Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif.
Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain.
Vous êtes venu marcher pour le climat à Brive samedi 16 mars ? vous avez vu une délégation de citoyens être invitée à entrer dans la mairie pour s’entretenir avec un élu …
Voici l’enregistrement audio intégral de cet échange .
Vous voulez savoir à quel degré de conscience, de prise en compte du climat l’agglomération de Brive en est ? quels sont les thèmes sur lesquels elle est en travail ?
La confrontation d’hier apporte des réponses à ces questions. Notre élu Mr Fisher venu de Malemort est membre de la dizaine de personnes chargées du grand dossier de l’environnement. Les compétences sont donc “distribuées”. Il essaiera avec le directeur du cabinet du Maire de nous dérouler ses 30 diapos sur toutes les actions “environnement” de l’agglo.
Peine perdue, les citoyens l’interpellent sur le principe même de réchauffement climatique et d’atteinte à la biodiversité localement. Avec grande diplomatie l’élu essaiera pendant une heure trente de répondre et de démontrer l’honnêteté et le travail de l’Agglo. : le travail sur la centrale à biomasse, la réduction d’un tiers des déchets dans 2 ou 3 quartiers et 5 ans en avance sur l’échéance nationale, la compensation de tous les terrains articificialisés et de tous les arbres coupés … (une association locale prend RV pour avoir les chiffres).
Face aux citoyens, l’élu souhaite éviter la confrontation sur le mot vision, en disant vaut-il mieux une vision et aucun effet ou des résultats sans vision ?
Brive est un cas exemplaire en France : exceptionnelle en 3 points : degré de réchauffement, haute richesse de biodiversité, outrance de la bétonnisation
En tout cas vous entendrez se confronter un botaniste outragé porter le message de l’exceptionnelle biodiversité du bassin de Brive dont aucun document, aucune mesure, aucun crédit ne fait trace.
Les deux résultats de l’après midi
Premier résultat : la fédération Corrèze Environnement interroge les deux représentants de l’agglo sur la présence ou non d’un conseil de développement incluant des citoyens =
“Si 10 milliards d’humains vivent comme le Briviste aujourd’hui, on a perdu …”
Donc, comment éviter de faire du ping-pong entre un élu qui semble entier et vouloir agir et des citoyens qui inquiets de l’impassibilité institutionnelle sur les 2 questions climat et biodiversité ?
la loi “Notre” de 2015 prévoit qu’un conseil de développement doive exister dans les agglo de plus de 20000 habitants. Peut être est-il temps de le mettre en place ?
C’est à peut près le seul résultat à retenir de cette heure et demi de “confrontation”
L’élu ne voulait pas de “CONFRONTATION“. Pourtant, seuls les citoyens (le Pdt de l’assoc. Jardin Sauvage) avaient l’air d’être conscients de l’exceptionnelle biodiversité du bassin de Brive (aucun document de tourisme ni d’intention politique n’en fait état !!!!) (on comprend que notre spécialiste botanique local soit ulcéré d’avoir consacré 12 ans de sa vie et de travail documentaire pour une ignorance institutionnelle aussi totale)
Il est à se féliciter au contraire que ce moment ait été UNE CONFRONTATION, car le décalage mental est insupportable, confine au déni même du problème et CAUSE son accélération …
L’Agglo, par la voix de Mr Fischer se fait une fierté d’une série d’actions. Personne n’en nie le bien fondé, mais si on fait la lecture dans l’autre sens, il n’existe aucun problème de Réchauffement climatique et diminution de la biodiversité …
Minutage des différentes questions et sujets abordés lors de cette heure et demi
0min : Appel des citoyen = où est l’exemplarité de l’agglo sur les questions climat et biodiversité ?
7m36
= réponse à propos de l’aérodrome
Donner la priorité à l’activité économique est la source même du problème climatique sur la planète ET à Brive
Tout le Sud Ouest et Brive sont particulièrement concernés par le réchauffement climatique …
11m – Brive pourrait être un exemple français = Biodiversité + problème Climat + sur-urbanisation
15min – Obsolescence programmée …
18min – Problème de l’aéroport Souillac – nous contribuons tous pour des prix artificiels … c’est du vol
19m20 – retour sur les compétences de l’agglo
– où sont les traces de conscience écologique ? Où sont vos
intentions ?
21m – Par contre le KFC est inauguré !
22m – on ne peut pas donner l’exemple !
d’ailleurs tous les alentours de Brive sont tout vert – on assume
donc de bétonner Brive pour l’emploi
23m50 – quelles sont les actions qui vont
minimiser le réchauffement climatique, et la diminution de
biodiversité
Les
gestes responsables individuellement sont indispensables ; mais
sur le plan infrastructures et plan d’action ?
Dominique
Gaudefroy fait le constat qu’il n’existe RIEN depuis des années,
et que pour recueillir des avis sur le shéma de cohérence
écologique le responsable n’avait même pas de bureau.
(aucune
réponse)
28m – Pourquoi les arbres qui vont bien
sont-ils coupés ?
Cause = réseaux enterrés endommagés, mais ces arbres sont compensés …
31m – les forêts corréziennes se portent bien
et sont bien replantées
32m – la ville assume la priorité des emplois
et du commerce par rapport à la question de son propre réchauffement
34m – annonce de la future usine de
méthanisation
37m – deux cisotyens déplorent l’absence
totale d’intention en matière d’écologie et de biodiversité
depuis 15ans
L’élu parle d’un champ de 35 hectares de
photovoltaique et que le problème c’est le déficit de
communication
38m – témoignage d’un citoyen rural – le
problème de Brive ce sont ses 2 autoroutes
L’élu assume que comme Gap et Sarajevo, étant
dans une cuvette il y fera chaud
43m20 – Mais pourquoi une telle absence
d’arbres ? On empire systématiquement
45m – Et le recyclage des batiments existants et
abandonnés – non que du neuf partout – plus de souveraineté
alimentaire possible
La rivière Corrèze
59m07 – la voie verte, un itinéraire qui fait
une démonstration écologique à l’envers
1h09 – Et du photovoltaique sur les batiments
existants ? Brive a pu obtenir que de l’auto-consommation soit
consentie dans le cadre du contrat de transition écologique (Zac de
la Nau) voilà un résultat
1h12 – quelles sont les mesures de préservation
de la biodiversité ?
Il n’y a pas de plan, mais par contre, la
collectivité compense toute destruction de milieu.
1h13 – La compensation du golf de Brive a été
compensée de façon complètement artificielle et il y a destruction
d’espèces.
1h15 – Exemple du marais du Brezou – sous les
ordres du conservatoire – toutes les associations concernées n’ont
pas su trouver une méthode commune – au final c’est la fonction
filtrante originelle qui a seule été préservée
Retour sur la question plan de préservation …
où est le plan ?
Je ne le sais pas – cette responsabilité est
partagée par 10 responsables – Brive n’est pas en péril
Espèces à sauver ?
Non laissez tomber les espèces.
Ok, mais par contre la possibilité du mixage
génétique entre espèces est indispensable
« Fanfarons du Larzac »
1h19 – Le résultat de Brive : le zéro
pesticides
On ne sait pas si il y a un plan ou pas, mais ça
ne paraît pas une priorité.
Cantines locales – 1h25-15
1h27 – La bonne idée d’un individu, n’est
pas forcément une bonne idée pour la collectivité Idée des bus
gratuits ?
1h29 – Évocation de la mise en place d’un
conseil de développement (une obligation légale absente de l’agglo)
A
défaut d’une vision sur l’écologie, la mise en place de ce
conseil pourrait être la réponse.
Qu’est ce qui est préférable = une vision et
pas d’actes ? Ou des approches concrètes ?
A Brive, des lycéens sont descendus dans la rue pour manifester contre l’immobilisme du gouvernement et des décisionnaires concernant la question du réchauffement climatique.
Prenant conscience de l’impact que cela va avoir sur leurs vies futures, ils sont descendus dans la rue pour demander des mesures politiques fermes et ambitieuses.
Ce sont les enfants eux-mêmes qui ont souhaité se lancer dans cette aventure. Pour la LPO il s’agit surtout de sensibiliser les plus jeunes à la baisse du nombre de mésanges, pinsons, roitelets et autres. Près d’un tiers de nos oiseaux sauvages ont disparu en vingt ans. C’est dans ce contexte que la LPO multiplie le nombre de ses refuges. Ce sont les élèves qui ont l’avenir de la planète entre les mains”.
Brive est un lieu spécifique où se posent de façon aiguë les trois grandes questions actuelles :
le climat, la biodiversité, l’urbanisation.
L’urgence se montre chaque jour et beaucoup de citoyens en ont maintenant conscience, se mobilisent.
Parce que le catastrophisme répandu partout conduit à l’impuissance. Plusieurs associations travaillent à Brive sur toutes ces questions, parce que des actions sont possibles dès aujourd’hui, à tous les niveaux, local, national, international. Ainsi, l’idée d’une coordination entre tous les acteurs devient évidente.
Beaucoup de “petits pas” ont été fait. ALLONS, ENSEMBLE, PLUS LOIN.
“la Journée Mondiale pour le climat”aura lieu LE 16 MARS
De plus des comités étudiants se rallient au mouvement international “FRIDAY FOR THE FUTURE”, grève scolaire pour le climat que mènent des milliers de jeunes aux quatre coins du monde :
À Brive, il y a deux ans une “action pour le climat avait eu lieu au moment de la foire du livre et rencontré beaucoup de soutien; de façon indépendante en décembre dernier une “Marche pour le climat” a mobilisé 300 personnes dans les rues de Brive.
L’écologie reste, malgré les discours de façade, une préoccupation secondaire pour la plupart des élus de notre pays :
Abandon de la promesse d’interdiction des pesticides, abattage des arbres, fiscalité écologique” aberrante,
poursuite des politiques économiques destructrices de la nature.
Le 15 mars sera le temps de la jeune génération, des collégiens aux étudiants
qui se retrouvent pour manifester leur impatience, leur colère, leur volonté.
Mais nous ne nous arrêterons pas à des manifestations symboliques sans lendemain. “Les Colibris” travaillent en permanence au changement des pratiques, le “Jardin Sauvage” continue à étudier les conséquences déjà actuellement visibles du changement climatique et les atteintes à la biodiversité, “Nous voulons des coquelicots” poursuit son action et propose des rassemblements devant chaque mairie chaque 1er vendredi du mois prochain rassemblement le 1er Mars en particulier à Brive et à Tulle, 11 communes en Corrèze.
www.correzitude.fr/ACTION-CLIMAT-BRIVE/html
Il nous faut interpeller les politiques dans la réalité de leurs pratiques avec le soutien des écologistes déjà engagés dans l’action publique. Mais “ce n’est qu’un début”, chacun peut prendre sa place : ÉCOLOGIE et DÉMOCRATIE sont le même combat.
Produire sans chimie a des conséquences précieuses pour l’environnement et la survie de notre espèce. La preuve avec l’exemple cubain.Par Axel Leclercq -Publié le 27 janvier 2017 à 15:40 – Mis à jour le 2 février 2018 à 16:29291.6kRÉACTIONSPartager sur Facebook
Menacées à peu près partout dans le monde par des pesticides ravageurs, les abeilles ont peut-être trouvé leur petit coin de paradis : Cuba. Pourquoi Cuba ? Parce que ce pays a précisément abandonné les pesticides dans les années 1990 ! Sachant que tout notre écosystème repose en grande partie sur la survie des abeilles, voici sans doute le modèle à suivre. Explications !
Signe que les abeilles se portent comme un charme au pays du cigare et de la salsa, à Cuba, certains apiculteurs parviennent à recueillir 45kg de miel par ruche. Pour vous donner une idée, en France, la production moyenne serait moitié moindre !
Kamira / Shutterstock.com
Ces rendements spectaculaires ont même fait du miel biologique le quatrième produit d’exportation cubain. La production de 2014 a même atteint les 7 200 tonnes, pour une valeur totale estimée à 23,3 millions de dollars !- Publicité –
Si Cuba connaît aujourd’hui de tels résultats, c’est que l’île a été contrainte de se passer des pesticides au début des années 90. À l’époque, l’URSS n’était plus en mesure de lui fournir les produits. Résultat : les colonies d’abeilles ont peu à peu repris un maximum de vigueur ! Un mal pour un bien en somme…
« Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. Ça pourrait être la raison pour laquelle les abeilles ne meurent pas ici comme dans d’autres endroits. C’est un environnement très naturel ici. »
Que Cuba connaisse des productions records de miel (biologique, de surcroît) est à l’évidence une bonne nouvelle pour le secteur et pour les amateurs. Mais, au delà de ce simple constat, c’est aussi et surtout une bonne nouvelle pour l’humanité.
L’exemple cubain prouve en effet que ne plus recourir aux pesticides peut sauver les abeilles. Or, cet animal est le principal insecte pollinisateur de la planète et, de ce fait, il est à l’origine d’une grande partie de tout ce que nous mangeons et, donc, de notre survie sur Terre !
Crédit photo : Shutterstock
Plus près de chez nous, un autre territoire prouve lui aussi que l’absence de pesticides encourage le retour des abeilles : l’île d’Ouessant, en Bretagne. Là-bas, où les pesticides sont peu utilisés, la mortalité dans les ruches s’élève à 3% en hiver… contre 30 à 40% sur le continent !
Raison de plus pour dire adieu une bonne fois pour toutes à la chimie productiviste !
Voilà deux ans que Loup et Nathalie Fressinaud, exploitants laitier près d’Ambazac en Haute-Vienne, ont entamé leur conversion au bio. Un choix éthique et logique pour le couple d’agriculteurs réticents depuis des années à l’utilisation d’antibiotiques. D’après le guide 2018-2019, édité par les associations Agrobio 87, Agrobio 19 et la FRAB Nouvelle-Aquitaine, le nombre de fermes bio augmente ces dernières années sur les trois départements limousins.
Pascal Coste, président du Conseil départemental, et Pierre Chevalier président de Haute Corrèze Communauté espèrent un soutien affiché à la filière bois, déstabilisée par l’incendie volontaire de Mecafor, à Ussel, fin décembre 2018. Au programme du déplacement du ministre, visite en Creuse et passage à l’école forestière de Meymac. Si les élus attendent un soutien fort à la filière bois il y a pourtant une forte contestation contre “l’industrialisation de la forêt”.