Category: Citoyenneté

  • Appel national à MARCHES Climat PAIX Justice sociale

    Appel national à MARCHES Climat PAIX Justice sociale

    Samedi 26 septembre, marchons partout en France

    pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale

    📍 Lettre ouverte auprésident de la République

    Monsieur le Président de la République,

    Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.

    Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule cet été, sans que rien ne s’arrête ?

    Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?

    Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?

    Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?

    Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?

    Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?

    Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?

    Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit.

    • Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute.
    • Le GIEC (Groupe d’expertes et d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
    • À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.

    Nous nous sommes mobilisé·es

    Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.

    Un mouvement né des canicules de l’été

    Après les canicules de cet été, le mouvement a été lancé, puis très vite rejoint par des citoyen·nes, des volontaires et des militant·es du climat et de l’environnement.

    Huit rendez-vous à ne pas manquer

    L’appel du 26 septembre s’inscrit dans un automne de mobilisation unitaire, contre les violences policières, pour l’écologie, le vivant, la paix et la justice sociale. Se mobiliser le 20 septembre contre le droit de tuer, c’est défendre la possibilité de manifester, comme se réunir devant le ministère de l’Économie le 15, de marcher le 26 et de converger le 3 octobre.

    Cet appel est porté par un collectif de signataires, membres ou non d’organisations. Le site est édité par le Mouvement du 26 septembre, collectif de citoyens et citoyennes.

    13

    août

    Grève nationale des sapeurs-pompiersToute la journée, à l’appel des neuf syndicats des services d’incendie et de secours. Conférence de presse devant le ministère de l’Intérieur, place Beauvau.

    15

    sept.

    Pour exiger des moyens pour s’adapter et atténuer le changement climatiqueÀ Paris, de 19h30 à 21h devant le ministère de l’Économie, pour que la prochaine loi de finances marque une rupture et permette de faire réellement face à la crise climatique et ses conséquences sociales, sanitaires et environnementales. Pour que les canicules, incendies et sécheresses cessent d’abîmer nos corps de travailleurs·euses, d’élèves, de parents, de patient·es.

    20 sept.

    Contre le permis de tuer Partout en France, contre la présomption de légitime défense.

    26 sept.

    Pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale La marche nationale — objet de cet appel.

    27‑29 sept.

    Mobilisation nationale des sapeurs-pompiers Trois jours d’action et campement au Champ de Mars, à Paris, à l’appel de l’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs, techniques et spécialisés : pour leurs missions, leurs moyens, leur avenir, et pour la défense de la sécurité civile.

    29 sept.

    Grève de la fonction publique Journée de grève dans la fonction publique.

    3 oct.

    Convergence à Saint-Pierre-la-Garenne Devant le site de Syngenta, contre les pesticides et pour les vivant·es.

    10‑11 oct.

    Contre l’Omnibus pesticides Rassemblements bruyants et casserolades partout en France, contre la réforme européenne qui donnerait des approbations illimitées aux pesticides de synthèse, comme le glyphosate ou l’acétamipride.

    Signez l’appel

  • NON au permis de TUER – TULLE 20 sept

    NON au permis de TUER – TULLE 20 sept

    ✊ Mobilisation contre la loi permis de tuer !

    Cette loi, votée cet été, directement tirée du programme de Jean Marie Lepen, renforce l’impunité des forces de l’ordre et augmentera le nombre de personne tués par la police.
    Pour rappel, le nombre de mort a été multiplié par 5 depuis la dernière loi de 2017 sur le même sujet …

    📣 Des marches de protestations auront lieu le 20 septembre dans tout le pays, en Corrèze ce sera à Tulle à 10h au départ du marché couvert de la gare. (LIEN EVENEMENT)

    En plus de protester contre ce permis de tuer donné aux forces de l’ordre, mobilisons nous pour un changement radical de société ! L’élection présidentielle ne doit pas se faire que dans les urnes.

    La victoire ne peut pas exister sans la mobilisation dans la rue, c’est aujourd’hui qu’on doit commencer pour imposer un nouveau monde demain ! 🕊️✊

  • Mentir en politique : notre rapport aux faits, aux images et à la démocratie [vidéo]

    Mentir en politique : notre rapport aux faits, aux images et à la démocratie [vidéo]

    Le mensonge est aussi ancien que la politique. Mais que devient notre capacité à faire société lorsque les faits eux-mêmes ne constituent plus un terrain commun ?

    C’est autour de cette question que Laurent Gervereau présentait son ouvrage Mentir en politique, lors d’une rencontre du cycle Histoires de passages, organisé chaque été depuis onze ans par Nuage Vert, dans les environs d’Argentat-sur-Dordogne.

    Une présentation qui prolonge plusieurs décennies de recherches sur les images, les propagandes, les médias et leurs effets sur nos représentations du monde.

    Le mensonge politique ne date pas d’hier

    Platon, Machiavel, Jonathan Swift ou, plus récemment, Marc Bloch : la question du mensonge et de la propagande accompagne depuis longtemps la réflexion politique.

    Pour ouvrir la rencontre, Laurent Gervereau présente notamment une édition française ancienne de L’Art du mensonge politique, publiée à Amsterdam en 1757.

    Il montre également plusieurs objets historiques permettant de comprendre comment les signes et les images participent depuis longtemps à la construction du pouvoir, à la propagande ou, inversement, à la résistance politique.

    L’une des pièces présentées reproduit ainsi le célèbre Profilo continuo de Mussolini, œuvre conçue en 1933 : un visage du dictateur visible sous tous les angles, symbole saisissant de cette volonté totalitaire d’occuper en permanence l’espace mental et visuel.

    Une omniprésence qui, pour Laurent Gervereau, trouve de nouveaux équivalents dans notre époque médiatique, où certains personnages politiques apparaissent continuellement sur nos écrans et finissent par coloniser notre imaginaire.

    ▶️ À voir : Laurent Gervereau présente Mentir en politique, dans le cadre des Histoires de passages de Nuage Vert, capté par Citoyliens près d’Argentat-sur-Dordogne.

    Travailler sur la propagande sans faire de propagande

    Toute la difficulté consiste précisément à montrer ces documents sans reproduire le discours qu’ils portent.

    Laurent Gervereau revient sur plusieurs travaux qu’il a menés au cours de sa carrière : la propagande sous Vichy, la guerre d’Algérie, l’histoire de l’immigration, l’affaire Dreyfus ou encore le système concentrationnaire nazi.

    Son principe reste le même : travailler à partir des faits, des documents et de la recherche.

    Face au négationnisme, aux instrumentalisations idéologiques ou aux affrontements de mémoires, il défend une méthode simple mais essentielle : lorsque l’on sait, on documente et on démontre ; lorsque l’on ne sait pas, on le dit.

    Pour lui, c’est précisément ce travail historique et scientifique qui permet de regarder les sujets les plus difficiles sans les réduire à une guerre de récits.

    Une vie à étudier les images

    Cette réflexion sur le mensonge politique est aussi l’aboutissement d’un long parcours.

    Entré en 1978 au Musée des Deux Guerres mondiales, devenu ensuite Musée d’Histoire contemporaine, Laurent Gervereau constate très tôt un paradoxe : les institutions conservent d’immenses collections de photographies, d’affiches et d’objets, mais les chercheurs les utilisent encore très peu comme véritables sources historiques.

    Il développera progressivement une approche transdisciplinaire consacrée à l’ensemble de la production visuelle humaine.

    Cette démarche donnera notamment naissance à des travaux sur le mensonge des images, les manipulations visuelles et, dès 2007, à une réflexion sur ce qu’il appelle la « guerre mondiale médiatique » : l’idée que la victoire politique ou militaire se joue aussi — et parfois surtout — dans la représentation médiatique des événements.

    Un « livre forêt »

    Mentir en politique rassemble 42 contributions dans un ouvrage de 534 pages.

    Laurent Gervereau le décrit comme un « livre forêt » : un ouvrage dans lequel chacun peut circuler, entrer par une époque, un personnage ou une question particulière.

    Le parcours commence dans les civilisations anciennes et conduit jusqu’au monde contemporain.

    Il interroge les mensonges de dirigeants, les omissions, les stratégies politiques, la propagande, mais également des situations plus ambiguës : à quel moment une déclaration devient-elle véritablement un mensonge ? Quelle différence entre stratégie, dissimulation, incertitude et manipulation ?

    L’objectif n’est donc pas simplement de dresser une galerie de dirigeants menteurs.

    Il s’agit de réfléchir à une question beaucoup plus profonde : quelle place le mensonge occupe-t-il dans l’exercice même de la politique ?

    Quand disparaît le langage commun des faits

    La question devient particulièrement préoccupante lorsque le débat ne porte plus sur l’interprétation des faits, mais sur leur existence même.

    Pour Laurent Gervereau, une société peut accueillir des convictions, des cultures et des modes de vie extrêmement différents.

    Mais elle a besoin d’un minimum de langage commun.

    Ce langage commun repose notamment sur l’acceptation des faits établis, de la recherche, et du caractère nécessairement évolutif de la connaissance scientifique.

    Si cette base disparaît, sur quoi pouvons-nous encore discuter ensemble ?

    Cette interrogation traverse toute la présentation et dépasse largement la seule histoire du mensonge politique.

    Du planétaire au très local

    La rencontre prend alors une dimension plus large.

    Laurent Gervereau insiste sur la nécessité de replacer les questions politiques dans plusieurs niveaux simultanément : notre territoire immédiat, une région, un pays, un continent et, enfin, notre condition commune d’habitants d’une même planète.

    Les dérèglements climatiques, la pollution de l’eau et de l’air ou l’effondrement de la biodiversité dépassent évidemment les frontières.

    Mais cette conscience planétaire ne doit pas conduire à effacer le local.

    Il défend au contraire l’importance du bassin de vie, de la connaissance du territoire dans lequel nous habitons et de la démocratie locale : connaître son histoire, sa faune, sa flore et conserver une capacité d’agir là où nous vivons.

    Arrêter avec le business du Progrès

    Lors des riches échanges avec le public qui ont duré après l’intervention, Laurent Gervereau a développé aussi sa critique de la notion de “Progrès” pour défendre partout et pour tout un “tri rétro-futuro” évolutif. Il s’agit d’un rapport différent au temps, à l’Histoire et à nos vies quotidiennes, refusant l’illusion d’”avancées” technologiques sans fin qui seraient le “Bien”.

    Développée au XIXe siècle et justifiant par ailleurs les conquêtes coloniales, cette illusion du “Bonheur” individuel par la technique a montré en effet de façon terrible ses failles dans nos temps dystopiques des “retardeurs criminels”. Déjà Elisée Reclus avait forgé la notion de “régrès” en 1905.

    Face à cela, avec l’esprit d’une philosophie de la relativité, le tri rétro-futuro évolutif part d’un principe simple : choisir (en évoluant) ce qu’on veut conserver, là où on veut revenir en arrière, ce qu’on veut changer par l’innovation.

    Ainsi aujourd’hui l’IA et notre ubiquité constante privilégiant la vision indirecte par rapport à la vision directe (ce qu’il y a autour de nous) montrent l’urgence vitale –au sens propre– pour les humains d’une telle remise en question locale et planétaire.

    Ne pas enfermer les individus

    Autre idée développée au cours de la rencontre : refuser les assignations identitaires.

    Laurent Gervereau préfère parler d’individuation : considérer chaque personne comme un être singulier, aux appartenances et influences multiples, capable d’évoluer.

    Une manière, selon lui, de sortir progressivement de la logique des blocs qui s’opposent, des groupes qui s’enferment et des identités utilisées comme instruments de confrontation.

    Car derrière le mensonge politique apparaît finalement une question encore plus vaste :

    comment continuer à faire société dans un monde fragmenté, saturé d’images et d’informations, confronté à des défis qui exigent au contraire une capacité d’action collective ?

    C’est probablement ce qui donne toute sa portée à Mentir en politique.

    Plus qu’un ouvrage sur les manipulations des gouvernants, Laurent Gervereau le présente comme une réflexion sur la situation humaine, notre rapport aux faits et les conditions mêmes de notre vie en commun.

    Ne pas enfermer les individus

  • Projet de loi “programmation militaire” et communiqué intersyndical

    Projet de loi “programmation militaire” et communiqué intersyndical

    LETTRE OUVERTE CGT 19, FO Corrèze, FSU Corrèze, Solidaires Corrèze

    Monsieur le Préfet de la Corrèze, Madame et Monsieur les Députés de la Corrèze, Messieurs les Sénateurs de la Corrèze,

    Le projet de loi d’actualisation de la LPM 2024-2030 a été adopté le mardi 19 mai par l’Assemblée nationale. Le texte doit être examiné au Sénat début juin. S’il parvenait à être voté par le Parlement, la LPM initiale à 413,3 milliards d’euros, montant jamais égalé, augmenterait encore de 36 milliards d’euros et installerait un régime d’exception au gouvernement qui agirait, par décret, de manière profonde et injuste sur les droits des travailleurs, et au-delà sur l’ensemble de nos concitoyens, sans passer par le débat parlementaire. Cette perspective d’« état d’alerte de sécurité nationale » nous est insupportable. Il est, au contraire, urgent de garantir une transparence totale sur ces sujets sensibles.

    Depuis la déclaration d’économie de guerre prononcée par le Président Macron, tout s’organise dans notre pays pour se mettre en capacité de produire plus d’armements. Augmenter les cadences de production, forcément au détriment de la qualité et des conditions de travail, pour fabriquer des munitions destinées à l’export ne peut que nous alerter. Le régime d’exception permettrait de déroger, non seulement à la séparation des pouvoirs, mais aussi aux règles sur le temps de travail, sur la sécurité au travail, sur l’environnement, …

    La défense de notre pays, détenteur de l’arme de dissuasion nucléaire, ne nécessite pas d’acheter aux industriels plus d’armements. En revanche, les besoins sont bien réels et immédiats dans l’ensemble de nos services publics comme, entre autres :

    • à l’hôpital public où la mobilisation actuelle au CH d’Ussel en est une preuve flagrante,
    • dans l’éducation nationale qui voit arriver une certaine militarisation de la jeunesse avec, à titre d’exemple, la multiplication des « classes défense » dans les collèges de notre département mais aussi avec le service militaire volontaire et, plus récemment, les journées portes ouvertes en régiment d’infanterie.

    Pour nos organisations, il est inacceptable qu’un tel projet de loi d’« état d’urgence » puisse voir le jour en réduisant les droits sociaux, environnementaux et en privant, de fait, de moyens importants pour la population. Les droits des travailleurs pour qui seuls comptent le pain, la paix et la liberté, ne sont pas une variable à sacrifier sur l’autel de l’économie de guerre.

    Nous demandons au représentant de l’État que ce projet de loi soit immédiatement retiré par le gouvernement et aux parlementaires de notre département que ce projet de loi ne soit pas adopté.

    Tulle, le 26 mai 2026

  • Dernière chance pour rejoindre l’Assemblée citoyenne de la Corrèze

    Dernière chance pour rejoindre l’Assemblée citoyenne de la Corrèze

    📅 Vous n’avez pas encore candidaté ?Il vous reste quelques jours pour le faire ou convaincre un ami !

    Vous habitez la Corrèze et vous souhaitez vous investir pour le développement de ce territoire et le bien-vivre de ses habitants* ?

    Échangez, proposez, participez à des projets concrets aux côtés d’autres Corréziens durant 2 ans.

    Devenez l’un des 38 membres de la prochaine Assemblée Citoyenne du Département de la Corrèze !

    (tirage au sort d’un homme et d’une femme par canton) Vous avez jusqu’au 25 mai à minuit pour candidater !

    *hors élus et agents territoriaux

    Je candidate

    Conseil Départemental Corrèze Rue René et Emile Fage, 19000, Tulle
  • Bilan des listes citoyennes aux municipales et procès de Limoges [Fréquence Commune]

    Bilan des listes citoyennes aux municipales et procès de Limoges [Fréquence Commune]

    Listes citoyennes : deux fois plus de victoires qu’en 2020, mais des défaites symboliques

    Dans 159 communes, des listes citoyennes et participatives ont été élues aux élections municipales des 15 et 22 mars, selon le décompte actualisé lundi par la coopérative Fréquence commune. C’est deux fois plus que lors du précédent scrutin municipal, en 2020 (66 listes élues).

    La coopérative fondée en 2020 a comptabilisé les listes qui construisent leur programme et désignent leurs candidats par un processus ouvert et écartent la participation des partis politiques. Elle dénombre au total 2 640 élus après deux tours de scrutin, grâce à des victoires essentiellement référencées dans les communes de 1 000 à 20 000 habitants. (…)

    Un bilan contrasté

    Le bilan de la dynamique citoyenne, cuvée 2026, reste donc contrasté. Dans les grandes villes, en particulier, plusieurs défaites symboliques ternissent le tableau. Les listes citoyennes aux commandes depuis 2020 n’ont pas été reconduites

    Lire la suite de l’article sur Fréquence Commune

    Chronique du procès à Limoges des sabotages d’antenne Orange d’Enedis [Reporterre]

    Incendier des antennes 5G, un «<small class="fine d-inline"> </small>acte nécessaire<small class="fine d-inline"> </small>»<small class="fine d-inline"> </small>? La justice appelée à trancher

    Les soutiens de prévenus devant le tribunal de Limoges. – © Daniel Lauret / Reporterre

    Plusieurs années de prison ont été requises contre deux personnes pour des incendies d’antennes relais et de véhicules Enedis. La défense et les soutiens des prévenus ont voulu transformer ce procès en celui du « déferlement numérique ».

    L’état de nécessité écologique peut-il légitimer une action de destruction d’équipements de télécommunications ? C’est, en filigrane, la question qui a été débattue les 19 et 20 mars au tribunal judiciaire de Limoges, devant lequel ont comparu un homme et une femme, Fernando et Anne, respectivement âgés de 70 et 55 ans.

    Ces deux habitants de Haute-Vienne étaient poursuivis pour les incendies de véhicules Enedis à Limoges en 2020 et d’antennes relais situées sur la commune des Cars (Haute-Vienne) en 2021. Cette dernière action, revendiquée à l’époque par un comité « pour l’abolition de la 5G et de son monde » a privé près de 1,5 million de personnes de la TNT, de la radio et de services de téléphonie mobile pendant huit jours. Des tags contre les compteurs Linky et la 5G avaient été retrouvés sur place.

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  • Néoruraux et Corréziens de souche : clefs de rencontre … [2 vidéos]

    Néoruraux et Corréziens de souche : clefs de rencontre … [2 vidéos]

    Un livre d’anthropologie comme mode d’emploi d’un territoire à un moment charnière. Marie-France Houdart décode ce qui se joue vraiment entre les anciens du Limousin et les néoruraux qui arrivent.

    D’après l’interview vidéo et la conférence de Marie-France Houdart

    Ils arrivent par vagues depuis quelques années, attirés par les granges à rénover, les terres accessibles, la nature préservée. Les néoruraux qui s’installent en Corrèze rêvent souvent d’une vie “autrement” — plus en accord avec leurs valeurs, leur rapport à la nourriture, au travail, à la communauté. Et le Limousin leur semble une promesse tenue.

    Sauf que cette terre n’est pas vide. Elle ne l’a jamais été. Et ce qui se joue aujourd’hui — entre deux mondes qui se regardent parfois de loin — a des racines bien plus profondes qu’une simple question de voisinage.

    Une agriculture volontairement sacrifiée

    Pour comprendre le présent, Marie-France Houdart remonte le fil. Depuis cinquante ans qu’elle vit en Corrèze — venue de Tunisie et du Pérou, avec les yeux d’une anthropologue —, elle a observé, discuté, compris. Et ce qu’elle raconte dérange un peu : l’exode rural du Limousin n’est pas une fatalité. C’est une politique.

    Pendant les Trente Glorieuses, la modernisation de l’agriculture a signifié la concentration. Dix petites exploitations ne pouvaient prétendre aux subventions qu’une seule. Les neuf autres ? “Débrouillez-vous, allez en ville.” Le remembrement a suivi, redessinant les parcelles, effaçant des siècles d’héritage.

    “Pour se moderniser, il faut avoir de grandes surfaces. Et ceux qui n’en avaient pas assez n’avaient plus qu’à aller voir ailleurs.”Marie-France Houdart

    Ce n’était pas une catastrophe naturelle. C’était un choix. Et ce choix a laissé des terres, des maisons, des granges vides — celles que l’on “promet” aujourd’hui aux nouveaux arrivants.

    Pourquoi la terre ne se vend pas

    Pour comprendre pourquoi les Corréziens de souche sont si attachés à leur terre — même en friche, même mal exploitée —, il faut remonter au Moyen-Âge. Tenanciers héréditaires cultivant les terres des seigneurs, ils ont acquis ces lopins centimètre par centimètre, génération après génération, au prix de l’émigration saisonnière à Paris, du sacrifice collectif, des mariages stratégiques.

    Ce n’est pas de la propriété. C’est de la mémoire incarnée. Ce n’est pas de l’entêtement. C’est de la fidélité aux ancêtres.

    Deux mondes face à face

    Les anciens d’ici

    • Attachement viscéral à la terre héritée
    • Valeurs de continuité, de discrétion
    • Méfiance face à ceux qui “veulent leur montrer comment faire”
    • Mémoire longue du sacrifice collectif

    Les néo-ruraux

    • Envie de rupture avec le mode de vie urbain
    • Valeurs alternatives sur l’alimentation, le travail, l’habitat
    • Énergie et dynamisme créatif
    • Ignorance (souvent sincère) des codes locaux

    Le choc n’est pas inévitable. Mais il est réel. Et il peut faire des dégâts si personne ne le nomme.

    La phrase de Marcelle Delpastre

    Paysanne-philosophe corrézienne, morte en 1998, Marcelle Delpastre avait tout anticipé dans un court texte adressé aux nouveaux venus :

    “Vous êtes bienvenus, vous pouvez cultiver la terre — mais attention, ne nous volez pas notre âme.”Marcelle Delpastre, paysanne et écrivaine corrézienne

    Pas de rejet. Pas de fermeture. Mais une exigence : celle du respect, de la curiosité, de la réciprocité. C’est exactement ce que défend Houdart dans ses deux livres.

    Deux livres comme boussole

    Essai · Le livre de la conférence

    Limousin, Terre Promise

    Le livre qui a inspiré cette conférence. Houdart y analyse le rendez-vous historique entre un territoire vidé par une politique agricole délibérée et les nouveaux habitants qui y cherchent une vie autrement.

    Guide culturel · 100 pages

    Comprendre le Pays Limousin… et y vivre

    Un précis dense et accessible des notions culturelles clefs pour aborder le Limousin. Court, essentiel. Écrit autant pour les néoruraux qui arrivent que pour les anciens qui veulent se faire comprendre.

    Ces deux livres forment ensemble ce qu’on pourrait appeler un kit de décodage pour quiconque veut s’installer en Corrèze sans se tromper de territoire — et pour les Corréziens qui veulent comprendre qui frappe à leur porte.

    Le message d’Houdart est finalement simple : ne pas avoir peur les uns des autres. Faites-les parler. Écoutez-les. Demandez-leur conseil. Racontez-leur votre vie. L’hospitalité ne demande pas l’effacement — elle demande la curiosité.

    le film Vivre à Davignac (années 70)

    Un témoignage saisissant de la politique agricole qui a forgé le Limousin d’aujourd’hui.

    À voir aussi : le film Vivre à Davignac (années 70), disponible sur l’INA — un témoignage saisissant de la politique agricole qui a forgé le Limousin d’aujourd’hui.

  • Dermatose : Union syndicale éleveurs et paysans Creuse / Corrèze

    Dermatose : Union syndicale éleveurs et paysans Creuse / Corrèze

    Un reportage de Tele-Millevaches – Union syndicale et prise de parole des représentants des éleveurs et paysans et de professionnels du monde agricole de Creuse / Aubusson.

    Voir l’article original de Tele-Millevaches (cliquez)

    Les éleveurs et paysans de Corrèze appellent à une mobilisation à partir du 6 septembre

    à #ussel au rond point de Saint Angel le lng de la A89

    et à Brive la Gaillarde sur la A20 au niveau de l’échangeur 51 – Brive Ouest / Carrefour

  • Réunion publique/Débat – Collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac

    Réunion publique/Débat – Collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac

    Le Collectif Stop agrivoltaïque Cressensac organise une réunion publique pour répondre à toutes les questions de fond que posent les centrales photovoltaïques dans les espaces naturels et détailler les nombreux enjeux autour du phénomène d’accaparement des terres agricoles par les industriels de l’énergie. La réunion se déroulera le samedi 11 octobre à 11h à la salle de fêtes de Cressensac.

    Cette réunion publique, prévue de longue date avait été annoncée dans un article paru le 29 août dans actuLot. Suite à cette parution, la mairie de Cressensac a enfin décidé de communiquer le 24 septembre en réunion publique sur deux des quatre projets prévus sur la commune. Mais celle-ci n’a pas “calmé les esprits”, bien au contraire. Peu satisfait des exposés des porteurs de projets et de leurs  arguments, et compte tenu de l’intérêt du public venu en nombre, le collectif citoyen a décidé de maintenir son rendez-vous avec tous les habitants intéressés.

    Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac informera sur l’ensemble des projets photovoltaïques à Cressensac-Sarrazac et fera un bref état des lieux des projets des communes voisines et du département du Lot. En s’appuyant sur des rapports d’experts et de scientifiques, sur des retours d’expérience, le collectif exposera les problématiques suscitées par ces installations industrielles dans nos campagnes. Des représentants de la Confédération Paysanne du Lot et de la Corrèze parleront des menaces que fait peser l’agrivoltaïsme sur l’avenir du monde paysan. D’autres associations et collectifs locaux viendront également témoigner des luttes en cours sur leur territoire.

    Cette rencontre accordera une large part au débat. Il sera aussi l’occasion de permettre au public d’entamer une réflexion collective sur la pertinence d’une implication citoyenne dans les choix qui concernent notre avenir énergétique. Pour que l’intérêt général prime sur la logique opportuniste du capitalisme vert, ne faut-il pas envisager que cet avenir soit sobre, juste et efficace ?

    Centrale photovolatïque Photosol de Sarrazac de 24 ha en service depuis 2014

    Contact : info@stop-agrivolt-cressensac.fr 

    ww.stop-agrivolt-cressensac.fr

  • Atelier Gratuit.. Biomimétisme Social

    Atelier Gratuit.. Biomimétisme Social

    Samedi 13 Septembre 14h à Chamboulive (La Baze)

    Dans la cadre de la fête de “La Baze”…(Qui a lieu toute la journée😜)

    Atelier sur la Biomimétisme Social.

    Face aux crises écologiques, énergétiques, sociaux et économiques; comment pourrions nous nous inspirer des motifs et des stratégies déployés par la nature, pour stimuler la coopération, renforcer la résilience, et distribuer les resources avec plus d’égalité.

    Pour s’inscrire ou pour plus d’informations contactez l’équipe de la Bazelabaze.chamboulive@gmail.com