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  • Nathalie Naulet (RAF & Forêts en Vie) : recréer des communs forestiers en Limousin

    Nathalie Naulet (RAF & Forêts en Vie) : recréer des communs forestiers en Limousin

    Réseau pour les Alternatives Forestières – Forêts en Vie – (vidéo en fin d’article)

    Dans cet entretien approfondi, Nathalie Naullet, salariée du Réseau pour les Alternatives Forestières (RAF) et coordinatrice du fonds de dotation Forêts en Vie, nous ouvre les portes d’un mouvement citoyen qui agit concrètement pour transformer notre rapport à la forêt.

    À travers son expérience de forestière — plus de dix ans à l’ONF — et son engagement actuel, elle décrypte les mutations profondes de la gestion forestière en France, les enjeux du morcellement foncier, et la montée en puissance d’un modèle industriel qui réduit trop souvent la forêt à un simple « champ d’arbres ».

    Acquérir la forêt pour la rendre au commun

    Forêts en Vie est un fonds de dotation citoyen à but non lucratif. Sa mission : acquérir des parcelles forestières par dons ou donations afin de les mettre à disposition d’associations locales porteuses d’alternatives forestières.

    L’objectif est clair :

    • recréer des communs forestiers,
    • relocaliser la filière bois,
    • permettre aux habitants de se réapproprier leur environnement,
    • garantir une gestion écologique et sociale sur le long terme.

    En Corrèze, deux forêts ont déjà été acquises et confiées à des associations locales :

    • une forêt mise à disposition d’une école de charpente traditionnelle (avec une attention particulière à la formation des femmes),
    • une autre portée par une association villageoise développant des activités pédagogiques et de sensibilisation.

    Ces expériences incarnent une conviction forte : la forêt n’est pas qu’une ressource, elle est un écosystème vivant et un bien commun.

    Le morcellement forestier : un défi majeur

    La forêt française est privée à 75 % et extrêmement fragmentée : plus de 3,5 millions de propriétaires, dont la majorité possède moins d’un hectare. Ce morcellement rend la gestion collective complexe et renforce la vulnérabilité face aux logiques industrielles.

    Forêts en Vie pose donc un cadre clair : les acquisitions sont pensées en lien avec des projets locaux portés par des collectifs constitués. Ce n’est pas la forêt seule qui guide l’action, mais le projet de territoire.

    Le bail forestier solidaire et écologique

    Parmi les outils développés : le bail forestier solidaire et écologique, accessible à tout propriétaire (public ou privé).

    Ce bail permet :

    • de rester propriétaire,
    • de confier la gestion à des porteurs d’alternatives forestières,
    • d’encadrer la gestion par un cahier des clauses environnementales et sociales exigeant.

    Respect du sol, préservation des micro-habitats, juste rémunération des intervenants : la forêt est abordée comme un écosystème global, et non comme un simple stock de bois.

    Coupes rases, plantations, désinformation

    Nathalie Naullet alerte sur une tendance lourde : la généralisation des coupes rases et des plantations monospécifiques présentées comme réponse au changement climatique.

    Elle rappelle un point fondamental :
    la forêt est d’abord un sol vivant.

    Mettre brutalement un sol forestier en pleine lumière, arracher les souches, replanter en monoculture — ce sont des pratiques qui fragilisent profondément l’écosystème. Les taux d’échec des plantations, souvent passés sous silence, en témoignent.

    Face à l’incertitude climatique, la seule certitude scientifique solide reste la diversité, facteur clé de résilience.

    Carte des alternatives forestières en France

    Reconstruire une filière bois locale

    L’entretien aborde également la question cruciale des filières courtes. Recréer une économie locale du bois — bûcherons, débardeurs, scieries mobiles, artisans — est possible. Des expériences concrètes, en Limousin comme en Ardèche, montrent qu’une filière à taille humaine peut fonctionner.

    La difficulté n’est pas technique : elle est financière et organisationnelle. Il faut du temps pour qu’une filière s’auto-alimente et atteigne une masse critique.

    Mais c’est vers cette relocalisation que tend le RAF : faire que le bois d’un territoire serve d’abord à ce territoire.

    Une dynamique citoyenne en plein essor

    Deux événements ont accéléré la mobilisation :

    • le documentaire Le Temps des forêts de François-Xavier Drouet,
    • et la période du confinement, durant laquelle de nombreuses coupes ont été réalisées à l’abri des regards.

    Depuis, les collectifs citoyens se multiplient. Cafés-forêts, ciné-débats, mobilisations locales : une prise de conscience est à l’œuvre.

    Pétition en ligne contre les coupes rases

    https://agir.greenvoice.fr/petitions/il-faut-une-loi-d-urgence-pour-des-forets-vivantes?partner=reseau-foret-limousine

  • Quels sont les sujets fréquemment traités dans Citoyliens ?

    Quels sont les sujets fréquemment traités dans Citoyliens ?

    8 ans de publications Citoyliens, quelles tendances, quel symboles ? image ?

    Depuis sa création, notre plateforme web Citoyliens fonctionne comme un agenda-média participatif : associations, collectifs, bénévoles et citoyens y publient leurs événements, leurs propositions et leurs analyses.

    A l’occasion de notre assemblée générale du 17 janvier 2026, il nous a semblé utile de procéder à l”exercice assez ludique de lancer cinquante recherches de mots décrivant l’éventail des7 thématiques Citoyliens : éducation, écologie, droits, solidarité, info indépendante, alternatives et circuits-courts …

    Voici les résultats de ce sondage/analyse de nos milliers d’événements et articles et pages publiés en 8 ans.

    Le résultat raconte une histoire — et surtout une culture collective.

    Tableau des mots clefs et fréquence d’utilisation (nombre de publications)

    Atelier = 820Nature = 710Débat = BIO = 480
    Conférence = Gratuit = 450Vélo = Ciné = 430Santé = 320
    Sauvage / Biodiversité = 270Forêt = 260Climat = Arbre = élu = 220
    Solidarité = Mairie = 180Battement d’Ailes = 160Éducation = 140
    Alternatives = 140Manifestation = 130Oiseaux = LPO = 120
    Protégé = 110Peuple et Culture = 110Pétition = Permaculture = 100
    Financement = 80Syndicat = indépendant = 70Démocratie = 70
    Mobilité = 40Amnesty = 50Rivière = 50
    Migrants = 40Loup = 40Agrivoltaique = 30
    Féminisme = 20LGBTQ = 20Tiny = 20

    Un contenu d’abord tourné vers le “faire ensemble” (et non la polémique)

    Les mots les plus présents ne sont pas “crise”, “scandale” ou “conflit”. Ce sont :

    • Atelier (820), Nature (710), Débat (480), Conférence (450), Vélo / Ciné (430), Santé (320), Biodiversité / Forêt / Climat (220-270)

    Autrement dit : on annonce ce que les gens font ensemble.

    On parle de rencontres, de transmission, d’apprentissage, d’expériences concrètes.
    La plateforme reflète une réalité simple : la vie associative locale repose d’abord sur la pratique collective — réparer, apprendre, comprendre, expérimenter — bien plus que sur l’opinion pure.

    👉 Ce n’est pas un média de commentaires : c’est un média d’initiatives.

    Des thématiques vécues et non abstraites

    Les thèmes environnementaux sont massivement présents : nature, forêt, oiseaux, rivière, climat, permaculture, biodiversité… Mais ils apparaissent presque toujours associés à :

    • ateliers, sorties, projections, débats, éducation …

    Cela montre quelque chose d’important : l’écologie et toutes les thématique locales ne sont pas idéologiques, mais pédagogiques et concrètes. On y apprend, on observe, on expérimente. Le Corrézien n’est pas spectateur : il est fortement invité à devenir pratiquant.

    5) Ce qui a été évité

    Avec le recul, un point devient clair : certains pièges fréquents des espaces numériques ont été largement contournés.

    Le piège de la conflictualité

    Beaucoup d’espaces en ligne favorisent la réaction immédiate. Ici, notre palette d’outils (agenda, fil d’actus, carte …) sert surtout à annoncer, expliquer et inviter → la discussion commence dans la vie réelle.

    Le piège de la polarisation

    Les sujets sensibles existent (énergie, forêt, migrants…), mais ils sont presque toujours accompagnés d’un temps d’échange physique : conférence, débat, projection.
    On se parle avant de se caricaturer.

    Le piège de la passivité

    La majorité des publications sont le reflet direct des initiatives des associations et collectifs de Corrèze : ils proposent de PARTICIPER, pas seulement de s’informer. Soyons ACTEURS !

    Le piège du sensationnel et de la peur

    Très peu de contenus reposent sur la peur ou le sensationnel.
    La ligne dominante reste : comprendre, rencontrer, essayer.

    Conclusion

    En 8 ans, la palette des publications sur Citoyliens.fr s’est révélée majoritairement constructive, pédagogique et participative.

    Notre plateforme ne cherche pas à attirer l’attention par la controverse, mais à rendre visible le fil continu, authentique, réaliste, et respectueux des porteurs d’initiatives locaux, quelle que soit leur type de raison sociale … Et c’est peut-être là que réside sa contribution la plus importante :

    👉 rendre visible la vie démocratique ordinaire — celle qui ne fait pas la une, mais qui fait société.

  • Salle comble pour le film “Vies non Renouvelables: nature ou misère”

    Salle comble pour le film “Vies non Renouvelables: nature ou misère”

    La réussite de cette soirée prouve que le sujet interpelle les citoyens. La colonisation des terres agricoles, naturelles et forestières par les industriels des énergies renouvelables préoccupe sérieusement les ruraux. Le film “Vies non renouvelables: nature ou misère” est devenu le documentaire de référence en Espagne où les paysages, les villages et l’équilibre des économies locales sont menacés par une transition énergétique débridée. Ce film réussit à soulever avec une incroyable efficacité tous les enjeux autour de ce phénomène d’industrialisation des espaces naturels.

    Bien sûr, l’histoire de l’Espagne et le contexte législatif qui permet l’expropriation des paysans sont différents des nôtres. Cependant la pression des industriels du renouvelable sur nos campagnes ne cesse de croître. Et dans tous les départements ruraux on assiste à une véritable déferlante des projets photovoltaïques sur sols naturels comme en témoigne la carte des projets dans le Lot ci-dessous.

    La richesse du débat qui a animé la salle après le film et la qualité des interventions ont été remarquées. Car au delà de la crainte de l’industrialisation de nos campagnes et la dégradation de notre cadre de vie, c’est une réflexion bien plus profonde qui s’est engagée collectivement lors de cette soirée. Il a été souligné que le marché de l’électricité est dévolu aux entreprises et aux intérêts privés. Les porteurs de projets sont en grande partie des filières de multinationales du pétrole qui étendent leurs activités aux énergies renouvelables pour obtenir des crédits carbone et pouvoir ainsi continuer leurs activités pétrolières. Pour des participants cela va à contresens de l’intérêt général.

    Il en découle que ces installations se font en dépit de toute planification. En amont la loi indique qu’il faut privilégier le développement du photovoltaïque sur terrains artificialisés. Les communes ont été sollicitées pour définir des zones d’accélération des énergies renouvelables mais que sont devenues aujourd’hui ces contributions ? Il est remarqué de fortes inégalités entre les territoires en terme de production d’électricité au sein d’un même département. Par exemple, si tous les projets voyaient le jour à Cressensac-Sarrazac, cette commune produirait à elle seule 15% de l’énergie produite par le département.

    Il a été rappelé que pour répondre aux objectifs de 2030, selon les données de l’Observatoire des énergies dans le Lot*, il faudra produire 260 Gwh supplémentaires par an, soit d’installer moins de 110 ha de panneaux sur toitures ou sur parkings, c’est à dire 3500 m² par commune et pour 2050, moins de 1,5 ha !

    De plus, l’expérience montre l’absence complète de transparence sur les projets en cours. Les habitants ne sont pas informés des études entreprises par les énergéticiens pour des projets qui se trouvent à proximité de leur habitation et parfois les mairies elles-mêmes ne sont pas au courant de ce qui se prépare sur leur commune.

    Selon le rapport de décembre 2025 de RTE (Réseau de transport de l’électricité) la France produit 20% d’électricité de plus que ce qu’elle en consomme. Tandis qu’on assiste au développement sans cesse croissant de la numérisation de la société et celui de l’intelligence artificielle, il a été question de l’extractivisme et des limites planétaires. L’exemple du passage du quartz au silicium métal utilisé dans les panneaux photovoltaïques a été cité. Une opération qui nécessite une quantité phénoménale d’énergies fossiles et qui est ultra polluante pour l’environnement (280kg de produit chimique par kg de silicium produit). Jusqu’à quand pourra-t-on poursuivre cette logique de surproduction et de surconsommation ?

    L’énergie est un bien commun au même titre que les ressources naturelles et les citoyens sont tout à fait légitimes de se réapproprier la question énergétique. On doit envisager la mise en place de projets à taille humaine sur des surfaces anthropisées, projets co-construits avec les habitants et autogérés localement.

    Ce débat fut donc un beau moment d’intelligence collective qui s’est terminé autour d’un verre. Il encourage les organisateurs à réitérer ces rendez-vous autour de sujets aussi déterminants pour notre avenir et celui de nos enfants.

    *Selon l’Observatoire des énergies renouvelables dans le Lot, n°2, “Le Photovoltaique”, en date de février 2024, https://www.lot.gouv.fr/contenu/telechargement/18547/140820/file/Obs-ENR_n%C2%B02_vfinale.pdf

  • Impact de l’intelligence artificielle sur l’apprentissage … [vidéo]

    Impact de l’intelligence artificielle sur l’apprentissage … [vidéo]

    Voici un sujet quine parle pas d’une initiative corrézienne ni d’un événement local. Pourtant, il nous concerne : cette vidéo propose une analyse particulièrement claire de la manière dont l’intelligence artificielle transforme notre rapport à l’apprentissage, et met en garde contre certains usages qui pourraient appauvrir nos capacités à comprendre et à réfléchir. Même global, ce questionnement rejoint très concrètement les familles, les écoles et des domaines professionnels concernant la Corrèze aussi !

    Impact de l’I.A. : une question pour nos enfants… et pour beaucoup de professionnel.le.s à venir

    Apprendre à l’ère de l’IA : ce qui est en train de changer sous nos yeux. On parle beaucoup d’intelligence artificielle depuis quelques années. Souvent à propos d’emplois, d’économie ou de technologies. Mais son effet le plus profond est peut-être ailleurs : dans notre manière d’apprendre. Car l’IA n’est pas seulement un nouvel outil informatique. C’est le premier outil capable de produire directement ce que l’on était auparavant obligé de comprendre. Et cela change silencieusement la relation entre effort et connaissance.

    Une révolution discrète : l’accès immédiat au résultat

    Jusqu’ici, pour obtenir un texte, une synthèse, une traduction ou une explication, il fallait passer par une série d’étapes : chercher, trier, formuler, corriger. Aujourd’hui, quelques mots suffisent. La question n’est donc plus “sait-on faire ?” mais souvent “sait-on demander ?”.

    Ce déplacement paraît anodin. Pourtant il touche le cœur même de l’apprentissage. Car apprendre n’a jamais consisté seulement à obtenir une bonne réponse.

    Comment le cerveau apprend réellement

    On résume parfois l’apprentissage à la compréhension. En réalité, il repose sur trois moments complémentaires.

    • Comprendre d’abord. Une information est découverte, expliquée, lue ou observée. Le cerveau commence à construire une représentation.
    • S’exercer ensuite. On tente de réutiliser seul cette information. C’est l’effort actif qui transforme la connaissance fragile en compétence.
    • Corriger enfin. Comparer, se tromper, ajuster : cette phase permet d’ancrer durablement l’apprentissage.

    Ces trois étapes demandent du temps. Et surtout, elles demandent une part d’inconfort.

    Ce que l’IA modifie

    L’intelligence artificielle est conçue pour simplifier. Elle réduit l’effort nécessaire pour parvenir au résultat. C’est précisément sa force… et sa singularité. Pour la première fois, un outil peut :

    • rédiger à notre place
    • expliquer instantanément
    • corriger immédiatement
    • proposer directement la version finale

    Autrement dit, il devient possible d’obtenir un travail abouti sans passer par toutes les étapes qui permettent normalement d’apprendre. Le résultat existe. Mais le chemin disparaît.

    Le précédent d’Internet… amplifié

    Nous avons déjà vécu une évolution comparable. Avec Internet, nous avons progressivement cessé de mémoriser certaines informations : il suffisait de savoir où les trouver. Avec l’IA, le changement est plus profond : ce n’est plus seulement la mémoire qui peut être externalisée, mais aussi une partie du raisonnement. On ne cherche plus seulement l’information. On délègue parfois la formulation elle-même.

    Deux usages possibles

    Pourtant, la conclusion n’est pas simple. Car l’IA peut aussi devenir un outil pédagogique puissant. Tout dépend de la manière dont elle est utilisée. Elle peut être :

    • une béquille qui évite l’effort
    • ou un guide qui accompagne l’apprentissage

    Par exemple, elle peut donner directement la solution… ou proposer des exercices, poser des questions, guider la réflexion. Dans un cas elle remplace l’activité mentale. Dans l’autre elle la stimule.

    Un enjeu collectif

    Cette question dépasse l’école. Elle concerne aussi :

    • la formation professionnelle
    • l’apprentissage autonome
    • la transmission des savoirs
    • la vie associative et citoyenne

    Car une société repose moins sur la quantité d’informations disponible que sur la capacité de ses membres à comprendre, relier et juger. L’intelligence artificielle ne retire pas ces capacités. Mais elle peut modifier les habitudes qui les entretiennent.

    Une question ouverte

    Nous sommes au début de cette transition. Personne ne sait encore exactement quelles pratiques s’installeront durablement. Mais une chose apparaît déjà : l’IA ne remplace pas seulement certaines tâches — elle transforme le rapport entre effort et connaissance. C’est pourquoi le sujet mérite d’être discuté collectivement, calmement, sans fascination ni rejet.

    👉 La vidéo proposée ci-dessous constitue un point d’entrée pour réfléchir à ces évolutions et à leurs implications concrètes dans nos apprentissages quotidiens.

    Vidéo “la fabrique à idiots” :

  • Soirées de pratique du silence intérieur – stopper ses pensées

    Soirées de pratique du silence intérieur – stopper ses pensées

    Dans un quotidien souvent saturé de sollicitations, d’écrans, de bruit et de pensées incessantes, il devient précieux de pouvoir s’arrêter… et simplement être là.Je propose à Saint-Hilaire-Peyroux des soirées de pratique du silence intérieur, ouvertes à toute personne débutante et motivée, à partir de 15 ans. Ces rencontres ont pour objectif d’explorer, de manière concrète et accompagnée, la capacité à ralentir les pensées, à prendre conscience du corps et à goûter des espaces de silence intérieur.

    Un laboratoire d’exploration intérieure

    Ces soirées ne sont ni des conférences ni des cours théoriques. Elles sont pensées comme un laboratoire d’expérimentation, où l’on apprend surtout par l’expérience directe.
    À travers des exercices de ressenti corporel, d’attention, de présence et d’écoute du silence, chacun est invité à découvrir comment :

    • développer une présence corporelle,

    • agir sur le flux des pensées,

    • descendre dans le silence,

    • maintenir cet état de plus en plus longtemps.

    Un temps d’échange en fin de séance permet de partager les ressentis.

    Un cadre simple, convivial et accessible.

    Les soirées ont lieu deux jeudis par mois, de 19h30 à 21h, en petit groupe (10 personnes maximum), dans un cadre convivial et bienveillant, chez moi à Saint-Hilaire-Peyroux.
    La participation se fait à prix libre, afin de rester accessible à tous.

    Un groupe WhatsApp est mis en place pour faciliter l’organisation pratique, le partage des dates et les informations utiles.

    Ces rencontres s’adressent à toute personne curieuse d’explorer son monde intérieur, de cultiver plus de calme et de clarté, et d’expérimenter ce que signifie faire une pause dans le flux des pensées.

  • Écrire & sourire

    Écrire & sourire

    Vous avez envie d’écrire ? venez participer à mes ateliers d’écriture, des moments simples et conviviaux de partage.

    Vous souhaitez que je vous prête ma plume?

    C’est avec grand plaisir, contactez-moi pour évaluer vos besoins, il peut s’agir d’écrire vos mémoires, celles de vos aïeux, dresser le portrait d’un proche, ou rendre un dernier hommage… (voir les exemples publiés sur mon site …)

    Je suis à votre écoute et j’écris pour vous…

    Rendez-vous sur

    ecriresourire19.fr

  • La grimpe arboricole : renouer avec le vivant par le mouvement

    La grimpe arboricole : renouer avec le vivant par le mouvement

    Je pratique et transmets depuis plusieurs années une activité simple en apparence, mais profondément transformatrice : la grimpe arboricole. Il s’agit de grimper dans les arbres, à mains et pieds nus, sans matériel, dans une approche progressive, respectueuse et consciente. Une pratique qui reconnecte le corps, l’esprit et le vivant, et que je partage aujourd’hui localement, de manière bénévole, en Corrèze, autour de Saint-Hilaire-Peyroux.

    Une pratique à la croisée du corps et du vivant

    La grimpe arboricole n’est ni de l’escalade sportive, ni une recherche de performance. C’est une exploration du mouvement naturel, inspirée de pratiques comme le Tarzan Movement ou le Parkour Primal, mais surtout nourrie par l’expérience directe : sentir l’écorce sous les mains, ajuster son équilibre, écouter ses appuis, respirer avec l’arbre.

    Grimper, c’est revenir à quelque chose de fondamental. Le corps se déploie en synergie : force, mobilité, coordination, souplesse. Chaque mouvement engage l’ensemble du corps, sans isolement, sans machine, sans artifice. Le geste devient plus simple, plus juste, plus vivant.

    Mais au-delà de l’aspect physique, il se passe autre chose. L’arbre invite à ralentir, à être présent. Il n’impose rien. Il propose. À chacun d’écouter ses limites, ses peurs, son énergie du jour. La pratique devient alors un espace d’apprentissage intérieur autant qu’un terrain de jeu.

    Une transmission locale, simple et vivante

    Je transmets cette pratique dans un cadre personnel, informel et bénévole. Les sessions ont lieu en petit groupe, dans les forêts autour de Saint-Hilaire-Peyroux, parfois sur un spot d’entraînement que j’ai aménagé à faible hauteur avec du bois local. L’idée n’est pas de “consommer” une activité, mais de vivre une expérience partagée, dans le respect des lieux et des personnes.

    La grimpe arboricole crée naturellement du lien : lien à soi, lien aux autres, lien au territoire. Elle repose sur des principes simples : sobriété, attention, écoute. Il n’y a pas d’équipement particulier, pas de structure lourde, seulement le corps, l’arbre et la relation qui se tisse entre les deux.

    Chacun grimpe à son rythme, sous sa propre responsabilité. Il n’y a pas d’enjeu de performance, ni d’obligation de “monter haut”. Parfois, rester à quelques mètres du sol est déjà une grande aventure intérieure.

    Corps, sensibilité et compréhension

    Mon parcours personnel et professionnel (ostéopathe) m’a amené à m’intéresser profondément au corps, à ses tensions, à ses adaptations, à sa mémoire. La grimpe arboricole fait naturellement écho à cette recherche : elle remet le corps en mouvement de manière globale, intelligente, souvent plus parlante que de longs discours.

    Pour certaines personnes, elle permet de retrouver confiance, d’apprivoiser des peurs, de se réconcilier avec leur corps. Pour d’autres, c’est simplement un espace de respiration, de jeu, de présence à la nature. Chacun y trouve ce dont il a besoin, là où il en est.

    Une invitation ouverte

    Les sessions ont lieu toute l’année, au rythme des saisons. Le froid, la pluie, le soleil font partie de l’expérience. Elles sont gratuites et ouvertes à toute personne curieuse, débutante ou non, dans un esprit de simplicité et de bienveillance.

    Si cette proposition vous parle, si vous avez envie de découvrir une autre manière de bouger, de vous relier aux arbres et au vivant, vous pouvez rejoindre le groupe WhatsApp, qui sert à organiser les sorties et partager les prochaines dates.

    La grimpe arboricole est une proposition. Une invitation à remettre un peu plus de présence, de mouvement et de vivant dans nos corps et dans nos vies.

     

  • JEU-enquète : traces web de l’histoire locale

    JEU-enquète : traces web de l’histoire locale

    Imaginez la scène : en 2030 vous racontez à vos petits-enfants vos souvenirs de manifestations anti-gaz de schiste, vos combats pour sauver une forêt, vos actions contre une pollution près de chez vous, ou même une bataille contre un projet controversé. Ils écoutent, les yeux écarquillés… puis sortent leur téléphone …

    Bien remontés contre les fake-news, le réflexe de vos descendant.e.s sera de scruter les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, et les archives des médias locaux : quelles traces subsistent de ces événements qui ont marqué notre territoire ? Citoyliens vous propose une démarche collaborative pour évaluer la conservation des traces sur différents acteurs d’internet …

    Devenez détectives de l’histoire locale !

    Pas besoin de loupe ou de chapeau de Sherlock, juste d’un clavier et d’une bonne dose de curiosité. Voici comment jouer :

    1. Choisissez UN événement marquant pour vous :
      • Une manifestation (anti-gaz de schiste, Gilets Jaunes, passe sanitaire…).
      • Une action environnementale (nettoyage de rivière, lutte anti coupe rase, pollution … )
      • Un débat ou un scandale local (argent public, procès, mobilisation projet inutile …)
      • Une victoire citoyenne (pétition, alternative écologique, lanceur d’alerte).
    2. Lancez vos recherches avec des mots-clés précis : « Manifestation [nom de votre ville] », « Pollution [nom de la rivière ou de l’entreprise] », « Forêt [nom du lieu] coupe rase » , « Procès [nom du projet] »
    3. Notez vos résultats : Les articles de la presse locale remontent-ils ? Les posts Facebook ou Instagram des collectifs sont-ils visibles ? Google vous mène-t-il vers des infos pertinentes… ou vers la dernière recette de tarte aux myrtilles ? Y a-t-il des trous de mémoire ? Des événements disparus des radars ?

    Sites où chercher …

    La TV locale, Radio bleu, La Montagne, Le Populaire du Centre, mais aussi Youtube, Facebook, Instagram, des sites de pétition en ligne …

    Pourquoi ce jeu ?

    Pas question de stigmatiser les médias ou les algorithmes. L’idée, c’est de comprendre ensemble : À l’ère du numérique, qui raconte notre histoire ? Qu’est-ce qui remonte à la surface des moteurs de recherche ? Qu’est-ce qui sombre dans l’oubli ? Si vos petits-enfants cherchaient ces événements dans 10 ans, les trouveraient-ils ?

    Exemple concret : mobilisations contre le gaz de schiste, des luttes contre l’usine à pellets de Bugeat, ou des actions des Gilets Jaunes …

    Un défi supplémentaire pour les abonné·e·s : Vous avez un compte payant sur un média local (accès aux archives complètes) ? Comparez vos résultats avec ceux du moteur de recherches public ! La mémoire locale est-elle réservée à celles et ceux qui paient ?

    Où envoyer vos découvertes ?

    Participez avant le 15 mars 2026 en nous envoyant : Vos mots-clés testés. Vos résultats (liens, captures d’écran, surprises). Vos déceptions ou pépites exhumées. 📧

    Par mail : redaction@citoyliens.fr
    Via ce FORMULAIRE EN LIGNE
    Et aussi dans les commentaires ci-dessous …

    Faut-il le rappeler ? Les sites de journalisme citoyen comme Citoyliens, la Trousse corrézienne ou feu Le Lot en Action – permettent à des acteurs locaux de s’exprimer de façon riche sans limitation de longueur. Cela favorise qu’ils soient trouvables par moteurs de recherche. L’historique des contributions sont aussi explorables sans abonnement, sans captation de données, sans publicité.

    Ici, l’intégralité de histoire éco-citoyenne déposée reste accessible, publique, et influente …

  • Nos voeux en vidéo et sous le signe du castor …

    Nos voeux en vidéo et sous le signe du castor …

    Les vœux de Citoyliens en vidéo ✨

    Sous le signe du castor 🦫, soigneur de l’environnement, qui vient de réapparaître dans notre département.

    👉 Découvrez notre vidéo de vœux ici :

    Consultez l’article sur le retour du castor en Corrèze repéré par Hervé Covès ici

    Merci aux artistes Nicolas, Jérome, Sophie, Anne, Fred

    Citoyliens #TransitionÉcologique #Corrèze #Biodiversité

  • Conseils avisés pour la santé des yeux

    Conseils avisés pour la santé des yeux

    Quelle providence que pouvoir compter sur une bonne vue. Dans Citoyliens nous ne parlons quasiment jamais de santé. Ce mois de janvier étant pauvre en événements et propositions associatives (c’est le mois des assemblées générales), une fois n’est pas coutume, nous vous partageons une vidéo généraliste délivrant des conseils sur la santé oculaire faisant appel à des pratiques naturelles et gratuites, que chacun peux faire tout au long de la journée …

    N’hésitez pas à partager vos appréciations via le formulaire de commentaires ci-dessous !

    Ajoutons que la chaîne semble contenir d’autres conseils de la même veine. Conçues de façon aussi directs et pédagogiques, tout en citant les études sources sur lesquels sont basés ces conseils …

    Voir par exemple celles sur la vitamine D … bien utile en ce milieu d’hiver … https://www.youtube.com/watch?v=rSJ5WBFHCVM

    Bon atelier santé des yeux !