En nous informant d’ajouts et de corrections à faire, vous rendez autant service à ces partenaires qu’aux visiteurs cherchant des infos à travers cette démarche participative.
La section de Brive-Corrèze a repris ses permanences pour aider les personnes en difficulté, notamment pour régulariser leur situation administrative ou monter un dossier auprès de la Préfecture.
Actuellement uniquement sur rendez-vous au 06 85 60 89 95
Rassemblement à l’appel de RESF19 devant la Préfecture de Tulle, Mercredi 16 décembre à 16h, pour tenir une conférence de presse publique, soutenu par CGT 19, FSU 19, Solidaires 19, LDH 19, PCF 19, NPA 19, FI 19, PG 19, GDS 19, GRS 19 et Cap à Gauche 19.
Plusieurs étrangers en attente, souvent depuis des mois, du traitement de leur demande de titre de séjour ont été récemment convoqués à la Préfecture par un courrier administratif, sans précision du motif de la convocation. Il leur est demandé d’apporter leur passeport et 4 photos d’identité, tout comme pour la délivrance d’un titre de séjour (ou au moins d’un récépissé de demande).
En lieu et place du titre espéré, ils se voient remettre une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) et les photos ne leur sont même pas demandées.
A nos yeux, cela relève d’un procédé foncièrement trompeur et indigne !
De nombreux obstacles, en raison du corona-virus, s’opposaient, cette année, à la cérémonie traditionnelle du 10 décembre commémorant l’anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948. Le Musée Michelet, y compris les Jardins où se trouve la stèle sont fermés.
Heureusement, une dérogation de la Préfecture demandée par la Mr le Maire, autorisera le Collectif d’associations du 10/12 à organiser à minima cette célébration : Ce temps de mémoire et d’hommage, les autres années, était ouvert à tous les citoyens.
Cette année, il n’accueillera qu’un strict minimum de personnes : Un élu représentant la Municipalité, 2 responsables du Musée qui nous accueille, 1 représentant pour chaque association ( pas de mineurs). Ce sera donc jeudi 10/12 à 18h.
Mais comme chaque année, par un texte commun, les associations impliquées évoqueront la situation mondiale des droits de l’Homme et de leurs violations. Ils feront remarquer que la pandémie révèle et aggrave des situations tragiques plus ou moins oubliées. Le COVID 19 est aussi le prétexte en divers lieux de la Planète d’autoritarisme exacerbé et violent.
Des figures de défenseurs des droits humains agissant pacifiquement de par le monde seront évoquées.
La gerbe dédiée à ceux qui sont décédés dans l’année au cours de leurs luttes non violentes sera bien déposée au pied de la stèle. Une minute de silence sera respectée. Un moment de chants et musiques populaires d’Amérique latine remplacera le vin chaud pour égayer nos cœurs et conclure la cérémonie.
Si le corona malmène la santé et les droits humains. A Brive, ceux-ci lui auront résisté du moins symboliquement.
C’est la troisième fois que nous sommes là pour exiger le retrait total de la loi « sécurité globale ». (…) cette loi est dangereuse et confirme la dérive autoritaire du gouvernement. Tous ses articles sont des négations des libertés démocratiques.
Il n’y a pas que l’article 24 du projet de loi de « sécurité globale », qui pose problème: tous les articles de ce projet sont des atteintes aux libertés démocratiques, y compris celui permettant la création d’une police municipale à Paris. Les articles 21 (caméras piéton) et 22 (surveillance drones) sont eux aussi attentatoires aux libertés … sans compter les articles 1 à 5 portant sur les polices municipales et les services de sécurité privée, qui dénaturent les missions de service public et tendent vers une privatisation des services de sécurité, heurtant de front l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme.
De la loi sécurité globale à celle sur le séparatisme : allons nous vers un recyclage de l’article 24 ? C’est dans ce même élan, que d’autres textes liberticides sont en préparation: en particulier le projet de loi sur le « séparatisme », qui prévoit de dénaturer les lois de libertés fondatrices de la République, à commencer par celle de 1905 « Séparation des Eglises et de l’Etat » et celle de 1901 sur la « liberté les associations. » Ce projet de loi, sur le « séparatisme » (même si il s’intitule très jésuitiquement maintenant « loi confortant les principes républicains »), est donc profondément antilaïque, car il vise à établir une idéologie d’Etat, ce qui est toujours totalitaire. (…)
Ce projet en cours se présente comme l’une des plus importantes tentatives de refonte de la loi de séparation des Églises et de l’Etat et touche au moins quatre lois fondamentales aux libertés publiques : celles de 1881 (liberté de la presse), 1882 (instruction primaire obligatoire), 1905 (séparation des églises et de l’Etat) et 1907 (exercice public des cultes) ! Le but est bien de cadenasser la liberté de conscience, garantie par la loi de 1905 qui a permis une concorde civile depuis 115 ans.
Autre exemple caratéristique
(…) amendement scélérat dans la Loi de Programmation de la Recherche qui vient d’être adoptée par le parlement) qui prévoit de punir jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende toute occupation des universités qui troublerait « la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement ». Une « punition préventive » au cas où les étudiants, les professeurs et les chercheurs auraient la mauvaise idée de se réunir en assemblée générale pour protester contre les conséquences désastreuses de cette même loi LPR ! La boucle de la répression est bouclée ! Retour à la case Prison, amendes et répression.
La Libre Pensée exige :
le retrait total de la loi « sécurité globale » ;
l’abrogation de la loi instaurant à nouveau l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er avril 2021 ;
l’abrogation de la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme qui a déjà porté atteinte aux liberté et droits fondamentaux ;
l’abrogation de la loi du 23 mars 2020 d’urgence sanitaire, qui étend au domaine sanitaire les restrictions des libertés démocratiques ;
le renoncement au projet de loi sur « le séparatisme » qui s’attaque aux lois de 1905 et de 1901.
Veuillez trouver ci-joint un récit des péripéties de jeudi 26 novembre au marché d’Argentat-sur-Dordogne, chronique d’un Etat d’on ne sait plus quelle urgence, dont on ne sait plus trop comment on s’en sortira.
N’hésitez pas à diffuser, tracter, poster, etc.
Que vive la chorale et la caisse de soutien !!
Nous sommes le jeudi 26 novembre sur la place du marché d’Argentat-sur-Dordogne que nous fréquentons chaque semaine. Il est 10h. Une petite troupe de choristes amateurs composée d’une vingtaine de personnes se retrouve, désireuse de pousser la chansonnette pour exprimer, sur quelques notes musicales et débonnaires, leur désapprobation face aux mesures gouvernementales qui s’éloignent sinistrement de la gestion de la santé publique.
Sur un texte engagé mais non dénué d’humour, emprunté aux choristes des Canulars de Lyon, notre joyeuse troupe commence à chantonner des couplets et à scander des refrains qui font écho à leurs protestations :
Ça fredonne en chœur contre les dérives d’un état d’urgence autoritaire plus que sanitaire.
Ça swing à l’unisson face à une poignée de dirigeants qui depuis 8 mois gouvernent sans contre-pouvoirs.
Ça s’époumone de concert derrière un masque barrière, garde-fou du virus raturant nos visages pour les contraindre au silence.
Sur cette place notre chant égaie le quotidien morose mais semble diviser aussi. Quelques commerçants et clients nous encouragent, réclamant les textes et nous accompagnant à leur tour. D’autres visages fermés craignent pour leur commerce et redoutent la fermeture du marché. Craintes encouragées par l’arrivée de quelques gendarmes férus de chorale qui se sont invités au concert. Nous comprenons en discutant que cette division ne repose pas sur nos contestations, que tout un chacun semble partager. Mais plutôt sur la peur de la sanction : peur du virus, peur de l’amende, peur de perdre sa place au marché, de ne plus avoir de revenus,…
Des craintes qui résonnent aux oreilles des choristes, car nombreux sont celles et ceux qui, travaillant dans le secteur associatif ou culturel, se retrouvent depuis plus de 8 mois au chômage forcé ou sans revenus.
Il est 11h lorsque l’équipe de choristes décide d’aller chanter dans les supermarchés de la ville. Là, dans le temple de la consommation, point de franche division. La chorale est accueillie par les caissières et les clients dans une ambiance conviviale. Derrière les masques, on devine les sourires, quelques encouragements se font entendre du côté des files d’attente, certains applaudissent à notre départ. A 11h30, nous nous divisons pour rejoindre le marché, satisfaits de la conclusion de cette action musicale symbolique et chaleureuse.
Il semble malheureusement qu’une chorale d’amateurs aujourd’hui présente une dangereuse menace. En effet, sur place nous sommes attendus et les militaires se sont multipliés : ils sont une trentaine. On nous suit, on nous empêche de quitter le marché, on nous photographie, nos attestations sont vérifiées, suivi d’un contrôle d’identité. Nous sommes divisés en trois groupes, bousculés, encerclés par une douzaine d’agents par groupe. Dans la confusion, un des choristes est écarté du groupe. Il sera plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue… pour avoir chanté… accusé de chefs d’inculpation démesurés en attente d’un procès. Nous ne parviendrons à rejoindre nos domiciles que tard dans la soirée pour éviter le ballet incessant des voitures de gendarmerie qui quadrillent la ville toute la journée.
Nous ne pouvions imaginer l’ampleur de la réaction suscitée par cette chorale. L’intervention musclée de la gendarmerie aura au moins offert le soutien de certains commerçants choqués par l’attitude des forces de répression.
Terminons ce triste récit rochoralesque sur une note musicale, une modeste référence à un grand chansonnier visionnaire. Il semble en effet cher Brassens que « L’Hécatombe » apprécie les marchés Corréziens :
« Au marché d’Argentat-sur-Dordogne à propos de quelques chansons un bataillon en uniforme créa toute une agitation. »
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Et la suite ?
La co-râle sera-t-elle réduite au silence ? Baillonnée par l’état d’urgence ? Ou poussera-t-elle encore la chansonnette ? Pour nous égayer et faire la fête ?
Ce qui est certain, par contre, c’est que la chorale est en procès ! Un choriste est convoqué au tribunal le 1er juin 2021. Les délits retenus à son encontre sont les suivants :
port d’arme (un opinel)
participation à un rassemblement interdit
outrage
rébellion
violence sur gendarme
refus de prélèvement d’ADN
Par solidarité avec le choriste inquiété, en soutien aux défenseurs et défenseuses de la convivialité, du lien social et de la joie de vivre qui subissent des pressions, une caisse de soutien est créée pour participer à des frais d’avocat. Il est possible d’envoyer des messages de soutien ou des dons à :
Association L’Esprit en Balançoire Aussoleil, 19320 Saint Martin la Méanne
Les paroles de la chanson
Chorale des Canulars (Lyon) // Kawïn Paroles et mélodie voix lead: La chorale des canulars Composition, arrangements et interprétation: Rodrigo Leviman et Melissa Nefeli (Kawïn)
Paroles:
Serait-ce une émeute mondiale Qui fait trembler le Capital Qui fait fermer les usines Qui fait arrêter les machines ?
Refrain 1 (x2) Voix lead (alti): Non non non… Voix basses: Serait-ce une grêve ou un blocus? Voix hautes: Grêve ou blocus? …non!
Tou.te.s: …C’est l’coronavirus !
Qui fait dépenser moins d’pétrole Fermer les facs et les écoles ? Qui fait baisser la pollution ? Est-ce enfin la révolution ? Refrain 1
Qui passe en douce toutes les frontières S’répand plus vite que nos idées Les empêche de faire des affaires Est-ce une révolte mondialisée ? Refrain 1
Dès qu’il est entré dans la course L’a fait dégringoler la Bourse Il a pas de loi, pas d’patrie Ne croyez pas qu’c’est l’anarchie Refrain 1
On va me dire « oui d’accord Mais ça fait quand même des morts » Mais la faim, la guerre et le froid En tue bien plus, loin des médias
Refrain 2 (x2) Voix lead + hautes: Plus, bien, plus Voix basses: Plus… bien plus
Tou.te.s: …Que l’coronavirus !
Etat d’urgence sanitaire Décrété par le ministère J’me signe une autorisation Pour pouvoir chanter au balcon !
Faut confiner, pas s’rencontrer Par mesure de sécurité Pourtant ils disent qu’on doit bosser Sûr qu’là l’virus va pas m’toucher!
Refrain 3 (x2) Voix lead + ténors: Bossez plus…Non ! Voix hautes + basses: Tous / Toutes confiné.e.s mais j’dois bosser…
Tou.te.s: …Y’a l’coronavirus !
Faut plu(s) d’interaction sociale Mais livrer des fringues c’est vital Je suis livreur chez Amazon Dois-je laver tous les interphones?
Moi je travaille sur un chantier On dit de tout désinfecter Faut-il que je mette du gel Sur les parpaings et la truelle ?
Refrain 3 (x2) Voix lead + ténors: Bossez plus…Non ! Voix hautes + basses: Tous / Toutes confiné.e.s mais j’dois bosser…
Tou.te.s: …Y’a l’coronavirus !
Mais confinés c’est pas marrant Dans un petit appartement Ou avec un mari violent Et pas de place pour les enfants !
J’suis SDF j’ai pas d’maison Alors j’confine sous mes cartons J’vais crever d’faim y’ a plus personne Pour me donner encore l’aumône
Refrain 4 (x2) Voix lead + ténors: Sous l’abri-bus… Voix hautes + basses: Sans logement, c’est pire qu’avant…
Tou.te.s: …Le coronavirus !
Depuis 10 ans tous les soignants Crient l’hopital à l’agonie A tous ces sourds de gouvernants Pas assez d’sous, pas assez d’lits
Faut dire à tous ces actionnaires Qui’ont du fric à n’savoir qu’en faire Qui’ont donné pour la cathédrale Qu’ils donnent autant pour l’hôpital
Refrain 5 (x2) Voix lead (alti): Du fric, en, plus ! Ténors: Du fric… en plus ! Voix hautes + basses: (1) Applaudissements pour les soignants… (2) Applaudissements mais pas d’argent…
Tou.te.s: …Y’a le coronavirus !
Ils craignent surtout pour leur pognon Ils ont moins peur d’ l’épidémie Que de perdre toutes leurs actions Nos vies pèsent moins qu’ l’économie !
Quand ils voudront nous faire payer Au nom du fric, du capital On fera grêve illimitée C’est la révolte qui s’ra virale !
Refrain 2 (x2) Voix lead + hautes: Plus, bien, plus Voix basses: Plus… bien plus
Voici un document que nous avons plaisir à partager avec vous. Il date du début d’année 2020 mais il est intéressant à connaître, car c’est une présentation à la fois concise, complète et vivante de ce que propose cette association bien connue de tous les amateurs de nature et de biodiversité en Sur-Corrèze.
Merci à Décibel-FM de mettre ce document en accès libre. Le voici :
Vous connaissez la démarche de l’association Faite et Racines ? Citoyliens rends compte régulièrement des étapes de leur démarche de préservation des forêts en Sud-Corrèze : cette association en achète au moyen de financement participatif pour les gérer de façon durable. Mais ils ne font pas que ça !
Pour mieux connaitre l’ensemble des facettes de leur initiative vou pouvez vous référer à la chouette vidéo suivante. La variété de leurs activités est parcourue : connaissance de la gestion forestière, réflexion sur chacun des maillons d’une filière bois locale et éthique, acquisition d’une scierie mobile, formation, ateliers pratiques et éducatifs …
A travers les articles publiés sur Citoyliens, vous pourrez comprendre et apprécier la motivation et les valeurs défendues par les membres de cette association (cliquez ici). De nombreuses personnes s’y reconnaissent et le flux de contributions financières reste constant.
Cet honnète reportage vidéo réalisé par France_3 circule bien dans Facebook mais il est absolument invisible quand vous le cherchez dans tous les moteurs de recherche. Même sur le site France3 lui même (nous avons essayé une dizaines d’expressions différentes).
Pour apporter notre contribution au succès et à l’influence de cette défense des milieux naturels et de la promotion d’une gestion écologique des forêts, nous relayons cette communication en l’accompagnant des expressions clefs via lesquelles de nombreux internautes pourront la trouver facilement et pendant des années : exploitation forestière éthique, gestion forestière durable … (des suggestions ?)
En commentant cet article, vous participez aussi à renforcer la performance de visibilité de l’association Faite et Racines dans les moteurs de recherche.
Les bénévoles de la ressourcerie Gaillarde à Brive mettent leur savoir faire et reconfigurent vos vieux PC pour éviter l’achat systématique d’ordinateurs neufs.
Vous trouverez des PC pas chers, de l’aide pour faire évoluer votre équipement informatique …
PC à moins de 100 euros avec écran clavier souris, sans compromis sur l’efficacité d’utilisation en bureautique courante et utilisation d’internet.
Avec ou sans RV à la Ressourcerie Gaillarde, les mercredis et les jeudis (vérifiez par téléphone)
Près du quartier des Chapélies à Brive : 135 Av. Georges Pompidou 19100 BRIVE LA GAILLARDE
« Le premier devoir d’une République est de faire des républicains ; et l’on ne fait pas un républicain comme on fait un catholique. Pour faire un catholique, il suffit de lui imposer la vérité toute faite. Le maître a parlé, le fidèle répète. Il a été dit un catholique ; mais on pourrait tout aussi bien dire un protestant ou un croyant quelconque […]. Toute éducation cléricale aboutit à ce comportement : croire et obéir, foi aveugle et obéissance passive […].
“Pour faire un républicain, il faut prendre l’être humain si petit et si humble qu’il soit (un enfant, un adolescent, l’homme le plus inculte, le travailleur le plus accablé par l’excès de travail) et lui donner l’idée qu’il peut penser par lui-même, qu’il ne doit ni foi ni obéissance à personne, que c’est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite d’un maître, d’un directeur, d’un chef quel qu’il soit, temporel ou spirituel.
Est-ce qu’on apprend à penser comme on apprend à croire ?
Croire, c’est ce qu’il y a de plus facile ; et penser, ce qu’il y a de plus difficile au monde. Pour arriver à juger soi-même d’après la raison, il faut un long et minutieux apprentissage ; cela demande des années, cela suppose un exercice méthodique et prolongé.
C’est qu’il s’agit de rien moins que de faire un esprit libre. Et si vous voulez faire un esprit libre, qui est-ce qui doit s’en charger sinon un autre esprit libre ? Et comment celui-ci formera-t-il celui-là ? Il lui apprendra la liberté en la lui faisant pratiquer […].
Il n’y a pas d’éducation libérale là où l’on ne met pas l’intelligence en face d’affirmations diverses, d’opinions contraires, en présence du pour et du contre, en lui disant : Compare et choisis toi-même ! ».
Ferdinand Buisson, directeur de l’enseignement primaire de 1879 à 1896, député radical-socialiste, fondateur de la Ligue des droits de l’homme au congrès de 1903 du parti radical, et Co-Prix Nobel de la Paix en 1927, avec Ludwig Quidde.
Les règles étaient déjà là, les hussards avaient bâti un système simple et limpide. Mais que s’est il passé pour en arriver à ce que l’on vient de vivre ?
Communiqué officiel de la F.A.L.
Cher.e.s Ami.e.s,
En ces circonstances dramatiques, nous nous adressons solennellement à vous, responsables d’associations membres de la Ligue de l’enseignement.
En effet, le lâche assassinat, par un terroriste islamiste, vendredi dernier d’un éducateur a nécessité une réaction et une mobilisation immédiate de notre Mouvement. C’est ce à quoi nous nous sommes attelés en réagissant par un communiqué dès vendredi soir, en contribuant ensuite activement à l’écriture de communiqués de collectifs dans lesquels la Ligue est très présente (le CNAL et le CAPE).
Nous avons enfin, dans le cadre d’un large appel des forces syndicales, associatives et politiques attachées à la Laïcité, mobilisé rapidement pour des rassemblements ce dimanche dans les départements ainsi qu’à Paris, place de la République.
Si cette mobilisation s’est faite dans l’urgence pour dire notre effroi, notre solidarité avec les enseignant.e.s et notre détermination face aux terroristes et aux tenants de l’obscurantisme, nous savons que faire de l’École une véritable École de la République œuvrant à la réussite de tous les enfants et faire comprendre et partager le principe de laïcité sont des combats de longue haleine qui vont de pair avec la lutte contre les inégalités. Nous savons également que le risque est grand de voir les adversaires de la République laïque et sociale se saisir de la légitime émotion populaire pour stigmatiser une partie de la population. Nous faisions déjà part de nos craintes en septembre dans un communiqué sur les séparatismes. Nos craintes sont amplifiées suite à cet acte barbare.
Cette mobilisation dans la durée doit se traduire à la fois par une grande fermeté face à ceux qui considèrent que les lois de leurs Dieux sont supérieures aux lois de la République et par des politiques publiques qui luttent efficacement contre les relégations et les injustices sociales. Elle passe par un soutien de toute la Nation à son Ecole Publique et Laïque et à ses agents que sont les enseignant.e.s.
Elle passe aussi par un travail au quotidien et sans relâche de nos associations d’Education Populaire membres de la Ligue de l’enseignement, complémentaires de l’Ecole Publique, qui sont au carrefour de l’Ecole et des temps de loisirs ou de l’éducation informelle. Nos associations souffrent aujourd’hui de la crise sanitaire après avoir subi des années de désengagement de l’intervention publique (baisse de subventions, suppression des emplois aidés,…). L’énergie de leurs dirigeants est trop souvent absorbée par la lutte pour la survie. Pour autant, notre responsabilité collective est grande.
Seul réseau à pouvoir compter 25 000 associations et 1,3 million d’adhérents, nous avons la possibilité d’irriguer, sur tous les territoires de France métropolitaine et d’outre-mer, de manière volontariste, les valeurs qui nous fondent. Seul Mouvement laïque présent dans un tel nombre de communes, de quartiers, dans l’Ecole ou à sa proximité, nous avons la possibilité de contribuer au rassemblement des forces qui peuvent s’unir, dans le cadre d’une Alliance renouvelée entre société civile et pouvoirs publics, aux niveaux local intercommunal, départemental, régional et national pour développer les initiatives qu’il importe de prendre dans les semaines et les mois qui viennent pour contrer les tentations du repli sur soi et de la haine de l’autre.
Les échelons national et départemental de la Ligue de l’enseignement prendront toute leur part à cette dynamique en mettant à disposition les outils utiles à cette fin (argumentaires, propositions de projets à mettre en œuvre localement, outils de décryptage, programmes d’engagement,….).
Notre mobilisation doit être à la hauteur de l’enjeu.
Bien cordialement,
Michèle ZWANG-GRAILLOT – Présidente nationale
Lucette Vigne – Présidente de la fédération Corrèze
On aurait pu faire plus dans le commentaire des contenus, mais la faute à pas le temps … Voici tel quel le sommaire de la dernière Trousse Corrézienne de ce mois d’Octobre 2020.
24 pages de la nouvelle formule, plus courte, format un peu rapetissé, mais un système nerveux et citoyen toujours affuté, ne laissant jamais passer l’occasion d’un bon mot. Avec une explication sur l’aaugmentation du prix de 0,5€. notez que la Trousse Corrézienne est maintenant imprimée en Corrèze !
Ne manquons pas de saluer le travail des dessinateurs bénévoles !
Les jours heureux d’après E. MACRON (catastrophes naturelles)
Messieurs les médias de masse. le mot de….
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Bilan réunion écosocialism à Tulle de fin aout
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Uzerche De Pierres et D’Humain. L’association La calade.
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Coup de langue : La jolie langue de bois. ateliers de concertation…. Que dites-vous quand vous dites « concerter ?
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Portrait légendaire : Barnabé ou le mur de silence.