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  • Nouvelle revue & Printantifa Corrézien à la Mérule

    Nouvelle revue & Printantifa Corrézien à la Mérule

    Mercredi 5 juin à partir de 18h – La Mérule, maison d’édition-librairie – 28 rue
    Jean-Jaurès – Tulle

    Lancement public de la nouvelle revue de poésie FrAP, revue frondeuse n°1.

    Au menu : lectures et micro ouvert, venir avec ses textes, ses instruments ou les mains
    vides.

    La revue sera vendue à prix libre et les bénéfices seront versés à PalMed (association de médecins dont la mission est de venir en aide aux Palestiniens).

    Rappel de l’événement du 17 mai à Treignac

    Lien Citoyliens Printantifa vers l’événement du 17 mai à Treignac

    printantifa la merule tulle
  • Ciné-débat “Tu nourriras le monde” à Saint-Clément (19)

    Ciné-débat “Tu nourriras le monde” à Saint-Clément (19)

    Jeudi 30 mai, rejoignez-nous pour une soirée captivante autour du film “Tu nourriras le monde”, en présence de Nathan Pirard, co-réalisateur ! L’occasion de comprendre les enjeux cruciaux de notre système alimentaire actuel et d’explorer des pistes pour un avenir plus durable.

    Rendez-vous à 20h30 à la salle polyvalente de Saint-Clément (19).

    Ce film remarquable de clarté et de qualités de vulgarisation, illustre, à partir de l’exemple de la Champagne crayeuse, dans la Marne, l’évolution de l’agriculture française depuis la fin de la dernière guerre mondiale et le contexte national, européen et mondial de cette évolution.

    La séance sera suivie d’un échange avec le public pour approfondir les thèmes abordés.

    Prix libre et conscient.

    Co-organisation : Terre de Liens Limousin, Confédération paysanne, Amis de la Conf 19, Peuple et Culture 19, Cap à gauche, Commune de St-Clément.

  • Le durable dur

    Le durable dur

    On pourrait parler de durabilité si tous les habitants de la planète pouvaient faire de même. Sans problèmes à l’avenir. Si l’on suit cette définition, il devient palpable que rien du tout n’est durable en Occident. En fin de compte, toute la vie ici est une promenade du magasin à la poubelle, tandis que nous brûlons du pétrole et du gaz . Si tous les habitants de la planète font ça, de graves problèmes se poseraient. En Occident, nous nous sommes octroyé ce droit et nous méprisons quelque peu les habitants de la planète moins développés et moins bien lotis. Nous avons cette mentalité depuis des centaines d’années et nous en sommes quelque part fiers. Nos hommes et femmes  politiques ont maintenant élaboré un plan de transition vers une société durable.

    On peut se demander si ce plan est réaliste et s’il apportera quelque chose. Les voitures électriques, par exemple, ne sont pas durables. Lorsqu’elles roulent, elles ne produisent pas de CO2 ni de pollution. Les gaz d’échappement sont là, mais à un autre endroit. La pollution due à l’usure des pneus et des freins est, comme par hasard, complètement oubliée dans l’histoire. Sans parler des effets de l’exploitation minière et de ce que nous ferons d’une voiture électrique après 20 ans. Ce problème s’applique également aux éoliennes. Surtout si elles sont installées dans la mer. Pour les panneaux solaires, le problème est similaire. Il y a un moment où vous les jetez et où une partie des matériaux utilisés ne peut pas être réutilisée. Ce n’est pas durable.
    Lorsque j’ai commencé ma mission d’architecte écologique il y a environ 25 ans, j’avais encore l’illusion que les choses allaient changer. À l’époque, j’ai discuté avec des gens qui travaillaient sur le sujet depuis les années 1970. Prenons le pourcentage d’agriculture biologique comme référence de nos progrès. La France en est à 15 % après 30 ans. Ce n’est pas vraiment un progrès

    La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : Quel est l’objectif réel ?

    J’ai déménagé en France il y a 18 ans. J’y ai construit une maison avec des bottes de paille et de l’argile. La dalle est également en argile, avec une finition à l’huile de lin. La maison est écologique, mais certainement pas encore durable. Nous n’avons pas d’électricité, mais nous brûlons du bois. Avec tous les éco-villages, je vois le même problème : assez écologique, mais pas durable. Si toute la France vivait ainsi, il n’y aurait plus de forêts d’ici dix ans.
    Si l’on entre dans les détails, les bottes de paille ne sont pas non plus durables. Il est préférable pour le sol de laisser la paille dans le champ. En outre, une grande partie de la paille contient du glyphosate, qui n’est toujours pas interdit. Dans la pratique, la paille provient de la monoculture à grande échelle. Dès que nous rendrons l’agriculture plus durable, il y aura automatiquement moins de paille disponible. La paille, comme le bois, est une ressource à économiser.

    En ce qui me concerne, j’ai fixé la barre à 90 % de durabilité. Pour les 10 % restants, nous devrons trouver une solution à temps. Cela nécessite un changement  assez radical. Je ne m’attends pas à ce que tout le monde saute sur l’occasion de changer complètement de cap. Je serais ravi que des expériences de véritable durabilité soient lancées à petite échelle. Je ne veux pas perdre de vue la définition de la durabilité. Tout le monde sur terre devrait pouvoir suivre cet exemple.

    À quoi ressemble une maison durable ?

    En bref, une maison durable a une superficie de 20 m² par personne et est entièrement démontable ou déplaçable. Il ne s’agit pas de jeter quelque chose pour le recycler. Cela pourrait résoudre la pénurie de logements en une seule fois. La maison n’a pas de poêle. Les façades ont une valeur d’isolation supérieure à 10 et il y a aussi beaucoup de vitres orienté vers le sud. Le plancher intérieur derrière les vitres a la masse nécessaire pour tamponner la chaleur solaire. Pendant la nuit, la façade vitrée est fermée autant que possible par des volets isolants et des rideaux épais. Il n’y a de ventilation qu’autour du lit. Vous cuisinez au méthane. Le méthane provient d’un digesteur de matières organiques situé à l’extérieur, dans un endroit central. Le digesteur est maintenu en température par le tampon d’eau chaude. L’eau chaude provient de panneaux solaires. Chaque maison dispose d’une surface relativement importante pour la production de chaleur, qui est stockée dans une grande batterie de sable.
    Pour l’électricité, il y a un panneau solaire d’occasion par personne. Celle-ci est complétée par un groupe compact fonctionnant au méthane. Ce générateur n’est utilisé qu’en cas d’urgence ou lorsqu’une grande quantité d’électricité est nécessaire pendant une courte période. Chaque maison est équipée d’une batterie au nickel-fer facile à entretenir. Les maisons sont équipées de toilettes sèches redessinées et l’eau de la cuisine et de la douche est acheminée vers un filtre végétal.
    Ensuite, vous disposez d’une quantité minimale de matériel. Ensuite, on n’achète plus rien et on ne jette plus rien. Vous abandonnez toute idée de consommation. Quelques heures par jour, vous travaillez dans un grand potager ou dans un atelier de confection. Vous construisez vous-même votre maison.

    Il ne s’agit pas seulement de réduire les dépenses. Vous avez le temps maintenant. L’objectif est de franchir un cap. Si votre vie reste plus ou moins la même, vous n’auriez pas eu besoin de vous donner tout ce mal.
    Imaginez maintenant que vous consacriez le temps qu’il vous reste à la maîtrise de votre métier. Que se passe-t-il si vous passez non pas 10 heures à confectionner un pantalon ou une robe, mais 40 heures. Ensuite, vous en faites une deuxième et vous l’échangez contre une très belle paire de chaussures faites à la main. En fait, vous allez maintenant échanger les heures. Si vous deviez acheter ces chaussures faites à la main, vous dépenseriez au moins mille euros. Vous pouvez également travailler 40 heures dans le jardin potager en échange des chaussures. Ce n’est pas du tout la même chose que de payer mille euros. J’ai rencontré un jour un cordonnier italien qui fabriquait ses chaussures entièrement à la main, sans machine. Un sentiment de nostalgie pour une époque que je n’ai jamais connue m’a envahi. Ses chaussures n’étaient pas seulement solides et faciles à entretenir. Mais surtout, elles étaient d’une beauté insensée. De plus, il y a un élément important : quelqu’un est content des chaussures que vous avez fabriquées. Ce sens du contact et de l’appréciation est essentiel dans une société. Il crée une cohésion et, à partir du style des artisans locaux, une identité émerge. Parce que les heures sont échangées et que tout est de qualité, il redevient rentable de tisser les tissus nous-mêmes et de travailler avec des fibres de chanvre et de la laine locales. C’est ainsi que l’on crée quelque chose de vraiment durable. En fin de compte, notre maison n’est qu’une partie du problème. C’est avant tout notre mode de vie qui doit changer.

    Une coopérative

    Tous les participants pourraient former une coopérative et tout ce qui reste pourrait être vendu. Les impôts nationaux seraient payés sur cette vente. Au sein de la coopérative, vous pouvez avoir votre propre assurance maladie. Vous pouvez décider ensemble de ce qui sera remboursé et de ce qui ne le sera pas. La santé des participants s’améliore considérablement. La sens de la vie se traduit par une amélioration de l’équilibre mental. Cela se répercute directement sur la santé physique.
    L’éducation et la gestion des connaissances pourraient se faire au sein d’une sorte de guilde. L’ensemble est appelé Oikos. Il s’agit de la plus petite unité économique au sein de l’économie mondiale de demain. Chaque Oikos sera différent, en fonction de la situation sur le terrain. L’objectif est d’impliquer directement les habitants dans le fonctionnement quotidien de l’Oikos. L’objectif est également la flexibilité et l’efficacité. Le travail varie d’une saison à l’autre et en intervenant occasionnellement là où c’est nécessaire, les besoins de base peuvent être satisfaits avec un minimum d’effort.

    Ne convient pas à tout le monde

    Encore une fois, cette solution ne convient pas à tout le monde, mais je suis sûr qu’elle intéressera beaucoup de gens. Le tout est de bien faire les choses et de ne pas perdre de vue la durabilité.
    Tout est question de qualité. Cela ne fonctionne pas si vous le faites à moitié. C’est un peu un défi marketing. Comment faire en sorte que quelque chose n’ait pas l’air marginal ?
    Le point de départ se situe en marge de la société. Les chômeurs, les sans-abri, les retraités et les mères célibataires vont façonner l’avenir durable. Il est très important de travailler avec soin sur ce à quoi ressemble concrètement ce mode de vie. Il y a de nouveau de la musique, faite avec de vrais instruments. Chaque maison est une petite œuvre d’art. Les maisons sont situées le long d’une piste cyclable et le fait de circuler à vélo devrait être un attrait en soi. Les maisons n’ont pas de voiture et il n’y a pas de hangar, de haie ou de clôture. Il n’y a pas d’encombrement. L’architecture correspond à l’esthétique de la région. Je préfère éviter le modernisme car ce style ne vieillit pas bien. En outre, le modernisme ne donne pas lieu à des détails agréables et reconnaissables. En pratique, je vise quelque chose qui fait bien sur une carte postale. Je veux donner aux habitants un rôle de premier plan dans la détermination de l’atmosphère.
    Il y a eu une fois une étude sur l’esthétique. Il y avait deux groupes dans cette étude : Des architectes et des gens “ordinaires”. Tout d’abord, on a montré des visages aux deux groupes et les deux groupes avaient la même idée d’un “beau” visage. Lorsqu’on a montré aux deux groupes des images de bâtiments, il est apparu une grande différence. Les architectes trouvaient beau ce que les gens ordinaires trouvaient laid et vice versa. Je propose donc de laisser les habitants décider de l’ambiance de leur maison. À l’heure actuelle, il est très rare que les habitants aient leur mot à dire sur la qualité esthétique du décor de leur vie.
    Le pouvoir de l’esthétique et le fait de ne plus rien jeter ne sont vraiment ressentis que lorsqu’on les met sur papier et qu’on les élabore. Au début, cela semble coûteux et représente beaucoup de travail, mais lorsque vous étalez cela sur 30 ans et qu’il y a toujours quelque chose d’utilisable et de précieux, l’image devient différente.

    Une route cyclable

    Un Oikos a quelque chose d’un éco-village. Cependant, un éco-village est une forme problématique de vie en commun. 9 écovillages sur 10 échouent à cause de problèmes sociaux. En pratique, il s’agit de problèmes d’argent et de relations. Ces problèmes peuvent être évités grâce à de bons accords et à une distance suffisante entre les participants. Les maisons sont mobiles. À un moment donné, vous pouvez décider de vivre plus près les uns des autres. Il est également important de trouver une voie où quelque chose est possible. Il faut avoir le sentiment d’avoir le vent en poupe. L’énergie doit circuler. Un atelier le long de la route peut être un bon début. Il faut quelque chose pour créer l’énergie initiale. Quelque chose ne peut se développer que s’il y a un lieu concret.

    L’itinéraire a une longueur maximale de 5 km et, dans l’idéal, il y a une attraction aux points de départ et d’arrivée. Il peut s’agir d’un café ou d’un magasin d’occasion. Envisagez de faire une boucle de l’itinéraire et louez des vélos farfelus. En parcourant régulièrement l’itinéraire à vélo et en imaginant comment de petits projets voient le jour le long de cet itinéraire, l’ensemble prend vie.
    Attention à ne pas trop nommer les problèmes. Pensez en termes de solutions. Les problèmes inhibent, les solutions font circuler l’énergie.
    La seule manière efficace de changer les choses est de mettre en place une alternative qui fonctionne. Ensuite, dès le départ, cette alternative doit avoir sa propre dynamique autonome. Pensez à l’initiative comme à quelque chose de vivant. Elle a besoin d’être nourrie. Les choses doivent circuler. Il doit y avoir de la place pour la croissance.

    Auroville

    L’exemple le plus réussi d’une société plus durable est sans aucun doute celui d’Auroville, en Inde. Fondé en 1968, le village compte environ 3 000 résidents originaires de 59 pays sur une superficie de 20 km². Cela représente une moyenne de deux nouveaux résidents par mois.
    Les habitants d’Auroville sont censés mener une vie “spirituelle”, mais il n’y a pas de religion à Auroville. Auroville veut être une ville universelle où les hommes et les femmes de toutes les nations peuvent vivre en paix et en harmonie progressive, au-delà de toutes les croyances, de toutes les politiques et de toutes les nationalités. L’objectif d’Auroville est de réaliser l’unité humaine.
    Les services de base tels que les soins de santé, l’éducation et l’électricité sont disponibles gratuitement ici. Il n’y a pas de hiérarchie, tout le monde est égal et toutes les décisions sont prises collectivement par la communauté. Cette ville est totalement dépourvue d’argent liquide. Au lieu d’argent liquide, les habitants utilisent une carte Auro. La criminalité n’existe pas.
    L’inconvénient est la nature plutôt coercitive des règles non écrites concernant l’habillement, par exemple. Il n’y a pas de religion, mais on a l’impression d’en avoir une. Ce cadre idéologique rigide est pourtant à l’origine de son succès. L’objectif est l’unité, et c’est ce que l’on peut constater à Damanhur, par exemple. Ce village, situé dans le nord de l’Italie, existe depuis 1975. Environ 900 personnes y vivent actuellement. Le village s’étend sur environ 5 km² et se compose de plusieurs parties. Comme Auroville, ce village est basé sur la vision d’une personne.

    éviter de trop collaborer au début

    L’objectif de ce que j’envisage est une plus grande diversité et un accent sur la durabilité. Je veux aussi éviter d’avoir besoin d’un lieu et d’avoir de l’argent pour commencer. Une place à Auroville coûte 35 000 euros. Un Oikos est initialement axé sur l’échange de produits artisanaux fabriqués de manière durable.
    Il est important de ne pas trop collaborer au début. On commence par échanger et, grâce à des contacts informels, on apprend à se connaître. Le point de départ de ce projet n’est pas la construction d’une maison. Il s’agit de travailler sur soi-même et de s’assurer que l’on apprend un métier pertinent dans une mini-société durable. La connaissance de soi et la capacité à se rappeler à l’ordre sont d’autres conditions préalables importantes. Il n’y a pas de religion ou d’idéologie, mais une certaine forme de responsabilité pour l’ensemble.
    La deuxième étape est une piste cyclable. De préférence, il y a un endroit le long de la route pour un grand jardin potager et un studio. L’idée est qu’il y aura une contagion et que les habitants qui vivent déjà le long de la route s’y joindront également. Ce parcours peut aussi se faire à travers la ville. Le problème aujourd’hui, c’est que beaucoup d’initiatives se diluent parce qu’il n’y a pas de cohésion et que les gens sont complètement dépendants de la voiture.
    Lors de la phase de démarrage, il faut faire remonter à la surface les points sur lesquels on n’est pas d’accord. De nombreux projets se concentrent principalement sur les choses que les gens veulent et ce problème est souvent complètement oublié. Si vous découvrez trop tard que vous n’êtes pas d’accord sur des points fondamentaux, la collaboration échouera complètement. Pour les choses sur lesquelles vous ne pouvez pas vous mettre d’accord, pensez à la définition de la pollution, du pillage, des privilèges ou de la concurrence.
    Je pense que la clé de la durabilité réside dans une optimisation complètement différente de nos vies. Il s’agit essentiellement d’un défi de conception et les conditions limites déterminent entièrement ce à quoi ressemble une conception optimale. Il y a 10 ans, ma maison a brûlé. Par la suite, j’ai commencé à vivre complètement différemment. J’ai beaucoup de temps. Je n’ai pas d’affaires. J’ai beaucoup d’activités différentes qui me permettent de gagner un peu d’argent. Les choses que je fais, je les aime et je ne vois pas pourquoi j’arrêterais quand je serai plus âgé. Ensuite, il y a le pouvoir de la collaboration.

    Et si nous ne faisons rien ?

    L’alternative est de ne rien faire et d’attendre que les politiciens transforment toutes leurs propositions en lois. Nous ne jetterons alors presque plus rien et le peu de déchets qu’il y aura sera entièrement recyclé. Cela signifie que les produits deviendront plus chers et que l’on passera progressivement à une société où l’on loue presque tout. Vous louez une maison, un ordinateur, des logiciels, une voiture et des vêtements. Vous serez vigilant, car s’il y a un trou dans le pantalon, vous devrez le payer. Dans le cas des appareils électroménagers, il y a une motivation à fournir de la qualité de la part du fabricant. La taxe sur le carbone permet d’orienter l’ensemble.

    La question est de savoir si vous pouvez participer à la moitié de cette société. En outre, quelles sont les conditions préalables à la participation ? Pouvez-vous quitter ? Existe-t-il quelque chose en dehors de ce monde ? Si je continue sur cette voie, bientôt tout, mais vraiment tout, sera tracé. Il y aura alors un quota pour tout. Si vous faites un pas de plus, il y aura un quota sur le nombre d’années de vie. Je ne dis pas que cela se produira, mais c’est la logique qu’une technocratie peut suivre. Si l’on prend vraiment le CO2 comme référence, la vie elle-même devient un problème. Cette voie ne garantit absolument pas une société durable. Lorsque tout le monde est déprimé, le rideau tombe.
    Si nous ne faisons rien, cela pourrait devenir notre avenir. Cet avenir sera façonné par la réglementation. Il y a de fortes chances que le fait de suivre bêtement ces règles ne conduise pas à une société optimale. La santé, le sens et le bonheur ne sont pas des conditions préalables. Il est en outre évident que le fait de suivre la voie de la réduction du CO2 n’aboutira pas automatiquement à des solutions durables. Inversement, les solutions durables se traduiront toujours par une réduction de la production de CO2.

    Si nous parvenons à mettre au point une solution totalement durable à petite échelle, nous aurons fait un grand pas en avant. Commencez par faire ce que vous aimez et assurez-vous de pouvoir échanger quelque chose. Si vous avez besoin de choses que vous ne pouvez pas fabriquer vous-même, cherchez d’abord dans la région. Dites aux gens ce dont vous avez besoin et ce que vous avez à offrir. Au début, il s’agit davantage de rencontrer des personnes partageant les mêmes idées. Ne passez pas de temps à créer des réseaux qui nécessitent une voiture. Commencez à chercher de bons outils. Trouvez un endroit où vous pouvez extraire de l’argile pour la poterie. Inspirez-vous des traditions japonaises ou chinoises.
    Lancez-vous un défi et n’allez pas dans un magasin pendant une semaine. Faites le ménage dans votre maison et aménagez la moitié de votre salon en atelier. Faites du chutney, de la choucroute ou de la compote de pommes dans des pots d’occasion avec des ingrédients que l’on vous a donnés en échange d’une petite part de la production. Se remettre à faire les choses soi-même est tout simplement amusant et se mettre en mouvement permet à la vie de vous surprendre.

    Passez à l’atelier d’autoconstruction. L’adresse est 2 Avenue Clémenceau à Argentat.

  • Tribune #6: Sexe, Race et Classe – Mécaniques d’Oppression/Formes de Résistance

    Tribune #6: Sexe, Race et Classe – Mécaniques d’Oppression/Formes de Résistance

    Apéro-Conversation – Tribune #6: Sexe, Race et Classe – Mécaniques d’Oppression/Formes de Résistance

    Avec Elsa Dorlin et Barbara Métais-Chastanier

    Dans cette sixième tribune du Théâtre l’Empreinte, nous plongerons dans les eaux troubles des mécanismes de domination, scrutant les liens complexes entre sexe, race et classe. Aux côtés d’Elsa Dorlin, une intellectuelle dont l’analyse acérée démêle sans relâche les entrelacs du sexisme, du racisme et du capitalisme, nous explorerons les généalogies des féminismes noirs et des forces qui tentent de réduire certains corps à la condition d’indignité. Nous aborderons le thème brûlant du droit inaliénable à l’autodéfense contre une grammaire impérialiste et nationaliste. Comment les corps se politisent-ils, s’organisent-ils, se défendent-ils collectivement ? C’est la question qui servira de boussole lors de cette tribune.

    Elsa Dorlin est professeure de philosophie politique et sociale à l’Université Toulouse Jean Jaurès. Depuis deux décennies, elle creuse une autre histoire des corps, éclairant la généalogie des rapports de pouvoir modernes. Lauréate de la médaille de bronze du CNRS en 2009 pour ses recherches pionnières sur les épistémologies féministes, elle a publié une série d’ouvrages majeurs, notamment “La Matrice de la Race: Généalogie Sexuelle et Coloniale de la Nation Française” (2006), “Sexe, Genre et Sexualités: Introduction à la Théorie Féministe” (2008), “Black Feminism: Anthologie du Féminisme Africain-Américain” (2008), “Se Défendre: Une Philosophie de la Violence” (2017), récompensé par le Prix Frantz Fanon de la Caribbean Philosophical Association en 2018, ainsi que “Feu – Abécédaire des Féminismes Présents” (2021) et “Guadeloupe, Mai 67: Massacrer et Laisser Mourir” (2023).

    Lien événement

  • Soirée poésie le 10 mai 20H au Vignon en Quercy (4 routes du lot)

    Soirée poésie le 10 mai 20H au Vignon en Quercy (4 routes du lot)

    Adresse : salon de thé de Canopy, avenue des messageries, 46 110 Le Vignon en Quercy. Entrée libre. Réservation conseillée coucoullectif(at)laposte.net
    L’idée de cette soirée est de proposer à tous publics un aperçu tonique de l’écriture poétique en France aujourd’hui. Les poètes présents, tous publiés, tous différents, tous familiers des interprétations publiques de leurs textes ou de ceux d’autrui, alternent des lectures courtes qui déclipsent l’imaginaire de chacun.e. Préparez-vous à être catapulté.e.s loin de vos bases, et ne vous inquiétez pas : le voyage de retour sera beau.

  • Documentaire FOOD COOP au Chastang

    Documentaire FOOD COOP au Chastang

    Projection du film documentaire Food Coop de Tom Booth

    En pleine crise économique dans l’ombre de wall street, une institution qui représente une autre tradition américaine est en pleine croissance : c’est la coopérative alimentaire de Park Slope, un supermarché autogéré ou 16000 membres travaillent 3 heures par mois pour avoir le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires dans la vie de New York à des prix très bas (reportage ci-dessous)

    Vendredi 12 avril 20h le Chastang – salle des associations l’école buissonnière – Avec l’association libre commune – L’école buissonnière, un chemin des écoliers, 19190 le Chastang

    L’association Libre Comme Une a lancé sa propre épicerie associative dans le village du Chastang

    Le site internet de l’épicerie fait la liste des fournisseurs – consulter ici – les membres possèdent un compte qu’ils peuvent recharger à distance (pas d’échange d’argent dans la boutique) – tous les membres doivent donner de leur temps pour que toutes les tâches soient effectuées.

    Bientôt un reportage complet dans Citoyliens.fr

  • Découvrons les monnaies alternatives en Corrèze

    Découvrons les monnaies alternatives en Corrèze

    Rares sont les personnes possédant les repères culturels et le temps libre pour comprendre les mécanismes de création monétaire, le rôle d’une banque centrale, les interactions et règlementations régissant le système bancaire …

    Toutefois, en 2010, le documentaire “L’Argent Dette (1)” a joué un rôle vulgarisateur et révélateur sur le principe central de la création monétaire. Qui crée l’argent ? qui possède ce pouvoir ? qui sait que ce privilège est détenu par les banques ? l’argent n’apparait-il que de l’enregistrement d’une promesse de remboursement par un emprunteur ?

    Ce film et tout le processus de vulgarisation des connaissances centré sur ces sujets complexe ont déclenché une réaction en chaîne dans le monde entier. Un débat passionné et sans fin s’est développé pour évaluer si ce modèle étati légitime, durable, ainsi que ses conséquences sur l’évolution de la société (lire ici). Un jeu coopératif décrit dans notre guide vous aidera à vous plonger dans cette fondamentale réflexion avec convivialité !

    Le choc de cette intense prise de concience eu une conséquence à l’échelle de la planète Des centaines d’organisations citoyennes se sont lancées dans l’exploration des possibilités juridiques de création de monnaies alternatives (13000 monnaies locales complémentaires créées dans le monde depuis 1980, certaines utilisées par plus d’un million d’utilisateurs, comme en Corée du sud). La France et la Corrèze n’ont pas échappé à ce mouvement. Des groupes de citoyens sont mobilisés pour explorer des solutions monétaires équitables et inclusives. Par exemple, en cherchant avec le terme “positive money” (en langue anglaise)

    Cela va bien sûr jusqu’à utiliser les moyens du numérique et de la blockchain qui permettent d’avoir une mémorisation certifiée des transactions mais sans la fragilité d’un organisme central.

    Les deux principaux types de monnaie locale

    Deux principales catégories de monnaies complémentaires se distinguent :

    • les monnaies locales, liées à un territoire spécifique pour encourager l’économie locale,
    • et les monnaies thématiques, associées à des objectifs spécifiques comme le tri des déchets, une perspective écologique explicitement définie (monnaies complémentaires environnementales) …

    Consultez le document de “La Fabrique Écologique” qui explore un formidable horizon d’utilisation des monnaies locales au service de causes environnementales (lien PDF)

    Caractéristiques des monnaies locales

    Qu’elles soient locales ou thématiques, les monnaies complémentaires possèdent des caractéristiques similaires. Elles sont en général créées et gérées par une structure extérieure au circuit bancaire traditionnel et ont pour référence la monnaie officielle ou une unité de mesure non financière comme le temps. En outre, elles n’ont pas vocation à être épargnées ; soit parce qu’il est impossible de le faire (monnaies émises en fonction du temps), soit parce que la thésaurisation ne présente pas d’intérêt (les monnaies peuvent être fondantes, leur valeur se dégrade au fil du temps).

    Et ici, en Corrèze ?

    Citoyliens est une démarche associative créée pour médiatiser les initiatives éco-citoyennes locales. Il nous a donc semblé indispensable de créer ce guide des monnaies libres et alternatives en Corrèze. Nous y retraçons cette évolution historique, tout en explorant les raisons profondes qui sous-tendent la création de ces monnaies, comment elles sont utilisées, et leur impact tangible sur nos vies et nos économies locales.

    Nous allons parler de la June Ğ1, du Pelou et de l’Aqui, monnaies libres et complémentaires.

    Accéder à notre GUIDE DES MONNAIES ALTERNATIVES en Corrèze

    Le célèbre documentaire “L’argent dette”

    A titre d’information, voici le film “L’Argent Dette” de Paul Grigon datant de 2010.

  • Action des Rangers de la Nature à Lubersac

    Action des Rangers de la Nature à Lubersac

    Action protection de la nature jeudi 11 janvier 2024

    Information reçue ce jour : les RANGERS organisent une action jeudi qui consiste à enlever un container qui gît dans l’eau, au niveau de Moulin de la Borie, depuis un an. Il n’a jamais été enlevé malgré plusieurs alertes.

    Le rendez-vous est jeudi 11 janvier, à 13h30, devant la mairie de Lubersac.

    Pour tous renseignements, contacter Pascal Guey au 07 80 58 44 63

    Qui sont les rangers de la nature en Nouvelle-Aquitaine ?

    La Nouvelle-Aquitaine est une région riche en biodiversité, avec des paysages variés allant des montagnes des Pyrénées aux plages de l’Atlantique. Pour protéger cet environnement fragile, des associations de rangers de la nature ont vu le jour ces dernières années.

    Ces rangers sont des bénévoles passionnés par la nature. Ils sont formés à la surveillance des ressources naturelles, à la lutte contre la pollution et à la sensibilisation du public.

    Vous vous sentez impuissants, désarmés face aux pollutions, dégradations… de la
    nature? Ne subissez plus,agissez, devenez rangers !

    Le groupe Corrèze des Rangers de la Nature a été créé en 2023 et est partenaire de Corrèze Environnement et de l’application Sentinelles de la Nature.

    Les missions des rangers de la nature en Corrèze

    Les missions des rangers de la nature en Nouvelle-Aquitaine sont les mêmes que celles de leurs homologues professionnels dans d’autres régions du monde. Ils surveillent les ressources naturelles, luttent contre la pollution et sensibilisent le public à l’importance de la protection de l’environnement.

    • La surveillance des ressources naturelles : Les rangers de la nature en Nouvelle-Aquitaine surveillent la faune, la flore et les habitats naturels. Ils sont attentifs à tout signe de dégradation, comme la coupe illégale d’arbres, la pollution ou la présence d’espèces invasives.
    • La lutte contre la pollution : Les rangers de la nature en Nouvelle-Aquitaine surveillent la qualité de l’air, de l’eau et des sols. Ils enquêtent sur les incidents de pollution et prennent les mesures nécessaires pour y remédier.
    • La sensibilisation du public : Les rangers de la nature en Nouvelle-Aquitaine organisent des visites guidées, des conférences et d’autres activités éducatives pour apprendre aux gens à apprécier et à protéger l’environnement.

    Actions / patrouilles

    L’esprit Rangers c’est avant tout un engagement au service de la Nature, devenez une sentinelle !

    Le Rangers est identifiable par son uniforme réglementé à dominante verte.

    Discret, pédagogue et respectueux d’autrui il ne dispose pas de pouvoir de police. Il s’incrémente cependant en parfaite complémentarité dans le dispositif officiel déjà en place sur leur secteur

    Dans le cadre de ses multiples missions, le plus souvent effectuées sous forme de patrouilles, il constate, relève et informe l’autorité du territoire sur lequel il évolue, un peu à l’image des gardes champêtres d’autrefois.

    Il exerce ses compétences bénévolement auprès des communes, des agglos, des collectivités, du département ou de la région, les forces de l’ordre …l’ayant sollicité.

    Le Rangers exerce ses patrouilles sous diverses formes, que ce soit à pied, à cheval, à vélo ou autre !

    Au quotidien, ce patrouilleur de l’ombre assure ainsi la surveillance de la faune et de la flore et de leur habitat, lutte contre sa pollution, signale la circulation de véhicules non autorisés, localise les dépôts sauvages d’ordures, constate les implantations de camping sauvage, les feux forestiers mal
    éteints ou interdit, braconnage ou autre patrimoine communal.

    Si vous êtes passionné par la nature et que vous souhaitez faire une différence dans le monde, le métier de ranger de la nature en Nouvelle-Aquitaine est une excellente option.

    Le site internet des Rangers de la Nature

    Voir le site web : https://rangers-nouvelle-aquitaine.fr/

    Formulaire de don en ligne : https://www.helloasso.com/associations/rangers-de-france-nouvelle-aquitaine

  • Conférence “l’eau, comment la partager ?”

    Conférence “l’eau, comment la partager ?”

    Citoyliens relaie les événements à but “éducation populaire” y compris si l’organisateur est un parti politique du moment que ce n’est pas du prosélitisme.

    Cette soirée de table ronde publique a été organisée sur le thème “L’eau comment la partager ?” Elle s’est tenue le vendredi 20 octobre de 18h à 20h Salle Latreille à Tulle avec 2 invités éclairés : Juliette Duquesne, journaliste indépendante, auteur de “L’eau que nous sommes” avec Pierre Rahbi et Benoit Biteau, député européen, auteur de “Paysan résistant”.

    Le débat est animé par Amandine Dewaele, conseillère régionale écologiste et Philippe d’Hauteville de la radio Bram’FM – cette rencontre a eu lieu à la salle Latreille grace au prêt gracieux de la ville de Tulle.

    La conférence “eau” en vidéo

    Personne n’a mâché ses mots  : “accaparement de l’eau”, ” guerre de l’eau”, ” prélèvement n’est pas consommation”, ” fausses bonnes solutions”, ” la révolution ce serait des herbivores qui mangeraient de l’herbe… ”

    Propos appuyés de quelques chiffres déconcertants. Avec interventions du public.

    Et clin d’œil de mère nature, la pluie s’est invitée parfois bruyamment jusqu’à nécessiter des coupes au montage (propos inaudibles)…

    Nous vous invitons à faire vos commentaires, à partager cet article et à faire connaître Citoyliens autour de vous ; notre démarche est au service des associations et des valeurs éco-citoyennes en sud-Corrèze, de façon totalement bénévole.

  • Le Livrodrome à Tulle et Brive

    Le Livrodrome à Tulle et Brive

    Après avoir été présent à Tulle ce mercredi 5 juillet …

    📢 @lelivrodrome 📚 le 1er parc d’attractions littéraires itinérant de France 🇫🇷 s’installe Parc de la Guierle à Brive 🌿

    le vendredi 7 juillet de 9h à 18h 🗓

    Avec près de 18 attractions littéraires, ludiques et multimédia (sous la Halle Brassens en cas de pluie)

    📖 Entrée libre et gratuite 👍

    Plus de 500 chèques lire seront offerts vendredi prochain

    📚 et à ce jour, un peu plus de 200 participants sont déjà inscrits !

    Venez nombreux !