Category: Actions

Catégorie d’articles / infos liées aux actions et initiatives portées par des associations, collectifs ou particuliers en Sud-Corrèze et alentours (pétitions, manifestations, nettoyage de rivière, débroussaillage, gratiferia … ).

Cette rubrique est ouverte et évolutive.

En nous informant d’ajouts et de corrections à faire, vous rendez autant service aux porteurs d’initiatives qu’aux visiteurs cherchant des infos sur ce type de proposition.

  • Campagne d’adhésion au Syndicat de la Montagne Limousine

    Campagne d’adhésion au Syndicat de la Montagne Limousine

    Le Syndicat de la Montagne Limousine, vous connaissez ? Voici leur texte de présentation :

    En 2019 nous disions : nous ne voulons plus être les éternels spectateurs et spectatrice d’un monde qui n’en finit pas de s’effondrer. La montagne limousine, où nous vivons, est l’échelle adéquate pour nous saisir d’un certain nombre de problèmes existentiels qui, sans cela, font naître en nous un grand sentiment d’impuissance.

    Ensemble nous avons donc créé un cadre qui nous permette d’agir localement : le syndicat de la Montagne limousine. S’y sont retrouvés celles et ceux qui s’organisent pour l’accueil des exilés, l’entrée d’administrative et juridique, le soutien psy, le lutte contre les coupes-rases et la défense d’une gestion durable des forêts, ou encore l’accès au logement. Notre boussole : 6 perspectives clairement établies lisibles sur notre site internet et dans chaque numéro du journal.

    Nous pouvons célébrer les actions entreprises par les groupes du syndicat et par bien des associations et collectifs, la montagne limousine est une région vivante et attractive, forte de ces liens profonds qui font sa solidarité, sa créativité et sa résistance. Mais face à la dégradation continue des conditions de vie sur Terre, à la montée du fascisme, à la radicalisation régionale de la situation, nous devons renforcer notre pouvoir d’agir. Il nous faut nous transformer, dépasser une forme floue, parfois insaisissable, pour constituer aujourd’hui une solide force populaire.

    C’est pourquoi nous lançons une campagne d’adhésion au syndicat de la Montagne limousine, pour permettre à chacun chacune, par un geste simple, de prendre part à cette force et pour nous donner à tous et toutes une vraie puissance collective.

    Les 6 perspectives du Syndicat de la Montagne Limousine

    ADHÉRER AU SYNDICAT !

    Nous lançons une vaste campagne d’adhésion pour faire du Syndicat le projet du plus grand nombre : particuliers, collectifs, associations, qui se reconnaissent dans sa volonté de défendre un territoire et une façon de l’habiter, d’avoir plus de maîtrise sur nos vies et le devenir de la Montagne limousine, de rendre concrète et réelle une vie respectueuse du vivant, non destructrice et non guerrière, qui prend soin du territoire et de ses habitant.es, sans s’isoler du reste du monde mais en construisant avec nos alter égos proches ou lointains, en France et dans le monde, quelque chose qui ressemble aux rêves que nous ne voulons pas nous contenter de faire autour d’un verre en fin de soirée… Banco !

    ADHÉSION EN LIGNE EN CLIQUANT ICI.

    J’adhère pour légitimer le Syndicat comme pouvoir populaire, appartenir à une force de résistance et d’alternatives, être capable de s’organiser face aux diverses menaces, avoir un espace ou s’impliquer et s’exprimer, soutenir le Syndicat même si on ne peut pas y participer, pour se donner un élan commun dont nous avons grand besoin dans cette époque chaotique !


    Soutenir le Syndicat par virement :

    IBAN : FR76 1090 7002 7206 1218 2478 725


    Consulter le site web du Syndicat de la Montagne Limousine

  • Histoires de Passages à Argentat-sur-Dordogne

    Histoires de Passages à Argentat-sur-Dordogne

    RETROUVONS-NOUS !

    Nous vivons une période troublée par des guerres et des dérèglements climatiques qui agressent notre quotidien. Nous vivons la montée d’agressivités et d’intolérances alors que les humains devraient se souder, s’entraider contre les périls en regardant l’essentiel.

    RETROUVONS-NOUS joyeusement les 16-17-18 juillet pour les

    Rencontres-Promenades “Histoires de Passages…”.

    Le programme actualisé est en ligne sur nuage-vert.com / “HIstoires de Passages…”. Trois jours pour découvrir, se balader, échanger avec des personnes d’ici et d’ailleurs de toutes générations avec une gratuité permise grâce à un bénévolat généralisé (merci à celles et ceux qui oeuvrent toute l’année pour notre communauté de vie !). Le thème de cette année est important : “LIBERTÉ. Promenade collective pour découvrir différentes façons d’être libres !”. Liza Benoit a créé l’image

    Impossible de tout détailler, mais RENDEZ-VOUS A 17h30 le vendredi 17 juillet à Gros-Chastang au parc de la mairie (la Bitarelle de Gros-Chastang) pour une promenade champêtre avec l’Itinérêve, un dîner grâce au marché de productrices et producteurs locaux et un spectacle autour de Marie -Christine Bonnamour venue spécialement de Belgique

    VOUS DECOUVREZ SAMEDI MATIN 18 juillet à 10h les

    gouaches réalisées à Argentat et au pays d’Argentat-sur-Dordogne par PLACID.

    Un livre est publié à cette occasion PAYSAGES MUTANTS où Valérie Masson-Delmotte a bien voulu nous expliquer l’histoire du climat, les dérèglements actuels partout et en Corrèze. Nuage Vert a la préoccupation de longue date de ces phénomènes qui changent les conditions de vie de l’agriculture et de l’élevage et nous obligent à penser à la végétalisation des villes.

    SCOOP ! Des PHOTOS AGRANDIES D’ARGENTAT entre 1910 et 1920 seront montrées in situ en se promenant dans la ville par Yves Desbuquois grâce à Regards Alpins, qui conserve ce fonds Henry Coufourier de plaques de verre historiques (il y en a aussi sur les Tours de Merle et d’autres lieux en Corrèze) en partenariat avec Nuage Vert

    VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX au kiosque du jardin public ensuite près de Nuage Vert avec une image de paysage que vous aimez pour VISAGES-PAYSAGES et vous repartez avec votre portrait !

    ET NOUS INAUGURONS “LIBERTE. Le besoin d’un poème”,

    exposition de pièces rares autour du grand poème de Résistance de Paul Eluard en 1942, des tapisseries de Jean Lurçat commencées dans la clandestinité et de la cantate de Francis Poulenc écrite en 1943 à Beaulieu-sur-Dordogne, en présence de Martine Mathias venue de la Fondation Lurçat à Paris (Académie des Beaux-Arts)

    Tous le mois de juillet, sous les arcades de la mairie, des contributions en images de graphistes internationaux sur CONNECTER / DECONNECTER. Les élèves de l’établissement argentacois Jeanne d’Arc ont participé et quelques créations originales sont proposées. Pour petits et grands, à la campagne comme à la ville, la question de l’addiction aux écrans et de nos dépendances sont centrales. Nuage Vert diffuse des expositions d’éducation aux images et aux médias

    Le samedi après-midi, une réjouissante escapade au lac de Feyt à Servières-le-Château. L’équipe de bénévoles vous présente en avant-première quelques pièces rares de notre Histoire française depuis le XVIIIe siècle à travers les affiches. Puis Laurent Gervereau explique l’aventure intellectuelle autour du

    livre-événement : MENTIR EN POLITIQUE.

    C’est un livre (diffusé par Gallimard) qu’il a dirigé avec 42 contributions de la Mésopotamie à Trump et qu’il dédicacera. Dîner ensemble à la guinguette du lac et soirée rock australien grâce à Emmanuel Chirache

    Pour finir cette belles édition, ESCAPADE A SAINT-CERE à l’atelier-musée Jean Lurçat pour découvrir avec Maria Alexandra Duchêne la

    tapisserie LIBERTE de Résistance en 1943 (jamais vue par le public),

    Guernica de Jean Lurçat, et l’installation-dialogue de Speedy Graphito dans la Tour présentée par l’artiste

    OUI VRAIMENT ET PLUS QUE JAMAIS NOUS AVONS BESOIN DE GAIETE ET D’IMAGINATION POUR ECHANGER, AFFRONTER LES PERILS, SE SOLIDARISER AU LIEU DE S’AUTODETRUIRE DANS DES EGOISMES HAINEUX. HISTOIRES DE PASSAGES ET NUAGE VERT FEDERENT DEPUIS DES ANNEES POUR NOUS QUI HABITONS A L’ANNEE ICI ET POUR TOUTES LES PERSONNES QUI VIENNENT NOUS VISITER OU VONT PARTICIPER A NOS VIES

  • Procès contre l’habitat léger [Limoges 01-07]

    Procès contre l’habitat léger [Limoges 01-07]

    Tout le monde n’a pas l’envie, ni le besoin et encore moins les moyens de vivre dans une maison avec piscine. Exprimer ce choix relève d’une profonde remise en cause de ce « réussir sa vie » issu d’un autre temps au point que cela pourrait vous conduire devant la justice.

    C’est le cas du collectif Désobéissance Fertile qui travaille pour chacun de nous en mettant à jour la nécessité de créer un cadre législatif clair autour de l’habitat réversible.

    Les élus pourraient être fiers d’accueillir de telles initiatives sur leur territoire mais comprimés entre l’imaginaire collectif et une posture de contrôle de l’État qui ne dirait pas son nom (?), ils peuvent choisir de dénoncer ces alternatives qui répondent à la fois au droit au logement pour tous (rappelons-nous la promesse de Mr Macron en 2017) et aux enjeux environnementaux actuels.

    Une ouverture est actuellement en cours avec l’ajout récent d’un amendement au projet de loi de simplification de la vie économique. Celui-ci qui permettrait aux agriculteurs et agricultrices d’installer « une résidence démontable » sur leur exploitation.

    Il y aura donc probablement un avant et un après ce 1er juillet , date du procès qui aura lieu à Limoges . En attendant, vous pouvez les soutenir en les accompagnant mercredi prochain (RDV au Jardin D’Orsay) et en partageant l’ensemble des informations qui concerne ces réflexions autour de l’habitat et bien plus finalement.

    Le 1er juillet 2026, nous passerons en procès au tribunal correctionnel de Limoges et nous lançons un appel à mobilisation pour être présents sur place. Car la cause que nous défendons à travers ce procès nous dépasse largement.

    Depuis maintenant 8 ans, avec la Désobéissance Fertile, nous œuvrons à faire connaître les habitats légers, réversibles et écologiques, à faire évoluer les lois et obtenir des décisions de justice qui aillent dans ce sens, afin de démocratiser ce mode de vie.

    Dès le départ, nous avons choisi de sortir du bois et de nous mettre volontairement sous les projecteurs avec l’association pour pointer l’incohérence que revêt la question du logement à notre époque, avec des millions de gens qui cherchent à vivre différemment et qui se voient entravés dans leurs démarches par des autorités qui leur refusent le droit de vivre plus sobrement, plus simplement, avec moins d’impact sur les terres et les ressources.

    Pendant des années, l’habitat léger a été maintenu dans une forme de marginalité. Beaucoup vivent dans le silence, dans des régimes de tolérance précaires, avec la peur constante d’être expulsés ou poursuivis.

    Nous estimons que cela doit cesser et que nous n’avons pas à rougir de cette façon d’habiter le monde, bien au contraire.

    Nous sommes fiers de chercher à habiter la Terre avec sobriété et cohérence à travers nos habitats réversibles, souvent petits, peu consommateurs de ressources, pensés pour limiter l’artificialisation des sols et pour répondre aux enjeux réels de notre siècle.

    La question n’est plus de savoir si ces modes de vie doivent exister car ils existent déjà partout.

    La vraie question est de savoir si les lois et les institutions sont capables d’évoluer face aux nécessités écologiques et sociales de notre époque.

    Et c’est pour répondre à cette question que nous vous demandons de nous rejoindre le mercredi 1er juillet devant le tribunal correctionnel de Limoges, où les habitants du Croissant Fertile seront jugés pour vivre écologiquement, sur leurs terres, en habitats réversibles.

    Concrètement, ce que les autorités nous reprochent aujourd’hui, c’est d’avoir installé plusieurs habitats légers sur le terrain du Croissant Fertile (dont la Désobéissance Fertile est propriétaire), à Marval, sans permis de construire, dans une commune soumise au Règlement National d’Urbanisme (RNU). Le procès-verbal vise les habitats présents sur le lieu.

    L’administration considère que ces installations relèvent juridiquement de constructions nécessitant une autorisation d’urbanisme préalable.

    Concrètement, nous sommes poursuivis non pas pour des atteintes à l’environnement ou une artificialisation massive des terres, mais parce que nous expérimentons publiquement une autre manière d’habiter sans les artificialiser : plus légère, réversible, écologique.

    Au Croissant Fertile, à Marval, nous revendiquons la création et l’expérimentation d’habitats écologiques et réversibles pour développer de nouveaux imaginaires permettant de réinventer notre façon d’appartenir au monde.

    Nous avons ainsi expérimenté différents habitats tels que :

    la Maison en Pétales,
    la Maison en Carton,
    la Yourlotte,
    les chapiteaux en toile de yourte,
    la Figue.

    En 2024, la mairie de Marval a dressé un procès-verbal d’infraction contre ces habitats.
    Nous avons ensuite été auditionnés en gendarmerie.
    Et aujourd’hui, nous sommes convoqués devant le tribunal correctionnel de Limoges.
    Nous encourons des sanctions pénales et financières importantes, mais nous avons décidé de ne pas avoir peur.

    Parce que ce procès n’est pas seulement le nôtre, il concerne toutes celles et ceux qui cherchent à vivre autrement et qui refusent de choisir entre précarité, bétonisation et résignation.

    Le 1er juillet, nous voulons donc faire de ce moment un temps de mobilisation populaire, festif et militant.

    Nous appelons toutes celles et ceux qui le peuvent à venir nous soutenir devant le tribunal correctionnel de Limoges.

    Il y aura :
    des prises de parole,
    des échanges,
    des temps de transmission,
    un pique-nique collectif,
    et un bal trad.

    Parce que même face à la répression, nous voulons continuer à défendre la joie, la solidarité et le vivant.
    Venir, ce n’est pas seulement nous soutenir, c’est défendre une autre manière d’habiter le monde.
    Le 1er juillet, faisons de ce procès un moment historique.

  • 1ère Marche des Fiertés à Tulle : historique, rayonnant et engagé [vidéos]

    1ère Marche des Fiertés à Tulle : historique, rayonnant et engagé [vidéos]

    Sous un soleil radieux, Tulle a vibré au rythme de sa toute première Marche des Fiertés. Cet événement historique pour la préfecture de la Corrèze, particulièrement bien orchestré, a réuni une foule nombreuse, bigarrée et chaleureuse.

    Un parcours symbolique et des témoignages poignants

    La journée s’est articulée autour de deux temps forts :

    • Un village associatif dynamique, regroupant une douzaine de stands et d’organisations locales dans une ambiance très conviviale.
    • Une déambulation festive d’une heure à travers la boucle historique de Tulle, marquant des arrêts hautement symboliques devant le Palais de Justice, le commissariat et la préfecture.

    Ces stations ont été le théâtre de prises de parole marquantes, parfois bouleversantes. Les participants ont notamment pu entendre le témoignage d’une veuve dont l’épouse, enseignante homosexuelle, s’est donné la mort à la suite d’un harcèlement destructeur dans son milieu professionnel.

    Également présente, Olga Boudin, maire de Lacelle en Corrèze et seule maire transgenre de France en exercice, est venue porter un message fort de visibilité et de fierté. Au-delà des questions de genre et d’orientation sexuelle, la marche a aussi ouvert sa tribune à des solidarités internationales, notamment en dénonçant le génocide en cours à Gaza (association AFPS19).

    Une ambiance inclusive
    et un message social fort

    Ce qui restera de cette journée, c’est avant tout une atmosphère d’une rare intensité émotionnelle. Le cortège, à la fois coloré, fier, un peu provocateur et profondément bienveillant, a rassemblé toutes les générations, tous les styles et tous les milieux sociaux. Un magnifique message de vivre-ensemble et de tolérance s’est ainsi propagé dans les rues de Tulle.

    Fidèle à sa vocation de plateforme collaborative au service des initiatives locales (et non de média d’actualité traditionnel), l’équipe de Citoyliens se réjouit d’avoir pu participer et partager ce moment fort.

    Zoom : Le combat d’Hermann, exilé camerounais accueilli à Tulle

    En marge de cette déambulation, nous vous proposons de découvrir le témoignage vidéo d’Hermann.

    Hermann a dû fuir le Cameroun, un pays où l’homosexualité est criminalisée et socialement condamnée, rendant toute vie affective ou transition impossible au sein de la société traditionnelle. Victime de violences physiques et psychologiques d’une extrême intensité, il a pris la route de l’exil pour sauver sa vie.

    Aujourd’hui installé à Tulle dans un logement provisoire, Hermann est dans l’attente de l’obtention de son statut de réfugié politique. Loin de rester inactif, il s’investit pleinement dans la vie locale en tant que bénévole au sein de deux associations tullistes afin de se reconstruire et de s’intégrer durablement.

    Découvrez son témoignage face caméra

  • On a besoin de vous !!!  Le-bon-sens v.s Biosyl

    On a besoin de vous !!! Le-bon-sens v.s Biosyl



    Suite de la mobilisation du 25 mai 2026 contre le projet Biosyl-Guéret-Creuse

    Bonjour tout le monde,

    Malgré la forte chaleur et le fait que la mobilisation se soit déroulé un jour férié, nous étions encore nombreux et nombreuses à nous élancer pour un convoi vélos et voitures festif.

    Dans divers quartiers riverains de la ville de Guéret et de son agglomération, dans le centre de Guéret comme devant la préfecture, le convoi a dénoncé le chantier d’usine à pellets Biosyl par de la musique, des slogans, des discussions et du tractage, pour que nul ne puisse ignorer le projet, les nuisances qu’il va engendrer pour les habitant.es de la communauté d’agglomération et l’impact qu’il aura sur le massif forestier des 7 départements concernés par le prélèvement en bois de l’usine.

    Arrivé devant le site, le convoi s’est arrêté pour que les manifestant-es plantent des chênes sur les talus et jettent symboliquement des crapauds en origami sur le site. Il s’est clôturé par un pique-nique partagé, accompagné de prise de parole et de chants.

    Nous ne lâcherons rien, ne laisserons pas le béton s’installer et encore moins l’usine Biosyl qui a pour projet de détruire le massif forestier de 7 départements, sans parler des nuisances pour les riverains et des risques d’incendie.

    Nous demandons à Mr Legueult Jean-Philippe, Préfet de la Creuse, de remplir sa mission en suspendant les travaux sur le site Biosyl, tant que les recours juridiques, ne seront pas purgés.

    Nous tenons à rappeler que :

      – La communauté d’agglomération du grand Guéret a vendu les terrains à l’entreprise Biosyl alors que des clauses suspensives avaient été voté afin que la vente n’ait lieu uniquement quand les recours juridiques seraient purgés. Ils sont toujours en cours !

      – La justice a besoin de temps pour faire son travail et ne doit pas être mise au pied du mur, au moment du jugement avec des travaux qui seraient déjà terminés.

      – Les travaux ont débuté malgré la présence d’espèces protégées sur le site et la deuxième phase des travaux s’est déroulé en pleine période de nidification et de reproduction d’espèces alors que Biosyl s’était engagé auprès de la justice à ne reprendre les travaux qu’en Août. Une enquête est d’ailleurs toujours en cours suite à la plainte pour suspscion de destruction d’espèces protégées, déposée par 5 associations.

    – Malgré la forte mobilisation citoyenne, depuis plusieurs années, aucune enquête publique, ni étude d’impact n’ont été réalisé.

    > en envoyant un mail à la préfecture de la Creuse, pour demander à Mr Legueult Jean-Philippe, préfet de la Creuse, de suspendre les travaux tant que les recours juridiques ne seront pas purgés. Vous pouvez vous baser sur les arguments cités, ci-dessus: prefecture@creuse.gouv.fr

    > Faites tourner l’info sur les réseaux et autour de vous.

    Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à ce convoi et à toutes et tous pour votre soutien !

    > On parle de nous :

    https://www.ici.fr/emissions/l-info-d-ici-ici-creuse/environ-150-manifestants-ont-pedale-et-roule-contre-le-projet-d-usine-a-pellets-biosyl-a-gueret-8013759

    > (journal de 7h)

    https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/programmes/france-3_nouvelle-aquitaine_ici-19-20-limousin

    > (reportage à 8min)

    https://www.ici.fr/emissions/l-invite-d-ici-matin-creuse/informer-sensibiliser-rassembler-jeremie-thomas-du-reseau-foret-limousine-a-manifeste-contre-le-projet-biosyl-1396262

  • À Cajarc, le premier festival national contre le photovoltaïque sur sols vivants [vidéo]

    À Cajarc, le premier festival national contre le photovoltaïque sur sols vivants [vidéo]

    Les 12, 13 et 14 juin, neuf organisations accueillent à Cajarc (Lot) trois jours de rencontres, de débats et de fête autour des résistances à l’implantation de centrales photovoltaïques sur les terres agricoles, naturelles et forestières. La Corrèze y sera présente — et concernée.

    « Ce n’est pas le problème du cadre de vie. Ce phénomène de l’accaparement des terres par les industriels va bien au-delà. » Dans un entretien vidéo que nous publions aujourd’hui, Caroline Erhardt, du collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac et membre du comité de pilotage du festival, pose le cadre. Derrière les panneaux, ce sont des questions d’agriculture productiviste, d’extractivisme, de numérisation du monde agricole et de souveraineté sur les communs qui se jouent.

    Le festival — première édition, aboutissement de près d’un an de travail collectif entre huit structures lotoises et la Coordination Nationale Photorévoltée — se veut à la fois lieu de réflexion et moment militant joyeux, ouvert à toutes et tous, enfants compris.

    Au programme : du fond et du vivant

    Les tables rondes aborderont l’agriculture paysanne (avec Laurence Marandola, ancienne porte-parole nationale de la Confédération Paysanne, et l’historien Jean-Philippe Martin), les stratégies de lutte contre les centrales en milieu forestier, l’électromagnétisme en élevage (avec François Dufour, co-fondateur d’ATTAC), ou encore l’écoféminisme, à travers l’œuvre de Françoise d’Eaubonne présentée par David Dufresne et le témoignage de paysannes engagées.

    Un débat citoyen sur la démocratie énergétique réunira notamment Philippe Revel, de la Confédération Paysanne de la Corrèze, aux côtés du Syndicat de la Montagne Limousine et du réseau Centrales Villageoises Cœur de Corrèze — un fil direct avec nos territoires.

    Côté projections, on notera L’usage du monde d’Agnès Fouilleux, documentaire sur notre rapport de domination au vivant, et L’ombre des miroirs d’Isabelle Haelvoët, consacré aux luttes contre les centrales sur terres agricoles.

    Et aussi : concerts, spectacles, carnaval

    Du jazz manouche au rock alternatif, de la marionnette au cirque, en passant par un « carnaval du vivant » costumé et une chorale explosive, le programme tient sa promesse festive. Un village associatif et un marché artisanal accueilleront collectifs et associations — du Lot, de la Corrèze, du Tarn et d’ailleurs.

    ➡️ Voir notre entretien vidéo avec Caroline Erhardt

    Festival Photorévoltée — 12, 13 et 14 juin 2026 — Cajarc (Lot). Programme détaillé à venir.

  • Projet de loi “programmation militaire” et communiqué intersyndical

    Projet de loi “programmation militaire” et communiqué intersyndical

    LETTRE OUVERTE CGT 19, FO Corrèze, FSU Corrèze, Solidaires Corrèze

    Monsieur le Préfet de la Corrèze, Madame et Monsieur les Députés de la Corrèze, Messieurs les Sénateurs de la Corrèze,

    Le projet de loi d’actualisation de la LPM 2024-2030 a été adopté le mardi 19 mai par l’Assemblée nationale. Le texte doit être examiné au Sénat début juin. S’il parvenait à être voté par le Parlement, la LPM initiale à 413,3 milliards d’euros, montant jamais égalé, augmenterait encore de 36 milliards d’euros et installerait un régime d’exception au gouvernement qui agirait, par décret, de manière profonde et injuste sur les droits des travailleurs, et au-delà sur l’ensemble de nos concitoyens, sans passer par le débat parlementaire. Cette perspective d’« état d’alerte de sécurité nationale » nous est insupportable. Il est, au contraire, urgent de garantir une transparence totale sur ces sujets sensibles.

    Depuis la déclaration d’économie de guerre prononcée par le Président Macron, tout s’organise dans notre pays pour se mettre en capacité de produire plus d’armements. Augmenter les cadences de production, forcément au détriment de la qualité et des conditions de travail, pour fabriquer des munitions destinées à l’export ne peut que nous alerter. Le régime d’exception permettrait de déroger, non seulement à la séparation des pouvoirs, mais aussi aux règles sur le temps de travail, sur la sécurité au travail, sur l’environnement, …

    La défense de notre pays, détenteur de l’arme de dissuasion nucléaire, ne nécessite pas d’acheter aux industriels plus d’armements. En revanche, les besoins sont bien réels et immédiats dans l’ensemble de nos services publics comme, entre autres :

    • à l’hôpital public où la mobilisation actuelle au CH d’Ussel en est une preuve flagrante,
    • dans l’éducation nationale qui voit arriver une certaine militarisation de la jeunesse avec, à titre d’exemple, la multiplication des « classes défense » dans les collèges de notre département mais aussi avec le service militaire volontaire et, plus récemment, les journées portes ouvertes en régiment d’infanterie.

    Pour nos organisations, il est inacceptable qu’un tel projet de loi d’« état d’urgence » puisse voir le jour en réduisant les droits sociaux, environnementaux et en privant, de fait, de moyens importants pour la population. Les droits des travailleurs pour qui seuls comptent le pain, la paix et la liberté, ne sont pas une variable à sacrifier sur l’autel de l’économie de guerre.

    Nous demandons au représentant de l’État que ce projet de loi soit immédiatement retiré par le gouvernement et aux parlementaires de notre département que ce projet de loi ne soit pas adopté.

    Tulle, le 26 mai 2026

  • AGRIVOLT19, le collectif corrézien face aux projets d’agrivoltaisme

    AGRIVOLT19, le collectif corrézien face aux projets d’agrivoltaisme

    Photovoltaïque au sol : comment la Corrèze et le Lot organisent la résistance

    Dans un entretien croisé que nous publions aujourd’hui, Philippe Revel (Confédération Paysanne, Agrivolt19) et Caroline Erhardt (Stop Agrivoltaïque Cressensac, RRAL) racontent la montée en puissance d’un réseau interdépartemental face à la multiplication des projets de centrales photovoltaïques sur sols vivants.

    Cressensac-Sarrazac et Noailles ne sont séparés que par une frontière départementale. C’est cette proximité géographique, et la ressemblance des projets qu’ils combattaient chacun de leur côté, qui a poussé Caroline Erhardt (Lot) et Philippe Revel (Corrèze) à croiser leurs forces. Aujourd’hui, cette synergie de voisinage s’est structurée en réseau : Agrivolt19 en Corrèze, le RRAL (Réseau des Résistances Alternatives Lotoises) dans le Lot, avec des liens actifs vers le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne et le Gers — et, au niveau national, la Coordination Photorévoltée.

    En Corrèze, un moment charnière

    Philippe Revel ne cache pas que le département entre dans une phase critique. Longtemps relativement épargnée, la Corrèze voit les dossiers se multiplier dans les CDPNAF (commissions départementales de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers). Le collectif Agrivolt 19 peut déjà compter des résultats : le projet de Noailles a été abandonné, celui de Viam est retardé. Mais d’autres arrivent, et pas des moindres. À Darnet, près d’Egletons, un projet antérieur à la loi APER revient par la voie contentieuse après une décision forcée du tribunal administratif. À Eygurande, 133 hectares sont dans la balance. Sur le plateau de Millevaches et les territoires gérés par le PNR, une cinquantaine de projets seraient dans les tuyaux.

    « Les énergéticiens détestent que ça fasse du bruit », rapporte Philippe Revel de ses échanges avec des acteurs de l’administration. Là où la résistance s’organise et se rend visible, les développeurs finissent souvent par se retirer. Encore faut-il que cette résistance existe : « Si un territoire a un problème, il doit créer son collectif. Moi j’apporte ce que je sais, mais il est hors de question qu’on se substitue aux gens. »

    Un argument juridique que même les préfectures ignoraient

    L’un des points forts de l’entretien concerne un angle juridique peu connu : la loi interdit aujourd’hui de conclure un bail rural sous des panneaux photovoltaïques. Une proposition de loi déposée en février 2025 pour modifier cette situation n’a jamais été discutée à l’Assemblée nationale. Pour un agriculteur, la conséquence est directe : accepter des panneaux, c’est perdre la protection du statut du fermage. Philippe Revel raconte avoir dû l’apprendre lui-même aux services préfectoraux de Corrèze, qui l’ignoraient.

    141 projets dans le Lot, et la question de l’usure

    Côté lotois, Caroline Erhardt décrit un département où 141 projets sont actuellement recensés — en instruction, autorisés, en fonctionnement ou en étude. Le cas emblématique est celui de Moncuq : 66 hectares, un premier préfet avait refusé le permis de construire, le suivant l’a accordé. Les développeurs reviennent à la charge, adossés à des équipes juridiques que les collectifs citoyens, financés par des cagnottes, peinent à égaler. Mais les failles existent dans les dossiers, et les enquêtes publiques restent un levier. Récemment dans le Gers, un projet a été définitivement refusé par le Conseil d’État après avoir été autorisé en appel.

    Les deux interviewés rappellent que cette lutte dépasse la question locale. Derrière l’agrivoltaïsme, ce sont un modèle agricole productiviste, la souveraineté alimentaire et l’avenir de l’agriculture paysanne qui se jouent. Quand le revenu photovoltaïque est cinquante fois supérieur au revenu agricole, l’incitation à cesser de produire devient structurelle.

    ➡️ Entretien vidéo avec Caroline Erhardt et Philippe Revel

    12 au 14 juin à Cajarc dans le Lot : festival du Printemps Photorévolté

    Les 12, 13 et 14 juin, le premier festival national Photorévolté se tiendra à Cajarc (Lot). Philippe Revel y interviendra dans le débat citoyen « Énergie : la démocratie en question ».

    Voir l’événement dans Citoyliens

  • Aubazine : une pétition contre un projet d’élevage intensif de 400 veaux

    Aubazine : une pétition contre un projet d’élevage intensif de 400 veaux

    Un collectif d’habitants d’Aubazine a lancé une pétition pour s’opposer à un projet d’élevage intensif de veaux, prévu à proximité du lieu-dit Pauliac. Le bâtiment agricole envisagé — 1 477 m² — accueillerait quelque 400 veaux élevés en bâtiment fermé, sans accès extérieur, à environ 100 mètres de la première habitation. Les animaux, nés dans l’Union européenne, seraient acheminés par camions pour une phase d’engraissement de quatre mois avant transfert vers des abattoirs.

    Le collectif pointe plusieurs sources d’inquiétude : nuisances olfactives et sonores pour les plus de trente habitations situées à moins de 500 mètres, augmentation du trafic poids lourds sur des voies communales passant notamment à proximité d’une école, risques pour une source alimentant un cours d’eau présente sur le terrain, et atteinte au patrimoine — le Cromlech du Puy de Pauliat, classé monument historique depuis 1889, se trouve à 350 mètres du site.

    Les signataires demandent le refus du permis de construire actuellement en instruction, la réalisation d’une étude d’impact indépendante rendue publique, et l’organisation d’une réunion de concertation avec les riverains. Ils tiennent à distinguer leur démarche d’une opposition à l’agriculture en général : le texte affirme explicitement le soutien aux exploitations locales à taille humaine, respectueuses du territoire et du bien-être animal.

    La demande de permis de construire est consultable sur le site de la commune d’Aubazine. Les informations relayées ici sont issues d’échanges avec la mairie et d’éléments disponibles à ce jour, susceptibles d’être précisées dans le cadre des procédures officielles.

    👉 Signer la pétition sur OpenPetition

  • Supprimer les pièges mortels à portée du vivant sauvage

    Supprimer les pièges mortels à portée du vivant sauvage

    Tout autour de nos maisons, dans nos jardins, se cachent des pièges mortels pour la petite faune sauvage.

    Heureusement !
    Sur ce coup-là, nous ne sommes pas renvoyés à notre impuissance immédiate. Comme avec le réchauffement climatique, le commerce mondialisé ou la difficulté à influer sur les politiques publiques. Supprimer TOUS ces pièges pour la faune est à notre portée !

    En premier lieu il s’agit d’identifier ce qui, laissé accessible à des espèces qui cherchent une cavité pour se protéger ou élever leurs petits, se révèle être un piège mortel.

    L’ASPAS, l’Association de Protection des Animaux Sauvages, et la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux, se sont associées pour nous sensibiliser.
    Ces drames qu’engendrent notre manque d’information ou notre inattention sont évitables. Les deux associations nous donnent tous les outils pour remédier individuellement aux cavités pièges.
    Elle est pas belle la vie !

    Un inventaire non exhaustif de ces pièges.

    Poteau creux, c’est à dire dont l’ouverture supérieure n’a pas été obturée : poteau de boîte aux lettres, de téléphone, publicitaire, de clôture.
    Les regards : de compteur d’eau, d’égout, vides sanitaires, fosses diverses, compost ouvert.
    Les chantiers : stockage de parpaings, plots de circulation, étais.
    Les piscines, les abreuvoirs, les fûts de récupération d’eau de pluie.
    Les gouttières et les cheminées.

    Et tous ceux qui vous viennent maintenant à l’esprit à la lecture de cette énumération.

    Quelques-unes des vies menacées ?

    Ce sont notamment tous les oiseaux cavernicoles : chevêche d’Athéna, effraie des clochers, mésange bleue, mésange charbonnière, hulotte, choucas des tours, rouge-gorge familier, rouge-queue noir.
    Des oiseaux des zones agricoles et des prairies qui utilisent les clôtures comme perchoir : alouette des champs, tarier pâtre, bruant proyer (vous savez celui qui a avalé une crécelle), bergeronnettes, faucon.
    Et quantité de petits mammifères : écureuil, loir, lérot, muscardin.
    Même des reptiles et des amphibiens : serpent, lézard, crapaud, salamandre.

    Supprimer tous ces pièges pour la petite faune sauvage est à notre portée, il n’y a plus qu’à s’y mettre, voici tous les outils.

    Dans ce guide ASPAS -LPO, à télécharger, les deux associations exposent clairement ce que sont les cavités pièges et comment les empêcher de nuire à la faune sauvage.

    Ici, la LPO présente les cavités pièges et certaines des solutions aisées à mettre en place.

    Dans cette vidéo, l’ASPAS propose des obturations de cavités pièges, simples à réaliser, pour parer au plus pressé.

    Et si vous avez repéré des pièges potentiels sur le terrain d’un tiers, voire sur celui d’une entreprise, l’ASPAS met à votre disposition ce courrier type pour alerter le propriétaire.


    Des solutions pragmatiques, bien souvent à double bénéfice.

    Par exemple, sur le fût de récupération d’eau de pluie, qui est aussi un nid à moustiques, et le moustique tigre ne nous veut pas que du bien, une moustiquaire est immédiatement efficace. Et d’une pierre, deux coups !
    Les crapaudines à l’entrée de la gouttières d’évacuation de l’eau, c’est bien pour les mésanges et pour les feuilles mortes aussi.
    Le chapeau de cheminée empêche l’oiseau qui cherche une cavité pour nicher de tomber dans le conduit et l’édification du nid d’un oiseau qui cherche juste un point de vue remarquable.

    Même Orange s’y est mis !

    Sensibilisé par les deux association, Orange s’est engagé à obturer le haut de tous les poteaux téléphoniques. L’action est toujours en cours, et en consultant le dépliant ASPAS, ou en visionnant la vidéo de présentation de la LPO, vous serez en mesure de repérer les poteaux en cause et de les signaler sur cette page du site Orange.

    Dans l’immédiat.
    Récupérer les contenants qui traînent à portée de main, les bouteilles en verre ou en plastique, les boîtes de conserve, retourner l’arrosoir, le seau, la vieille paire de botte qui sert une fois quand il nous tombe un œil, bref donner de l’attention, prendre soin de ces autres qu’humains qui vivent autour de nous, mais aussi chez eux.

    Et le vivant vous dit merci !