les berges, chauves-souris arboricoles, amphibiens, reptiles et cortège des oiseaux liés aux zones boisées), du fait du comblement des quatre gravières (sur 8 ha) et de la destruction de 3 150 m² de zones boisées ou ripisylve comprenant des arbres gîtes potentiels à chauves-souris (potentialité évaluée modérée).
    Ceci constitue un impact caractérisé.

    La réalisation du projet relève d’une demande dérogation espèces protégées.

    Pour rappel, le dossier de demande de dérogation, doit notamment, sur la base d’un diagnostic
    écologique complet et d’une analyse qualifiant et quantifiant les impacts bruts et résiduels (après
    évitement et réduction) du projet :

    • démontrer qu’il n’existe pas de solution alternative satisfaisante ;
    • démontrer la raison impérative d’intérêt public majeur du projet ;
    • présenter les mesures appropriées d’évitement, de réduction d’impacts et, le cas échéant, de
      compensation, permettant de démontrer que la dérogation ne nuit pas au maintien, dans un
      état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de
      répartition naturelle.
      Le contenu du dossier est précisé par l’arrêté interministériel du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction de dérogations.
  • Les besoins en “participants” dans Citoyliens

    Les besoins en “participants” dans Citoyliens

    Bonjour ami.e !

    Citoyliens, c’est un espace de publication en commun pour des dizaines d’initiatives inspirantes en Corrèze : événements, articles, cartographie sur les thèmes : écologie, solidarité, éducation, circuits courts… En dehors des réseaux sociaux algorythmés et publicitaires, il est possible d’instituer un commun, une passerrelle éthique et directe entre des thématiques complémentaires et visionnaires, et entre des organisateurs et des Corréziens éparpillés.

    En 2026, on veut grandir, s’ancrer, et amplifier notre impact. Pour ça, on a besoin de

    4 types de renforts : des veilleurs d’infos, des personnes relai, des reporters locaux, et des équipiers au cœur de l’association.

    Aujourd’hui, on vous parle des deux premiers 👇

    🤝 ÊTRE L’INTERMÉDIAIRE ENTRE UNE ASSOCIATION LOCALE ET CITOYLIENS

    Tu connais une association en Corrèze — ou tu as envie d’en rencontrer une — et tu pourrais jouer le correspondant (personne-relai) entre elle et Citoyliens ? C’est exactement ce dont on a besoin.

    Le rôle, c’est simple et ça marche dans les deux sens : d’un côté, rappeler à l’association qu’elle peux utiliser à Citoyliens — lui suggérer de publier sur une actualité, un événement, une initiative qu’elle porte. Dans l’autre sens, en tant que personne-lien, transmettre une demande de l’asso à l’équipe Citoyliens, poser une question en son nom, ou au contraire rapporter à l’asso ce que Citoyliens lui explique sur son fonctionnement, ses possibilités, ses outils.

    Pas besoin de grandes disponibilités ni de tout maîtriser. Juste d’avoir le goût du contact, et l’envie de faire le trait d’union entre un acteur local et la plateforme.

    🔍 ÊTRE VEILLEUR·EUSE D’INFORMATIONS

    Tu t’intéresses à un sujet — l’eau, les semences paysannes, l’éducation alternative, la défense d’un droit, peu importe — et ce sujet te touche en Corrèze ? Il existe des façons très simples de recevoir automatiquement des infos sur ce thème, sans aller les chercher : un peu comme des alertes discrètes qui t’arrivent dans ta boîte mail dès qu’une publication parle de ton sujet.

    Concrètement, pas besoin de savoir écrire, pas besoin de compétences techniques. Le veilleur, c’est quelqu’un qui lit, qui trie, qui signale — et qui, au fil du temps, devient une vraie petite référence sur son domaine. Tu vas surtout apprendre, avancer dans ta connaissance de ce qui t’intéresse… et en faire profiter Citoyliens et ses lecteurs.

    On t’explique tout, c’est rapide à mettre en place, et ça se fait tranquillement depuis chez toi.

    💡 POURQUOI REJOINDRE L’ÉQUIPE ?

    ✅ Tu fais partie des décisions : tes idées comptent, et l’impact de ton engagement est mesurable chaque semaine

    ✅ Tu renforces un projet “multi-utile” : Citoyliens fait la passerelle entre des dizaines d’acteurs et des milliers de Corréziens et au bénéfice de VALEURS qui n’avaient pas de liens concret entre elles…

    ✅ Tu apprends en faisant : communication, web, travail d’équipe… On grandit ensemble.

    ✅ C’est flexible : tu donnes le temps que tu peux, quand tu peux. Pas de pression, juste de l’action.

    📞 ON SE PARLE ?

    (Parce qu’on est des humains, pas des cases à cocher !)

    📧 Par mail : bonjour@citoyliens.fr 📞 Par téléphone : [+33 669901115] 👋 En vrai : On se retrouve pour un café (ou un thé, ou un jus de pomme corrézien 🍏).

    Tu veux en savoir plus ? Tu hésites ? Tu as des questions ? → Écris-nous, appelle-nous, viens discuter. On est là pour ça.

  • Avenir de l’écologie à travers le droit et la philosophie … ?

    Avenir de l’écologie à travers le droit et la philosophie … ?

    Depuis le bosco de la Villa Médicis, le philosophe Baptiste Morizot nous raconte le projet sur lequel il travaille au cours de sa résidence: le Principe Habitabilité.

    Après des années consacrées aux urgences écologiques contemporaines, Baptiste Morizot inscrit désormais son travail dans le temps long du siècle. Avec le juriste Laurent Neyret, il explore la possibilité d’un « Principe Habitabilité », destiné à transformer le Droit afin qu’il protège réellement les conditions du vivant dans le contexte de la polycrise écologique et climatique.

    Voir la vidéo ci-dessous

    Une approche pragmatique et relationnelle de l’écologie, centrée sur :

    • La diplomatie avec le vivant : Il propose de repenser notre rapport aux autres espèces (loups, ours, plantes, etc.) non pas en termes de domination ou de protection, mais de négociation et de coexistence. Son livre Les Diplomates (2016) développe cette idée d’une “diplomatie interspécifique”.
    • La réhabilitation du sauvage : Contre une vision romantique ou utilitariste de la nature, il plaide pour une reconnaissance des autonomies du vivant (ex. : les loups comme acteurs politiques, pas seulement comme “problème” pour les éleveurs).
    • L’écologie comme pratique : Il insiste sur l’importance de l’expérience sensible (randonnée, pistage, observation) pour renouer avec le vivant, une approche qu’il appelle “l’écologie de terrain”.
    • Critique de l’anthropocentrisme : Sans tomber dans un biocentrisme naïf, il montre comment les humains sont embarqués dans des réseaux de relations avec les non-humains, et comment ces relations structurent nos sociétés.

    Engagements concrets :

    • Travail avec les éleveurs et les naturalistes : Il collabore avec des bergers, des chasseurs et des scientifiques pour repenser la gestion des grands prédateurs (loups, ours) en France, notamment via des projets comme “Pastoraloup” (qui vise à réduire les conflits entre éleveurs et loups).
    • Pistage et écologie pratique : Il organise des stages de pistage animalier pour sensibiliser à la présence des autres espèces et à leur intelligence.
    • Interventions publiques : Il participe à des débats sur la réintroduction des espèces (lynx, ours), la chasse, ou la gestion des forêts, en défendant une approche moins technocratique et plus dialogique.

    La vidéo de la Villa Medicis

    Pour aller plus loin

    • À lire :
      • Les Diplomates (2016) – son livre le plus connu.
      • Manières d’être vivant (2020) – une synthèse de sa pensée.
      • Raviver les braises du vivant (2020) – pour son approche politique.
    • À écouter :
    • À suivre :
      • Son compte Twitter : @BaptisteMorizot.
      • Les éditions Wildproject, qui publient ses livres et d’autres auteurs de l’écologie politique.

    Le travail de Baptiste Morizot est particulièrement précieux dans un contexte de crise écologique, où les solutions techniques (géno-ingénierie, compensation carbone) montrent leurs limites. Morizot rappelle que la transition écologique passe d’abord par un changement de regard sur le monde.

    “Baptiste Morizot est le philosophe qui nous apprend à négocier avec les loups, à pister les ours, et à repenser notre place dans le vivant comme une diplomatie plutôt qu’une guerre.”

    La publication Instagram d’origine

    https://www.instagram.com/reels/DWs_3l_Io5F

  • Supprimer les pièges mortels à portée du vivant sauvage

    Supprimer les pièges mortels à portée du vivant sauvage

    Tout autour de nos maisons, dans nos jardins, se cachent des pièges mortels pour la petite faune sauvage.

    Heureusement !
    Sur ce coup-là, nous ne sommes pas renvoyés à notre impuissance immédiate. Comme avec le réchauffement climatique, le commerce mondialisé ou la difficulté à influer sur les politiques publiques. Supprimer TOUS ces pièges pour la faune est à notre portée !

    En premier lieu il s’agit d’identifier ce qui, laissé accessible à des espèces qui cherchent une cavité pour se protéger ou élever leurs petits, se révèle être un piège mortel.

    L’ASPAS, l’Association de Protection des Animaux Sauvages, et la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux, se sont associées pour nous sensibiliser.
    Ces drames qu’engendrent notre manque d’information ou notre inattention sont évitables. Les deux associations nous donnent tous les outils pour remédier individuellement aux cavités pièges.
    Elle est pas belle la vie !

    Un inventaire non exhaustif de ces pièges.

    Poteau creux, c’est à dire dont l’ouverture supérieure n’a pas été obturée : poteau de boîte aux lettres, de téléphone, publicitaire, de clôture.
    Les regards : de compteur d’eau, d’égout, vides sanitaires, fosses diverses, compost ouvert.
    Les chantiers : stockage de parpaings, plots de circulation, étais.
    Les piscines, les abreuvoirs, les fûts de récupération d’eau de pluie.
    Les gouttières et les cheminées.

    Et tous ceux qui vous viennent maintenant à l’esprit à la lecture de cette énumération.

    Quelques-unes des vies menacées ?

    Ce sont notamment tous les oiseaux cavernicoles : chevêche d’Athéna, effraie des clochers, mésange bleue, mésange charbonnière, hulotte, choucas des tours, rouge-gorge familier, rouge-queue noir.
    Des oiseaux des zones agricoles et des prairies qui utilisent les clôtures comme perchoir : alouette des champs, tarier pâtre, bruant proyer (vous savez celui qui a avalé une crécelle), bergeronnettes, faucon.
    Et quantité de petits mammifères : écureuil, loir, lérot, muscardin.
    Même des reptiles et des amphibiens : serpent, lézard, crapaud, salamandre.

    Supprimer tous ces pièges pour la petite faune sauvage est à notre portée, il n’y a plus qu’à s’y mettre, voici tous les outils.

    Dans ce guide ASPAS -LPO, à télécharger, les deux associations exposent clairement ce que sont les cavités pièges et comment les empêcher de nuire à la faune sauvage.

    Ici, la LPO présente les cavités pièges et certaines des solutions aisées à mettre en place.

    Dans cette vidéo, l’ASPAS propose des obturations de cavités pièges, simples à réaliser, pour parer au plus pressé.

    Et si vous avez repéré des pièges potentiels sur le terrain d’un tiers, voire sur celui d’une entreprise, l’ASPAS met à votre disposition ce courrier type pour alerter le propriétaire.


    Des solutions pragmatiques, bien souvent à double bénéfice.

    Par exemple, sur le fût de récupération d’eau de pluie, qui est aussi un nid à moustiques, et le moustique tigre ne nous veut pas que du bien, une moustiquaire est immédiatement efficace. Et d’une pierre, deux coups !
    Les crapaudines à l’entrée de la gouttières d’évacuation de l’eau, c’est bien pour les mésanges et pour les feuilles mortes aussi.
    Le chapeau de cheminée empêche l’oiseau qui cherche une cavité pour nicher de tomber dans le conduit et l’édification du nid d’un oiseau qui cherche juste un point de vue remarquable.

    Même Orange s’y est mis !

    Sensibilisé par les deux association, Orange s’est engagé à obturer le haut de tous les poteaux téléphoniques. L’action est toujours en cours, et en consultant le dépliant ASPAS, ou en visionnant la vidéo de présentation de la LPO, vous serez en mesure de repérer les poteaux en cause et de les signaler sur cette page du site Orange.

    Dans l’immédiat.
    Récupérer les contenants qui traînent à portée de main, les bouteilles en verre ou en plastique, les boîtes de conserve, retourner l’arrosoir, le seau, la vieille paire de botte qui sert une fois quand il nous tombe un œil, bref donner de l’attention, prendre soin de ces autres qu’humains qui vivent autour de nous, mais aussi chez eux.

    Et le vivant vous dit merci !

  • Ciné-débat Attac 46 – “Orwell 2+2=5”, documentaire de Raoul Peck

    Ciné-débat Attac 46 – “Orwell 2+2=5”, documentaire de Raoul Peck

    Le 22 MAI à 20h au cinéma le Paris à Souillac :

    “Orwell 2+2=5” : le dernier projet de Raoul Peck qui explore la vie et surtout la pensée d’un George Orwell précurseur au regard des enjeux actuels d’information et de vérité ou encore de surveillance sociale que véhicule le dévoiement du discours politique et médiatique.