Category: Découverte nature

Catégorie d’articles / infos liées à la découverte de la nature en Sud-Corrèze et alentours (pétitions, manifestations, nettoyage de rivière, débroussaillage, gratiferia … ).

Cette rubrique est ouverte et évolutive.

En nous informant d’ajouts et de corrections à faire, vous rendez autant service aux organisateurs qu’aux visiteurs cherchant des infos à travers cette démarche participative.

  • TUTO SPÉCIAL CHOUETTE

    TUTO SPÉCIAL CHOUETTE

    Comment réaliser et installer un nichoir à chouette chez soi 

    L’association Autour du Sauvage vous donne tous leurs conseils

    Il y a peu, nos amis les chouettes finissaient clouées à nos granges, elles étaient signe de mauvaise récolte pour les paysans et annonçaient la mort ( rien que ça). Un véritable comble lorsqu’on sait qu’elles les débarrassaient de tous les rongeurs à plusieurs kilomètres à la ronde ( qui eux étaient particulièrement destructeurs pour leurs cultures). Mais bref, ce temps est révolu (tant mieux !) Néanmoins les chouettes restent en mauvaise posture : elles n’ont plus assez de lieux de reproduction. Évidemment, lorsqu’on coupe les vieux arbres creux, qu’on ferme les granges et les clochers et qu’on utilise en masse du raticide, ça ne les aide pas. 

    Il existe une solution toute simple pour leur donner un coup de pouce : installer un nichoir à chouette ! Ça tombe bien, vous n’aurez pas à chercher sur internet les plans, on a testé pour vous et installé 3 nichoirs avec des caméras. L’un dans un arbre, un deuxième dans une grange et un dernier dans un clocher.

    Figurez vous qu’ils ont été adoptés ! D’ailleurs pour les curieux, nous avons publié tout le suivi des nichées sur notre Youtube, Facebook et Instagram ( “Autour du Sauvage”) à retrouver via ce lien:https://linktr.ee/autourdusauvage

    Alors on a décidé de partager toutes nos recherches et conseils avec vous ! Nos plans sont disponibles en PDF juste ici : https://tr.ee/QU2upT

    Et on vous invite à aller regarder notre vidéo Youtube qui détaille TOUT ( promis ça vaut le coup d’aller la voir, elle est même pas si longue)

    Les nichoirs sont adaptés aux hulottes et effraies, il faut les installer dans l’endroit choisi le plus vite possible en automne afin qu’elles les repèrent et les utilisent au printemps suivant.

    Alors je m’adresse à vous qui lisez cet article, vous connaissez très certainement quelqu’un qui a soit un arbre, soit une grange ou encore un hangar. BINGO ! Alors peu importe à qui vous pensez : je compte sur vous pour lui envoyer les plans et la vidéo !! PARTAGEZ pour que la collaboration chouette/humain prenne de plus en plus d’ampleur. Merci et bonne journée !

    Elleiah L’équipe Autour du Sauvage

  • Incroyable Fête de la Nature Terra Loca(le) Jardin du Taillis [vidéo]

    Incroyable Fête de la Nature Terra Loca(le) Jardin du Taillis [vidéo]

    À l’occasion de la Fête de la Nature, événement national organisé cette année du 20 au 25 mai 2026, l’association Terra Locale, avec La Baraca, proposait le samedi 23 mai une grande journée au Jardin du Taillis, près de Condat-sur-Ganaveix.

    Dans ce jardin-forêt généreux, ombragé et déjà très vivant, le public a pu profiter d’un programme dense : marché d’artisans, pépiniéristes, conférences, balades naturalistes, visites du jardin, animations pour les enfants, démonstrations et temps festifs.

    Sous une chaleur de début d’été — près de 30 degrés à l’ombre — le lieu rappelait immédiatement l’importance des arbres, de la fraîcheur végétale et des espaces vivants. Une première conférence animée par Nathalie Nollet proposait justement de réfléchir à la forêt, à ce qu’elle est, à ce qu’elle apporte, et à la place essentielle des arbres dans nos paysages comme dans nos vies.

    La journée a également permis de partir à la découverte du petit peuple du jardin, avec une balade nature consacrée aux arthropodes, animée par Caroline Perrez. Pendant une heure, les participants ont observé autrement les insectes, araignées et autres habitants discrets de ces milieux foisonnants.

    D’autres rendez-vous étaient proposés autour des herbivores et du choix d’un animal adapté à son terrain, autour de la greffe, mais aussi avec les Croqueurs de pommes, venus présenter leur travail autour des vergers conservatoires, des variétés fruitières et des jus de pomme.

    Le jardin lui-même était au cœur de la journée. Des visites guidées partaient toutes les deux heures pour découvrir ce lieu cultivé depuis plusieurs années par Olivier et Pauline. Fraises, poireaux, plantes vivaces, arbres, légumes et expérimentations y composent un paysage presque anarchique, mais d’une grande beauté : un jardin d’abondance, vivant, libre, où tout semble pousser et dialoguer.

    La fête faisait aussi une belle place aux savoir-faire. Bastien, de Bambus, présentait son travail autour du bambou, tandis que Maï de l’Atelier Nomade proposait une démonstration autour des structures légères, flex-yourtes et habitats nomades. L’occasion de comprendre, par exemple, le rôle essentiel de la corde de tension dans une yourte : ce n’est pas tant le poteau central qui tient l’ensemble que cette tension circulaire qui rend la structure autoportante.

    Autre belle initiative de la journée : un coin des boutous, pensé pour accueillir les enfants pendant que les parents assistaient aux conférences. Une attention très appréciée par les familles présentes.

    En fin de journée, le marché et les conférences laissaient place à une ambiance plus festive : bœuf musical, petite scène, performance live de Bijaman, multi-instrumentaliste français, puis DJ set de Kif Obscur jusqu’à minuit.

    À Condat-sur-Ganaveix, cette Fête de la Nature organisée par Terra Local(le) aura donc été bien plus qu’un simple rendez-vous autour du jardin : une journée de rencontres, de transmission, d’expérimentation et de convivialité, dans un lieu qui incarne déjà une autre manière d’habiter, de cultiver et de faire société avec le vivant.

  • AUTOUR DU SAUVAGE

    AUTOUR DU SAUVAGE


    ” Autour du Sauvage ” est une petite association, du côté de St-Paul qui a choisi de mettre en valeur, pas après pas, un secteur géographique restreint.

    les chemins Autour du Sauvage

    L’idée est de faire du lien entre vivants, les humains et les autres qu’humain, grâce aux foultitudes d’opportunités du lieu.

    Avant ” Autour du Sauvage “, on savait bien qu’il existait quelque part dans ce cul de sac inatteignable par la machinerie agricole, les vestiges de lieux de vie, de vergers, que la vieille fontaine coulait encore d’un filet d’eau aux prises avec la végétation et l’oubli, que le chemin empierré barré d’arbres tombés, affleurant là où la pluie le lessivait, menait jusqu’au Sauvage. On savait les vieilles serbes inutilisées quelque part en deçà du chemin.

    le chemin des prés

    ” Autour du Sauvage ” s’est épris de ce centre du monde, comme le sont tous les lieux qui nous sont chers, et a tricoté des liens avec toutes les bonnes volontés alentour pour redonner le goût de conter l’avant ou de confier les souvenirs, et de se retrousser les manches pour carrément lui redonner vie.

    la fontaine restaurée


    La balade joliment panneautée par Elléiah une des artistes de l’association, se parcourt en 35’ ou plus si on est d’humeur à baguenauder. Car la quiétude du coin pousse à prendre son temps.
    Après l’aperçu sur les forêts pentues et feuillues, se déploie des prés où les vaches sont laissées à buller en famille, parce qu’en Corrèze on leur en laisse encore le temps. Sous les noisetiers et les châtaigniers, les hêtres et les charmes, Mesdames et leurs petits ruminent à l’ombre, sous l’œil attentif de gros pépère qui surveille alentour.


    On sera passé sous l’arche de bois mort édifiée en ce lieu effacé des mémoires, pour lui redonner son nom, peint en lettres colorées sur le bois emprisonné dans le muret restauré.

    Dans un arbre en hauteur, très haut, est installé un nichoir pour les rapaces nocturnes. Y étaient attendues les effraies, c’est un couple de hulotte qui l’a intégré, et deux chouettons sont nés ce printemps ! Les chouettes sont en difficulté parce qu’on leur défend l’entrée de nos granges, et qu’on abat les vieux arbres qui leur permettaient de nicher, pire on empoisonne leurs proies… Alors ” Autour du Sauvage ” s’est senti concernée et a pris le problème à bras le corps, comme à chaque fois.


    Il y a aussi Éden et Mira qui bossent.

    Elles entretiennent de leur savoir ancestral d’ânesses, les prés reconquis de broussailles et les abords des habitations dudit Sauvage, autour duquel sillonne le sentier.


    Dans la grange a été installé un second nichoir.

    Les hulottes sont tellement en mal de logement, que contre leurs normes territoriales, un autre couple est venu s’y établir. Hop 2 chouettons de plus ! “Autour du Sauvage “ met en avant les possibilités de partage des biotopes entre humains et autres qu’humains par le biais de conférence sur la chouette effraie, comment favoriser leur accueil et pourquoi elles rendent tant de service à notre espèce et à ses activités.

    À l’issue d’une de ces conférences, la mairie de Saint-Paul a décidé d’installer un nichoir dans le clocher de son église. Pour le moment la caméra automatique dévoile les visites d’effraies…
    À suivre !


    Retour au lieu dit ” Le Sauvage “,

    dans son ombre fraîche ou glougloute l’eau amenée depuis une serbe en contre bas, par un hydraulique et capricieux bélier.
    Les grands arbres tenus en respect par les humains, entourent et ombragent les bâtis d’un temps d’avant. Il s’agit aussi de les restaurer, de laisser son chaume au toit de la grange, d’en changer les portions décaties, de retaper sans ostentation, de se faire discret et efficace.


    C’est un bon pitch pour cette association :
    discrète et efficace.

    Si vous avez envie de filer un coup de main, de venir voir en curieux, de vous régaler les yeux des dessins d’Elleiah, venez ! Vous êtes les bienvenus.

    ” Autour du Sauvage ” organise des journées, ou des demies journées de travail coopératif, comme Samedi 20 juin ou 11 juillet par exemple.
    Pour retrouver Autour du Sauvage sur Instagram, FB ou Youtube, c’est par ici.

    À un de ces jours Autour du Sauvage !

  • Événement écologique : retour du castor [vidéo] Hervé Covès

    Événement écologique : retour du castor [vidéo] Hervé Covès

    Dans les zones humides situées entre Le Soulier et Rosiers, non loin du lac de Chasteaux, un phénomène très rare vient d’être observé : le premier castor avéré en Corrèze.
    Une découverte qui enthousiasme le naturaliste et agronome Hervé Covès, pour qui cet animal est bien plus qu’un simple rongeur : c’est un architecte du vivant, un créateur de paysages et un restaurateur d’équilibres écologiques.

    🌍 Un castor… arrivé de très loin

    Les castors les plus proches connus se situaient :
    • sur le plateau de Millevaches,
    • dans la vallée de la Sioule,
    • en Haute-Vienne et vers la Gartempe.

    Le nouvel individu repéré aurait donc parcouru au minimum 100 km, un déplacement spectaculaire mais déjà documenté dans la littérature scientifique, notamment par les travaux de Suzane Uski et Baptiste Morizot. (voir sur Reporterre)
    Son arrivée ici, dans ce secteur géologique particulier (tufières, résurgences), pose encore des questions… mais ouvre surtout une nouvelle page naturaliste pour la Corrèze.

    🌿 Un ingénieur qui transforme immédiatement le paysage

    En quelques semaines à peine, le castor a :
    • construit plusieurs petits barrages,
    • relevé le niveau d’eau de 30 cm,
    • inondé les parties basses du site,
    • ouvert des clairières en coupant plusieurs arbres.

    Certains de ces arbres sont impressionnants.
    Hervé montre les traces :
    • doubles stries laissées par les incisives,
    • morceau de bois ébranché proprement,
    • indices qui suggèrent plutôt un jeune individu.

    La coupe est nette, rapide, méthodique. Les dents du castor, riches en fer, s’auto-affûtent en permanence. Un grand arbre peut être abattu en à peine une heure.

    🧬 Une explosion de biodiversité annoncée

    La présence d’un castor modifie profondément les habitats.
    Ses barrages créent une mosaïque écologique unique :
    • zones ombragées, zones ensoleillées,
    • eaux stagnantes et eaux courantes,
    • berges ouvertes, bois morts immergés…

    Dans ces milieux variés, la vie se déploie :
    • libellules, insectes, coléoptères,
    • oiseaux, chauves-souris,
    • amphibiens spécifiques comme le crapaud sonneur à ventre jaune.

    Chaque action du castor devient un moteur de diversité.

    🦟 Moustique tigre : un allié inattendu contre une nuisance

    Le castor ne chasse pas les moustiques… mais il crée les conditions permettant à leurs prédateurs de proliférer :
    • libellules,
    • chauves-souris,
    • oiseaux insectivores.

    Dans certaines régions étudiées par Hervé, notamment à l’est de Lyon, les zones façonnées par les castors montrent une réduction nette des nuisances liées au moustique tigre.

    Un signal positif pour la santé publique… et pour le confort des habitants.

    🚜 Bénéfices agricoles et hydrologiques

    Les barrages du castor :
    • élèvent légèrement les nappes phréatiques,
    • limitent l’incision des cours d’eau,
    • améliorent la résistance des prés et cultures aux sécheresses estivales,
    • maintiennent un meilleur niveau d’étiage en été grâce à l’eau stockée dans les sédiments.

    Des effets particulièrement bienvenus dans un contexte de changement climatique.

    🐟 Une bonne nouvelle pour les truites et salmonidés

    Les eaux relâchées par les barrages, plus fraîches en été, sont favorables aux espèces emblématiques des rivières corréziennes :
    • truites fario,
    • autres salmonidés.

    Le castor recrée des conditions hydrologiques proches de celles des rivières anciennes, avant leur canalisation.

    🫶 Une espèce disparue depuis le XIXe siècle… qui revient

    Le castor avait disparu de France au début du XIXe siècle.
    Le voir réapparaître ici, peut-être pour la première fois depuis deux siècles, est un signe fort.

    Un rappel simple mais puissant, comme le résume Hervé Covès :

    “La nature est toujours la plus forte. On peut lutter contre elle… mais au final, c’est elle qui gagne. La vie est belle.”

  • Forêts en libre évolution : vidéo “Enforestés de Tulle” avec Christian Barthoud,

    Forêts en libre évolution : vidéo “Enforestés de Tulle” avec Christian Barthoud,

    Le mardi 18 novembre, à la salle Latreille de Tulle, l’association Les Enforestés de Tulle – pour des forêts vivantes en pays de Tulle organisait une conférence intitulée :
    “Du bon usage de la libre évolution”, animée par Christian Barthoud.

    La soirée a réuni un public venu questionner nos façons de gérer les forêts, entre sylviculture, protection de la biodiversité, changement climatique et place laissée – ou non – aux processus naturels.

    La conférence est désormais disponible en vidéo (en fin d’article).


    Qui est Christian Barthoud ?

    Christian Barthoud est ingénieur forestier de formation.
    Il a effectué la moitié de sa carrière au ministère de l’Agriculture, dans les services forestiers, puis l’autre moitié au ministère de l’Environnement, au cœur des débats entre :

    • secteur forestier,
    • services de l’État,
    • associations de protection de la nature,
    • instances européennes.

    Il a notamment été :

    • sous-directeur de la forêt,
    • sous-directeur des espaces naturels,
    • membre de l’Autorité environnementale nationale (2010–2017),
    • président d’un groupe de travail du Comité français de l’UICN sur la wilderness et la nature férale,
    • coordinateur d’un numéro spécial de la Revue forestière française consacré aux forêts en libre évolution.

    Son intervention à Tulle mêle retour d’expérience, références scientifiques et regard critique sur la manière dont se construisent les politiques forestières et environnementales.


    Qu’appelle-t-on “libre évolution” d’une forêt ?

    Au fil de la soirée, Christian Barthoud précise ce qui se cache derrière ce terme de libre évolution :

    • Il ne s’agit pas d’une forêt “sans humains” au sens absolu, mais d’une forêt sans interventions sylvicoles (pas de coupe, pas d’éclaircie, pas de travaux visant à orienter le peuplement).
    • Ces forêts peuvent être très anciennes ou issues du reboisement naturel d’anciennes terres agricoles abandonnées.
    • On parle d’un gradient de situations : l’histoire du lieu (occupations passées, anciennes fermes, pratiques sylvicoles, déprise agricole…) laisse des traces dans les sols et dans la composition du peuplement, parfois pendant des siècles.

    La question centrale devient alors :

    Que se passe-t-il quand on accepte de ne plus piloter la forêt et de laisser les processus écologiques suivre leur cours ?

    Cette approche met en avant :

    • les stades âgés et sénescents des peuplements,
    • le bois mort et la décomposition,
    • la biodiversité liée aux dernières phases de vie de la forêt, souvent minorée par la sylviculture traditionnelle.

    Enjeux de biodiversité, d’échelle et de climat

    La conférence aborde plusieurs niveaux d’enjeux :

    • Biodiversité :
      Une part importante des espèces forestières est dépendante des stades tardifs (vieux arbres, bois mort, gros volumes de matière en décomposition). La libre évolution est un outil pour maintenir ces habitats-là, aujourd’hui rares.
    • Échelles spatiales :
      Les grandes ONG parlent souvent de surfaces de l’ordre de 10 000 hectares pour “cocher toutes les cases” : limiter les effets de bord, laisser jouer les processus à grande échelle, etc.
      Mais Christian Barthoud rappelle qu’on observe déjà des choses très intéressantes sur des surfaces bien plus modestes :
      • petites réserves intégrales (100–150 ha),
      • parcelles privées en libre évolution,
      • et même… des morceaux de jardin laissés volontairement “à eux-mêmes”.
    • Changement climatique :
      La libre évolution est présentée comme un pari raisonnable : laisser certains peuplements évoluer sans intervention permet de voir apparaître des trajectoires nouvelles, des combinaisons d’espèces inattendues, des formes d’adaptation que l’on ne pourrait pas planifier.
      À condition, insiste-t-il, de documenter ce qui se passe et de mettre les expériences en réseau.

    Mots, peurs et conflits : un débat très humain

    Une grande partie de l’exposé concerne la manière dont la libre évolution est perçue socialement :

    • Les mots comme wilderness ou ensauvagement sont très chargés, peuvent faire peur ou être instrumentalisés.
    • L’expression “libre évolution” a été choisie justement parce qu’elle est plus accessible et moins polémique, même si elle peut prêter à confusion (l’idée d’une liberté “totale” alors que les écosystèmes portent la mémoire des actions humaines passées).

    Christian Barthoud revient aussi sur :

    • le sentiment que “une forêt non gérée va partir en vrille”,
    • l’argument économique (peur d’un impact sur la filière bois),
    • les conflits de voisinage (forêt jugée “pas propre”, crainte des insectes, du feu, etc.),
    • la polarisation croissante des débats publics, avec la montée des fake news et la disqualification rapide des travaux scientifiques.

    Pour lui, un point est central :

    La libre évolution est un type de gestion, pas une absence de gestion.
    C’est un choix explicite de ne plus intervenir sylvicole­ment sur une parcelle, et de suivre ce qui s’y passe.


    Questions du public : économie, incendies, outils juridiques, voisinages

    La discussion avec la salle permet d’aborder concrètement :

    • les intérêts économiques en jeu, réels ou supposés ;
    • la question des risques d’incendie, notamment dans un contexte de réchauffement climatique ;
    • la possibilité de petites surfaces en libre évolution (quelques hectares, voire moins) ;
    • les conflits de voisinage et la question de l’acceptabilité sociale ;
    • les Obligations Réelles Environnementales (ORE) comme outil pour inscrire ces choix dans la durée, au-delà des transmissions de propriété.

    Vidéo de la conférence Forêts : “du bon usage de la libre évolution”

    La conférence complète de Christian Barthoud à Tulle est disponible en vidéo ci-dessous.
    Elle donne des clés pour comprendre pourquoi la libre évolution :

    • bouscule certaines habitudes,
    • intéresse fortement les scientifiques,
    • questionne les politiques publiques,
    • et ouvre un champ de possibles pour l’avenir des forêts, en Corrèze comme ailleurs.

    👉 Vidéo en lecture ci-dessous.

  • Le film ‘le vivant qui se défend” est visible sur Youtube

    Le film ‘le vivant qui se défend” est visible sur Youtube

    🌿 « Le Vivant qui se défend » : trois projections en Corrèze pour défendre la nature et le lien vivant

    Le documentaire Le Vivant qui se défend, réalisé par Vincent Verzat, a rencontré un formidable écho en Corrèze. Projeté à Brive-la-Gaillarde, Tulle et à l’Atelier Low Tech de Tulle, le film a à chaque fois rempli les salles et suscité des échanges riches et passionnés autour de la défense du vivant.

    Ces projections, organisées collectivement, ont permis à plusieurs associations locales de protection de la nature de se présenter et d’échanger avec le public — parmi elles, Citoyliens, engagée depuis plusieurs années pour relier initiatives locales et écologie citoyenne.


    🎬 Un film sensible et engagé

    Vincent Verzat, connu pour sa chaîne YouTube Partager c’est Sympa, filme depuis dix ans les mobilisations écologiques à travers la France. Avec ce premier long métrage, il livre un récit personnel et sensible où il explore son propre cheminement entre militantisme et naturalisme, entre combat et contemplation.

    De la forêt du Plateau de Millevaches aux méga-bassines du Poitou, en passant par les cerfs du Vercors ou la lutte contre l’autoroute A69, le film tisse un fil puissant entre les luttes écologiques et les animaux sauvages dont les habitats sont menacés.

    Chaque séquence relie les humains et les territoires dans un même souffle : celui du vivant qui se défend.


    🌱 Un moment collectif et porteur d’espoir

    Au-delà des images magnifiques et des témoignages poignants, les projections ont été l’occasion d’un temps d’échanges collectif, fidèle à l’esprit du film.
    Les spectateurs ont pu rencontrer des acteurs locaux, découvrir les projets de terrain et tisser des liens pour prolonger la dynamique d’action écologique en Corrèze.

    Comme le rappelle Vincent Verzat :

    « Ce film est fait pour être vu en grand et en collectif, pour se retrouver et s’inspirer ensemble. »

    Toutes les perspectives d’organiser des projections publiques restent donc ouvertes et pleines de sens !


    📽️ Le film en ligne, gratuit et sans publicité

    Depuis le 6 novembre 2025, Le Vivant qui se défend est disponible gratuitement sur YouTube, en libre accès pour toutes et tous.
    Le film est auto-produit et auto-distribué par l’association Partager c’est Sympa, grâce à plus de 1300 soutiens citoyens sur Tipeee, et a déjà connu 370 projections en avant-première réunissant plus de 35 000 spectateurs.

    🎞️ Voir le film intégral ici :

  • La part du loup en Limousin

    La part du loup en Limousin

    Suite à nos précédents articles liés au sujet du loup et aux projections du film “La part du loup” en présence des réalisateurs, nous vous partageons des informations diffusées par l’association Carduelis fondée par deux naturalistes de la partie Creusoise du plateau de Millevaches.

    Il nous semble important et urgent de rappeler les points suivants :

    • Une pétition a été lancée contre le projet d’abattage du couple de loups et sa porté de 4 louveteaux en Corrèze (croisement exceptionnel de deux lignées du nord et du sud) voir notre article
    • une consultation nationale sur un projet de réduction de classement et donc de protection est disponible en ligne
    • les chasseurs souhaitent que la date d’autorisation de chasser soit avancée à l’été afin de pouvoir “réguler” plus largement la prolifération de chevreuils et sangliers, mais il veulent aussi avoir le droit de tuer le loup qui est le principal régulateur de ces mêmes animaux (concurrence ?)
    • il faut signaler que l’OFB, office français de la biodiversité qui était un organisme indépendant a maintenant été placé sous l’autorité des préfectures qui ont le pouvoir de déroger aux mesures de protection des espèces en danger comme le loup …
    • Quand on compare les statistiques d’attaque de Loup en France avec celles des autres pays, on constate un phénomène troublant : il est souvent uniquement déclaré “hypothèse loup non écartée” et, parallèlement, les indemnisations suite à attaque de loup sont les plus fortes du monde … y aurait-il un lien de cause à effet avec pour conséquence la facilitation pour les préfets à user de leur droit à promulguer des décrets dérogatoires à la protection de cette espèce écologiquement “sensible” ?

    Protection du loup en Corrèze

    En Corrèze, un premier loup s’était implanté en 2013, et il a été abattu sur ordre de la préfecture et le soutient des syndicats agricoles majoritaires. L’association de naturalistes défenseur de toutes les formes du vivant en Creuse “Carduelis” s’est alors mobilisée pour défendre sa cause.

    Elle a réalisée le film “La part du loup” qui a été présenté dans de nombreux festivals et pour lequel les réalisateurs se déplacent pour en assurer les débats avec le public.

    Le film a été tourné dans la région des Abruzzes en Italie, où une dizaine de meutes de loups cohabitent avec les humains dans une région où des troupeaux sont présents. Les habitants sont fiers de recevoir des touristes qui se déplacent pour voir les ours et les loups (très discrets), et les éleveurs ont gardé les habitudes traditionnelles d’employer des bergers et des chiens de défense.

    La “part du loup” est aussi un film qui souligne bien que le loup est un animal extrêmement discret qui n’attaque pas l’homme, mais au contraire le fuit. On sait que statistiquement, il se nourrit de 85 à 100% de proies sauvages.
    L’Italie et l’Espagne ont des populations de loup deux fois plus importantes qu’en France. Pour y arriver, ce qui est resté en place dans ces pays, c’est le recours aux bergers pour protéger les troupeaux, ni les autres mesures de protection comme les clôtures électriques et les chiens de défense.

    La majorité des loups de France vivent dans les Alpes où les éleveurs ont les mêmes pratiques. Pourquoi pas en Limousin-Creuse-Corrèze ?

    Cette interview nous fait rencontrer Carmen Munoz et Vincent Primault, naturalistes et défenseurs du vivant sous toutes ses formes, qui ont été consternés par l’abattage du loup de Corrèze en 2013.

    Ils se sont donc organisés pour aller filmer de l’autre côté des Alpes, dans les Abruzzes, en Italie, la présence des ours et des loups aux côtés des hommes, où cela ne provoque pas tant de polémiques… pourquoi la cohabitation avec les grands prédateurs en Limousin apparaît si difficile, sujet ? et pourquoi les syndicats agricoles majoritaires en font-ils un sujet ne pouvant donner lieu à aucune approche scientifique, démocratique, apaisée, ayant seul accès à l’attention des préfets, à l’exclusion de toute association naturaliste ?

    Si vous souhaitez programmer une séance de ciné-débat avec le documentaire “La Part du Loup”

    Le site internet de l’association Carduelis

    La pétition Loup “ne laissons pas abattre les deux loups du Limousin”

    https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-abattre-les-deux-loups-du-limousin

    Le flyer de l’association Ferus, protection des ours, loups et lynx en France

  • Le Lézard ocellé en Corrèze : une espèce menacée et les actions pour sa préservation

    Le Lézard ocellé en Corrèze : une espèce menacée et les actions pour sa préservation

    Voici la captation vidéo d’une conférence organisée par la LPO, le GMHL et le CEN ainsi que la Fédération des Chasseurs de la Corrèze ; lieu : Centre Culturel, rue Jean Jaurès à Brive-la-Gaillarde.

    Intervenants :

    1. Loïc Rochet – Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin (GMHL)
    2. Guillaume Colondel-Suc – Fédération Départementale des Chasseurs de la Corrèze
    3. Céline Chrétien – Conservatoire d’Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine (antenne Corrèze)

    Résumé de la vidéo

    Cette vidéo présente une conférence organisée par trois structures partenaires (GMHL, Fédération des Chasseurs de Corrèze et Conservatoire d’Espaces Naturels) autour du Lézard ocellé (Timon lepidus), une espèce menacée en France. Les intervenants expliquent :

    1. Le contexte et les partenariats :
      • Collaboration entre les trois structures pour la préservation du Lézard ocellé.
      • Signature d’une convention en 2023 pour coordonner les actions.
    2. Présentation du Lézard ocellé :
      • Description : Plus grand lézard d’Europe (jusqu’à 75 cm), reconnaissable à ses ocelles bleus sur les flancs.
      • Habitat : Milieux ouverts, thermophiles (pelouses calcaires, dunes, garrigues).
      • Menaces : Disparition des habitats, fragmentation, prédation par les chats, maladies du Lapin de Garenne (mutualisme important).
    3. Le rôle du Lapin de Garenne :
      • Espèce clé pour le Lézard ocellé (abris dans les terriers, maintien des milieux ouverts).
      • Déclin des populations de lapins dû à la myxomatose et à la VHD (maladie hémorragique).
      • Actions de réintroduction : Création de garennes artificielles et lâchers de lapins vaccinés.
    4. Gestion des habitats :
      • Pâturage ovin pour maintenir les pelouses calcaires ouvertes (site du Causse de la Palin).
      • Animation foncière : Acquisition et conventions avec les propriétaires pour préserver les milieux.
    5. Plan National d’Actions (PNA) Lézard ocellé :
      • Programme 2020-2029 pour étudier et protéger l’espèce.
      • Sciences participatives : Appel aux observations du public (photos, crottes, mues).
    6. Perspectives :
      • Suivi des populations de lézards et lapins.
      • Amélioration des habitats pour favoriser leur expansion.

    Points clés à retenir

    ✅ Le Lézard ocellé est une espèce protégée, en déclin en France.
    ✅ Le Lapin de Garenne est essentiel à sa survie (terriers, entretien des milieux).
    ✅ Actions concrètes : Garennes artificielles, pâturage, suivis scientifiques.
    ✅ Le public peut contribuer via des observations (Naturalist, Faune Limousin).

    📌 Public cible : Naturalistes, chasseurs, gestionnaires d’espaces naturels, grand public intéressé par la biodiversité.

    🔗 Liens utiles :


    Pourquoi cette vidéo est importante ?

    Elle illustre une collaboration réussie entre associations environnementales et chasseurs pour la protection d’une espèce menacée. Les actions mises en place (gestion des habitats, réintroduction du lapin) servent de modèle pour d’autres projets de conservation.

    📢 Appel à l’action :
    Si vous observez un Lézard ocellé en Corrèze, signalez-le sur Faune Limousin ou contactez le GMHL !

  • L’importance des effets de bordure : Andy Williams (biodiversité)

    L’importance des effets de bordure : Andy Williams (biodiversité)

    Andy Williams : Réinventer nos villes pour sauver la biodiversité

    Lors d’une conférence captivante, Andy Williams, permaculteur et formateur basé en Corrèze, a partagé une vision audacieuse pour réconcilier l’humanité avec la nature. Son message central ? La séparation entre l’humain et la biodiversité est au cœur de la crise écologique, et pour y remédier, il faut repenser radicalement nos espaces urbains.

    La séparation, racine du problème

    Andy Williams commence par interroger : “Pourquoi la biodiversité disparaît-elle ?” La réponse ne se limite pas au capitalisme ou à l’exploitation des ressources, mais plonge dans une séparation philosophique entre l’humain et la nature. Cette fracture se reflète dans nos villes, conçues comme des cercles concentriques où la nature est reléguée aux marges, souvent dégradée.

    L’effet “edge” : la puissance des bordures

    Inspiré par les principes de permaculture, Andy met en avant l’importance des bordures (ou “edges”) – ces zones de rencontre entre deux écosystèmes, comme les lisières de forêt ou les berges de rivières. Ces espaces sont les plus riches en biodiversité, car ils accueillent des interactions multiples.

    Pourtant, nos villes actuelles, conçues en cercles, minimisent ces bordures. Andy propose une alternative : des villes fractales, organisées en étoiles avec des bras étroits entrelacés de nature. Ainsi, chaque habitant serait à quelques pas d’un espace vert, démocratisant l’accès à la biodiversité et réduisant notre empreinte écologique.

    Des exemples concrets

    • Le rôle clé des espèces : Comme le castor ou le loup, l’humain pourrait redevenir une “espèce clé” en régénérant les écosystèmes. Par exemple, gérer les forêts pour éviter les incendies, comme en Californie.
    • Le “Big Green Wall” : Ce projet africain de muraille verte montre comment les humains peuvent restaurer les paysages et recréer des liens fonctionnels avec la nature.

    Une invitation à agir

    Andy Williams appelle à repenser nos modèles urbains et économiques :

    • Villes fractales : Remplacer les cercles par des étoiles pour multiplier les bordures et intégrer la nature.
    • Économie circulaire locale : Produire et consommer localement pour réduire l’énergie dépensée dans les transports.
    • Réintégration culturelle : Cesser de voir la nature comme extérieure à nous, mais comme un partenaire vital.

    Conclusion : De l’embryon à l’avenir

    Plutôt que de comparer l’humanité à une tumeur, Andy préfère y voir un embryon, capable de grandir et de s’intégrer harmonieusement à la biosphère. Son message est un appel à l’action : “Changeons la forme de nos villes, et nous changerons notre relation au vivant.”

    Et vous, prêts à dessiner un nouveau monde ?


    Références et liens utiles :

    Retrouvez plus d’articles engagés sur Citoyliens.fr.

  • Conférence d’Hervé Covès (fête de la biodiversité à Salon la Tour)

    Conférence d’Hervé Covès (fête de la biodiversité à Salon la Tour)

    Conférence de Hervé Covès : “La vie est belle – Leçons de résilience de la forêt de la Massane”

    Ingénieur agronome, moine franciscain et conférencier passionné, Hervé Covès nous invite à repenser notre rapport à la nature à travers l’exemple fascinant de la forêt de la Massane, un écosystème ancestral qui défie les prévisions pessimistes en s’adaptant au changement climatique. Une ode à la diversité, à la coopération et à l’humilité.


    Introduction : La beauté cachée de la forêt de la Massane

    Hervé Covès commence par une affirmation simple mais profonde : “La vie est belle”. Pour illustrer cette idée, il nous emmène dans la forêt de la Massane, située dans les Pyrénées-Orientales. Cette forêt, l’une des plus anciennes de France, est un sanctuaire de biodiversité où les arbres vieux de 300 à 700 ans côtoient un tiers de la flore française et des milliers d’espèces de champignons et d’insectes.

    Pourtant, à première vue, cette forêt semble mourante : bois mort, branches desséchées, canopée réduite. Mais cette apparence est trompeuse. Les chercheurs y ont découvert une adaptation spectaculaire aux canicules répétées depuis 2003 : les arbres réduisent leur taille, épaississent leurs feuilles, et développent des symbioses microbiennes complexes pour survivre.


    Les leçons de la Massane

    1. La diversité comme clé de la résilience
      • La forêt abrite 35 000 espèces de champignons, dont 12 000 rien que sur les racines d’un if vieux de 700 ans. Ces champignons ne se contentent pas de coexister : ils coopèrent. Plus leur diversité est grande, plus ils s’équilibrent, évitant la domination d’une seule espèce.
      • “Dans la nature, la guerre laisse toujours place à la diplomatie”, souligne Covès. Un exemple frappant : le Séneçon du Cap, une plante toxique pour les moutons, est régulée par un papillon local, sans intervention humaine.
    2. L’intelligence collective du vivant
      • Les arbres de la Massane communiquent et s’entraident via les réseaux fongiques (mycorhizes). Un châtaignier attaqué par un insecte développe des défenses immunitaires qui profitent à ses voisins.
      • “Un arbre n’est pas un individu, mais une colonie”, rappelle Covès, citant les travaux de Francis Hallé.
    3. L’humilité face à la nature
      • La forêt est sanctuarisée : les humains n’y pénètrent plus, laissant la nature réparer elle-même les déséquilibres. Résultat ? Une loutre visible en plein jour, des ronces devenues réservoirs d’eau, et une régulation naturelle des “ravageurs”.
      • “Nos critères de beauté – des arbres droits et nets – sont ceux de Colbert, qui voulait du bois pour les navires de guerre. La nature, elle, préfère les vieux arbres creux et tordues.”

    Et nous dans tout ça ?

    Hervé Covès propose une vision radicale pour nos jardins et nos sociétés :

    • Cultiver la diversité : Semer des graines adaptées au climat futur (oliviers, agrumes, mais aussi pommiers locaux).
    • Sanctuariser des zones sauvages (la “zone 5” en permaculture) pour observer et apprendre.
    • Privilégier le temps long : “La réalité l’emporte toujours sur l’idée. Changez le monde en plantant, pas en regardant des vidéos !”

    Conclusion : Un message d’espoir

    La forêt de la Massane montre que la vie trouve toujours un chemin, même là où les scientifiques prédisaient sa disparition. Pour Covès, cette leçon est universelle :

    “La Terre a connu des cataclysmes bien pires que le réchauffement climatique. À chaque fois, la vie a rebondi avec plus de diversité. Travaillons avec elle, pas contre elle.”

    En guise de final, il nous rappelle que “la vie est belle” – non pas comme une évidence, mais comme un choix : celui de semer, de coopérer, et de faire confiance à l’intelligence du vivant.


    Pour aller plus loin :

    • Les travaux de Francis Hallé sur l’intelligence des arbres.
    • Le concept de “forêt-jardin” (Martin Crawford, Damien Dekarz).
    • Le protocole de Nagoya sur la biodiversité.

    “Le monde de demain ne ressemblera pas à celui d’hier. Acceptons-le, et nous y trouverons une beauté inattendue.” – Hervé Covès.