Lancée par Parrains et marraines des familles HARUTYUNYAN, SETTOUF ET SOUMAHORO
Garejin, Meri, Arkadi et Rada HARUTYUNYAN, Mohamed, Wahiba, Imad, Randa, Chifa et Ismaël SETTOUF, Mariam et Koro SOUMAHORO.
Ces familles sont parmi nous depuis plusieurs années en Pays de Tulle, avec l’intention sincère de s’y installer durablement. Cela se traduit notamment par la recherche d’emploi, l’apprentissage de la langue, le bénévolat au sein d’associations d’entraide, la scolarisation des enfants, l’engagement dans des activités sportives.
Les parents sont jeunes et souhaitent contribuer au bien commun, les enfants sont âgés de quelques mois à 12 ans, certains sont nés en France et d’autres ne parlent plus la langue de leur pays d’origine. Au moment où nous désespérons du vieillissement et du dépeuplement de nos territoires, elles et ils représentent une vraie chance.
Ces familles, qui ont souvent fui le danger dans leurs pays d’origine, aspirent à une intégration paisible et active, et elles respectent avec dignité les règles qui leurs sont appliquées. Malgré les difficultés, elles ont bâti petit à petit des équilibres, tissé des liens, attiré la sympathie de ceux et celles qui les fréquentent.
Pourtant, depuis quelques semaines, elles sont confrontées à des décisions brutales d’expulsion du territoire français et d’assignation à résidence, prises sans tenir compte de leurs parcours et qui risquent de les séparer ou de les soumettre à l’arbitraire.
Face à cette situation, nous, citoyen.nes de Tulle, nous nous sommes mobilisé·es pour les accompagner et les soutenir, veiller à ce que leurs droits, leur intégrité et leur humanité soient respecté·es.
Nous, parrains et marraines de ces personnes, sommes les premiers signataires de cette pétition
NOUS VOUS INVITONS A NOUS REJOINDRE POUR SOUTENIR LES FAMILLES
L’histoire des ancêtres a bien souvent des répercussions sur la descendance.
Par fidélité envers le clan familial, nous pouvons porter le poids d’un passé qui ne nous appartient pas. Les croyances familiales, notre éducation, influencent nos choix de vie…
Les constellations familiales et systémiques permettent d’observer et comprendre dans quelle mesure les identifications à nos aïeux, à leur vie, à leurs souffrances (intrications) et l’inconscient familial (schémas comportementaux répétitifs, fardeaux émotionnels, mémoires familiales inconscientes…) conditionnent notre vie quotidienne.
Un travail en atelier est l’opportunité de se libérer de ces transmissions aliénantes.
Mais qu’est-ce qu’une constellation familiale ?…
Les constellations familiales et systémiques sont un outil de thérapie dite brève et émotionnelle, fondé par Bert Hellinger (Allemand) en 1980.
Elles permettent un travail de conscientisation et de libération émotionnelle rapide.
Concrètement, une constellation est une représentation dans l’espace (le périmètre défini pour l’exercice) des liens intergénérationnels et transgénérationnels qui sont en jeu dans la problématique travaillée, d’où le terme de “constellation” (littéralement « poser la famille dans l’espace » en allemand).
Cette représentation se fait à l’aide de personnes choisies parmi les participants : les représentants. Cela permet de faire clairement apparaître la dynamique du problème, de la travailler et de l’orienter vers une solution dans cet espace physique.
La personne qui porte la problématique à travailler est nommée constellant.
Le « thérapeute » est appelé animateur, constellateur, parfois facilitateur ou encore médiateur.
On peut donc participer à une constellation en tant que constellant (pour dépasser une situation) ou en tant que représentant (être au service des constellants).
Lors d’un atelier, le constellant est aussi un représentant potentiel pour les autres constellations.
Représenter permet un travail thérapeutique à part entière au travers des différentes constellations, par ce qu’elles renvoient et qui s’inscrit en résonance avec sa propre histoire.
Bien que conçu à l’origine pour un travail de groupe, l’outil des constellations familiales peut s’utiliser en séance individuelle.
Pourquoi « systémique » ?
L’outil des constellations relève de la thérapie systémique : le travail réalisé en atelier a un impact sur tout le système familial (tant sur les ascendants que sur les descendants).
Quand est-ce utile de faire une constellation ?
On peut régler tous types de problèmes ou de situations avec les constellations familiales :
Troubles émotionnels ou du comportement liés à des problématiques familiales ou atavismes de génération en génération : schéma comportemental répétitif, exclusion (bannissement, oubli, éloignement familial mal vécu), secrets ou non-dits, suicides, morts nés…
Difficultés relationnelles : familiales (ex : relation conflictuelle avec un père, une mère, une sœur…), amicales, amoureuses… En comprendre les dynamiques sous-jacentes,
Difficultés à concrétiser des projets/à réussir,
Difficultés à trouver sa place (dans tous les domaines),
Difficultés professionnelles : conflits, choix ou changement de voie professionnelle …
Troubles physiologiques et/ou du comportement : somatisation, addictions…
Troubles psychiques/psychologiques liés à des traumatismes (abandon, rejet, adoption, IVG, fausses couches, agressions, harcèlement…),
Deuil difficile,
Maladie : en comprendre l’origine, les conséquences,
…
La liste n’est pas exhaustive.
Les constellations familiales s’inscrivent en complément de toute autre méthode thérapeutique. Elles permettent un travail sur le transgénérationnel précis et efficace.
Il peut être utile de recourir à cet outil lorsqu’une psychothérapie entre dans une phase de stagnation ou de blocage par exemple…
Effets et bienfaits d’une constellation familiale…
Le travail en constellation familiale procure une réelle sensation de libération, d’apaisement, de soulagement (d’un poids). Il permet la réalisation de compréhensions, de prises de conscience essentielles.
Il peut apporter des éclairages nouveaux ou le sentiment d’avoir reconstitué un puzzle…
Si l’on se sentait particulièrement déstructuré-e ou détruit-e, l’exercice peut donner la sensation d’avoir recollé les morceaux…
Là encore, la liste n’est pas exhaustive.
On peut ainsi poser un regard neuf et positif sur son environnement familial, prendre du recul, être animé d’une dynamique nouvelle pour toutes choses (mener un projet par exemple), s’autoriser à vivre pleinement sa vie, re-trouver sa place à tous les niveaux…
En outre, les constellations familiales agissent par systémie sur tous les membres du clan familial et également sur le fonctionnement du système dans son ensemble.
Un « nettoyage » des lignées peut ainsi s’opérer, afin de protéger sa descendance.
Origine des constellations familiales…
Bert Hellinger (1925–2019) était prêtre et enseignant, et aussi missionnaire humanitaire.
Sa mission d’une dizaine d’années en tant qu’enseignant dans une école en Afrique du Sud chez les Zoulous l’a particulièrement marqué. Il a pu observer comment cette tribu gère les conflits et les problèmes familiaux (par le culte des Ancêtres : honorés par les membres de la tribu, les Ancêtres procurent en retour aide et protection), et à quel point le respect de la place/du rôle de chaque membre de la famille est important pour le développement de chacun-e.
A son retour d’Afrique en 1970, Bert Hellinger est devenu psychanalyste, puis a étudié et expérimenté plusieurs autres méthodes thérapeutiques (thérapie systémique, gelstat, thérapie primale, psychodrame, analyse transactionnelle, PNL…).
Il a fondé sa méthode des constellations familiales et systémiques en 1980 et l’a faite régulièrement évoluer au cours du temps.
L’outil s’appuie principalement sur le travail d’Ann Ancelin Schützenberger, pionnière dans le domaine de la psychogénéalogie (auteure de plusieurs livres dont le fameux best-seller “Aie ! Mes aïeux !…”), et le concept d’inconscient collectif développé par Karl Gustav Jung.
Il s’inspire également de toutes les méthodes thérapeutiques que Bert Hellinger a expérimentées.
Largement influencé par ses années d’immersion chez les Zoulous, Bert Hellinger a édicté trois principes fondamentaux à respecter pour maintenir l’équilibre et l’harmonie au sein du système familial. Il en a fait la pierre angulaire de sa méthode des constellations familiales.
Ces trois principes sont à entendre au sens de Lois naturelles :
L’appartenance :
Faire partie du clan familial est un droit pour chaque membre. Rien ne peut dissoudre le lien génétique/filial/familial de chacun-e, nul ne peut s’y soustraire.
On remarque une fidélité inconsciente de chacun-e par rapport à ce lien.
L’ancrage dans les racines familiales en ressort renforcé, ce qui est primordial !… Car si l’on sait d’où l’on vient, on sait où l’on va !…
“Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens !” (proverbe africain) – Interprétation : “Si tu ne sais pas que faire, souviens-toi de tes origines et le destin te guidera !…”
C’est dans nos racines familiales que nous puisons les ressources nécessaires tout au long de notre vie, de la construction de notre Être dès l’enfance, au développement progressif de notre individualité (cf. processus d’individuation décrit par Karl Gustav Yung).
On retrouve dans ce principe la notion de respect des ancêtres et de leur héritage (à honorer)…
L’antériorité/l’ordre(ou chronologie) :
Il est important de respecter l’ordre dans les générations. Chaque membre de la famille a sa place dans le système et doit la conserver.
Il est par exemple important de connaître ou découvrir son rang dans la fratrie en particulier lorsque c’est peu clair (dans le cas d’IVG ou de fausses couches, cachées ou dont on n’a pas parlé par ex…).
Le phénomène de “parentification” (inversion des rôles entre parents et enfants) peut poser d’importants problèmes. Lorsqu’un enfant se positionne en sauveur envers l’un de ses deux parents par exemple, il va avoir tendance à “faire à sa place”, ce qui n’est pas “dans l’ordre des choses”… Car il va ainsi lui ôter la dignité d’assumer son propre destin…
Bert Hellinger disait :“… assumer son destin, cela fait partie de la dignité de la personne.”
L’équilibre entre donner et recevoir :
Il est à respecter aussi bien dans un couple (ou entre deux amis…) que dans tout système relationnel, dont le système familial.
Lorsque dans une génération on a manqué de reconnaissance ou d’affection de manière très marquée par exemple, soit on donnera plus dans la génération suivante, soit au contraire, on lui fera payer…
A noter également que dans les constellations familiales, le rétablissement du flux de l’amour dans les lignées est un aspect essentiel.
Le travail en atelier contribue à rétablir l’équilibre, à “remettre de l’ordre” où il y a besoin au sein du clan familial, afin d’être à nouveau en phase avec ces principes.
Pourquoi est-ce nécessaire ?
La transgression de ces Lois naturelles crée des «déséquilibres» au sein du système familial et de son fonctionnement, appelés “intrications” (phénomène de parentification, identification à nos aïeux, à leurs souffrances…). S’ils ne sont pas rétablis par le ou les membres responsables (de leur vivant), cela passe par les descendants.
Par conséquent, « tout déséquilibre (non résolu) dans un système familial aura des répercussions sur la descendance » (Loi naturelle également).
En cas d’exclusion d’un membre de la famille par exemple, un descendant en portera le poids ou s’identifiera à son aïeul : dans sa vie quotidienne, il adoptera le comportement ou suivra un destin similaire à celui de son aïeul, dans le but inconscient de « rappeler » à la mémoire du clan familial l’existence de ce membre exclu. Ainsi, il ne pourra vivre pleinement sa vie…
Une grande souffrance vécue et difficilement gérée pourra générer un fardeau inconscient responsable de troubles psycho-émotionnels chez un ou plusieurs descendants ; une faute non reconnue ou non assumée constituera potentiellement une dette qui sera endossée par un ou plusieurs membres des générations suivantes.
On ne peut pas changer son histoire, mais on peut ne plus la subir !…
En quoi consiste un atelier ?
Une constellation familiale se déroule en plusieurs étapes.
Le constellant est tout d’abord invité à exprimer la situation qu’il souhaite dépasser. L’animateur l’interroge de manière orientée afin de clarifier et reformuler au mieux sa problématique, et la porter à la connaissance du groupe.
Le constellant choisit parmi les participants,les personnes qui représenteront les membres de sa famille directement concernés par la problématique. Il choisit également quelqu’un pour le représenter.
Il les place dans l’espace dédié à l’exercice, de manière intuitive (lâcher le mental est important).
On s’apercevra rapidement qu’il n’y a pas de hasard dans le choix des représentants, ni dans leur placement…
NB : chaque participant peut librement refuser une représentation sans avoir à se justifier.
Le constellant revient s’asseoir et reste observateur de sa constellation.
L’animateur invite ensuite les représentants à exprimer leurs sensations, émotions, ressentis globaux et/ou vis-à-vis d’un ou plusieurs autres représentants en présence.
Nul besoin d’être particulièrement entraîné pour représenter, l’exercice est à la portée de tous. Les ressentis et les informations viennent naturellement.
Les représentants et l’animateur sont « connectés » au champ informationnel du système familial nommé le «champ qui sait» (l’inconscient collectif familial, les mémoires transgénérationnelles), grâce à la synergie de groupe mise en place. Les connaissances, l’histoire du système deviennent ainsi accessibles à tous.
L’animateur intervient pour orienter l’ensemble vers la solution par un jeu d’interactions avec les représentants et le constellant, en s’appuyant sur les informations reçues par chacun-e, en posant des questions, en introduisant un concept, des accessoires symbolisant un lien, un poids ou une séparation par exemple (foulard, coussin…), ou en faisant entrer d’autres représentants, etc.
Cette phase du processus permet de faire émerger les prises de conscience nécessaires, d’en libérer l’émotionnel et de pacifier ainsi le système familial représenté.
Comment ?
Par des phrases solutions, appelées également “rituels de réparation” (phrases symboliques, dictées par l’animateur, à répéter par les représentants concernés, afin d’ancrer le changement dans la conscience de chacun-e). Ces affirmations positives sont pour la majeure partie, directement inspirées des trois Lois naturelles qui régissent les constellations.
Le constellant entre en scène aux moments les plus forts du processus, afin de répéter à son tour les phrases solution qui vont lui permettre d’ancrer les changements dans sa propre conscience.
Il y inscrit également (en fin d’exercice), l’image pacifiée de son système familial.
Ce qui se montre lors d’une constellation n’est pas forcément l’exacte vérité, mais a vocation à éclairer le constellant.
L’animateur est garant du bon déroulement de l’exercice.
Si les émotions ressenties par les représentants sont parfois assez vives, exprimer l’envie ou l’élan qui anime suffit. Il n’y a pas de passage à l’acte (pas de violence verbale, ni physique).
L’ensemble se déroule dans un cadre bienveillant où chacun respecte les règles implicites en jeu : confidentialité, respect et non jugement.
Mais plus qu’à raconter, les constellations familiales sont une expérience que je vous invite à vivre !…
Prochain atelier : samedi 15 mars 2025 de 9h00 à 18h00 à la Ferme fleurie à Végennes (19120)
Créer, partager, innover : bienvenue à l’Atelier Lowtech de Tulle
Un espace collaboratif
À Tulle, un ancien hangar s’est transformé en un véritable laboratoire de l’autonomie. L’objectif ? Transformer les idées en solutions concrètes pour imaginer un avenir plus low-tech. Ici, l’imagination prend vie avec des créations comme une scie circulaire à pédale, un vélo smoothie, ou encore une forge fabriquée à partir d’un extincteur.
À l’Atelier Lowtech, l’innovation accessible et la désirabilité sont au cœur de la démarche. Ce lieu invite à concevoir et partager des alternatives pratiques et durables, adaptées à notre époque.
Une quête de sens à l’ère des réseaux sociaux : Vincent Lowtech
Dans un monde où l’avenir semble de plus en plus incertain, j’(Vincent) ai décidé de ne plus rester spectateur. Depuis quelques semaines, je partage mon aventure sur les réseaux sociaux pour inspirer des alternatives concrètes et accessibles à tous.
À travers mon compte Instagram, Facebook et TikTok, sous le nom de Vincent Lowtech, je montre ce qu’il se fait à l’atelier et donne de la visibilité aux actions low-tech locales. Mes vidéos courtes, souvent sous forme de tutoriels ou de partages de projets, explorent comment reprendre le pouvoir sur notre quotidien grâce à des solutions simples.
Parmi les premiers projets : un sapin et une étoile en palette pour les fêtes, un établi 100 % récup, ou encore un panneau low-tech réalisé à partir de matériaux recyclés. Ces créations incarnent une philosophie de sobriété, de simplicité et de résilience, tout en restant accessibles à tous.
Rejoignez l’Atelier Lowtech de Tulle
L’association vous ouvre ses portes pour imaginer, concevoir et partager des solutions durables adaptées à nos besoins essentiels. Que vous souhaitiez apprendre, expérimenter ou simplement découvrir, l’Atelier Lowtech de Tulle est un lieu ouvert à tous.
Pour suivre nos activités, découvrir nos projets ou participer aux prochains événements, contactez directement l’association. Ensemble, construisons un avenir où créativité, simplicité et résilience sont les maîtres-mots.
Voici un article de blog qui, au départ, avait surtout une portée technique et interne à l’équipe … ça a été un sujet de débat sympathique pour nous, alors voici un aperçu de ce qui se passe en coulisses :
Les tendances générales que l’on vise en renouvelant le flyer =
Quitter le fond “papier recyclé” et aller vers du fond blanc (pour le futur site, donc … accorder le flyer au blanc ?)
Quitter les fontes de caractère “rigides” et aller vers des souples / manuscrites
le MAGENTA-FUSHIA est à la fois une couleur présente depuis la création de Citoyliens et elle aiderait le document à ne pas être trop pâle … ?
On avait prévu un nouveau logo, mais … ces propositions de flyers se parsèment de sourires, coeurs, etc etc … et ça semble nous parler sans besoin de souscrire à la fonction “commerciale” d’un logo … on se dit que c’est encore plus humanisé sans logo …
Nous pensons mettre un QR code à la fin (un seul visuel le montre, mais il devrait être présent à coté du texte “Corrèze/Lot”)
Les Ateliers de Plantation de Haies en Corrèze : Une Initiative Conviviale Portée par la Ligue de Protection des Oiseaux du Limousin
La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) du Limousin poursuit son engagement en faveur de la biodiversité en organisant des ateliers de plantation de haies en Corrèze. Ces chantiers participatifs visent à restaurer les haies champêtres, véritables corridors écologiques essentiels pour la faune et la flore locales.
Restaurer un patrimoine écologique vital
Les haies, souvent négligées, jouent un rôle crucial dans nos paysages ruraux. Elles servent de refuges pour les oiseaux, petits mammifères, insectes et même certaines plantes. Elles protègent également les sols contre l’érosion et favorisent la biodiversité. La LPO, consciente de leur importance, invite les habitants de Corrèze et d’ailleurs à se joindre à ces ateliers pour contribuer à la préservation de cet écosystème.
Une action locale pour un impact global
En participant à ces ateliers, chaque citoyen contribue à une démarche écologique essentielle. Les haies plantées aujourd’hui seront les refuges de la biodiversité de demain. Ce type d’initiative démontre qu’il est possible, à l’échelle locale, d’avoir un impact positif sur l’environnement global.
Le calendrier des ateliers
Voir les liens pour les sorties en Corrèze tout en bas de l’article.
Comment s’inscrire aux ateliers participatifs plantation de haies ?
Ces ateliers sont ouverts à tous, sans prérequis. Que vous soyez jardinier expérimenté ou simplement curieux de découvrir les initiatives locales en faveur de l’environnement, vous êtes le bienvenu. Il suffit de contacter la LPO Limousin pour connaître les dates et lieux des prochains chantiers en Corrèze.
Voici le texte que Circé, plume bénévole à la Trousse Corrézienne nous fait parvenir et nous demande de partager le plus largement possible :
Nous ne pouvons pas laisser disparaître La Trousse corrézienne ! C’est nous, c’est vous La Trousse !
J’écris où, moi, s’il n’y a plus La Trousse, un journal associatif d’expression libre où tout le monde peut faire des propositions ?
Qui me donne de la joie et de l’espoir en me parlant de belles initiatives menées par de beaux humains sur notre territoire ? Me rendant fière de l’habiter ? La Trousse ! Elle met en avant ceux qui insufflent du beau dans notre monde qui en a bien besoin.
Qui me donne le sourire avec des illustrations originales ? Des chroniques un peu décalées ? La Trousse !
Qui m’informe des magouilles autour de l’eau, du bois, des clowneries de nos politiques, de certaines de nos entreprises ? Toujours La Trousse Corrézienne, un journal d’informations locales. Un poil satirique, parfois ? Wooo ! On ne fait qu’y raconter ce qu’il se passe autour de nous !
Mais c’est difficile, les pouvoirs publics s’appliquent à nous faire taire.
Un temps, nous avons eu droit à un contrat aidé, finito ; nous étions soutenus par le fonds pour le développement de la vie associative, finito, car nous apparaissons sur la liste rouge des associations dites « d’ultra gauche ». Ah, mais du coup, ça veut dire que si nous sommes à gauche nous n’avons pas le droit de nous exprimer ? J’ai pourtant l’impression qu’on entend beaucoup les fachos dans les médias. Drôle de démocratie.
Nous avons résisté et survécu, aujourd’hui la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) nous assène un dernier coup de massue : plus de subvention, car notre modèle économique est trop fragile, et que nous sommes, selon eux, dans « l’impossibilité de développer un modèle économique soutenable dans la durée ». Et là, moi, ça me rend furax, c’est bien le principe d’une association de ne pas être à but lucratif non ?
Les pouvoirs publics se désengagent, mais l’information n’est-elle pas une mission de service public ? Recevoir certaines aides de l’État nous semblait normal, sa participation à la vie associative relève à nos yeux de ses prérogatives. L’information en tant que telle ne peut pas, et ne doit pas, rapporter de l’argent. Ce qui est lucratif pour les journaux, c’est la publicité. Sauf que ce n’est pas dans l’esprit du journal. Nous ne pouvons pas faire ça à ceux qui se sont battus pour que La Trousse existe.
La Trousse a fêté cette année ses 10 ans.
Elle a résisté et c’est beau, nous pouvons ensemble contribuer à sa persistance. Imaginez la fierté de tenir entre vos mains un journal que vous participez à créer !
Pour le numéro à venir, c’était chaud, la réponse de la DRAC est arrivée mi-décembre (pour publier fin janvier). Nous allons réussir, grâce à un généreux don, à imprimer un numéro de huit pages (24 en temps normal), en noir et blanc. Pour alerter sur l’état de nos finances, expliquer la situation, publier une partie des articles ; des gens se sont donnés du mal, le bénévolat, ça se respecte.
Et il faut publier pour garder notre agrément presse, pas le choix, pas le temps de réfléchir, nous sommes tenus à une publication par trimestre. Pour le numéro 53 on s’en sort. Mais après ?
Ben après, c’est à nous de jouer !
Quelques chiffres : l’impression d’un numéro à 1800 exemplaires coûte à peu près 1300 € (au plus bas avec un imprimeur sympa), nous en vendons un gros tiers, mais si nous imprimons moins d’exemplaires, nous diffusons moins et vendons moins, difficile donc de faire autrement.
Pour assurer l’impression avec un peu de visibilité, nous aurions besoin d’une bonne centaine d’abonnés supplémentaires. Dit comme ça, c’est faisable non ?
Et figurez-vous qu’avec 1000 abonnés, nous serions autonomes sur les frais de production et il serait même possible d’indemniser quelques postes ! Pour peu que nous ajoutions à cela quelques dons…
1000 abonnés ! Sur 230 000 habitants en Corrèze, ce n’est pas un objectif délirant !
Alors n’hésitez-pas, abonnez vos parents, grands-parents, enfants, nièces, neveux, la boulangerie, le café du coin… bref, faites un cadeau qui a du sens, sauver la presse locale, c’est quand même autre chose que de faire tourner la grosse machine à consommation mondiale non ?
Et n’hésitez-pas à proposer vos services, toutes les bonnes âmes motivées sont les bienvenues. La Trousse a besoin d’auteurs, de correcteurs, d’illustrateurs, de diffuseurs, de petites mains pour organiser …
la soirée de soutien qui aura lieu le 15 février prochain à Tulle (voir ici – Notez la date!) si vous avez envie d’aider, des idées, des propositions, faites nous un signe!
Bref, La Trousse a besoin de nous, de vous… Allez… Ne laissons pas disparaître La Trousse corrézienne !
Le français parlé en Corrèze : un voyage linguistique au cœur des traditions
Dans les vallées verdoyantes et les villages pittoresques de la Corrèze, on parle un français qui intrigue et enchante les visiteurs. Ce parler si particulier, riche en expressions locales et en tournures inattendues, trouve ses racines dans l’histoire linguistique de la région. Le livre “Le français parlé en Corrèze” de Jean-Pierre Lacombe, illustré par Christian Faure, se propose de décrypter ces termes insolites qui colorent le quotidien des Corréziens.
Une langue vivante, à la croissée des chemins
Pourquoi donc les habitants de cette région parlent-ils de “fadard” au lieu de “fou” ou emploient-ils le verbe “bouérer” pour dire “mélanger” ? Ces particularités linguistiques trouvent leur origine dans l’occitan, une langue millénaire qui a longtemps été parlée dans tout le Limousin. Au fil des siècles, des mots et expressions issus de cet idiome se sont mêlés au français, donnant naissance à un parler local à la fois authentique et poétique.
Ainsi, le français corrézien s’illustre par une richesse lexicale surprenante. “Cantou”, par exemple, désigne l’espace autour du foyer, symbole de convivialité. “Rapiette” est le nom donné au lézard gris, tandis que lorsque l’on dit avoir “un bon peu”, c’est pour exprimer une satisfaction face à la quantité.
Un répertoire de plus de 1 000 mots et expressions
L’ouvrage de Jean-Pierre Lacombe part d’une sélection initiale de 200 entrées pour explorer finalement plus de 1 000 mots et expressions régionales. Classées par ordre alphabétique, ces entrées sont illustrées par des exemples concrets tirés de la vie quotidienne, permettant au lecteur de se familiariser avec un vocabulaire qui semble tout droit venu d’un autre temps.
Mais ce livre n’est pas qu’un simple dictionnaire de régionalismes. Chaque terme est accompagné d’une explication sur ses origines et son évolution, offrant un voyage linguistique fascinant à travers l’histoire de la langue. Les références étymologiques précises permettent également de mieux comprendre comment certains mots du français standard trouvent leur source dans l’occitan.
Un livre richement illustré
L’originalité de l’ouvrage réside également dans sa présentation. Les mots et expressions sont accompagnés de dessins humoristiques réalisés par Christian Faure, ainsi que de photographies, de cartes linguistiques et de documents historiques variés. Ce travail visuel renforce le caractère ludique et didactique de l’ouvrage.
Le livre s’adresse à un public large : les amateurs de langue et de culture régionale y trouveront une mine d’informations, tandis que les habitants de la Corrèze pourront redécouvrir un patrimoine linguistique qu’ils côtoient au quotidien sans toujours le connaître en profondeur.
Un hommage au patrimoine immatériel corrézien
En valorisant le français parlé en Corrèze, Jean-Pierre Lacombe rend hommage au patrimoine immatériel de cette région. Il rappelle que la langue n’est pas figée mais vivante, en perpétuelle évolution, témoin des influences historiques et culturelles qui marquent un territoire.
Pour les Corréziens, ce livre est une invitation à se réapproprier leur langue, à redécouvrir des mots oubliés ou éclipsés par le français standard. Pour les visiteurs, il constitue une porte d’entrée dans l’âme même de la Corrèze, à travers des mots qui révèlent une manière unique de penser et de voir le monde.
Alors, comme le dit une expression Corrézienne : “Finissez d’entrer !” Plongez dans cet ouvrage savoureux, à la découverte d’une langue qui raconte l’histoire et les traditions d’une région attachante. Vous en ressortirez enrichi, avec l’envie de partager ces expressions singulières qui font tout le charme du parler corrézien.
En Corrèze, la petite commune de Soudeilles a lancé un appel à candidatures afin d’accueillir un maraîcher ou une maraîchère biologique. L’objectif : fournir des produits locaux et frais pour les repas de sa cantine scolaire.
Une initiative en faveur des circuits courts
Depuis décembre, la municipalité s’engage dans un projet visant à favoriser les circuits courts tout en garantissant une alimentation de qualité pour les enfants. L’idée est d’encourager l’installation d’un professionnel du maraîchage bio directement sur le territoire communal.
Un projet inspiré d’autres réussites locales
Soudeilles n’est pas la seule commune à opter pour cette démarche. D’autres initiatives similaires ont vu le jour en France. Par exemple, à Fillé-sur-Sarthe, un maraîcher biologique cultive sur un terrain de 1,5 hectare pour approvisionner la cantine locale en légumes frais. Certaines municipalités vont même plus loin en créant des régies agricoles municipales, produisant jusqu’à 85 % des légumes nécessaires pour leurs cantines.
Comment participer à cette démarche ?
Les personnes intéressées par cette opportunité peuvent contacter la mairie de Soudeilles ( https://mairie-soudeilles.fr/ ) pour obtenir des informations supplémentaires sur les modalités et les conditions d’installation.
Ce projet s’inscrit dans une vision durable et solidaire, permettant de promouvoir une alimentation saine tout en soutenant l’agriculture biologique et les circuits courts.
L’histoire de Gaza est au cœur des conflits au Proche-Orient, mais combien de personnes en connaissent réellement les origines ? Lors d’une conférence passionnante, Mr Georges A. Bertrand, historien ayant vécu à Gaza nous a offert un éclairage précieux sur cette région, de l’Antiquité à nos jours. Retour sur un récit historique essentiel pour comprendre les enjeux actuels.
Une région au carrefour des civilisations
Gaza, située à la jonction de trois continents — l’Afrique, l’Asie et l’Europe — a toujours occupé une position stratégique. Son importance commerciale et culturelle remonte à des millénaires. Le nom de Gaza, d’origine incertaine, a même donné naissance au mot « gaze », ce tissu fin utilisé dans les compresses médicales.
Les premières traces écrites évoquent une cité prospère dès le XVe siècle avant J.-C., sous l’égide des Pharaons égyptiens. Au fil des siècles, Gaza est passée sous la domination des Philistins — un peuple venu de la mer, qui a donné son nom à la Palestine historique — puis des Cananéens, des Hébreux, des Romains et bien d’autres.
Les mythes fondateurs et leur impact
L’historien a pris le soin de démontrer comment certains textes religieux ont été utilisés pour justifier la domination sur cette région. La Bible, notamment, relate des récits mythiques comme celui de Noé et de ses descendants, qui ont influencé les revendications territoriales jusqu’à aujourd’hui.
Mais au-delà des récits bibliques, les découvertes archéologiques montrent une réalité différente. Loin d’être un peuple migrant venu d’Égypte, les Israélites seraient en réalité des Cananéens ayant évolué localement. Cette relecture de l’histoire bouleverse les perceptions habituelles.
La modernité et le conflit israélo-palestinien
L’histoire moderne de Gaza est marquée par des événements tragiques. Après la Première Guerre mondiale, la région est placée sous mandat britannique, et la Déclaration Balfour promet la création d’un foyer national juif en Palestine, sans consulter les populations locales.
Le partage de la Palestine par l’ONU en 1947, la création de l’État d’Israël en 1948, et les guerres qui s’en sont suivies ont profondément marqué Gaza. La bande de Gaza est devenue une enclave surpeuplée, soumise à un blocus sévère et à des conflits réguliers.
Un territoire sous blocus : une prison à ciel ouvert
Depuis les accords d’Oslo de 1993, Gaza est souvent qualifiée de « plus grande prison à ciel ouvert ». Entourée de murs, surveillée par des drones et contrôlée militairement par Israël, la bande de Gaza subit un blocus strict. La population vit sous un régime d’occupation indirecte, où même l’électricité et l’eau sont sous contrôle extérieur.
L’historien a également évoqué la montée du Hamas, mouvement islamiste qui a pris le contrôle de Gaza en 2007. Il a rappelé que ce groupe est perçu différemment selon les populations : vu comme une menace par Israël et certains pays occidentaux, il est aussi considéré comme un soutien pour les populations locales délaissées par l’Autorité palestinienne.
L’actualité brûlante : le 7 octobre et les représailles
La conférence s’est conclue sur les événements récents du 7 octobre, lorsque le Hamas a lancé une attaque sur Israël. Ce qui s’ensuivit fut une riposte militaire d’une ampleur sans précédent. Des quartiers entiers de Gaza ont été détruits, et des milliers de civils ont été tués.
L’historien Georges A. Bertrand a soulevé deux questions essentielles :
Comment une opération de cette envergure a-t-elle pu être préparée sans que les services de renseignement israéliens ne s’en aperçoivent ?
Pourquoi, malgré sa puissance militaire, Israël n’a-t-il pas encore réussi à retrouver les otages et à venir à bout du Hamas ?
Ces questions restent ouvertes, mais elles mettent en lumière des enjeux complexes, où politique, mémoire collective et intérêts géopolitiques se mêlent.
Un message d’espoir et de dignité humaine
Pour conclure, l’historien a rappelé que la solution ne peut venir que du respect des droits humains et du droit international. Il a cité une phrase de Théo Klein, ancien président du CRIF :
“Quand le terrorisme traduit la volonté de survie d’un peuple, il ne peut être combattu qu’en accordant sa dignité à ce peuple.”
Face à la tragédie qui se joue à Gaza, le devoir de mémoire et d’information est plus crucial que jamais.