Communiqué de de la Fédération Environnement Durable
Hiboux, fric et parasols : la nouvelle biodiversité garantie par la Commission de Régulation de l’électricité (CRE)
Paris le 4 septembre 2025 – La transition énergétique française a enfanté une espèce rare et lucrative : le “Hibou Électrique”, né des courbes d’arrêt d’éoliennes et de panneaux solaires. On les voit pulluler sur les graphiques de RTE, chaque fois que le soleil brille trop fort ou que le vent souffle trop généreusement.
Pourquoi ces arrêts ?Parce que trop d’électricité rend les prix de marché de l’électricité … négatifs. Et dans la grande logique administrative, plutôt que de vendre à perte… on débranche !
Mais attention : pas question que nos chers promoteurs se retrouvent plumés. Grâce aux “filets dorés” de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), ils touchent plus en ne produisant rien, qu’en produisant vraiment : une rentabilité phénoménale !
· 35 % pour l’éolien terrestre,
· 50 % pour le solaire,
· Et le Graal absolu : 70 % pour l’éolien offshore.
Un restaurateur rêve de 8 %, un paysan se bat pour 2 %, un concessionnaire d’autoroutes vit grassement avec 20 %… mais nos seigneurs du vent et du soleil, eux, bronzent aux Maldives pendant que leurs machines dorment au champ : les hiboux veillent, et les gueux que nous sommes paient.
Alors oui, les campagnes françaises se couvrent de « têtes de hiboux » … mais derrière ces jolis dessins sur les courbes de production d’électricité, la réalité est effarante : des promoteurs gavés d’argent public pour ne rien produire, et des Français plumés jusque sur leur facture d’électricité.
En résumé : Eux dorment tranquilles sous les cocotiers, les éoliennes dorment dans les champs, et c’est vous qui payez la sieste.
Note technique –Les têtes de hiboux et les compensations financières de la CRE
Cette note résume les éléments techniques relatifs aux phénomènes dits de « têtes de hiboux » observés sur les courbes de production électrique, ainsi que les mécanismes de compensation financière mis en place par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).
1. Le phénomène des « têtes de hiboux »
Le terme « tête de hibou » a été utilisé par RTE pour décrire la forme particulière des courbes de production lorsque certaines installations d’énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien) sont arrêtées en raison d’un excédent d’électricité sur le réseau.
Concrètement, lors des périodes de forte production (grand soleil ou grand vent), la consommation nationale ne permet pas d’absorber toute l’électricité produite. Les prix de marché deviennent alors nuls, voire négatifs. Afin d’éviter une instabilité du système, une partie du parc est déconnectée, ce qui crée ces fameuses courbes en forme de tête de hibou.
2. Exemples récents
– Le 24 mai 2025 : journée de fort ensoleillement. L’augmentation de la production solaire a entraîné une baisse de la production nucléaire jusqu’à sa limite technique. Malgré cela, l’excédent d’électricité a conduit à des prix négatifs en milieu de journée et à l’arrêt forcé de plusieurs sites solaires.
Le 3 septembre 2025 : journée de grand vent. Une part importante des sites éoliens a été mise à l’arrêt en raison d’une surproduction éolienne, le phénomène des « têtes de hiboux » s’étendant désormais aussi à l’éolien.
3. Le mécanisme de compensation financière
Lorsqu’EDF demande l’arrêt de production (effacement), les exploitants ne subissent aucune perte financière. Au contraire, la CRE a mis en place un système de compensation particulièrement avantageux. Au-delà de 20 heures d’effacement cumulé par an (40 heures pour les sites en mer), les gestionnaires de sites perçoivent une prime calculée comme suit :
• Éoliennes terrestres : 35 % × Puissance du site × Tarif d’achat × Nombre d’heures effacées
• Sites solaires : 50 % × Puissance du site × Tarif d’achat × Nombre d’heures effacées
• Sites en mer : 70 % × Puissance du site × Tarif d’achat × Nombre d’heures effacées
4. Facteurs de charge attribués
Ce système revient à attribuer artificiellement aux exploitants les facteurs de charge suivants :
• 35 % pour les éoliennes terrestres (contre environ 23 % en moyenne réelle en France)
• 50 % pour les sites solaires (contre environ 20 % dans le sud de la France)
• 70 % pour les sites en mer (contre environ 40 % dans les appels d’offres en cours)
Contacts
Michel Faure Administrateur de la FED 06 07 41 68 55
Un jour, raconte la légende, un immense incendie ravagea la forêt. Les animaux, sidérés, regardaient les flammes dévorer leur monde sans rien faire. Tous… sauf un. Un minuscule colibri, allant et venant sans relâche, transportait dans son bec quelques gouttes d’eau pour les jeter sur le brasier. Le tatou, exaspéré par cette agitation inutile, lui lança : – Colibri ! Tu es fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes que tu vas éteindre le feu ! Et l’oiseau lui répondit simplement : – Je le sais. Mais je fais ma part. L’histoire est belle. L’oiseau aussi. Et l’idée, admirable : chacun peut contribuer à sa mesure face à une catastrophe. Ce message a touché beaucoup de cœurs. Des femmes et des hommes s’y sont reconnus, et dans un monde en proie à l’embrasement climatique, politique ou social, ils ont décidé eux aussi de « faire leur part ».
Mais faut-il les applaudir sans réserve ? Pas si sûr.
1. Le glissement de responsabilité Le récit, en apparence anodin, participe à un déplacement subtil mais redoutable : il transfère la responsabilité des problèmes structurels vers l’individu. C’est le rêve du libéralisme : faire disparaître l’idée même de société, pour ne plus voir que des individus isolés, responsables de tout, capables de rien. Mais comment sortir d’un système en s’installant au cœur de son idéologie ?
2. La fabrication de la culpabilité Ce transfert s’accompagne d’un piège moral : ce n’est plus celui qui a allumé le feu qu’on interroge, mais celui qui ne participe pas à son extinction. La faute ne revient plus aux pyromanes, mais aux gens ordinaires, souvent les plus précaires, qui n’ont ni les moyens financiers, ni le capital culturel pour « faire leur part ». – Comment ? Tu ne vas pas au marché bio acheter des produits 30 % plus chers ? Tu n’as pas encore adopté le zéro déchet ? Le discours culpabilisant devient un mur. Il génère un effet bien connu : la réactance. Les accusés se rebellent, nient parfois même l’incendie, et rejettent ceux qui prétendent éteindre le feu, pourtant souvent sincères, comme des donneurs de leçons déconnectés.
3. Le désespoir du colibri Et puis, il y a l’usure. À force de battre des ailes sans jamais voir les flammes faiblir, le colibri s’épuise. Car les causes profondes de l’incendie ne sont jamais interrogées. Elles continuent d’alimenter les braises, inlassablement. À quoi bon, alors ? Ce sentiment d’impuissance finit par broyer les meilleures volontés. L’effort individuel, isolé, devient aussi inefficace qu’un granule d’homéopathie contre le cancer. Et c’est tragique. Car tout cet engagement, toute cette sincérité, mis en commun, auraient pu devenir une force décisive contre ce qui allume le feu.
Alors… faut-il faire atterrir le colibri ? Pas nécessairement. Mais le colibri doit changer d’altitude. Tant qu’il agit seul, concentré sur les effets, il se condamne à l’épuisement et à l’inefficacité. Il devient, malgré lui, un obstacle : il détourne l’attention des causes et éloigne les plus fragiles de la lutte. Mais si ce colibri utilise sa vivacité, sa beauté, sa ténacité… pour éclairer les racines de l’incendie, pour fédérer d’autres colibris, et pour exiger des réponses collectives ? Alors oui, il devient un véritable acteur du changement. Peut-être suffit-il qu’il continue à faire sa part, en silence, et qu’il consacre son énergie non à illustrer sa vertu, mais à organiser la résistance, à désigner les pyromanes, et à imaginer des systèmes qui ne s’enflamment pas.
La nouveauté de la rentrée : un marché des producteurs locaux, à Turenne !
Et oui, c’est une bonne nouvelle en cette période de rentrée, un marché des producteurs locaux se met en place à Turenne dès le mois d’octobre !
Il se tiendra toute l’année, sur le parking du Vival, les JEUDIS de 16h30 à 19h.
L’aventure commence le jeudi 2 octobre 2025 pour inaugurer le 1er marché de producteurs locaux de Turenne.
La mise en place du marché part d’une envie de retrouver des produits de chez nous, disponibles directement et plus facilement à Turenne. D’un élan personnel et bénévole, germe un projet collectif. Les producteurs locaux, installés sur la commune, sont bien sûr les premiers à adhérer à ce projet, et il est aussi adopté par l’Association des Parents d’Élèves de Turenne. La mairie de son côté soutient cette belle initiative.
L’élément moteur a été de proposer des produits de qualité, en circuit-court, à tous, en particulier à ceux qui n’ont pas accès aux marchés du matin en semaine ! Voilà pourquoi le marché se fera en fin de journée, il se veut accessible au plus grand nombre.
Vous y trouverez légumes, fruits, viande (volaille, porc, boeuf, agneau…), plats cuisinés maison, produits laitiers de la ferme, noix, miel, pain, pâtisseries fines, plants, arbustes et aromatiques, ainsi que des produits d’artisans locaux (biscuiterie, moutardes, savons, …) mais aussi un rémouleur !
Le marché se situera devant l’épicerie Vival, où Anne proposera également des produits locaux : vin, bière, jus, fromages, gâteaux, saucissons… entre autres produits complémentaires. Sa terrasse est parfaite pour y déguster chocolats, cafés et vins chauds ou encore ses gaufres !
L’APE s’engage dans ce projet car c’est une belle occasion de créer du lien entre les habitants, de permettre aux différentes générations de se retrouver dans un cadre convivial qu’est le marché local ! Se dessine aussi l’opportunité d’amener les enfants de l’école à s’intéresser de manière plus large à des sujets tels que les métiers, les produits de saison, les modes de consommation… Le marché devient alors un porteur de valeurs essentielles à transmettre, autour duquel des projets pédagogiques peuvent être menés.
Sur certaines dates, l’APE aura un stand sur le marché au profit des enfants de l’école afin de financer leurs sorties et activités.
Lors de l’inauguration, l’APE tiendra son premier stand avec la vente de fruits (pommes, poires et raisins) mais aussi une buvette de produits locaux : jus de pomme et de raisins, cidre et cidrito (mojito au cidre) et bien sûr tout cela avec des produits locaux !
Enfin, le marché est un lieu qui facilite les échanges entre le consommateur local et le producteur local pour que l’un comme l’autre soit gagnant dans cette rencontre. L’occasion de se rappeler à tout à chacun l’enjeu de l’économie locale, afin de préserver les terres cultivables et les emplois qui s’y rattachent. C’est un lieu de vie et de rencontre contrairement aux supermarchés. Pour les producteurs c’est une valorisation de leur travail et une meilleure rémunération pour eux. Pour les consommateurs c’est la possibilité de consommer mieux tout en soutenant les productions d’ici. Il n’est plus utile de rappeler que “manger sainement”, c’est le B.A.ba d’une bonne santé !
Le marché sera donc annuel, avec des surprises comme en décembre avec les « jeudis de Noël » (4, 11 et 18 décembre) ; des idées sont en pleine ébullition….
Venez nombreux soutenir nos producteurs, faites les curieux, venez à leur rencontre, prenez le temps de faire une pause…
L’Association des Parents d’Élèves de l’école de Turenne
Airelle célèbre ses 40 ans avec une grande journée dédiée à l’entrepreneuriat corrézien le samedi 4 octobre 2025 à Saint-Germain-les-Vergnes
Une journée exceptionnelle sous le signe de la créativité et de la solidarité
À l’occasion de ses 40 ans d’existence , l’association airelle organise une journée exceptionnelle dédiée à l’entrepreneuriat local Cet événement festif, créatif et ouvert à toutes et à tous, mettra à l’honneur airelle, son engagement, ses valeurs (droit à l’initiative pour tous, solidarité) au service du développement local, et surtout les entrepreneurs et porteurs de projets accompagnés depuis quatre décennies.
Qui est airelle ?
Depuis 1985, airelle est un acteur majeur du développement local et de l’économie sociale et solidaire en Corrèze, en accompagnant chaque année plus de 300 hommes et de femmes dans la création ou le développement de leur activité. À travers cet anniversaire, l’association souhaite rendre hommage à ces parcours entrepreneuriaux, souvent audacieux, toujours inspirants.
Déroulement: un programme riche pour tout public
10h Inauguration officielle En présence d’élu.es, de partenaires institutionnels et économiques, d’entrepreneur.es ainsi que de l’équipe de l’association.
11h – 18h Village des créateurs Animations, stands, buvette et restauration seront proposés sur place autour du Village des créateurs, un marché réunissant une trentaine d’entrepreneur.es accompagné.es par l’association. Artisanat, produits locaux, services innovants : une belle vitrine de la diversité des savoir- faire corréziens.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les acteurs du territoire
Avec cet événement anniversaire, airelle souhaite affirmer avec force que l’entrepreneuriat est une aventure humaine essentielle au dynamisme de la Corrèze.
Cette journée se veut une célébration collective de la vitalité économique du territoire, portée par celles et ceux qui osent entreprendre, tout en donnant envie, à d’autres, de se lancer. Un cadre champêtre idéal pour faire de cet anniversaire un véritable moment de partage, échanges, découvertes, inspirations et pourquoi pas écrire ensemble les prochaines pages de ’entrepreneuriat en Corrèze.
Le 22 septembre 2025, l’Italie a été le théâtre d’une grève générale sans précédent et historique, mobilisant des dizaines de milliers de travailleurs dans plus de 60 villes, de Rome à Milan en passant par Bologne et Gênes. Organisée par des syndicats comme l’USB et la CUB,
Cette mobilisation de 24 heures a paralysé les transports publics, les ports, les écoles et les services, dans un cri de solidarité avec la Palestine.
Les manifestants, brandissant drapeaux palestiniens et pancartes comme « Bloquiamo Tutto » (Bloquons tout), ont exigé un arrêt immédiat de l’offensive israélienne à Gaza, qualifiée de « génocide » par certains, ainsi que la reconnaissance d’un État palestinien. Cette action intervient dans un contexte où le conflit israélo-palestinien, ayant fait plus de 300 000 morts !
À l’ONU, la situation a atteint un point critique. Le 19 septembre 2025, les États-Unis ont une nouvelle fois opposé leur veto à une résolution appelant à un cessez-le-feu permanent à Gaza, marquant leur sixième blocage sur ce sujet. Cette décision, critiquée par les 14 autres membres du Conseil de sécurité, a renforcé l’isolement diplomatique de l’israël et de son allié américain, alors que des pays comme la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ont récemment reconnu un État palestinien. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU due ce même 22 septembre, plusieurs nations, dont la France, ont formalisé enfin cette reconnaissance, pressant pour une solution à deux États.
Un rapport de la Commission d’enquête de l’ONU, publié le 16 septembre, a même conclu à des actes de génocide commis par l’entité sioniste à Gaza, alimentant les tensions.
En Italie, la Première ministre Giorgia Meloni s’est retrouvée au centre de la controverse. Si elle a durci son ton envers les politiques israéliennes face à la pression intérieure, elle a fermement rejeté toute reconnaissance précoce d’un État palestinien. En juillet 2025, elle avait déclaré à La Repubblica que cette démarche pourrait être « contre-productive », arguant qu’il fallait d’abord établir concrètement cet État. Cette position, alignée sur celle des États-Unis et de Tel-Aviv, contraste avec les appels croissants de l’opposition italienne et des manifestants. Lors des troubles à Milan, où des affrontements avec la police ont blessé une soixantaine d’agents, Meloni a condamné ces violences, les qualifiant de « honteuses » et déconnectées de la solidarité avec Gaza.
Les événements ont également révélé une fracture sociale et politique. Alors que des dockers bloquaient les ports de Gênes et Livourne pour empêcher les expéditions d’armes vers l’israël, des groupes d’extrême gauche ont été accusés d’avoir attisé les violences. Meloni, alliée traditionnelle de l’israël au sein de l’UE, a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre, tout en évitant de clarifier sa position au Parlement, ce qui a suscité les critiques de la gauche.
"Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie mais son évolution en temps de crise" - B.Brecht
L’équipe du festival de cinéma “Changer la fin” nous présente le programme de cette seconde édition en l’accompagnant du texte suivant :
“Cette année jusqu’où allons-nous pour affûter nos désirs, tenaces face aux écrous, et nous laisser enseigner ? À Gaza et en Cisjordanie, sous une cabane en bois devant le Centre Administratif de Paris, à bord du bateau de SOS Méditerranée, en haute montagne entre loup et agneaux, en plein champ aux corbeaux, aux portes du futur, au pays de la famille, de l’enfance, de la vieillesse, dans le quartier du Pont-Rompu à Tourcoing, dans une cité ouvrière de Grande-Synthe, au coeur du scandale sanitaire du chlordécone en Martinique, dans la méditation sur la colonialité de l’image… Sans oublier :
l’expo “l’art de résister”, un bazar collectif ;
le DJ set “gants de boxe et graines de Sumud”,
la table ronde “décolonisons nos regards”,
le ciné-concert à la (re)découverte de Maya Deren…
En résumé, venez ! Retrouvons-nous ensemble. Programmation détaillée ci-dessous”…
Le festival de cinéma “Changer la fin” ce sont des projections À PRIX LIBRE … au profit du fonds Masharawi (cinéastes de Gaza), de Corrèze Solidarité (collectif de soutien aux personnes exilées) et pour couvrir les frais logistiques
Buvette et restauration sur place (locale et végétarienne)
Séances du vendredi 3 octobre
14h00 : DEVANT – Contrechamp de la rétention, d’Annick Redolfi – 1h18 suivie d’un échange avec la réalisatrice animé par les élèves de terminale MELEC &AGOrA du lycée professionnel René Cassin de Tulle en partenariat avec l’OCCE19 (Office Central de la Coopération à l’École de la Corrèze) et Peuple et Culture Corrèze Pauline, Norah, Kristina attendent pendant des heures, assises sous une cabane en bois perdue au fond du bois de Vincennes. Devant le Centre de rétention administrative (CRA) de Paris, toutes sont venues voir leur proche enfermé. Des vies suspendues à l’attente de leur expulsion ou de leur libération. Sur cette scène, ces femmes se racontent, échangent entre elles, partagent avec les nouveaux visiteurs leur expérience, leur révolte, leurs rêves. Elles sont le miroir de la rétention, son contrechamp. Leurs mots dessinent le paysage d’une zone de non-droit en France, où la violence, l’arbitraire et l’injustice règnent en maîtres.
16h00 : goûter partagé
18h00 : Save Our Souls, de Jean-Baptiste Bonnet – 1h31
suivie d’un échange avec avec Corrèze Solidarité (séance au profit du collectif) Après un sauvetage à hauts risques au large de la Libye, naufragés et sauveteurs vivent ensemble sur le bateau de l’ONG SOS Méditerranée, dans l’attente d’un port d’accueil. Ce temps à bord est le premier refuge des rescapés. Avec les sauveteurs, se tisse une relation faite d’écoute, de soin et de présence.
21h00 : Un pasteur, de Louis Hanquet – 1h10 – suivie d’un échange
Félix, jeune berger mélancolique et secret, mène une vie atemporelle, dans un monde minéral et inaccessible où rôde une menace invisible : le loup. La solitude nimbe ses journées dans la montagne faites de soins aux agneaux, de clôtures à poser et de poésie.
Séances du samedi 4 octobre
10h00 : Nuisibles, de Paolo Jacob – 37 min
suivie d’un échange avec le réalisateur Pour les corbeaux, les champs de maïs sont comme d’immenses mangeoires à ciel ouvert. Les futures récoltes s’envoleraient en quelques heures si Fanny ne faisait pas acte de présence du lever au coucher du soleil, tel un épouvantail vivant.
11h15 : Les Portes du Futur, docufiction de Lisa Di Giovanni, 2022, 38 min, vf
suivie d’un échange avec la réalisatrice – Aux abords du Futuroscope se trouve la zone commerciale la plus étendue de Poitiers : Les Portes du futur. Derrière les routes et les bâtiments en tôle blanche se cachent des chemins, des terrains laissés en friche et de petites habitations. Les Portes du Futur ouvre une brèche vers des vies effacées par la périphérie de la ville où le quotidien combine adversité sociale et liberté.
12h00 : Parfum foncé film de Lisa Di Giovanni, 2024, 27 min, vf
Mandoo est vagabonde et explosive. Elle se fond difficilement dans la société, ce qui lui offre une grande liberté mais lui pose aussi des obstacles. Elle parcourt les villages et campagnes de Charente-Maritime pour découvrir comment nos déchets sont traités.
14h00 : Qu’est-ce qu’on va penser de nous ?, un documentaire de Lucile Coda, 2023, 1h09, vf
“Il a été ouvrier, cantonnier, balayeur. Elle a toujours été secrétaire. Mes parents s’inquiètent. Pourquoi n’ai-je pas de travail après de longues études si chères ? En mêlant le récit autobiographique à des instants de vie familiale, je tente de retranscrire le chemin parcouru entre rêves d’ascension sociale et désillusion”.
16h00 : Pont rompu (souvenirs d’une rénovation urbaine), de Leïla Habchi et Benoît Prin – 1h03 –
suivie d’un échange avec la réalisatrice Dans le quartier du Pont Rompu à Tourcoing, un projet de rénovation urbaine bouleverse la vie des familles arrivées ici depuis parfois plus de cinquante ans. Pendant 10 ans, au rythme des travaux de démolition, du départ forcé de certains et de la transformation du paysage urbain, le film tente de tisser avec ses habitants un lien entre le passé et l’avenir d’un quartier populaire.
18h00 : Women From Ground Zero, de Rashid Masharawi – 40 min – vostf
suivie d’un échange avec l’AFPS Corrèze – Collection de sept courts-métrages réalisés par des femmes, issues du projet From Ground Zero initié par Rashid Masharawi, (réalisateur palestinien originaire de Gaza) pour donner la parole à celles et ceux qui y vivent. À travers leurs courts métrages, ces réalisatrices offrent un regard intime sur le quotidien de leurs vies à Gaza pendant le génocide.
20h00 : No other land, documentaire palestino-norvégien de Basel Adra, Hamdam Ballal, Yuval Abraham et Rachel Szor, 2024, 1h35, vostf
suivie d’un échange avec André Rosevègue (membre de l’Association France Palestine Solidarité et de l’Union Juive Française pour la Paix) Depuis plus de 5 ans, Basel Adra, activiste palestinien, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages de Cisjordanie et en chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour. Ce film réalisé par un collectif palestino-israélien se pose comme un acte de résistance et de justice
22h30 : DJ Sneksnarc, “gants de boxe et graines de Sumud” – 1h
Séances du dimanche 5 octobre
10h00 : Le Festival des enfants
Sélection de 10 courts-métrages aux formes et aux sujets variés pour faire rire et réfléchir les enfants (suivi d’un atelier jeune public salle Latreille bas).
11h00 : L’art de vieillir de Jean-Luc Raynaud – 1h16
suivie d’un échange déchaîné avec Frédérique Perrin L’Art de vieillir se propose de balayer les idées reçues qui nous bouchent l’horizon. Ils existent, ces vieux sans vieillesse, ces vieux fous, ces vieilles folles, ces vieux amoureux, comme des funambules sur le fil du temps. La vieillesse est humaine. Peut-être n’y a t- il rien de plus humain. Il y a tout un art à trouver pour cette humanité-là. Elle est la nôtre. Elle le sera, tôt ou tard. Ce film conjure l’image d’Épinal qui fait de la vieillesse un naufrage.
Basé sur l’analyse de Malcolm Ferdinand dans le livre “Une écologie décoloniale – Penser l’écologie depuis le monde caribéen”, le documentaire va à la rencontre des acteurs sociaux, écologiques, culturels et agricoles de Martinique pour interroger le patrimoine écologique de l’île au regard de la crise du chlordécone. Les trois réalisateur.ices livrent un film édifiant qui, en filigrane, tente de répondre à la question : “Pourquoi les luttes écologistes sont indissociables des luttes antiracistes ?”.
15h30 : Exil à domicile, de Leïla Habchi et Benoît Prin – 52 min
Alors jeunes mères de famille algériennes, Baktha, Houriaet Messaouda émigrent en France au début des années 60. Trente années ont passé, la majeure partie de leur vie s’est déroulée à Grande-Synthe, une cité ouvrière du Nord de la France. Leurs témoignages font resurgir l’Histoire et dépasse les discours simplistes sur l’intégration ou l’Islam en les replaçant dans une réalité complexe et multiforme.16h30 : Qu’il regarde, court métrage de Michaëla Danjé, 2025, 22 min, vf
16h30 : Qu’il regarde, de Michaëla Danjé – 22 min
Qu’il regarde est une méditation sur la colonialité de l’image et de la position de filmeur,à partir d’archives de films amateurs, entre le nord de la France et les caraïbes dites françaises.
17h00 : Table Ronde “ Décolonisons nos regards ” (à la lumière des trois films de l’après-midi)
L’idéologie coloniale n’a jamais pris fin. À voir comment ses logiques se déploient aujourd’hui en France aussi bien à travers les politiques migratoires, les représentations médiatiques et culturelles, les instruments de contrôle étatique (police, justice), les activités économiques de type extractiviste. À voir aussi quelles relations la France entretient avec l’Algérie, les Antilles, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie Kanaky, Haïti…
À voir encore son niveau de complicité de génocide à Gaza et de répression des voix qui le condamnent. À voir, mais que nous donne-ton à voir justement ? À part le fait colonial tel qu’il est pensé et raconté dans notre grand récit national, en perpétuel adaptation. Comment porter un regard sans complaisance sur notre histoire si ce n’est en acceptant de se décentrer et de se laisser enseigner grâce au miroir tendu par ceux et celles qui subissent le colonialisme et le racisme ?
Une table ronde animée par Ménal Kerkoub et Caroline Cranskens, en présence de :
Leïla Habchi : alterne les casquettes d’auteure-réalisatrice/cadreuse/productrice/éducation à l’image. Avec Benoît Prin, elle co-fonde le collectif Vidéorème en 1991 à Roubaix. S’inspirant de la méthodologie et de l’éthique des Ateliers Varan, il-elle mettront en place des ateliers de réalisation documentaire dans les quartiers populaires de la métropole lilloise et poursuivront ce travail de transmission au sein de l’association Étouchane.
Michaëla Danjé : née dans le Nord de la France, et d’origine guadeloupéenne. Cofondatrice et membre du collectif noir militant Cases Rebelles. Chercheuse indépendante, écrivaine, essayiste et artiste multidisciplinaire, elle travaille sur les questions queer noires et sur les enjeux d’image,de visualité et de contre-visualité. Elle a écrit au sein du collectif Cases Rebelles 100 portraits contre l’état policier, Le Feu qui craque,contribué au livre AfroTrans et co-réalisé le documentaire Dire à Lamine.
André Rosevègue est retraité de l’enseignement public, membre de la coordination nationale de l’Union Juive française pour la paix et de Palestine 33, groupe AFPS de Gironde. Il participe au groupe inter-assos AFPS-AURDIP-UJFP sur les manuels scolaires. Il a coordonné le “Guide du Bordeaux colonial” et contribué à plusieurs livres, dont Parcours de Juifs antisionistes en France
20h00 : Ciné-Concert “ à la (re)découverte de Maya Deren, femme libre, artiste radicale – 40 min
(collectif corrézien KinetoniK) – Maya Deren dans Ritual in transfigured time
Maya Deren naît au printemps1917 à Kiev, ville faisant alors partie de l’Empire russe, dans une famille juive, avant d’émigrer aux États-Unis en 1922 où elle deviendra une personnalité majeure du cinéma expérimental des années 1940. Ses nombreux courts-métrages,marqués par le surréalisme, la danse, l’ethnologie et la psychanalyse, ont influencé des générations de cinéastes, notamment David Lynch, et des générations de musiciens, dont le collectif corrézien KinetoniK, tombé sous le charme de ses images hallucinantes. Plongez dans son univers avec Meshes of the afternoon (1943, 14 min) et At land (1944, 15 min) ou comment finir le festival en transe visuelle et sonore !
FESTIVAL DE FILMS ‘Changer la Fin” – 3, 4 et 5 octobre 2025 – Salle Latreille – Impasse Latreille, Tulle
L’Épicentre à Uzerche, vous vous rappelez ? .. cette épicerie bio vrac d’Uzerche que ses clients voulaient racheter et transformer en épicerie associative ? (voir notre article)
Voici les dernières nouvelles, le projet avance bien, puisqu’une date d’ouverture est fixée :
L’Épicentre à Uzerche va ouvrir ses portes le lundi 6 octobre.
Nous sommes à la recherche de bénévoles, les inscriptions se font via les liens ci-dessous :
–> ici pour rapetasser et peindre le local, bricoler les meubles, réaménager les meubles et les stocks, diffuser les invitations à l’inauguration, du 18 septembre au 2 octobre (plusieurs personnes possibles par créneau) : https://lite.framacalc.org/amenagement-ag31
–> ici pour ouvrir l’Epicentre, accueillir et servir les clients, encaisser les ventes, accueillir les producteurs, vérifier et stocker les livraisons, du 6 octobre au 31 décembre (1 personne par créneau) : https://lite.framacalc.org/ouverture-du-magasin-ag31
Des remises sont prévues au prorata du temps passé mensuellement pour l’Epicentre
Le 12 juin 1944, dans le maquis corrézien, plusieurs dizaines de soldats allemands prisonniers furent exécutés près de Meymac. Cet épisode, longtemps tabou, reste une page complexe de l’histoire locale et nationale.
Le livre Meymac, les ombres du bois d’Encaux, coécrit par le journaliste Pierre Vignaud et l’historien Hervé Dupuy, revient en détail sur cet événement :
les circonstances de l’exécution,
la mémoire des résistants,
les archives manquantes ou inaccessibles,
les témoignages de ceux qui ont vécu ou transmis ces faits.
Dans cette conférence organisée par les Compagnons de la Mémoire Vivante, les auteurs expliquent leur démarche, entre enquête journalistique et recherche historique, et replacent l’affaire dans le contexte de la brutalité de la guerre en Corrèze, des affrontements entre les maquisards résistants et la Wehrmacht, la division Das Reich, les massacres de Tulle, Oradour sur Glane …
Un échange riche, éclairé également par l’intervention de l’historien Paul Estrade, qui souligne l’importance de comprendre cette mémoire dans toutes ses dimensions : résistance, répression, silence, transmission.
🎥 Notre association Citoyliens est heureuse de mettre en ligne l’enregistrement de cette soirée afin de partager largement cette réflexion.
👉 RéalisationCitoyliens :
Caméra et son : Gwen
Montage : Anne R.
Seconde partie de la conférence “MEYMAC, les ombres du bois d’Encaux” – échanges avec le public
La rencontre s’est poursuivie avec un second temps d’échanges, disponible dans une seconde vidéo. Dans cette suite, la parole est donnée à d’autres intervenants, notamment des représentants de l’ANACR, qui apportent leur témoignage et leur analyse sur la mémoire résistante et les archives.
Cette seconde partie permet de mesurer la richesse et la complexité du débat autour du bois d’Encaux : entre mémoire locale, silence, récits de presse, et la nécessité de préserver une transmission fidèle et respectueuse de l’histoire.
Tadaïma est un écolieu pour un habitat participatif qui partage un idéal de vie proche de la nature, désireux de promouvoir un habitat particip’actif pour 8 foyers en logement individuel.
Notre habitat participatif a pour idéal de proposer un lieu où chacun dispose d’un toit, peut respirer, boire et manger sainement, dans un environnement qui ne dégrade pas notre santé, un lieu qui propose des relations sociales et amicales riches, des activités agréables et épanouissantes.
Nous voulons redonner du sens et redéfinir nos priorités dans la vie pour la rendre plus équilibrée et plus harmonieuse, plus proche et plus respectueuse de la nature et des autres.
Nous proposons de devenir habitant sur un lieu de vie sain et agréable, au calme, sur une propriété de 7 ha d’un seul tenant dans un environnement naturel très agréable sur les hauteurs d’Albussac.
Le lieu se compose de bois, prairie, ruisseau, verger, d’une zone constructible avec une grande maison habitable et pas mal de dépendances à restaurer, donc aussi beaucoup de possibilités pour des petits projets économiques à dimension humaine (nous projetons par ex de proposer du gîte/chambre d’hôtes, de vendre des produits locaux et nos propres produits). Le collectif a été créé en 2018.
Nous disposons déjà d’une association loi 1901 pour le développement du projet et sa dimension humaine et prévoyons une SAS coopérative pour la propriété collective du bien immobilier.
Nous sommes accompagnés par “les pas-sages” dans ce projet. La participation puis l’intégration au projet se fait de façon progressive pour permettre à chacun de voir ce cela lui convient et de s’habituer à la gestion collective du lieu avant tout investissement.
Pour développer notre collectif , nous cherchons des personnes qui auraient fait un constat semblable au nôtre, qui aspirent à une vie plus simple, plus équilibrée, plus enrichissante et qui souhaiteraient s’investir de façon sérieuse et active avec nous. Nous avons besoin d’aide et de participation dans ce projet tant sur le plan humain que sur le plan financier.
Si vous êtes intéressés, voici notre site internet où vous pourrez trouver tous les détails de notre beau projet ou pour prendre contact avec nous :