Blog

  • Un village cherche maraicher bio avec aide à l’installation

    Un village cherche maraicher bio avec aide à l’installation

    Soudeilles, en Corrèze, cherche un maraîcher bio pour approvisionner sa cantine scolaire

    La commune de Soudeilles, située en Corrèze, lance un appel à candidature pour attirer un maraîcher ou une maraîchère en agriculture biologique. Avec cette initiative, la municipalité espère privilégier les circuits courts et renforcer l’autonomie alimentaire de son territoire.

    Depuis décembre, la mairie de ce village de 294 habitants propose à un maraîcher de s’installer sur un terrain communal de 8,5 hectares, dont 3,5 hectares de terres agricoles. « Nous avons choisi le maraîchage car cette activité nécessite peu de surface tout en favorisant les liens locaux et l’installation de nouveaux actifs », explique Thomas Mignaut, adjoint au maire et porteur du projet.

    ( La photo de la parcelle pour le maraichage )

    Un projet pour alimenter l’école et dynamiser la commune

    L’un des objectifs de la municipalité est d’approvisionner la cantine de l’école primaire avec des légumes frais et bio. Pour cela, la commune propose un bail rural avec clause environnementale pour la location du terrain. Le loyer sera fixé à 150 euros la première année, avant de passer à environ 400 euros mensuels. Cependant, la mairie se montre flexible : « Selon le projet présenté, nous pourrions même offrir la première année gratuitement », précise Thomas Mignaut.

    Le terrain mis à disposition sera équipé des infrastructures nécessaires à la production maraîchère : bitunnels, bassin de récupération d’eau de pluie, chambre froide et serre de stockage. Le raccordement à l’eau potable et à l’électricité est déjà en place, et un chemin d’accès a été aménagé.

    Encourager les circuits courts et soutenir d’autres projets agricoles

    En plus du maraîchage bio, la commune souhaite ouvrir la porte à d’autres projets agricoles complémentaires. « L’acquisition de ce terrain nous permet d’accueillir plusieurs porteurs de projets, pas seulement un seul exploitant », précise l’adjoint.

    Les débouchés envisagés incluent la vente locale aux habitants et la fourniture de la restauration scolaire, notamment au regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Soudeilles, Darnets et Moustier-Ventadour, qui accueille une soixantaine d’enfants.

    Comment candidater ?

    Les personnes intéressées peuvent contacter directement Thomas Mignaut au 07.81.07.82.89 ou se renseigner auprès de la mairie de Soudeilles en appelant le 05.55.93.08.38.

  • Ramassage des poubelles avec tarification incitative (?)

    Ramassage des poubelles avec tarification incitative (?)

    L’association “L’Ouvre Boîte” d’Argentat a été fondée pour organiser des débats publics. Le 22-11-2024, elle organisait une soirée-débat autour des principes de la collecte des déchets avec redevance incitative, puisque la communauté d’agglomération de Xaintrie Val Dordogne ainsi que celle d’Egletons projettent ce type de mise en place.

    Voici le compte rendu de cette soirée rencontre-débat.

    Débat public à Argentat-sur-Dordogne

    ( le 12 Novembre 2024 )

    Salle Saintangel Argentat-sur-Dordogne – Organisation de la réunion : association l’Ouvre Boîte
    Compte rendu : association Citoyliens

    Le temps de réunion a été en grande partie consacré à découvrir l’historique du déploiement de la collecte des déchets en Dordogne par le SMD3, relaté par la présidente de l’Amcodd (Association des Mécontents de la Collecte des Déchets en Dordogne). Mme Poumarède a exposé les défis, critiques et initiatives relatives à cette mise en place de la Redevance Incitative (RI) et ses profondes conséquences.

    1. Contexte général de la gestion des déchets

    • En France il n’y a que 2 services publics qui sont obligatoires c’est d’une part l’hôpital, d’autre part le ramassage des déchets.
    • En 2025, les communes auront obligation d’avoir réduit de 50% le volume des déchets destiné à l’enfouissement. La méthode pour y arriver est laissée, aux villes, communautés de communes, communes.
    • Pour des raisons d’économie d’échelle, les municipalités transfèrent souvent leurs compétences à la comcom.
      La Dordogne est le seul département en France dans lequel toutes les Com-com ont transféré leur compétence à un service d’échelle départementale (576 communes, 400000 habitants)
    • La RI (redevance incitative) est accompagnée de fortes subventions de l’ADEME (14 millions pour le département de la Dordogne).

    Le système de RI implique de distribuer des badges magnétiques pour chaque foyer – les Points d’ Apport Volontaires (PAV) contiennent une batterie et un système de lecture de puce RFID qui s’activent lorsque posées sur le lecteur. Le code unique (FFI fichier fiduciaire informatisé) est comparé aux données enregistrées dans le système (identité de l’utilisateur) et autorise/refuse l’accès

    • l’expérience de Dordogne montre que la détection de badge a des aléas et que les ratés d’ouverture se décomptent du nombre autorisé par foyer. La mise en place de ce système informatique des poubelles ne nous éloigne pas des moyens et de la perspective d’une société de contrôle, au contraire

    2 – Évolutions prévues

    L’ADEME veut accentuer l’implantation des PAV surtout en zone rurale mais ne cherche pas à généraliser à toute la France ! d’ailleurs beaucoup de collectivités ont opté pour d’autres systèmes.
    En 2026, ce sont les élections municipales donc rien ne bougera sans doute sur cette question pour ne pas réduire les chances de réélection des municipalités en place.
    En tout cas, en Xaintrie Val Dordogne, le matériel a néanmoins déjà été commandé.

    Il s’avère que les villes de Paris, Lyon, Toulouse, Limoges (…) resteront au principe de ramassage au porte-à-porte. Les municipalités de ces cités vitrines semblent avoir bien compris que la RI génère automatiquement des dépôts sauvages, une explosion des coûts et la colère des habitants. La ville de Paris avait engagé un cabinet d’audit (Optea) dont la conclusion a été absolument négative en ce qui concerne le RI. On peut parfaitement être en PAP et en RI, ou l’inverse, ou les 2, les métropoles ont pour certaines des PAV mais aucune n’est passée à la RI

    3. Les différents principes de tarification

    Entre la TEOM, la REOM et la RI, des façons différentes de considérer le citoyen et son quotidien sont en jeu.

    1 – La TEOM, créée en 1974, est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale, et s’ajoute aux impôts fonciers des propriétaires. Elle finance exclusivement le ramassage et le traitement des déchets. Cependant, ce modèle est critiqué car il ne dépend pas du volume de déchets produit, ce qui limite l’incitation à réduire les déchets. La TEOM est une taxe, donc raccrochée au calcul du patrimoine foncier du foyer = approche solidaire / effort financier équitablement réparti entre les habitants.

    2 – En 1990, est instaurée la REOM. C’est une redevance qui est fixée en fonction du service rendu et de la quantité de déchets collectés. Elle est censée encourager les usagers à trier et à réduire leur production de déchets, car elle peut inclure des critères de poids ou de fréquence de collecte.

    Retour du cas de la Dordogne : Pour l’usager, passer au nouveau système, et quels que soient ses efforts en matière de tri, le coût est supérieur à l’ancien système, et croît chaque année.

    Elle est adoptée par seulement 5% des collectivités en raison de sa complexité de mise en œuvre.

    En parallèle, la pratique “traditionnelle’ de ramassage des poubelles devant la porte où dans les bacs à roulettes de quartier (PAV : points d’apport volontaire), incluent d’ailleurs une notion d’exonéra-tion de taxe quand la notion de proximité du bac (moins de 500m) ne peut pas être mise en place.

    3 – La RI (redevance incitative), échappe au principe national de taxe. Elle est décrochée de la valeur foncière calculée pour l’habitation et ses habitants. Elle applique le même tarif à tout le monde, de façon individuelle, et pour un service absolument identique à tous, appliquant un certain nombre de levées ou de dépôt par mois. (dépôts supplémentaires en Dordogne : 5,2 € pour un sac de 60 l.). CELA PEUX DONC IMPOSER DE STOCKER SES DÉCHETS. Tout passage de badge est décompté du forfait, même si la porte ne fonctionne pas et qu’il n’y a pas de dépôt d’ordure.

    Un des aspects qui différencie le principe de la TEOM et de la RI c’est qu’on remplace une taxe basée sur le foncier, donc sur une base sociale de patrimoine, par une redevance, décrochée d’aspect « équité / social ».

    4. Exemple DORDOGNE : liste des conséquences (AMCODD)

    • Impact de la RI sur les citoyens :
      • COÛT (Dordogne) = pour un  nombre fixe de dépôt annuels  + 26 passages en déchetteries – Dépot supplémentaire de 60l = 5,22€ … ce qui équivaut à 75 % d’augmentation par rapport à l’ancien système / ancien tarif.
    Nb de personnes1234567
    Nb de dépots / an16263440444852
    Coût annuel :192,5 €244,7 €286,5 €317,8€338,7 €359,6 €380,4 €
    • Difficultés pour les habitants vulnérables et leurs aidants (personnes âgées, malades, familles nombreuses, aidants et professionnels du soin … ).
    • Absence d’équité dans le service public : les points d’apport volontaire (PAV) sont conçus pour l’individu « standart » – ils sont inutilisables pour certains usagers (personnes handicapées, agées, petite taille …).
    • Comme le dépôt de sacs jaunes (recyclables) ne sont pas comptabilisés, les gens mettent du déchet ménager dans le sac jaune, en container et en déchetterie.
    • Multiplication des dépôts sauvages (jusqu’à réduire la fréquentation de 30 % dans ce département éminemment touristique) – (L’AMCODD a lancé un anti-concours de photos qui s’étale sur des centaines de pages)
    • Dépréciation immobilière des maisons riveraines des points de dépôt, pollution, recrudescence des rongeurs
    • Actions controversées du SMD3 :
      • Une mise en place politique sans concertation, avec des données qui restent opaques.
      • Un relationnel client méprisant de la part du SMD3 envers les personnes « hors cas général » ne pouvant ou bien pas stocker, ou pas apporter elle même leurs déchets … (voir https://mecontents-collecte-dechets-dordogne.com/faq/ )
      • Promotion de la délation et de l’analyse des déchets pour identifier et poursuivre les contrevenants.
      • Contre les incivilités et les dépôts sauvages, déploiement d’un système de caméras sur les points de collecte pour 90 millions d’euros.
    • Données opaques :
      • Aucune possibilité pour l’usager de savoir ni le nombre ni le poids de ses dépôts.
      • AMCODD souligne le manque de transparence sur les données de volume/poids et coûts des déchets annuels actuels et dans les systèmes précédents, et donc sur l’efficacité réelle du principe de la RI.
        Par exemple, le SMD3 ne comptabilise pas les déchets que les périgourdins vont déposer dans les départements voisins ou à coté des bacs prévus
        (noter que tous les sacs jaunes « souillés » sont envoyés à l’incinérateur de Brive, puisque le coût de traitement est inférieur au recyclage réel).
      • Absence aussi de comptabilisation du nombre plus important de camions sont employés pour faire des ramassages finalement MOINS FRÉQUENTS = à la place d’UN SEUL type de camion de collecte unique, il faut maintenant AUSSI des camions et du personnel pour ramasser AUTOUR des points de collecte et dans la nature, ET des camions grues pour ramasser les containers enterrés, ET des camions de lavage spécialisés pour les différents types de bacs …)
      • Le syndicat SMD3, annonce publiquement un taux de 40 % de réduction des déchets de la poubelle noire. Il faut s’interroger sur le fait que les volumes de déchets laissés au pied des poubelles ne sont pas comptabilisés, le volume de déchets qui sont déposés dans les départements limitrophes ne sont pas comptabilisés, la quantité de déchets noir qui sont mis dans les sacs jaunes et dans les bacs de déchets dit recyclables ne sont pas comptabilisés.
      • La collecte de la RI a été très habilement transférée aux comcoms, c’est donc elles qui facturent (et non le SMD3). Comme un EPCI ne peut pas percevoir directement d’argent c’est le trésor public qui s’en charge et qui peut donc émettre des ATD (avis à tiers détenteurs) les saisies sur salaires ou retraites sont nombreuses. Les comcoms sont ensuite chargées de reverser la RI au SMD3. Ce dernier n’a donc pas à se charger des recouvrements !
      • Le SMD3 serait déficitaire.
    • Les approches éducatives fonctionnent :
      • AMCODD mentionne les approches decertains syndicats (Calitom en Charente ou le SMICOTOM dans le Médoc) qui sont en concertation constante avec les usagers et qui au lieu de mettre des amendes à tout va, utilisent la pédagogie en allant rencontrer les usagers et en leur expliquant pourquoi leur poubelle ne peut être enlevée (erreur de tri par ex)envoyant des agents faire de l’information éco-citoyenne. Ces approches atteignent les % de réduction ciblés, comme Calitom en Charentes, et Besançon (…?) sans changer les systèmes de collecte.

    5. Actions et initiatives de l’AMCODD

    AMCODD a vu le jour sous la forme d’un collectif en 2019, auto-transformé en association en 2020. (Association des Mécontents de la Collecte des Dechets en Dordogne) Elle rassemble dans un groupe Facebook 15600 périgourdins. Elle a édité une page Facebook et un site Internet. (La structure associative a été constituée afin de pouvoir ester en justice)

    L’association a commandé un film documentaire sur la redevance incitative et les PAV.
    C’est un documentaire d’enquête dans divers départements de France et en Dordogne afin de d’offrir une information citoyenne objective sur les réalités de cette mesure.

    En 2020 l’association a fait des suggestions d’évolution technique auprès du SMD3 (le département n’ayant que très peu de compétences dans ce domaine).
    Un refus lui a été notifié, mais de façon non argumentée.

    L’association Amcodd à demandé la communication des données de volumes et de coûts entre ancien / nouveau système, mais cela ne lui a pas été communiqué.

    Action juridique

    L’association Amcodd attaque le SMD3 sur deux axes, aussi bien au tribunal pénal qu’au tribunal administratif. On nous informe que les chances de succès juridiques sont très probables.
    Les deux axes de l’action sont :

    1 – selon la définition du service public, le changement du mode de collecte ne peut être que de qualité équivalente ou supérieure. Or, comme listés dans une autre partie de cet article, il y a un certain nombre de points sur lequel le service rendu est fortement altéré pour le citoyen.

    2 – Vu la rupture d’égalité à laquelle sont confrontés un grand nombre de personnes, il ne s’agit plus d’un service public (personnes âgées, malade, handicapés, familles d’accueils, touristes… cf liste des inconvénients)

    Résumé de l’argumentaire d’Amcodd

    • “L’AMCODD n’a pas vocation à s’opposer à l’objectif national visant à réduire, à terme, le volume des déchets enfouis, mais au contraire, à l’accompagner dans la mesure où les dispositifs adoptés pour y aboutir maintiennent le principe d’un service public incontournable et équitable.”
    • “C’est pourquoi, l’AMCODD s’est efforcée d’attirer l’attention de l’ensemble des instances concernées par cette problématique, aux fins d’obtenir : un moratoire sur le déploiement des dispositions retenues par le SMD3 pour permettre d’analyser par retour d’expérience les points d’achoppement amendables, et corriger les inadéquations avec les résultats attendus.”
    • “L’objectif de l’AMCODD, partisane d’une écologie raisonnable et partagée, n’est pas de contester le bien fondé du but à atteindre, mais de lutter contre la dérive qu’en déclinent les orientations du SMD3, qui, en l’état actuel des choses, aboutit à l’abandon d’un véritable service public au profit d’un racket insoutenable, discriminant, voire insultant.”

    Conclusion: La situation en Dordogne révèle les tensions inhérentes à la mise en place de nouveaux modèles de gestion des déchets. L’AMCODD et les citoyens mobilisés dénoncent les failles de la RI et des PAV et réclament un système plus juste, plus efficace et plus respectueux du service public. La mobilisation citoyenne et les actions en justice pourraient contraindre les autorités à reconsidérer leurs choix et à privilégier une approche plus collaborative et transparente.

    ( voir aussi le flyer de l’Amcodd plus loin )

    Résumé des actions de l’Amcodd

    2021

    • Campagne d’adhésion : 600 adhérents.
    • Multiples rencontres, tous les institutionnels nous ont reçu : les élus font blocs et se positionnent très clairement en faveur du SMD3
    • Refus de vente de la part de Sud Ouest d’une page de publicité (sic).
    • Multiplication des réunions publiques.
    • Demande d’un moratoire en avril 2021. Fin de non-recevoir.
    • Indépendance totale d’avec toutes autres associations politisées

    2022

    • Nouvelle stratégie – Porter le combat au niveau national. Recherche à travers toute la France d’associations, collectifs ou groupe ayant les mêmes problématiques avec les PAV/RI = Groupe de travail créé avec une quarantaine d’assos et groupes nationaux : même constat qu’en Dordogne, seule l’action collective permettra de faire éclater notre problème.
    • Réalisation d’un film/vidéo à travers toute la France : témoignages d’Ardèche, Loire Atlantique, Meurthe et Moselle, Vendée, Ile d’Oléron, Haute Marne etc. (voir lien ci-après)
      Diffusion en Loire Atlantique, en Dordogne impossible d’obtenir une privatisation de salle de cinéma, les maires mettant un véto dès que le thème du film est connu sauf à Périgueux où le film est diffusé dans une salle municipale privatisée fin juillet.
    • Rentrée riche en évènements : L’AMCODD contacte VERITAS pour leur demander des explications concernant les 2 certifications ISO obtenues par le SMD3. But : leur faire perdre puisqu’il ne respecte aucun des critères d’obtention.
    • Pétition nationale sur la plateforme du Sénat, le but : demander une commission d’enquête sur les résultats de la RI, partout où elle est mise en place , les résultats sont-ils au RV ?

    2023

    • Reportage sur « envoyé spécial » – Journaux télévisés : TF1, France2, France3 – Presse écrite nationale : le Parisien, l’Obs, Déchets infos services
    • Lancement de la pétition nationale sur la plateforme du sénat afin de faire connaitre la problématique du changement de collecte et de facturation partout où elles sont appliquées.
    • Recueil des protections juridiques en vue d’un recours venant s’ajouter à celui de l’AMCODD qui elle, demande à supprimer le principe même de la redevance incitative.
    • En fin d’année, participation à l’interpellation de la Cour Des Comptes et plus particulièrement la Chambre Régionale des Comptes sur la plateforme participative mis en place par la Cour Des Compte. Recueil de quelques 200 soutiens qui place l’AMCODD en 1° position au niveau régional et en 4° position au niveau national. Résultat courant du mois de janvier 2025 (repoussé à avril 2025)
    • 1500 adhérents en 2024, ce qui permet de payer un avocat spécialisé venant d’un autre département.

    Documentaire vidéo en ligne :

    https://www.youtube.com/watch?v=oIRgg9aQIoQ

    Notions liées à la Corrèze et ComCom d’Argentat

    • Les PAV d’Égletons sont déjà équipés de 64 caméras / qui seront reliées au central de surveillance départemental

    Consulter la chronique de la mise en place de la redevance incitative en Xaintrie Val-Dordogne portée par le “Collectif Transition Locale du Pays d’Argentat” (cliquez)

    Flyer argumentaire de l’Amcodd

    Autre association spécialiste du sujet “déchets”

    Rudologia – Pôle de Compétences Déchets – est un organisme national fédérant les principaux acteurs de la filière, basé à Lons-le-Saunier (Jura). Il possède le statut d’association, régie par la Loi du 1er juillet 1901, relative au contrat d’association, et par le décret du 16 août 1901.

    S’appuyant sur le savoir-faire technique du SYDOM et des industriels du Jura, Rudologia est né sous l’impulsion commune du Conseil Régional de Franche-Comté, du Conseil Général du Jura, de la ville de Lons-le-Saunier, du SYDOM du Jura et de l’ADEME. Dès son origine, il a reçu le soutien du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE), aujourd’hui Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

    Les missions statutaires de Rudologia 

    Réunir l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine des déchets et de les fédérer autour de projets communs et structurants pour la filière, dans une optique de développement durable :

    • Capitaliser des connaissances techniques, réglementaires et sociologiques,
    • Diffuser des informations et des connaissances en matière de gestion de déchets,
    • Valoriser des expériences, développer l’offre de formation 

    Consulter le travail fait par l’association RUDOLOGIA en cliquant ici



  • Bonne année 2025 à toutes et à tous !

    Bonne année 2025 à toutes et à tous !

    Cher.e visiteu.r.se, toute l’équipe de Citoyliens t’adresse ses vœux de bonne année 2025 riche en liens, en solidarités et en valeurs de cœur …

  • Un coucou de Citoyliens !

    Coucou et bonjour !

    Chez Citoyliens, on travaille à référencer et mettre en avant ce qui concerne les initiatives des Corréziens dans leur (notre) société, grâce à notre plateforme citoyliens.fr.

    Tu fais partie des personnes riches en liens avec ce genre d’initiatives, de projets solidaires ou d’actions militantes qui gagneraient à avoir plus de visibilité. Si tu as quelques minutes, on serait ravis que tu nous partages :

    • Les événements ou actions que tu as repérés ;
    • Les besoins d’entraide ou les appels locaux ;
    • Les bons plans ou initiatives citoyennes qui te semblent importants.

    Ces infos sont espérées, attendues, scrutées dans l’agenda Citoyliens … la diffusion de ces annonces constructives et chaleureuses est une bonne nouvelle pour des visiteurs et abonnés sensibilisés …

    Faisons notre part pour aider les organisateurs locaux, soutenir les créateurs, développer nos liens, donner du sens …

    Merci pour ton engagement et ton aide précieuse !

  • Trêve de fêtes et sens du solstice

    Trêve de fêtes et sens du solstice

    Cher visiteu.r.se,
    C’est la trêve hivernale pour les associations, et le calendrier des événements n’est pas très rempli. Cependant, cette période nous invite à célébrer des moments empreints de sens et de lumière.

    Le solstice d’hiver, qui a eu lieu le 21 décembre, marque le jour le plus court et la nuit la plus longue de l’année. À partir de ce moment, la course du soleil vers le sud s’inverse, et il commence à remonter vers le nord.

    Bien que ce soit la journée la plus courte et la plus sombre, le solstice symbolise également la renaissance du soleil, le retour progressif de la lumière. Peut-être que ce retour marquera aussi le début d’une bonne année à venir.

    C’est pourquoi nous aimons honorer le solstice d’hiver. Il célèbre notre lien avec le monde naturel, l’obscurité et la lumière.

    Les traditions de fêtes incluent souvent des lumières pour repousser l’obscurité. Nous espérons que votre saison des fêtes sera remplie de lumière et de joie, de confort et de gaieté.

    Peut-être souhaiterez-vous aussi prendre un moment pour réfléchir à votre lien avec le soleil et son mouvement éternel, ainsi qu’à votre relation avec la planète. Vous pourriez penser à ce pour quoi vous êtes reconnaissant, à ce que vous aimeriez laisser dans l’obscurité et à ce que vous aimeriez amener vers la lumière.

    Profitons du solstice pour définir nos objectifs et intentions pour l’année à venir !

  • Chants Palestiniens par la Chorale Aswatna

    Chants Palestiniens par la Chorale Aswatna

    Chorale Aswatna “Nos Voix” :

    “Les chansons que nous allons vous interpréter sont chargées de détermination, de courage et d’abnégation comme les femmes et les hommes qui font face à la nuit infâme de l’oppression, quelle que soit la guerre qui les frappe.
    La lutte des Palestiniens pour le respect de leurs droits légitimes, préambule à leur liberté, et leur dignité, est inscrite dans les paroles des chansons choisies pour vous ce soir.
    Ces textes colorés d’espoir, évoquent un monde meilleur ou l’être redécouvre sa dimension fraternelle.”

    Conférence et concert organisé par l’association “Compagnons de la Mémoire Vivante”

    Caméra : Gwen
    Montage : Anne R.

    (La conférence de Georges A. Bertrand sera prochainement diffusée sur ce site et sur notre chaîne Youtube Citoyliens)

  • Repas de Noël à prix libre à Argentat sur Dordogne

    Repas de Noël à prix libre à Argentat sur Dordogne

    Repas de Noël à prix libre salle à Argentat sur Dordogne

    Le 24 décembre à 19h à partir de 19h, salle Saint-Angel à Argentat sur Dordogne

    ( jeux pour enfants )

    Menu du réveillon de Noël à prix libre

    Apéritif partagé
    Tarte au Maroille
    Carbonade flamande
    (option végétarienne possible)
    Fromage
    Bûche

    Réserver au 07.49.09.05.66

  • Stand d’affûtage d’outils avec Cyril !

    Stand d’affûtage d’outils avec Cyril !

    Dans un monde où l’obsolescence programmée est la tendance, Cyril L, charpentier de métier, nous invite à ralentir et à redécouvrir l’art de l’affûtage. Nous l’avons rencontré sur le stand qu’il a tenu lors de l’assemblée générale de l’association Faite et Racines en Lors d’un atelier organisé dans le cadre d’une initiative locale, il a partagé avec passion son savoir-faire, en montrant que maintenir ses outils en bon état est non seulement économique mais aussi profondément satisfaisant.

    Qu’il s’agisse de couteaux de cuisine, de sécateurs ou de haches, des outils bien entretenus facilitent le travail et prolongent leur durée de vie. Au-delà du confort, affuter est une démarche écologique et durable : c’est éviter de jeter et de racheter inutilement (des outils …).
    Avec des pierres adaptées et un peu de patience, Cyril montre que l’affûtage est à la portée de chacun. « Ce n’est pas si dur que ça », assure-t-il. Lors de l’atelier, il a partagé des conseils précieux, comme choisir des pierres au diamant pour débuter ou différencier les techniques selon les types de lames. Il a également démystifié certaines idées reçues, comme la peur d’utiliser des outils électriques pour dégrossir.
    Pour Cyril, transmettre ce savoir-faire est tout aussi important que l’affûtage lui-même. « C’est bien de reprendre l’habitude de s’occuper de ses outils », explique-t-il. Grâce à ces ateliers, chacun repart avec les compétences pour entretenir ses propres outils et, parfois, une étincelle de curiosité pour aller encore plus loin.
    Dans une société où consommer vite et remplacer semble être la norme, prendre le temps de restaurer un objet, même un simple couteau, devient un acte militant. Et comme le souligne Cyril, « on trouve ça intéressant ou même plaisant, ce n’est plus du tout une corvée ».
    Ateliers d’apprentissage de l’affutage en Corrèze

    Participer à un atelier d’affûtage, c’est bien plus qu’apprendre une technique. C’est aussi l’occasion de se connecter à un savoir-faire ancestral et de rencontrer des personnes partageant les mêmes valeurs. Alors, à vos pierres !


    🌱 Vous souhaitez en savoir plus sur les prochaines initiatives locales et ateliers éco-citoyens en Corrèze ? Abonnez-vous à l’infolettre afin de ne rien manquer !

  • Pétition contre l’expulsion de la famille Altaf

    Pétition contre l’expulsion de la famille Altaf

    Communiqué reçu de l’Amicale des parents d’élèves d’Uzerche et de personnes qui accompagnent cette famille depuis Octobre 2023 :

    En mars 2023, la famille Altaf a quitté le Bangladesh, leur pays d’origine à destination de la France. Après avoir subi des pressions physique et morale en tant qu’opposant politique ainsi qu’une atteinte à la vie et la dignité de la mère de famille, ces membres sont arrivés à Uzerche au printemps 2023. 

    Pétition-contre-l-expulsion-de-la-famille-altaf
    ( sur change.org )

    Depuis lors, leurs deux enfants ainées sont scolarisées à l’école primaire et leur petit frère doit rentrer à en petite section en janvier. La grande fragilité dans laquelle se trouve la mère de famille justifie depuis plus d’un an d’un accompagnement médical adapté. Par ailleurs, le père de famille a une promesse d’embauche dans un Fast Food de Brive qui serait immédiatement effective en cas d’obtention du droit d’asile. Cette famille est volontaire et s’intègre parfaitement dans la vie locale.

    A ce jour, toutes leurs demandes d’obtention du statut de réfugiés auprès des autorités Française (OFPRA,CNDA) ont été rejetées. Une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) avec assignation à résidence leur est imposée.

    Le jugement (qui était prévu le 21 janvier 2025) aura lieu le 24/12 à 9h30 au tribunal administratif 2 cours Bujeaud, en face la gare de Limoges Bénédictins.
    Des gens vont s’y rendre en soutien.

    Nous, citoyens et citoyennes d’Uzerche, refusons que la famille Altaf qui fait partie de notre ville et notre vie, soit renvoyée dans son pays d’origine et nous signons cette pétition afin qu’elle reçoive le statut de réfugiée ou l’asile politique. 

    Partagez cette pétition en personne ou ajoutez le code QR aux supports que vous imprimez.

  • Célébration de l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme

    Célébration de l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme

    Le 10 décembre 2024, à Brive, s’est tenue comme tous les ans la célébration de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, en présence des représentants des associations composant le collectif du 10 décembre en Corrèze, et de Mr Lescure, Adjoint Culture de la Mairie de Brive.

    Voici les textes des prises de parole prononcées au micro ce soir là :

    Nous avons choisi de centrer la commémoration de la Déclaration des Droits de l’Homme sur les articles 13 et 14 de la DUDH qui proclament notamment ”Toute personne a le droit de circuler librement et le droit de quitter tout pays y compris le sien” ou encore ”Devant la persécution toute personne a le droit de chercher asile et bénéficier de l’asile en d’autres pays”. Or ce droit n’a jamais été autant remis en cause en Europe même.

    En effet 2024 a été ”l’année de tous les dangers” au sud de l’ Europe occidentale pour les migrants qui arrivent par la mer (97%). Sans vous abreuver de chiffres, il faut savoir que le nombre de noyades de migrants en Méditerranée et dans la Manche depuis le début de l’année a battu des records : 3100 connues en Méditerranée mais combien sont cachées ou ignorées, 65 dans la Manche à ce jour ! C’est plus de la moitié des morts civils causés par la terrible guerre en Ukraine depuis le début de l’année !

    Le pape lui-même s’en est ému en déclarant ”Il y a un cri de douleur qui résonne plus que tout autre et qui transforme la Mare Nostrum en Mare Mortum”

    Intéressons -nous un peu au vocabulaire car vous verrez qu’il en dit long sur une certaine presse ou des medias qui n’ont qu’un seul mot ”immigrés” pour nous parler des migrants et nous inculquer des idées toutes faites !

    Qu’est-ce qu’un migrant pour l’ONU ? C’est une personne qui quitte son lieu de résidence pour s’établir à titre provisoire ou définitif dans une autre région de son pays ou dans un autre pays. Un ”migrant économique” est un migrant qui fui son pays pour tenter d’améliorer sa situaton économique devenue intenable pour différentes raisons quenous évoquerons plus tard.

    Un demandeur d’asile est un migrant qui sollicite la protection d’un état contre les persécutions subies dans son pays et sur laquelle le pays où il se trouve n’a pas encore statué . S’il se voit accorder l’asile il devient réfugié ; il obtient une carte de résident. Sinon il devient un migrant en situation irrégulière comme celui dont le visa a expiré ou celui qui entre illégalement sur le territoire.

    Avant de parler de la France , il faut savoir que la majorité de ces migrations dans le monde s’effectue à l’intérieur d’un même continent (Afrique, Asie, Amérique latine)ou d’un pays : la part de la population mondiale vivant dans un autre pays que le sien est environ de 185 millions de personnes soit 2,5 % de la population mondiale et près de la moitié vivent dans des pays dits à faibles revenus ou revenus intermédiaires (chiffres de la Banque Mondiale) donc bien loin de l’Europe occidentale ! Car pour venir dans nos pays il faut de l’argent, il faut payer des passeurs, ce sont donc souvent les plus fortunés parmi ces malheureux qui arrivent.

    En 2023, 267000 environ arrivées de migrants et réfugiés (dont 97% par voie maritime) dans les pays du Sud de l’Europe : Grèce, Chypre, Italie, Espagne, Malte selon le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.

    Qu’en est-il de ceux , peu nombreux, qui sont arrivés jusqu’en en France ? Très peu sont clandestins ; un grand nombre sont demandeurs d’asile et n’ont pas de réponse à leur demande ; certains sont retenus dans les 12 centres d’enfermement français ; quelques-uns ont obtenu un visa. La France a délivré en 2023, 323260 titres de séjour . Ce chiffre est en hausse par rapport à 2021 et 2022 car après leCOVID, la reprise économique pour des besoins de main d’oeuvre nécessitait d’ accroitre légalement ”l’mmigration de travail” d’où que viennent les migrants ; dans ce cas c’est l’économie et non le droit qui fait la loi ! Pour le reste, 100000 titres de séjour étaient destinés à des étudiants. 17000 reconduites dans les pays d’origine ont été prononcées.

    Nous sommes bien loin d’une invasion par les migrants !

    Mais malgré les 2000 kms de murs et clôtures ”antimigrants’‘ aux frontières de l’UE (contre 214 en 2014) et la politique ”d’externalisation du contrôle des frontières” : depuis une vingtaine d’années (comme la Grande Bretagne nous paie pour ”garder les migrants dont elle ne veut pas), nous payons la Grèce, la Turquie pour ”garder” les migrants du Moyen Orient et maintenant des pays du nord de l’Afrique pour ”garder” les migrants d’Afrique centrale dans des conditions de plus en plus terribles) ; malgré cela, les tentatives souvent mortelles de traverser la Méditerranée par exemple sont en hausse car les causes de ces migrations ne cessent de s’aggraver.

    J’ai des éléments pour les autres parties qui pourraient vous intéresser par exemple pour la partie sur la violation des droits des migrants par les politiques migratoires le phénomène d’externalisation de la gestion des frontières entraine un engorgement des centres de rétention qui sont de véritables prisons sans contrôle dans la plupart des pays d’Afrique en particulier : un rapport de Médecins sans Frontières (où l’ONG a eu tout le mal du monde à entrer) fait état de maltraitances, les hommes sont battus (cas d’électrocution), les femmes agressées sexuellement.. Les gardiens tirent même sur des migrants qui essaient de s’échapper ”Nous sommes horrifiés par ce que nous avons vu !” Une demande de Libération des migrants n’a jamais abouti …L’UNHCR explique que les sommes allouées à la rétention des migrants ne servent qu’à renforcer la politique répressive .

    Pire encore : Londres sous-traite les demandes d’asile au Rwanda en toute violation du droit international ; or ce pays est déjà submergé de demandes d’asile et accueille des centaines de milliers de réfugiés !

    Dans les solutions : combattre les idées fausses ”les immigrés coûtent cher”. L’OCDE a établi en 2021 que les contributions sous forme d’impôt, de cotisations diverses des immigrés étrangers étaient supérieures aux dépenses que nous consacront à leur santé ou à leur éducation. Autre idée ”l’aide médicale d’état encourage l’immigration illégale” ; or cette aide aux immigrés a représenté 0,5% de l’assurance maladie ; En 2020 les Hôpitaux de Marseille ont accueilli 2600 bénéficiaires de cette aide et les Hospices civils de Lyon 905 soit un tous les 5 jours : pas vraiment un état de siège des services !

    Il faut combattre l’approche anxiogène d’une certaine presse et de médias nourrissant des arrière-pensées xénophobes.

    Défenseurs des droits humains. Partout dans le monde, et tout le temps ; chaque article de la DUDH est violé, un nombre incalculable de fois. (cliquez pour voir la suite)

    Un nombre incalculable de fois des défenseurs des droits humains se dressent en prenant des risques plus ou moins grands et jusqu’au risque de mourir .

    Nous savons que, depuis la Déclaration du 10 décembre 1998, les états ont obligation de les protéger ; hélas, c’est souvent le contraire qui se passe.

    Voyons en France, 4e pays accueillant en Europe, comment les deux articles que nous avons choisis sont respectés. Certes, l’Etat français prend certaines mesures positives pour accompagner les migrants ; mais il y a des situations vraiment désastreuses qui doivent se qualifier de « violations des droits humains ».

    Alors dans notre pays, des associations, de simples citoyens prennent la relève.

    Tout le monde a suivi à partir de 2015 l’engagement de Cédric Herrou pour porter secours à ses frères humains en grand danger, en traversant les Alpes, souvent de nuit. Une évidence pour cet enfant du pays et ses camarades. Ils fondèrent l’association « Roya Solidaire ».

    Le 8 août 2015 Cédric Herrou fut condamné par la Cour d’Appel d’Aix en Provence à 4 mois de prison avec sursis. Y aurait-il un délit de solidarité ? Heureusement, l’accusation fut annulée par le Conseil constitutionnel.

    §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

    Au niveau européen, SOS Méditerranée association de citoyens indignés et déterminés a réussi ce que les états ensemble ne sont pas parvenus à construire : sauver de la noyade 41 000 migrants ; trop d’autres, hélas ont péri faute de moyens.

    Chaque sauvetage est un grand moment où professionnalisme, chaleur,fraternité, réconfort, espoir et même joie et beauté se conjuguent pour un maximum d’humanité.

    Sur le plan juridique, SOS Méditerranée vient également de saisir la Cour constitutionnelle pour l’examen du décret Piantedosi qui leur semble abusif.

    Ainsi, SOS Méditerranée applique sa devise : SAUVER PROTEGER TEMOIGNER

    §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

    Hommage à tous les migrants qui tentent de défendre leur droit à la vie dans les centres de rétention où ils sont enfermés dans les pires conditions. C’est le cas de Aliou Kandé un jeune migrant de Guinée Bissau enfermé à Tripoli et qui après avoir réclamé en vain de la nourriture pour ses camarades et lui-même a tenté de s’enfuir pour échapper à la famine ; il a été abattu par les gardes du camp.

    §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

    La réaction indignée de 5 grandes organisations après la condamnation de Cédric Herrou , indique la juste attitude. Ce sont Amnesty International, la Cimade, Médecins du Monde, Médecins sans frontières, Secours catholique-Caritas-France . Voici leur déclaration :

    «  Ni trafiquants, ni délinquants, ces personnes inquiétées, intimidées, poursuivies et désormais condamnées sont avant tout des DEFENSEURS des DROITS HUMAINS. L’Etat doit prendre toutes les mesures pour protéger les personnes et associations qui oeuvrent à la protection des droits humains et en dénoncent les violations . »

    Qu’est-ce qui pousse ces personnes à migrer ? Rester ce serait risquer une vie indigne, la prison, des violences, la mort. Les causes des migrations sont diverses et souvent se superposent et convergent (pauvreté, persécutions, guerres …) (cliquez)

    Qu’est-ce qui pousse ces personnes à migrer ? Rester ce serait risquer une vie indigne, la prison, des violences, la mort. Les causes des migrations sont diverses et souvent se superposent et convergent (par exemple la raréfaction de terres cultivables à cause de la sécheresse, des inondations ou des pollutions va entraîner des conflits armés).

    -la pauvreté : inégalité d’accès à l’eau potable, à la nourriture, à l’habitat, à la santé… L’extrême pauvreté (- de 1,7euros par personne et par jour) est concentrée en Afrique et en Asie, mais existe aussi par endroits dans d’autres parties du monde.

    Les pays de l’OCDE donnent moins de 1% de leur PIB au développement des pays pauvres et la moitié de cette aide sert à enrichir les grosses entreprises de l’OCDE implantées dans ces pays.

    Pourtant les pays d’Afrique sont immensément riches de leurs ressources minières, mais par exemple en Guinée Conakry et au Congo 85% de ces richesses sont exportées et profitent aux multinationales et aux pouvoirs corrompus, tandis que 4 habitants sur 5 vivent en-dessous du seuil de pauvreté. De plus le maintien du franc CFA empêche les états d’exercer une politique financière autonome et crédible.

    Dans de nombreuses régions l’agriculture locale de subsistance a été remplacée par des monocultures d’exportation (arachide, huile de palme, bananes, avocats…) qui polluent et appauvrissent les sols et de plus les paysans dépendent des prix d’achat fixés à la bourse de New York ou de Londres

    -les persécutions :

    Les femmes victimes de violences (mutilations sexuelles, mariages forcés…)

    Contrairement à ce qui est souvent dit, les femmes migrent de plus en plus nombreuses, et sont sans doute à présent plus nombreuses que les hommes à migrer, mais surtout dans les zones ou les pays proches.

    Les atteintes à la liberté de conscience pour les minorités religieuses : musulmans au Myanmar (la majorité des Rohingyas, minorité musulmane vit maintenant dans des camps au Bangladesh) et en Chine, chrétiens dans les pays sous menace djihadiste ( Irak, Syrie…). Dans 11 pays du monde on peut être condamné à mort pour avoir exprimé son athéisme.

    La violence des mafias présentes dans toutes les branches de l’économie mondiale : en Albanie, l’antique code d’honneur du kanun, instrumentalisé par la mafia, oblige des familles entières à fuir, surtout si elles sont Roms.

    Les minorités sexuelles : en 2020 dans 6 pays l’homosexualité entre adultes est passible officiellement de la peine de mort, dans de nombreux pays elle est passible de peines de prison. Même dans des pays où il n’y a pas de lois répressives, comme en Russie, dans les faits les homosexuels peuvent être soumis à des discriminations. Cependant les principaux pays connus pour une émigration LGBTQI sont l’Iran, l’Irak, la Jamaïque, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Mexique…

    Atteintes à la liberté d’opinion : des militants (pour les droits humains, pour la défense de l’environnement…), des journalistes, ou de simples utilisateurs de réseaux sociaux exprimant leur opinion peuvent être obligés de fuir leur pays pour échapper à des persécutions de la part de l’Etat ou de représentants d’intérêts privés puissants.

    -Les différentes formes modernes d’esclavage : exploitation sexuelle, par le travail, par la mendicité, par les dettes… les femmes et les enfants sont les principales victimes d’esclavage (esclavage domestique, enfants soldats…). Les esclavagistes modernes peuvent être des organisations criminelles , des personnes quelconques (esclavage domestique) ou des états (pratiquement tous les produits chinois bon marché viennent d’un camp de travail). Les moyens de pression empêchant les victimes de fuir sont nombreux : menaces sur les familles, rétention de papiers d’identité, dettes etc

    –les guerres : à l’été 2024 la croix-rouge a recensé plus de 100 conflits armés dans le monde dont les civils sont les principales victimes..

    Conflits entre chefs de guerre qui se disputent le pouvoir (Soudan),

    groupes armés qui se disputent l’exploitation d’une ressource naturelle convoitée par les grands groupes industriels (le coltan au Congo, 20 ans de guerres),

    conflits ethniques et historiques attisés par les intérêts financiers des vendeurs d’armes (15% de la population yéménite a fui les conflits, la France a vendu des milliards d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, 2 états impliqués dans le conflit au Yemen), conflits pour la subsistance sur des terres dégradées (au Mali éleveurs Peuls et agriculteurs Dogon se disputent des sols menacés par la sécheresse).

    -les atteintes à l’environnement : 150 millions de personnes ne pourront plus vivre sur leurs terres d’ici 2050 à cause des changements climatiques et des dégradations de l’environnement. Mais pourront-elles migrer dignement et dans de bonnes conditions ? Et vers quelles zones de la planète ?

    Les plus pauvres, les premiers touchés, ne peuvent que se déplacer dans des régions ou des pays très proches, souvent très pauvres. En 2023, les pluies torrentielles et les inondations liées notamment au débordement du lac Tanganyika ont entraîné le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de personnes et amputé les moyens de subsistance de plus de 10 % de la population, en grande majorité rurale.

    Les pays riches, ceux qui sont responsables du dérèglement climatique et des dégâts environnementaux disposent des infrastructures les plus solides pour faire face et leurs populations sont les moins concernées par les migrations.

    De tels bouleversements, inéluctables et qui ne vont que s’aggraver, conduisent à des conflits, à des persécutions, à des atteintes graves et des déplacements forcés. Plus de la moitié des conflits déclenchés depuis 1995 se sont produits dans les pays les plus exposés au réchauffement et les moins en mesure de s’y adapter 

    En 1985, dans un rapport de l’ONU, il y a eu une définition de « réfugié de l’environnement « :  « Ceux qui sont forcés de quitter leur lieu de vie, temporairement ou de façon permanente à cause d’une rupture environnementale (naturelle ou humaine) qui a mis en péril ou sérieusement affecté leurs conditions de vie .»

    Mais il ne s’en est suivi aucun droit d’être protégé, aucun statut, aucun régime de protection légale pour ce type de réfugiés : c’est un vide juridique. De Cop en Cop, les réfugiés environnementaux sont les éternels oubliés des conférences sur le climat.  

    Quels sont les obstacles des personnes voulant quitter leur pays, qu’ils soient réfugiés, demandeurs d’asile ou migrants économique ? (cliquez)

    Obtention de passeport, de titre de séjours sont devenus très difficiles, ce qui fait que ces personnes ne peuvent pas travailler et sont dans une grande précarité, dans une zone grise à la merci de profiteurs et de mafia.

    Il y a aussi l’externalisation des demandes d’asiles, par exemple dernièrement le Royaume Uni qui a voulu sous-traiter les demandes d’asile avec le Rwanda en violation du droit international. Or ce pays est déjà submergé de demande et accueille des centaines de milliers de réfugiés. En Italie, les personnes arrivées illégalement dans les pays seraient envoyés dans des centres de rétention en l’Albanie. Ces mêmes méthodes existent aussi aux USA. Les méthodes d’externalisation de la gestion des frontières entrainent un engorgement des centres de rétention qui sont de véritables prisons sans contrôle dans la plupart des pays d’Afrique en particulier. : Le rapport de Médecin sans frontière a fait état de maltraitance, les hommes sont battus (des cas d’électrocution) les femmes agressées sexuellement … Les gardiens tirent même sur des migrants qui essaient de s’échapper « Nous sommes horrifiés par ce que nous avons vu ! Une demande de libération des migrants a été faite mais n’a jamais abouti. L’UNHCR explique que les sommes allouées à la rétention des migrants ne servent qu’a renforcer la politique répressive.

    Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, dont le rôle officiel est d’aider les pays de l’UE et de l’espace Schengen à gérer les frontières extérieures de l’Union et à lutter contre la criminalité transfrontière. Son Budget est passé de 6 millions € en 2005 à 845 millions d’euros en 2023. Certaines controverses entachent fortement Frontex : le refoulement et le non-respect des demandeurs d’asile qui peut être considéré comme une violation de la législation européenne en matière de droits de l’homme, et surtout comme une violation de la Convention de Genève de 1951, qui se place comme force de loi en matière de politique migratoire européenne, il y a aussi le manque de transparence en matière de données personnelles.

    En Italie Giorgia Meloni a utilisé l’outil législatif en promulguant le “décret Piantedosi” du nom du ministre de l’Intérieur, entré en vigueur en décembre 2022.

    Devenue la bête noire des ONG, la loi a introduit toute une série de nouvelles mesures pour régir les activités des navires humanitaires en Méditerranée. Elle oblige par exemple les ONG à se rendre “sans délai” au port de débarquement assigné par les autorités italiennes juste après un premier sauvetage. Impossible donc pour les bateaux de procéder à une autre opération de secours – sauf accord exceptionnel de Rome. En cas de désobéissance, les navires humanitaires font face à des risques d’amendes et immobilisations de leur bateau.

    Il existe les accords entre les pays de refoulements de personne, par exemple France reçoit du royaume uni 72.2 millions €, en contrepartie elle doit lutter et s’équiper (force de l’ordre, drones) pour empêcher les migrants de traverser la Manche. Le résultat de ces politiques c’est 26000 traversées sur des embarcations de fortunes (taux de remplissage des bateaux avant de 11 personnes maintenant de 53). Pour ces traversées on compte 64 décès depuis le début de l’année qui auraient pu être évitées et pour la méditerranée au 12 novembre au moins 1350 décès

    En France en 2020, 24000 personnes ont été renvoyés en Italie dont des femmes des enfants. En avril 2024, au terme de deux ans d’instruction, la Défenseure des droits Mme Claire Hédon, dénonce des violations « systématiques » des droits des personnes par les autorités françaises, en particulier des demandeurs d’asile et des mineurs isolés. Des privations de liberté « arbitraires » et « indignes » sont aussi épinglées.

    Pour les gens du voyage, le juriste et chercheur William Acker a recensé 1358 aires d’accueil, il met en lumière une population assignée à résidence sur une base ethnique dans des lieux parfois pollués voire hautement toxique. Les lois Besson donne l’obligation de toutes les communes de plus de 5000 habitants à disposer d’une aire ce qui en 2020 n’est respectée que dans 25 départements sur 95. Ce qui à l’origine, ces lois devait être un système de vivre ensemble, et s’est transformé en un système de gestion de l’humain et de mise à l’écart.

    51 % des aires sont à proximité de déchèteries, de stations d’épurations, d’autoroutes, 70 % sont très isolées. Il y a un caractère non pas systématique, car certaines aires sont bien localisées, mais systémique, dans le sens où le mécanisme de décision publique aboutit à des localisations éloignées et proches des nuisances environnementales.

    En conclusion, c’est beaucoup d’argent qui est investi dans des politiques migratoires qui ne respectent pas les droits énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Au Honduras. Quittons l’hexagone et ses défenseurs des droits des migrants. (cliquez)

    Et allons, grâce à une de nos associations, dans un village du Honduras en Amérique du SUD ; non pas faire du tourisme en avion mais juste par une pensée et une action très solidaires pour des défenseurs.

    Nous sommes dans un parc national, le parc Carlos Escaleras. Les habitants de la municipalité de Tocoa apprécient cette région et en particulier l’eau propre des sources et des rivières Guapinol et San Pedro qui leur permet de vivre . Mais un permis d’exploitation a été délivré à une entreprise minière dont la légalité est contestable dans cette zone protégée.

    Ces habitants sont devenus des défenseurs de leur environnement, sans violences, s’appuyant sur le droit, mais sans soutien de l’Etat. Tracasseries, procès et emprisonnements injustes se succèdent  . Mais surtout, en 2023, 3 militants ont été assassinés ; et cette année, le 14 septembre Juan Lopez,un des défenseurs du fleuve Guapinol a été assassiné . Les coupables tardent à être identifiés.

    Ces sages habitants attachés à leur environnement, devront-ils un jour rejoindre les cohortes des réfugiés environnementaux ; pour aller où ?

    §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§ §§§§§

    Les instances de l’ONU et les associations qui enquêtent sur les défenseurs, de par le monde, s’accordent sur un constat désolant : Ces militants non-violents sont soumis de manière croissante à des intimidations et à des représailles. Ils sont victimes d’enlèvements, de disparitions forcées, d’arrestations et détentions arbitraires, d’ actes de torture, de mauvais traitements et même d’ assassinats . 196 d’entre eux en 2023 ont été tués dans le cadre de la défense de l’environnement surtout en Amérique du Sud.

    Face à ces constats, que pouvons-nous faire ? Beaucoup. Agir en amont sur les causes et agir en France pour permettre aux migrants de vivre dignement et de ne plus être réduits à de simples statistiques. (cliquez)

    En amont ? en soutenant ceux qui luttent pour préserver l’environnement, en réclamant l’annulation sans conditions de la dette des pays pauvres ainsi que le paiement de dettes écologiques en réparation des exploitations et du rejet des déchets par les pays dits développés.

    En Europe en luttant contre les préjugés, y compris les nôtres, et la xénophobie, en exigeant que le budget alloué à la répression et à l’externalisation des politiques migratoires soit donné pour un accueil digne, en dénonçant comme SOS Méditerranée l’action des garde-côtes libyens et tunisiens au service de l’Union européenne et inspirons-nous des différentes initiatives de par le monde où sont impliquées les autorités locales afin de promouvoir un autre modèle de société.

    Au Brésil par ex, à Sao Paulo, la municipalité a développé depuis 2012 une politique reposant sur la citoyenneté et l’intégration des migrants avec quatre axes de travail :

    • L’assistance sociale
    • Les besoins de formation liés au travail
    • La valorisation des migrants
    • Et leur participation à la vie citoyenne

    Un conseil municipal des migrants a été créé, puis un conseil national qui leur a donné visibilité et confiance, a légitimé leur présence et a mis en place une législation garantissant leur accès aux services publics et aux droits sociaux quelle que soit leur situation administrative< ;

    Et en France ?

    La ville qui vient tout de suite à l’esprit est Briançon et son refuge solidaire qui garantissait un accueil inconditionnel à tous ceux qui arrivaient d’Italie en passant de nuit des cols à plus de 1800 mètres. Mais depuis les dernières élections municipales de 2020 l’accueil s’est dégradé, avec non-renouvellement du bail, poursuites en justice…

    En 2015 à Grande Synthe près de Dunkerque, une « jungle » de migrants venus surtout d’Irak s’est installée dans les bois. Les conditions de survie sont épouvantables. Le maire, Damien Carême, n’obtenant rien du gouvernement pour une solution digne afin d’accueillir ces personnes, fait construire, financé par sa propre commune et avec la collaboration de Médecins sans frontières, un camp humanitaire.

    Dans la foulée il fonde l’Avinta, l’Association Nationale des Villes et Territoires accueillants, qui œuvre pour des politiques d’accueil inconditionnelles et pour l’hospitalité sur leur territoire.

    Villeurbanne en fait partie depuis 2019 et est un exemple emblématique de ces communes qui mettent en œuvre des initiatives concrètes pour mieux accueillir, avec une carte de citoyenneté locale qui permet à tous ceux qui vivent sur leur territoire d’avoir les mêmes droits.

    Aujourd’hui cette association regroupe plus de 80 collectivités territoriales. La ville de Périgueux en est adhérente depuis 2022.

    Pourquoi pas la ville de Brive ? avec l’aide des nombreuses associations corréziennes qui assurent la solidarité dans tous ses aspects (hébergement, cours de français, parrainages), car cette mobilité internationale, quel qu’en soit le motif, ne s’arrêtera pas, on n’arrête pas les désespérés avec des murs et des armes. II s’agit donc d’y répondre le plus efficacement et le plus humainement possible.

    Parmi de belles initiatives, l’association Front Line Defenders construit sur internet un Mémorial des défenseurs, un projet unique de portée mondiale : Commémorer des personnes tuées pour avoir défendu les droits humains .Notre modeste cérémonie ne rejoint-elle pas ce grand projet ?

    Dépôt de gerbe devant la stèle de la déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948

    Ce soir, comme tous les 10 décembre, nous déposerons une gerbe et nous respecterons une minute de silence pour les défenseurs non violents du monde entier et en particulier ceux qui sont morts en 2024 .