Author: fgphone@gmail.com

  • Fin de la marche "climat" à Brive : rencontre avec l'élu

    Vous êtes venu marcher pour le climat à Brive samedi 16 mars ? vous avez vu une délégation de citoyens être invitée à entrer dans la mairie pour s’entretenir avec un élu …

    Voici l’enregistrement audio intégral de cet échange .

    Vous voulez savoir à quel degré de conscience, de prise en compte du climat l’agglomération de Brive en est ? quels sont les thèmes sur lesquels elle est en travail ?

    La confrontation d’hier apporte des réponses à ces questions. Notre élu Mr Fisher venu de Malemort est membre de la dizaine de personnes chargées du grand dossier de l’environnement. Les compétences sont donc “distribuées”. Il essaiera avec le directeur du cabinet du Maire de nous dérouler ses 30 diapos sur toutes les actions “environnement” de l’agglo.

    Peine perdue, les citoyens l’interpellent sur le principe même de réchauffement climatique et d’atteinte à la biodiversité localement. Avec grande diplomatie l’élu essaiera pendant une heure trente de répondre et de démontrer l’honnêteté et le travail de l’Agglo. : le travail sur la centrale à biomasse, la réduction d’un tiers des déchets dans 2 ou 3 quartiers et 5 ans en avance sur l’échéance nationale, la compensation de tous les terrains articificialisés et de tous les arbres coupés … (une association locale prend RV pour avoir les chiffres).

    Face aux citoyens, l’élu souhaite éviter la confrontation sur le mot vision, en disant vaut-il mieux une vision et aucun effet ou des résultats sans vision ?

    Brive est un cas exemplaire en France : exceptionnelle en 3 points : degré de réchauffement, haute richesse de biodiversité, outrance de la bétonnisation

    En tout cas vous entendrez se confronter un botaniste outragé porter le message de l’exceptionnelle biodiversité du bassin de Brive dont aucun document, aucune mesure, aucun crédit ne fait trace.

    Les deux résultats de l’après midi

    Premier résultat : la fédération Corrèze Environnement interroge les deux représentants de l’agglo sur la présence ou non d’un conseil de développement incluant des citoyens =

    “Si 10 milliards d’humains vivent comme le Briviste aujourd’hui, on a perdu …”

    Donc, comment éviter de faire du ping-pong entre un élu qui semble entier et vouloir agir et des citoyens qui inquiets de l’impassibilité institutionnelle sur les 2 questions climat et biodiversité ?

    la loi “Notre” de 2015 prévoit qu’un conseil de développement doive exister dans les agglo de plus de 20000 habitants. Peut être est-il temps de le mettre en place ?

    C’est à peut près le seul résultat à retenir de cette heure et demi de “confrontation”

    L’élu ne voulait pas de “CONFRONTATION“. Pourtant, seuls les citoyens (le Pdt de l’assoc. Jardin Sauvage) avaient l’air d’être conscients de l’exceptionnelle biodiversité du bassin de Brive (aucun document de tourisme ni d’intention politique n’en fait état !!!!) (on comprend que notre spécialiste botanique local soit ulcéré d’avoir consacré 12 ans de sa vie et de travail documentaire pour une ignorance institutionnelle aussi totale)

    Il est à se féliciter au contraire que ce moment ait été UNE CONFRONTATION, car le décalage mental est insupportable, confine au déni même du problème et CAUSE son accélération …

    L’Agglo, par la voix de Mr Fischer se fait une fierté d’une série d’actions. Personne n’en nie le bien fondé, mais si on fait la lecture dans l’autre sens, il n’existe aucun problème de Réchauffement climatique et diminution de la biodiversité …

    Minutage des différentes questions et sujets abordés lors de cette heure et demi

    0min : Appel des citoyen = où est l’exemplarité de l’agglo sur les questions climat et biodiversité ?

    7m36 = réponse à propos de l’aérodrome

    Donner la priorité à l’activité économique est la source même du problème climatique sur la planète ET à Brive

    Tout le Sud Ouest et Brive sont particulièrement concernés par le réchauffement climatique …

    11m – Brive pourrait être un exemple français = Biodiversité + problème Climat + sur-urbanisation

    15min – Obsolescence programmée …

    18min – Problème de l’aéroport Souillac – nous contribuons tous pour des prix artificiels … c’est du vol

    19m20 – retour sur les compétences de l’agglo – où sont les traces de conscience écologique ? Où sont vos intentions ?

    21m – Par contre le KFC est inauguré !

    22m – on ne peut pas donner l’exemple ! d’ailleurs tous les alentours de Brive sont tout vert – on assume donc de bétonner Brive pour l’emploi

    23m50 – quelles sont les actions qui vont minimiser le réchauffement climatique, et la diminution de biodiversité

    Les gestes responsables individuellement sont indispensables ; mais sur le plan infrastructures et plan d’action ?

    Dominique Gaudefroy fait le constat qu’il n’existe RIEN depuis des années, et que pour recueillir des avis sur le shéma de cohérence écologique le responsable n’avait même pas de bureau.

    (aucune réponse)

    28m – Pourquoi les arbres qui vont bien sont-ils coupés ?

    Cause = réseaux enterrés endommagés, mais ces arbres sont compensés …

    31m – les forêts corréziennes se portent bien et sont bien replantées

    32m – la ville assume la priorité des emplois et du commerce par rapport à la question de son propre réchauffement

    34m – annonce de la future usine de méthanisation

    37m – deux cisotyens déplorent l’absence totale d’intention en matière d’écologie et de biodiversité depuis 15ans

    L’élu parle d’un champ de 35 hectares de photovoltaique et que le problème c’est le déficit de communication

    38m – témoignage d’un citoyen rural – le problème de Brive ce sont ses 2 autoroutes

    L’élu assume que comme Gap et Sarajevo, étant dans une cuvette il y fera chaud

    43m20 – Mais pourquoi une telle absence d’arbres ? On empire systématiquement

    45m – Et le recyclage des batiments existants et abandonnés – non que du neuf partout – plus de souveraineté alimentaire possible

    La rivière Corrèze

    59m07 – la voie verte, un itinéraire qui fait une démonstration écologique à l’envers

    1h09 – Et du photovoltaique sur les batiments existants ? Brive a pu obtenir que de l’auto-consommation soit consentie dans le cadre du contrat de transition écologique (Zac de la Nau) voilà un résultat

    1h12 – quelles sont les mesures de préservation de la biodiversité ?

    Il n’y a pas de plan, mais par contre, la collectivité compense toute destruction de milieu.

    1h13 – La compensation du golf de Brive a été compensée de façon complètement artificielle et il y a destruction d’espèces.

    1h15 – Exemple du marais du Brezou – sous les ordres du conservatoire – toutes les associations concernées n’ont pas su trouver une méthode commune – au final c’est la fonction filtrante originelle qui a seule été préservée

    Retour sur la question plan de préservation … où est le plan ?

    Je ne le sais pas – cette responsabilité est partagée par 10 responsables – Brive n’est pas en péril

    Espèces à sauver ?

    Non laissez tomber les espèces.

    Ok, mais par contre la possibilité du mixage génétique entre espèces est indispensable

    « Fanfarons du Larzac »

    1h19 – Le résultat de Brive : le zéro pesticides

    On ne sait pas si il y a un plan ou pas, mais ça ne paraît pas une priorité.

    Cantines locales – 1h25-15

    1h27 – La bonne idée d’un individu, n’est pas forcément une bonne idée pour la collectivité Idée des bus gratuits ?

    1h29 – Évocation de la mise en place d’un conseil de développement (une obligation légale absente de l’agglo)

    A défaut d’une vision sur l’écologie, la mise en place de ce conseil pourrait être la réponse.

    Qu’est ce qui est préférable = une vision et pas d’actes ? Ou des approches concrètes ?

    .

  • Grève scolaire des JEUNES pour le CLIMAT – vend. 15 mars

    A Brive, des lycéens sont descendus dans la rue pour manifester contre l’immobilisme du gouvernement et des décisionnaires concernant la question du réchauffement climatique.

    Prenant conscience de l’impact que cela va avoir sur leurs vies futures, ils sont descendus dans la rue pour demander des mesures politiques fermes et ambitieuses.

  • Mooc "Gouvernance partagée" (formation gratuite en ligne)

    Mooc "Gouvernance partagée" (formation gratuite en ligne)

    Après le succès de l’édition 2017 qui a touché plus de 22 000 personnes et donné naissance à 140 rencontres locales et 230 groupes de pairs, l’UdN et Colibris reviennent avec une version modulable et 2 modes de participation.

    • en mode solo, à partir de 45 minutes par semaine, 12 modules pour découvrir les outils, comprendre la posture à adopter pour implémenter et rendre efficace ces outils. Chaque module prend environ 1h
    • en mode collectif au sein des “Jardinier·e·s du Nous”, pour mettre en pratique, partager ses expériences, accéder à l’ensemble des ressources pédagogiques de l’UdN, et enrichir la connaissance disponible sur la gouvernance partagée !

    Bien plus qu’une formation en ligne, ce MOOC est pensé comme un kit façonné par et pour les personnes qui cultivent la coopération dans leurs organisations : vidéos téléchargeables pour les partager avec vos collègues ou collaboratrices·teurs, fiches explicatives pour organiser des sessions dans votre organisation, catalogue d’actions pratiques pour s’initier et initier à la gouvernance partagée… Autant d’opportunités pour constituer une communauté apprenante sur le faire ensemble, au sein de votre organisation ou auprès d’autres structures que vous côtoyez !

    Ce MOOC est en accès libre et tous les contenus sont en Open source.

    Vous avez la possibilité de contribuer financièrement en participation consciente pour soutenir Colibris et l’Université du Nous dans la production de ces supports pédagogiques

    Vous aimeriez faire de votre organisation un lieu où il fait bon faire ensemble au service d’un but commun ? Revoir les règles du Jeu collectif pour concilier efficience et convivialité ? Autonomie et cohérence d’ensemble ? Implication et remise en question ?

    Embarquez dans le MOOC Gouvernance Partagée nouvelle édition : ouverture des inscriptions à partir du 19 février !

    Vous y découvrirez des outils concrets pour :

    • prendre des décisions ensemble,
    • faciliter l’intelligence collective lors de vos réunions,
    • articuler autonomie et responsabilité,
    • conduire le changement vers une gouvernance partagée
    • et plus généralement vous questionner sur votre culture de coopération
  • ACTION CLIMAT : les 15 et 16 mars à BRIVE (et en FRANCE)

    ACTION CLIMAT : les 15 et 16 mars à BRIVE (et en FRANCE)

    Brive est un lieu spécifique où se posent de façon aiguë les trois grandes questions actuelles :

    le climat, la biodiversité, l’urbanisation.

    L’urgence se montre chaque jour et beaucoup de citoyens en ont maintenant conscience, se mobilisent.

    Parce que le catastrophisme répandu partout conduit à l’impuissance.
    Plusieurs associations travaillent à Brive sur toutes ces questions, parce que des actions sont possibles dès aujourd’hui, à tous les niveaux, local, national, international.   Ainsi, l’idée d’une coordination entre tous les acteurs devient évidente.

    Beaucoup de “petits pas” ont été fait. ALLONS, ENSEMBLE, PLUS LOIN.

    “la Journée Mondiale pour le climat”  aura lieu LE 16 MARS

    De plus des comités étudiants se rallient au mouvement international “FRIDAY FOR THE FUTURE”, grève scolaire pour le climat que mènent des milliers de jeunes aux quatre coins du monde :

    À Brive, il y a deux ans une “action pour le climat avait eu lieu au moment de la foire du livre et rencontré beaucoup de soutien; de façon indépendante en décembre dernier une “Marche pour le climat” a mobilisé 300 personnes dans les rues de Brive.

    L’écologie reste, malgré les discours de façade, une préoccupation secondaire pour la plupart des élus de notre pays :

    • Abandon de la promesse d’interdiction des pesticides, abattage des arbres, fiscalité écologique” aberrante,
    • poursuite des politiques économiques destructrices de la nature.
    • Le 15 mars sera le temps de la jeune génération, des collégiens aux étudiants
    • qui se retrouvent pour manifester leur impatience, leur colère, leur volonté.

    Marche le samedi 16 mars à Brive

    Le lendemain 16 mars tout le monde se retrouvera pour l’action déjà en préparation par l’initiatrice de la dernière marche : https://www.facebook.com/events/704662883265013/

    Mais nous ne nous arrêterons pas à des manifestations symboliques sans lendemain. “Les Colibris” travaillent en permanence au changement des pratiques, le “Jardin Sauvage” continue à étudier les conséquences déjà actuellement visibles du changement climatique et les atteintes à la biodiversité, “Nous voulons des coquelicots” poursuit son action et
    propose des rassemblements devant chaque mairie chaque 1er vendredi du mois  prochain rassemblement le 1er Mars en particulier à Brive et à Tulle, 11 communes en Corrèze.

    www.correzitude.fr/ACTION-CLIMAT-BRIVE/html

    Il nous faut interpeller les politiques dans la réalité de leurs pratiques avec le soutien des écologistes déjà engagés
    dans l’action publique. Mais “ce n’est qu’un début”, chacun peut prendre sa place : ÉCOLOGIE et DÉMOCRATIE sont le même combat. 

  • Participez  à l'action ANTI NUCLEAIRE de rue à BRIVE

    Participez à l'action ANTI NUCLEAIRE de rue à BRIVE

    Vous êtes les bienvenu(e)s pour soutenir l’ action organisée sur Brive à l’occasion du 8éme anniversaire de la catastrophe de Fukushima. 

    Les gilets jaunes sont les bienvenus car l’Etat Français, sans aucune consultation démocratique réinvestit des milliards dans le maintien de cette filière financièrement ruineuse, obsolète et dangereuse  qui exploite la misère humaine (plus d’info : http://www.ma-zone-controlee.com/.)

    RV à 10 h devant l’Eglise St Martin à BRIVE, samedi 9 mars 2019 pour une prise de parole et une action symbolique.

    Nous irons ensuite rue de Toulzac pour chanter ensemble des ritournelles contre le diktat du lobby nucléaire. 

    Vous pourrez participer à partir de 14h à un canular théâtral destiné à faire réfléchir les gens en les mettant en situation de devoir s’engager.

    “une sirène sonne. Vous êtes un démarcheur de l’AEPN (association des écologistes pour le nucléaire ) et vous cherchez des pro -nucléaires dans la rue des volontaires pour liquider la catastrophe en cours à la centrale nucléaire du Blayais.   Pour les convaincre d’accepter, vous leur proposez de l’argent sale (tract M. Guerite ) “

    Apportez en plus de votre bonne humeur, vos idées et votre pique nique pour le repas partagé de midi.

    Reporters pro et en herbe sont les bienvenus.   

    Ci dessous et ci joint les paroles de la “République des jours heureux” de l’Etat Français” et d’autres chansons que nous prévoyons de chanter ensemble.

    A bientôt j’espère,

    La chanson à reprendre en choeur …

  • DROIT DE QUESTIONS : conférence politique [Gilets Jaunes]

    DROIT DE QUESTIONS : conférence politique [Gilets Jaunes]

    à l’initiative de Peuple et Culture et de Médication Time

    jeudi 7 mars 20 h 30 salle Latreille,Tulle avec serge Quadruppani*

    *Serge Quadruppani, romancier, traducteur, essayiste, écrit souvent sur le site Lundi Matin et quelquefois dans Siné Mensuel ou dans le Monde Diplomatique sur des sujets relatifs à la nécessité d’en finir avec « le capitalisme et sa civilisation.

    Les gilets jaunes et le mouvement réel qui abolit les conditions présentes

    Du point de vue qui nous intéresse, à savoir la critique anticapitaliste, le mouvement des gilets jaunes est un événement au sens fort : son surgissement a pris tout le monde, quidam ou spécialiste de la pensée, par surprise. On peut toujours en expliquer les causes factuelles- une histoire de taxe sur les carburants, lui dresser de manière plus ou moins convaincante une généalogie historique,enquêter et argumenter sur sa composition sociale, mais ce sera un travail d’interprétation a posteriori, et nul ne peut prétendre l’avoir prévu. Cet événement a un sens fort, donc, mais quel lequel ? Pour répondre, on s’efforcera d’abord de le replacer dans une temporalité plus longue, celle des luttes sociales dans le capitalisme français (et donc mondial) depuis 1968.

    Le macronisme est une tentative d’achèvement à marche forcée de la mise aux normes ultra-libérales de la société française, dont la thatchérisation a sans cesse été ralentie en France par le fantôme de Mai 68 : la conscience, aussi bien du côté du peuple, que du côté des gouvernants qu’en descendant dans la rue, on pouvait ébranler l’État et contrer ses desseins. Si, avec les gilets jaunes,  la contre-révolution néo-libérale est relativement à la peine, malgré l’adhésion fanatique de toute l’éditocratie et des médias dominants, on le doit à ce « retard français », à cette « gréviculture » qui fait que Macron intervient à un moment où la donne, mondialement, a changé : après la crise de 2008 et ses séquelles, et dans une époque de chaos géostratégique, il ne peut s’appuyer, à la différence de Thatcher ni, sur des promesses d’actionnariat populaire, ni espérer,autour de l’enlisement des opérations sub-sahariennes, un élan patriotique comme celui de la guerre des Malouines. Même la lutte antiterroriste a du mal à fonctionner comme vecteur d’union sacrée.

    Saisir le sens de l’événement gilets jaunes implique de se dessaisir de grilles d’analyse qui s’avéraient déjà depuis quelques décennies bien incommodes pour saisir la réalité et qui sont ici tout à fait inopérantes.Comprendre toutes les potentialités de ce bouillonnement impur nécessite, pour commencer, de prendre la juste mesure de la présence d’éléments antisémites, racistes et nationalistes en son sein. Sans les ignorer, ni les surestimer, il faut être conscients du danger réel qu’ils représentent pour l’avenir, celui d’un repli d’une partie de ses troupes sur des formes régressives, populistes-électoralistes, xénophobes et fascistes. Cette involution ne peut être combattue que par l’approfondissement et la radicalisation de ses tendances les plus positives. C’est ici que s’avère féconde la confrontation

    à la dernière séquence de luttes (luttes de territoires contre les Grands Projets, lutte contre la loi travail avec ses cortèges de tête). Les gilets jaunes se distinguent de ces luttes en ce que, contrairement à elles, ils ne mettent en cause ni les modes de production de la richesse, ni la nature même des richesses, mais se battent presque exclusivement sur le terrain de leur répartition. Gilets jaunes, zadistes et réfractaires à la loi « Travaille ! » ont cependant en commun un point essentiel : le refus de l’exploitation. Comme le montre la lutte contre les Grands Projets et ses échanges (de slogans, de participants, d’imaginaire) avec les cortèges de tête, l’exploitation de l’homme par l’homme, l’exploitation de la femme par l’homme et l’exploitation de la nature procèdent de la même démarche. La socialité née sur les ronds-points, qui échappe au temps de l’économie, aux rôles sociaux (notamment genrés), la magnifique solidarité des manifs face à la répression, son refus obstiné de la représentation (malgré les porte-paroles médiatiquement fabriqués) donnent déjà une piste sur la manière d’en finir avec l’exploitation. C’est le propre de l’événement de nous obliger à repenser aussi bien nos outils de pensée que nos priorités d’action et, d’une façon très générale,notre emploi du temps.

    Serge Quadruppani 

     

     

     

     

     

     

    Derniers ouvrages parus:
    Romans;

    “Loups Solitaires”, Ed. Métailié, 2017 ; “Sur l’Ile de Lucifer”, Snagg, 2018

    Essais:

    “La Politique de la Peur”, Le Seuil, 2011

    “Le Monde des Grands Projets et ses ennemis”, La Découverte, 2018

  • DROIT DE QUESTIONS – Jeudi 7 mars 20h30 salle Latreille – Tulle

    DROIT DE QUESTIONS – Jeudi 7 mars 20h30 salle Latreille – Tulle

    à l’initiative de Peuple et Culture et de Médication Time

    avec serge Quadruppani*

    *Serge Quadruppani, romancier, traducteur, essayiste, écrit souvent sur le site Lundi Matin et quelquefois dans Siné Mensuel ou dans le Monde Diplomatique sur des sujets relatifs à la nécessité d’en finir avec « le capitalisme et sa civilisation.

    Les gilets jaunes et le mouvement réel qui abolit les conditions présentes

    Du point de vue qui nous intéresse, à savoir la critique anticapitaliste, le mouvement des gilets jaunes est un événement au sens fort : son surgissement a pris tout le monde, quidam ou spécialiste de la pensée, par surprise. On peut toujours en expliquer les causes factuelles- une histoire de taxe sur les carburants, lui dresser de manière plus ou moins convaincante une généalogie historique,enquêter et argumenter sur sa composition sociale, mais ce sera un travail d’interprétation a posteriori, et nul ne peut prétendre l’avoir prévu. Cet événement a un sens fort, donc, mais quel lequel ? Pour répondre, on s’efforcera d’abord de le replacer dans une temporalité plus longue, celle des luttes sociales dans le capitalisme français (et donc mondial) depuis 1968.

    Le macronisme est une tentative d’achèvement à marche forcée de la mise aux normes ultra-libérales de la société française, dont la thatchérisation a sans cesse été ralentie en France par le fantôme de Mai 68 : la conscience, aussi bien du côté du peuple, que du côté des gouvernants qu’en descendant dans la rue, on pouvait ébranler l’État et contrer ses desseins. Si, avec les gilets jaunes,  la contre-révolution néo-libérale est relativement à la peine, malgré l’adhésion fanatique de toute l’éditocratie et des médias dominants, on le doit à ce « retard français », à cette « gréviculture » qui fait que Macron intervient à un moment où la donne, mondialement, a changé : après la crise de 2008 et ses séquelles, et dans une époque de chaos géostratégique, il ne peut s’appuyer, à la différence de Thatcher ni, sur des promesses d’actionnariat populaire, ni espérer,autour de l’enlisement des opérations sub-sahariennes, un élan patriotique comme celui de la guerre des Malouines. Même la lutte antiterroriste a du mal à fonctionner comme vecteur d’union sacrée.

    Saisir le sens de l’événement gilets jaunes implique de se dessaisir de grilles d’analyse qui s’avéraient déjà depuis quelques décennies bien incommodes pour saisir la réalité et qui sont ici tout à fait inopérantes.Comprendre toutes les potentialités de ce bouillonnement impur nécessite, pour commencer, de prendre la juste mesure de la présence d’éléments antisémites, racistes et nationalistes en son sein. Sans les ignorer, ni les surestimer, il faut être conscients du danger réel qu’ils représentent pour l’avenir, celui d’un repli d’une partie de ses troupes sur des formes régressives, populistes-électoralistes, xénophobes et fascistes. Cette involution ne peut être combattue que par l’approfondissement et la radicalisation de ses tendances les plus positives. C’est ici que s’avère féconde la confrontation

    à la dernière séquence de luttes (luttes de territoires contre les Grands Projets, lutte contre la loi travail avec ses cortèges de tête). Les gilets jaunes se distinguent de ces luttes en ce que, contrairement à elles, ils ne mettent en cause ni les modes de production de la richesse, ni la nature même des richesses, mais se battent presque exclusivement sur le terrain de leur répartition. Gilets jaunes, zadistes et réfractaires à la loi « Travaille ! » ont cependant en commun un point essentiel : le refus de l’exploitation. Comme le montre la lutte contre les Grands Projets et ses échanges (de slogans, de participants, d’imaginaire) avec les cortèges de tête, l’exploitation de l’homme par l’homme, l’exploitation de la femme par l’homme et l’exploitation de la nature procèdent de la même démarche. La socialité née sur les ronds-points, qui échappe au temps de l’économie, aux rôles sociaux (notamment genrés), la magnifique solidarité des manifs face à la répression, son refus obstiné de la représentation (malgré les porte-paroles médiatiquement fabriqués) donnent déjà une piste sur la manière d’en finir avec l’exploitation. C’est le propre de l’événement de nous obliger à repenser aussi bien nos outils de pensée que nos priorités d’action et, d’une façon très générale,notre emploi du temps.

    Serge Quadruppani 


    Derniers ouvrages parus:
    Romans;

    “Loups Solitaires”, Ed. Métailié, 2017 ; “Sur l’Ile de Lucifer”, Snagg, 2018

    Essais:

    “La Politique de la Peur”, Le Seuil, 2011

    “Le Monde des Grands Projets et ses ennemis”, La Découverte, 2018

  • Dans un pays sans pesticides, les abeilles cubaines sont en pleine forme !

    ( voir l’article original sur POSITIVR )

    Produire sans chimie a des conséquences précieuses pour l’environnement et la survie de notre espèce. La preuve avec l’exemple cubain.Par Axel Leclercq -Publié le 27 janvier 2017 à 15:40 – Mis à jour le 2 février 2018 à 16:29291.6kRÉACTIONSPartager sur Facebook

    Menacées à peu près partout dans le monde par des pesticides ravageurs, les abeilles ont peut-être trouvé leur petit coin de paradis : Cuba. Pourquoi Cuba ? Parce que ce pays a précisément abandonné les pesticides dans les années 1990 ! Sachant que tout notre écosystème repose en grande partie sur la survie des abeilles, voici sans doute le modèle à suivre. Explications !

    Signe que les abeilles se portent comme un charme au pays du cigare et de la salsa, à Cuba, certains apiculteurs parviennent à recueillir 45kg de miel par ruche. Pour vous donner une idée, en France, la production moyenne serait moitié moindre !

    Kamira / Shutterstock.com

    Ces rendements spectaculaires ont même fait du miel biologique le quatrième produit d’exportation cubain. La production de 2014 a même atteint les 7 200 tonnes, pour une valeur totale estimée à 23,3 millions de dollars !- Publicité –

    Si Cuba connaît aujourd’hui de tels résultats, c’est que l’île a été contrainte de se passer des pesticides au début des années 90. À l’époque, l’URSS n’était plus en mesure de lui fournir les produits. Résultat : les colonies d’abeilles ont peu à peu repris un maximum de vigueur ! Un mal pour un bien en somme…

    Source : Shutterstock

    Raul Velasquez, apiculteur, cité par Reuters :

    « Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. Ça pourrait être la raison pour laquelle les abeilles ne meurent pas ici comme dans d’autres endroits. C’est un environnement très naturel ici. »

    Que Cuba connaisse des productions records de miel (biologique, de surcroît) est à l’évidence une bonne nouvelle pour le secteur et pour les amateurs. Mais, au delà de ce simple constat, c’est aussi et surtout une bonne nouvelle pour l’humanité.

    L’exemple cubain prouve en effet que ne plus recourir aux pesticides peut sauver les abeilles. Or, cet animal est le principal insecte pollinisateur de la planète et, de ce fait, il est à l’origine d’une grande partie de tout ce que nous mangeons et, donc, de notre survie sur Terre !

    Crédit photo : Shutterstock

    Plus près de chez nous, un autre territoire prouve lui aussi que l’absence de pesticides encourage le retour des abeilles : l’île d’Ouessant, en Bretagne. Là-bas, où les pesticides sont peu utilisés, la mortalité dans les ruches s’élève à 3% en hiver… contre 30 à 40% sur le continent !

    Raison de plus pour dire adieu une bonne fois pour toutes à la chimie productiviste !

    Lire aussi : Le Burkina Faso chasse les OGM Monsanto de ses champs de coton. Résultat : une récolte miraculeuse !

    Crédit photo : Gilles Paire / Shutterstock.com
  • Conférence inversée mères isolées et familles monoparentales à Argentat le 7 mars

    Conférence inversée mères isolées et familles monoparentales à Argentat le 7 mars

    à partir de 10h – salle de la Halle – place Delmas – 19400 Argentat

    Organisateur : Direction départementale de la cohésion sociale et protection des populations de la corrèze – délégation aux droits des femmes et à l’égalité

    06 77 76 72 31