Un groupe citoyen, baptisé Corrèze Solidarité, s’est formé à Tulle pour contester la décision de la préfecture de Corrèze de ne pas prolonger les hébergements d’urgence de près de quarante personnes exilées.
Ce collectif, composé de citoyens, d’associations caritatives et culturelles, ainsi que de militants syndicaux et politiques, s’oppose à la décision de mettre fin, le 25 octobre, à l’hébergement d’exilés soumis à une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), actuellement pris en charge par l’association Le Roc. Parmi ces personnes, on compte des familles, des enfants et des femmes enceintes, qui se retrouveront sans abri juste avant le début de la trêve hivernale.
Dominique Grador, membre du Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), dénonce cette décision et rappelle que la situation administrative des concernés ne devrait pas empêcher leur hébergement d’urgence.
Une décision contraire aux lois
Le collectif condamne cette décision, jugée contraire à la loi qui protège les personnes en situation de vulnérabilité sociale et médicale. RESF souligne que les exilés concernés ont le droit de déposer un recours auprès du tribunal administratif pour contester leur expulsion.
Corrèze Solidarité prévoit de faire pression pour que cette décision soit annulée et pour que les personnes, pouvant justifier d’une formation ou d’un emploi, soient rapidement régularisées. Des démarches ont déjà été entamées auprès du préfet et des élus locaux.
Le président de l’association Le Roc a rencontré le représentant de l’État ainsi que le député François Hollande, et le préfêt a accepté une rencontre le lundi 28 avec le collectif.
Compte rendu du RV avec Mr le Préfet de Corrèze
Expulsion et accueil des migrants à Tulle : une politique incompréhensible et inefficace selon les associations
À la sortie d’une réunion entre le préfet de Tulle et les représentants du collectif d’accueil des migrants, l’atmosphère était tendue. Le sujet brûlant des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) à l’approche de la trêve hivernale inquiète fortement les associations locales, qui dénoncent une politique répressive et inhumaine.
Le collectif d’accueil des migrants a exprimé ses inquiétudes face à l’augmentation des expulsions imminentes, particulièrement avant la trêve hivernale qui, en théorie, devrait empêcher de mettre à la rue des personnes vulnérables. « On nous parle d’examens au cas par cas, mais dans les faits, toute personne sous OQTF est considérée expulsable, même si elle travaille ou a des offres d’emploi », explique la porte-parole du collectif. Cette situation pousse à une impasse, laissant peu d’espoir de régularisation aux migrants.
Des politiques incohérentes et des familles précarisées
Malgré des demandes de régularisation de migrants intégrés dans la société, notamment grâce à des offres d’emploi fermes ou des enfants scolarisés, la préfecture semble appliquer une approche stricte. Le préfet, selon les témoignages recueillis, se retranche derrière la loi et les circulaires existantes, en particulier la circulaire Valls, qui est souvent évoquée pour justifier l’immobilisme administratif. « On marche sur la tête. Cette politique est répressive, inhumaine, mais surtout inefficace », dénonce l’une des responsables de l’association. En effet, la France serait l’un des pays qui émet le plus d’OQTF, tout en en appliquant une faible proportion, notamment à cause des difficultés pratiques et humanitaires liées à leur exécution.
Les associations sont unanimes : la solution pour éviter l’engorgement des centres d’hébergement et la précarité des familles réside dans la régularisation de ceux qui peuvent travailler et s’intégrer. « Des familles entières, dont les membres ont des offres d’emploi solides, se retrouvent sous OQTF et sans aucun espoir de régularisation. Que leur reste-t-il ? L’errance et la clandestinité », témoigne un membre du collectif.
Un impact dévastateur sur les familles et les enfants
Certaines situations, comme celles des enfants scolarisés, rendent la politique d’expulsion encore plus incompréhensible aux yeux du collectif. « Comment justifier d’expulser des familles dont les enfants sont parfaitement intégrés dans le système scolaire français ? », s’interroge une militante. Le collectif met également en avant l’absurdité de certaines décisions, comme celle d’une femme, qualifiée et ayant trouvé un emploi dans un service social local, mais qui n’a pas pu être embauchée à cause de son statut irrégulier.
Le préfet semble quant à lui pris dans un dilemme : d’un côté, appliquer la loi avec une certaine rigueur, et de l’autre, faire face à des réalités humaines et sociales qui rendent ces expulsions particulièrement douloureuses.
La solidarité citoyenne face à une administration rigide
Face à ce blocage institutionnel, les associations locales et les citoyens solidaires tentent tant bien que mal de prendre le relais, en hébergeant des familles, en les soutenant dans leurs démarches administratives ou en leur fournissant de quoi subsister. « Nous ne pouvons pas tout faire, mais nous ne lâcherons pas. Ces familles ont droit à un avenir ici, dans des conditions décentes », martèle une bénévole, elle-même hébergeant une famille de quatre enfants.
La situation dans la région de Tulle n’est pas isolée. D’autres départements ruraux, comme la Creuse et la Haute-Vienne, connaissent une baisse démographique importante et souffrent d’un manque de main-d’œuvre. Pourtant, les autorités continuent de refuser de régulariser des migrants qui pourraient combler ces postes vacants. « Nous avons des métiers en tension et des jeunes prêts à travailler, mais on leur ferme la porte au nez », déplore un membre du collectif.
Une lutte pour la dignité
Le collectif annonce qu’il continuera à faire pression sur les autorités pour obtenir des régularisations et éviter des expulsions massives. « Nous allons rencontrer encore plus de familles, recenser les situations, et les accompagner du mieux que nous pouvons », conclut l’un des membres. Leur combat est autant pour les droits des migrants que pour une société plus juste et humaine.
La situation reste tendue, et l’avenir de nombreuses familles dépendra des prochaines décisions du préfet et des autorités locales. En attendant, les associations restent en alerte, prêtes à poursuivre leur engagement face à une politique qu’elles jugent à la fois inefficace et cruelle.
Logiquement vous devriez tous être courant surtout après cette année pluvieuse …
Le changement climatique en France n’est pas une sécheresse interminable. C’est une accentuation du cycle de l’eau dans LES DEUX SENS : Les périodes humides seront plus humides et les périodes sèches beaucoup plus sèches.
Pour la pluie, l’explication est connue, claire et simple :
Un air plus chaud peut contenir plus de vapeur d’eau (+7% par degré) et donc potentiellement apporter plus de pluie.
Une mer plus chaude peut apporter plus d’énergie et d’humidité aux orages ou dépressions, pour ensuite les relarguer sur les terres quand leur déplacement est favorable.
Les rivières atmosphériques, faisant remonter de l’air humide et chaud depuis les tropiques, seront boostées par la hausse des températures.
Pour la sécheresse, l’explication est connue, claire et simple :
Les précipitations estivales diminuent et pourront continuer à diminuer.
La hausse des températures entraîne une hausse de l’évaporation et de la transpiration de nos écosystèmes (et donc de la perte de l’eau vers l’air).
La hausse de l’intensité des pluies ne donne pas le temps à nos sols d’absorber l’eau. Cela entraîne plus de ruissellement et donc de l’eau qui ne rentre pas dans nos sols (notamment après une période sèche où une croute argileuse peu se former sur nos sols).
Des actions anthropiques accentuent ce phénomène :
La simplification de nos paysages (notamment le remembrement ou le re-tracé de nos cours d’eau) ont accéléré la course de l’eau sur le continent.
Elle a moins le temps de s’infiltrer dans nos sols et va plus rapidement à la mer.
La bétonisation rend nos sols imperméables.
La baisse de fertilité des sols (notamment la teneur en Carbone) rend nos sols moins efficaces pour absorber rapidement cette eau et la stocker.
Préparez-vous donc à une météo oscillante non plus entre pluie et beau temps mais plutôt entre sécheresse et déluge.
Ce message est la version tronquée d’un tweet de Serge Zaka, né le 23 avril 1989 au Liban, il est ingénieur agronome, docteur en agroclimatologie et chasseur d’orages franco-libanais. Il est le directeur d’AgroClimat2050, une association qui étudie l’impact du changement climatique sur l’agriculture.
( merci à Benoit pour l’idée )
Post original de Serge Zaka
[A partager] Coup de gueule face à la désinformation. Oui, les épisodes pluvieux qui anéantissent nos récoltes sont largement accentués par la hausse des températures. Il n’y a pas plus révélateur que cette carte de la trajectoire du cyclone Kirk couplée à celle des anomalies de la températures de la mer : Kirk a puisé son énergie dans un mer surchauffée redéversant par la suite toute cette humidité sur la France (voir image ci-dessous)
Les études d’attribution l’ont bien confirmé. Tout comme pour le Népal. Tout comme pour le cyclone Milton. Tout comme pour le cyclone Hélène. Tout comme pour les inondations de l’Europe Centrale. Et sûrement comme les inondations des Cévennes cette semaine.
Ca commence à faire beaucoup là non, pour continuer à faire l’autruche ? Le changement climatique en France n’est pas une sécheresse interminable. C’est une accentuation du cycle de l’eau dans LES DEUX SENS. Les périodes humides seront plus humides et les périodes sèches beaucoup plus sèches.
Les cercles de contes, initiés par Suzy Platiel, continuent d’inspirer l’éducation des enfants en France. Platiel, ethnolinguiste africaniste, a rapporté cette méthode d’Afrique, où elle a découvert l’importance de l’oralité dans l’apprentissage des enfants. À travers ces cercles, les enfants racontent et écoutent des histoires ensemble, favorisant l’entraide, la coopération et le développement du langage.
À Uzerche, cette tradition est perpétuée par Nancyette, conteuse et propriétaire d’un salon de thé unique, Les petites histoires de Nancyette. Intervenante régulière lors de la fête de la châtaigne à Beynat, elle propose des moments féeriques où récits et créations se rencontrent.
Nancyette organise “Les Mercredis de Nancyette”, une activité immersive pour les enfants : 1 histoire, 1 création, 1 collation, pour 17€ par séance (ou 15€ en pack). Chaque mercredi, des ateliers pour différentes tranches d’âge, de 3 à 9 ans, sont proposés, comme la création de guirlandes bohèmes ou de kokédama. Ces ateliers se déroulent dans son salon de thé pas comme les autres, situé 10 place des Vignerons à Uzerche, un lieu enchanteur ouvert du mercredi au dimanche.
Avec des événements comme ceux-ci, Nancyette continue de transmettre la magie des contes et des histoires, en lien direct avec l’héritage de Suzy Platiel.
Nancyette aux bottes rouges, est une auteur/illustratrice, racontant des histoires à l’aide de ses bâtons de conte, tapis, kamishibaïs, boîtes et cartes à conter. La nature omniprésente nous invite à la découverte de trésors oubliés. Facebook / Instagram
Qui était Suzy Platiel ?
Suzy Platiel était une ethnolinguiste africaniste et chercheuse au CNRS. Elle a été membre du LACITO avant de rejoindre le LLACAN à sa création. Son parcours commence en 1967, lorsqu’elle se rend au Burkina Faso pour étudier le peuple Sanan. Sa thèse, soutenue en 1974, portait sur la langue samo de Toma, une langue mandé.
Au fil de ses recherches, Suzy Platiel s’est particulièrement intéressée au rôle des contes dans l’éducation traditionnelle de cette communauté. Fascinée par l’importance de la narration, elle a souligné combien la maîtrise de l’oralité est cruciale pour le développement de l’enfant. De 1984 à 1987, elle a travaillé régulièrement dans des écoles, de la classe de CP à la sixième, auprès d’élèves de milieux sociaux variés, pour promouvoir l’usage des contes comme outil éducatif.
Très engagée, elle a donné de nombreuses conférences sur ce thème pour différentes associations et a contribué à plusieurs ouvrages et articles. Parmi ses publications, on compte plusieurs recueils de contes, édités en 1983, 1984 et 2004, témoignant de son dévouement à la transmission de cet héritage oral.
Voici la transcription d’un débat qui a eu lieu suite à la projection du film “Les Bois Noirs” dans le cadre du Festival “Changer la fin” organisé à Tulle les 18-19 et 20 octobre 2024
Le débat, en audio (ci-dessous)
Animateur : Nous avons décidé de diffuser Bois Noirs car il est moins connu que Le Temps des Forêts et nous l’avons trouvé plus brut et plus ancré sur le territoire, ce qui faisait sens de le montrer ici.
Qui souhaite réagir sur ce qu’on vient de voir dans Bois Noirs ?
Intervention d’Étienne Roger
Étienne Roger : Bonjour, moi c’est Étienne Roger, je suis expert forestier. Je fais partie de cette fameuse filière forêt-bois, souvent critiquée. J’aimerais faire une remarque sur les deux films que nous avons vus, Bois Noirs et celui avec Jacqueline.
Je suis la quatrième génération d’une famille dans les Monédières. Mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père et moi-même avons tous planté des Douglas, et j’en suis fier. Après-guerre, sur le plateau de Millevaches, il n’y avait que 3 % de boisements. Pendant 50 ans, on nous a reproché d’avoir créé cette forêt, et maintenant, on nous reproche de la couper ! Il y a parfois de quoi être un peu perdu.
Ensuite, dans le film Bois Noirs, un intervenant disait qu’on coupe les Douglas à 50 ans. Or, à cet âge, un Douglas n’est même pas encore mature. Dans son habitat naturel, le nord-ouest de l’Amérique, il peut vivre jusqu’à 300 ou 400 ans. Ici, il ne vivra peut-être pas aussi longtemps, mais on pourrait tout de même essayer de le faire vieillir davantage. Cela permettrait de se rapprocher d’un écosystème plus naturel.
Si on veut conserver nos forêts, il faut valoriser les gros bois, plutôt que de les broyer prématurément. J’ai déjà dit à Philippe, il y a deux ans, qu’une solution pour pérenniser les forêts limousines serait d’étager la forêt : avoir des arbres jeunes, d’âge moyen, vieux et très vieux. Cela créerait une forêt continue, et permettrait d’éviter les fameuses coupes rases.
Enfin, il y a peu, j’étais à une réunion des Assises Départementales de l’Eau. Le document préparé par le Conseil Départemental prônait la limitation des coupes rases et la promotion de la sylviculture à couvert continu. En un an, le discours a beaucoup évolué. C’est encourageant, et nous devons continuer dans ce sens.
Réponse de l’animatrice
Je ne sais pas si ça appelle une réponse directe, Étienne, mais en fait, ce que vous dites résonne beaucoup avec notre travail à Faite et Racines. Pour ceux qui ne connaissent pas, nous sommes une association qui existe depuis 5 ans. Nous nous sommes organisés autour de l’idée d’acheter des parcelles pour les préserver d’une gestion industrielle.
Marion : Ce que dit Étienne me semble très juste. À Faite et Racines, nous avons rapidement compris qu’on ne pouvait pas être efficaces sans proposer des solutions aux propriétaires forestiers. C’est pourquoi nous avons mis en place un système de scierie mobile pour valoriser les bois directement sur place. Cela évite de passer par la filière industrielle et permet aux propriétaires de tirer un meilleur revenu de leur forêt.
Par ce positionnement, nous nous sommes naturellement impliqués dans la lutte contre l’industrialisation de la forêt. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui avec Élodie et Marion, pour échanger avec vous.
Intervention de Guillaume, agriculteur dans les Monédières
Guillaume : Je suis Guillaume, agriculteur dans les Monédières. Je voulais réagir à ce qu’a dit Étienne. Il parlait d’un choix technique avec l’utilisation de machines scandinaves pour exploiter les forêts. Là-bas, ces machines sont adaptées aux forêts denses, mais ici, ça fait des dégâts.
Je profite d’avoir le micro pour dire aussi que ce qui m’a frappé dans le premier film, Bois Noirs, c’est qu’on s’est habitué à ces coupes, à ces machines, à ces camions. Mais en réalité, ces pratiques fragmentent les paysages et l’écosystème. Cela me rappelle ce qui s’est passé en agriculture avec la transition vers l’agriculture biologique. On pourrait imaginer une transition similaire pour la forêt.
Intervention du public (réflexion sur les petits propriétaires forestiers)
Public : Moi, j’ai une question sur les petits propriétaires forestiers. Je connais un peu la forêt limousine grâce à Pierre et Élodie, et il est souvent question de se réapproprier la gestion forestière. Mais quels sont les freins pour sensibiliser davantage les petits propriétaires ? Quels sont les obstacles ?
Marion (Association Faite et Racines) : C’est une très bonne question. Ici, en Corrèze, il y a beaucoup de petites propriétés forestières, souvent héritées. Beaucoup de propriétaires ne vivent plus sur place, donc leurs parcelles sont souvent abandonnées ou ignorées. En fait, il y a très peu de propriétaires qui passent du temps dans leurs forêts, même si on a l’impression du contraire en fréquentant ceux qui s’impliquent.
Le manque de moyens financiers est aussi un frein important. Travailler sa forêt nécessite un certain capital de départ, et la Corrèze n’est pas un département particulièrement riche.
Nous avons donc essayé de mettre en place des solutions pour aider les propriétaires. Par exemple, nous organisons des journées de formation pour apprendre à marquer les arbres, comprendre ce qu’on peut couper ou non, et même utiliser les outils forestiers.
Intervention d’une autre personne de Faite et Racines
Je voulais réagir à ce qu’a dit Marion. J’ai l’impression qu’on voit émerger une forêt à deux vitesses : d’un côté, les petits propriétaires qui sont loin du foncier et de la filière bois, souvent avec des parcelles laissées en friche, et de l’autre côté, des forêts gérées de manière industrielle, souvent concentrées entre les mains de grands groupes financiers. Ces deux systèmes cohabitent, mais ils ont des objectifs et des méthodes très différentes.
Ce qui nous fait réagir, c’est quand des politiques publiques cherchent à faire basculer des forêts feuillues, souvent abandonnées, vers des forêts calibrées pour l’industrie, sans que les petits propriétaires aient les informations ou les moyens d’agir différemment. Cela mène souvent à des choix mal informés et à la perte de biodiversité.
Intervention d’un autre participant (sur les pratiques industrielles)
Je ne suis pas très connecté au monde de la forêt, mais j’ai participé à une marche pour la forêt à Perlevade, en Corrèze. Là-bas, on m’a présenté une application qui permet de signaler les coupes rases. Il y a donc des moyens pour contribuer, même à petite échelle, à une gestion plus responsable des forêts.
Ce que je trouve intéressant dans le film Bois Noirs, c’est qu’il y a un dialogue entre des personnes avec des points de vue différents. Par exemple, j’ai discuté avec un cadre de l’industrie du bois qui disait que les industriels ne font pas systématiquement n’importe quoi et qu’il faut arrêter de les diaboliser. C’est important de maintenir ce dialogue pour faire évoluer les choses.
Intervention d’un autre participant (réflexion sur le capitalisme et la forêt)
Je trouve que ce type de développement industriel, tel que montré dans le film, relève de ce que Naomi Klein appelle le capitalisme du désastre. Ce modèle de gestion forestière cause plus de dégâts à l’environnement qu’il n’apporte de bénéfices. Les engins utilisés pour les coupes rases détruisent tout sur leur passage, et ce n’est possible que grâce à de grandes entreprises comme John Deere, qui développent ces machines coûteuses.
Je suis un peu sceptique sur l’idée que les pouvoirs publics aient réellement changé de discours. Je pense que cela tient davantage à l’engagement citoyen et à la prise de conscience que nous sommes face à une catastrophe écologique.
Intervention d’un autre participant (sur l’agriculture biologique)
Je crois qu’on peut faire un parallèle avec l’agriculture biologique. Cela fait 50 ans qu’on sait que la bio est meilleure pour la santé et pour les sols. Mais voyez-vous 100 % des agriculteurs en bio aujourd’hui ? Non. Les gouvernements successifs n’ont pas vraiment favorisé cette transition. Ils incitent vaguement, mais quand il s’agit de distribuer des subventions, c’est toujours aux gros industriels qu’ils vont.
Je crois que c’est pareil pour la forêt. Tant qu’on nous dit que l’arbre est mûr à 50 ans et qu’il faut le couper pour que ce soit rentable, rien ne changera. Il faut un vrai bilan des politiques forestières sur les 20 dernières années.
Intervention de l’animateur
Je crois que vous soulevez là un point important. En fait, on est face à deux visions du monde : d’un côté, ceux qui pensent que le capitalisme peut être réformé pour devenir plus vertueux, et de l’autre, ceux qui pensent que la société industrielle, en elle-même, est responsable de la catastrophe écologique.
Intervention d’un autre participant (sur l’accès à la propriété forestière)
Je voulais revenir sur un autre sujet. Avec ma compagne, on essaye d’acheter une parcelle de forêt pour agir à notre échelle, mais c’est presque impossible. On apprend qu’un bois est en vente trop tard, et quand on s’informe, tout est déjà vendu. Comment faites-vous, au sein de l’association, pour acheter des parcelles ?
Marion (Association Faite et Racines) : C’est une vraie difficulté. Acheter les premières forêts pour Faite et Racines a été très compliqué. Nous avons eu la chance de travailler avec une notaire à Argentat qui nous a soutenus, mais il a même fallu acheter certaines forêts “à visage couvert” pour ne pas effrayer les vendeurs.
Nous avons également mis en place un système de bail emphytéotique : certains adhérents achètent des parcelles et nous les confient sur un bail à très long terme, ce qui nous permet de gérer ces forêts. Mais c’est un processus long et complexe.
Intervention d’Étienne Roger (sur le plan France Relance)
Pour répondre à la question du Plan France Relance, qui s’appelle maintenant Plan France 2030, il faut savoir que les budgets consacrés à la forêt ont été divisés par deux dans le nouveau projet de budget gouvernemental. Et la moitié de ce budget va être allouée à la ligne Plan France 2030, donc vous voyez bien la tendance.
Mardi prochain, je serai à l’Assemblée nationale pour une conférence de presse organisée par l’association Canopée. Nous allons proposer une alternative : à budget constant, il serait possible de réorienter les financements vers le développement de la gestion continue et l’enrichissement des forêts existantes, plutôt que de tout raser. Cela permettrait de traiter plus de surfaces et d’avoir un impact positif plus large.
Participant 1 : Oui, ben, euh, moi ce que je trouve, c’est que ces projections-débats sont très riches et nécessaires. Il y avait quelque chose qui m’avait frappé dans le film Le Temps des Forêts, c’était que, nous, ici en Corrèze, on a des forêts qui sont jeunes, elles ont peut-être 120 ans. On n’a pas d’arbres qui ont des centaines et des centaines d’années, et on n’a pas encore une culture mature. En fait, c’est comme si on se comportait comme des ados face à la nature, et du coup, on ne sait pas comment faire. Il y a des voyous qui font n’importe quoi, il y a des gens pleins de bonne volonté qui font du mieux qu’ils peuvent, mais il n’y a pas suffisamment de gens et d’organisation sociale pour avoir le bon sens de ce qu’il faut faire ou ne pas faire, et pour avoir une stratégie à long terme. Ou en tout cas, il manque une culture qui dirait : “C’est comme ça qu’il faut faire, parce que c’est comme ça que ça marche bien depuis des centaines d’années.”
Et là, on est confrontés à la montée du capitalisme, qui nous prend de court sur la maturation à long terme, sur comment s’organiser pour gérer une forêt sur un territoire. Mais je trouve qu’en même temps, ces projections-débats sont riches, parce qu’à chaque fois, les discussions sont de plus en plus mûres. Il y a de plus en plus de gens qui sont organisés pour aller dans le bon sens, et c’est réjouissant de voir cela. À chaque projection-débat sur la gestion de la forêt, à travers les différents films, on voit des Corréziens intervenir, et ça donne de l’espoir, parce que plus il y a de gens impliqués, plus il y a de solutions, et plus il y a de chances de s’en sortir par le haut.
Voilà ce que j’aurais envie de dire.
Participant 2 : Oui, excellent, excellent, excellent. C’est ce que dit effectivement l’Allemand dans le film. En fait, il faudrait se poser la question : comment cela se fait-il que nous ayons autant de forêt que l’Allemagne ? Politiquement et historiquement, quelles décisions ont été prises en Allemagne pour conserver ce savoir-faire, et qu’est-ce qui s’est passé en France pour que le savoir-faire et la gestion de la forêt disparaissent ?
Sur le plateau Limousin, il n’y avait pas de forêt, il y a 120 ans il n’y avait que 3 % de forêt, il y avait principalement des brebis. Puis, quelqu’un a décidé d’importer des Douglas des États-Unis parce que c’était compatible avec le sol. On est resté sur cette logique-là. Une fois que les Douglas sont devenus adolescents, vers 60 ans, on a commencé à les couper. Mais au Canada, les Douglas vivent jusqu’à 400 ans. Quand ils atteignent cet âge-là, ils meurent, et des insectes se développent dans les bois pourris, protégeant ainsi les jeunes arbres. Ici, nous n’avons pas cette durée longue pour permettre à la forêt de s’autoréguler.
Du coup, il y a des maladies qui apparaissent, et la solution, comme on le voit dans le film, est la coupe rase, mais cela doit être une exception, une solution temporaire pour soigner quelque chose.
Participant 3 : Exactement, il faut préserver les forêts, car elles sont des corps vivants. En fait, on ne coupe que lorsqu’il n’y a pas d’autre choix. Le reste du temps, il faut en prendre soin, comme on prendrait soin de son corps. Prendre soin d’une forêt, c’est en avoir une vision à long terme, une forêt diversifiée, structurée, où l’on imagine le futur sur plusieurs siècles, et non pas en cherchant un remède rapide pour aujourd’hui.
Je pense qu’il est important de faire le lien entre les humains, la forêt, la biodiversité. Cela nous permet d’avoir une vision plus élargie et plus holistique. C’est une solution pour s’opposer aux effets destructeurs du capitalisme. Par exemple, il faut soutenir les petites scieries et créer des outils qui permettent de valoriser même les gros bois, ceux de plus d’un mètre de diamètre. Cela permettrait de laisser les forêts vieillir et de gérer les forêts de manière plus diversifiée.
Que les nouveaux propriétaires ou ceux qui ne connaissent pas bien la gestion forestière puissent céder la gestion à ceux qui savent faire, de manière durable. La forêt est une école de la vie, un miroir de la société. Cela nous montre comment gérer notre société de façon plus durable. C’est un point de départ éducatif qui nous réapprend à vivre en harmonie avec la nature.
Participant 4 : Oui, je pense que la forêt parle à tout le monde. Il suffit de se promener 5 minutes dans une forêt pour que cela parle à chacun. Certains voient l’arbre qui servira à faire un meuble, d’autres voient l’arbre qui rapporte de l’argent, d’autres encore voient l’arbre qui abrite les animaux. On peut aussi admirer sa beauté ou se concentrer sur son rôle dans le cycle de l’eau. Mais quoi qu’il en soit, chacun établit une relation sensible à la forêt.
C’est vraiment un miroir de notre société. Cela permet de recentrer, de recadrer, et de se réancrer dans les problématiques essentielles. Quand on commence à agir pour la forêt, peu importe l’échelle, on retrouve une capacité d’agir sur notre société. On comprend mieux les enjeux, on devient force de proposition, on rencontre des gens, on fait ensemble, on s’enrichit des points de vue différents et on crée quelque chose de plus intéressant et durable.
Participant 5 : Oui, je suis d’accord. Par exemple, à Brive, un maire avait replanté une forêt dans un parc public, mais son successeur l’a rasée par la suite. C’est dommage.
Participant 6 : En fait, ce qui manque, c’est un modèle humain dans notre société. Nous ne sommes plus une société paysanne, mais une société industrielle. La production et la consommation sont délocalisées, tout comme la gestion des déchets. Les gens ne sont plus connectés à leur environnement. Les métiers que nous proposons à la jeunesse sont ceux qui gèrent la mondialisation par des algorithmes, des outils numériques. Personne ne veut plus s’occuper du secteur primaire, de la production liée à l’énergie solaire.
C’est pour cela qu’il est difficile de convaincre quelqu’un de s’installer en artisanat ou en agriculture. Ces métiers sont perçus comme durs, salissants, et peu valorisés. C’est un blocage culturel, mais cela fait aussi écho à l’industrialisation de la forêt, qui ne vise qu’à produire des palettes.
Participant 7 : Oui, je pense que la Corrèze a besoin d’une culture de la forêt plus largement partagée, où chacun crée des outils pour cela. Nous n’avons pas l’expérience des Allemands, qui gèrent leurs forêts depuis 500 ans au même endroit. Il faut créer cela, et cela commence à se faire ici, petit à petit. Il faut combattre les voyous qui exploitent les forêts de manière destructrice.
Quand quelqu’un abat un bois parce qu’il avait 2 heures à tuer avant de rentrer chez lui, c’est un problème. Il faut que tout le monde puisse identifier ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Cela passe par l’éducation et la diffusion des connaissances. Cela doit être accessible à tous, et ce n’est pas réservé à une élite.
Participant 8 : Oui, tu parles de rêve. Vous travaillez sur cela, avec des expositions, des livres. Mais il manque peut-être des cinéastes qui vous suivent vraiment, pour multiplier ces initiatives.
Participant 9 : Oui, il faut montrer ce qui est souhaitable et rendre cela accessible. Il faut former les gens, leur donner les outils pour se former eux-mêmes. Il faut aussi surmonter les obstacles réels, comme les difficultés d’investissement, mutualiser le matériel et chercher des complémentarités. On ne peut pas être une filière à soi tout seul.
Les gains de productivité de l’industrie sont énormes, mais les métiers y ont perdu leur sens. Il est donc nécessaire de réinventer un modèle économique qui soit viable pour les petits acteurs.
Participant 10 : Oui, je pense aussi qu’il y a des blocages psychologiques. On imagine que certaines choses sont impossibles, alors on n’essaie même plus.
Participant 11 : C’est vrai. On est dans une société de contrôle. On nous demande de nous comporter comme si nous croyions à certaines choses, même si nous n’y croyons pas réellement. C’est ce qu’on voit dans les prisons, les écoles, les hôpitaux. Ces lieux sont en pleine transformation. On se pose des questions : est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux soigner à domicile, externaliser certaines choses ? Mais cela ne résout pas le problème à long terme.
La 11e Copeaux Fèsta aura lieu à l’écolieu des Dames1 du 25 au 27 octobre prochains.
Les Copeaux Fèsta sont des rencontres de passionné·e·s du travail low tech bois vert2 sans électricité (lowtech). Trois fois par an, quelques artisans s’y retrouvent pour échanger et partager techniques et savoirs. C’est aussi l’occasion pour les néophytes de venir découvrir comment on fabrique des cuillères, tasses, bol, jeux, sculptures… en bois vert, avec des outils anciens et sans énergie autre que musculaire. La convivialité et la bonne humeur y sont de rigueur 😉
Ces rencontres ont généralement lieu pendant les vacances scolaires de la Toussaint, celles de février et vers la fin août.
En pratique
On peut participer pendant toute la durée de la rencontre low tech bois vert (possibilité de camper à la ferme ou de garer un véhicule aménagé), venir chaque jour (pour celles et ceux qui n’habitent pas trop loin) ou juste passer pour voir.
Initié·e, débutant·e ou simple curieu·x·se pourra tester les différents outils (haches, couteaux de sculpteur, planes, départoirs, paroirs, herminettes, tarières, gouges cuillères, vilebrequin…) et supports traditionnels (tour à perche, billots, bancs d’âne, banc de chaisier, établi froissart, établi de sculpture…), accompagnés par les artisans présents.
ATTENTION, cette fois-ci, les tourneurs ne seront présents que le vendredi 25.
La rencontre est gratuite, le bois et les outils sont fournis. Mais celles et ceux qui voudront participer aux frais pourront laisser leur obole dans la boîtadons prévue à cet effet 🙂 On peut aussi venir avec ses propres outils.
Il sera possible d’acheter des objets en bois aux artisans présents et certains outils (couteaux de sculpteurs, en particulier).
Les repas du midi et du soir sont pris en commun, tirés du sac et partagés. On peut cuisiner sur place. Pour celles et ceux qui dorment sur place, les petits-déjeuners sont laissés à la liberté de chaque. Pour simplifier l’organisation, apportez votre vaisselle ! Samedi soir, on fera un barbecue partagé (venir avec viande et/ou légumes à griller).
En cas de pluie, on travaillera et mangera à l’abri dans la stabulation/atelier ou dans la maison 🙂
Atelier low tech bois vert
Un atelier « initiation à la sculpture au couteau » aura lieu samedi 26 de 15:00 à 17:00 (participation libre est consciente sur une base de 10 €/h). Inscription (fortement) recommandée. Venir en avance !
Accès et contact
En images
Les photos des précédentes rencontres et ateliers
L’écolieu des Dames, situé en pleine nature, est un lieu dédié à l’éco-construction, à la protection de la biodiversité animale et végétale, au partage et aux échanges. ↩︎
Un bois est dit “vert” avant qu’il soit sec. Il se travaille plus facilement et séchera sans tensions. ↩︎
Les radios associatives de France et de Corrèze font face à une menace sans précédent qui pourrait mettre fin à leur existence.
Le gouvernement actuel prévoit, dans son « Projet de Loi de Finances » 2025, de réduire de 30% le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER), subvention VITALE pour les radios associatives. Cette coupe DRASTIQUE met directement en danger nos emplois et, à terme, notre capacité à continuer de donner la parole à tous. Les conséquences sont déjà lourdes car nos projets futurs sont suspendus.
Les radios associatives, piliers de la liberté d’expression, du lien social et de la diversité culturelle sont clairement dans le viseur. Ce coup de rabot est bien plus qu’une simple réduction budgétaire, c’est un véritable coup de guillotine pour notre secteur, mais aussi pour l’ensemble de la vie associative, culturelle et artistique locale. Pas seulement au niveau local, car Bram Fm aime « partager la différence » bien au-delà de son territoire, nous savons combien cela est précieux.
Les conséquences seront irréversibles, c’est pourquoi nous devons réagir immédiatement. Nous appelons donc chacun de vous, acteurs de notre radio ou non, à vous mobiliser. Faites entendre votre voix, faites savoir que vous êtes concernés, car vous l’êtes, de près ou de loin. Nous devons empêcher cette mesure désastreuse.
Consultez la conférence de presse en vidéo ci-dessous.
Défendons les radios associatives de Corrèze et de France. Le risque c’est la fermeture de 80% des radios associatives en France
Vidéo / conférence de presse – 10 radios associatives en péril en Corrèze
https://www.youtube.com/watch?v=y8FyWq70KF8
Le 18 octobre 2024, une conférence de presse a réuni plusieurs représentants des radios associatives locales à la Radio House de Brive-la-Gaillarde. Cette rencontre a permis de soulever un enjeu crucial pour l’avenir de ces radios : la baisse annoncée de 30 % du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER) prévue pour 2025, soit une réduction de 10 millions d’euros.
Philippe Chapot, fondateur de la Radio House, a lancé la conférence en rappelant l’importance de ces médias locaux qui assurent la diversité et le pluralisme dans le paysage radiophonique français. Ce secteur, avec plus de 700 radios en France, emploie environ 3 000 personnes, notamment en zones rurales, où ces radios jouent un rôle fondamental dans la diffusion d’informations locales et la cohésion sociale.
Philippe D’Hauteveille, porte-parole des dix stations présentes, a dénoncé cette coupe budgétaire injustifiée. Selon lui, bien que la réduction semble minime dans le contexte des finances publiques, elle aura des conséquences catastrophiques pour ces petites structures. Pour les radios associatives, dont les budgets sont principalement composés des subventions du FSER, cette coupe pourrait signifier une diminution de près de 30 % de leurs financements, mettant en péril leur survie.
Le débat a également permis de rappeler l’importance sociale des radios associatives. Celles-ci diffusent des programmes d’intérêt local (PIL), notamment axés sur la culture, l’environnement, la lutte contre les exclusions, et l’éducation aux médias. Ces missions sont d’autant plus vitales dans des zones où l’accès à d’autres formes d’expression médiatique est limité. Les radios associatives sont souvent les seules à donner la parole aux habitants, à promouvoir les artistes locaux, et à créer du lien social.
La réduction du budget pourrait entraîner non seulement la fermeture de nombreuses stations, mais aussi la suppression de milliers d’emplois. Olivier Dill, de Radio PAC, et d’autres intervenants ont exprimé leur inquiétude quant à l’avenir des radios rurales qui, bien que peu présentes dans les statistiques d’audience, ont un impact considérable sur les communautés locales. Ces radios sont des outils de proximité, d’inclusion, et d’éducation.
Enfin, la conférence a mis en lumière le soutien grandissant des élus locaux et nationaux à cette cause. Certains députés ont déjà déposé des amendements pour contrer cette réduction budgétaire, reconnaissant l’importance des radios associatives dans le tissu social et culturel français.
Face à cette menace, le secteur se mobilise et appelle à une révision de ce projet de loi, espérant que le gouvernement prendra conscience du rôle essentiel que jouent ces médias pour la diversité culturelle et sociale en France.
Association qui a pour objet le développement et la promotion de l’Agriculture Biologique dans le département de la Corrèze, composée de producteurs bio ou en conversion, ainsi que d’acteurs du territoire qui soutiennent l’AB : transformateurs, distributeurs, consommateurs.
Citoyliens relaie les articles et événements organisés par Agrobio19 (voir ici)
Bâtissons au naturel
Bâtissons au naturel est un collectif de bâtisseurs et bâtisseuses animés par une volonté de transmission des savoir-faire traditionnels. Au cours de leurs formations et initiations, venez apprendre et découvrir dans le respect du patrimoine et de l’humain.
Citoyliens relais les dates de foration de ce groupe de jeunes professionnels de l’écoconstruction et rénovation, actifs autour et dans la Vallée de la Dordogne. (voir ici)
La Dépaysante
La Dépaysante est une association qui regroupe des producteurs, des cuisiniers et des artisans en Corrèze, Démarche de valorisation des savoir faire paysans et artisanaux par l’intermédiaire de la cuisine, de la distribution de produits locaux et d’évènements festifs.
Actions : Réalisation / distribution de panier de producteurs locaux – Cantines Paysannes – Traiteur
La Dépaysante est aussi un grand lieu citoyen et convivial dans une des rues piétonnes du centre ville de Tulle offrant de nombreuses possibilités d’animation, formations, convivialité. .
Citoyliens relais les activités, événements et articles liés à la Dépaysante. (voir ici)
June Corrèze
La Ğ1, prononcée “June”, est une monnaie sans support physique. Elle commence à être utilisée en Corrèze par un groupe assez large et dynamique lors de journées rencontre et marchés d’échanges, activité en commun, dans un esprit très chaleureux et reliant … Son groupe est partenaire de Citoyliens, et vous pouvez retrouver toutes ses annonces d’événements et de rencontre en suivant ce lien.
Koridori
Le mouvement Koridori est une association qui recrée le liens entre l’Homme et la Nature. Pour cela elle promeut les corridors biologiques, qui sont des passages dans lesquels la vie circule. En période de réchauffement climatique et d’érosion de la biodiversité, les corridors biologiques permettent aux espèces de migrer vers leurs nouvelles zones d’habitat. Soit en remontant plus au nord ou plus en altitude.
Koridori est partenaire de Citoyliens – Retrouvez en un clic les publications de “Corps en Mouvement” sur Citoyliens en cliquant ici
Eaux actes
Eaux Actes Citoyens est une association dont l’objet est de protéger l’eau en tant que bien commun, vital à tous les êtres humains et, plus largement à tous les êtres vivants, protéger sa qualité et son accessibilité de manière équitable et durable ; Protéger en particulier, mais non exclusivement, les eaux, quelle que soit leur nature (pluviales, de surface, souterraines …) situées sur le territoire de la communauté de communes Xaintrie-Val-Dordogne et sur l’ensemble des bassins-versants amonts
Eaux Actes Citoyens est partenaire de Citoyliens – Retrouvez en un clic les publications de “Corps en Mouvement” sur Citoyliens en cliquant ici
Nuage Vert
Nuage-Vert est une très dynamique démarche de musée mobile, un musée ancré dans un territoire (la Corrèze) avec des collections mais qui s’ouvre aux enjeux planétaires (local-global) et joue le mouvement et la diffusion matériellement et en ligne pour tous les publics avec des manifestations gratuites très variées grâce à un bénévolat intégral et des échanges de générosités. Salle d’exposition dans le jardin Saint Angel à Argentat, et à Paris 19ème.
Nuage-vert est partenaire de Citoyliens ; retrouvez les nombreuses annonces d’événements, expositions, promenades à thème écologique et artistiques, et vidéos de conférences et d’expositions en cliquant ici
Ecolieu des Dames
L’Écolieu des Dames, est le lieu où le graphiste, animateur et sculpteur sur bois vert Philippe Rabagnac anime des weekend d’activités créatives, participatives dans un cadre très proche de la nature, et dans un esprit ressourçant et durable.
Philippe / Écolieu des Dames est partenaire de Citoyliens et publie lui même ses annonces d’événements et articles dans Citoyliens.fr (voir ici)
Low Tech Tulle
Low-Tech-Tulle est une jeune association active sur les Low-Tech et qui s’est créée au coeur de Tulle – Ce grand lieu accueille des formations, de réalisations en commun, des animations dans une excellent ambiance humaniste et durable 😉 … Low-Tech-Tulle est membre d’un réseau national, et vous retrouverez son stand de démonstration de son savoir faire dans de nombreux événements en Corrèze.
Low-Tech-Tulle publie elle même ses annonces d’événements et articles dans Citoyliens.fr (voir ici)
Corps en Mouvement
Corps en Mouvement est une jeune association d’Altillac centrée sur la musique, l’art et les démarches de développement personnel et thérapies douces. L’association “Corps en Mouvement” d’Altillac, est partenaire de Citoyliens et publie par elle même ses annonces d’événements dans le calendrier partagé, diffuser des articles, des vidéos, passer dans l’infolettre …
Retrouvez en un clic les publications de “Corps en Mouvement” sur Citoyliens en cliquant ici
En mon centre
L’association “En mon Centre”, située à Turenne, propose une approche unique de la méditation à travers le corps et la pratique du tir à l’arc. Elle combine des méditations en mouvement basées sur la posture de l’archer et des méditations assises guidées, permettant aux participants d’explorer leurs ressentis corporels.
En mon Centre est une association qui a décidé d’être partenaire de Citoyliens – retrouvez ses annonces et publications en cliquant ici
Plusieurs autres associations ou collectif sont en processus de décision démocratique … à Meyssac, Argentat, Tulle, Brive …
Vous êtes organisateur d’événements / activités liées à l’écologie, le lien, les circuits-courts, l’éducation … en Sud-Corrèze ? devenez partenaire Citoyliens, prenez un compte et publiez par vous même dans la plateforme auprès de milliers d’internautes Corréziens sensibilisés, abonnés à l’infolettre, adhérents, rassemblés ici pour vivre, participer, soutenir les valeurs de l’écocitoyenneté !
Ce dimanche 20 octobre 2024, entre huit et dix producteurs de châtaignes et de marrons investiront la place du Marché pour vendre leurs productions, dont la très appréciée blanchie de Beynat, Origine Corrèze. Un concours primé récompensera les meilleurs producteurs, avec la proclamation des résultats et la remise des prix prévue à 10h30.
Exposants, vide-greniers, musique
En plus des producteurs, la fête de la châtaigne accueillera de nombreux exposants : commerçants, artisans locaux et associations locales, ce qui confère à la foire un véritable caractère de proximité et de terroir.
Parmi les associations présentes,
Citoyliens tiendra un stand sous le chapiteau aux côtés de l’association Low-Tech-Tulle
et des jeux en bois, offrant aux visiteurs des moments d’échange et de découverte.
Le comité d’organisation participera également à l’opération Octobre Rose en vendant des crêpes, tandis qu’un vide-greniers aura lieu entre la place de la Poste et la Croix Rouge, qui, pour sa part, organisera une braderie solidaire.
Contact : Renseignements au 05.55.85.97.82. Restauration disponible au gymnase au 06.73.36.03.15.
Une édition animée
Cette 32e édition promet une ambiance festive, avec la banda d’Objat et la formation trad et folk Couine an do, accompagnée par les musiciens Louis Abgrall et Michel Jamet, membres des sonneurs du Pays de Morlaix. L’accordéoniste Serge Conjad et sa Rosalie, ainsi que Potom, jongleur et équilibriste, accompagné de l’accordéoniste Frédéric Valy, feront également partie des animations musicales. À 15 heures, le chœur d’hommes Amistat donnera un concert choral à l’église.
Le traditionnel gâteau géant
Outre ces animations, des auteurs régionaux seront présents pour dédicacer leurs œuvres. Le jardin partagé proposera des animations spéciales, et un atelier/exposition sera organisé avec l’apicultrice Isabelle Bouyt. Les enfants pourront profiter des structures gonflables, des jeux en bois proposés par l’association des Estaminets, ainsi que des ateliers créatifs et ludiques avec les feuillardiers du Limousin. Le manège de chevaux de bois ravira les plus jeunes.
La confrérie des gourmets de la châtaigne défilera dans le bourg et intronisera de nouveaux membres et chevaliers. La journée se clôturera avec la traditionnelle découpe et le partage du gâteau géant à la châtaigne.
Des animations la veille
Dès le samedi 19 octobre, des animations sont prévues : une balade guidée autour de l’étang de Miel avec le spécialiste de la faune et de la flore Jean-Claude Chataur, de 14h à 17h (départ du parking du site, coût 2€) Jean-Claude Chataur parlera notamment des tourbières, de la vie du ruisseau, des lichens et des champignons !
Une visite patrimoine et cabas de Beynat aura également lieu de 14h à 17h au départ de la Halle. (Tarif 2 €) – Il s’agit d’une balade « Patrimoine » guidée par le beynatois Michel Marcus avec une découverte du circuit historique du bourg et une visite de l’espace muséographique du cabas de Beynat en compagnie d’un ou plusieurs membres de l’association du cabas.
Les participants à ces deux temps forts se retrouveront tous à 17 h sous la halle par une dégustation de châtaignes grillées et de jus de pommes en partenariat avec le club de foot et la Confrérie des gourmets de la châtaigne.
Alors la fête de la soupe c’est un moment convivial et populaire qui réunit habitants d’Argentat et alentours, généralement environ plus de 700 personnes viennent déguster les soupes (500 à 1000 litres de soupe)
Le groupe de musique “Did and co” accompagnera la soirée avec leur reprise de chanson française de chanteur mort !
Un couscous offert à chaque soupier inscrit
Vous pouvez encore vous inscrire jusqu’à samedi 19 à 13h (formulaire en bas de cet article)
Participants
EPHAD d’Argentat
Club de gym
Ecole de Danse
Chorale d’Argantat
Bière Patates
ASSAAND (soutien scolaire)
Divers restaurants d’Argentat
Des particuliers
Bref une vingtaine de soupiers participants …
La fête de la soupe est un format unique car c’est grâce aux soupières que l’événement existe, et la soupe est depuis toujours un aliment qui fédère, qui rassemble et qui invite au partage.
Le lien social est le maître mot.
Programme de cette fête de la soupe d’Argentat
16h30 accueil les soupières et installation de leur stand
Stand maquillage toute l’après-midi
18h échange de soupe entre soupières
18h30 ouverture au public
19h début du concert
21h fin du concert
21h30 remise des prix
23h fin de l’événement
Les bols sont de fabrication artisanale de porcelaine de limoges, nous les récupérons au village de la porcelaine depuis 1 ans désormais
Organisé par une association aguerrie dans ce genre d’événements, et qui s’implante en Corrèze en venant du NORD (!) : Jean-Jacques Production, … dans un esprit poétique, décalé, amoureux des saveurs authentiques, des légumes et recettes locales …
Venez vous plonger dans les odeurs de l’enfance et des soupes de grand-maman, fabriquez vos soupes et venez les faire déguster à Argentat-sur-Dordogne …
🎶 Un week-end de bien-être, de musique, d’art et de thérapie 🎶
Découvrez les moments forts du premier salon bien-être de l’Association Corps en Mouvement, organisé les 12 et 13 octobre 2024 à Altillac. Ce salon unique, basé sur la synergie entre la musique, l’art et la thérapie, a rassemblé des thérapeutes, artistes et musiciens passionnés, créant un véritable espace de partage et de communion.
💫 Au programme :
Concerts thérapeutiques et moments musicaux
Artistes et musiciens réunis pour transmettre leur passion
Thérapies bien-être variées : sophrologie, relaxation, accompagnement énergétique, et bien plus encore
Repas conviviaux faits maison pour prolonger ces instants de partage
Ateliers artistiques et conférences, ouverts à tous, pour libérer la créativité et découvrir des talents cachés
L’Association Corps en Mouvement, fondée en mars 2024, s’engage dans plusieurs domaines : bien-être, éducation, culture et transmission entre générations. Avec une équipe dynamique et solidaire, elle œuvre pour promouvoir la santé, la créativité et l’épanouissement personnel à travers divers événements.
🌿 Une vision itinérante et collaborative : Nos salons voyagent de ville en ville, en partenariat avec des professionnels et bénévoles engagés. Aujourd’hui à Altillac, demain à Figeac ou ailleurs, notre objectif est de rendre ces moments accessibles à tous !
✨ Rejoignez-nous ! Que vous soyez professionnel, bénévole ou simplement curieux, venez participer à nos événements et partager avec nous cette belle aventure humaine. Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons développer ces moments de bien-être et d’échange.
📍 Contactez-nous pour en savoir plus et participer à nos prochains salons.
🎵 Ensemble, vibrons au rythme du bien-être et de l’art ! 🎵
Cette association est partenaire de Citoyliens
L’association Corps en Mouvement a décidé d’être partenaire de Citoyliens. En ayant signé une convention de réciprocité, et en participant au financement de Citoyliens à prix libre, elle possède donc maintenant un compte dans la plateforme mutualisée Citoyliens.fr ; deux de ses membres ont reçu une formation sur l’utilisation de WordPress, le logiciel open-source avec lequel Citoyliens.fr est construit ;
L’association “Corps en Mouvement” d’Altillac, est maintenant donc en mesure de publier par elle même ses annonces d’événements dans le calendrier partagé, diffuser des articles, des vidéos, passer dans l’infolettre …
Retrouvez en un clic les publications de “Corps en Mouvement” sur Citoyliens en cliquant ici